Sunday, October 09, 2011
Les infos de la semaine
8 tonnes de viande de tortues de Madagascar saisies
Les gendarmes de Madagascar ont réalisé une importante saisie de viande de tortue fumée et de tortues destinées au trafic vendredi dernier dans le Sud de Madagascar. Les hommes de la compagnie de gendarmerie d’Ambovombe Androy ont retrouvé plusieurs tonnes de viande dans différents villages. Les braconniers ont fui, laissant derrière eux des preuves de leur trafic d’animaux. Six chefs de village ont été arrêtés.
Vaste coup de filet des gendarmes de Madagascar vendredi dernier. 8200 kilos de viande de tortue fumée, 155 kilos de viande fraîche et 222 tortues encore vivantes ont été saisis dans différents villages du Sud de la Grande Ile. Le braconnage de tortues est fréquent dans cette partie de Madagascar. Des tortues, classées espèce protégée, sont tuées pour leur viande et leur carapace, revendues à prix d’or.
Après une première prise, les gendarmes ont inspecté six villages de la commune rurale de Tranavao vendredi dernier, rapporte l’Express de Madagascar dans son édition du jour. A la fin de l’opération, ils ont mis la main sur une montagne de tortues massacrées. "Des informateurs nous ont indiqués qu’un réseau de braconniers avait rassemblé plusieurs tonnes de viande de tortue", a déclaré le capitaine Janvier Parfait Tsiketa, cité par l’Express de Madagascar. Avec ces informations, les gendarmes ont mis la main sur plusieurs tonnes de viande de tortue fumée.
Les braconniers, prévenus de l’arrivée des forces de l’ordre ont déserté leurs villages, sans prendre le temps de supprimer les traces de leur important trafic. Six suspects ont été arrêtés, dont les les chefs des villages où les carcasses d’animaux ont été retrouvés. A divers endroits, les gendarmes ont retrouvé des carapaces entassées. Les tortues retrouvées vivantes ont été relâchées dans la nature. Si coutumes interdisent la consommation de la viande de tortue, les trafiquants seraient, selon l’Express de Madagascar, des immigrés non tenus de se plier à ces règles. Les gendarmes ont interrogé les suspects pendant près de deux jours pour tenter d’obtenir des informations sur le réseau de braconnage, en recrudescence dans cette partie de l’île.
Les tortues radiées, qui ont pourtant la capacité de s’adapter à leur milieu pendant des millions d’années, sont décimées par le braconnage. Souvent destinées aux exportations illégales, leur population s’est considérablement réduite. En 2005, WWF évaluait à 60000 spécimens repérés chaque année, entre 1999 et 2010, seules 8000 tortues ont pu être enregistrées par les différents acteurs de la conversation.
Le premier ministre malgache Camille Vital proche de la sortie?
Le Premier ministre malgache Camille Vital proche de la sortie ?
Le Premier ministre Camille Vital aurait été prêt à démissioner
AFP PHOTO/ Grégoire Pourtier
Par RFI
A Madagascar, presque trois semaines après la signature de la feuille de route de sortie de crise, on est toujours au point mort. L’accord reste vague sur de nombreux points, et son application fait l’objet de diverses interprétations. Andry Rajoelina a certes démarré mercredi 5 octobre les consultations pour la nomination d’un Premier ministre, mais le processus est lent, et le candidat idéal n’existe pas. Seul un véritable gouvernement d’union nationale pourra symboliser l’effectivité du processus, mais pour le moment, l’équipe nommée en mars est toujours en poste.
En milieu de journée, plusieurs témoins assuraient que Camille Vital avait fait part de sa lassitude, de son énervement, et qu’il était donc prêt à démissionner de son poste de chef du gouvernement. Un conseil des ministres avait justement lieu dans l’après-midi, mais aucune annonce officielle n’a été faite.
Le général a-t-il changé d’avis ? En poste depuis bientôt deux ans, il ne peut prétendre incarner le consensus, et son sort est théoriquement scellé. Avec la participation de l’opposition dans le processus, le tour de passe-passe qui lui avait permis de se maintenir en mars dernier ne devrait pas être renouvelé. Mais sans doute Vital peut-il considérer que, finalement, l’application de la feuille de route est encore loin d’être concrétisée, et que l’heure de s’effacer n’est donc pas encore venue.
Depuis la signature, le camp du président évincé Marc Ravalomanana reste à l’écart des tractations, misant sur le retour d’une mission de la SADC. Et l’autre mouvance d’opposition, celle d’Albert Zafy, continue de critiquer vertement l’accord qu’elle a pourtant validé.
L’intention initiale de Camille Vital a ainsi pu être modifiée par les déclarations virulentes d’Emmanuel Rakotovahiny, qui font planer une menace sur le processus. « Méfiez-vous d’Andry Rajoelina ! Nous avons signé la feuille de route, mais cela ne signifie pas que nous l’acceptons de façon béate ».
Personne n’est béat devant cette feuille de route, qui ne peut régler tous les problèmes à elle seule. Mais aujourd’hui, c’est à se demander si elle sera un jour mise en œuvre avec toutes les parties prenantes.
A Madagascar, l'Unicef encourage la construction de latrines
A Madagascar, l’équipement en latrines est très insuffisant, et bien souvent carrément absent en zone rurale. Seuls 11% des ménages ont accès à des installations sanitaires adéquates, et on estime que près d’un tiers de la population fait ses besoins dans la nature, ce qui a de nombreuses conséquences sanitaires ou même économiques. L’Unicef et ses partenaires ont donc lancé mardi 4 octobre un programme visant à ramener à 1% le taux de défécation à l’air libre d’ici 2018. Un budget de 11,5 millions de dollars sera ainsi consacré pour cette sensibilisation.
L’Unicef ne prévoit pas de construire des latrines pour chaque foyer. L’argent sera utilisé pour faire prendre conscience aux populations de l’intérêt concret pour elles de ne plus aller faire leurs besoins dans un champ ou sur la plage. « Le fait de déféquer à l’air libre peut avoir des impacts sur l’économie du pays, sur le tourisme, sur le revenu des ménages et aussi sur les maladies », affirme Evariste Kouassi, membre de l'Unicef.
Quand un village du district de Betafo dans le centre du pays a été touché par une épidémie, il a payé cher son insalubrité et a même été rejeté par les communautés environnantes. Victime à l'époque, une habitante semble avoir été convaincue de la démonstration faite par les intervenants de l'Unicef. « Un animateur a pris un cheveu, l’a fait touché un excrément et l’a plongé dans un verre d’eau, raconte-t-elle. Ensuite, il nous a proposé de le boire. Evidemment, c’était non ! Après, on nous a demandé combien une mouche avait de pattes, et cela nous a définitivement dégoûté. Alors, dans tout le village, on s’est mis d’accord pour que chacun construise sa latrine ».
Les 13 maisons ont désormais leurs toilettes en torchis et en chaume, et des espaces ont été libérés pour reprendre l’agriculture. Cette stratégie-choc semble ainsi plus efficace que celles tentées depuis une dizaine d’années. « On a des communautés très réticentes depuis des années qui aujourd’hui, à travers les approches qu’on est en train de mettre en œuvre, changent énormément », rapporte Evariste Kouassi.
Il a été calculé que la défécation à l’air libre coûtait près de 200 milliards par an au pays.
A Andapa 30000 Habitants presque privés d'eau
Article publié le : mardi 04 octobre 2011 sur rfi.fr
A Madagascar, selon l’enquête périodique auprès des ménages publiée en août 2011 par l’Institut national de la statistique, 54 % de la population n’a pas accès à l’eau potable, et s’approvisionne dans des rivières ou des sources non protégées. Dans les villes, ce taux est de près de 30 %, et varie selon les agglomérations. Car faute d’investissements depuis des années de la part de la Jirama, la compagnie nationale de distribution, dans la plupart des cas le réseau n’est pas étendu alors que la démographie augmente. C’est ainsi qu’à Andapa, ville du nord-est de l’île, les habitants se retrouvent presque privés d’eau courante durant trois mois par an.
De septembre à novembre, c’est la saison sèche à Andapa. C’est une période difficile pour ses 30 000 habitants. « Les gens attendent à la borne-fontaine. Les premiers y vont à l’ouverture, à minuit. Les gens se lèvent très tôt et attendent jusqu’à 18 heures, c’est très fatigant », rapporte Marie-Ange Livarisoa, membre de la société civile de la commune.
La ville se trouve pourtant dans une région au climat tropical, chaud et humide, avec une pluviométrie importante. « C’est un problème de gestion de l’eau dans le bassin versant, parce qu’il y a eu trop de défrichements. L’eau s’évapore, ruisselle, et n’est pas stockée, explique Hanta Rabetaliana préside à Madagascar l’Association des populations des montagnes du monde. Le deuxième problème est celui de la gestion de réseaux. La population d’Andapa a doublé entre 30 ans or les infrastructures datent de 30 ans, avec aucun investissement ».
Et malheureusement, ce cas n’est pas isolé. « C’est quasiment dans toutes les municipalités qu’on trouve ce cas de figure, déplore Hanta Rabetaliana. C’est pour cela qu’on aimerait que chaque municipalité se réveille pour prendre ses responsabilités mais aussi dialoguer avec la société civile et la Jirama pour arriver à des situations un peu plus saines que celles qu’on a actuellement ».
La plate-forme mise en place à Andapa a déjà imposé la fin du défrichage sur le bassin versant. Elle espère maintenant une extension du réseau de distribution.
Saisie de près de cinq tonnes de pierres semi-précieuses
Les forces de sécurité malgaches ont démantelé un réseau de trafic de pierres précieuses impliquant des ressortissants africains. Hier en début de soirée, quatre tonnes et demie de tourmaline ont été saisies dans une villa louée par des Guinéens à Ivandry, à Antananarivo. Cet important coup de filet fait suite à l’arrestation de ces trafiquants guinéens samedi sur la Route nationale 7, non loin d’Antsirabe. Ils transportaient à bord de leur voiture une quantité assez conséquente de 877 kg de tourmaline. Ils ont été placés en garde à vue à la brigade de la gendarmerie d’Antsirabe.
Les forces de l’ordre malgaches mettent les bouchées doubles pour combattre les ruées sauvages et le pillage des richesses minières du pays. Les nouvelles mesures de contrôle annoncées par les autorités la semaine dernière ont porté leurs fruits.
Dimanche 2 octobre en début de soirée, la police des mines et la gendarmerie ont découvert une importante cache de pierres semi-précieuses lors d’une perquisition menée dans une villa tananarivienne. " Il s’agit de 84 sacs remplis de tourmaline, représentant près de quatre tonnes et demie au total, rapporte l’Express de Madagascar dans son numéro de ce lundi. La marchandise appartient à des trafiquants guinéens, qui ont été arrêtés samedi sur la RN7, près d’Antsirabe, avec quelque 877 kg de tourmaline, précise le quotidien malgache.
Auditionnés par les gendarmes, les Guinéens auraient indiqué que ces pierres devaient être exportées à l’état brut vers la Thaïlande, à Bangkok, plus précisément.
Le ministère des Mines et des Hydrocarbures a décidé d’intensifier les mesures de contrôle face à la recrudescence des commerces illicites de richesses minières du pays. " Plusieurs mesures ont été annoncées dont, entre autres, le bouclage de la province d’Antananarivo et surtout de l’aéroport international d’Ivato, la porte de sortie la plus probable des exportations illicites de produits miniers ", indique l’Express de Madagascar. Parallèlement, sur les routes, les contrôles ont été renforcés et des fouilles systématiques ont aussi été pratiquées.
Après l’arrestation des trafiquants guinéens, les enquêteurs espèrent pouvoir remonter la filière et démanteler le réseau. Lors de la perquisition menée chez ces Africains, les gendarmes et la police des mines ont par ailleurs mis la main sur des cargaisons de savons ainsi que des produits cosmétiques divers. Ce qui laisse à penser qu’ils utilisaient le commerce d’articles de beauté pour masquer leurs activités illégales.
101 déclarations de bois de rose enregistrés au nord-est
La région de Sava, situé au nord-est de Madagascar, a enregistré 101 déclarations de bois de rose suite à la recommandation du gouvernement de la transition, a dit le chef de région Sava, M. Abdillah, cité samedi par les journaux malgaches.
Le nombre de stock est estimé à des milliers de conteneurs", a dit le chef de région Sava en ajoutant que les étapes suivantes sont entre autres le comptage des bois dans les conteneurs, la vérification des bois précieux, le saisi et la vente des bois sans papier.
Pourtant un membre du Conseil supérieur de la transition natif de la région, Betiana Bruno, a mis en garde l'autorité de la transition de faire le saisi avec concertation pour éviter une effervescence dans la région nord-est de Madagascar.
Il faut noter que le directeur général des forêts auprès du ministère de l'Environnement et des Forêts, Julien Noël Rakotoarisoa, a déjà annoncé que 200 000 rondins de bois de rose, estimés à peu près à 300 millions de dollars, sont actuellement déclarés.
Le ministre de l'Environnement et des Forêts, le général Herilanto Raveloharison, a indiqué également que ces déclarations ont été effectuées par 110 opérateurs.
Les déclarations faites suite à l'appel du gouvernement de la transition, qui a demandé aux opérateurs économiques de déclarer leur stock de bois précieux avant le 8 septembre pour distinguer les opérateurs légaux aux exploitants illicites des bois de rose.
Un décret sorti en mars 2010 par le gouvernement de la transition interdit l'exploitation des bois de rose et bois d'ébène suite aux trafics illicites massifs de bois de rose provenant de Madagascar, qui ont fait des polémiques dans le monde depuis 2009.
Une pluie exceptionnelle d'étoiles filantes samedi
Les étoiles qui seront visibles samedi seront des Draconides, moins connues et plus rares que les Perséides. Leur intensité varie, et dépend notamment du passage de la Terre dans le nuage de poussières ou à côté, explique l'astronome François Colas.Les astronomes parlent d'un évènement exceptionnel, qui ne se reproduira pas avant une quarantaine d'années. Une pluie d'étoiles filantes va passer dans le ciel de l'Europe et de l'Asie centrale, samedi 8 octobre, à un taux de 60 à 600 étoiles visibles par heure, soit entre une et dix par minute.
Les astronomes s'attendent à deux pics : le premier aura lieu très précisément à 19 h 09, heure de Paris, et le deuxième à 21 h 57. Le premier passage visible a été perturbé par le crépuscule, comme le craignaient les experts. Mais le deuxième, sauf nuages, devrait être parfaitement visible. En tout, le phénomène durera jusqu'à 23 heures.
PLUIE DE DRACONIDES
Cette abondance d'étoiles filantes s'explique par le passage de la Terre à proximité du nuage de débris éjectés par la comète 21P/Gicobini-Zinner. Cette comète, découverte en 1900, revient tous les 6,6 ans à proximité de la Terre et du Soleil. Lors de son passage, les débris de la comète se frottent sur l'air, s'échauffent puis se volatilisent, donnant des étoiles filantes.
Les étoiles qui seront visibles samedi seront des draconides, moins connues et plus rares que les perséides, visibles tous les ans pendant environ un mois au cours de l'été. L'intensité des draconides varie, et dépend notamment du passage de la Terre dans le nuage de poussières ou à côté, explique l'astronome François Colas.
A l'occasion de cette pluie intense, un avion équipé d'une dizaine de caméras doit survoler pendant huit heures les nuages au nord de la Norvège, dans le cadre d'une mission européenne,a annoncé l'Observatoire de Paris, à l'origine de l'initiative.
Saturday, October 08, 2011
Aloès ou vahona, une plante pour guérir les hommes....

On utilise le suc épaissi, obtenu des feuilles incisées, pour son effet laxatif et cholagogue. Le gel extrait des feuilles d'Aloe peut également soulager les douleurs cutanées et accélérer la guérison lorsqu'il est appliqué sur les plaies ou les brûlures. Une nouvelle application de l'Aloès est apparue dans le domaine des cheveux avec la société malgache Salama: une crème capillaire à base d'Aloès. Force nous est de constater que derrière sa légende, sa beauté un peu mystérieuse et son aspect énigmatique, cette plante dissimule une richesse incroyable qu'elle ne demande qu'à partager avec nous. Énormément de laboratoires du monde entier ont développé des produits à base d'Aloès et qui font du miracle.
Cancers, maladies de peau incurables, problèmes digestifs chroniques… rien ne résiste à l’aloe vera. Et les résultats sont tel que certains parle déjà du "miracle de l'aloe vera". Attention, contrairement à ce que vous pouvez penser, l'aloe vera ne remplace pas vos médicaments !!!
L'aloe vera pour le corps
L'aloe vera permet d'entretenir votre corps de l'intérieur. Pour nettoyer de votre système digestif et vos voies urinaires ou effacer l'effet du stress ou de la fatigue, essayer les produits à base d'aloe vera.
