Thursday, January 12, 2012

Etudiants étrangers : la circulaire complémentaire a été signée

La circulaire complémentaire sur l'accès au marché du travail des étudiants étrangers a été signée, jeudi 12 janvier, par les ministres Claude Guéant, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Elle complète et assouplit la circulaire, très critiquée, du 31 mai 2011, qui limitait la possibilité pour les diplômés étrangers de rester travailler en France. Le nouveau texte doit être adressé dans la journée aux préfets, selon un communiqué rédigé par les trois ministères concernés par le dossier, l'immigration, le travail et l'enseignement supérieur.

MARCHE ARRIÈRE

Cette circulaire complémentaire, qu'a pu consulter Le Figaro, rétablit en partie des dispositions instaurées par la loi de 2006, et remises en cause par Claude Guéant en mai. Les étudiants étrangers qui peuvent justifier d'un niveau master ou équivalent bénéficient en effet de nouveau d'une autorisation provisoire de séjour (APS) de six mois, à compter de la date du jury du diplôme concerné.

Le texte va même plus loin en accordant un titre de séjour à l'étudiant étranger qui décroche un emploi ou une promesse d'embauche "avant la délivrance de son diplôme". Une disposition réclamée notamment par les présidents d'université, de grande école et d'école d'ingénieurs, en pointe de la mobilisation sur le dossier.

EXAMINER LES DEMANDES "AVEC DISCERNEMENT"

Pour "faciliter l'examen des dossiers", le texte précise également que les diplômés pourront présenter "une attestation établie conjointement par le directeur ou le président de l'établissement d'enseignement supérieur et le chef d'entreprise" pour certifier que l'emploi prévu correspond bien au diplôme. "Si les conditions qui ont présidé à la délivrance du premier titre de séjour annuel sont toujours réunies, celui-ci est renouvelé jusqu'à l'issue de la première expérience professionnelle".

Il est également demandé aux préfets d'examiner les demandes "avec discernement" et de prendre en compte "la connaissance approfondie d'un pays, d'une civilisation, d'une langue ou d'une culture étrangères" comme "compétence spécifique recherchée". Il est également demandé de tenir compte de cinq situations précises – dont le fait que l'étudiant "a effectué tout ou partie de ses études secondaires en France" – cinq exemples qui "ne sont pas limitatifs ni cumulatifs".

Enfin, le texte demande aux préfets de "réexaminer prioritairement, au regard de ces principes, les dossiers qui ont déjà été déposés depuis le 1er juin 2011 et qui vous auront été à nouveau présentés. Aucune obligation de quitter le territoire français notifiée à ce titre après le 1er juin 2011 ne sera exécutée pendant le réexamen". A ce sujet, universités et grandes écoles avaient cependant demandé le réexamen "sans dépôt supplémentaire de dossier", car "certains étudiants n'oseront pas se présenter à nouveau en préfecture".

MOBILISATION GRANDISSANTE

Face à la mobilisation grandissante dans l'enseignement supérieur et aux réserves au sein même du gouvernement et du patronat, M. Guéant avait annoncé fin décembre le principe d'une nouvelle circulaire, proposée la semaine dernière aux conférences des présidents d'université, de grande école et d'école d'ingénieurs, qui ont ensuite demandé des modifications. Le texte concerne les diplômés étrangers de niveau au moins équivalent au master.

La circulaire du 31 mai demandait aux préfets d'instruire "avec rigueur" les demandes d'autorisation de travail des étudiants, et d'exercer un "contrôle approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers. Après sa publication, de nombreux diplômés étrangers qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises n'ont pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié. Ils avaient donc été licenciés.

Des personnalités du monde universitaire et de la recherche se sont mobilisées depuis. Une cérémonie de parrainage de certains de ces étudiants en difficulté a notamment été organisée, mardi 10 janvier, à la Sorbonne, à Paris. Parmi les prestigieux parrains, on trouve notamment le Prix Nobel de physique Albert Fert, l'économiste Olivier Pastré, les historiens Michelle Perrot et Pierre Rosanvallon, l'essayiste Caroline Fourest, des présidents d'université, ou encore les réalisatrices Tonie Marshall et Caroline Huppert.

Tsiazotafo Guet-apens sanglant dans un grand hôtel

L’arme du crime retrouvée dans la chambre où le couple a séjourné.


Une opératrice en produits miniers a été poignardée dans une chambre d’un grand hôtel, en pleine transaction. Le brigand s'est échappé en sautant du troisième étage.
Effusion de sang dans un hôtel à Tsiazotafo. Pris dans un guet-apens tendu par un braqueur, dans une chambre au troisième étage, une femme qui opère dans la filière or a été poignardée en pleine poitrine. Pendant qu'elle se vidait de son sang, il l'a laissée pour morte sur un lit puis s'est précipité dans la salle de bain pour trouver une issue.
Le lascar s'est glissé à travers un vasistas étroit, par lequel il a plongé. Après avoir atterri sur le toit d'une quincaillerie, il a sauté sur une hauteur d'environ une dizaine de mètres. Ce par­cours du combattant lui a coûté l'usage de ses jambes. Bien que victime de multiples fractures du talon, il s'est relevé pour prendre la poudre d'escampette en boitant. Tombé entre les mains de quelques individus en furie qui l'attendaient de pied-ferme dans la rue, à l'entrée de l'hôtel, lorsque l'alerte a été donnée, le braqueur a été passé à tabac.
En un éclair, les personnes des environs se sont ruées sur les lieux. Le criminel allait être lynché à mort lorsque les éléments du Groupe d'intervention rapide (GIR) de la police nationale ont débarqué in extremis. Après l'avoir cueilli, les hommes du GIR se sont d'emblée précipités dans la chambre où le crime a été commis. La porte était fermée à double tour. En revanche, l'odeur insupportable du formol que le malfaiteur a aspergé dans la pièce filtrait à travers. 
Prêt à tuer
De l'autre côté, des scènes horribles attendaient les policiers. Le sang de la victime maculait le parquet lorsqu'ils ont débarqué dans la chambre. Des portes vitrées qui donnent sur la véranda ont volé en éclats, un abat-jour sur la tête de lit était tombé. En inspectant la pièce, la police a mis la main sur un couteau barbouillé de sang. L’outil tranchant venait d'être planté dans la poitrine de l'opératrice de produits miniers qui en a fait les frais. Au passage, les éléments du GIR ont découvert une corde en nylon long de quelques mètres qui devait servir à étrangler la victime. Le bandit en avait déjà fait un nœud. De surcroît, un flacon de formol et un rouleau de ruban adhésif avec lequel le malfaiteur a tenté de bâillonner la femme ont été retrouvés.
« La femme et l'homme qui l'a agressé étaient arrivés aux alentours de 13 heures. Ils ont loué une chambre pour quatre jours. Quelques minutes plus tard, des cris de la femme se sont fait entendre, suivis de bruits fracassants. Lorsque nous sommes venus à la rescousse, la cliente était allongée sur le lit avec les vêtements ensanglantés. Par ailleurs, l'individu qui a tenté de lui ôter la vie avait déjà réussi à s'échapper », relate un réceptionniste.
De source policière, le bandit a embobiné la femme prise pour cible en lui faisant croire qu'il aurait une quantité importante d'or. Pensant qu'elle avait apporté de l'argent, il l'a entrainée dans la chambre d'hôtel où la transaction devait se faire. Sa proie a opposé une résistance farouche lorsqu'il a sorti son arsenal de banditisme. À la lumière des premières enquêtes, la victime n'aurait pas encore apporté l'argent que le braqueur voulait dérober au moment des faits.

Tuesday, January 10, 2012

Comores. Une prime pour attéter un tueur de femmes

Une marche a été organisée ce 9 janvier 2012 dans les rues de Moroni pour demander au gouvernement de prendre des mesures rapides après la découverte des corps de deux femmes, violées et tuées la semaine passée, indique Radio France Internationale. Des meurtres qui restent totalement inhabituels dans un pays réputé pour son faible taux de criminalité. Selon RFI, ces deux crimes ont été commis vendredi et samedi de la semaine passée. Les deux jeunes femmes ont été violées avant d’être tuées par strangulation. Ce mode opératoire fait penser à un violeur et tueur en série. Le gouvernement a promis une prime pour toute information permettant d’arrêter les tueurs. Il a proposé la somme de 10 millions de francs comoriens, soit 20 000 euros, pour toute information conduisant à l’arrestation du ou des tueurs. Un numéro vert devrait être mis en place pour appel à témoins. Et désormais, la circulation des personnes au-delà de 20 h est soumise au port d’une pièce d’identité.

Air France et Madagascar signent un accord sur la ligne Paris-Antananarivo




Air Madagascar et Air France ont signé un accord de principe qui leur permettra de proposer un vol aller-retour quotidien sur la ligne Antananarivo/Paris, ont annoncé mardi les deux compagnies.

"Air France et Air Madagascar ont signé un accord de principe posant les bases d’une coopération accrue entre les deux compagnies", est-il écrit dans un communiqué commun.

"A travers cet accord, elles ont convenu du principe d’un échange équilibré de blocs sièges en partage de code sur la ligne Antananarivo/Paris-CDG permettant aux deux compagnies d’offrir à leurs clients un service quotidien dans les deux sens", est-il ajouté dans le texte.

Air France propose actuellement quatre vols hebdomadaires sur cette liaison, opérés en Airbus A340, a indiqué une porte-parole de la compagnie française à l’AFP.

Le partage de codes permet à deux compagnies de se répartir des places à bord d’un avion et de les commercialiser chacune sous son nom. Les clients d’Air Madagascar pourront ainsi acheter un billet Air France et voler sur un appareil d’Air Madagascar et vice-versa.

Les transporteurs précisent que d’autres accords sur les lignes exploitées par Air France et Air Madagascar au-delà de Roissy et d’Antananarivo seront conclus "pour permettre aux clients en correspondance des voyages de bout en bout".

Le partage de code sera mis en oeuvre cet été, "sous réserve de l’autorisation des autorités compétentes".

Air France et Air Madagascar étudieront enfin l’opportunité pour Air Madagascar de rejoindre, à terme, l’alliance SkyTeam.

