Tuesday, April 05, 2011

Françafrique : Raison d'état et du plus fort

Il y a 50 ans, en 1960, les 14 colonies françaises d'Afrique noire devenaient indépendantes. Mais, indépendance ne signifie pas liberté : le général de Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d'un système qui vise à garder, par tous les moyens, légaux et illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies dont les matières premières sont vitales pour la France. Ce système va s'appeler la Françafrique. Pendant plus d'un an, Patrick Benquet a enquêté avec l'aide précieuse d'Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu'à travers les présidences successives qu'avait connues la France, de droite et de gauche, les bouleversement mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l'égard de ses anciennes colonies. Que tous les grands événements africains dont les Français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l'action du mercenaire Bob Denard, les coups d'États à répétition, les assassinats politiques, l'affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel..., étaient reliés par une logique implacable : la mise en oeuvre d'une politique occulte dont la motivation principale était l'approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole. Françafrique révèle un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis pour maintenir au pouvoir des chefs d'État africains dévoués à la France. Un monde ou des sommes d'argent colossales irriguent clandestinement des réseaux d'enrichissement personnel et de financements de partis politiques. Le film donne la parole aux hommes de l'ombre, chefs des services secrets français, hommes de main au service de la République, baroudeurs du continent noir et à des acteurs historiques français qui ne s'étaient jamais exprimés : "Messieurs Afrique" de l'Élysée, ambassadeurs, ministre de la coopération, etc. Avec, par ordre d'apparition : Maurice Delaunay Formé à la Coloniale, l'École Nationale de la France d'Outre-mer, Maurice Delaunay fut le prototype de ces serviteurs de l'État qui ont géré l'empire africain sans état d'âme, justifiant les opérations illégales au nom de la " raison d'État ". Se définissant lui-même comme un homme de Foccart, il fut en charge de la grande répression des indépendantistes au Cameroun à la fin des années 50. Ambassadeur au Gabon à deux reprises, il organisa la montée au pouvoir d'Omar Bongo. Il géra depuis Libreville l'intervention française au Biafra. Il dirigea et protégea le mercenaire Bob Denard en particulier pour les opérations de déstabilisation au Bénin. Il fut le témoin des mouvements de fonds clandestins entre l'Afrique et les responsables français. Maurice Robert En tant que responsable du secteur Afrique, il fut l'homme de main de Jacques Foccart au sein du SDECE, les services secrets français. De l'intervention de la France au Biafra à la déstabilisation de la Guinée ou du Bénin en passant par la mise au pouvoir de Bongo, il fut l'exécuteur en chef de la politique secrète de la France en Afrique. Débarqué des services secrets français, il fut immédiatement embauché dans les services de renseignements chez Elf et finira par être nommé ambassadeur au Gabon à la demande exprès d'Omar Bongo avant de terminer sa carrière de nouveau chez Elf. André Lewin Ambassadeur de France en Guinée de 1975 à 1979, il est la mémoire de la violente rupture entre le Général de Gaulle et Ahmed Sékou Touré et des tentatives de déstabilisation de ce pays par les services secrets français. Bob Maloubier Ancien responsable du service Action des services secrets français c'est lui qui organisa, à la demande de Jacques Foccart, la garde présidentielle du président gabonais Léon M'Ba, victime d'une tentative de coup d'État. Il fut ensuite embauché par la compagnie Elf au Nigéria. Jacques Pigot Jacques Pigot a fait partie de ces hauts fonctionnaires que la France nomma pour encadrer les nouveaux présidents africains. Il passa 50 ans dans l'entourage direct du premier président gabonais Léon M'ba puis d'Omar Bongo. Jacques Thiebaut Pilote d'avion, baroudeur au Gabon, il participa au ravitaillement en armes du Biafra en guerre contre le Nigéria, sous les ordres de Maurice Delaunay. Martin Kirsch Il fut le "Monsieur Afrique" de Valéry Giscard d'Estaing de 1980 à 1981. Symbole de la continuité de la politique africaine, sa nomination avait été recommandée par Jacques Foccart. Albin Chalandon PDG d'Elf de 1977 à 1983, il conforta le rôle du Gabon comme premier fournisseur de pétrole de la France et entreprit de fructueuses négociations avec le Congo Brazzaville, pourtant dirigé par le procommuniste Denis Sassou Nguesso. Il distribua généreusement les enveloppes pour le financement des campagnes électorales de tous les grands partis politiques aussi bien de droite que de gauche. Jacques Salles Chefs des services secrets français au Zaïre puis au Gabon, il eut à connaître de la décision française de renverser le président Bokassa. En poste à Libreville, il fut le témoin privilégié des manipulations électorales et des prodigalités financières corruptrices du président Bongo. Jean-Pierre Cot Vingt deux ans avant Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Cot connaîtra la même mésaventure. Nommé en mai 1981 ministre de la Coopération par François Mitterrand, il prônait la transparence dans les relations avec l'Afrique et la fin des réseaux secrets. Il sera démissionné au bout de 20 mois et remplacé par Christian Nucci. Pierre Marion Directeur de la DGSE de 1981 à 1982, il échoua dans sa tentative de nettoyer les services secrets français de l'influence des réseaux Foccart et des hommes de Elf. Désavoué par le président Mitterrand qui l'avait nommé, il démissionna. Jean-Christophe Mitterrand "Monsieur Afrique" de son père à l'Élysée, de 1986 à 1992, il hérita du surnom de "Papa m'a dit" auprès des chefs d'État africains. Loïk Le Floch-Prigent Président-directeur général d'Elf, du 28 juin 1989 au 3 août 1993, il fut l'instrument consentant du président François Mitterrand qui poursuivit la pratique des financements occultes des partis politiques par l'argent secret du pétrole. Dans le scandale de l'affaire Elf, il fut la victime collatérale de la tentative balladurienne de prise du pouvoir présidentiel. Au nom de la raison d'État, il justifia les pratiques occultes de la compagnie pétrolière et en particulier le financement par Elf des guerres civiles au Congo Brazzaville et en Angola dans le cadre de la stratégie pétrolière de sa compagnie. Eva Joly Juge d'instruction de l'affaire Elf, elle démonta les mécanismes de la corruption et des financements occultes générés par l'argent du pétrole. Robert Bourgi Avocat d'affaires, conseiller personnel de plusieurs présidents du continent noir, il travailla dans l'ombre des relations franco-africaine d'abord pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin puis pour Nicolas Sarkozy qu'il initia aux réseaux africains. Se définissant lui-même comme le fils spirituel de Jacques Foccart, il est considéré aujourd'hui comme l'homme de plus influent des réseaux françafricains. Michel de Bonnecorse Ambassadeur dans plusieurs pays africains, il fut le conseiller aux affaires africaines de Jacques Chirac de 2002 à 2007. Pourfendeur des réseaux il assista à leur remontée en puissance après l'élection de Nicolas Sarkozy. Dominique Pin Adjoint de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire de 2002 à 2005, il fut ensuite directeur d'Areva au Niger. François Stifani Il est le Grand-maître de la Grande Loge nationale française qui procéda à l'intronisation d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, comme Grand-maître de la Grande Loge gabonaise. Et en archives, apparaissent successivement : le Général de Gaulle, Pierre Guillaumat, Jacques Foccart, Ahmed Sékou Touré, Pierre Mesmer, Ahmadou Ahidjo, Félix Mounier, William Bechtel, Léon M'ba, Omar Bongo, le Colonel Benjamin Adekunlé, Valéry Giscard d'Estaing, René Journiac, Mathieu Kérékou, Bob Denard, Denis Sassou Nguesso, Jean-Bedel Bokassa, David Dacko, François Mitterrand, Guy Penne, Pascal Lissouba, Eduardo Dos Santos, Edouard Balladur, Philippe Jaffré, Roland Dumas, Bernard Kouchner, Laurent Gbagbo, Vincent Bolloré, Francis Bouygues, Félix Houphouët-Boigny, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Jean-Marie Bockel, Alain Joyandet , Mamadou Tandja et Ali Bongo.

Interview exclusive de l’ambassadeur de France Jean Marc Châtaigner : « sans élections, il ne peut y avoir de démocratie, ni appréciation de la réalit

Madagascar Tribune : - Sans occulter les responsabilités des acteurs malgaches, selon vous, quelles pourraient être les responsabilités de la communauté internationale dans la situation d’instabilité cyclique à Madagascar ? N’aurait-elle pas dû à diverses reprises tirer la sonnette d’alarme plus tôt ? Ses divisions sur les modalités d’action ne sont elles pas allées à l’encontre des grands principes universels proclamés à l’unisson ?