Il existe également des produits à l'aloe vera pour le bon fonctionnement du métabolisme, retrouver vitaité et dynamisme, brûler les graisses, renforcer les défenses de l'organisme ou encore retrouver ou maintenir un niveau sportif.
Essayer l'aloe vera c'est l'adoptée !!!
L'aloe vera pour la peau et les cheveux
L'aloe vera regroupe beaucoup de vitamines, principalement les vitamines A, E ainsi que celles du groupe B, celles qui correspondent à la peau et aux cheveux. Tous les sels minéraux indispensables : phosphore, potassium, calcium, chlore, fer, zinc... sont présent dans l'aloe vera.
L'aloe vera pour la peau :
En résumé, l'aloe vera, de par sa structure génétique, dispose de caractèristiques très intéressantes pour la peau : cicatrisations, régénérations cellulaires, hydratation cutanée, anti-inflammatoire, antibiotique. De ce fait, les cosmétiques à l'aloe vera sont extrèmements recommandés dans les cas de prurit, d'eczéma, de petites blessures, d'irritations, de mycoses et même de boutons de fièvre ou d'herpès !
L'aloe vera pour les cheveux :
De même, pour les soins capillaires, l'aloe vera permet d'assainir les racines, reparer les pointes fourchues, fortifier le cuir chevelu. L'aloe vera permet un démellage facile, donne volume, brillance, éclat et souplesse à vos cheveux.
Les fonctions de l'aloe vera
Non seulement, l'aloe vera stimule les défenses immunitaires, mais il est antibiotique, anti-inflammatoire, puissamment cicatrisant. Il aide à éliminer les toxines, à nettoyer les organes encombrés (reins, foie…). Il soulage les crampes d'estomac et les maux gastriques. L'aloe vera est recommandé aux diabétiques, et au personnes souffrant d'allergies, de constipation, de problèmes cardiaques.
Après la mort de Steve Jobs, l'iPhone 4S connait un succès "extraordinaire"
La présentation de l'iPhone 4S, mardi 4 octobre.L'opérateur téléphonique américain AT&T a annoncé vendredi 7 octobre que le lancement de la dernière génération de l'iPhone d'Apple connaissait un succès sans précédent, avec plus de 200 000 réservations prises aux Etats-Unis en moins de deux heures. L'iPhone 4S, présenté mardi par Apple à la veille du décès de son légendaire patron et co-fondateur Steve Jobs, doit être mis en vente le 14 octobre aux Etats-Unis et dans six autres pays, dont la France, mais les clients intéressés pouvaient en passer commande à partir de vendredi.
"AT&T a vu une demande extraordinaire pour l'iPhone 4S, avec plus de 200 000 réservations rien que pour les 12 premières heures, le lancement d'iPhone le plus réussi que nous ayons jamais eu", a indiqué l'opérateur dans un communiqué. Deux autres opérateurs américains, Verizon Wireless et Sprint, ont désormais également accès à l'iPhone, mais ils n'avaient pas livré de chiffres de vente vendredi soir pour cet appareil.
ENORME VAGUE DE SYMPATHIE
Cet appareil, qui a déçu certains analystes en raison de sa similitude avec l'iPhone 4, sorti en 2010, est doté d'un processeur aussi puissant que celui de l'iPad et d'un système sophistiqué de commande vocale, baptisé Siri. Outre ses qualités intrinsèques, l'appareil va vraisemblablement bénéficier de l'énorme vague de sympathie déclenchée par le décès à 56 ans de Steve Jobs, dont selon le Wall Street Journal les obsèques ont été célébrées en privé vendredi.
Quelques heures après la présentation de l'iPhone 4S, l'analyste Ben Reitzes, de Barclays Capital, avait noté que ce nouvel appareil bénéficiait du "lancement le plus rapide de l'histoire de l'iPhone", grâce notamment à l'ajout de nouveaux opérateurs (Sprint aux Etats-Unis, KDDI au Japon). Avant la fin de l'année l'iPhone 4S sera distribué dans 70 pays avec 100 opérateurs, notait M. Reitzes, qui du coup table sur un presque doublement des ventes d'iPhone entre l'été et le printemps : il escompte 30,8 millions d'appareils vendus entre octobre et décembre, contre 17,9 millions entre juillet et septembre.
En juin 2010, Apple avait annoncé avoir vendu 1,7 million de ses nouveaux téléphones iPhone 4 en trois jours, et Steve Jobs avait salué "le lancement le plus réussi dans l'histoire d'Apple".
Friday, October 07, 2011
Afrique australe et Océan Indien: La COI veut intégrer l’Union africaine
Que doit-on penser de cette décision prise ou de ce souhait exprimé lors du 27e Conseil des ministres de la Commission de l’Océan indien (COI) le 6 octobre 2011, d’intégrer l’Union africaine ? Est-ce un aveu d’impuissance ou d’embarras dans un contexte géopolitique et géostratégique dominé par la compétition sourde et difficile entre asiatiques, européens, anglo-saxons, africains et dans laquelle les États membres de la COI, en dépit de leur attachement historique à l’Europe et en particulier à la France, n’arrivent pas à faire de la COI un instrument capable de s’affirmer et de résoudre seule les problèmes auxquels ses membres sont confrontés ? Ou bien est-ce, comme le thème de ce 27e Conseil de la COI le stipule, une manière de consolider l’espace politique et économique par rapport à la COMESA ou à la SADC ? En tout cas, la Présidence de la COI s’est vu confier la mission d’obtenir le statut d’observateur auprès de l’Union africaine pour la COI. Ce qui peut signifier que la COI souhaite se faire admettre comme entité à part entière dans l’Union africaine ou qu’elle adhère à l’ensemble régional continental pour être plus puissante et bénéficier de cette solidarité africaine.
Dans le cas de Madagascar et de l’île Maurice, cette décision signifie consolidation de leur appartenance à l’Afrique, au continent africain ; les deux pays étant eux aussi déjà membres du bloc sous-régional de la SADC. La COI, par sa Présidence qui est assurée par l’île Maurice, et son Secrétariat général confié aux Seychelles, a joué un rôle non négligeable aux côtés de l’équipe de médiation de la SADC et de la Troïka dans la signature de la feuille de route du 17 septembre du Paon d’Or Ivato. La COI a manifesté cette politique de proximité et sa disponibilité à contribuer politiquement à la résolution de la crise malgache. Le Conseil des Ministres de la COI a proposé « selon des modalités à convenir, la collaboration de la COI avec le bureau de liaison de la SADC à Madagascar ».
Dans le cas de Madagascar et de l’île Maurice, cette décision signifie consolidation de leur appartenance à l’Afrique, au continent africain ; les deux pays étant eux aussi déjà membres du bloc sous-régional de la SADC. La COI, par sa Présidence qui est assurée par l’île Maurice, et son Secrétariat général confié aux Seychelles, a joué un rôle non négligeable aux côtés de l’équipe de médiation de la SADC et de la Troïka dans la signature de la feuille de route du 17 septembre du Paon d’Or Ivato. La COI a manifesté cette politique de proximité et sa disponibilité à contribuer politiquement à la résolution de la crise malgache. Le Conseil des Ministres de la COI a proposé « selon des modalités à convenir, la collaboration de la COI avec le bureau de liaison de la SADC à Madagascar ».
Nuits d'ivresse à Cardiff

Outre-Manche, on appelle ça le "binge drinking", comprendre la cuite express. Tous les week-ends, dans la capitale du Pays de Galles, comme ailleurs dans le pays, des jeunes envahissent les rues pour faire la fête, s'alcoolisant parfois jusqu'au KO.
"Je ne sors jamais seul. J'étais avec un ami photographe et ces filles prenaient la pose pour lui. Quand elles m'ont vu, elles ont été prises d'un fou rire. J'aime sortir des codes convenus du portrait."A Cardiff, ce genre de scène fait partie du paysage de fin de semaine, quelle que soit la température extérieure : des jeunes filles, très légèrement vêtues et perchées sur de hauts talons, titubantes et vomissantes. Des post-adolescents débraillés avachis sur le bitume, la tête cabossée et les yeux vitreux. Tous complètement imbibés et à moitié conscients. Rien à voir avec une petite virée alcoolisée entre amis. Tous les samedis soir dans la capitale du Pays de Galles, des grappes de jeunes gens envahissent les pubs et les bars de St. Mary's Street, à quelques encablures du célèbre Millenium Stadium, avec un seul objectif en tête : se mettre carrément K-O. Une habitude qui concerne l'ensemble du Royaume-Uni.
En anglais, on appelle ça le binge drinking, entendez « biture-express ». On dit aussi « intoxication alcoolique aiguë » ou encore « alcoolisation paroxysmique intermittente ». Le principe reste le même : absorber la plus grande quantité d'alcool possible en un minimum de temps. Plus qu'un folklore, il s'agit désormais d'un véritable fléau outre-Manche. Un problème de santé et de sécurité publiques que les autorités ont bien du mal à résoudre. Comportements antisociaux, comas éthyliques, traumatismes, maladies du foie, problèmes cardiaques, violences, viols, accidents... Le binge drinking n'en finit pas de faire des ravages. Et touche toutes les classes sociales.
Selon une enquête européenne menée en octobre 2009, les Britanniques sont les plus grands consommateurs d'alcool de l'Union européenne (UE). L'UE étant elle-même la région la plus alcoolisée au monde. Si les sujets de Sa Majesté ne sont pas les buveurs les plus réguliers - - ils ne boivent que quatre fois en moyenne par semaine -, ils sont, en revanche, numéro un en termes de quantité ingurgitée en un seul soir. 24 % d'entre eux consomment au moins cinq verres en une soirée. Et ce sont les jeunes qui battent tous les records.
Il y a quelques années encore, ce « sport » était principalement réservé aux étudiants. Depuis quelque temps, les autorités observent qu'il tend à se féminiser et à gagner des collégiens pas encore teen-agers. En dix ans, la pratique de la « biture expresse » a doublé chez les filles âgées de 16 à 24 ans, tandis qu'elle se répand chez les 11-13 ans. En début d'année, un enfant de 3 ans a même été soigné pour alcoolisme dans un hôpital britannique. Il fait partie des treize jeunes âgés de moins de 13 ans traités pour leur consommation excessive d'alcool entre 2008 et 2010. Ils étaient près de 200 entre 13 et 16 ans.
Pendant ce temps, les distributeurs, comme les supermarchés, continuent de casser les prix, et les pubs, de vendre des pintes de bière (plus de 50 cl) à 3 euros et des alcopops pour quelques pence de plus. Ces sodas alcoolisés (jusqu'à 6 %) sont très prisés des filles : le sucre masque le goût de l'alcool, mais accentue son effet. Depuis des années Londres tente d'intervenir, mais les mesures répressives et les campagnes de prévention restent sans effet. Difficile de faire la leçon. Les étudiants de Bullingdon Club, un cercle très sélect de l'université d'Oxford, sont réputés pour siffler des bouteilles dans les grands restaurants avant d'aller dégrader et casser tout ce qui se trouve sur leur passage. Le maire de la capitale britannique, Boris Johnson, et le premier ministre, David Cameron, ont tous les deux été membres de ce célèbre « binge » club.
Comment la Chine domine-t-elle le marché du solaire ?

Elle est connue comme "l’usine solaire du monde". La Chine a beau être l’une des économies les plus polluantes de la planète, engloutissant des barils de pétrole et carburant aux centrales à charbon, elle conforte aussi chaque jour davantage sa position dominante dans le secteur de l’énergie solaire.
Pékin, c’est le premier producteur mondial de panneaux photovoltaïques, avec désormais 70 % des parts de marché du secteur. Huit des douze plus gros fabricants mondiaux de cellules photovoltaïques, comme Suntech Power, JA Solar ou Yingli Green Energy, sont en effet originaires de Chine ou de Taiwan.
Une performance obtenue en moins de dix ans, grâce essentiellement à une tarification très agressive. Les prix des panneaux solaires chinois ont ainsi récemment chuté à 1,2 dollar par watt généré, contre 1,7 dollar l'an dernier, soit un coût nettement plus faible que la moyenne mondiale, qui s’élevait à environ 2 dollars en 2010. Les entreprises chinoises peuvent en effet compter sur le soutien de Pékin, en obtenant des prêts intéressants auprès des banques d'Etat. Le pays, qui vient d’inscrire les énergies renouvelables dans son nouveau plan quinquennal, a par ailleurs mis en place des subventions pour les grandes installations solaires, couvrant ainsi une partie de leurs coûts d’installation.
Le boom du photovoltaïque est tel que dans de nombreuses régions, comme dans le Qinghai, à l'ouest du pays, le bassin d'emploi local a été asséché par les développeurs de projets solaires qui se bousculent pour obtenir davantage de travailleurs. China Power Investment Corp a par exemple demandé l'aide de l'armée, employant deux mille soldats pour installer des panneaux solaires.
Conséquence : les entreprises chinoises sont parvenues à écarter un à un leurs principaux concurrents étrangers. Ces derniers mois, ce sont encore trois grosses entreprises américaines qui ont fait faillite, victimes de la guerre des prix dans le solaire : le fabricant de panneaux Solyndra – qui avait pourtant lui aussi profité d’une aide d’Etat, avec le plan de relance de l'administration Obama en 2009 - Evergreen Solar, qui a été coté au Nasdaq, et SpectraWatt.
Mais en réalité, cette politique des bas coûts qu’elle a initiée, la Chine en paye aussi le prix. Nombre d’entreprises chinoises peinent à dégager des marges de profit, tant les prix sont tirés vers le bas et l’écoulement des stocks rendu difficile par l’âpreté de la concurrence. D’autant que Pékin est confronté à un affaiblissement de la demande, alors que l’Italie, la France ou d’autres pays européens, qui achetaient jusqu’à présent près de 80 % des panneaux solaires chinois, ont décidé de moins subventionner ces énergies renouvelables encore coûteuses à l’achat.
Pour soutenir son industrie, Pékin a alors mis en place des garanties gouvernementales aux prix d'acquisition pour les équipements électriques fonctionnant au solaire. La Chine, qui jusqu’alors exportait 95 % de la production à l'étranger, est en train de devenir un important consommateur de sa propre énergie solaire. Le marché du photovoltaïque domestique double ainsi chaque année et on estime qu’une maison sur dix est pourvue d’eau chaude solaire dans le pays. Le pays, qui compte pour l’instant une puissance installée de "seulement" 1 GW, vise 10 GW en 2020.
Par ces mesures, la Chine cherche aussi à réduire l’intense pollution qui touche ses villes ainsi que sa dépendance au charbon, pétrole et gaz, d’autant plus que, depuis l’accident nucléaire de Fukushima, elle ne souhaite plus investir massivement dans le nucléaire.
Le secteur du solaire devrait donc croître encore très rapidement dans les années à venir. Seul risque, selon les analystes : que le réseau électrique, encore peu développé, ne suive pas le rythme des raccordements, comme cela avait été le cas lors du boom de l’éolien, il y a trois ans.
Général Ravalomanana : Hospitalisé après un malaise
Il aurait perdu connaissance après avoir fait un trop grand effort . « Le Général Ravalomanana Richard, a participé à la course de masse ‘cross Madagascar’ organisée par la coopération française. En cours de route, il a eu un malaise certainement lié à un excès d’effort. Rapidement, les secours l’ont emmené à l’hôpital militaire (HOMI) de Soavinanandriana » a-t-on appris d’une source officielle auprès du Toby Ratsimandrava. « Dans la soirée, hier, il a encore suivi des soins intensifs au même établissement de santé. Selon les informations qui nous ont été communiquées, son état de santé s’est amélioré et sa vie n’est plus en danger » a poursuivi notre source. Récemment, le Général Ravalomanana Richard a fait un déplacement à l’île de la Réunion pour des raisons de santé. De sources concordantes, il aurait suivi un traitement cardiaque dans un centre spécialisé. A son retour à Madagascar, il a repris son activité comme si de rien n'était. Mais avec les événements qui se sont succédés et la crise politique qui perdure particulièrement dans la capitale, sa présence sur le terrain a été extrêmement sollicitée par le régime transitoire. Et il n’a jamais renoncé à sa mission. Raison pour laquelle il est traité comme un des champions de l’actuel régime. Cet Officier Général diffère des autres par sa détermination et sa rigidité toute militaire. Il rompt le silence quand il le faut. Ainsi, le Général Ravalomanana est sans nul doute le militaire le plus médiatisé de Madagascar. Son nom figure régulièrement dans les colonnes des journaux et sa présence dans les médias télévisuels et radiophoniques se multiplient au point qu'il est devenu un centre d’intérêt pour les journalistes. Ajouter à ces multiples missions ses déplacements dans les localités éloignées de la grande région d’Analamanga dont il assure l’ordre public et la sécurité. Toutes ces activités lourdes à gérer ne sont pas sans impact sur l’état de santé du Général Ravalomanana. Son malaise d’hier y trouverait son explcation.
Voitures neuves : Entre 100 millions et plus de 2 milliards Fmg
Malgré la crise qui n’a pas épargné la distribution automobile, les concessionnaires continuent de croire en un avenir meilleur pour le secteur.