Boursiers malgaches en France: En difficulté

Des boursiers malgaches en France alertent les autorités de notre pays sur leur situation cruciale actuelle. D’après certains d’entre eux, avec la sortie de la « circulaire Guéant » et surtout son application éventuelle, les étudiants boursiers de l'état malgache risquent l'expulsion du territoire français, si aucune mesure n'est prise par l'Etat.

« Dans le projet de loi de Finances de France pour 2012, de nouvelles taxes leurs sont imposées. L’idée générale est de responsabiliser le demandeur de titre de séjour, de supprimer le régime fiscal favorable dont bénéficiait l’immigration professionnelle et de faire entrer l’étudiant dans le régime commun des étrangers. Les étudiants étrangers souhaitant poursuivre leur carrière professionnelle en France doivent ainsi s'acquitter d'une taxe de 200 à 385 euros pour obtenir leur titre de séjour, à laquelle s'ajoute des frais de 110 euros non remboursables en cas de refus » explique notre interlocuteur. Et lui d’expliquer que désormais, pour étudier en France, il faut justifier de 615 euros par mois pour obtenir un titre de séjour étudiant étranger. En précisant ensuite que la bourse d’un étudiant malgache en France varie entre 485 et 500 euros par mois. « Et à ce rythme, le risque d’expulsion est grand ! »

Dans la même foulée, un cri émane d’une partie des boursiers de l’Etat malgache en France, pour une autre raison. Celle-ci touche l’incapacité du gouvernement actuel à honorer ses engagements, à payer les bourses de ces étudiants, et cela paraît-il depuis la rentrée.

A qui la faute ? Au ministère des Finances ? Ou au ministère de l’Enseignement supérieur ? En tout cas, ces étudiants tirent la sonnette d’alarme et espèrent que leur cas soit réglé, non seulement pour l’honneur et l’image de Madagascar à l’extérieur mais aussi pour leur assurance dans leurs études supérieures.

Importation Baisse des taxes sur les bus et minibus




L'État a diminué les droits de douane pour les véhicules de transport en com­mun. Cette mesure vise à appuyer le développement du tourisme.
Une mesure inattendue dans la loi de finances 2012. L'État a décidé d'apporter une retouche au droit de douane pour les véhicules de transport en commun importés. Une baisse de l'ordre de 50%  sera effective à partir de cette année 2012. La mesure concerne les voitures de plus de 12 places sans en excéder 40, dont le droit de douane est passé de 20 à 10%. Par ailleurs, ceux qui sont équipés de plus de 40 sièges ne paieront plus que 5% de droit de douanes contre 10% auparavant. 
« C'est une mesure prise pour appuyer le développement du transport de voyageurs, notamment dans le secteur tourisme », explique un responsable au sein du ministère des Finances et du budget. 
Bulle d’air
Le développement des transports de voyageurs et de marchandises sera l'une des embellies dans la relance de la croissance économique cette année. Les activités dans le premier devra enregistrer une hausse de 3% contre 3,5% pour le deuxième. Mais le secteur tertiaire en général devra connaître une croissance de 2,3%.
Si certaines analyses ont positivement accueilli  la décision de réduire les taxes d'importation sur les véhicules de transport en commun, beaucoup restent sceptiques quant à sa réelle efficacité sur le développement du secteur. La Taxe sur la valeur ajoutée de 20% reste inchangée. 
« La valeur taxable des bus et minibus est déjà très élevée, ce qui fait que la taxe à payer est très élevée. Le mieux serait de détaxer, sinon les professionnels du transport préféreront toujours  importer et transformer des véhicules fourgons », relève Naina Randrianjafy, transitaire opérant dans le grand port de Toamasina. 
La loi de finances 2012 a également des appuis dans la relance du secteur industriel en général. Certaines matières premières sont désormais taxées à moindre taux, voire exonérées. L'additif pour la fabrication d'huile moteur, par exemple,  est réduit de moitié, passant de 10 à 5%. Par ailleurs, le méteil, matière première servant à la fabrication de farine, ne paie plus de droit de douane. Par contre, l'administration a pris des mesures pour mieux cadrer les marchandises au régime d'admission temporaire. Au niveau fiscal,  l’impôt sur le revenu a encore diminué de 1% et est passé de 22 à 21%. Les investissements dans le domaine de l’énergie renouvelable bénéficieront également d'une réduction de taxe.  Quant au transport d'hydrocarbures et de marchandises, leurs achats de carburant seront exonérés de TVA.

17 janvier à Ambohijatovo La mouvance Zafy persiste et signe

Avec ou sans autorisation, le rendez-vous du 17 janvier à Ambohijatovo aura lieu, c’est ce que Lalatiana Ravololomanana a martelé ce mardi 10 janvier. La mouvance Zafy va déposer sa demande d’autorisation à la Préfecture de Police ce mercredi 11 janvier. Ce sera une simple formalité d’après Lalatiana Ravololomanana car dit-elle, la manifestation de la journée nationale de la démocratie aura toujours lieu. D’ailleurs ajoute-t-elle, la mouvance Zafy invitera à cette manifestation, aussi bien la communauté internationale que les autorités, voire Andry Rajoelina qui a baptisé cette place d’Ambohijatovo, place de la démocratie.

Apparemment, la Préfecture de Police de la capitale demeure prudente car le risque de grabuge est grand. On se souvient toutefois qu’elle a su depuis près d’un déjà, éviter des affrontements directs entre manifestants et forces de maintien de l’ordre.

Elle noie son nouveau-né en direct sur Skype Les faits se sont déroulés en octobre 2010 en Norvège. Une jeune mère de famille discutait sur Skype av



Les faits se sont déroulés en octobre 2010 en Norvège.

Une jeune mère de famille discutait sur Skype avec son compagnon virtuel lorsqu'ils ont décidé ensemble d'apprendre la discipline au nouveau-né.

La jeune femme, âgée de 26 ans, a torturé son bébé durant trois heures en le noyant dans un sceau d'eau et ce, devant sa webcam.

La fillette décèdera le lendemain.

Elle a été interpellée ainsi que son compagnon. Elle sera jugée en février prochain.

Son autre fils, âgé de 4 ans, a été placé dans un foyer d'accueil révèle sur 7sur7.

Elle saute à l'élastique, la corde lâche et tombe dans une eau infestée de crocodiles

Les faits se sont déroulés il y a quelques jours aux chutes Victoria au Zimbabwe.

Une australienne en vacances a sauté à l'élastique d'un pont de 111 mètres de hauteur. Mais la corde a lâché et elle est tombée dans une eau infestée de crocodiles.

"J'avais les jambes attachées j'ai dû nager à travers les rapides. C'était assez effrayant car à plusieurs reprises la corde s'est coincée sur des rochers ou des débris" a indiqué la jeune femme sur la chaîne australienne Channel 9 News.

Hospitalisée en urgence, elle s'en sort avec de graves contusions.

Elle annule son mariage parce que son futur mari a oublié leur bébé dans la rue



Un homme de 34 ans qui devait se marier, a décidé de fêter l'événement dans un pub, avec des copains.

Mais il n'a pas eu d'autres choix que d'emmener son bébé de 17 mois avec lui.

L'homme a beaucoup bu au cours de la fête et il a perdu son bébé. Il ne s'en est rendu compte que neuf heures plus tard et a immédiatement appelé la police.

Heureusement, un adolescent avait retrouvé la fillette dans sa poussette, en plein milieu de la rue. Il l'avait conduite au commissariat de police le plus proche.

L'homme, en pleure, aurait supplié les agents de ne rien dire à sa fiancée.

Il a été condamné à une peine d'emprisonnement de six mois avec un sursis de deux ans. Il devra également effectuer 150 heures de travail d'intérêt général et payer une mande de 1.500 livres Sterling (environ 1.800 euros).

Sa fiancée a annulé le mariage.

Free Mobile : un forfait illimité à 19,99 euros



Enfin le jour Free ! Après des semaines d'un buzz intense, savamment orchestré par le patron de Free Xavier Niel, l'opérateur a lancé ce mardi matin son offre de téléphonie mobile, Free Mobile, censée révolutionner le secteur.

Durant un show à l'américaine, Xavier Niel a dévoilé un forfait unique à 19,99 euros, commercialisé dès ce mardi, présenté comme le moins cher du marché. Free a également proposé une offre dite «sociale», en référence au système mis en place par le gouvernement, mais qui sera accessible à toute personne sans condition de ressources. Pour 2 euros par mois, ce forfait donne accès à 60 minutes de communication et à 60 SMS par mois.

Pour tous les abonnés à sa Freebox - télévision, téléphonie fixe et internet - l'opérateur a également prévu des avantages: le forfait unique sera commercialisé à 15,99 euros au lieu de 19,99 euros, et le forfait «social» sera gratuit.

Monday, January 09, 2012

Toamasina La recette d'Air Madagascar braquée

Trois bandits en scooter ont dérobé la recette de la compagnie aérienne nationale. L'argent allait être versé dans une banque, sise à près de 200 mètres de l'agence.
Coup facile pour une bande de braqueurs. La recette de l'agence de la compagnie Air Mada­gascar, à Toamasina, a été dérobée en un éclair, hier. De source émanant de la police, les assaillants ont dérobé près de 20 millions d'ariary en liquide et des chèques, lesquels allaient être versés dans une banque.
L'agence de la compagnie aérienne qui en a fait les frais est sise sur l'avenue de l'Indépendance. Un employé allait rejoindre à moto la banque où il devait effectuer le versement lorsqu'il est tombé nez-à-nez avec des bandits qui montaient à trois sur un scooter. L'attaque a été commise en début de matinée, aux alentours de huit heures. Selon les informations recueillies sur place, l'employé d'Air Madagascar s'est fait braquer à environ une vingtaine de mètres de l'agence.
Armés de pistolet, les assaillants auraient surgi de nulle part. Ils ont arraché l'argent à la victime tout en la menaçant avec une arme de poing. Après coup, ils ont sauté sur leur deux-roues pour prendre la poudre d'escampette en triple montée.
Indemne
L'individu, pris dans le guet-apens tendu par la bande, a eu pour sa part plus de peur que de mal. Il s'en était sorti indemne.
Les malfaiteurs ont frappé non loin d'un supermarché. « Le braquage s'est déroulé très vite. Je pense qu'il n'a même pas duré deux minutes. Des badauds se sont attroupés dans un coin de la rue, lorsque j'étais sortie de la grande surface après y avoir fait quelques commissions. C'est alors que j'ai été informée que des brigands venaient de sévir », relate Landy Rasoamiharitiana. Cette mère de famille fait savoir que tout s'est passé en un éclair et qu'elle n'a vu que du feu. Les malfaiteurs avaient réussi à prendre le large sans laisser de trace à sa sortie.
À entendre la victime, les voleurs opéraient à visage découvert. Toutefois, elle n'a pas réussi à les reconnaître. La police a été alertée une vingtaine de minutes après l'acte. D'emblée, des éléments se sont précipités sur les lieux pour relever des indices susceptibles de permettre de retrouver la piste des assaillants. Joints par des journalistes, vers 9h30, les responsables de l'agence d'Air Madagascar à Toa­masina n'ont pas encore donné leur version.

