Friday, January 21, 2011

Baby Doc voulait tout simplement récupérer son argent resté en Suisse

Jean-Claude Duvalier, l'ancien président haïtien, serait revenu en Haïti après vingt-cinq ans d'exil en France non pas pour tenter de reconquérir le pouvoir, mais pour pouvoir récupérer quelque 6 millions de dollars bloqués en Suisse, selon un article publié jeudi 20 janvier par le New York Times.

Officiellement, "Baby Doc", inculpé mardi de corruption et de détournements de fonds, n'a toujours pas expliqué les raisons de son surprenant retour au pays, dimanche dernier. Dans cet article du quotidien américain, la journaliste Ginger Thompson écarte l'hypothèse d'une tentative de retour au pouvoir de M. Duvalier et avance une explication inédite.

"Le retour risqué de M. Duvalier chez lui pourrait avoir été motivé par une autre raison : l'argent", écrit-elle. "Bien que M. Duvalier ait été pendant longtemps accusé d'avoir pillé 300 millions de dollars en Haïti avant de s'enfuir, il y a près de vingt-cinq ans, ses avocats et amis ont toujours assuré que tout cet argent avait été gaspillé par un train de vie fastueux et des achats de bijoux, châteaux et voitures de luxe ainsi que par le divorce très coûteux d'avec son ex-femme", poursuit-elle.

6 MILLIONS DE DOLLARS BLOQUÉS EN SUISSE

Or, explique-t-elle, il resterait encore 6 millions de dollars bloqués sur un compte en Suisse, et que M. Duvalier voudrait bien récupérer. Et l'explication donnée par un de ses avocats, Gervais Charles, selon laquelle Baby Doc voudrait récupérer cet argent "simplement pour pouvoir le donner à la Croix-Rouge" ne semble pas convaincre.

En 2010, "quelques heures seulement avant le tremblement de terre", la Suisse avait estimé qu'au moins 4,6 millions de dollars pourraient être rendus aux Duvalier, ce qui avait alors provoqué un tollé.

Les autorités suisses avaient alors réagi en adoptant ce qui fut surnommé la "loi Duvalier", et qui permettrait aux pays ayant été spoliés par des dictateurs de pouvoir récupérer plus facilement ces bien mal acquis. Mais cette loi ne prendra effet qu'au 1er février et, jusqu'à ce jour, les Etats qui déposent des plaintes pour réclamer de l'argent volé auprès de la Suisse doivent encore démontrer qu'ils ont commencé une enquête sur le voleur présumé avant que des fonds puissent être rendus.

"C'ÉTAIT UN PARI, TOUT SIMPLEMENT"

"Donc, démontre Mme Thompson, si M. Duvalier avait pu se glisser dans le pays et en repartir en toute tranquillité, sans incident, comme il avait originellement prévu de le faire, il aurait pu arguer que Haïti n'ayant pas engagé de poursuites judiciaires, cet argent était le sien."

Le calcul de M. Duvalier était donc que Haïti se trouve actuellement dans un état de faiblesse tel, notamment administrative, qu'il lui était impossible d'engager des poursuites contre lui.

Selon un analyste proche du gouvernement interrogé par la journaliste et qui a tenu à garder l'anonymat, "c'était un pari, tout simplement". "Il a parié parce qu'il n'a plus d'argent et que sa santé est déclinante, qu'avait-il à y perdre ?"
Le Monde.fr

Les voitures d'occasions se vendent bien


Les rues de la capitale et des autres villes du pays sont envahies par des véhicules avec des immatriculations étrangères.

Le marché de l’automobile dans sa globalité souffre de la crise. Certains concessionnaires ont déjà fait part de la situation de leur entreprise mais la réalité semble être tout autre pour les opérateurs qui importent des véhicules d’occasion.

Utilitaires

On affirme au sein de cette filière que le marché parvient à se maintenir malgré les difficultés. «Il y a toujours une demande à satisfaire sur le marché des véhicules d’occasion», c’est ce qu’a indiqué un de ces opérateurs ayant installé son commerce à Anosy, dans l'ancien marché des fleurs. Celui-ci vend notamment des minibus et il affirme que la demande pour cette catégorie de véhicule est assez stable. «Certes, l’on n’en vend pas tous les jours mais l’on peut dire qu’il y a des clients». L’interlocuteur confie alors qu’il vend ses minibus Mazda entre Ar 20 millions et Ar 25 millions. «Pour le moment, ce sont ces voitures qui se vendent le mieux», fait-il encore savoir. D’autres importateurs proposent également d’autres marques de véhicules utilitaires telle la Mercedes Sprinter, qui est aussi très à la mode ces derniers temps. Ces voitures coûtent cependant un peu plus cher.