Jean Marc Châtaigner - Très honnêtement, je ne pense pas que l’ensemble des pays et des organisations internationales et régionales partenaires de Madagascar, que vous appelez génériquement « communauté internationale », soit la cause des problèmes de gouvernance que peut connaître la Grande Ile. Les problèmes de votre pays, pas plus d’ailleurs que les solutions, ne peuvent venir de l’extérieur, ni de Paris, ni de Washington ou encore de Pékin ou Pretoria. C’est à Madagascar de trouver sa voie pour un développement durable et démocratique, en tirant peut être d’ailleurs mieux parti des leçons des expériences externes. Je me réfère au décollage économique foudroyant de pays comme le Viet Nam, l’Indonésie ou le Brésil dont personne, il y a 20 ou 30 ans, ne pensait qu’ils arriveraient à devenir des pays émergents. Les facteurs structurels de la crise malgache me semblent avoir des ressorts économiques, avec des inégalités sociales que peu de pays pourraient gérer et une extrême pauvreté déstructurante, des racines démographiques (comment répondre aux aspirations et à la demande d’une population de plus en plus jeune et en quête de repères ?) et des origines aussi politiques et sociales. Il convient de fixer un cap de développement qui s’inscrive dans la durée et dont les objectifs soient bien débattus et partagés avec la population. Les bailleurs de fonds ne peuvent en aucun cas se substituer aux autorités malgaches dans cette responsabilité politique nationale.

MT - Est-il exact de dire que l’existence de crises africaines avec des risques géopolitiques plus élevés qu’à Madagascar peut faire que la communauté internationale se désintéresse de la crise malgache et en bâcle la sortie ?

JMC - Pour moi, chaque crise est différente. Elle est liée à l’histoire, à la culture, à la géographie du pays concerné. Je voudrais d’ailleurs insister sur le fait que la crise en elle-même n’est pas l’apanage des pays en voie de développement. Les pays développés connaissent aussi leurs tensions, y compris des crises de gouvernance, on l’a vu lors de la récente crise financière, dont les conséquences peuvent être dramatiques et systémiques. Fort heureusement, la crise malgache n’est absolument pas identique à de nombreux conflits à travers le monde et n’en a pas les conséquences humanitaires et humaines. Madagascar ne connaît pas de guerre civile. Les dirigeants malgaches n’ont jamais entrepris de massacrer ou d’exterminer leur population et je crois profondément, quels que soient leurs différends politiques ou leurs antagonismes idéologiques, qu’ils n’en auront jamais l’idée. Des clivages ethniques ou religieux existent, mais ils sont, c’est un avis personnel, loin d’être prédominants et initiateurs par eux-mêmes de violences sociales ou a fortiori sociétales. Face à la crise politique malgache, qui ne représente pas une menace pour la paix et la sécurité régionale (au sens de la Charte des Nations Unies), qui ne peut pas non plus justifier d’un devoir d’ingérence face à un drame humanitaire (comme en Libye ces dernières semaines), les partenaires de votre pays doivent nécessairement se placer dans une logique d’accompagnement et de recherche d’une solution politique acceptable par le plus grand nombre.

MT - L’apaisement maintes fois annoncé tarde à venir. Les lacunes de la feuille de route du Dr Simão ne présentent-elles pas le risque d’être un terrain fertile pour une crise ultérieure ? Les divergences sur le calendrier de mise en place du gouvernement d’union nationale semblent en être un premier exemple.

JMC - Il est toujours possible de critiquer les termes d’un accord politique. On ne peut d’ailleurs manquer de constater que les critiques les plus vives émanent de ceux qui n’ont pas joué le jeu de la négociation et des nécessaires compromis. Je rappelle sur ce point que tous les acteurs politiques malgaches avaient été invités par le Président Chissano et le Dr Simão à négocier la feuille de route et à apporter leurs amendements et commentaires. Ce qui me semble essentiel, ce qui la différentie aussi de certains accords antérieurs, c’est que la feuille de route rédigée avec le soutien de la médiation de la SADC fixe un horizon et un objectif réalisables pour la sortie de crise, à travers notamment l’organisation rapide d’élections. La lassitude de la population malgache par rapport à l’absence de solution de sortie de crise depuis maintenant deux ans est palpable : il est important de passer à une nouvelle phase. Si les élections ne résolvent pas en elles-mêmes tous les problèmes, il est également évident à l’opposé que sans élections, il ne peut y avoir de démocratie, ni appréciation de la réalité du rapport de forces politiques… Au-delà des élections, je forme le vœu sincère et l’espoir que tous les acteurs politiques et sociaux malgaches s’attachent, c’est leur responsabilité et non pas celle des pays partenaires et amis de Madagascar, à la mise en place de véritables mécanismes de réconciliation et de dialogue, à l’établissement et à la garantie de vrais contre-pouvoirs pour éviter les dérives passées de gestion autocratique et autoritaire de l’État, et enfin à la consolidation de l’État de droit et à la mise en place d’un système judiciaire performant, transparent et accessible à tous.

MT - Vous arrive-t-il de manifester auprès des autorités de transition des préoccupations sur des violations des principes de la démocratie, des droits de l’homme ou de bonne gouvernance ?

JMC - Il y a lieu de rester prudent sur le caractère péremptoire de telles affirmations : violations des principes de la démocratie, des droits de l’homme ou de la bonne gouvernance... et donc ne pas caricaturer à l’extrême. Il faut garder le sens des proportions : les violations des droits ne sont pas érigées en système à Madagascar. Des dysfonctionnements de justice, parfois très graves, existent dans tous les pays, y compris, je le reconnais bien volontiers, dans les pays occidentaux et en France. Les problèmes de gouvernance démocratique que peut connaître Madagascar ne sont pas non plus forcément nouveaux. Je pense notamment à la persistance, difficilement compréhensible pour l’observateur extérieur que je suis, d’un système de castes discriminatoire ou encore à la situation très préoccupante du système pénitentiaire malgache à la réforme duquel, avant la crise, l’Union européenne avait décidé d’apporter son soutien. Pour en venir précisément à votre question, oui, je peux vous confirmer que je suis intervenu personnellement auprès des autorités de la transition pour faire part de certaines préoccupations lorsque certains principes fondamentaux du droit paraissaient ou paraissent remis en cause. En d’autres circonstances, et en d’autres temps, j’évoquerais simplement l’emprisonnement, après les événements de 2002, de l’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo, la France s’était aussi manifestée. Ni « indifférentes », ni « ingérentes », ces interventions ont eu lieu pour inviter les autorités malgaches passées et présentes à garantir effectivement l’indépendance de l’autorité judiciaire, qui est d’ailleurs consacrée par la nouvelle Constitution en son article 107, et les grands principes d’État de droit : respect du secret de l’enquête et de la présomption d’innocence, impartialité du tribunal et respect du contradictoire (droits de la défense) dans le cadre de l’enquête et du procès. À cet égard, à Madagascar, comme en France ou partout ailleurs dans les pays démocratiques, la justice ne devrait pas subir les démonstrations médiatiques des enquêteurs en charge d’affaires pénales ou civiles qui sont menées sous l’autorité des magistrats, lesquels devraient être seuls habilités à communiquer le cas échéant sur les enquêtes judiciaires en cours.

MT - Sans user de la langue de bois diplomatique habituelle, sur quel principe de démocratie ou de droit se base la France pour apporter de manière plus visible que d’autres un soutien au régime de Transition depuis Mars 2009 ? A posteriori, ne regrettez vous pas d’être arrivé à Madagascar dès le 18 mars 2009 et d’avoir été reçu le même jour à Ambohitsorohitra, ou d’avoir présenté vos lettres de créance en Novembre 2009 sans attendre la mise en place effective du gouvernement d’unité nationale prévu dans les accords d’Addis Abeba ?

JMC - Sans user de langue de bois, diplomatique ou pas, le sens même de votre question me désole, car elle démontre très clairement que la position de la France n’est pas comprise, malgré mes nombreuses tentatives d’explication… Nous ne soutenons pas, et nous n’avons jamais soutenu, telle ou telle mouvance politique malgache, en dépit des campagnes de désinformation, conduites d’ailleurs très souvent de l’extérieur. Notre seule politique est celle d’un appui au processus de sortie de crise inter-malgache, à travers la mise en place d’un processus de transition conduisant à des élections observées internationalement et donc aussi transparentes que possible. Toutes les démarches que j’ai conduites depuis mon arrivée à Madagascar, tant auprès des autorités que de l’opposition, que l’on me reproche aussi dans certains milieux de trop fréquenter, ont donc été tournées vers ce seul objectif d’établissement d’un ordre constitutionnel et démocratique permettant au peuple malgache de faire le libre choix de ses dirigeants. En ce qui concerne les circonstances de ma nomination, je voudrais simplement rappeler que celle-ci a été formellement agréée au début du mois de mars 2009 par l’ancien Président Marc Ravalomanana.