Jean-Pierre Jouyet : "Il faut prendre l'argent où il se trouve"

Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers, ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes .

Que pensez-vous de l'offensive du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, pour faire aboutir le projet de taxation des transactions financières en Europe, la fameuse taxe Tobin ?

C'est une bonne idée sur le fond, et en premier lieu d'un point de vue moral. Les transactions financières contribuent à alimenter le marché et à créer de la liquidité. Mais il n'y a jamais eu autant de décalage entre ces transactions, dont une part importante s'effectue désormais en trading haute fréquence [35 % des échanges sur les marchés européens sont faits par des automates, en quelques microsecondes] et ce qu'elles apportent à l'économie.

Ensuite, selon le principe qui prévaut en matière de fiscalité, il faut prendre l'argent là où il se trouve. Or, l'argent se trouve aujourd'hui sur les marchés. Un bon moyen d'appréhender ces transactions dématérialisées et offshore est de les taxer. Elles offrent une assiette opportune pour une nouvelle taxe.

Comment conviendrait-il d'employer le produit d'une telle taxe ?

Cette taxe financière pourrait tout à fait alimenter le budget européen, et contribuer, par exemple, très utilement au financement du fonds de secours européen aux pays en difficultés, le Fonds européen de stabilité financière, qui cherche des ressources. On peut aussi imaginer d'autres emplois, comme le financement d'actions de développement, mais cela me semble plus éloigné de son objet.

Si elle voyait le jour, une telle taxe suppléerait à l'absence de TVA dans le secteur financier. J'ai cependant des doutes sur sa capacité à réduire la volatilité sur les marchés. Son taux serait trop faible.

La France a-t-elle raison de forcer l'allure et de vouloir mettre cette taxe en place seule, en cas de blocage de la part de ses partenaires européens ?

Non, cette taxe n'a de sens que dans un cadre européen. La faire seul et a minima ne rime à rien. Gérard Mestrallet, le président d'Europlace, a raison quand il met en garde contre une délocalisation des flux financiers à Londres ou à Bruxelles. Au cours des années passées, la France n'a eu de cesse de ramener à Paris les obligations émises au Luxembourg. La taxe sur les transactions financières peut faire sens sur une base régionale, dès lors qu'il existe un bassin financier avec une masse critique d'échanges.

Un autre grand principe en matière de fiscalité est de disposer d'une masse critique suffisante, faute de quoi on ne peut gagner contre les marchés. Le projet de taxe défendu par M. Sarkozy est lancé à des fins électorales. Une taxe isolée serait à la régulation financière ce qu'Euromed fut à l'Union pour la Méditerranée… Un échec !

Sunday, January 08, 2012

Les Etats-Unis menacent de "répondre", si l'Iran bloquait le détroit d'Ormuz

Des navires iraniens en manœuvres dans le détroit d'Ormuz, le 3 janvier.



Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche 8 janvier le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, interrogé dans l'émission "Face the nation", sur la chaîne CBS. "C'est une autre ligne rouge" à ne pas franchir, a insisté le chef du Pentagone.

La tension est montée d'un cran entre Téhéran et Washington mardi après les mises en garde émises par l'Iran à l'issue de manœuvres militaires contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.

En dépit de ces menaces, Washington a promis de maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.

"NOUS AGIRIONS ET ROUVRIRIONS LE DÉTROIT"

Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable" selon lui. "Nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié aux côtés de Leon Panetta. "Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.

"Sont-ils en train de développer une arme nucléaire? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a répété le secrétaire américain à la défense sur CBS, réaffirmant la priorité donnée à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs sans pour autant exclure toute action militaire.

S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées, Martin Dempsey, a expliqué que son rôle était de planifier une éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, de positionner des moyens" militaires pour mener une telle opération. "Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.

Petit répit dans les tensions entre les deux pays, la marine américaine a libéré jeudi treize marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif".

Stocks de bois de rose: Des investisseurs prêts pour la transformation !

Le feuilleton bois de rose semble s’approcher de son épilogue, sauf rebondissement ou autre coup de théâtre de dernière heure. On a parlé beaucoup, récemment encore, d’appel d’offres international pour écouler le bois saisi à l’état brut vers l’extérieur. Actuellement pourtant, des investisseurs seraient déjà sur place pour étudier la procédure à suivre, pour la mise en place d’usines de transformation des rondins, au grand bénéfice de presque toutes les parties.

Tout le monde a entendu parler du lit en bois de rose, proposé à un million de dollars à Shanghai, en Chine. Ce qui fait environ dix milliards de francs malgaches ! C’est dire que le prix du bois de rose transformé est décuplé voire plus, par rapport à celui du brut qui était acheté de 5 000 à 10 000 Ariary le kilo dans les forêts primaires ou autres aires protégées, au temps fort du trafic en 2009. Selon des informations qui circulent dans le milieu du commerce du bois précieux, des investisseurs, malgaches et étrangers, seraient prêts à installer une ou plusieurs usines de transformation de ces bois très précieux que sont les bois de rose et d’ébène. Vu la plus value qu’ils vont apporter, et compte tenu des bénéfices connexes tels que l’emploi pour les jeunes, l’arrêt de la corruption qui est inévitable en cas d’exportation de bois brut et aussi la sous facturation des conteneurs remplis de rondins, la transformation sur place s’avère être la panacée.

Le pouvoir va donc se sortir la tête haute de ce bourbier qui avait malmené son image les premiers mois de la crise, à condition toutefois que l’intérêt supérieur de la nation prime enfin, et non celui d’une minorité de parasites qui se goinfrent de tout temps au détriment de tous. Il ne faut pas oublier que cette solution donnera surtout aussi une meilleure image de l’île aux yeux de la communauté internationale, en plus de lester très avantageusement les caisses de l’Etat. Que va-t-on décider à ce sujet en haut lieu ?

Jeunes urbains - Des fugueuses se prostituent

La prostitution, n’est plus l’apanage des filles des trottoirs ou celles dites de luxe. Elle ne concerne plus uniquement les professionnelles en la matière ou celles en possession de la carte professionnelle et les filles majeurs.
Désormais, les teenagers sont de plus en plus nombreuses à se laisser tenter par le plus vieux métier du monde. Dans la Capitale, ces jeunes filles opèrent d’une manière différente, pour ne pas éveiller les soupçons d’autant que la plupart sont encore sous la tutelle de leurs parents. Les informations recueillies indiquent que certaines jeunes filles s’organisent en bande pour accomplir ce travail. Le plus frappant, c’est qu’elles se présentent comme des fugueuses à leurs clients lorsque ceux-ci leur demandent plus d’informations, par précaution. A Antananarivo, leurs lieux d’attache et d’appât sont généralement les bars à karaoké, notamment durant la journée pour éviter la rencontre inopinée dans la rue avec la famille. Et à la nuit tombée, leur chasse continue dans les endroits prisés par les noctambules.
Elles sont la plupart du temps inséparables pour ne pas se perdre de vue, même si l’une d’entre elles a trouvé preneur. Elles vont ensemble, dans des chambres d’hôtel ou dans les maisons d’habitation pour profiter de prendre une douche, principalement. D’après les informations reçues, elles n’ont pas de maison où habiter, étant en fugue. Du coup, elles sont obligées de dormir dans des voitures sur-cales, situées dans les recoins des parkings, non loin de leur lieu de travail. Des filles qui se déclarent en fugue ne cessent de se multiplier mais aucune preuve pour en vérifier l’importance.

Grognes à la Maternité de Befelatanana

Des voix s’élèvent contre le mode de fonctionnement de la maternité de Befelatanana où l’insuffisance d’équipementset d’appareils, les linges de pansement, les tablettes pour ne citer que ceux-là et qui pourtant sont indispensables pour le personnel dans l’accomplissement de leur travail, est dénoncée.
Selon certains membres du personnel, du moins ceux qui sont animés de la volonté de sauver des vies humaines et fidèles au serment prêté avant de s’engager dans cette noble voie, le comportement de leur médecin Chef face à la situation lamentable de la maternité est révoltante, car cela semble n’être que le cadet de ses préoccupations.
Outre la mauvaise gestion de l’établissement, le mauvais traitement infligé par ce dernier à leur endroit est également pointé du doigt. Il les traite, selon leurs propres termes, comme des esclaves, et ce, en dépit des efforts qu’ils déploient pour satisfaire leurs patients. A titre d’exemple, ces médecins et paramédicaux ont fait savoir qu’ils effectuent, plus de 40heures de travail par semaine, sans pour autant bénéficier des heures supplémentaires. Quoi qu’il en soit, devaient-ils indiquer, seul le bien-être de leurs patients les intéresse, avant tout. Quant à leur chef, il appartient au ministère de tutelle de mener sa petite enquête sur la façon dont il traite nombre de ses confrères et consœurs, et de prendre les mesures qui s’imposent, avant que la plaie qui mine cette Maternité ne se transforme en gangrène. Nul n’est indispensable et personne n’est irremplaçable. Certes, le médecin Chef a ses propres alliés au sein de cet établissement, mais seul l’intérêt des patients doit primer.
Recueillis par A. Lepêcheur