C’est parti pour le Salon de l’Auto qui a démarré hier au Centre de Conférence Internationale d’Ivato. Une première journée qui n’a pas encore connu l’affluence des grands jours et qui était à l’image même de la crise que traverse aujourd’hui le marché des voitures neuves. « On assiste actuellement à une baisse de plus de 50% de la vente de véhicules neufs » rappelle un opérateur du secteur en précisant que « cela est principalement dû à la défection de l’administration et des projets qui représentent plus de 50% de la clientèle des concessionnaires ». Il n’y a plus que les particuliers et les entreprises privées qui achètent actuellement des voitures neuves.
Meilleure performance. Une crise qui n’entraîne pour autant pas le désespoir du côté des concessionnaires. D’ailleurs, la tenue de cette troisième édition du Salon de l’Auto en pleine période de crise socio-économique démontre cette volonté des opérateurs de se maintenir malgré l’environnement défavorable. « Nous misons sur ce Salon pour obtenir une meilleure performance, cette année » affirme Stanislas Wittmer du Groupement des Concessionnaires Automobiles de Madagascar (GCAM). En tout cas, les visiteurs qui du Salon ne seront pas du tout déçus de découvrir les offres extrêmement variées de voitures neuves. En somme, les consommateurs en auront pour leur compte aussi bien en termes de qualité que de prix. La fourchette de prix des voitures proposées au Salon de l’Auto varie de 22 millions Ar (110 millions de Fmg) à un peu plus de 400 millions Ar (2 milliards Fmg).
Gamme complète. En tout cas, le Salon de l’Auto est une grande occasion pour les concessionnaires de véhicules neufs de démontrer leur savoir-faire et la grande qualité de leurs services. A l’instar d’Ocean Trade qui y présente, une gamme compète des marques que l’entreprise représente. Pour ne citer que les principales nouveautés Mazda CX 7 et CX 9 qui font fureur auprès des connaisseurs des grandes marques d’automobiles. Et avec des avantages en plus pendant le Salon de l’Auto. « Nous offrons des prix promotionnels pendant le Salon de l’Auto » précise sur ce point Amin Hiridjee, Directeur Général d’Ocean Trade en rappelant que son entreprise dispose de stocks de pièces détachées pour toutes les marques représentées et d’un service après vente de très bonne qualité. Faut-il en effet rappeler qu’Ocean Trade figure parmi les plus grands et anciens concessionnaires de véhicules à Madagascar.
C’est parti pour le Salon de l’Auto qui a démarré hier au Centre de Conférence Internationale d’Ivato. Une première journée qui n’a pas encore connu l’affluence des grands jours et qui était à l’image même de la crise que traverse aujourd’hui le marché des voitures neuves. « On assiste actuellement à une baisse de plus de 50% de la vente de véhicules neufs » rappelle un opérateur du secteur en précisant que « cela est principalement dû à la défection de l’administration et des projets qui représentent plus de 50% de la clientèle des concessionnaires ». Il n’y a plus que les particuliers et les entreprises privées qui achètent actuellement des voitures neuves.
Meilleure performance. Une crise qui n’entraîne pour autant pas le désespoir du côté des concessionnaires. D’ailleurs, la tenue de cette troisième édition du Salon de l’Auto en pleine période de crise socio-économique démontre cette volonté des opérateurs de se maintenir malgré l’environnement défavorable. « Nous misons sur ce Salon pour obtenir une meilleure performance, cette année » affirme Stanislas Wittmer du Groupement des Concessionnaires Automobiles de Madagascar (GCAM). En tout cas, les visiteurs qui du Salon ne seront pas du tout déçus de découvrir les offres extrêmement variées de voitures neuves. En somme, les consommateurs en auront pour leur compte aussi bien en termes de qualité que de prix. La fourchette de prix des voitures proposées au Salon de l’Auto varie de 22 millions Ar (110 millions de Fmg) à un peu plus de 400 millions Ar (2 milliards Fmg).
Gamme complète. En tout cas, le Salon de l’Auto est une grande occasion pour les concessionnaires de véhicules neufs de démontrer leur savoir-faire et la grande qualité de leurs services. A l’instar d’Ocean Trade qui y présente, une gamme compète des marques que l’entreprise représente. Pour ne citer que les principales nouveautés Mazda CX 7 et CX 9 qui font fureur auprès des connaisseurs des grandes marques d’automobiles. Et avec des avantages en plus pendant le Salon de l’Auto. « Nous offrons des prix promotionnels pendant le Salon de l’Auto » précise sur ce point Amin Hiridjee, Directeur Général d’Ocean Trade en rappelant que son entreprise dispose de stocks de pièces détachées pour toutes les marques représentées et d’un service après vente de très bonne qualité. Faut-il en effet rappeler qu’Ocean Trade figure parmi les plus grands et anciens concessionnaires de véhicules à Madagascar.
Thursday, October 06, 2011
Tsy hanaiky ny Kaomisera Rakotonjanahary Fidèle « Raha tonga eo izay olona hisolo ahy dia ady no dikan’izay »
Nolazainy fa “ultimatum” no nahatonga ny “décision” ka aminy tsy “normal” izany.
Hitohy hatrany ny hetsika ataon'ny polisy eny Mahamasina raha tsy mahazo valiny mahafaha-po izy ireo mikasika ny famindran-toeran'ny kaomisera Rakotonjanahary Fidèle izay lehiben'io kaomisaria io dia ny hanafoanana io “décision” io izay tsy inona fa ny taratasy famindra-toerana ny tenany. Nolazain'ity kaomisera ity fa tsy hanaiky io famindran-toerana io ny tenany satria tsy “normal” ny taratasy azony mikasika izany. Nolazainy fa “ultimatum” no nahatonga ny “décision” ka aminy tsy “normal” izany. Raha misy io “décision” io, hoy ihany izy, dia tokony ho miaraka amin'izany koa ny taratasy manondro ny toerana hafa omena azy. Manarak'izany dia nanamafy ny tenany fa tsy nanao fahadisoana mikasika ny asa iandraiketany fa taratasy fankasitrahana aza no azony. Nanampiany ny fanazavany ny hoe tokony hatao “régime normal” io famindran-toerana io fa raha ao anatin'izao savoritaka izao tsy manaiky izy hoe izao no afindra toerana. Nolazainy mihitsy fa tsy hanaiky izy raha tonga eo ilay olona hisolo azy fa ady no dikan'izay.
Banderôle anankiroa
Nisy tokoa mantsy ny “banderôle” anankiroa teo an-tokontanin'ny kaomisaria teny Mahamasina omaly izay manambara ny tsy fankasitrahany ny “chargé de mission” ao amin'ny polisy, izay nolazainy fa mitsabatsabaka amin'ny asa iandraiketan'izy ireo eo anivon'ny kaomisaria, ka nahatonga azy ireo hanao izao hetsika izao, izay manao hoe : “Esory haingana chargé de solelaka Mahay “CM” fa hivaky ka hifamotika tanteraka izahay”.”Atoa Filohan'ny HAT ô!vonjeo!vonjeo!vonjeo! izahay fa diso tafahoatra loatra ny fanaparapahefan'Ingahy ministranay!!!2è TSUNAMIE NON!”. Raha ny momba ilay hoe sazy miandry azy indray dia nolazainy fa “efa misy ny fitsipika mifehy ny polisy hoe tsy mahazo manao grevy ka tsy grevy no nataonay fa fanehoan-kevitra mba ahafantarana ny zavatra hitarainanay”. Ny vavahady fotsiny koa no mihidy fa mandeha daholo ny asan'ny polisy ao Mahamasina.
Hitohy hatrany ny hetsika ataon'ny polisy eny Mahamasina raha tsy mahazo valiny mahafaha-po izy ireo mikasika ny famindran-toeran'ny kaomisera Rakotonjanahary Fidèle izay lehiben'io kaomisaria io dia ny hanafoanana io “décision” io izay tsy inona fa ny taratasy famindra-toerana ny tenany. Nolazain'ity kaomisera ity fa tsy hanaiky io famindran-toerana io ny tenany satria tsy “normal” ny taratasy azony mikasika izany. Nolazainy fa “ultimatum” no nahatonga ny “décision” ka aminy tsy “normal” izany. Raha misy io “décision” io, hoy ihany izy, dia tokony ho miaraka amin'izany koa ny taratasy manondro ny toerana hafa omena azy. Manarak'izany dia nanamafy ny tenany fa tsy nanao fahadisoana mikasika ny asa iandraiketany fa taratasy fankasitrahana aza no azony. Nanampiany ny fanazavany ny hoe tokony hatao “régime normal” io famindran-toerana io fa raha ao anatin'izao savoritaka izao tsy manaiky izy hoe izao no afindra toerana. Nolazainy mihitsy fa tsy hanaiky izy raha tonga eo ilay olona hisolo azy fa ady no dikan'izay.
Banderôle anankiroa
Nisy tokoa mantsy ny “banderôle” anankiroa teo an-tokontanin'ny kaomisaria teny Mahamasina omaly izay manambara ny tsy fankasitrahany ny “chargé de mission” ao amin'ny polisy, izay nolazainy fa mitsabatsabaka amin'ny asa iandraiketan'izy ireo eo anivon'ny kaomisaria, ka nahatonga azy ireo hanao izao hetsika izao, izay manao hoe : “Esory haingana chargé de solelaka Mahay “CM” fa hivaky ka hifamotika tanteraka izahay”.”Atoa Filohan'ny HAT ô!vonjeo!vonjeo!vonjeo! izahay fa diso tafahoatra loatra ny fanaparapahefan'Ingahy ministranay!!!2è TSUNAMIE NON!”. Raha ny momba ilay hoe sazy miandry azy indray dia nolazainy fa “efa misy ny fitsipika mifehy ny polisy hoe tsy mahazo manao grevy ka tsy grevy no nataonay fa fanehoan-kevitra mba ahafantarana ny zavatra hitarainanay”. Ny vavahady fotsiny koa no mihidy fa mandeha daholo ny asan'ny polisy ao Mahamasina.
Le mouvement des "indignés" prend de l'ampleur aux États-Unis
Les manifestants qui s'élèvent contre le système financier américain et les inégalités économiques ont gagné du terrain, jeudi 6 octobre, aux Etats-Unis et ont trouvé des soutiens au sommet même de l'Etat."Ces manifestants expriment une suspicion plus largement partagée envers la manière dont fonctionne notre système financier", a déclaré le président américain, Barack Obama. Pour le vice-président Joe Biden, "les Américains ne pensent pas que le système est juste".
Depuis le rassemblement initial des "indignés" de Wall Street le 17 septembre, les protestations se multiplient dans les villes américaines. Des rassemblements ont eu lieu à Tampa, Trenton, Jersey city, Philadelphie, Norfolk, Chicago, Saint Louis, Houston, San Antonio, Austin, Nashville, Portland, Seattle et Los Angeles. Lors de la manifestation de mercredi à New York, des syndicats ont rallié les rangs du cortège, ce qui laisse à penser que le mouvement pourrait encore prendre de l'ampleur. Près de 5 000 personnes ont formé le cortège, ce qui en fait le défilé le plus important depuis le début du mouvement.
"Ce n'est que le début, prédit à Philadelphie un cadre dans une société de transport. Les camionneurs vont apporter leur soutien de ville en ville." Dans la ville, un millier de personnes ont arboré des pancartes où l'on pouvait lire sur l'une d'entre elles "Je ne pensais pas que 'par le peuple, pour le peuple' représentait 1 % [de la population]".
A Los Angeles, une centaine de protestataires se sont réunis devant la Bank of America dans le centre-ville, tandis que d'autres ont essayé de monter une tente. Onze personnes ont été arrêtées après avoir refusé de démonter ce qu'ils avaient pu assembler.
L'eau des océans aurait été apportée sur la Terre par les comètes

De nouvelles mesures du télescope spatial Herschel de l'ESA montre que la comète Hartley 2, qui vient de la lointaine ceinture de Kuiper, contient de l'eau ayant la même signature chimique que celle qu'on trouve dans l'eau des océans de la terre. Cette découverte pourrait expliquer pourquoi la surface de la terre est recouverte d'eau.
La "planète bleue" ne l'a pas toujours été. Lors de la formation de notre système solaire, la Terre était tellement chaude que la plupart des éléments volatils, dont l'eau, se sont évaporés. Seules des régions relativement lointaines – au-delà de l'orbite de Mars – en ont conservé une grande quantité.
L'immense quantité d'eau qui recouvre aujourd'hui la Terre est donc vraisemblablement d'origine extraterrestre, même si son origine exacte fait toujours débat entre les scientifiques. Un grand nombre de chercheurs pensent qu'elle a fait son retour plusieurs millions d'années après la formation de la Terre, sous forme de glace transportée à bord de petits corps célestes : les astéroïdes et, dans une moindre mesure, les comètes.
Selon une étude publiée dans la revue britannique Nature, mercredi 5 octobre, l'action des comètes dans le retour de l'eau sur Terre aurait en fait été déterminante et une grande partie des océans qui recouvrent aujourd'hui notre planète aurait été alimentés par des comètes surgies du fin fond de l'espace.
Des astrophysiciens du télescope spatial Herschel, de l'ASE (Agence spatiale européenne), ont en effet trouvé pour la première fois de l'eau d'une composition chimique similaire à celle de la Terre sur une comète, Hartley 2, passée récemment au large de notre planète.
"Les théories actuelles ont conclu que moins de 10 % de l'eau terrestre a pour origine des comètes", noyaux de glace et de poussières, explique Paul Hartogh, de l'institut Max-Planck de recherches sur le système solaire (MPS). "Pour la première fois, nos résultats impliquent que les comètes ont pu jouer un rôle bien plus important", renchérit Miriam Rengel, du MPS.
Pour remonter la piste de l'eau terrestre jusque dans l'espace, les scientifiques utilisent un isotope (variante atomique) naturel de l'hydrogène, le deutérium, aussi appelé "hydrogène lourd". Sur notre planète, la proportion de deutérium est d'environ un atome pour 6 400 d'hydrogène et "les petits corps célestes qui ont apporté l'eau sur Terre devraient avoir une proportion similaire entre les deux isotopes", selon le MPS.
Jusqu'à présent, les astronomes avaient principalement observé cette proportion chez les astéroïdes, corps composés de roches, de métaux et de glace, provenant de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter. En revanche, aucune élue n'avait été trouvée parmi six comètes candidates, toutes beaucoup trop riches en deutérium et arrivant vraisemblablement du voisinage de grandes planètes gazeuses comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
La comète Hartley 2, en revanche, proviendrait de la ceinture de Kuiper, une région beaucoup plus lointaine, située aux confins du système solaire. Les instruments d'Herschel l'ont donc scrutée à la loupe lors de son passage à seulement 18 millions de kilomètres de la Terre, à l'automne 2010. "Nos mesures ont montré que l'eau de la comète contient un atome de deutérium pour 6 200 atomes d'hydrogène", un taux très proche de celui de la Terre, explique M. Hartogh.
Electricité : La lampe solaire pour parer aux délestages

Les régions ne sont plus les seules concernées par les délestages. A la suite de ses problèmes multiples aggravés par l’étiage ou le bas niveau de l’eau, la Jirama commence aussi à procéder aux délestages dans la capitale et ses environs. Avant-hier soir, des quartiers de Tana étaient plongés dans le noir pendant des heures. Et hier, l’électricité a été coupée des heures durant et ce, en plein jour proche des heures de pointe. Afin de pallier ces délestages, la lampe solaire est de plus en plus prisée ou commence à susciter sérieusement la curiosité de nombreux ménages tananariviens et dans les régions. Elle coûte dans les 20 000 à 40 000 Ar, un prix hors de portée de la plupart des ménages. Mais si la Jirama est amenée à voir sa situation se détériorer, l’Etat devrait voir comment vulgariser la lampe solaire. Des entités comme l’association Jacaranda y travaille depuis quelques années et en 2011, son projet va se concrétiser par la distribution de lampes à 3 500 maisons dans la commune de Ranohira. La distribution accompagnée d’un festival de musique est prévue les 14 et 15 octobre prochains à Ranohira.
Après cette commune, l’association compte travailler sur d’autres communes. Elle finance l’achat des lampes par les fruits de la collecte de dons qu’elle a organisée tant localement qu’à l’étranger. L’idée n’est pas toutefois de donner gratuitement les lampes. Car au bout de 5 ans, durée de vie de ces matériels, les ménages sont incités à renouveler leur lampe. Ils paient donc 1 000 Ar par mois sur 15 à 20 mois. La lampe solaire permet de faire des économies car les dépenses en bougies ou en pétrole pour la lampe à pétrole sont de 3 000 Ar par mois (ou 36 000 Ar par an). C’est plus que le prix d’une lampe solaire dont la longévité est de 5 ans. Cette association n’est pas la seule à s’investir dans la vulgarisation de la lampe solaire. Dans l’Atsimo Atsinanana et le Vatovavy Fitovinany, l’institution de microfinance Tiavo travaille aussi avec une entreprise de distribution de lampes solaires à la suite de la demande de ses clients. Elle loue donc des lampes et des kits pour charger les batteries de téléphone et pour écouter aussi la radio. Des initiatives privées vont dans le même sens et opèrent dans le Moyen-ouest et dans une partie du Menabe.