MT - À diverses reprises, des diplomates français ayant à traiter de l’Afrique ont manifesté un agacement face à une « diplomatie parallèle » susceptible d’être polluée par les intérêts particuliers d’hommes d’affaires français. Les contextes ne sont sans doute pas identiques d’un pays à l’autre, mais le fiasco tunisien illustre le risque de myopie qui peut affecter l’ensemble d’un système. Vous même, en tant qu’ambassadeur, ne craignez vous pas parfois de trop fréquenter les salons ou un certain microcosme ? Et n’avez vous pas été gêné par l’action à Madagascar de certains ressortissants français ou binationaux ?

JMC - On peut sans doute me reprocher beaucoup de choses ! On peut me reprocher d’être un diplomate trop direct et trop franc, qui essaye de dire ce qu’il pense et de penser ce qu’il dit. On peut me reprocher d’avoir connu en tant que jeune administrateur civil au Ministère de la Coopération les derniers administrateurs de la France d’outre-mer. Il y avait, j’en témoigne, des gens vraiment exceptionnels parmi eux, à l’humanisme rayonnant et attachant. Ils m’ont notamment appris à écouter et à respecter les points de vue de tous les interlocuteurs, quels qu’ils soient. On peut me tancer d’avoir frayé avec les milieux du développement notamment à l’Agence Française de Développement (AFD), où j’ai eu le privilège d’être le directeur du pilotage et des relations stratégiques, et de ne pas croire que le sous-développement, la corruption et la mauvaise gouvernance soient des fatalités insurmontables. On peut me reprocher d’avoir été le directeur de cabinet d’un Secrétaire d’État à la Coopération, Jean-Marie Bockel, qui a voulu moderniser en profondeur les relations entre la France et l’Afrique. Mais je crois très sincèrement qu’on ne peut pas me qualifier comme étant un Ambassadeur de salon qui ne fréquenterait que certains milieux ou qui subirait des influences particulières ! Je considère ma fonction d’Ambassadeur comme un métier d’ouverture, celui d’un pont entre différentes opinions et cultures, celui d’un artisan d’un rapprochement et d’une meilleure compréhension mutuelle. Je vis ma fonction d’Ambassadeur comme un véritable métier de terrain, à l’écoute de mes compatriotes et de leurs opinions, à la rencontre également de tous les opérateurs économiques français, mais aussi malgaches, des représentants des ONGs, des acteurs sociaux nationaux, mais bien sûr aussi politiques, bref, de tous ceux qui essayent, à leur niveau, de changer et d’améliorer les choses. Seule la conjugaison démocratique de tous ces efforts, c’est vrai à Madagascar mais aussi dans mon pays et partout à travers le monde, peut permettre la réforme, le progrès et l’amélioration du quotidien de millions de personnes qui souffrent de la pauvreté et de l’exclusion. Quant au cas de certains particuliers français ou franco-malgaches, pour être bref, on ne peut pas imputer à la France la responsabilité d’actions ou de propos qui n’engagent évidemment que ces derniers.

MT - Certains véhiculent la thèse qu’il faut reprendre l’aide internationale car le coût de l’inaction serait encore plus élevé. Comment se positionne la France par rapport à cela ?

JMC - D’abord, je crois important de préciser que l’aide internationale à Madagascar ne s’est jamais arrêtée. Elle a pu être ralentie ou prendre des formes différentes pour certains pays ou organisations, avec par exemple davantage d’aide humanitaire directe pour les populations et moins d’aide institutionnelle. L’aide budgétaire à l’État malgache a ainsi été suspendue dès le mois de décembre 2008 suite à la découverte de certaines opérations extrabudgétaires liées à l’achat par Marc Ravalomanana d’un nouvel avion présidentiel. D’un point de vue strictement français, nous avons pris la décision en 2009, pour moi courageuse et lucide, de maintenir notre aide, voire dans certains cas de l’accroître, en l’orientant davantage vers le financement de l’économie et des entreprises, l’accès au crédit et les besoins sociaux de la population. Nous avons par exemple affecté notre aide financière sur des points précis, comme le financement des cantines scolaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM), ce qui a ainsi permis à plusieurs dizaines de milliers d’enfants malgaches de poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, la France a maintenu à Madagascar ses assistants techniques dans des secteurs importants où les réformes, initiées depuis plusieurs années, étaient en cours avec des acquis de modernisation déjà actés : un arrêt brutal de nos appuis dans ces domaines essentiels (Justice, police, fiscalité, foncier…) aurait assurément induit des reculs regrettables et fâcheux pour l’avenir. La France a décidé en cela de suivre les recommandations du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE qui sont tout à fait explicites en situation de crise : il faut tout faire pour éviter de pénaliser la population et pour ne pas créer un sentiment d’abandon ou d’injustice. A titre personnel, je regrette que les bailleurs de fonds dans leur ensemble n’aient pas pu trouver un consensus pour suivre la même démarche. Mais j’espère aussi que nous pourrons nous retrouver ensemble le moment venu dans l’accompagnement de la mise en place de la feuille de route !

MT - Les manœuvres pour s’opposer au retour de Marc Ravalomanana auraient-elles été acceptables dans un pays qui se considère démocratique comme la France ? Peut-on imaginer que la France lui accorde le même genre de protection qu’elle a accordé en Février 2009 à Andry Rajoelina ?

JMC - Il ne faut tout de même pas oublier que c’est Marc Ravalomanana qui lui-même a décidé de quitter Madagascar en mars 2009. La France lui avait proposé à l’époque une assistance pour quitter le pays et offert de l’accueillir en exil, je m’en rappelle très bien, c’était le jour de mon arrivée, propositions qu’il a finalement déclinées. En ce qui concerne l’éventuel retour à Madagascar de l’ancien Président, le Ministre français en charge de la Coopération, Henri de Raincourt, a été très clair en février dernier lors de son passage à Madagascar : cette question relève de la seule souveraineté de votre pays.

MT - En juillet 2010, Hubert Védrine et Alain Juppé signaient ensemble dans le journal Le Monde une chronique déplorant la réduction des moyens du réseau diplomatique et culturel de la France (http://www.lemonde.fr/idees/article...). Au moment où l’un de ces deux hommes est redevenu ministre des affaires étrangères et européennes et où des inquiétudes pèsent sur la survie des lycées français de Fianarantsoa et d’Antsiranana, quelles peuvent-être les priorités de la présence française à Madagascar ?

JMC - Je voudrais être précis sur ce point où il y a aussi beaucoup de mauvaises surinterprétations ou d’instrumentalisations. Nous ne sommes pas à Madagascar dans une approche de réduction des moyens budgétaires de la présence diplomatique ou administrative française. Nos financements pour Madagascar, que ce soient dans les domaines consulaires, culturels, scolaires ou de développement, ne connaissent pas de contraction. Nous sommes en revanche résolument engagés, c’est vrai, dans une phase de rationalisation et de modernisation de nos réseaux pour renforcer le service public que nous rendons à nos compatriotes. C’est bien le sens des réformes engagées en France même par le Chef de l’État et le Gouvernement. La fermeture programmée en 2012 de la section Lycée de Fianarantsoa (67 lycéens – aucune section lycéenne en France n’existe avec un tel effectif), et non pas bien entendu de l’établissement dans son ensemble, s’inscrit dans cette démarche. Je relève, et cela prouve que notre engagement pour le réseau scolaire français à Madagascar ne faiblit pas, que de très importants travaux d’extension du Lycée français sont prévus à Tananarive, avec un budget d’investissement immobilier compris toujours pour 2012 entre 6 à 8 millions d’Euros. Cette évolution doit en revanche sans doute faire l’objet d’échanges et d’explications renforcées avec toutes les parties prenantes concernées afin que son intérêt et ses objectifs soient mieux perçus.

Interview réalisée par e-mail du 18 mars au 4 avril 2011 par Ndimby A. et Patrick A.