Le Directeur de l’établissement réagit !
« Certains employés sont récalcitrants en matière de respect des directives, entre autres l’humanisation du milieu hospitalier ou encore la nouvelle note interdisant l’exécution de consultations personnelles au sein de l’établissement », avance le Pr Hery Rakotovao, Directeur de l’hôpital universitaire de gynécologie obstétrique de Befelatanana. D’après ses explications, bon nombre du personnel de santé, notamment les médecins et sages-femmes, incitent leurs clients à des consultations payantes pour leur intérêt personnel. Des lettres dénonçant ces pratiques cupides ont toutefois été envoyées auprès du ministère de la Santé publique et jusqu’à la Primature, c’est pourquoi il y a eu la sortie d’une note précisant la gratuité de toutes les prestations fournies dans cette maternité. L’adoption de cette nouvelle mesure a engendré le mécontentement de certains médecins et sages-femmes, qui ont dû laisser de côté une de leur source d’argent. « Ce sont ces concernés qui propagent des fausses informations pour nous dénigrer, d’autant plus que la rigueur fait partie de nos priorités pour le respect des disciplines », fait savoir ce gynécologue- obstétricien. Faut-il noter que seule une dizaine d’entre le personnel est concernée par cette affaire mettant en relief des formes de corruption, parmi les 260 agents qui y travaillent.
Certains d’entre- eux ont déjà eu des demandes d’explications tandis que ceux qui ont commis des fautes graves ont été récemment affectés. Pour information, la plupart du personnel de santé effectue au-delà de 40h de travail par semaine sans bénéficier heures supplémentaires, comme tant d’autres fonctionnaires. Aussi, la maternité de Befelatanana étant la plus équipée en genre, d’autant plus qu’elle bénéficie de nombreux soutiens de la part des partenaires.
Recueillis par Patricia R.

RNS 2012 Un rendez-vous de plus en plus prisé

Les 7, 8 et 9 avril, la RNS (Rencontre nationale sportive) reviendra à Vichy - situé au cœur de la France - qui l'a accueilli deux fois, en 2004 et 2008. Pour 2012, la manifestation itinérante promet un riche programme culturel.
« Nous allons très bientôt nous inscrire car il faut s'y prendre assez tôt. C'est une opportunité pour pouvoir toucher le maximum de diaspora malgache en Europe. Ils sont quand même plus de 4 000 à venir à la manifestation », note Marie-Michèle Razafin­tsalama, des Éditions Jeunes Malgaches.
Mais l'édition n'est pas le seul secteur à s'y intéresser. Le kabary, les associations comme la Havatsa-UPEM, les artisans et les artistes sont de plus en plus nombreux à vouloir être présents à ce grand rendez-vous malgache.
« En 2010, je suis venue en tant que membre de la Havatsa-UPEM mais on m'a sollicité pour apprendre le kabary. Après la RNS, j'ai donné des cours de kabary qui ont abouti à la création de la Fimpima (Fikambanan’ny mpikabary malagasy), branche France », témoigne Hajaina Andriana­solo, responsable pédagogique de la Fimpima.
En 2010, l'équipe de Scoop Digital a fait le bonheur des milliers de malgaches participant à la RNS. Cette année, les Éditions Jeunes Malgaches entendent organiser des conférences-débat sur le livre, des rencontres d'auteurs, des lecture de texte pour faire découvrir sa riche collection bilingue de littéra­ture de jeunesse.

Biodiversité Une nouvelle espèce découverte



Le microcebus Gerpi est la 19ème espèce de microcebus qui existe à Madagascar

Des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de lémurien endé­mique de Madagascar. De quoi ravir les amoureux de la nature.
Une fin d’année 2011 fructueuse pour les chercheurs malgaches. Dans la forêt tropicale de Sahafina, à  Brickaville, les chercheurs du Groupe d’études et de recherches sur les primates à Madagascar (GERP) ont découvert une nouvelle espèce de lémurien endémique à Madagascar nommée « microcebus Gerpi ».
C’est une petite espèce nocturne de 268 mm dont les femelles pèsent 69 g et les mâles adultes 67 g. De couleur brune grisâtre au-dessus et blanche chinée en dessous, le microcebus Gerpi est la 19 ème espèce de microcebus qui existe à Madagascar. Son régime alimentaire ainsi que son mode de reproduction restent encore à l'étude. « Les analyses génétiques faites en Allemagne ont révélé qu’il s’agissait d’un autre type de lémurien existant uniquement à Madagascar », précise le secrétaire général du GERP, le professeur Jonah Ratsimba­zafy. Et d’ajouter fièrement que « Madagascar ne représente que 0,4 % de la planète mais 20 % des primates, dont fait partie le microcebus Gerpi, s’y trouvent ». 
Destruction forestière
Les chercheurs du GERP sont convaincus que cette découverte peut inciter les touristes et les chercheurs étrangers à venir dans la Grande île. Malheureusement, le rythme de la destruction forestière représente un danger. La conservation de cette nouvelle espèce de lémurien nécessite la participation de la population riveraine dont 80 % dépendent de la forêt pour survivre.
« À quoi bon découvrir une nouvelle espèce aujourd’hui si demain la forêt disparaîtra », poursuit le professeur Jonah Ratsimbazafy. 
Toutefois, l’on ne peut remettre en cause les besoins de ces usagers. « Dans le cahier des charges, il y a un quota limitant le nombre de bois que peut couper chaque usager tous les ans, par rapport au nombre total des bois destinés à l’utilisation quotidienne », conclut Mamitiana Rasolo­foarivelo, du GERP. L'année prochaine, une conférence internationale sur les lémuriens se tiendra à Madagascar.

Saturday, January 07, 2012

Friday, January 06, 2012

Au Nigeria, "Boko Haram fait tout pour qu'il y ait un début de guerre civile"

Des voitures en feu après l'un des attentats revendiqués par Boko Haram contre l'Eglise catholique de Madalla non loin de la capitale fédérale Abuja, le 25 décembre dernier.



Les attentats visant la population chrétienne se succèdent au Nigeria. Des hommes armés ont tué dix-sept personnes dans le nord-est du pays, vendredi 6 janvier. La tuerie a eu lieu lors des funerailles des cinq personnes tuées, jeudi, lors d'une attaque contre une église.

Elles interviennent juste après l'expiration d'un ultimatum fixé par un porte-parole de la secte islamiste Boko Haram aux chrétiens pour qu'ils quittent le Nord majoritairement musulman du pays. Benjamin Augé, chercheur associé au programme Afrique de l'Institut français des relations internationales (IFRI), analyse les raisons politiques, économiques et religieuses de ce regain de violences.

Pourquoi les violences religieuses ressurgissent au Nigeria ?

Il y a plusieurs raisons. En premier lieu, une évidente radicalisation de l'islam dans le nord du pays. Certains Etats du Nord ont en effet adopté officiellement la charia entre 1999 et 2001, mais dans les faits celle-ci n'est pas appliquée aussi strictement que les islamistes le voudraient. Il y a donc des revendications religieuses. Mais il faut souligner par ailleurs que le président actuel, Goodluck Jonathan (président depuis mai 2010 après la mort du président Umaru Yar'Adua et élu en avril 2011), est chrétien et vient de la région du Delta où se trouvent les principales régions pétrolières.

C'est une première dans l'histoire de ce pays où le pétrole est la principale ressource financière (en 2010, il a rapporté 60 milliards de dollars au gouvernement d'Abuja). Sur la part de ces revenus qui reviennent à l'Etat fédéral, 13 % sont redistribués aux neuf Etats pétroliers. Pour le reste, c'est l'état fédéral qui décide des répartitions. Or historiquement, le Nord a toujours été déshérité, il y a donc une forte demande de rééquilibrage économique qui est instrumentalisé par un noyau d'extrémistes religieux.

En outre, les militants du Sud qui ont lutté, armes à la main, via le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) à partir de 2006 contre l'Etat fédéral, ont obtenu des contreparties. 26 000 d'entre eux bénéficient grâce à la loi d'amnistie de 2009 d'un revenu mensuel de 400 dollars et d'un accès privilégié à des formations professionnelles. Cela a renforcé encore un peu plus le sentiment d'injustice chez les nordistes. Boko Haram applique en fait une stratégie miroir en semant la terreur, comme le MEND l'a fait, pour rééquilibrer la situation économique du pays. Un chemin que les militants du Sud refusent catégoriquement.

Cela signifie-t-il que Boko Haram rencontre une forte audience dans le Nord ?

Dans les pratiques violentes du mouvement, non. Si les chrétiens sont principalement visés, des musulmans sont également victimes des attentats aveugles. Mais la secte croît sur le terreau d'une situation économique défavorable. Même si les leaders mettent en avant le conflit religieux, ils peuvent aisément fédérer leurs militants sur cette question de pauvreté et d'abandon d'Abuja. Boko Haram fait tout pour qu'il y ait un début de guerre civile et pousser Goodluck Jonathan à négocier une nouvelle répartition des revenus de l'Etat principalement basés sur le pétrole.

Par ailleurs, le président a pris la décision début janvier de supprimer les subventions des prix du carburant. Une mesure très impopulaire qui a fait passer les prix à la pompe de 30 à 90 centimes de dollar le litre. Dans le contexte actuel, c'est le pire moment pour lancer cette réforme très probablement soufflée par la Banque mondiale.

Certains assurent que des hommes politiques du Nord soutiennent Boko Haram. Est-ce crédible ?

Oui, c'est très probable qu'une partie des élites du Nord financent, soutiennent ou à minima ne condamnent pas cette violence terroriste. Certains membres du Parti démocratique populaire (PDP), le parti des trois derniers présidents, ne souhaitaient pas voir Goodluck Jonathan, lui-même membre du PDP, accéder à la présidence. Cela tient à une raison historique qui veut que traditionnellement le poste soit attribué alternativement à une personnalité politique du Nord puis du Sud. Or Jonathan, du Sud, est arrivé au pouvoir à la faveur du décès de Yar'Adua, du Nord, qui n'a donc pas pu finir son mandat. Certains au sein du PDP ont estimé que la présidence devait donc revenir à un homme politique du Nord.