Certes, il ne s’agit pas d’une électrification au sens propre du terme. Mais les lampes tout comme les kits servent les ruraux mais aussi les citadins. Ils peuvent d’ailleurs procurer des revenus complémentaires quand on a les moyens d’en acheter plusieurs pour les louer. Il y a quelques années, le convertisseur était en vogue pour parer aux délestages ou pour la pré-électrification. Celle-ci permet d’avoir de l’éclairage, d’écouter la radio, de regarder la télévision, de charger le téléphone… Mais la lampe solaire entre actuellement en force et est en passe de dépasser le convertisseur. Elle est facile d’utilisation et le prix est relativement abordable si l’on considère sa longévité.
Disparition d'une française à Foulpointe
Une Française dénommée Brigitte Jeannine est portée disparue depuis lundi à Foulpointe. Venue à Toamasina pour récupérer des cargaisons au Grand Port avec son mari et le Maire d’Alakamisin’Ambohimaha, dans le cadre de ses actions humanitaires dans ladite Commune, ces trois personnes ont décidé de prendre un peu d’air dans la ville touristique de Foulpointe en attendant l’arrivée du bateau qui transporte les cargaisons. Après avoir profité de la mer de la côte Est, l’heure était à la récupération des frets au Port de Toamasina lundi dernier.
La femme a décidé de rester encore à Foulpointe pour profiter de son séjour, laissant les deux hommes s’occuper du déchargement à Toamasina. Grosse fut la surprise, lorsque les deux hommes rentrent de Toamasina le soir du 3 octobre dernier à Foulpointe, en retrouvant la chambre d’hôtel vide.
Pris de panique, les deux hommes ont alerté les Forces de l’ordre de cette disparition, après quoi, ces dernières ont entamé la démarche habituelle en pareille situation. Après recherches et investigations, on a remarqué que le maillot de bain de la dame disparue n’était plus dans ses bagages.
Une découverte qui laisse à penser qu’elle aurait décidé de se baigner toute seule à la mer et qu’elle pourrait se noyer sans que personne ne s’en aperçoive. N’empêche, d’autres cas de figure ne sont pas à écarter, comme le meurtre ou l’enlèvement du fait de la situation qui prévaut où l’insécurité gagne du terrain.
Les recherches continuent afin de trouver la trace de Brigitte Jeannine, venue à Madagascar pour aider les nécessiteux mais qui se retrouve dans une situation improbable.
La femme a décidé de rester encore à Foulpointe pour profiter de son séjour, laissant les deux hommes s’occuper du déchargement à Toamasina. Grosse fut la surprise, lorsque les deux hommes rentrent de Toamasina le soir du 3 octobre dernier à Foulpointe, en retrouvant la chambre d’hôtel vide.
Pris de panique, les deux hommes ont alerté les Forces de l’ordre de cette disparition, après quoi, ces dernières ont entamé la démarche habituelle en pareille situation. Après recherches et investigations, on a remarqué que le maillot de bain de la dame disparue n’était plus dans ses bagages.
Une découverte qui laisse à penser qu’elle aurait décidé de se baigner toute seule à la mer et qu’elle pourrait se noyer sans que personne ne s’en aperçoive. N’empêche, d’autres cas de figure ne sont pas à écarter, comme le meurtre ou l’enlèvement du fait de la situation qui prévaut où l’insécurité gagne du terrain.
Les recherches continuent afin de trouver la trace de Brigitte Jeannine, venue à Madagascar pour aider les nécessiteux mais qui se retrouve dans une situation improbable.
Tuesday, October 04, 2011
Trafika-na vatosoa : Misy CST voarohirohy
Ny fiaran'ny manam-pahefana no entina hitaterana ireo vato sarobidy.
Araka ny fanazavana nomen'ny tomponandraikitra eo anivon'ny mpitandro filaminana dia misy mpikambana avy ao amin'ny CST (Filan-kevitra Ambonin'ny Tetezamita) avy ao amin'ny faritra Vakinakaratra sy Matsiatra Ambony voarohirohy amin'ity raharaha fanondranana an-tsokosoko vatosoa ity. Taorian'ny fivoriana natao ny 28 septambra lasa teo, mba hiadiana amin'ny fanondranana vato sarobidy, dia nisy ny fepetra noraisina ka nisy ny fanaraha-maso natao tamin'ny lalam-pirenenena faha-7 iny. Nahitam-bokany izany hetsika natao izany, satria ny 8 septambra lasa teo dia “tourmaline” 10 kg tsy misy taratasy ara-dalàna no saron'ny mpitandro filaminana. Ny 15 septambra kosa dia 17 kilao no sarona. Mbola niampy izany ka 300 kg indray no tratra ny 2 oktobra lasa teo, ary ny alin'ny alahady farany teo dia vato tsy ara-dalàna hatrany amin'ny 5 taonina any no tratra tao amina tokantrano teny Ivandry sy 67 ha. Fantatra fa fiara an'ny manampahefana ao amin'ny CST no itateran'ireo mpanondrana an-tsokosoko ireo vato sarobidy.
Teratany Guineana 6 hafa, ankoatra ireo manam-pahefana ireo, no voarohirohy amin'ity raharaha ity. omaly moa no natolotra ny Fitsarana tany Antsirabe ireto teratany afrikana ireto, ary efa nisy ihany koa taratasy fampiantsoana nalefa any amin'ireo manam-pahefana voarohirohy.
Manoloana ity fampiasana fiaram-panjakana amin'ny fanondranana vatosoa an-tsokosoko ity dia nanapa-kevitra ny mpitandro filaminana fa manomboka izao dia tsy maintsy hosavaina daholo ny fiara rehetra na an'iza izy na an'iza, ka raha misy manao fanararaotana, na olona tsy manam-pahefana mampiasa ireny fiara ireny, dia hisy ny fanasaziana hatao azy ireny.
Araka ny fanazavana nomen'ny tomponandraikitra eo anivon'ny mpitandro filaminana dia misy mpikambana avy ao amin'ny CST (Filan-kevitra Ambonin'ny Tetezamita) avy ao amin'ny faritra Vakinakaratra sy Matsiatra Ambony voarohirohy amin'ity raharaha fanondranana an-tsokosoko vatosoa ity. Taorian'ny fivoriana natao ny 28 septambra lasa teo, mba hiadiana amin'ny fanondranana vato sarobidy, dia nisy ny fepetra noraisina ka nisy ny fanaraha-maso natao tamin'ny lalam-pirenenena faha-7 iny. Nahitam-bokany izany hetsika natao izany, satria ny 8 septambra lasa teo dia “tourmaline” 10 kg tsy misy taratasy ara-dalàna no saron'ny mpitandro filaminana. Ny 15 septambra kosa dia 17 kilao no sarona. Mbola niampy izany ka 300 kg indray no tratra ny 2 oktobra lasa teo, ary ny alin'ny alahady farany teo dia vato tsy ara-dalàna hatrany amin'ny 5 taonina any no tratra tao amina tokantrano teny Ivandry sy 67 ha. Fantatra fa fiara an'ny manampahefana ao amin'ny CST no itateran'ireo mpanondrana an-tsokosoko ireo vato sarobidy.
Teratany Guineana 6 hafa, ankoatra ireo manam-pahefana ireo, no voarohirohy amin'ity raharaha ity. omaly moa no natolotra ny Fitsarana tany Antsirabe ireto teratany afrikana ireto, ary efa nisy ihany koa taratasy fampiantsoana nalefa any amin'ireo manam-pahefana voarohirohy.
Manoloana ity fampiasana fiaram-panjakana amin'ny fanondranana vatosoa an-tsokosoko ity dia nanapa-kevitra ny mpitandro filaminana fa manomboka izao dia tsy maintsy hosavaina daholo ny fiara rehetra na an'iza izy na an'iza, ka raha misy manao fanararaotana, na olona tsy manam-pahefana mampiasa ireny fiara ireny, dia hisy ny fanasaziana hatao azy ireny.
CT-CST : 7 milliards de salaires par mois pour les 470 membres
On commence à voir clair ...
Avec cette augmentation vertigineuse des membres de ces deux Institutions, l'on se demande si c'est déjà prévu dans la loi des Finances 2012.?
Les signataires de la feuille de route à l'hôtel le « Paon d'Or » d'Ivato se sont réunis à huis clos, hier, à Ambohitsorohitra. A l'ordre du jour, la répartition des sièges au sein du parlement de la Transition. Il a été décidé ainsi que les membres du Conseil supérieur de la Transition seront fixés à 120 et ceux du Congrès de la Transition à 350. Soit au total 470 membres. Si leur rémunération serait maintenue à 15.000.000 de fmg par mois. En faisant le total, l'on obtient le chiffre éloquent de 7 milliards de Fmg de salaire par mois pour les 470 membres.
Augmentation vertigineuse. Or, les membres actuels du CST sont de l'ordre de 83, l'on observe ainsi une augmentation de 37 membres, pour cette nouvelle proposition. Quant au CT, l'on compte 125 membres actuellement pour atteindre les 350, soit 225 de plus. Presque le triple. Avec cette augmentation vertigineuse, l'on se demande, si c'est déjà prévu dans la loi des finances 2012? A moins que la masse des salaires reste stable. On va ainsi assister à une revue à la baisse des salaires des membres de ces deux Institutions. Entraînant de ce fait, une réduction de la part du gâteau pour chacun d'entre eux.
Membres du Ct et du Cst. Selon des indiscrétions, le groupement des forces centristes (GFC) de Saraha Georget Rabeharisoa a été présent lors des deux sessions successives qui se sont tenues à Ambohitsorohitra. Toutefois, le GFC n'a pas donné son aval à la détermination des membres du Ct et du Cst. Ce groupement n'a pas également apposé sa signature à la lettre où le G10 et le pacte républicain réclament le maintien des acquis des Institutions actuelles. Estimant qu'il faudrait attendre la Troïka. Faut-il rappeler aussi que la mouvance Ravalomanana n'a pas participé à ces différentes réunions. Notons, par ailleurs, que la répartition des sièges au sein du gouvernement n'a pas figuré à l'ordre du jour. Elle a été reportée ultérieurement. Même topo pour le cas du Premier ministre. Et que suivant la logique, les membres du gouvernement pourraient être aussi revus à la hausse.
Avec cette augmentation vertigineuse des membres de ces deux Institutions, l'on se demande si c'est déjà prévu dans la loi des Finances 2012.?
Les signataires de la feuille de route à l'hôtel le « Paon d'Or » d'Ivato se sont réunis à huis clos, hier, à Ambohitsorohitra. A l'ordre du jour, la répartition des sièges au sein du parlement de la Transition. Il a été décidé ainsi que les membres du Conseil supérieur de la Transition seront fixés à 120 et ceux du Congrès de la Transition à 350. Soit au total 470 membres. Si leur rémunération serait maintenue à 15.000.000 de fmg par mois. En faisant le total, l'on obtient le chiffre éloquent de 7 milliards de Fmg de salaire par mois pour les 470 membres.
Augmentation vertigineuse. Or, les membres actuels du CST sont de l'ordre de 83, l'on observe ainsi une augmentation de 37 membres, pour cette nouvelle proposition. Quant au CT, l'on compte 125 membres actuellement pour atteindre les 350, soit 225 de plus. Presque le triple. Avec cette augmentation vertigineuse, l'on se demande, si c'est déjà prévu dans la loi des finances 2012? A moins que la masse des salaires reste stable. On va ainsi assister à une revue à la baisse des salaires des membres de ces deux Institutions. Entraînant de ce fait, une réduction de la part du gâteau pour chacun d'entre eux.
Membres du Ct et du Cst. Selon des indiscrétions, le groupement des forces centristes (GFC) de Saraha Georget Rabeharisoa a été présent lors des deux sessions successives qui se sont tenues à Ambohitsorohitra. Toutefois, le GFC n'a pas donné son aval à la détermination des membres du Ct et du Cst. Ce groupement n'a pas également apposé sa signature à la lettre où le G10 et le pacte républicain réclament le maintien des acquis des Institutions actuelles. Estimant qu'il faudrait attendre la Troïka. Faut-il rappeler aussi que la mouvance Ravalomanana n'a pas participé à ces différentes réunions. Notons, par ailleurs, que la répartition des sièges au sein du gouvernement n'a pas figuré à l'ordre du jour. Elle a été reportée ultérieurement. Même topo pour le cas du Premier ministre. Et que suivant la logique, les membres du gouvernement pourraient être aussi revus à la hausse.
Monday, October 03, 2011
Les vertus de la vanille

La vanille de Madagascar en cosmétique...pour votre bien-être au quotidien. Une idée originale venant de l'ingéniosité des chercheurs de la Société malgache Homéopharma. La vanille de Madagascar est un label connu dans le monde de l'agroalimentaire par son parfum doux et subtil. Utilisée en cosmétique, la vanille est un puissant agent restructurant, régénérant, purifiant, hydratant, nourrissant et adoucissant. Par exemple, La vanille de Madagascar est au cœur de la formule anti-âge de Chanel. En fait c'est une produit pour tout âge et en dehors de ces propriétés digestives et apéritives, la vanille a aussi des propriétés antiseptiques, relaxantes et aussi antispasmodiques, une bonne manière de lutter contre le stress. Ce qui fait que nos chercheurs malgaches ont développé dans la formulation de la gamme Vanille, un produit destiné pour toute la famille, du plus petit à plus âgé et qui peut s'alterner facilement à tout type de traitement cosmétique notamment acnéique, anti-âge, peau très sèche ou normale,.... car il permet de protéger votre peau agressée quotidiennement par les intempéries diverses, été comme hiver.
Saveur incomparable
Que ce soit dans les crèmes desserts, les yaourts, les glaces, l'arôme vanille est bien connu de tous. Utilisée par les aztèques, (re) découverte au Mexique vers 1500 par les espagnols, importée à la Réunion (île bourbon) vers 1800, cette variété d'orchidée fut d'abord appellée vaynilla puis vanilla. Il fallu attendre la découverte d'une technique de fécondation artificielle pour que puisse démarrer son exploitation à grande échelle.
Selon la légende, Hernan Cortez, le conquérant du Mexique, fut le premier européen à goûter et à découvrir le parfum de la vanille lorsqu’il fut reçu par l’empereur aztèque Montézuma en 1519. La vanille servait à adoucir un breuvage à base de cacao et de piment servi à la fin des repas. Les Aztèques l’appelaient Tlilxochitl, ce qui signifie gousse noire.
Propriétés médicinales de la vanille
La vanille était administrée sous forme de poudre, de sirop, de teinture, d’essence ou d’infusion. Connue comme stimulant du système nerveux, elle était recommandée en cas d’hystérie, de dépression ou pour favoriser les efforts musculaires. On lui conférait aussi des vertus contre la mélancolie et les rhumatismes.
Les Aztèques l’utilisaient comme diurétique et comme dépuratif. En Côte d’Ivoire, les feuilles de Vanilla crenulata étaient chauffées plusieurs heures au-dessus d’un feu. Une goutte du jus qui en était extrait, versée dans l’oreille, guérissait les otites. En Malaisie, les fleurs deVanilla griffithii, broyées et mélangées à de l’eau, étaient appliquées en friction sur le corps pour faire tomber la fièvre.
Au Guatemala, on préparait un philtre d’amour : faire chauffer deux gousses de vanille pendant 1 minute dans un litre de lait. Les ôter et les presser pour en extraire les grains, ajouter deux cuillères à soupe de cacao délayées dans un quart de litre d’eau tiède, deux cuillerées à soupe de miel et autant de sucre roux. Fouetter et terminer en ajoutant une demicuillère à thé de poivre de Cayenne, une pincée de sel et un petit verre de rhum ou de téquila. Boire bien chaud… (mmmioum, moi qui viens tout juste de me rapporter de l'excellente téquila de goyave bleue de qualité première du Mexique !)
Utilisée en cosmétique, la vanille serait restructurante, régénérante, purifiante, hydratante, nourrissante et adoucissante. On connait l'oléorésine de vanille, l'absolut de vanille, et l'extrait en poudre ou dans l'alcool.
Sachez que la molécule de vanilline (celle qui donne l'arôme et les propriétés diverses à la vanille) issue de la gousse de vanille est exactement la même molécule que celle fabriquée industriellement. Il est extrêmement difficile, même en comparant les taux d'isomères de reconnaître en isolant la vanilline si elle est d'origine naturelle ou synthétique. La différence de qualité provient de la complexité et de la richesse de l'arôme naturel de vanille qui contient de nombreux autres composants, alors que la vanilline obtenue par synthèse est chimiquement pure. Les procédés de biogénèse aboutissent en revanche à la formation d'un arôme complexe, et non à un produit chimiquement pur.