Nouveaux importateurs

Un autre importateur de véhicules d’occasion, mais travaillant sur une autre frange de marché, se spécialisant dans la vente de voitures particulières, indique, quant à lui, que la crise est ressentie au vu du comportement des clients. Celui-ci explique qu’à la différence des gens qui achètent un véhicule dans le dessein de s’en servir comme outil de travail, la clientèle qui vient acheter des voitures particulières prend du temps pour se décider. Ceci explique le fait que le vendeur met plus de temps à vendre une voiture. «Le fonds tourne moins vite et la fréquence des importations suit le même rythme», explique-t-on encore.

Certains de ces opérateurs expliquent qu’ils font ce métier depuis des années et reconnaissent quand même que cette crise est très différente des précédentes. Même ceux qui arrivent à vendre affirment que les choses ont changé. Ils font remarquer par ailleurs que beaucoup de nouveaux importateurs ont fait leur apparition sur le marché ; rendant ainsi la concurrence beaucoup plus ardue. Or, en face, la demande est confrontée à une diminution de pouvoir d’achat. Les achats de voitures, à moins qu’il s’agisse d’un investissement lucratif, ne sont plus prioritaires pour un grand nombre de gens.

Renard

Video - Comment voler une voitureVidéo extraite de Caïds des cités où l'on fait connaissance avec un homme de 28 ans, Renard, qui a bien voulu de la caméra de l'émission pendant le vol d'une Mini, et où il échappe aux voitures de police qui le collaient au cul, bien dangereux tout ça.

Thursday, January 20, 2011

Bernard tapie va créer une école de commerce pour les sans emplois

Son séjour dans la Grande Ile a créé une polémique tant au niveau des simples citoyens qu’à celui de certains politiciens, et c’est pour mettre fin à l’ambigüité de la situation que Bernard Tapie a choisi de s’entretenir avec la presse. Ainsi, sa visite ne revêt aucun caractère politique, car il y a longtemps qu’il a tourné la page sur sa carrière politique. Mais il semble que quelques observateurs essaient de politiser son passage.
Ayant pris sa retraite dans toutes ses activités dans le domaine des affaires ainsi que celui de la politique, Bernard Tapie, assisté de son fils, Laurent Tapie, est venu tendre la main aux jeunes malgaches et ceci, dans son projet de créer des écoles de formation professionnelle, dont la situation de chômage et l’absence de formations constituent les principaux critères d’admission, sans aucune pensée pour son profit personnel.
« J’ai choisi la jeune Nation malgache, parce que mon fils Laurent Tapie entretient un lien d’amitié avec un personnage jeune et très important dans ce pays, et c’est pour cette raison que nous avons choisi Madagascar pour monter ce projet », a avancé Bernard Tapie, tout en rappelant que « j’ai pu jusqu’ici former 10 000 jeunes en France dans le domaine entre autres de la finance, du média, du marketing et j’espère bien que les jeunes malgaches pourraient profiter de mon expérience en la matière. En interne, ils bénéficieront d’une formation de 6 mois ».

Un homme de compétence
En passant, il a indiqué qu’« aucune obligation n’engage l’Etat malgache à ce projet, tout comme moi je n’ai pas de compte à rendre envers l’Etat malgache. Néanmoins, je n’aurais pas pu me lancer dans ce projet sans avoir l’aval des autorités compétentes dans le pays et nous avons la volonté commune d’aider les jeunes. J’ai également rencontré l’Ambassadeur de France pour lui faire connaître ce projet et je crois que c’est la moindre des choses ».
Profitant de l’occasion, Bernard Tapie a survolé la situation politique dans le pays. « Sincèrement, j’ai été bluffé avant ma venue dans la Grande Ile. Je ne m’attendais pas à voir devant moi un Président, que je qualifie d’homme de compétence, très mûr par rapport à son jeune âge, très chef d’Etat, et je suis optimiste quant à l’avenir de cette jeune Nation avec un Président jeune », a continué d’expliquer ce dernier.
Concernant justement la crise malgache, il a précisé que « contrairement à ce que certains ont véhiculé, on sent qu’il y a consensus dans la recherche de sortie decrise et la Communauté internationale ne cesse d’entreprendre des efforts pour que Madagascar rentre dans le cercle normal et ceci, à travers des élections rapides. Vous avez besoin d’une reconnaissance internationale et vous le méritez ». Ainsi, « je suis confiant que le pays est sur la bonne voie de sortie de crise et mon ambition de créer ces écoles de formation en est la preuve », a – t – il continué.
Il a par la suite tenu à préciser que « si je suis venu à Madagascar, c’est parce que j’aimerais travailler avec une Nation enthousiaste, jeune et ambitieuse, quel que soit son Président ».
Bernard Tapie n'investira pas dans les grands projets présidentiels. L'homme d'affaires adopte une tout autre démarche.