Quelles peuvent être les clés d'une sortie de crise ?

Pour Jonathan, il s'agirait d'entrer dans des négociations directes avec Boko Haram. Le gouvernement a envoyé ses forces spéciales, la Joint Task Force, pour mater la secte islamiste. La réponse du pouvoir a été elle aussi très violente. Mais c'est une façon de vouloir résoudre le problème uniquement par la voie militaire. Jonathan peut par ailleurs compter sur le soutien d'un certain nombre de pays occidentaux comme la France ou les Etats-Unis. Il a été mieux élu que ses prédécesseurs et a beaucoup contribué au départ de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ce qui lui confère une grande légitimité aux yeux des Occidentaux.

Qu'en est-il des liens de Boko Haram avec d'autres groupes islamistes radicaux ?

Il est pour l'instant très difficile d'établir la réalité des liens de Boko Haram avec Al-Qaida au Maghreb islamique ou les shebabs en Somalie. Si ces violences m'apparaissent avant tout comme relevant de problèmes politiques et économiques nationaux, les Etats-Unis par exemple envisagent le cas de Boko Haram principalement comme un mouvement terroriste à tendance religieuse et à visées régionales. Le dernier rapport du Congrès (en pdf) sur la secte rendu public en décembre et décrivant Boko Haram comme une menace émergente pour les intérêts du Nigeria et des Américains montre bien cette inquiétude.

Filière Tabac à Madagascar : Importations de cigarettes limitées

La production locale est désormais plus soutenue par les mesures fiscales (Photo Mamy Mael)


Les nouvelles dispositions fiscales de la filière tabac favorisent les acteurs locaux. Deux mesures sur les importations sont adoptées.
Nombre limité des importateurs et réduction des valeurs des importations ont été les mesures  nouvellement prises pour la filière tabac dans la loi des Finances 2012. Si les droits d'accise ont été toujours maintenus à 250% pour les cigarettes locales et importées, ces dispositions signifient pour les acteurs de la filière plus de protection pour les industries locales. « Cette année, la protection de la filière tabacole locale a été renforcée. Les importations ont été soumises à 
deux conditions différentes », avance un directeur général d'une des sociétés productrices. 
Cette loi, en effet, souligne que seuls les fabricants dûment agréés, actuellement au nombre de deux, sont autorisés à procéder aux importations. Quant à la 
quantité, le texte stipule que la valeur des importations de cigarettes par les fabricants est limitée à hauteur de 5% de la valeur de leur production locale sur l'année précédente. 
Exportations
Néanmoins, les industriels intervenant dans le secteur avancent que les importations sont incontournables du fait des types de tabac inexistants à Madagascar, et pourtant nécessaires à la production. La protection contre les importations massives s'avère nécessaire pour la survie des cultures locales.
Côté tabaculture, soumis au même traitement sur les tabacs bruts locaux et importés sur l'exonération des droits d'accise, un responsable d'une société de production affirme qu'il s'agit aussi d'un avantage pour les industriels de cette branche. Selon ce responsable, cette disposition n'est qu'une logique fiscale, et depuis son effectivité, elle n'a pas eu d'impacts négatifs sur la culture. Une extension de la production est prévue dans le calendrier des activités du groupe. Les exportations constituent de véritables opportunités. « Cette mesure est en vigueur depuis 2007 et elle n'a pas affecté la culture. Au contraire, des investisseurs continuent à injecter du budget dans cette branche, pour les besoins de la production locale, mais aussi pour les exportations où des opportunités existent », soutient un responsable. « Si les droits d'accise sont appliqués sur les tabacs bruts, nous devons faire de même entre la filiale culture et celle de la production. À ce moment là, le produit sera doublement taxé », poursuit-il. 
Selon les informations fournies, seulement 5% des taxes sont reçues par l'État à partir de la culture de tabacs.

Un sociologue américain justifie l'infidélité des hommes


L'infidélité des hommes aurait des explications scientifiques

Pour Eric Anderson, l'infidélité des hommes est inévitable et a surtout pour but de mieux gérer la relation officielle et son impact émotionnel.

Cette interview du sociologue américain Eric Anderson dans The Huffington Post ne rencontrera probablement pas une grande adhésion de la gente féminine. Dans son dernier ouvrage, "Les hommes, la monogamie et la vérité sur la tromperie", il justifie avec vigueur l'infidélité chronique des membres du sexe mâle.

La monogamie c'est le mal


Il considère même que la monogamie ne constitue pas un système dans lequel l'homme peut s'épanouir. Anderson va jusqu'à parler "d'incarcération sociale et sexuelle susceptible de développer des frustrations, des colères, voire du mépris envers sa partenaire officielle." Il stigmatise ardemment cette forme d'union et ne comprend pas "pourquoi on s'en prend davantage aux hommes infidèles plutôt que ceux qui divorcent, abandonnant un mariage d'amour riche en souvenirs et bouleversant au passage l'équilibre des enfants." Il appelle donc à "d'autres formes de couples où l'infidélité ne subira plus d'ostracisme". Rien d'innovateur jusque-là. Des philosophes de la Rome antique comme Épicure, ou bien Spinoza quelques siècles plus tard, avaient déjà disserté sur des thèses faisant appel à un mode de vie plus libertin.

L'infidélité c'est de la gourmandise

Mais il considère aussi que l'adultère n'est pas une marque de désaffection envers l'épouse, et qu'il est même indispensable à la survie du couple. L'infidélité comme remède conjugal, il fallait oser. Son étude souligne d'ailleurs que sur 120 hommes interrogés, 78 % d'entre eux admettent avoir trompé leur petite amie "même s'ils l'aimaient et qu'ils avaient l'intention de rester avec elle." Pour lui, "les hommes ne vont pas voir ailleurs parce qu'ils n'aiment pas leur partenaire. Ils trompent parce qu'ils veulent juste avoir des relations sexuelles avec d'autres". Il associe le désir sexuel à de la gourmandise."On dit qu'on ne veut pas manger ce chocolat mais on en a envie quand même. On le mange, on se sent coupable et ensuite, on se promet de ne plus en manger. Mais on l'a fait. C'est le même phénomène avec l'infidélité." Ce thérapeute précise aussi "la généralisation du sexe prénuptial et de la pornographie a fortement contribué à la hantise masculine à l'encontre de la monogamie."

Le sexe et l'affectif ne vont pas ensemble pour une relation à long terme

Eric Anderson tient surtout à dissocier le sexe de l'affectif. Pour lui, tous les couples connaissent une baisse de libido au sein de leur relation après deux ans. "C'est parfois moins que ça" ajoute-t-il. "Cela signifie que nous finissons par rester avec nos partenaires sur le long terme pour la connexion socio-affective et non pas pour le sexe. Si un couple élève une famille, c'est le lien affectif qui compte, pas le lien sexuel." Moins de sexe donc, au fur et à mesure du temps, mais des relations qui sont plus fortes et plus intimes.

A huit ans, il a monté sa propre entreprise !


A huit ans, il a monté sa propre entreprise !
Haly Jordean, âgé de huit ans, est parvenu à monter sa propre entreprise spécialisée dans les billes. Il est aujourd'hui un homme d'affaires fortuné.

Des enfants entrent souvent dans le livre des records, réalisant les exploits les plus farfelus. Mais comme le rapporte site Oddity Central, Harly Jordean, du haut de ses huit ans, semble battre tous les records en matière de précocité. Il est parvenu à gagner une grande fortune grâce à son entreprise florissante consacrée à la fabrication des billes.

C'est sans sortir d'une grande entreprise, ni même sans avoir le bac, qu'il s'est lancé dans les affaires. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le petit garçon a du flair puisqu'il a semble-t-il particulièrement bien choisi son domaine. Pourtant, les billes semblent à première vue tombées en désuétude et ne viennent plus animer les cours de récréation. Mais si elles ne constituent plus un jouet, elles sont en revanche devenues de véritables objets de collection. Certaines billes sont de toute beauté et certaines collections atteignent aujourd'hui les 1000 dollars (740 euros).

Il a employé sa mère !

Les coûts de fabrications sont particulièrement élevés et cela n'est pas sans répercussion sur les prix de ventes. Cependant cela ne gêne pas vraiment Harly Jordean, puisque les collectionneurs sont près à dépenser de grosses sommes. Le jeune entrepreneur emploie plusieurs membres de sa famille dans son entreprise, dont sa mère à qui il est fier d'avoir donné un bon travail. On imagine que le fonctionnement de cette entreprise doit être insolite. En effet, recevoir des ordres d'un enfant ne doit pas être aisé tous les jours pour les employés.

Celui qu'on surnomme désormais le "Roi des billes" a déclaré avoir comme modèle Alan Sugar. Cet homme d'affaires brillant a fondé sa propre entreprise d'électronique alors qu'il n'était âgé que de 16 ans.

IL VEUT UNE SECONDE ÉPOUSE: LA PREMIÈRE LE TUE, LE DÉCOUPE ET LE CUISINE

La police pakistanaise a arrêté jeudi une femme qui avait tué son mari, qu’elle a ensuite découpé avant de préparer un plat avec ses restes, car il s’apprêtait à prendre une seconde femme sans son autorisation, selon un responsable policier.

Zainab Bibi, 32 ans, et son neveu Zaheer, 22 ans, deux résident de Shah Faisal, un quartier pauvre de Karachi, la mégalopole du sud pakistanais, «ont tué Ahmed Abbas, le mari de Zainab, et l’ont découpé en morceaux», a déclaré à l’AFP un responsable de la police locale, Nadeem Baig.
«Ils ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à faire cuire sa chair dans une casserole» a-t-il ajouté, précisant que l’épouse avait déjà fait mariner les morceaux dans un bain d’épices.
La police a retrouvé l’arme du crime, un couteau, et la casserole remplie de restes humains, que les chaînes de télévisions pakistanaises ont longuement montrées.
Selon M. Baig, Zainab Bibi a tué son mari dans un accès de rage après avoir appris qu’il prévoyait de se marier avec une autre femme sans sa permission.
Elle pourrait avoir choisi de cuisiner ses restes «pour détruire les preuves» du meurtre en les jetant ensuite comme s’il s’agissait d’un plat normal, ou «en raison de la haine immense qu’elle lui vouait», a-t-il ajouté.
Des images sanguinolentes diffusées par les télévisions montraient également un tronc humain éviscéré dans un congélateur assailli d’une nuée de mouches.
Il s’agit d’un fait divers très inhabituel dans le pays.
La loi pakistanaise autorise un homme à avoir jusqu’à quatre épouses mais il doit avoir l’autorisation de la ou des autres avant de se remarier. Dans les faits, cette obligation n’est pas toujours respectée.