Comment faire votre sucre vanillé
Presque indispensable en pâtisserie, on le trouve dans le commerce sous forme d'onéreux petits sachets de 10 grammes environ. Il faut bien faire la différence entre le sucre vanillé qui contient vraiment de la vanille, et le sucre vanilliné, purement chimique qui n'a jamais approché une gousse de vanille. Voici comment faire d'un coup, un plein bocal de votre propre sucre vanillé.
800 gr de sucre fin (semoule ou en poudre)
8 gousses de vanille
Coupez les gousses de vanille en 4 tronçons. Mettez les dans un robot-coupe avec ¼ du sucre environ. Mixez 2 ou 3 minutes. Tamisez le résultat dans un saladier. Remettez le reste du tamisage dans le robot coupe, rajoutez du sucre et recommencez l'opération. Procédez ainsi jusqu'a épuisement du sucre. À la fin, il va vous rester un peu de sucre impossible à tamiser avec les restes des gousses de vanille, ne les jetez pas : utilisez les dans une recette comme la crème brûlée où vous les ferez dissoudre dans le lait chaud qui sera ensuite filtré. Mettez votre sucre vanillé en bocal bien étanche et attendez au moins 4 semaines avant de l'utiliser, pour que les parfums de vanille se mélangent bien au sucre en poudre. Pendant ces trois semaines, remuez le à la fourchette une fois par semaine pour éviter qu'il ne s'agglomère. Ensuite prélevez dans le bocal au fur et à mesure de vos besoins. On peut prendre des multiples des proportions indiquées, il suffit de respecter 100 gr de sucre par gousse de vanille.
Texte et recette tirée de ce site : http://www.cuisine-facile.com/recette.php?id=39
P1194085Comment faire votre extrait de vanille

Rien de plus simple ! Pour ma part, je mets 2 gousses de vanille, coupées sur le long et ouvertes pour bien exposer leur contenu, dans un flacon. J'y verse ensuite environ 100 mL de vodka pure. Je laisse macérer le tout pendant 6-8 semaines et voilà ! La plupart ajoutent également du sirop de mais pour donner un goût sucré à l'extrait. Pour ma part, je préfère le garder nature.
He oui eee... ce type d'extrait est, parait-il, réputé pour redonner de la mine dans le crayon... GrandSourire Ben oui, dans certaines contrées d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud, les hommes font macérer quelques gousses de vanille dans une bouteille de tequila ou tout autre alcool blanc pendant près d'un mois. Ils prétendent qu'en prenant de 10 à 15 gouttes de cette macération chaque soir, ils conservent la forme... Vous voulez une autre recette aphrodisiaque, petits coquins ? Allez voir celle-ci qui me paraît intéressante...
Pour terminer, une petite touche humoristique trouvée sur ce site qui plaira assurément aux plus écolos d'entre vous :
Vanilla Plaenifolia : merci à Chanel...
Et oui, on doit à Chanel, qui recherchait une espèce de vanille bourrée d'antioxydants afin de créer une nouvelle crème anti-âge, le sauvetage d'une espèce de vanillier en voie de disparition ! Leurs chercheurs ont découvert, à Madagascar, les 13 derniers arbres au monde de cette espèce, au fin fond d'une forêt. Ils furent immédiatement protégés, et une ombrière de vanille fut mise en place en 2002. Trois en plus tard, la première récolte de gousses vertes de 14 cm de long, dont sera extrait un actif rare, à la robe foncée et très riche en taux de polyphénols, donnera 30 kg d'une précieuse matière, aux propriétés anti-âge exceptionnelles. Et voilà comment est née la crème "Sublimage" de Chanel, vendue à 230 Euros le petit pot ! Merci aux riches et vieilles clientes fripées de Chanel, qui en tentant de repousser les marques du temps sur leurs visages, ont fait en sorte que le Vanilla Plaenifolia n'ai pas disparu de la planète ! Par contre, une pensée émue à toutes ces autres espèces végétales, qui disparaissent chaque jour, et dont personne ne s'occupe...
De Herstatt à Lehman Brothers : trois accords de Bâle et 35 ans de régulation bancaire
Lundi 3 octobre encore, les valeurs bancaires ont fait figure de souffre-douleur des marchés financiers. A la Bourse de Paris, le Crédit agricole a cédé 3,84 %, BNP Paribas 4,64 % et la Société générale 5,15 %. La franco-belge Dexia, rattrapée par une affaire d'emprunts toxiques vendus à des municipalités françaises, a plongé de 10,16 %. Toutes ces banques font l'objet d'une défiance généralisée : on leur reproche notamment de ne pas avoir assez de fonds propres pour compenser leur exposition à des actifs risqués, telles les dettes grecque, italienne ou portugaise.
>> Lire le lexique Comprendre les mots de la finance
Depuis les années 1970, les banques ont pourtant été incitées à se doter d'un cadre réglementaire et prudentiel suffisamment strict pour éviter non seulement les faillites, mais aussi leurs répercussions sur d'autres secteurs de l'économie.
Allemagne de l'Ouest, années 1970
C'est en 1974 que voit le jour la volonté d'inciter les banques à harmoniser leurs pratiques et à respecter des normes communes de sécurité. Cette année-là, le secteur bancaire a frôlé la catastrophe : la faillite de la banque ouest-allemande Herstatt a fortement ébranlé le marché des changes – paralysant jusqu'au système des paiements interbancaires de New York – et a failli entraîner la chute de plusieurs autres établissements. Fort heureusement circonscrite, la chute de Herstatt a mis en évidence les risques systémiques liés à une internationalisation de plus en plus poussée des banques.
Peu après cette faillite, un directeur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke, propose la réunion d'un comité réunissant les banques centrales et des organismes de réglementation et de surveillance bancaire des pays du G10 (France, Belgique, Canada, Italie, Japon, Luxembourg, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Espagne, Suède, Royaume-Uni, Etats-Unis). Sa proposition est adoptée et ce comité se réunit dorénavant à Bâle (Suisse) quatre fois par an, sous l'égide de la Banque des règlements internationaux (BRI).
Des règles sans valeur contraignante
Le Comité n'a qu'une autorité morale sur les banques et institutions financières : il édicte des recommandations et des bonnes pratiques. Leur application est laissée à l'appréciation des Etats membres. Par exemple, les Etats-Unis sont réputés pour traîner des pieds lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre les recommandations : les accords de Bâle II y ont été quasiment passés à la trappe. Washington a néanmoins accepté, en 2010, d'appliquer les règles de Bâle III, qui devraient entrer en vigueur en 2013.
L'audience du Comité est en fait bien plus large que le seul groupe des membres fondateurs. La première publication du comité, intitulée "Concordat de Bâle", est élaborée en 1975 et revue en 1983. Elle pose le principe d'une surveillance consolidée d'un groupe bancaire ou financier, y compris pour des établissements financiers qui ne font pas l'objet d'une supervision par les autorités du pays d'origine. Le Concordat établit en outre la compétence de l'autorité de surveillance du pays d'accueil pour le contrôle des succursales bancaires du groupe. Ces mesures ne traitent qu'un volet modeste de la régulation – celui de la surveillance des banques à l'international – mais c'est un début.
Wall Street, années 1980
Les années 1980 sont des années particulièrement lucratives et agitées sur les marchés. C'est l'époque des profits sans limite et des obligations pourries, les fameux "junk bonds" émis pour rembourser la dette des pays émergents, Mexique en tête, embourbés dans une crise financière qui les a rendus insolvables. C'est aussi l'époque où les défaillances d'emprunteurs se multiplient dans une Amérique paupérisée.
Le Concordat de Bâle apparaît très vite limité face à ces nouveaux défis, d'autant plus que la finance internationale, en plein essor, exige une harmonisation des réglementations bancaires afin de lutter contre les distorsions de concurrence.
Ratio Cooke : de l'importance des fonds propres
Les premiers travaux de grande ampleur du Comité aboutissent à la publication, en 1988, d'un accord sur un ratio international de solvabilité, baptisé "ratio Cooke", du nom de l'instigateur du Comité. Ce ratio est au cœur des accords dits "de Bâle I".
Le ratio Cooke est un élément fondateur de la régulation bancaire : il met en évidence le principe selon lequel le financement de chaque risque doit comprendre un certain montant de fonds propres. Cette précaution doit permettre d'assurer la sécurité globale du marché et de minimiser les risques de nature systémique en évitant l'"effet domino".
Le ratio Cooke reflète le rapport entre le montant des fonds propres et celui des encours de crédit : les accords de Bâle 1 le fixent à 8 %. Dans le détail, ce montant se divise en trois catégories : le noyau dur ou TIER 1 (qui doit être de 4 %), les fonds propres complémentaires ou TIER 2, les fonds propres surcomplémentaires ou TIER 3.
La chute de Barings, victime du "rogue trading"
Les accords de Bâle I sont fondamentaux pour la réglementation du système bancaire, mais ils se révèlent rapidement insuffisants : ils ne prennent pas en compte les activités hors bilan des banques – une lacune qui ne sera jamais comblée – et ils ne différencient pas assez finement les niveaux de risque pris par les établissements financiers.
En 1995, le scandale de la Barings achève de convaincre le Comité de s'atteler à une révision et un approfondissement des règles. Star de la banque Barings, une des plus vieilles institutions anglaises, Nick Leeson, à peine 25 ans à l'époque, réalise au début des années 1990 des profits colossaux sur son "desk" de Singapour. Spécialisé dans le trading des produits dérivés, ses gains représentent en 1993 près de 10 % des bénéfices de la banque. Jusqu'à ce que, confronté à des difficultés, il ne se mette à dissimuler ses pertes dans un compte d'erreurs, le désormais célèbre compte 88 888.
Ignorées par le contrôle totalement défaillant de la banque, les pertes s'accumulent jusqu'à représenter près de la moitié du capital de la Barings. Et c'est, avec une grande ironie, une catastrophe naturelle qui va mettre au jour les activités frauduleuses de Leeson. Le 17 janvier 1995, un tremblement de terre à Kobé (Japon) fait plonger les indices. Or, pour tenter de compenser ses pertes, Leeson avait pris des positions en pariant sur le fait que le Nikkei – l'indice-phare de la Bourse de Tokyo – ne chuterait pas en dessous d'un certain seuil. Ce dernier est largement franchi après le séisme. Ses pertes sont alors démasquées.
De tels agissements ont été rendus possibles par une succession de manquements de la part de la hiérarchie de Leeson, mais ils ont également été favorisés par le fait que, à cette époque, et pas seulement à la Barings, un trader peut agir à la fois en "front" et en "back office" : la même personne passe l'ordre et l'enregistre... en saisissant les chiffres qu'il veut. Face à l'ampleur du désastre, Leeson choisit de fuir. Il est rattrapé en Allemagne, arrêté et condamné à six ans et demi de prison. Le scandale de la Barings va entraîner une profonde refonte des attributions des front, middle et back offices, et ce dans toutes les salles de marchés du monde.
Un peu plus tard, au début des années 2000, plusieurs scandales comptables ébranlent les Etats-Unis. Enron, WorldCom, Arthur Andersen, autant de société devenues célèbres pour avoir chuté à la suite d'accusations de comptabilité falsifiée. Parallèlement aux accords de Bâle II sont alors élaborées de nouvelles normes comptables applicables à l'échelle mondiale, les normes IFRS (International financial reporting standards).
Bâle II, trois piliers fondateurs du cadre réglementaire
Publiés en 2004, les accords de Bâle II proposent, à l'aune des récentes turbulences, d'intégrer le risque "opérationnel" (fraudes et défaillances informatiques) dans son cadre d'analyse et d'améliorer la perception du risque de crédit en s'intéressant de plus près à la qualité des emprunteurs.
Cette nouvelle salve d'accords se décline en trois volets.
Exigence de fonds propres : Bâle II prend donc en compte les risques opérationnels et des risques de marché, au lieu de se cantonner aux risques de crédit. Le ratio Cooke est de fait remplacé par le ratio McDonough, du nom du président en exercice du Comité, William J. McDonough, qui prévoit que les fonds propres de la banque soient supérieurs à 8 % des risques de crédits (85 % du ratio) + des risques de marché (5 % du ratio) + des risques opérationnels (10 % du ratio).
Surveillance de la gestion des fonds propres : les banques peuvent fixer des ratios prudentiels encore plus élevés dans les domaines qui leur semblent importants pour leur stratégie, à charge ensuite pour elles de prouver que leurs fonds propres sont suffisants.
Transparence des marchés : des règles sont établies quant à l'information mise à la disposition du public sur l'actif, les risques et leur gestion. L'uniformisation et la transparence des règles bancaires impliquent une uniformisation de la présentation des portefeuilles de risque, ce qui permet à ces portefeuilles d'être lus et compris dans tous les pays où la banque fait des affaires.
Point important, les accords de Bâle II font la part belle à la notation financière et réaffirment son importance pour bien évaluer les risques. Cependant, les accords prévoient que cette notation peut être soit effectuée par des agences (Standard & Poor's, Fitch, Moody's... très décriées aujourd'hui), soit réalisée en interne avec des méthodologies propres. En aucun cas les accords n'imposent le recours aux agences de notation.
L'épouvantail Lehman Brothers
Pourtant bien étoffés, les accords de Bâle II n'empêcheront pas la déroute financière de 2008. La faillite de Lehman Brothers, dont les actifs étaient pourtant très bien notés, n'aurait pas dû se produire si les accords avaient correctement fonctionné. Encore aurait-il fallu qu'ils soient appliqués ! En effet, Bâle II n'est jamais entré en vigueur outre-Atlantique... Mais ils ont toutefois fait la preuve de leur insuffisance par ailleurs et une révision à la lumière des enseignements de la crise s'impose.
Les accords de Bâle III, finalisés en décembre 2010, ont dans leur ligne de mire les activités hors bilan des banques – notamment sur les produits dérivés – et leurs fonds propres, qui apparaissent comme de plus en plus insuffisants par rapport aux risques pris par les banques sur les marchés. Les risques pesant sur la liquidité sont également abordés.
Destinés à entrer en vigueur en 2013, les accords de Bâle III comportent quatre grands objectifs :
Renforcer le niveau et la qualité des fonds propres : le ratio Core Tier 1 (composante actions et assimilés du ratio TIER 1) doit passer de 2 à 4,5 % des actifs de la banque, tandis que le ratio TIER 1 doit quant à lui être au moins égal à 6 %, contre 4 % auparavant.
Mettre en place un ratio de levier ("leverage ratio") : cette mesure oblige les banques à immobiliser en fonds propres l'équivalent de 100 % de leurs engagements dans la catégorie des financements à l'exportation, soit cinq fois plus que le niveau requis actuellement (20 %). Le coût de cette mesure est très critiquée. Beaucoup de banques internationales, notamment britanniques, très actives sur ce type de prêts, y sont particulièrement exposées et font pression pour une modification de cette disposition.
Améliorer la gestion du risque de liquidité par la création de deux ratios de liquidité : un ratio de liquidité à trente jours et un ratio de liquidité à plus long terme, sur un an.
Renforcer les exigences prudentielles concernant le risque de contrepartie : dans ce volet, l'accent est mis sur le rôle des chambres de compensation, qui enregistrent l'ensemble des transactions financières et en assurent le règlement-livraison. Le passage obligé par une chambre de compensation est une garantie de la bonne fin des transactions. Or, bon nombre d'opérations, passées sur des marchés de gré à gré, sur des plates-formes alternatives de trading ou sur des dark pools, leur échappent.
La nécessité des accords de Bâle III fait l'objet d'un quasi consensus. Même les Etats-Unis ont accepté de rentrer dans le rang et de les appliquer afin qu'une crise identique à celle de 2008 ne se reproduise pas. Mais plusieurs acteurs économiques pointent le risque macroéconomique important qu'ils font planer. Une étude de l'OCDE publiée en février estime ainsi que ces normes renforcées pourraient coûter entre 0,05 et 0,15 % de PIB par an à chaque pays signataire. A l'heure où les économies développées grappillent péniblement 1 ou 2 % de croissance par an, ce chiffre passe mal.
D'autre part, l'exigence d'augmentation des fonds propres est à la fois considérée comme ridiculement faible – la plupart des banques européennes visent un seuil à 7 % pour le ratio TIER 1 – et présentant un risque de contraction du crédit. Contraction qui se ferait aux dépens du financement des entreprises, qui sortent tout juste de la crise.
Toutefois, il ne faut pas oublier que l'horizon d'application de Bâle III est lointain en ce qui concerne l'augmentation des fonds propres : les banques ont jusqu'à 2019 pour satisfaire ces exigences. Cette date est suffisamment éloignée pour tranquilliser les banques, et leur permettre d'augmenter leurs fonds propres à leur rythme, mais beaucoup trop pour apaiser les craintes d'une nouvelle faillite.