Le célèbre homme d'affaires français, Bernard Tapie va créer une école de formation en commerce à Madagascar. C'est ce qu'il a annoncé lors d'une conférence de presse hier soir à l'Hôtel Colbert. Je vais mettre en place avec mon équipe les mêmes écoles qui ont été créées en France.

M. Bernard Tapie a nourri un bel optimiste à l'issue de son voyage de trois jours, pendant lequel il a eu l'occasion de parler de son projet avec le Président de la Transition Andry Rajoelina. «Je repars content, heureux et confiant», a-t-il annoncé. Et d'ajouter : «Ce que je fais, je le fais pour une nation et ce qui pourrait se passer d'ici quelques mois n'y changera rien. Je viens pour le plaisir de faire ce que je sais faire». Il a assuré qu'il n'a pas discuté d'autres projets avec le Président Andry Rajoelina en dehors de cette école.

Gratuite

Détaillant un peu son projet, il fait savoir que la formation sera gratuite, la structure bénéficiant de financement. L'école sera destinée à des jeunes qui sont sans emploi et qui n'ont pas de formation. Une manière de dire que son école ne rentrera pas en concurrence avec les structures déjà existantes dans le pays. Il indique également que les jeunes stagiaires suivront un cursus de six mois, et l'effectif, qui évoluera en interne, sera limité à cinquante. L'homme d'affaires d'assurer qu'il a déjà créé 6 écoles similaires en France et le nombre d'effectifs s'élève en ce moment à 10 000 jeunes. Les jeunes promus seront recrutés par des entreprises qui sont dans le besoin. La demande dans le métier du commerce est encore énorme, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, M. Bernard Tapie a assuré qu'il n'y a aucun contrat qui l'engage avec l'Etat malgache. Il a affirmé que le processus est enclenché et qu'il compte bien inaugurer son établissement au mois de septembre prochain.

Le curé refilait les dons à son amant, qui s'achetait de la drogue avec, Amen


C'est le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue qui a mis à jour la vie cachée d'un prêtre du Gard.

Suite à des interpellations en juin 2010, plusieurs personnes sont arrêtées et placées en garde à vue la semaine dernière à Nîmes.

Parmi elles, deux frères. Si l'un est dealer, l'autre est arrêté pour consommation d'une importante quantité de cocaïne.

Pendant son audition,le jeune homme a avoué qu'un curé avec lequel il a une liaison amoureuse depuis 4 ans, lui donne régulièrement de l'argent.

Interrogé à son tour, le curé a reconnu ses dons.
"Je lui ai donné ces sommes pour qu'il puisse vivre et faire la fête." Il aurait cependant juré ne pas savoir que "son amant achetait aussi de la drogue avec cet argent" rapporte le quotidien La Dépêche.

Non seulement l'ecclésiastique aurait donné toutes ses économies à son amant ( environ 200.000 €), mais il lui aurait également offert l'argent qu'il avait récolté auprès de ses paroissiens pour réparer le toit de l'église.
L'Evéché du Gard, informé, s'est engagé à rembourser les donateurs.

Le prêtre a été laissé en liberté. Trés affecté il ne "souhaite pas s'exprimer sur cette affaire" mais il déclare que "malgré tous ces tourments sa foi était toujours intacte".

Tuesday, January 18, 2011

Bébé Doc s'est jeté dans la gueule du loup


L'ancien président Jean-Claude Duvalier a été officiellement inculpé, mardi 18 janvier, par la justice de son pays de corruption, vol et détournement de fonds pendant ses années au pouvoir (1971-1986) à Haïti. "Son sort est désormais entre les mains du juge d'instruction", a déclaré le procureur général, Aristidas Auguste. "Nous avons déposé une plainte à son encontre." Il appartiendra désormais au juge d'instruction de décider de poursuivre ou non l'affaire au plan judiciaire.

L'ancien dictateur et son épouse avaient quitté leur hôtel de Port-au-Prince un peu plus tôt dans la journée sous escorte policière. Arrivés dimanche à la surprise générale en Haïti, ils étaient descendus dans l'entrée de l'hôtel entourés de policiers et de leurs avocats. M. Duvalier, non menotté, était souriant.