Un ordinateur pour moins de 30 euros

L'association britannique à but non lucratif Raspberry Pi est prête à fabriquer à des dizaines de milliers d'exemplaires un mini-ordinateur de la taille d'une carte de crédit. Le tout pour 25 ou 35 dollars selon les versions (respectivement environ 19 ou 27 euros). La plus chère possède une prise permettant de se connecter à Internet avec un câble plutôt que par Wi-Fi. Sinon, ce PC possède l'essentiel, avec prise USB, lecteur de carte mémoire de type appareil photo (SD), branchement de casque audio et de micro, ainsi qu'une sortie vidéo pour se raccorder à un téléviseur. L'alimentation peut se faire par piles ou par un chargeur de téléphone portable de 5 volts.

"La taille de l'ordinateur est essentiellement limitée par les connecteurs, ce qui fait que notre modèle peut être considéré comme le plus petit du monde", explique Eben Upton, le directeur exécutif du projet, mené en collaboration avec l'université de Cambridge. Les autres fondateurs sont issus du monde industriel - comme lui -, académique ou financier. "Nous avions noté, dans les années 2000, que le nombre d'étudiants en informatique baissait, de même que leur niveau. Pour nous, l'une des raisons était que l'ordinateur était trop cher. D'où la volonté, en 2008, de concevoir une machine à très bas coût. Cela a notamment été permis par le développement des processeurs pour téléphones portables", rappelle Eben Upton, qui travaille chez Broadcom, l'un des dix plus importants fabricants de puces électroniques et fournisseur du processeur central du Raspberry Pi.

L'initiative se rapproche de celles du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ou d'Intel, baptisées respectivement One laptop per child (OLPC) et Classmate PC. Il s'agissait de produire des ordinateurs à 100 dollars pour les pays en voie de développement. Bien que d'un prix deux fois plus élevé que prévu, des dizaines de milliers d'exemplaires ont été achetés par des gouvernements en Asie, Afrique ou Amérique du Sud. "Notre philosophie est différente car nous voulions un produit encore moins cher et pas uniquement dédié à l'éducation des enfants", dit Eben Upton.

Enchères sur le Web

L'absence d'écran et de clavier du Raspberry Pi aide, bien sûr, à limiter les prix. "Nous ne sommes pas prescripteurs sur les usages. L'outil est là, et on voit ce qu'on peut faire avec." Les concepteurs de l'OLPC et du Classmate PC ont en effet développé des interfaces logiciels adaptées aux enfants et à la pédagogie. Rien de tel pour l'initiative anglaise, qui laisse assez libre la possibilité d'installer un grand nombre de systèmes d'exploitation de type GNU/Linux.

Pour les jeunes bidouilleurs, il sera ainsi moins risqué de "casser" ce PC que celui de la maison. Et, en cas de plantage, on peut graver une nouvelle carte mémoire avec le système d'exploitation et relancer un PC quasi neuf. En outre, sa petite taille permet d'imaginer des utilisations en robotique ou d'autres usages automatisés.

Pour les ventes, à partir de fin janvier, l'association est optimiste, avec ses 50 000 inscrits et les 10 000 euros récoltés grâce à la vente d'autocollants en forme de framboise. Les dix premiers exemplaires du Raspberry Pi, après la correction d'un ultime bogue, ont été mis aux enchères sur le Web, le 1er janvier, et les prix atteignent les 2 000 livres (2 400 euros)... La recherche du profit ne guidant pas l'association, le design de la machine sera prochainement rendu public sous une licence libre permettant la diffusion et la modification de ce mini-ordinateur (vendu sur raspberrypi.com). On verra alors si les jeunes retrouvent le goût de l'informatique.

Marché pétrolier au noir: La fermeture de stations va l’amplifier

Vendredi, 06 Janvier 2012
Une bonne quinzaine de stations-service ont fermé leurs portes en 2011. Et dans une grande ville comme Antsiranana, 4 sur les7 stations présentes sur le marché sont opérationnelles. Le phénomène ira en s’amplifiant selon un pétrolier. Il avance, par ailleurs, que ce problème va par la même occasion développer le marché noir. Celui-ci n’affecte plus seulement la brousse où le litre du pétrole frôle les 3 000 Ar dans des localités rurales d’Amoron’i Mania, Androy, Analamanga… La moyenne nationale avancée par l’Observatoire du riz qui fait aussi le suivi des prix d’autres PPN, dépasse largement les 2 400 Ar/litre sur les derniers mois de 2011. Puis, ce prix ne cesse pas de monter. Comme quoi, si l’Etat peut contenir les prix à la pompe à 1 850 Ar/litre depuis plusieurs mois, les ruraux n’en profitent pas. Ils sont pourtant 82% à vivre sous le seuil de la pauvreté, c'est-à-dire à enregistrer un revenu de moins de 2 500 Ar par jour, alors qu’ils ont besoin d’au moins 300 à 500 Ar de pétrole par jour pour l’éclairage domestique. Le maintien des prix à la pompe par l’Etat profite finalement aux citadins. Mais encore ! Le pays a connu en 2011 une inflation à deux chiffres, soit un coût de la vie élevé. Si les prix à la pompe ont augmenté, l’inflation aurait été plus importante, mais la situation actuelle risque de déboucher sur des problèmes plus profonds.

L’exemple en est le développement du marché noir qui commence à gagner des localités urbaines où l’approvisionnement en carburant régresse et/ou les stations se font rares. Les importations risquent aussi de fléchir à terme. Notre interlocuteur explique : « Tous les opérateurs du secteur pétrolier sont dans le rouge. Particulièrement pour les pétroliers, ils enregistrent des pertes allant de 15 à 30 milliards Ar en 2011. De quoi rendre les banques frileuses quant au financement des futures importations pétrolières. Certes, l’Etat essaie parfois de lancer quelques bouffées d’oxygène en accordant la subvention de 15 milliards Ar en 2011. Mais cette subvention a fait seulement l’objet de jeux d’écriture. Le fond du problème n’est pas résolu pour autant puisque les pertes enregistrées par les pétroliers sont de 150 milliards Ar alors que la subvention est seulement de 15 milliards Ar ». Des négociations se font actuellement. Les pétroliers demandent une nouvelle subvention plus conséquente pour compenser leurs pertes passées, présentes et futures. Ils veulent que cette subvention soit répartie sur l’année. L’idée est d’avoir un peu de visibilité quant à la conduite des affaires.

Fanjanarivo





Cours pétroliers : 600 Ar/l au moins s’il y a vérité des prix

Les prix à la pompe devraient connaître actuellement une hausse minimale de 600 Ar/litre selon le calcul de pétroliers, des calculs censés refléter la vérité des prix, c'est-à-dire la prise en compte de tous les paramètres comme l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers, le transport, le change, les taxes et redevances... En fait, s’il devait y avoir une hausse des prix à la pompe, des pétroliers affirment qu’ils doivent prendre leurs responsabilités et n’augmenteront jamais les prix d’un seul coup. Ils proposent des hausses par palier même si leurs pertes ont atteint 150 milliards Ar en 2011. Il faut seulement rappellent que cette proposition a été déjà formulée mais rejetée par l’Etat qui préfère le maintien des prix à un niveau jugé raisonnable pour les consommateurs. Personne, sauf les pétroliers et les autres acteurs de la filière, ne veut une hausse certes, mais si la situation actuelle perdure, l’approvisionnement en carburant sera compromis bientôt d’après des experts du secteur. Rappelons que le Trésor public a dernièrement pointé du doigt ce bras de fer entre l’Etat et les pétroliers. Un conflit qui a des répercussions sur la caisse de l’Etat car déclarant être dans le rouge, les pétroliers ne paient pas des taxes et ne versent pas des traites. Si l’Etat veut accorder des aides financières aux pétroliers, le Trésor a proposé l’année dernière d’inscrire celles-ci dans la loi de finances 2012. Mais apparemment, sa proposition n’a pas été prise en compte. Aucune ligne de subvention pour les pétroliers n’est inscrite dans cette loi de finances. Comme d’habitude, il faudra donc faire de la gymnastique budgétaire en cas d’une éventuelle subvention. Une approche que le Trésor commence à abhorrer car il est déjà pressé comme un citron pour payer telle ou telle dépense dont le motif n’est pas toujours clair. Il doit aussi se démener pour combler le grand vide laissé par les bailleurs de fonds. Quoi qu’il en soit, la gestion de la crise dans le secteur pétrolier aval (importation, transport, dépôt et distribution de carburant) est apparemment gérée au pifomètre et ce, depuis début 2010.

Orpaillage à Ikalamavony: Des autorités récoltent illégalement des fortunes

Vendredi, 06 Janvier 2012 10:07
Ces autorités locales s’arrogent les prérogatives de l’administration minière en délivrant des autorisations à des exploitants. Ils leur réclament aussi au moins 400 000 Ar par mois. Le montant peut aller jusqu’à plusieurs millions d’ariary par mois selon des sources concordantes. Mais il n’y a pas que ces fausses autorisations et ces extorsions de fonds. Des collectivités revendiquent aussi le droit de toucher des ristournes multipliées par 100, voire par 200 par rapport aux textes en vigueur. Selon le Code minier, la première vente des produits extraits donne lieu à la perception d’une redevance minière (0,60%) et d’une ristourne (1,40%) de leur valeur. Les recettes des ristournes sont réparties entre la commune (60%), la région (30%) et la province (10%). Des collectivités d’Ikalamavony ne prennent pas en considération ces dispositions légales. Or, la loi de 2005 modifiant certaines dispositions du Code est claire en son article 117-2 : « La redevance minière et la ristourne dues sur l’or produit par l’orpaillage, ainsi que sur les pierres fines, les pierres précieuses et les autres produits miniers extraits en vertu des permis PRE (ou permis de recherche), sont payables par l’acheteur moyennant l’achat de timbres spécifiques… apposés sur la facture de la première vente… L’administration minière délivre à l’acheteur une quittance correspondante au montant éventuellement ajusté des droits dus ».