Audrey Fournier
>> Lire le lexique Comprendre les mots de la finance
Depuis les années 1970, les banques ont pourtant été incitées à se doter d'un cadre réglementaire et prudentiel suffisamment strict pour éviter non seulement les faillites, mais aussi leurs répercussions sur d'autres secteurs de l'économie.
Allemagne de l'Ouest, années 1970
C'est en 1974 que voit le jour la volonté d'inciter les banques à harmoniser leurs pratiques et à respecter des normes communes de sécurité. Cette année-là, le secteur bancaire a frôlé la catastrophe : la faillite de la banque ouest-allemande Herstatt a fortement ébranlé le marché des changes – paralysant jusqu'au système des paiements interbancaires de New York – et a failli entraîner la chute de plusieurs autres établissements. Fort heureusement circonscrite, la chute de Herstatt a mis en évidence les risques systémiques liés à une internationalisation de plus en plus poussée des banques.
Peu après cette faillite, un directeur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke, propose la réunion d'un comité réunissant les banques centrales et des organismes de réglementation et de surveillance bancaire des pays du G10 (France, Belgique, Canada, Italie, Japon, Luxembourg, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Espagne, Suède, Royaume-Uni, Etats-Unis). Sa proposition est adoptée et ce comité se réunit dorénavant à Bâle (Suisse) quatre fois par an, sous l'égide de la Banque des règlements internationaux (BRI).
Des règles sans valeur contraignante
Le Comité n'a qu'une autorité morale sur les banques et institutions financières : il édicte des recommandations et des bonnes pratiques. Leur application est laissée à l'appréciation des Etats membres. Par exemple, les Etats-Unis sont réputés pour traîner des pieds lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre les recommandations : les accords de Bâle II y ont été quasiment passés à la trappe. Washington a néanmoins accepté, en 2010, d'appliquer les règles de Bâle III, qui devraient entrer en vigueur en 2013.
L'audience du Comité est en fait bien plus large que le seul groupe des membres fondateurs. La première publication du comité, intitulée "Concordat de Bâle", est élaborée en 1975 et revue en 1983. Elle pose le principe d'une surveillance consolidée d'un groupe bancaire ou financier, y compris pour des établissements financiers qui ne font pas l'objet d'une supervision par les autorités du pays d'origine. Le Concordat établit en outre la compétence de l'autorité de surveillance du pays d'accueil pour le contrôle des succursales bancaires du groupe. Ces mesures ne traitent qu'un volet modeste de la régulation – celui de la surveillance des banques à l'international – mais c'est un début.
Wall Street, années 1980
Les années 1980 sont des années particulièrement lucratives et agitées sur les marchés. C'est l'époque des profits sans limite et des obligations pourries, les fameux "junk bonds" émis pour rembourser la dette des pays émergents, Mexique en tête, embourbés dans une crise financière qui les a rendus insolvables. C'est aussi l'époque où les défaillances d'emprunteurs se multiplient dans une Amérique paupérisée.
Le Concordat de Bâle apparaît très vite limité face à ces nouveaux défis, d'autant plus que la finance internationale, en plein essor, exige une harmonisation des réglementations bancaires afin de lutter contre les distorsions de concurrence.
Ratio Cooke : de l'importance des fonds propres
Les premiers travaux de grande ampleur du Comité aboutissent à la publication, en 1988, d'un accord sur un ratio international de solvabilité, baptisé "ratio Cooke", du nom de l'instigateur du Comité. Ce ratio est au cœur des accords dits "de Bâle I".
Le ratio Cooke est un élément fondateur de la régulation bancaire : il met en évidence le principe selon lequel le financement de chaque risque doit comprendre un certain montant de fonds propres. Cette précaution doit permettre d'assurer la sécurité globale du marché et de minimiser les risques de nature systémique en évitant l'"effet domino".
Le ratio Cooke reflète le rapport entre le montant des fonds propres et celui des encours de crédit : les accords de Bâle 1 le fixent à 8 %. Dans le détail, ce montant se divise en trois catégories : le noyau dur ou TIER 1 (qui doit être de 4 %), les fonds propres complémentaires ou TIER 2, les fonds propres surcomplémentaires ou TIER 3.
La chute de Barings, victime du "rogue trading"
Les accords de Bâle I sont fondamentaux pour la réglementation du système bancaire, mais ils se révèlent rapidement insuffisants : ils ne prennent pas en compte les activités hors bilan des banques – une lacune qui ne sera jamais comblée – et ils ne différencient pas assez finement les niveaux de risque pris par les établissements financiers.
En 1995, le scandale de la Barings achève de convaincre le Comité de s'atteler à une révision et un approfondissement des règles. Star de la banque Barings, une des plus vieilles institutions anglaises, Nick Leeson, à peine 25 ans à l'époque, réalise au début des années 1990 des profits colossaux sur son "desk" de Singapour. Spécialisé dans le trading des produits dérivés, ses gains représentent en 1993 près de 10 % des bénéfices de la banque. Jusqu'à ce que, confronté à des difficultés, il ne se mette à dissimuler ses pertes dans un compte d'erreurs, le désormais célèbre compte 88 888.
Ignorées par le contrôle totalement défaillant de la banque, les pertes s'accumulent jusqu'à représenter près de la moitié du capital de la Barings. Et c'est, avec une grande ironie, une catastrophe naturelle qui va mettre au jour les activités frauduleuses de Leeson. Le 17 janvier 1995, un tremblement de terre à Kobé (Japon) fait plonger les indices. Or, pour tenter de compenser ses pertes, Leeson avait pris des positions en pariant sur le fait que le Nikkei – l'indice-phare de la Bourse de Tokyo – ne chuterait pas en dessous d'un certain seuil. Ce dernier est largement franchi après le séisme. Ses pertes sont alors démasquées.
De tels agissements ont été rendus possibles par une succession de manquements de la part de la hiérarchie de Leeson, mais ils ont également été favorisés par le fait que, à cette époque, et pas seulement à la Barings, un trader peut agir à la fois en "front" et en "back office" : la même personne passe l'ordre et l'enregistre... en saisissant les chiffres qu'il veut. Face à l'ampleur du désastre, Leeson choisit de fuir. Il est rattrapé en Allemagne, arrêté et condamné à six ans et demi de prison. Le scandale de la Barings va entraîner une profonde refonte des attributions des front, middle et back offices, et ce dans toutes les salles de marchés du monde.
Un peu plus tard, au début des années 2000, plusieurs scandales comptables ébranlent les Etats-Unis. Enron, WorldCom, Arthur Andersen, autant de société devenues célèbres pour avoir chuté à la suite d'accusations de comptabilité falsifiée. Parallèlement aux accords de Bâle II sont alors élaborées de nouvelles normes comptables applicables à l'échelle mondiale, les normes IFRS (International financial reporting standards).
Bâle II, trois piliers fondateurs du cadre réglementaire
Publiés en 2004, les accords de Bâle II proposent, à l'aune des récentes turbulences, d'intégrer le risque "opérationnel" (fraudes et défaillances informatiques) dans son cadre d'analyse et d'améliorer la perception du risque de crédit en s'intéressant de plus près à la qualité des emprunteurs.
Cette nouvelle salve d'accords se décline en trois volets.
Exigence de fonds propres : Bâle II prend donc en compte les risques opérationnels et des risques de marché, au lieu de se cantonner aux risques de crédit. Le ratio Cooke est de fait remplacé par le ratio McDonough, du nom du président en exercice du Comité, William J. McDonough, qui prévoit que les fonds propres de la banque soient supérieurs à 8 % des risques de crédits (85 % du ratio) + des risques de marché (5 % du ratio) + des risques opérationnels (10 % du ratio).
Surveillance de la gestion des fonds propres : les banques peuvent fixer des ratios prudentiels encore plus élevés dans les domaines qui leur semblent importants pour leur stratégie, à charge ensuite pour elles de prouver que leurs fonds propres sont suffisants.
Transparence des marchés : des règles sont établies quant à l'information mise à la disposition du public sur l'actif, les risques et leur gestion. L'uniformisation et la transparence des règles bancaires impliquent une uniformisation de la présentation des portefeuilles de risque, ce qui permet à ces portefeuilles d'être lus et compris dans tous les pays où la banque fait des affaires.
Point important, les accords de Bâle II font la part belle à la notation financière et réaffirment son importance pour bien évaluer les risques. Cependant, les accords prévoient que cette notation peut être soit effectuée par des agences (Standard & Poor's, Fitch, Moody's... très décriées aujourd'hui), soit réalisée en interne avec des méthodologies propres. En aucun cas les accords n'imposent le recours aux agences de notation.
L'épouvantail Lehman Brothers
Pourtant bien étoffés, les accords de Bâle II n'empêcheront pas la déroute financière de 2008. La faillite de Lehman Brothers, dont les actifs étaient pourtant très bien notés, n'aurait pas dû se produire si les accords avaient correctement fonctionné. Encore aurait-il fallu qu'ils soient appliqués ! En effet, Bâle II n'est jamais entré en vigueur outre-Atlantique... Mais ils ont toutefois fait la preuve de leur insuffisance par ailleurs et une révision à la lumière des enseignements de la crise s'impose.
Les accords de Bâle III, finalisés en décembre 2010, ont dans leur ligne de mire les activités hors bilan des banques – notamment sur les produits dérivés – et leurs fonds propres, qui apparaissent comme de plus en plus insuffisants par rapport aux risques pris par les banques sur les marchés. Les risques pesant sur la liquidité sont également abordés.
Destinés à entrer en vigueur en 2013, les accords de Bâle III comportent quatre grands objectifs :
Renforcer le niveau et la qualité des fonds propres : le ratio Core Tier 1 (composante actions et assimilés du ratio TIER 1) doit passer de 2 à 4,5 % des actifs de la banque, tandis que le ratio TIER 1 doit quant à lui être au moins égal à 6 %, contre 4 % auparavant.
Mettre en place un ratio de levier ("leverage ratio") : cette mesure oblige les banques à immobiliser en fonds propres l'équivalent de 100 % de leurs engagements dans la catégorie des financements à l'exportation, soit cinq fois plus que le niveau requis actuellement (20 %). Le coût de cette mesure est très critiquée. Beaucoup de banques internationales, notamment britanniques, très actives sur ce type de prêts, y sont particulièrement exposées et font pression pour une modification de cette disposition.
Améliorer la gestion du risque de liquidité par la création de deux ratios de liquidité : un ratio de liquidité à trente jours et un ratio de liquidité à plus long terme, sur un an.
Renforcer les exigences prudentielles concernant le risque de contrepartie : dans ce volet, l'accent est mis sur le rôle des chambres de compensation, qui enregistrent l'ensemble des transactions financières et en assurent le règlement-livraison. Le passage obligé par une chambre de compensation est une garantie de la bonne fin des transactions. Or, bon nombre d'opérations, passées sur des marchés de gré à gré, sur des plates-formes alternatives de trading ou sur des dark pools, leur échappent.
La nécessité des accords de Bâle III fait l'objet d'un quasi consensus. Même les Etats-Unis ont accepté de rentrer dans le rang et de les appliquer afin qu'une crise identique à celle de 2008 ne se reproduise pas. Mais plusieurs acteurs économiques pointent le risque macroéconomique important qu'ils font planer. Une étude de l'OCDE publiée en février estime ainsi que ces normes renforcées pourraient coûter entre 0,05 et 0,15 % de PIB par an à chaque pays signataire. A l'heure où les économies développées grappillent péniblement 1 ou 2 % de croissance par an, ce chiffre passe mal.
D'autre part, l'exigence d'augmentation des fonds propres est à la fois considérée comme ridiculement faible – la plupart des banques européennes visent un seuil à 7 % pour le ratio TIER 1 – et présentant un risque de contraction du crédit. Contraction qui se ferait aux dépens du financement des entreprises, qui sortent tout juste de la crise.
Toutefois, il ne faut pas oublier que l'horizon d'application de Bâle III est lointain en ce qui concerne l'augmentation des fonds propres : les banques ont jusqu'à 2019 pour satisfaire ces exigences. Cette date est suffisamment éloignée pour tranquilliser les banques, et leur permettre d'augmenter leurs fonds propres à leur rythme, mais beaucoup trop pour apaiser les craintes d'une nouvelle faillite.
Audrey Fournier
Sunday, October 02, 2011
Vive la rentrée scolaire
La rentrée des écoliers des Ecoles Primaires Publics (EPP) a été avancée d'une semaine, à la stupeur des parents ils ont été invités à payer les droits d'inscriptions, qui seront ou ne seront pas probablement remboursés, pas de kit scolaire cette année, les tabliers bleus du tant du président Ravalomanana sont interdits, les parents sont obligés de faire coudre pour leurs enfants des tabliers beiges. Personne n'a plus pensé à réserver un budget pour ces postes, que faire, les enfants n'iront pas à l'école alors ? Mais quelle est la cause ? Le projet éducation pour tous a été arrêté par l'UNICEF car les voitures 4x4 qui étaient destinés à ce projet ont été utilisées pour d'autres fins, et les personnes qui en ont bénéficié refusent de les rendre, mieux vaut sacrifier les enfants, qu'ils aillent garder les troupeaux ...
Saturday, October 01, 2011
La PENSÉE du JOUR :
Comme pensée du jour, je vous rapporte intégralement ci-dessous, le séjour de la Reine RANAVALONAMANJAKA III en Alger et Arcachon (France).
La reine a été exilée par le général Joseph-Simon Galliéni, futur maréchal de France, nommé en 1896 gouverneur général de Madagascar pour y mater une rébellion.
UNE ÉPISODE DE L'HISTOIRE DE MADAGASCAR
RANAVALO EN EXIL
Le 3 mars 1897, à l'aube, Ranavalona Mpanjaka lll franchissait pour la dernière fois la porte de son palais, en route pour l'exil. L'arme au pied, une compagnie de tirailleurs haoussas remplaçait ce jour là le cortège d'honneur et devait servir d'escorte jusqu'à Tamatave, tout le long du chemin peu sûr, si favorable aux embuscades et aux surprises.
Deux cents porteurs se partagent les colis royaux : malles géantes, coffrets de fer pleins de bijoux précieux. Les principaux personnages, dans cette interminable file qui au trot des bourjanes descend vers la côte, sont, avec la Reine, sa sœur Rasendranoro et la fille de celle-ci Razafinandriamanitra, "Enfant du Bon Dieu", puis le secrétaire intime, Ramanankirahina.
Les serviteurs sont rares, qui ont consenti à partager la disgrâce de leur maîtresse ; encore chaque étape marque-t-lle de nombreuses défections, chaque sentier libre à travers la brousse étant un prétexte à de lâches abandons, et Ranavalo en souffre profondément : "Les ingrats!... comme ils m'oublient vite!... "
Contre toute tentative d'enlèvement, les dispositions sont remarquablement conçues: on ne quitte un poste qu'après avoir reçu du suivant l'avis que la route est sûre. C'est qu'en effet si les Hovas, terrorisés par cette énergique mesure qui les frappe à la tête, ne sont vraisemblablement pas trop à craindre, par contre on a tout à redouter du dépit des colons mauriciens, propagateurs turbulents des sympathies anglaises dans l'île.
Mais, hâtons-nous de le constater, c'est sans incident fâcheux que l'on arriva à Tamatave, sept jours après le départ.
Dans une spacieuse villa bien gardée, la Reine et sa suite y attendront le navire de guerre, le " Sambo be " qui fera le reste de ce long chemin vers l'exil.
Dès le 10 au matin, celui-ci prend son mouillage, et aussitôt les bagages sont transportés à bord, ainsi que le personnel domestique; à la tombée de la nuit, c'est le tour des deux princesses et du secrétaire, et enfin vers neuf heures Ranavalo nous arrive aussi, habillée d'une toilette des plus riches, de soie beige avec ornements de perles.
On la conduit à l'appartement qui lui a été préparé - le salon du Commandant- et qu'elle partagera avec sa sœur et sa nièce.
Cette sœur est affublée d'un corsage rosé tendre et d'une jupe à traîne en satin vert pomme... Autant Ranavalo montre de goût et de bonnes manières, autant, par contre, l'énorme Rasedranoro nous apparaît grotesque, avec son luxe de mauvais aloi... Nous savons déjà, d'ailleurs, qu'elle est particulièrement mal élevée et sympathise tout spécialement avec les liqueurs fortes: aussi prend-on les mesures propres à éviter le spectacle peu digne d'une princesse en goguette...
Razafine, heureusement, ne ressemble point à son aimable mère. Drapant avec fierté ses flancs de fillette, alourdis par une maternité imminente, dans les plis du lamba national, elle est la seule parmi les exilés, dont le visage se soit sincèrement imprégné de mélancolie, à la pensée des vastes horizons de rizières ondoyantes à jamais perdus, et devant la nécessité d'abandonner cette multitude de petits cerfs-volants multicolores qu'elle aimait tant à lancer, du sommet des tours, à l'heure favorite du crépuscule, et dont les moindres mouvements, au hasard des brises, révélaient à son âme attendrie de très graves choses, selon la confiance inébranlable qu'elle y accordait...