"PRÉSIDENT À VIE"

M. Duvalier "est conduit au parquet pour une communication du dossier", avait déclaré Gervais Charles, son avocat. Il "va être arrêté", avait de son côté affirmé peu avant une source judiciaire, au moment où la dizaine de policiers pénétrait dans l'hôtel Karibe. D'après son avocat, l'ex-dictateur a été conduit dans le bureau du procureur Aristidas Auguste, pour y être interrogé. "Le procureur va présenter un dossier qui sera entendu en présence d'un juge d'instruction et ses avocats", a-t-il ajouté.

Un quart de siècle après avoir été contraint à l'exil par une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier est revenu à Port-au-Prince dimanche 16 janvier. Le retour surprise de l'ancien dictateur, qui a longtemps vécu en exil sur la Côte d'Azur, menaçait de compliquer davantage la situation en Haïti, plongé dans une crise politique à la suite d'élections entachées de fraudes à la fin novembre.

A sa descente d'avion, l'ancien "président à vie", âgé de 59 ans, avait déclaré être revenu "pour aider le peuple haïtien et lui témoigner sa solidarité". Selon une source diplomatique à Port-au-Prince, M. Duvalier posséderait un billet de retour pour la France daté du jeudi 20 janvier.

Les salaires des fonctionnaires seront augmentés de 10à 25%

Les vœux de l’ensemble des agents de l’État, les fonctionnaires, ont été exaucés ; le président de la Haute autorité de transition a augmenté de 10% les salaires de tous les fonctionnaires. Mieux, il a augmenté le salaire minimum d’embauche des fonctionnaires de 25%. Sans autres précisions. Tout le monde à Iavoloha a applaudi.

D’habitude, les augmentations de 10% prennent cours le 1er janvier de l’année en cours mais le président de la Haute autorité ne l’a pas indiqué. Il paraît selon Hery Rasoamaromaka sur TV Plus dans l’émission Invité du Zoma de ce vendredi soir du 14 janvier 2010, que tout cela était prévu dans la Loi des Finances. Ce qui signifie que dès la prochaine paie, sauf lenteur administrative, les fonctionnaires peuvent s’attendre à cette augmentation.
Les employés du secteur privé pourront-ils espérer le même traitement ? Le contexte économique laisse planer le doute à ce propos car c’est à peine si le secteur tourisme par exemple se relève-t-il de la crise. Dans ce secteur on lance certes des avis d’embauche mais les responsables ont déjà expliqué que les salaires ne sont pas encore ceux des années 2008 ou 2007. Ou bien cet État qui a réussi à honorer les échéances des dettes et qui ne s’est pas endetté ou qui n’a pas usé de la planche à billets, est-il en mesure de subventionner le secteur privé ?

« Aucun fonctionnaire ne reçoit plus moins de 120 000 ariary actuellement ». C'est ce qu'a déclaré, hier, le ministre de la Fonction Publique et du Travail, en marge de la cérémonie de présentation de vœux de ce département ministériel. En fait, le salaire minimum de la fonction publique est donc de 120 000 ariary. Avec le projet d'augmentation de 25% du salaire minimum, le fonctionnaire le moins payé recevra donc 150 000 ariary. A noter que selon toujours ce ministre, 30% des fonctionnaires sont actuellement payés au salaire minimum. En tout cas, les deux départements ministériels concernés (Finances et Travail) vont travailler pour l'application de ces hausses de salaire.

À certains égards, cette décision serait encore une fois pas trop réfléchie ni concertée avec les patrons d’entreprise. Elle donne l’impression de verser dans le populisme car personne n’est sans savoir qu’une telle hausse des salaires provoque toujours des hausses des prix dans la vie quotidienne. Ne serait-ce pas un cadeau empoisonné ?

Le prix du riz demeure un problème cornélien

Les paysans risquent fort de voir se rééditer l’importante chute du prix du riz local pour la prochaine récolte, alors qu’ils ont beaucoup aidé l’économie du pays à ne pas sombrer dans l’abîme depuis 2009. « La source de ce problème ne sera rien d’autre que les mesures prises pour le riz importé dont le prix est fixé à 1 180 ariary/kg. Pour l’heure, ce produit est encore rare sur le marché, alors que l’arrivée des prochaines cargaisons coïncidera fort probablement avec celle de la première récolte de riz local. Et ce sera la catastrophe pour les paysans car ils devront suivre l’évolution des prix sur le marché s’ils veulent écouler leur production. Or, le coût de production ne cesse pas d’augmenter ». Cette explication est d’un spécialiste de la filière riz. Avec la parité fixe ariary/dollar fixée à 2 000 ariary pour 1 dollar et la réduction du frais de magasinage et de débarquement pour le riz importé, il craint fort que les paysans ne soient de nouveau les victimes d’un recul très important des prix du riz d’ici quelques semaines. Pour corser les choses, le pays dispose encore d’un stock de 136 000 tonnes de riz local. Ce stock a fait l’objet d’une rétention et de spéculation pendant plusieurs semaines. Mais au lieu de réguler le stock de riz local, l’Etat a pris la décision de « subventionner le riz importé » avec les mesures citées plus haut.