Ce qui reste de la SIRAMA et de La Sté de Pêcherie de Nosy be

Le Premier ministre Camille Vital et les ministres, Eva Irène Razafimandimby, du Commerce, Hery Raharisaina, de la Pêche, Riana Andriamandavy VII, du Tourisme, ainsi que les membres du Cst et du Ct, Joseph Yolland et Mme Manitra, ont profité de leur passage dans l’Ile aux Parfums, samedi dernier, pour constater de visu la situation de la Sirama Djamandjar et celle de la Pêcherie.
Pour ce qui est de la première, le Pm, c’est le cas de le dire, est horrifié par le spectacle qui s’offre à lui. L’usine de la Sirama de Nosy Be est tout simplement cannibalisée. Il n’en reste que des ferrailles et la locomotive qui servait à transporter les cannes à sucre est juste bonne à être placée dans le musée de la localité. « C’est catastrophique. C’est un vrai désastre. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à une telle situation », a - t - il déclaré devant les membres du personnel de cet établissement venus nombreux à l’occasion. « Nous devons rester unis et conjuguer toutes nos énergies pour solutionner ce problème crucial », a - t - il signifié à l’endroit des membres de son équipe. D’après les membres de ce personnel, cette usine n’est plus fonctionnelle depuis 2005. « De 22 000 tonnes, notre production est passée à 700 tonnes », ont - ils fait savoir. Cette baisse de production, toujours selon eux, est due à la mauvaise gestion des anciens responsables de cette société. « Cet établissement, pour eux, est devenu une vache à lait », ont - ils continué. Plus de 2 000 employés, de ce fait, se retrouvent au chômage. « Certains d’entre - nous ont même fini par se suicider, n’arrivant plus à subvenir aux besoins de leurs familles », ont - ils ajouté. Par ailleurs, ils ont évoqué devant le Pm et son équipe, la dernière tentative d’un certain Haut responsable du Cst de vendre les ferrailles de cette usine. Là - dessus, Camille Vital, est intransigeant.
« Personne n’a le droit de toucher à ce qui reste de cette usine. Il se peut que comme solution nous allons lancer un appel d’offres international. Il appartiendra à son prochain acquéreur d’en faire ce qu’il veut », a - t - il lancé, à la grande joie de l’assistance. En tout cas, le Pm a clairement indiqué qu’il ne manquera pas de faire un compte - rendu sur ce problème épineux au Président de la Haute autorité de la Transition, Andry Nirina Rajoelina.

Aux grands maux,les grands remèdes…
Tous les matériels d’exploitation de la Pêcherie de Nosy Be, que ce soit ceux de l’usine que ceux des bateaux, sont déplacés à Mahajanga. Cette société est bel et bien fermée et n’est plus fonctionnelle. Sa fermeture a fait plus de 3 000 chômeurs avec toutes les conséquences que cela suppose, sur le plan social. A la question de savoir les causes réelles de cette fermeture, un des membres du personnel, qui garde les bâtiments de cette société, a répondu au Pm qu’elle n’est plus rentable et qu’elle n’arrive même plus à couvrir les dépenses engagées pour son fonctionnement. « Les matériels utilisés par les petits pêcheurs qui opèrent sur les lieux ne respectent pas les normes requis. De plus, ils continuent de jeter leurs filets même pendant la saison de fermeture de la saison », a - t - il déclaré. Et lui de continuer « en guise d’exemple, sachez qu’au moins 500 tonnes de petits poissons ou de crabes et autres sont jetés par ces pêcheurs par jour ». « Ce sont surtout les pêcheurs d’Ampasibe qui transgressent la loi en vigueur, contrairement à ceux d’Ankazomborogno qui sont très disciplinés », a indiqué le Chef de Région Diana, Bezara Romuald, présent à l’occasion. « Aux grands maux, les grands remèdes », a répondu le Pm. « Ce n’est pas parce qu’ils sont têtus que nous devons les laisser faire ce qu’ils veulent », a - t - il conclu. Entre hommes intelligents, on se comprend à demi - mot. La balle est donc dans le camp des autorités locales et des responsables locaux du Service de pêche.

Manandafy pardonne Monja...

Jeudi dernier, Manandafy Rakotonirina a pu créer une ambiance plutôt malsaine dans son propre camp. Il a affiché publiquement son rejet quant à la venue de Monja Roindefo au Magro pour rejoindre les trois mouvances, vu que ces derniers temps, plus précisément depuis la commémoration de l’événement du 29 mars 1947, le flirt entre l’ancien locataire de Mahazoarivo et le reste des trois mouvances n’est plus un secret.

Un des orateurs du Magro a déclaré la venue de Monja Roindefo pour rejoindre notre mouvement au Magro, sans qu’il n’y ait euconsultation préalable avec les trois mouvances, et c’est plutôt cette annonce hâtive que je n’accepte pas », a déclaré le fondateur du Mfm, Manandafy Rakotonirina, qui essaie de racheter ses actes de jeudi dernier. Il a par la suite déclaré que « Monja Roindefo a été un des principales personnalités qui ont rejeté le retour de Marc Ravalomanana au pays. Mais finalement, il a envoyé un émissaire pour me consulter afin de confirmer que l’ancien Premier ministre a changé d’avis et ne voit plus d’inconvénient quant au retour de Marc Ravalomanana. Ainsi, avant d’accorder le pardon, il faut d’abord un acte de mea culpa, que ce dernier a déjà fait et il a également accepté de demander pardon publiquement ». Plus d’un observateur se sont demandés si réellement cet orgueilleux fils du Sud irait jusqu’à demander publiquement pardon, rien que pour nouer une relation avec les trois mouvances qui ont perdu leur poids sur l’échiquier politique malgache.

Aux calendes grecques
Quand Manandafy Rakotonirina a continué ses explications, il a souligné que « Monja Roindefo a également fait savoir, par le biais de son émissaire, qu’il accepte de s’entretenir avec l’ancien Président Marc Ravalomanana à la prochaine conférence au Sommet des 4 Chefs de file ». Une occasion qui risque d’être renvoyée aux calendes grecques, vu le fait que même si la tenue du Sommet des 4 chefs de file a réellement lieu, l'audace de MarcRavalomanana de regagner le pays, deux ans après qu’il ait pris la fuite, reste encore à prouver, encore moins après sa première tentative échouée au mois de février dernier.
Le dernier Premier ministre nommé par Marc Ravalomanana, alors qu’il a déjà été dans son pays d’exil, a précisé qu’« il y a quelques mois, les trois mouvances m’ont choisi pour être leur envoyé afin de prendre contact avec Monja Roindefo, mais jusqu’ici ce dernier ne nous a pas donné de réponse officielle ».
Rappelons également que Manandafy Rakotonirina, jeudi dernier, a fait savoir, en faisant allusion à Monja Roindefo, qu’il ne veut pas d’un putschiste dans les rangs des trois mouvances, avant que ce dernier ne demande pardon publiquement.
Sur la mise en place d’un Gouvernement parallèle, le fondateur du Mfm a nié ce projet déstabilisateur. « Cette idée de faire naître un Gouvernement parallèle n’a jamais existé », a – t - il souligné.
Il a également parlé de la prochaine réunion extraordinaire des Chefs d’Etat de la Sadc, et a fait savoir qu’elle devrait se tenir pour le 8 avril prochain à Namibie.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est malheureusement assez fréquente et encore assez mystérieuse. Dés 1817, James Parkinson donne une description de la maladie, et aujourd’hui, on ne sait pas exactement pourquoi elle apparaît. Différents traitements permettent d'atténuer ses symptômes.

La maladie de Parkinson frappe principalement les personnes âgées de 55 à 65 ans, avec une légère prédominance chez les hommes, mais elle peut toucher des malades beaucoup plus jeunes. Elle représente la deuxième cause de handicap moteur du sujet âgé, après les accidents vasculaires cérébraux, et atteint près de 2 % des personnes de plus de 65 ans.

Un groupe de neurones touché par cette maladie


La maladie de Parkinson est due à une dégénérescence d’un groupe de cellules nerveuses, les neurones, situés dans une petite zone du cerveau, appelée la substance noire. Ces neurones sécrètent de la dopamine, un messager cérébral impliqué dans la régulation du contrôle des mouvements. Les troubles de la maladie de Parkinson sont causés par un déficit de dopamine que ces neurones ne sécrètent plus suffisamment.

Les symptômes de la maladie de Parkinson


Ils sont bien connus des médecins, mais ils peuvent différer en intensité comme par leur présence en fonction des malades. Les trois signes typiques de la maladie, constituant le syndrome parkinsonien, sont :

> Le tremblement
C’est le premier motif de consultation. Caractéristique de la maladie, il n'est pourtant pas présent chez tous les malades. Il affecte les membres, plus rarement la mâchoire. Il se produit au repos mais disparaît lors du mouvement.

> La rareté des mouvements ou akinésie
Elle peut débuter par des difficultés d’écriture, le malade forme alors des lettres de plus en plus petites (micrographie). Elle se manifeste également par une gêne lors de la réalisation de gestes quotidiens, surtout s’ils sont répétitifs, comme le rasage. Enfin, la marche est aussi perturbée, elle est ralentie "à petits pas traînants".