Sur le pont, dans un coin, les serviteurs, quelque peu effrayés, se tassent en tremblant, et tout à fond de cale, M. Andrianaiavoravelona... (mon Dieu!...), pasteur protestant qui montra un zèle intempestif, voyagera aux fers...
A 6 heures, le lendemain matin, le "Lapérouse" appareille, en route vers Sainte-Marie, où il doit prendre Ramasindrazana, tante de la Reine, qui depuis plusieurs mois déjà expie là l'abondance de ses sentiments anglophiles.
Le roulis, assez ample, incommode fort tout ce monde peu marin; seule, Ranavalo se comporte à merveille, ce qui la rend peu charitable à l'égard de ceux que la douleur courbe par dessus le bastingage. Un poisson volant, la crête d'une lame qui déferle, un rien, suffisent à l'étonner; et aussi ce sont des questions incessantes, auxquelles ce pauvre Ramanankirahina, entre deux nausées, répond tant bien que mal.
Ce "ministre intime " est en effet le personnage instruit de la bande, étant revenu d'un long séjour à Paris avec une connaissance parfaite de la langue française et un double petit talent d'aquarelliste et d'architecte qui lui avait valu le ruban violet...
Il pleut, et quelle pluie ! Cette pluie tropicale qui tombe par nappes denses et lourdes à faire mal aux épaules.
Et cependant, au moment où nous arrivons en rade de Sainte-Marie, le soleil, toujours âpre à prendre sa revanche, dans ces contrées, se montre, accablant, même pour les indigènes que nous apercevons étendus en grand, nombre en des poses lasses, sous la voûte épaisse des manguiers qui longent la mer. du côté d'Amboudi-fotsy.
Les arbres de cette avenue, plantés là par les premiers Français qui s'établirent dans l'île, ont atteint des proportions colossales et font songer aux vieilles châtaigneraies du Poitou... Et pourtant, quel délabrement dans ces pauvres villages du littoral, qu'abandonnent d'ailleurs de plus en plus leurs rares habitants, pour aller chercher un peu de travail et quelques ressources sur la grande Terre, à Tamatave ou à Majunga!
Sur une colline qui domine la rade on avait construit autrefois un fortin, où étaient internés au moment de notre passage quelques princes comoriens, et où Ramasindrazana, aussi, subissait sa peine. Bientôt elle nous arrive avec son bagage, composé modestement d'une dizaine d'énormes malles, et dès lors, maintenant au complet, il ne nous reste plus qu'à faire route vers le terme du voyage.
Et pour tous ces personnages, que nous transportons ainsi, nous n'avons que peu de sympathies assurément, sauf peut-être pour la Reine, plus mal conseillée que réellement hostile à la France; mais surtout pour la "Petite Princesse", comme nous avions appelé Razafime dès les premiers jours. Celle-là, nous l'aimions, même, mais comme on aime une poupée belle et fragile ; nous en étions venus jusqu'à nous disputer l'honneur d'essuyer d'une batiste la sueur qui ne manquait pas de perler au bout de son nez, alors qu'aux instants où le terrible mal de mer lui laissait quelque répit, elle s'escrimait à jouer sur notre vieux piano de bord des gigues et des quadrilles au rythme inconcevable.
Bref, les heures de traversée passèrent vite, pour nous, distraits de la monotonie coutumière par de tels hôtes, et pour eux, émerveillés sans cesse par les aspects changeants, la féerie toujours renouvelée de la mer que presque tous ils voyaient pour la première fois.
Le 14 au matin, le "Lapérouse" s'amarrait dans le Port des Galets, et on s'occupait tout de suite de commander un train spécial pour conduire la Reine à Saint-Denis, la capitale, si bien que le soir même tout ce monde était logé à l'hôtel pour quelques jours, en attendant qu'il fût pourvu de demeures définitives.
Dès le lendemain, Razafinandriamanitra, profitant enfin du repos, le premier depuis le départ de Tananarive, donnait le jour à une fille que l'on baptisa à la cathédrale sous le nom de Marie-Louise.
Ranavalo fut installée dans une villa confortable et spacieuse où nous nous plaisions à la visiter souvent.
Un jour, comme je m'en revenais vers l'hôtel où la jeune maman demeurait encore, on me dit .brutalement qu'elle était au plus mal et refusait obstinément de prendre les médicaments indispensables.Sans doute s'imaginait-elle que nous étions, nous autres vazahas, comme ceux de sa race et traitions les prisonniers par l'épreuve du tanghin, ce poison violent qu'on administra si longtemps par les soins de la cour d'Ëmyrne et qui, à certaines époques, tua chaque année des milliers de personnes...
Toujours est-il que pour la tranquilliser je dus me dévouer et goûter avant elle à tous ces breuvages, qu'elle absorbait ensuite en toute confiance.
Mais tout fut inutile, car soudain, un soir, la vie de Razafine s'enfuit avec un flot de sang, et -cette mort nous consterna intimement, nous tous qui avions été pris au charme de tant de jeunesse attristée de tant de douleurs, déjà.
A la nuit, dans un cercueil trop court établi à la hâte, on. mit le frêle cadavre, après l'accomplissement ponctuel des vieilles traditions coutumières. Une piécette d'or fut glissée entre les dents serrées - le tribut à payer, qui sait? au sombre nautonier- l'annulaire s'orna de l'anneau des immortelles fiançailles; après quoi, serrées et enroulées dans de multiples lambas de soie violette, ces pauvres dépouilles prirent l'aspect d'un jouet d'enfant précieusement emballé, ficelé aux deux bouts d'un large ruban en fil d'or.
Pour que personne ne put reprocher à la France un mépris quelconque des rites traditionnels, si minutieux pour les Hovas, lorsqu'ils ont trait au culte des défunts, l'interprète, quand tout fut fini et la funèbre boîte clouée, s'adressant à tous, -esclaves et familiers accourus, proclama :
"Est-ce bien ainsi ? et les vazahas ont-ils agi conformément au cérémonial et aux coutumes ?"
- C'est bien ainsi !" répondirent les assistants en pleurs...
Une simple pierre blanche marque, au cimetière de Saint-Denis, la place de la "Petite fille.du Bon Dieu", une simple pierre avec cette courte épitaphe, éloquente,. à dire vrai, en sa brièveté :
PRINCESSE RAZAFINANDRIAMANITRA
(1882-1897).
Aux côtés de Ranavalo qui l'élève avec un soin jaloux, Marie-Louise grandit, parée de tout le charme de ceux de son âge, avec, en plus, une physionomie plus réfléchie, où se devine parfois l'ardente nostalgie.
Et aussi bien la nature toujours reste maîtresse. On peut étonner l'ex-Reine par le grandiose spectacle de Paris qui l'acclame, mais sans parvenir jamais à étouffer les réminiscences chères, celles qui lui font revivre les temps heureux et les triomphes d'antan, de telle sorte qu'auprès de sa pupille les meilleures heures passées sont à coup sûr celles consacrées aux entretiens intimes, où elle lui parle du pays et lui enseigne son étonnante histoire...
PIERRE DE KADORE.
La reine a été exilée par le général Joseph-Simon Galliéni, futur maréchal de France, nommé en 1896 gouverneur général de Madagascar pour y mater une rébellion.
UNE ÉPISODE DE L'HISTOIRE DE MADAGASCAR
RANAVALO EN EXIL
Le 3 mars 1897, à l'aube, Ranavalona Mpanjaka lll franchissait pour la dernière fois la porte de son palais, en route pour l'exil. L'arme au pied, une compagnie de tirailleurs haoussas remplaçait ce jour là le cortège d'honneur et devait servir d'escorte jusqu'à Tamatave, tout le long du chemin peu sûr, si favorable aux embuscades et aux surprises.
Deux cents porteurs se partagent les colis royaux : malles géantes, coffrets de fer pleins de bijoux précieux. Les principaux personnages, dans cette interminable file qui au trot des bourjanes descend vers la côte, sont, avec la Reine, sa sœur Rasendranoro et la fille de celle-ci Razafinandriamanitra, "Enfant du Bon Dieu", puis le secrétaire intime, Ramanankirahina.
Les serviteurs sont rares, qui ont consenti à partager la disgrâce de leur maîtresse ; encore chaque étape marque-t-lle de nombreuses défections, chaque sentier libre à travers la brousse étant un prétexte à de lâches abandons, et Ranavalo en souffre profondément : "Les ingrats!... comme ils m'oublient vite!... "
Contre toute tentative d'enlèvement, les dispositions sont remarquablement conçues: on ne quitte un poste qu'après avoir reçu du suivant l'avis que la route est sûre. C'est qu'en effet si les Hovas, terrorisés par cette énergique mesure qui les frappe à la tête, ne sont vraisemblablement pas trop à craindre, par contre on a tout à redouter du dépit des colons mauriciens, propagateurs turbulents des sympathies anglaises dans l'île.
Mais, hâtons-nous de le constater, c'est sans incident fâcheux que l'on arriva à Tamatave, sept jours après le départ.
Dans une spacieuse villa bien gardée, la Reine et sa suite y attendront le navire de guerre, le " Sambo be " qui fera le reste de ce long chemin vers l'exil.
Dès le 10 au matin, celui-ci prend son mouillage, et aussitôt les bagages sont transportés à bord, ainsi que le personnel domestique; à la tombée de la nuit, c'est le tour des deux princesses et du secrétaire, et enfin vers neuf heures Ranavalo nous arrive aussi, habillée d'une toilette des plus riches, de soie beige avec ornements de perles.
On la conduit à l'appartement qui lui a été préparé - le salon du Commandant- et qu'elle partagera avec sa sœur et sa nièce.
Cette sœur est affublée d'un corsage rosé tendre et d'une jupe à traîne en satin vert pomme... Autant Ranavalo montre de goût et de bonnes manières, autant, par contre, l'énorme Rasedranoro nous apparaît grotesque, avec son luxe de mauvais aloi... Nous savons déjà, d'ailleurs, qu'elle est particulièrement mal élevée et sympathise tout spécialement avec les liqueurs fortes: aussi prend-on les mesures propres à éviter le spectacle peu digne d'une princesse en goguette...
Razafine, heureusement, ne ressemble point à son aimable mère. Drapant avec fierté ses flancs de fillette, alourdis par une maternité imminente, dans les plis du lamba national, elle est la seule parmi les exilés, dont le visage se soit sincèrement imprégné de mélancolie, à la pensée des vastes horizons de rizières ondoyantes à jamais perdus, et devant la nécessité d'abandonner cette multitude de petits cerfs-volants multicolores qu'elle aimait tant à lancer, du sommet des tours, à l'heure favorite du crépuscule, et dont les moindres mouvements, au hasard des brises, révélaient à son âme attendrie de très graves choses, selon la confiance inébranlable qu'elle y accordait...
Sur le pont, dans un coin, les serviteurs, quelque peu effrayés, se tassent en tremblant, et tout à fond de cale, M. Andrianaiavoravelona... (mon Dieu!...), pasteur protestant qui montra un zèle intempestif, voyagera aux fers...
A 6 heures, le lendemain matin, le "Lapérouse" appareille, en route vers Sainte-Marie, où il doit prendre Ramasindrazana, tante de la Reine, qui depuis plusieurs mois déjà expie là l'abondance de ses sentiments anglophiles.
Le roulis, assez ample, incommode fort tout ce monde peu marin; seule, Ranavalo se comporte à merveille, ce qui la rend peu charitable à l'égard de ceux que la douleur courbe par dessus le bastingage. Un poisson volant, la crête d'une lame qui déferle, un rien, suffisent à l'étonner; et aussi ce sont des questions incessantes, auxquelles ce pauvre Ramanankirahina, entre deux nausées, répond tant bien que mal.
Ce "ministre intime " est en effet le personnage instruit de la bande, étant revenu d'un long séjour à Paris avec une connaissance parfaite de la langue française et un double petit talent d'aquarelliste et d'architecte qui lui avait valu le ruban violet...
Il pleut, et quelle pluie ! Cette pluie tropicale qui tombe par nappes denses et lourdes à faire mal aux épaules.
Et cependant, au moment où nous arrivons en rade de Sainte-Marie, le soleil, toujours âpre à prendre sa revanche, dans ces contrées, se montre, accablant, même pour les indigènes que nous apercevons étendus en grand, nombre en des poses lasses, sous la voûte épaisse des manguiers qui longent la mer. du côté d'Amboudi-fotsy.
Les arbres de cette avenue, plantés là par les premiers Français qui s'établirent dans l'île, ont atteint des proportions colossales et font songer aux vieilles châtaigneraies du Poitou... Et pourtant, quel délabrement dans ces pauvres villages du littoral, qu'abandonnent d'ailleurs de plus en plus leurs rares habitants, pour aller chercher un peu de travail et quelques ressources sur la grande Terre, à Tamatave ou à Majunga!
Sur une colline qui domine la rade on avait construit autrefois un fortin, où étaient internés au moment de notre passage quelques princes comoriens, et où Ramasindrazana, aussi, subissait sa peine. Bientôt elle nous arrive avec son bagage, composé modestement d'une dizaine d'énormes malles, et dès lors, maintenant au complet, il ne nous reste plus qu'à faire route vers le terme du voyage.
Et pour tous ces personnages, que nous transportons ainsi, nous n'avons que peu de sympathies assurément, sauf peut-être pour la Reine, plus mal conseillée que réellement hostile à la France; mais surtout pour la "Petite Princesse", comme nous avions appelé Razafime dès les premiers jours. Celle-là, nous l'aimions, même, mais comme on aime une poupée belle et fragile ; nous en étions venus jusqu'à nous disputer l'honneur d'essuyer d'une batiste la sueur qui ne manquait pas de perler au bout de son nez, alors qu'aux instants où le terrible mal de mer lui laissait quelque répit, elle s'escrimait à jouer sur notre vieux piano de bord des gigues et des quadrilles au rythme inconcevable.
Bref, les heures de traversée passèrent vite, pour nous, distraits de la monotonie coutumière par de tels hôtes, et pour eux, émerveillés sans cesse par les aspects changeants, la féerie toujours renouvelée de la mer que presque tous ils voyaient pour la première fois.
Le 14 au matin, le "Lapérouse" s'amarrait dans le Port des Galets, et on s'occupait tout de suite de commander un train spécial pour conduire la Reine à Saint-Denis, la capitale, si bien que le soir même tout ce monde était logé à l'hôtel pour quelques jours, en attendant qu'il fût pourvu de demeures définitives.
Dès le lendemain, Razafinandriamanitra, profitant enfin du repos, le premier depuis le départ de Tananarive, donnait le jour à une fille que l'on baptisa à la cathédrale sous le nom de Marie-Louise.
Ranavalo fut installée dans une villa confortable et spacieuse où nous nous plaisions à la visiter souvent.
Un jour, comme je m'en revenais vers l'hôtel où la jeune maman demeurait encore, on me dit .brutalement qu'elle était au plus mal et refusait obstinément de prendre les médicaments indispensables.Sans doute s'imaginait-elle que nous étions, nous autres vazahas, comme ceux de sa race et traitions les prisonniers par l'épreuve du tanghin, ce poison violent qu'on administra si longtemps par les soins de la cour d'Ëmyrne et qui, à certaines époques, tua chaque année des milliers de personnes...
Toujours est-il que pour la tranquilliser je dus me dévouer et goûter avant elle à tous ces breuvages, qu'elle absorbait ensuite en toute confiance.
Mais tout fut inutile, car soudain, un soir, la vie de Razafine s'enfuit avec un flot de sang, et -cette mort nous consterna intimement, nous tous qui avions été pris au charme de tant de jeunesse attristée de tant de douleurs, déjà.
A la nuit, dans un cercueil trop court établi à la hâte, on. mit le frêle cadavre, après l'accomplissement ponctuel des vieilles traditions coutumières. Une piécette d'or fut glissée entre les dents serrées - le tribut à payer, qui sait? au sombre nautonier- l'annulaire s'orna de l'anneau des immortelles fiançailles; après quoi, serrées et enroulées dans de multiples lambas de soie violette, ces pauvres dépouilles prirent l'aspect d'un jouet d'enfant précieusement emballé, ficelé aux deux bouts d'un large ruban en fil d'or.
Pour que personne ne put reprocher à la France un mépris quelconque des rites traditionnels, si minutieux pour les Hovas, lorsqu'ils ont trait au culte des défunts, l'interprète, quand tout fut fini et la funèbre boîte clouée, s'adressant à tous, -esclaves et familiers accourus, proclama :
"Est-ce bien ainsi ? et les vazahas ont-ils agi conformément au cérémonial et aux coutumes ?"
- C'est bien ainsi !" répondirent les assistants en pleurs...