Mais comme sur tous les grands sites miniers du pays, aucun service minier n’est présent sur les lieux. Cette situation n’est pas quelque chose de nouveau. Si l’on se réfère à l’ilménite dans l’Anosy, Rio Tinto y était en prospection depuis les années 80 et a décidé d’y investir sous le précédent régime. Sur cette longue période, l’Etat n’a pas créé sur place un service minier. Il en est de même pour les sites où l’on pourrait trouver du pétrole, de l’uranium, du vanadium (un minerai en passe d’être stratégique pour le stockage d’énergies renouvelables comme l’éolienne et le solaire), etc. Malgré tous ces gros problèmes de gouvernance et les conflits générés par le laisser-aller dans le secteur minier, l’Etat semble être encore loin d’avoir la volonté politique de mettre fin à toutes ces gabegies. Le cas d’Ikalamavony en est un exemple flagrant. Ce n’est donc pas étonnant si des opérateurs formels basculent dans l’informel. Ils trouvent que l’informel est moins exposé aux pressions financières des forces de l’ordre et aux tracasseries causées par l’Etat.

A good boy


Un homme rentre chez lui complètement déchiré à 2h du matin, il claque la porte d'entrée, allume toutes les lumières, vomit dans l'escalier, et va s'écrouler dans son lit.
Le lendemain matin il se réveille, à côté de lui, un verre d'eau avec de l'aspirine, chaussons au pied du lit, il sort de la chambre, le vomi a été nettoyé, il descend et voit sa femme grand sourire dans la cuisine en train de lui préparer un petit dej' de champion !
- Le mari étonné : Pourquoi toutes ses attentions ?
- Sa femme : Ben hier quand tu m'as réveillé en t'écroulant dans le lit j'ai voulu te déshabiller et tu m'as repoussé en criant : "Lâche-moi, je suis marié"

Wednesday, January 04, 2012

Un homme nu sur le catalogue de la Redoute met la Toile en émoi

04 janvier 2012

Capture écran du site de La Redoute

Une crique paradisiaque, un ciel imperturbablement bleu, quatre charmants bambins qui gambadent sur une plage de sable fin, des sourires éclatants, et puis, derrière eux, un homme nu, le sexe ballant, qui sort des eaux... A un détail près, la photo mise en ligne sur le site de la Redoute pour présenter un T-shirt pour enfant avait tout d'une publicité idéale. Sauf que ce détail, les internautes ne l'ont pas loupé.

Il faut dire que le site met à disposition de ses visiteurs un outil loupe qui permet de zoomer sur les photos. Ce que des internautes ont fait. Et là, le doute n'était plus possible. Le "fail" fait aussitôt le tour de Twitter :

Tuesday, January 03, 2012

JINGLE BOOM – Le fusil, un cadeau de Noël très prisé aux Etats-Unis

Un couple pose avec des armes devant le père Noël (REUTERS/JOSHUA LOTT)


Le père Noël avait les bras chargés de fusils, cette année aux Etats-Unis. Les ventes d'armes à feu volent de record en record de l'autre côté de l'Atlantique, avec cette année encore un pic historique dans les jours qui ont précédé Noël, rapporte CNN.

A quelques jours de la fin du mois de décembre, le nombre d'armes vendues à travers le pays avait déjà dépassé le record précédent qui datait... du mois de novembre (1 534 414 demandes d'autorisation adressées au National Instant Criminal Background Check System), selon les chiffres du FBI. Pour la seule semaine de Noël, un demi-million d'Américains ont acheté un pistolet ou un fusil.

Et à deux jours de Noël, ce sont pas moins de 102 222 demandes qui ont été envoyées en 24 heures au NICS. Il s'agit du deuxième jour le plus chargé jamais enregistré. Le record historique absolu pour une journée date également de cette année, avec 129 166 demandes le "black friday", la grande journée de shopping qui suit Thanksgiving, précise CNN.

Seulement 1 % des demandes d'achat d'arme à feu sont rejetées (REUTERS/JOSHUA LOTT)

Le NICS, auquel tout revendeur d'armes agréé doit envoyer une demande d'autorisation d'achat, vérifie les antécédents criminels et psychiatriques de chaque acheteur. Seulement 1 % des demandes sont rejetées, précise le New York Times. "Mais personne ne connaît précisément le nombre réel d'armes achetées par le biais du marché noir", précise le quotidien.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, cette ruée vers l'arme peut s'expliquer par plusieurs facteurs : une économie fragilisée qui fait craindre à certains une hausse de la criminalité, ou encore la crainte des amateurs d'armes que l'administration Obama ne fasse adopter des lois plus restrictives à l'avenir. La National Rifle Association, l'association qui promeut les armes à feu aux Etats-Unis au nom d'une interprétation non restrictive du deuxième amendement de la Constitution, évoque quant à elle la baisse des effectifs de police, une tendance qui encouragerait le recours à l'autodéfense.

Pour le New York Times, cette passion très américaine des armes à feu n'est pas une fatalité. Le quotidien stigmatise la lâcheté des politiques : "Au lieu de trembler de peur devant les lobbys, les responsables politiques des deux partis feraient mieux de considérer le bilan annuel des morts par armes à feu comme un problème de santé publique et une question éthique. Les sondages montrent que les citoyens sont bien plus sages que leurs responsables sur cette question".

On estime à 283 millions le nombre d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, soit 97 armes pour 100 personnes, selon une enquête nationale sur les armes à feu de 2004. Le nombre de ménages propriétaires d'armes à feu continue cependant à diminuer depuis les années 1970. Selon la Brady Campaign to Prevent Gun Violence, citée par The Telegraph, des études montrent que de moins en moins de personnes possèdent de plus en plus d'armes à feu. Homicides et suicides compris, 30 000 personnes sont tuées par balle chaque année dans le pays.

04 Janvier : Journée Mondiale du Braille.


Le BRAILLE est un système d'écriture tactile à points saillants, à l'usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. Le système porte le nom de son inventeur, le Français Louis Braille et est célébré le jour de la naissance de ce dernier.
Louis Braille est né le 4 janvier 1809 à Coupvray, en Saine et Marne. Son père était bourrelier. A trois ans, jouant dans l'atelier familial, le jeune Louis se blesse à l'œil avec une serpette. L'infection qui suit gagne l'autre oeil et 1 an plus tard c'est la cécité. A 5 ans, Braille est définitivement aveugle.

À l'âge de dix ans, il obtint une bourse pour entrer à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles (désormais Institut National des Jeunes Aveugles) de Paris. À l'école, les enfants apprenaient à lire sur des lettres en relief mais ne pouvaient pas écrire parce que l'impression était faite avec des lettres cousues sur du papier. À l'âge de treize ans, il invente un système de points en relief inspiré par la visite du capitaine à la retraite Charles Barbier de la Serre qui avait imaginé un système d'écriture de nuit permettant aux militaires d'échanger les ordres silencieusement. Ce système de Barbier est basé sur douze points, tandis que celui de Braille l'est sur six; de plus, en représentant des sons à la manière de la sténographie, il était très complexe. Braille a ensuite amélioré son système pour y inclure la notation mathématique et le solfège.
Braille mourut le 6 janvier 1852 de la tuberculose, âgé de 43 ans. Sa dépouille fut transférée au Panthéon de Paris.
Louis Braille est le plus grand artisan de la promotion intellectuelle et sociale des aveugles!

Monday, January 02, 2012

Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?

La Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.


Ce sont des chiffres incroyables. On savait déjà que, fin 2008, George Bush et Henry Paulson avaient mis sur la table 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) pour sauver les banques américaines. Une somme colossale. Mais un juge américain a récemment donné raison aux journalistes de Bloomberg qui demandaient à leur banque centrale d'être transparente sur l'aide qu'elle avait apportée elle-même au système bancaire.

Après avoir épluché 20 000 pages de documents divers, Bloomberg montre que la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % ! Asphyxiés par de tels taux d'intérêt, les gouvernements sont "obligés" de bloquer les retraites, les allocations familiales ou les salaires des fonctionnaires et de couper dans les investissements, ce qui accroît le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession très grave.

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? "Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé", affirmait Roosevelt. Il avait raison. Nous sommes en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être suicidaire pour notre civilisation. Comme l'écrivent Edgar Morin et Stéphane Hessel dans Le Chemin de l'espérance (Fayard, 2011), nos sociétés doivent choisir : la métamorphose ou la mort ?

Allons-nous attendre qu'il soit trop tard pour ouvrir les yeux ? Allons-nous attendre qu'il soit trop tard pour comprendre la gravité de la crise et choisir ensemble la métamorphose, avant que nos sociétés ne se disloquent ? Nous n'avons pas la possibilité ici de développer les dix ou quinze réformes concrètes qui rendraient possible cette métamorphose. Nous voulons seulement montrer qu'il est possible de donner tort à Paul Krugman quand il explique que l'Europe s'enferme dans une "spirale de la mort". Comment donner de l'oxygène à nos finances publiques ? Comment agir sans modifier les traités, ce qui demandera des mois de travail et deviendra impossible si l'Europe est de plus en plus détestée par les peuples ?

Angela Merkel a raison de dire que rien ne doit encourager les gouvernements à continuer la fuite en avant. Mais l'essentiel des sommes que nos Etats empruntent sur les marchés financiers concerne des dettes anciennes. En 2012, la France doit emprunter quelque 400 milliards : 100 milliards qui correspondent au déficit du budget (qui serait quasi nul si on annulait les baisses d'impôts octroyées depuis dix ans) et 300 milliards qui correspondent à de vieilles dettes, qui arrivent à échéance et que nous sommes incapables de rembourser si nous ne nous sommes pas réendettés pour les mêmes montants quelques heures avant de les rembourser.