> Une raideur ou hypertonie
C’est une raideur des membres et du tronc. La marche est moins "balancée", rigide. Au cours d’un mouvement les membres tendent à s'immobiliser.


Le diagnostic

Il n’existe pas d’examen spécifique permettant d’établir le diagnostic de maladie de Parkinson. Le médecin prend en compte le contexte clinique du patient et c’est la réussite du traitement qui permet de confirmer le diagnostic. Une IRM ou un scanner cérébral peuvent être pratiqués, surtout chez les sujets jeunes, pour dépister une autre atteinte mimant le syndrome parkinsonien. Pour être certain du diagnostic et écarter d'éventuelles autres affections, une prise de sang, une électro-oculographie sensorielle ou motrice pourront être aussi effectuées.

Les traitements et l’évolution


Si les symptômes de la maladie varient d’un malade à l’autre, son évolution est tout autant imprévisible. Généralement après une période d’efficacité optimale des médicaments, appelé parfois "lune de miel", les troubles réapparaissent obligeant le médecin à adapter différents traitements. Le suivi des malades doit donc être régulier et confié à un spécialiste : un neurologue. Il arrive qu'une dépression soit associée à une maladie de Parkinson.
Enfin, la maladie elle-même a tendance à s’aggraver, avec des risques de chutes, des troubles de la marche de plus en plus important. 20 % des patients auront en fin de maladie une détérioration cognitive évoluant vers la démence.
En fonction de l'évolution de la maladie, des symptômes qui surviennent, d'autres spécialistes pourront intervenir : un rhumatologue ou un kinésithérapeute, en cas de problème osseux ou articulaire, un orthophoniste en cas de problème de langage, etc.


Les médicaments

Différentes classes de médicaments sont disponibles : les agonistes dopaminergiques, les inhibiteurs de ma monoamine oxydase, et les anti-cholénergiques. Ces médicaments permettent généralement la disparition des troubles mais se révèlent moins efficaces avec le temps et ils risquent de provoquer des effets secondaires parfois invalidants. Les patients se plaignent alors de mouvements anormaux (dyskinésies) et de périodes de blocage du corps.

La chirurgie : une technique efficace mais d’accès difficile


C’est une méthode en plein essor. Le principe consiste à stimuler, à l’aide de très fines électrodes implantées dans le cerveau (au niveau sous thalamique), comme pour un pace-maker. On parle de stimulation cérébrale profonde. Cette méthode est indiqué pour des patients bien définis et est réservée à des patients très sévèrement touchés. Elle permet d’obtenir la disparition des trois symptômes de la maladie. Son coût élevé, le manque d’investissement et le petit nombre de centres pratiquant cette intervention en font encore une technique pas assez répandue. En France, seulement 800 malades en bénéficient chaque année alors qu’il faudrait pouvoir en opérer plus de 3 000.

Bien entendu, la maladie de Parkinson fait l'objet de nombreuses recherches. En grand nombre d'entre elles reçoit le soutien de la Fédération de la recherche sur le cerveau (FRC), grâce en particulier à la campagne du Neurodon dont Santé AZ est partenaire.

Sources : Syndromes parkinsoniens dégénératifs ou secondaires, Guide-Affection de longue durée, HAS, avril 2007. Conférence de consensus "Maladie de Parkinson : critères diagnostiques et thérapeutiques", mars 2000, Anaes. Striatal proteomic analysis suggests that first L-dopa dose equates to chronic exposure.Birger Scholz, Marcus Svensson, Henrik Alm, Karl Sköld, Maria Fälth, Kim Kultima, Céline Guigoni, Evelyne Doudnikoff, Qin Li, Alan R. Crossman, Erwan Bezard, Per E Andrén. Plos One. 02/2008.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui détruit les cellules cérébrales de façon lente et insidieuse. Bien que touchant davantage les personnes de plus de 60 ans, cette maladie peut atteindre des patients plus jeunes. En 2008, environ 350 000 personnes souffrent de maladie d'Alzheimer ou affections apparentées.

A lire aussi notre dossier : Alzheimer : que peuvent faire les proches ?

La maladie d’Alzheimer affecte la mémoire et le fonctionnement mental. Le malade présente des troubles qui détériorent son système cognitif, altèrent son langage, perturbent ses gestes... Au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, le patient ne parvient plus à répondre correctement aux tâches quotidiennes comme s’habiller ou préparer un repas. Simultanément à ces agitations désordonnées, le malade est enclin à des manifestations psycho-comportementales telles que l’anxiété et la dépression.

Les symptômes de la maladie d'Alzheimer

Les troubles ne sont pas stables et fluctuent avec le temps. Dans les premières phases de la maladie, les troubles cognitifs évoluent si lentement qu’il est difficile de les détecter. Ils peuvent sembler, en apparence bénins. Les malades ont une conscience parcellaire. Ils peuvent oublier un événement clé et s’en souvenir prestement. A l’inverse, le patient peut se trouver à un endroit précis, savoir où il est et perdre tout à coup sa lucidité. Leur vie est épisodique. Pourtant alors qu’ils sont présents, leurs proches ont trop tendance à les croire sorti du monde réel. Tel est le grand piège clinique de la maladie d’Alzheimer. A terme, la maladie a un impact sur l’état général. Les troubles alimentaires et les problèmes de déglutition engendrent un amaigrissement conséquent. Petit à petit, le patient devient de plus en plus grabataire jusqu’à devenir totalement dépendant, affaibli et ses défenses immunitaires s’amenuisent. Des complications infectieuses sont souvent à l’origine de son décès.
Le médecin spécialiste qui prend en charge cette maladie est un neurologue.


Des comportements inconstants

Les réactions des malades sont très diverses et dépendent de leur caractère, de leur vie antérieure et du stade de la maladie. Selon les périodes, le patient peut se replier sur lui-même, puis traverser des moments de dépression, voire d’agressivité ou de mutisme. En première phase, bien avant que l’entourage ne perçoive sa maladie, le malade détecte les premiers signes avant coureur.

Face à la détérioration de son quotidien, le malade perd l’estime de lui-même. Il se replie pour ne pas subir le regard des autres et peut repousser tout lien avec son environnement antérieur. A l’inverse, cette baisse de l’estime de soi peut lui dicter une attitude agressive qui peut jusqu’à devenir dangereuse pour l’entourage. Le malade peut également entrer dans des périodes d’errance ou dans des comportements semi-délirants. Cependant, même si de tels agissements semblent incohérents, le patient répond à une pensée du moment.

Lésions de la maladie d'Alzheimer

Les recherches sur le cerveau souffrant de cette affection sont nombreuses. Une région précise du cerveau essentielle pour la mémoire (l'hippocampe) tend à s'atrophier. Il existe aussi des dépôts de substance bêta-amyloïde en même temps que surviennent des dégénescence neurofibrillaires. Mais il existe aussi d'autres anomalies, concernant par exemple, certains neuro-transmetteurs.

Des traitements modérateurs

Le traitement stoppant la maladie est en cours de recherche. Pour l’heure, seuls des médicaments freinant son évolution existent. Ils visent à lutter contre l’agitation, la dépression, les hallucinations, l’insomnie mais ils ne sont pas exempts d’effets secondaires et sont donc à utiliser avec vigilance.

Suite à de nombreuses recherches, des spécialistes ont noté une réduction de l’acétyl-choline, un neurotransmetteur, qui permet de transmettre un "message" d’un neurone à l'autre. Un médicament été mis au point afin de compenser la baisse de cette substance présente dans le cerveau. Ce traitement retarde la progression de la maladie, il doit être prescrit au début de la maladie.

En parallèle, l’accompagnement des proches est indispensable. Les pertes lentes et progressives de la mémoire et du langage sont très lourdes à accepter pour le patient. Plus que quiconque les malades doivent être sans cesse sollicités sur leur ressenti et sur leurs angoisses. Les proches doivent prendre le temps de les écouter, de les motiver à communiquer leur mal être, leur souffrance.

Mais il faut aussi admettre que du côté de la famille et des amis, cette maladie est difficile à vivre. Et on manque de structures sanitaires pour accueillir ces patients.

Des recherches prometteuses

De nombreuses études sont en cours. Tant pour trouver un traitement curatif que pour comprendre les causes de cette maladie. En grand nombre de recherches reçoit le soutien de la Fédération de la recherche sur le cerveau (FRC), grâce en particulier à la campagne du Neurodon dont Santé AZ est partenaire.

Nos conseils

> Entretenir son psychisme, une activicté sociale... peuvent retarder les premiers symptômes de la maladie.