Une simple pierre blanche marque, au cimetière de Saint-Denis, la place de la "Petite fille.du Bon Dieu", une simple pierre avec cette courte épitaphe, éloquente,. à dire vrai, en sa brièveté :
PRINCESSE RAZAFINANDRIAMANITRA
(1882-1897).
Aux côtés de Ranavalo qui l'élève avec un soin jaloux, Marie-Louise grandit, parée de tout le charme de ceux de son âge, avec, en plus, une physionomie plus réfléchie, où se devine parfois l'ardente nostalgie.
Et aussi bien la nature toujours reste maîtresse. On peut étonner l'ex-Reine par le grandiose spectacle de Paris qui l'acclame, mais sans parvenir jamais à étouffer les réminiscences chères, celles qui lui font revivre les temps heureux et les triomphes d'antan, de telle sorte qu'auprès de sa pupille les meilleures heures passées sont à coup sûr celles consacrées aux entretiens intimes, où elle lui parle du pays et lui enseigne son étonnante histoire...
PIERRE DE KADORE.
Kenya : une Française enlevée près de Lamu, Paris confirme

Une Française a été enlevée dans la nuit de vendredi à samedi en face de la très touristique île de Lamu (est du Kenya), près de laquelle une Britannique avait déjà été kidnappée et son mari tué le mois dernier, selon une source policière et une source diplomatique française.
"Nous recherchons une femme âgée, française, qui a été enlevée par des hommes armés la nuit dernière dans la baie de Manda," a affirmé un policier de la ville côtière de Mombasa sous couvert d’anonymat. Interrogée par l’AFP, une source diplomatique française a confirmé "l’enlèvement d’une ressortissante française". "Nous sommes en contact étroit avec les autorités kényanes pour essayer de la retrouver," a ajouté cette source. La Française, qui avait l’habitude de passer une bonne partie de l’année sur l’archipel de Lamu, proche de la frontière somalienne, a une mobilité très réduite et se déplace en fauteuil roulant, selon des sources concordantes. Selon des témoins, elle aurait été kidnappée sur l’île même de Manda, juste en face du village de Shela, qui abrite, sur l’île de Lamu, des résidences secondaires de riches ressortissants étrangers. A une vingtaine de minutes à pied de Shela se trouve la ville de Lamu, classée au patrimoine de l’Unesco.
"C’est arrivé juste après trois heures du matin (0H00 GMT), nous dormions tous et nous avons tous été réveillés en sursaut parce qu’il y a eu des coups de feu," a raconté Jeremiah Kiptoon, qui travaille sur l’île de Manda. "Les chiens aboyaient et des gens criaient." "J’ai couru à l’endroit où ça s’était passé, mais quand je suis arrivé, la femme était déjà partie," a-t-il poursuivi. "C’est une petite maison près de la plage, les gens étaient tous debout, effrayés," a encore poursuivi M. Kiptoon. "Le personnel a raconté que neuf hommes était arrivés en bateau rapide, qu’ils avaient pénétré dans la maison avec des armes et crié +conduisez-nous à maman+".
Le mois dernier, un couple de quinquagénaires britanniques avait été attaqué en pleine nuit dans leur bungalow du Kiwayu safari village, un hôtel de luxe situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de l’île de Lamu. Le mari avait été tué lors de l’agression. Sa femme aurait depuis été emmenée en Somalie par des pirates. Lamu est l’une des destinations touristes les plus prisées des touristes au Kenya.
Régime de transition : des doutes sur sa sincérité
C’est la montée du pessimisme, depuis hier, sur la sortie de crise. Les parties prenantes se sont réunies pour concevoir les propositions qui seront remises à Andry Rajoelina, chef de la transition. Si les pro-Rajoelina sont arrivés en nombre au rassemblement, par contre les mouvances d’opposition ont brillé par leur absence.
Si la mouvance Zafy a adressé une lettre d’excuse pour motiver son absence, les mouvances Ravalomanana et Ratsiraka (celle-ci, non signataire de la feuille de route, n’était pas attendue) n’ont pas cru utile de se plier à une telle formalité. Bref, le pays pourrait cheminer ainsi vers la sortie de crise, en sautillant sur une seule jambe. Au bout d’une certaine distance, cette progression pitoyable pourrait être stoppée par la communauté internationale. Selon celle-ci en effet, les deux camps devraient se donner la main afin de former une « transition consensuelle et inclusive ». Si l’opposition fait défection et se retire de l’attelage, la communauté internationale pourrait prononcer le gel de l’application de la feuille de route…
Si l’opposition manifeste de la réticence, c’est notamment car elle constate chez le régime de transition une absence de sincérité et de volonté de rapprochement. Plutôt que de favoriser une atmosphère propice au dialogue, les tenants du pouvoir agissent de manière à entretenir la tension et à provoquer des frictions. Conscientes de cette disposition d’esprit portée au conflit, les mouvances d’opposition font marche arrière et se replient sur elles-mêmes. En effet, des signes évidents témoignent d’une volonté de brimer et de marginaliser les mouvances d’opposition.
En premier lieu, invoquant la souveraineté de la justice malgache, la ministre Christine Razanamahasoa a annoncé que dès qu’il mettrait les pieds sur le territoire national, Marc Ravalomanana serait mis en état d’arrestation. En second lieu, l’Armée a fait part de son projet de procéder à l’arrestation de Marc Ravalomanana en Afrique du Sud. L’ex-chef d’Etat serait ramené au pays afin qu’il y purge sa peine. En troisième lieu, Andry Rajoelina, chef de la transition, repousse l’idée d’une rencontre au pays des quatre chefs de mouvance, souhaitée par les mouvances d’opposition. Selon lui en effet, une telle rencontre n’est pas prévue dans la feuille de route et apparaît comme inutile. En dernier lieu, alors que l’opposition revendique une dissolution puis une recomposition de toutes les institutions de la transition, les tenants du pouvoir s’en tiennent à l’« élargissement », porté dans la feuille de route.
En fait, le topo est simple : dans toutes les instances de la transition, les barons du régime ont goûté aux fruits du pouvoir et ne tiennent pas à en être privés. Leur souci premier n’est pas de sortir le pays de la crise, mais de conserver leurs positions et les avantages qui y sont attachés. Les opposants seraient donc réduits à la portion congrue, avec des sièges marginaux et au nombre restreint. S’il en est ainsi, ils seront largement minoritaires dans toutes les institutions, notamment dans le gouvernement, et ne pourront faire valoir leurs vues. Majoritaires et en position de force, les pro-Rajoelina vont dicteur leur loi.
Les intentions des tenants du pouvoir commencent à transparaître : user de l’adhésion des opposants à la feuille de route comme d’un alibi. Et ce, afin de décrocher la reconnaissance internationale et la reprise des financements extérieurs. En tout cas, ils trustent les postes-clés et ont la haute main sur la barre de l’Etat. On attend une réaction de l’opposition. Si celle-ci se contente de miettes, les gens diront : quel drôle… d’oiseau !
Si la mouvance Zafy a adressé une lettre d’excuse pour motiver son absence, les mouvances Ravalomanana et Ratsiraka (celle-ci, non signataire de la feuille de route, n’était pas attendue) n’ont pas cru utile de se plier à une telle formalité. Bref, le pays pourrait cheminer ainsi vers la sortie de crise, en sautillant sur une seule jambe. Au bout d’une certaine distance, cette progression pitoyable pourrait être stoppée par la communauté internationale. Selon celle-ci en effet, les deux camps devraient se donner la main afin de former une « transition consensuelle et inclusive ». Si l’opposition fait défection et se retire de l’attelage, la communauté internationale pourrait prononcer le gel de l’application de la feuille de route…
Si l’opposition manifeste de la réticence, c’est notamment car elle constate chez le régime de transition une absence de sincérité et de volonté de rapprochement. Plutôt que de favoriser une atmosphère propice au dialogue, les tenants du pouvoir agissent de manière à entretenir la tension et à provoquer des frictions. Conscientes de cette disposition d’esprit portée au conflit, les mouvances d’opposition font marche arrière et se replient sur elles-mêmes. En effet, des signes évidents témoignent d’une volonté de brimer et de marginaliser les mouvances d’opposition.
En premier lieu, invoquant la souveraineté de la justice malgache, la ministre Christine Razanamahasoa a annoncé que dès qu’il mettrait les pieds sur le territoire national, Marc Ravalomanana serait mis en état d’arrestation. En second lieu, l’Armée a fait part de son projet de procéder à l’arrestation de Marc Ravalomanana en Afrique du Sud. L’ex-chef d’Etat serait ramené au pays afin qu’il y purge sa peine. En troisième lieu, Andry Rajoelina, chef de la transition, repousse l’idée d’une rencontre au pays des quatre chefs de mouvance, souhaitée par les mouvances d’opposition. Selon lui en effet, une telle rencontre n’est pas prévue dans la feuille de route et apparaît comme inutile. En dernier lieu, alors que l’opposition revendique une dissolution puis une recomposition de toutes les institutions de la transition, les tenants du pouvoir s’en tiennent à l’« élargissement », porté dans la feuille de route.
En fait, le topo est simple : dans toutes les instances de la transition, les barons du régime ont goûté aux fruits du pouvoir et ne tiennent pas à en être privés. Leur souci premier n’est pas de sortir le pays de la crise, mais de conserver leurs positions et les avantages qui y sont attachés. Les opposants seraient donc réduits à la portion congrue, avec des sièges marginaux et au nombre restreint. S’il en est ainsi, ils seront largement minoritaires dans toutes les institutions, notamment dans le gouvernement, et ne pourront faire valoir leurs vues. Majoritaires et en position de force, les pro-Rajoelina vont dicteur leur loi.
Les intentions des tenants du pouvoir commencent à transparaître : user de l’adhésion des opposants à la feuille de route comme d’un alibi. Et ce, afin de décrocher la reconnaissance internationale et la reprise des financements extérieurs. En tout cas, ils trustent les postes-clés et ont la haute main sur la barre de l’Etat. On attend une réaction de l’opposition. Si celle-ci se contente de miettes, les gens diront : quel drôle… d’oiseau !
Jao Jean, notable intouchable
Autorité de la chose jugée, le « prince d’Antsohihy » ne bénéficie plus de la présomption d’innocence quant aux infractions qu’on lui reproche. Ce n’est qu’une brute, (condamnation pour voies de fait), un vulgaire pédophile qui détourne mineure et séquestre sa victime. Voilà cinq mois que le verdict est tombé, le mandat d’arrêt établi, l’ « honorable » conseiller supérieur de la Transition, équivalent du titre de sénateur, non seulement court toujours, mais parade en ville et occupe même la place qui revient à sa notabilité dans les cérémonies publiques.
De cette situation caractérisée d’exception à l’application du droit, le Conseil Supérieur de la Magistrature s’en émeut. Les magistrats ont mis à profit l’opportunité pour se blanchir d’une réputation qui leur colle à la peau. Le message est clair, ils exécutent leur rôle, et on ne peut leur reprocher un quelconque manquement. Ce cas concret médiatisé inverse ce que l’on pense généralement : les forces de l’ordre arrêtent les suspects et ceux-ci trouvent un « blanchiment » et recouvrent leur liberté au tribunal. Ici on assiste à la situation contraire, les juges condamnent et les forces de l’ordre ne se saisissent pas du condamné.
Jao Jean jouit à ce qu’il semble d’une notoriété agissante que son arrestation menacerait de provoquer des troubles publics. La gendarmerie fait manifestement cas de ce sentiment à l’échelle locale. Les troubles suite à l’arrestation de Marc Ravalomanana en Afrique du Sud seraient-ils moindres ? On ne finit pas de s’interroger sur ce qui a provoqué ce retournement à 180° en ce qui concerne la position des forces de l’ordre par rapport au retour de l’Ex. Ceux mêmes qui la veille ont exhiber boucliers pour manifester une opposition farouche contre ce projet, expriment le lendemain une détermination belliqueuse pour aller le quérir dans son refuge. Le danger de trouble public n’a pas disparu d’un jour à l’autre comme par enchantement, l’approche adoptée pour l’évaluation de ce danger a peut-être été différente. Les grands stratèges des forces de l’ordre qui ont en poche une formule radicale pour résoudre le problème Ravalomanana, ne sont pas parvenus à trouver la bonne solution pour le cas Jao Jean.
Lu dans "SOBIKA"le 01/10/11
De cette situation caractérisée d’exception à l’application du droit, le Conseil Supérieur de la Magistrature s’en émeut. Les magistrats ont mis à profit l’opportunité pour se blanchir d’une réputation qui leur colle à la peau. Le message est clair, ils exécutent leur rôle, et on ne peut leur reprocher un quelconque manquement. Ce cas concret médiatisé inverse ce que l’on pense généralement : les forces de l’ordre arrêtent les suspects et ceux-ci trouvent un « blanchiment » et recouvrent leur liberté au tribunal. Ici on assiste à la situation contraire, les juges condamnent et les forces de l’ordre ne se saisissent pas du condamné.
Jao Jean jouit à ce qu’il semble d’une notoriété agissante que son arrestation menacerait de provoquer des troubles publics. La gendarmerie fait manifestement cas de ce sentiment à l’échelle locale. Les troubles suite à l’arrestation de Marc Ravalomanana en Afrique du Sud seraient-ils moindres ? On ne finit pas de s’interroger sur ce qui a provoqué ce retournement à 180° en ce qui concerne la position des forces de l’ordre par rapport au retour de l’Ex. Ceux mêmes qui la veille ont exhiber boucliers pour manifester une opposition farouche contre ce projet, expriment le lendemain une détermination belliqueuse pour aller le quérir dans son refuge. Le danger de trouble public n’a pas disparu d’un jour à l’autre comme par enchantement, l’approche adoptée pour l’évaluation de ce danger a peut-être été différente. Les grands stratèges des forces de l’ordre qui ont en poche une formule radicale pour résoudre le problème Ravalomanana, ne sont pas parvenus à trouver la bonne solution pour le cas Jao Jean.
Lu dans "SOBIKA"le 01/10/11
Rallye de Rwanda - Les malgaches, sérieux outsiders

Le milieu des sports mécaniques malgaches suivra avec un intérêt particulier le déroulement du Rwanda Mountain Gorilla Rally Rwanda. Effectivement, deux équipages malgaches sont en lice à cette compétition comptant pour le Championnat d’Afrique 2011, en l’occurrence, le tandem Joda-Rila et le duo Freddy-Yachine. Disputant leur quatrième rallye africain à partir de ce jour, les concurrents de la Grande Ile limitent leur ambition à une amélioration de leur position au classement général. Une modestie qualifiée de bluff par leurs adversaires après le hold up parfait de Joda et Rila à la manche précédente en Tanzanie. Depuis, les Malgaches passent de simples concurrents pour les Africains en de sérieux clients.
De cette victoire inattendue à la 6e manche, Joda se pointe à la quatrième du général et a, sur sa ligne de mire, la dernière marche du podium. Et selon les informations recueillies, le tracé du rallye de Rwanda, très technique, sied à merveille à la conduite du Champion de Madagascar. Une réédition de l’exploit en Tanzanie est dans le domaine du possible.
Pour Freddy Rakotomanga, il préfère miser sur la carte de la régularité qui a porté ses fruits depuis. A preuve, il se trouve avant ce rallye de Rwanda à la 6e place du classement des pilotes tandis que son coéquipier, Yachine, est à la 4e place des co-pilotes derrière Rila.D’après Freddy, joint par téléphone hier après une journée de reconnaissance harassante, la configuration au rallye de Rwanda ressemble fort à Mantasoa ou Antaramanana.
« Sauf que les pistes sont devenues glissantes dues aux pluies intermittentes de ces derniers jours », prévient-il en martelant que la prudence est de mise.
A noter que le Rallye de Rwanda comporte 14 spéciales d’une distance totale 300,54 km dont la plus longue est distante de 29,40 km à passer trois fois dans le même sens à la seconde journée. Les concurrents auront en guise d’amuse gueule cet après-midi la super spéciale de 2 km, marquant l’ouverture des hostilités.
Rata
Classement des pilotes
1. Conrad Rautenbach (Zimbabwe) 105 points
2. James Whyte (Zimbabwe) 94 points
3. Alain Dethise (Burundi) 45 points
4. Jean-Yves Ranarivelo (Mad) 40 points
5. Mohammed Essa (Zambia) 30 points
6. Freddy Rakotomanga (Mad) 28 points
7. Muna Singh (Zambia) 24 points
8. Schalk Burger (South Africa) 18 points
9. Giancarlo Davite (Rwanda) 15 points
10. Valery Bukera (Burundi) 10 points
Classement des copilotes
1. Nicolas Klinger (France) 108 points
2. Phil Archenoul (Zimbabwe) 94 points
3. Rila Ranaivomampianina (Mad) 40 points
4. Adam Yachine(Mad) 28 points
5. David Sihoka (Zambia) 24 points
6. Roland Van Der Venken (Burundi) 22 points
7. Armand Du Toit (South Africa) 18 points
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