Faire payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées : sous prétexte qu'il y a un risque, elles prêtent à des taux très élevés, tout en sachant qu'il n'y a sans doute aucun risque réel, puisque le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est là pour garantir la solvabilité des Etats emprunteurs...

Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu'a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la "vieille dette" de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.

Rien n'empêche de mettre en place de tels financements dès janvier ! On ne le dit pas assez : le budget de l'Italie présente un excédent primaire. Il serait donc à l'équilibre si l'Italie ne devait pas payer des frais financiers de plus en plus élevés. Faut-il laisser l'Italie sombrer dans la récession et la crise politique, ou faut-il accepter de mettre fin aux rentes des banques privées ? La réponse devrait être évidente pour qui agit en faveur du bien commun.

Le rôle que les traités donnent à la BCE est de veiller à la stabilité des prix. Comment peut-elle rester sans réagir quand certains pays voient le prix de leurs bons du Trésor doubler ou tripler en quelques mois ? La BCE doit aussi veiller à la stabilité de nos économies. Comment peut-elle rester sans agir quand le prix de la dette menace de nous faire tomber dans une récession "plus grave que celle de 1930", d'après le gouverneur de la Banque d'Angleterre ?

Si l'on s'en tient aux traités, rien n'interdit à la BCE d'agir avec force pour faire baisser le prix de la dette. Non seulement rien ne lui interdit d'agir, mais tout l'incite à le faire. Si la BCE est fidèle aux traités, elle doit tout faire pour que diminue le prix de la dette publique. De l'avis général, c'est l'inflation la plus inquiétante !

En 1989, après la chute du Mur, il a suffi d'un mois à Helmut Kohl, François Mitterrand et aux autres chefs d'Etat européens pour décider de créer la monnaie unique. Après quatre ans de crise, qu'attendent encore nos dirigeants pour donner de l'oxygène à nos finances publiques ? Le mécanisme que nous proposons pourrait s'appliquer immédiatement, aussi bien pour diminuer le coût de la dette ancienne que pour financer des investissements fondamentaux pour notre avenir, comme un plan européen d'économie d'énergie.

Ceux qui demandent la négociation d'un nouveau traité européen ont raison : avec les pays qui le veulent, il faut construire une Europe politique, capable d'agir sur la mondialisation ; une Europe vraiment démocratique comme le proposaient déjà Wolfgang Schäuble et Karl Lamers en 1994 ou Joschka Fischer en 2000. Il faut un traité de convergence sociale et une vraie gouvernance économique.

Tout cela est indispensable. Mais aucun nouveau traité ne pourra être adopté si notre continent s'enfonce dans une "spirale de la mort" et que les citoyens en viennent à détester tout ce qui vient de Bruxelles. L'urgence est d'envoyer aux peuples un signal très clair : l'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens.

Michel Rocard est aussi le président du conseil d'orientation scientifique de Terra Nova depuis 2008. Pierre Larrouturou est aussi l'auteur de "Pour éviter le krach ultime" (Nova Editions, 256 p., 15€)

Le trésor des lingots d’or devrait en partie revenir à la RATP




L'affaire avait fait grand bruit. A la veille du nouvel an, dans la soirée, une valise abandonnée est signalée dans un train du RER B stationné à la gare de triage de Massy, dans l'Essonne. Les services de déminage sont aussitôt appelés. Ils font exploser le colis suspect et ont la surprise de découvrir qu'il renferme... vingt petits lingots d'or.

La valeur du colis est estimée à près de 800 000 euros. Un butin qui pourrait finalement être partagé entre le conducteur du RER et la RATP, explique Le Figaro. "Selon les premiers éléments de l'enquête, l'or ne provient en effet pas de lingots officiels et estampillés mais a été refondu. Il est donc probable que le contenu de cette valise bleue ait été abandonné par son propriétaire qui craignait un contrôle de police et donc plus que probable que l'intéressé ne se présente pas aux enquêteurs pour récupérer son bien", poursuit le quotidien.

En effet, comme le dispose l'article 716 du code civil, un "trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard". Ce qui semble être le cas de cette trouvaille miraculeuse. Le conducteur de la rame aurait ainsi le statut d'inventeur du trésor, tandis que la RATP, en tant que propriétaire du "terrain" de la découverte, en récolterait la moitié.

"La propriété d'un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds [sur son terrain] ; si le trésor est trouvé dans le fonds d'autrui, il appartient pour moitié à celui qui l'a découvert, et pour l'autre moitié au propriétaire du fonds", précise le texte.

Seul l'Allemagne a pu bénéficier de la monnaie unique

l'Allemagne, bien que contributrice nette des fonds de solidarité européens, est toujours la grande gagnante de l'euro


En Allemagne, les études mesurant l'opinion de la population sur l'euro se suivent, et parfois... se contredisent. Une enquête publiée en décembre 2011 par le Centre pour les études politiques européennes (CEPS) assurait que deux Allemands sur trois soutenaient la monnaie unique. Des résultats en décalage avec les enquêtes menées par l'institut de sondages d'opinion d'Allensbach, qui estime de son côté que deux Allemands sur trois... n'ont pas confiance dans l'euro et regrettent le deutschemark.

Le débat vieux de dix ans a repris, en cette année de crise de la zone euro, avec la même ardeur qu'à l'époque de l'introduction de la monnaie unique. Le point culminant des débats a été atteint cet été, lorsque trois économistes de renom ont défendu devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe un recours contre les aides accordées par l'Allemagne aux pays en difficulté de la zone euro. Le spectre du "renflouement" des pays défaillants a jeté le doute sur la solidité de la monnaie européenne et attisé la nostalgie du mark.

Pourtant, les études sont unanimes : l'Allemagne, bien que contributrice nette des fonds de solidarité européens, est toujours la grande gagnante de l'euro. Depuis son introduction dans les échanges en 1999, les exportations allemandes en direction des pays de l'Union européenne ont bondi de 9 % par an, contre 3 % par an entre 1990 et 1998. Elles représentent 40 % du total des exportations allemandes. L'euro, en supprimant le risque de change, a notamment facilité les exportations des entreprises de taille moyenne, moteurs de la croissance allemande, vers les pays européens.

Une étude de l'institut fédéral des statistiques Destatis, parue en décembre, montre même que le taux d'inflation, grande préoccupation des Allemands, a été de 1,6 % en moyenne depuis l'introduction de l'euro, contre 2,6 % à l'époque du deutschemark.

Dans ces conditions, comment expliquer cette position ambivalente des Allemands vis-à-vis de la monnaie unique ? Il y a d'abord l'argument psychologique. "Le deutschemark était le symbole du miracle économique et de la réunification ; il était considéré, à côté du franc suisse, comme la monnaie la plus stable d'Europe", rappelait Jens Weidmann, président de la Banque centrale allemande, dans un discours prononcé le 18 décembre.

Il y a aussi l'impression de hausse des prix. Malgré la faible inflation relevée par l'office des statistiques, les biens de consommation courante se sont effectivement renchéris avec l'euro, d'où son surnom de "teuro", de l'adjectif teurer, "plus cher". "Teuro" a été le mot de l'année 2002, mais aussi des années suivantes.

C'est bien de ce côté qu'il faut chercher les raisons du désamour. En 2002, l'Allemagne compte 5 millions de chômeurs et lutte pour retrouver de la compétitivité. En 2005, elle flexibilise son marché du travail, les prestations sociales sont rabotées.

Dans le même temps, la progression des salaires subit un coup de frein. Les entreprises exportent de plus en plus, mais le pouvoir d'achat réel des salariés baisse. Un déclassement que l'euro-"teuro" tend à exacerber. Le parti d'extrême gauche Die Linke rappelle souvent que l'euro, s'il a été bon pour les entreprises, est synonyme de sacrifices importants pour les salariés. A l'heure où l'Europe admire les performances de l'économie allemande, le fossé entre riches et pauvres n'a jamais été aussi profond.

Menace d’intervention militaire de la SADC : 1550 hommes rengagés dans l’Armée malagasy



Le gouvernement a décidé de porter à 1550, le nombre des éléments nouvellement recrutés au sein de l’Armée malagasy. Cette décision a été prise cette semaine et pour la plupart, les principaux concernés ont déjà reçu leur convocation. Bon nombre d’observateurs ont exprimé leur effarement en apprenant cette nouvelle puisque le dernier rengagement a eu lieu seulement au mois d’août dernier. Par ailleurs, la Haute Autorité de la Transition a décidé de recruter trois fois plus du nombre prévu. Faut-il rappeler que les responsables de Commandement de l’Armée ont déjà annoncé que 600 éléments issus des jeunes qui ont déjà terminé leur service légal seront rengagés.

Institutions. D’après les informations qui nous sont parvenues, cette décision a été prise pour faire face aux menaces d’attaque extérieure. Selon toujours notre source, des rumeurs sur la préparation d’une attaque contre la Grande Ile, par la Force d’interposition de la SADC, ont circulé au niveau des casernes depuis quelque temps. Reste à savoir si la décision de la HAT de rattacher ces nouveaux éléments auprès de la Présidence et de la Primature pour renforcer la sécurité de ces Institutions a un lien quelconque avec cette menace. En outre, d’autres éléments seront envoyés dans des Corps stratégiques tels que la Base Aéronavale d’Ivato, le 1er Régiment des Forces d’Intervention (RFI Ivato) et la BATAC Arivonimamo. 25 hommes seulement vont renforcer les éléments sportifs du COSFA.

Affrontements. En tout cas, ces éléments nouvellement recrutés ont jusqu’au 3 janvier 2011 pour compléter leurs dossiers et rejoindre leur Corps respectif. On constate ces derniers temps que les Forces de l’ordre commencent à faire confiance aux jeunes éléments. Notamment dans la réalisation des travaux de maintien de l’ordre effectués par l’Emmoreg et durant le règlement des affrontements interarmes comme ce qui s’est passé à Ivato lors de l’assaut à la BANI contre les Lieutenant-colonel Charles et consorts. A propos de cette affaire, l’on a appris que des Officiers qui ont été encadrés par le Général Rakotonandrasana Noël à l’ACMIL font pression sur les responsables de Commandement de l’Armée en ce moment, afin de libérer celui-ci, ou du moins de l’assigner sous résidence surveillée.