> Il est important de diagnostiquer tôt la maladie. Chez les médecins, il existe de simples tests pour dépister un éventuel problème.

> Un diagnostic à un stade précoce de la maladie, permet une prise en charge (médicaments, soins paramédicaux...) qui freine l'évolution de la maladie.

Sources : Plan Alzheimer 2008-2012, Ministère de la Santé. Maladie d'Alzheimer, enjeux scientifiques, médicaux et sociétaux, Expertise collective, Inserm, 2007. Allain H. et al, Futur thérapeutique dans la maladie d'Alzheimer. In : les nouveaux défis de la maladie d'Alzheimer. Interligne/Médigone 2002.

Semaine du goût : A la découverte des richesses gastronomiques malgaches

C’est une grande première à Madagascar. Son coût d’envoi a été donné hier soir, à la gare Soarano

C’est par une mise en bouche théâtrale et un cocktail dînatoire qu’a été lancée cette semaine du goût. Les heureux privilégiés présents à la salle de l’horloge ont pu apprécier à sa. juste valeur ce spectacle accompagné de savoureux plats préparés par le chef. Des scènes tirées du roman « Cène de famille » ont été jouées. Les produits frais des artisans de la semaine du goût ont été mis en valeur avec art et le tout a été accompagné d’une sélection de vins de la société Royal Spirits. Il ne s’agissait que d’’un début car le programme de cette semaine réserve d’alléchantes surprises.

Les rendez-vous gastronomiques. Il y a la soirée cinéma au Tamboho ce mercredi 6 avril. La projection du film «L’odeur de la papaye verte » sera suivie d’un magnifique repas. Une découverte de la gastronomie française aura lieu au « B » avec un menu spécial terroir, le jeudi 7 avril. Une soirée Bollywood aura lieu au jardin du raphia à Ambatonakanga avec des spécialités indiennes. La musique et la danse seront au rendez-vous. Les grands vins français seront à l’honneur chez Royal Spirits, toujours le 7 avril. Une soirée jazz et bière se déroulera à l’hôtel du Louvres, le vendredi 08 avril à 19h. On pourra s’amuser au Mojo le samedi 9 avril avec sa nuit folle. Le meilleur pour la fin : la grande soirée gastronomique du Carlton le samedi 9 avril avec le menu préparé par six grands chefs de la capitale.

Les vingt restaurants participant à cette semaine du goût proposent des menus spéciaux Le marché du goût qui se tiendra dans le hall de la gare de Soarano du jeudi 7 avril au samedi 9 avril permettra de découvrir les produits des artisans malgaches. Des dégustations auront lieu à cette occasion.

Patrice RABE

Monday, April 04, 2011

Les entretiens textiles de l’océan Indien 85% de la production textile vers l’Europe mardi 5 avril 2011

« 85% des produits textiles de Madagascar sont exportés en Europe » selon la présidente du Textile Mada Group, Sandrine Duglat ; c’était lors de la 4 ème édition des « entretiens textiles de l’océan Indien » qui se sont ouverts ce lundi 4 avril à l’Hôtel Carlton Anosy. Un atelier qui durera pendant 3 jours. Des rencontres Business to Business et une visite d’usine seront au programme.

D’après la présidente, la complémentarité des pays importateurs et exportateurs est essentielle ; ils ont besoin l’un de l’autre. Madagascar acquiert beaucoup d’avantages dans ce partenariat en raison de la forte valeur ajoutée mais surtout de la qualité et du coût de la main d’œuvre.

Par rapport aux éditions précédentes, cette quatrième édition est cofinancée par l’Union Européenne et l’Agence française de développement (AFD). Plusieurs projets en commun sont définis au sein du Groupement d’entreprises textiles de Madagascar comme la RSE ou Responsabilité sociale des entreprises, le projet de formation à long terme,… Contrairement à ce qu’on pouvait imaginer après que Madagascar ait été exclu de l’AGOA, il y a eu depuis la crise d’autres entreprises textiles qui ont pu montrer leur créativité. L’atelier organisé par Textile Mada group prouve que Madagascar est encore capable d’exporter ses produits à l’étranger, en Europe et tout particulièrement en France. « Cet atelier a comme objectif de renforcer la part de marché de Madagascar en Europe et il faut démontrer aux opérateurs européens notre savoir-faire dans ce domaine » déclare le Secrétaire General Riana Rasamimanantsoa.

Textile Mada Group est composé de 11 membres dont 10 sont des entreprises malgaches.

Suite à la suspension de Madagascar dans le cadre de l’AGOA, les exportations de la Grande Ile en matière de textile et d’habillement ont fortement chuté. Entre 2009 et 2010, une baisse de plus de ¾ de la valeur de ses expéditions a été observée, en passant de 212 millions USD à 55 millions USD. Et en janvier 2011, la dégringolade persiste car les exportations n’atteignent plus que 1,7 million USD au lieu de 10,7 millions USD en janvier 2009, soit une chute de plus de 84%. Face à cette situation, les opérateurs dans le secteur ont décidé de se tourner vers d’autres marchés pour diversifier les sources d’approvisionnement en matières premières et en produits finis. C’est l’objet de la réunion annuelle de tous les acteurs de la filière organisée pendant trois jours par le Cluster Textile Mada group et les Entretiens Textiles de l’Océan Indien (ETOI). Des entreprises en textile ont déjà trouvé d’autres marchés vers l’Europe et l’Afrique du Sud. Des prospections en Russie sont également en cours, a-t-on appris.

Sunday, April 03, 2011

Pas d'amalgame entre Andriantsolo et le comorien Andriantsoly

Tsi Levalou (ou Tsy Levalou) comptait parmi les derniers héritiers du roi sakalava (antakarana) de Boina à Madagascar. Vers 1820, sous l'influence de ses conseillers Antalaotra, il se convertit à l'Islam. Entre 1822 et 1824 (prise de Majunga), il est vaincu par Ramanetaka, commandant des troupes de Radama Ier, le roi d'Émyrne (merina) soutenu par les Britanniques. En fuite puis placé en résidence surveillée à Marovoay, il continue cependant à fomenter des insurrections contre le roi merina et se rend à Zanzibar pour réclamer en vain l'aide de l'Imam de Mascate.
A la mort de Radama, en 1828, Tsi Levalou est rappelé par sa sœur Ouantity (ou Ouantitsi). Cette tentative de restauration est cependant écrasée par les troupes de la reine Ranavalona Ire commandées par le général Ramaromisy. En 1831, l'ancien roi de Boina se réfugie avec quelques membres de sa cour à Nosy Be puis à Mayotte, dirigée jusqu'en 1829 par son parent et ami Mwana Madi (ou Mouana-Maddi, ou Amadi), tandis que sa sœur Ouantity fait allégeance à Ranavalona.Tsy Levalo

A Mayotte, Tsi Levalou entre au service du sultan lors des opérations militaires menées par ce dernier contre ses rivaux, contre d'autres comoriens et contre les pirates. Il prend le nom d'Andrian Souly (puis Andriantsoly) après son mariage avec une parente du sultan.
Après avoir tout d'abord reçu une partie de l'île en récompense de sa loyauté, il hérite du sultanat en 1832 après avoir écarté Bwana Kombo (ou Buanacombé, ou Banakombo), un fils de Mawana Madi, qui trouve refuge à Mohéli. Il doit alors défendre l'île contre les visées du hova Ramanetaka - devenu le maître de Mohéli sous le nom d'Abderahmane - et des sultans d'Anjouan, Abdallah puis Salim (1836). Considéré comme un simple gouverneur par Salim et réfugié à Pamanzi, Andriantsoly voudrait préserver l'autonomie de son île face aux autres souverains comoriens. Or, dépourvu d'allié contre ces derniers et contre la monarchie malgache soutenue par la Grande-Bretagne, il se sait menacé. Il se tourne alors vers les rivaux des Britanniques, les Français, qui viennent de s'emparer de Nosy Be. C'est dans ce contexte que, le 25 avril 1841, le sultan cède à la France sa souveraineté sur Mayotte par une simple vente, obtenant du capitaine Pierre Passot (envoyé par Anne Chrétien Louis de Hell), une rente viagère personnelle de mille piastres (5000 francs) et quelques promesses, comme celle d'élever deux enfants du sultan à la Réunion. Ce traité est ratifié par le gouvernement français en 1843.

Déchargé de ses devoirs diplomatiques et militaires par le protectorat français, Andriantsoly se retire dans l'oisiveté et l'alcoolisme, comme en témoigne un officier français en 1845 : « Quand nous nous rendîmes à la demeure d'Ardrian-Souli [sic.], nous fûmes introduits près de lui par son intendant. Nous nous trouvâmes en face d'un gros homme trapu, au cou enfoncé dans les épaules, qui, accroupi sur une natte, achevait son repas du soir, entouré de ses serviteurs et de ses amis. En le voyant porter avidement à ses lèvres un énorme bol de tafia, nous nous expliquâmes l'air hébété et ignoble de cet homme, autrefois remarquable par son intelligence et son courage. »[2]

Andriantsoly est assassiné en 1847 sur Petite-Terre, au croisement des chemins qui mènent vers les villes de Pamandzi et de Dzaoudzi.
Son Tombeau royal, érigé selon le modèle malgache, se situe au sommet de la montagne sur la Grande-Terre près de Mamoudzou. Ce tombeau est entretenu par des fidèles.

Andriantsolo d'Andramasina.
Ralaniboahangy, une des femmes d'Andriamasinavalona, n'eut pas d'enfant, mais selon le principe général Ny Andriana tsy maty momba, aucun Andriana ne pouvait mourir sans descendance. Ralaniboahangy adopta donc les deux premiers nés de sa soeur et du prince d'Antongona qui, par convention, devaient revenir à leur famille maternelle. Ce furent Andriantsolo et sa soeur Ratsiavanga : le premier fut installe à Andramasina et Ambohimanjaka, la seconde à Anosibe.

Sans doute est ce par anachronisme descendant qu'une tradition orale accorde à Andriantsolo d'avoir établi Andramasina en défrichant la forêt. En revanche, un des aménagements importants que conduisit Andriantsolo fut la création du lac sépulture qui, dominant Andramasina, est à l'ouest d'Ambohimanjaka. Il hérita bien du fanjakana de son grand-père Andrianonindanitramantany et de sa mère Ralaniboahangy. A la fin du XVIII e siècle, en toute indépendance à l'égard d'Antananarivo, son autorité de mpanjaka s'étendait d'Andramasina jusqu'aux limites d'Ambohimanga du Sud, Vohitrarivo sur l'Onive restant une des capitales de son royaume : c'est notamment là qu'il fit circoncire son fils et héritier Ramanjaka. Quand Andrianampoinimerina commença à réaliser l'unité de l'Imerina, il apporta son royaume au Prince d'Ambohimanga et Antananarivo et devint Zazamarolahy et vadintany dans la nouvelle formation politique. Les premiers vadintany d’Andrianampoinimerina n'étaient pas encore ces sortes d'huissiers que devinrent les tenants du titre à la fin du XIX e siècle. Ils étaient, notamment dans leurs anciens royaumes et principautés, les grands juges qui réglaient les conflits qui ne manquent pas d'intervenir dans la vie de toute société. Ce furent eux qui, par la suite, furent les premiers à porter le titre d'Andriambaventy
Andriantsolo, dont on se souvient encore que sous Radama I°, il créa a Ambohimanjaka la première école de la région, mourut en 1837 et, comme il y était de tradition pour les princes qui avaient exerce le pouvoir souverain, son corps fut éviscère et embaume avant d'être "cache" dans le tombeau construit au sommet d'Andramasina, là où ses descendants andriamasinavalona peuvent encore aujourd'hui trouver leur dernière demeure.

Saturday, April 02, 2011

Cannibalisme en Asie? ( Ames sensibles s'abstenir de regarder)


Depuis la semaine dernière, des photos hallucinantes circulent sur le web et scandalisent les internautes. On y voit, à première vue, une bande d'officiels asiatiques, de jeunes et de vieux en tenue blanche, en train de découper le cadavre d'un homme noir, à côté duquel se trouvent des assiettes...











De là à croire que toute la Thaïlande pourchasse les hommes noirs pour les découper et les manger, le pas est vite franchi sur le net, la colère monte sur de nombreux sites africains, et on en appelle même à l'ONU...

Ces photos sont-elles vraies?
Oui, "quasiment aucun doute sur toutes les parties osseuses et musculaires du cadavre... " assure un médecin

D'où viennent-elles?
Le site B. World Connection les a publiées, dénonçant un acte "d'anthropophagie sur un homme noir."
Mais elles viendraient de ce site hébergé au Koweit (!), qui émet d'ailleurs un mail aux propos incompréhensibles.

D'où l'importance de prendre quelques instants et de bien analyser ces photos. Sans recul, ces photos sont sans conteste ignobles, mais...



Détail numéro 1
La "victime" n'est pas forcément noire mais bien de type asiatique. "L'homme en noir n'est pas africain, c'est un thai de la campagne Nord Est (Isan) qui ont la peau noir d'une manière générale." précise au Post Philippe, un Français vivant en Thaïlande.




Détail numéro 2
Des encadrants en uniforme, des jeunes et des vieux portant des masques et des combinaisons de protection donnent un côté officiel à la scène.



Détail numéro 3
Sur aucune photo, on voit une personne manger la chair découpée. Les assiettes sont disposées à côté, il pourrait très bien s'agir de leur déjeuner.




Détail numéro 4
Un Thaïlandais confirme au Post:
"Ce sont des secouristes, une sorte de police privée de Thaïlande, qui viennent aider à un nettoyage de cimetière." Coup d'oeil au site officiel: il s'agit du même logo, une association spécialisée dans l'aide aux victimes, pas vraiment donc dans l'encadrement de repas cannibales. Contactée par le Post, la Rescue South Pattaya, n'a pas encore répondu



Détail numéro 6:


Philippe, un Français de Thaïlande, fait part de son étonnement au Post: "J'ai l'impression que ces photos ont été sorties de leur contexte, ces images sont très douteuses à mon avis, en tout cas, je n'ai encore jamais entendu parler de pratique de cannibalisme en Thaïlande."


Alors qu'est-ce que ça peut bien être?
La théorie la plus probable est celle du nettoyage d'un cimetière. En regardant de plus près, ces photos pourraient provenir d'une opération similaire à celle ayant eu lieu de mars à mai dernier à Pattaya en Thaïlande. Beaucoup de volontaires y ont participé. But de l'opération: la recherche, l'exhumation et le nettoyage des os de cimetières surpeuplés, particulièrement les corps sans famille ni proche. Les os sont alors religieusement incinérés et leurs cendres dispersées dans divers temples.


Selon la BBC dans un article de 1997 ajoute que le traitement honorable des morts est important dans la religion bouddhiste, majoritaire en Thaïlande: en 1997, 21.000 corps avaient été ainsi exhumés et incinérés.

Autre précision, le festival "Haw Khao Padap Din", qui se tient au Laos, pays limitrophe de la Thaïlande, est consacré au souvenir et au respect des morts, "ce festival se caractérise par une cérémonie macabre durant laquelle des corps sont exhumés, leurs restes nettoyés, puis incinérés la nuit de la pleine lune.

"Comme quoi le monde est vaste et les cultures differentes, ce qui semble anormal a un coin de la terre est tout a fait normal a un autre bout de la terre." rappelle Thiofusa sur le site scandalisé par les images.



Il y a pire ailleurs

ATTENTION!!! – images choquantes dans cet article!!! Si vous avez des problèmes cardiaques, estomac, Lisez à vos risques et périls.


En Chine, les bébés et de fœtus morts sont utilisés comme un élixir. Ils sont achetés par les hôpitaux 50-70$ et mis en bouteille et vendu(même dans les supermarchés).


Il est supposé que la viande augmente votre activité sexuelle et prolonge votre vie!

Friday, April 01, 2011

Mastère, MBA, MSc : poursuivre ses études dans une grande école

Une fois diplômé à bac+5, la question est souvent de savoir si on poursuit encore un peu ses études si on cherche un emploi. A côté des doctorats universitaires, qui mènent vers la recherche, les grandes écoles ont créé des diplômés complémentaires très professionnels. "Si le diplômé se sent faible dans une dimension après son master, je lui conseillerais de continuer directement en mastère spécialisé (MS) car c'est une formation dense qui mène à un projet très défini en six mois de cours et six mois de pratique en entreprise. Mais s'il a une proposition d'embauche conforme à ses objectifs, il aurait tort de la laisser passer…", répond Pascale Martin-Saint-Etienne, directrice des mastères spécialisés d'ESCP Europe.

POUR DES JEUNES COMME POUR DES CADRES

Masters of science (MSc), mastères spécialisés (MS), masters of business administration (MBA), masters d'écoles… accueillent étudiants et professionnels soucieux de compléter leur parcours. Avec une attractivité d'autant plus forte que, face à un contexte économique morose, de plus en plus d'étudiants souhaitent acquérir une qualification supplémentaire pour retarder leur entrée sur le marché du travail et apporter un plus à leur parcours. Que ce soit en acquérant une double compétence (sciences et gestion généralement) ou une expertise dans un domaine pointu. C'est aussi l'occasion pour certains – les titulaires d'un diplôme universitaire, par exemple – d'obtenir le sceau d'une grande école sur leur CV, ou pour de très bons étudiants qui ne seraient jamais sortis des rails de faire un choix totalement lié à leur épanouissement.

Bon nombre de professionnels en activité saisissent aussi l'opportunité de croiser leurs années d'expérience avec d'autres cadres (en MBA), ou de prendre du recul sur leur parcours pour ouvrir le champ à de nouveaux horizons. "Après le diplôme grande école d'HEC et 3-4 ans de consulting pour des grands groupes industriels, j'ai choisi de faire un MS pour me recentrer sur mon ambition première : devenir scénariste et créatrice de séries télévisées, confie Julie Chemla, diplômée 2007 du MS médias de l'ESCP Europe. Le MS m'a permis de me réinsérer professionnellement grâce à une formation généraliste, de vrais stages et des rencontres avec un panel de professionnels reconnus."

COHÉRENCE, LE MAÎTRE MOT DE VOTRE CHOIX

Mais attention, pour que le choix d'une telle formation soit payant, il faut absolument que le cursus choisi soit en accord avec son ambition professionnelle. " Pour faire son choix entre plusieurs écoles proposant des mastères spécialisés dans le même domaine, je conseillerais de regarder l'empreinte de l'école qui porte le diplôme, à savoir très pointue ou généraliste, estime Éric Parlebas, président de la Commission accréditation de la CGE (Conférence des grandes écoles). Je privilégierais de mon côté la petite école bien nichée qui dispose de nombreux partenariats avec les entreprises et d'un bon placement. Mais il peut aussi être judicieux de choisir une grande école pour la marque prestigieuse sur le CV. Dans tous les cas, il faut se spécialiser ou hybrider des compétences qui font sens avec une motivation. "

Sans compter qu'il faut être bien conscient que ces cursus d'excellence pratiquent généralement une sélection assez sévère et accueillent des promotions multiculturelles. Le MBA de la prestigieuse SDA Bocconi (Milan) ne recrute ainsi que deux étudiants français par an au sein d'une promotion qui recouvre 30 à 35 nationalités. Si certains MBA ouvrent aujourd'hui leurs portes à des diplômés sans expérience, sachez qu'ils s'adressent historiquement plus précisément à des profils expérimentés, dans une logique de formation tout au long de la vie.

Enfin, si ces programmes sont censés ouvrir sur de solides débouchés et une bonification salariale deux ans après l'obtention du diplôme, c'est un élément à nuancer selon le pays, le secteur d'activité visé… et la ténacité du diplômé. " Le mastère spécialisé nous apporte quelques points d'accroche, mais il ne fait pas tout!, prévient Julie Chemla. Dans un marché difficile, c'est à nous de nous démener et de provoquer les rendez-vous. "

LA GRIFFE "MASTÈRE SPÉCIALISÉ"

Délivré pas les grandes écoles accréditées par la Conférence des grandes écoles, le mastère spécialisé est une formation typiquement française créée en 1985 et qui compte aujourd'hui 86000 anciens diplômés. "Le MS n'est pas vraiment normé sur le processus de Bologne, puisqu'il correspond à un bac +6, explique Éric Parlebas. Mais la marque commence à s'exporter. Un nombre croissant de MS proposent des enseignements en anglais ou une partie de cursus à l'étranger et 30% des inscrits en MS ont aujourd'hui des passeports étrangers." Pour faire partie des heureux élus, il faut passer le cap d'une sélection sur dossier, tests et entretien. Le profil des admis est généralement très diversifié. Les MS de l'ESCP Europe accueillent ainsi généralement 43% d'ingénieurs et de scientifiques, 12% de diplômés d'ESC, 28% de diplômés en sciences humaines, 15% en économie et finance et 2 % en arts.

Qu'ils apportent une spécialisation ou une double compétence, les mastères spécialisés représentent généralement une vraie valeur ajoutée aux yeux des recruteurs. A condition de bien les choisir. "Le MS est un formidable accélérateur de carrière mais seulement s'il est choisi en fonction d'un projet professionnel bien défini, et s'il apporte une expertise dans un domaine qui n'aurait pas été abordé dans un parcours antérieur", prévient Pascale Martin-Saint-Etienne.

Le MS est labellisé après une procédure d'accréditation de la CGE. "Dix-sept points sont passés au peigne fin, dont le niveau de recrutement (70 % des inscrits au niveau bac+5, et des bac+4 avec trois ans d'expérience), le contenu de la formation (350 heures de cours, avec une thèse professionnelle après un passage en entreprise ou un stage) ou son adéquation avec les besoins des entreprises. Les débouchés sont indéniablement le point fort de ce cursus, avec des primes sur le salaire par rapport à un bac+5", explique Éric Parlebas. Ce que confirme Irina Serban, inscrite en mastère spécialisé droit et management international à ESCP Europe, après un master professionnel en droit des affaires et un certificat d'aptitude à la profession d'avocat: "Alors que je ne suis pas encore diplômée, une collaboration m'a été directement proposée au sein d'un cabinet d'affaires parisien, avec des honoraires à l'embauche sensiblement supérieurs à la grille de rémunération de l'Union des jeunes avocats du barreau de Paris."

LE MBA, DIPLÔME AUX MULTIPLES FACETTES

Le MBA (Master of business administration), diplôme international haut de gamme, peut quant à lui être un bon tremplin pour propulser sa carrière et acquérir une vision globale de l'entreprise, généralement après plusieurs années de vie active. Si la sélection sur dossier et tests (GMAT et TOEFL/TOEIC/IELTS) est souvent sévère (180 admis sur 1 300 candidats à HEC), il offre l'avantage de partager son expertise avec d'autres cadres, issus de secteurs d'activité diversifiés et de multiples pays.

Mais attention, l'offre de MBA est loin d'être uniforme car l'appellation MBA n'est pas protégée et on peut en préparer un aussi bien à la fin de ses études qu'en ayant déjà travaillé. "Pour l'ensemble de la profession, un MBA est une formation qui s'adresse à des cadres internationaux qui ont de cinq à six ans d'expérience professionnelle avant d'intégrer le programme, tient à préciser Bernard Ramanantsoa, directeur général d'HEC. C'est par ailleurs un programme généraliste, en accord avec le modèle américain, même si on peut avoir des majeures [NDLR : spécialités] en deuxième année. Le label britannique AMBA considère d'ailleurs ces deux critères pour accréditer les meilleurs MBA de la planète." En France, 16 programmes sont labellisés AMBA, gage de reconnaissance à l'échelle mondiale pour les diplômés. Pour vous aider à faire votre sélection, n'hésitez pas aussi à vous appuyer sur le classement de référence du Financial Times. Pensez aussi aux deux labels internationaux, AACSB et Equis, qui garantissent l'excellence d'une école.

Enfin, de nombreux MBA sectoriels ou spécialisés ont vu le jour. Si certains sont peu lisibles sur le marché, d'autres bénéficient d'une bonne réputation, tels que l'Aerospace MBA de l'ESC Toulouse accrédité par l'AMBA. L'essentiel est que le MBA que vous choisirez vous permette, comme l'explique Bernard Ramanantsoa "soit de donner une inflexion sectorielle à votre parcours, soit de booster votre carrière vers le haut. Dans tous les cas, il y a une évolution à la sortie: de secteur, de pays ou de fonction. Le MBA est aussi la garantie d'une plus-value salariale. En moyenne, les titulaires d'un MBA triplent leur salaire entre le moment où ils entrent dans la formation et les trois années qui suivent ".

Marie-Aline Desvignes
MSc, le petit dernier des grandes
Normé bac+5, le MSc est né en 2002 et s'adresse plus spécialement à des étudiants étrangers possédant un Bachelor of science (le niveau master I est requis pour les rares Français accueillis). On en compte aujourd'hui 55, dont trois quarts en école de commerce. Le MSc in International management d'ICN business school accueille par exemple 87 % d'étudiants étrangers. Par ailleurs, environ 80 % des admis en MSc n'ont pas d'expérience professionnelle ou une expérience de moins de trois ans. "Tourné vers l'international, le MSc s'appuie sur un enseignement intégralement en anglais. Les études durent au moins trois semestres et comportent un mémoire de recherche, précise éric Parlebas. Tout comme le mastère spécialisé, ce programme bénéficie d'un contenu pédagogique et d'un corps professoral de haut niveau, et de débouchés remarquables."