D’après notre interlocuteur, l’Etat risque ainsi de perdre sur plusieurs tableaux : il enregistrera des pertes avec la parité fixe ariary/dollar, une perte estimée à 2,5 milliards d’ariary ; les paysans qui ont sauvé l’économie au fort moment de la crise risquent de replonger dans une pauvreté accrue, le marché du riz pourrait être bouleversé au risque de conduire le pays dans une nouvelle crise du riz comme c’était le cas en 2004… Notre interlocuteur estime que si l’Etat veut subventionner les prix du riz, il ne devrait pas le faire en faveur des importateurs dont les activités sont loin de générer les mêmes avantages que les activités agricoles. Celles-ci créent des emplois avec à leur actif 73% des femmes et 74% des hommes de la population active selon les données officielles. Elles génèrent ainsi des revenus et contribuent à la redistribution des revenus sur une large base. Si elles bénéficient d’un appui plus fort de l’Etat, elles devraient aider le pays à sortir une bonne frange de la population de la pauvreté. Il fut un temps où l’Etat a décidé de subventionner les intrants via des Institutions de microfinance (IMF). Cette décision a hérissé les poils des bailleurs de fonds qui ne jurent que par le libéralisme effréné. Or, la pauvreté est essentiellement rurale et ne permet plus à la plupart des paysans de disposer des intrants nécessaires pour augmenter le rendement. Les grandes localités comme la capitale sont durement touchées par ce fléau non pas en permanence mais lors de crises politiques pendant lesquelles la pauvreté affecte de nouvelles franges de la population urbaine et plonge les plus pauvres dans la misère noire.

Monday, January 17, 2011

Un petit tour à Tana










Andry Rajoelina promet des investissements et 250.000 emplois

Sur le plan économique et social, le président de la Haute autorité de transition continue d’annoncer des projets et promet de gros investissements. D’abord le riz à 1180 Ar/Kg est depuis ce vendredi 14 janvier visible mais dans quelques points de vente seulement : Andravoahangy, Mahazo et Anosibe au lieu des épiceries et des autres marchés libres. Le sucre aussi sera bientôt vendu à 1500 Ar/kg avec la remise en marche de la SIRAMA et la création d’autres usines et l’extension des champs de canne à sucre, promet-il. Le pays sera indépendant d’ici peu en matière de produits de première nécessité, a-t-on compris, notamment en riz car il a évoqué les années 60 quand Madagascar s’était permis d’en exporter.

De grands investissements seront réalisés dans le domaine de la scolarisation. 4200 salles de classes sont à construire, couvrant une superficie de 170 000m2 à l’intention de 200 000 enfants en âge scolaire. Andry Rajoelina a également rappelé les projets en cours en matière de construction d’hôpitaux et de stades.

Le président de la HAT s’est engagé devant l’assistance et la nation à ce que 250 000 emplois soient créés car un projet de construction immobilière est prévu. Il s’agit du projet « Résidence des résidents » qui couvrira une superficie de 1 500 000m2 et qui fera quelque 2000 milliards d’ariary d’investissement. Le projet génèrera selon Andry Rajoelina une enveloppe de 500 milliards d’ariary de recettes fiscales pour l’État . En plus, un grand centre commercial sera construit dans la capitale.

le « Spirit of Adventure » a été attaqué en haute mer.


Après avoir fait escale à Hell-Ville, à Nosy Be, le « Spirit of Adventure » a été attaqué en haute mer.
La traversée a été rude pour les 348 passagers du « Spirit of Adventure », un luxueux bateau de croisière battant pavillon britannique. Après avoir levé l'ancre au port de Hellville, à Nosy Be, lundi, le paquebot a été pris pour cible par une embarcation suspecte au large de Mayotte. Jeudi, le navire faisait cap sur Zanzibar lorsqu'il a été pris en chasse par un hors-bord, comme ceux utilisés par les tyrans des mers qui sévissent dans cette zone.
Craignant le pire, Franck Allica, capitaine du navire, a lancé les machines à plein régime.Le Spirit of Adventure a réussi à distancer ses poursuivants. Après une vaine tentative d'abordage qui a duré environ cinquante minutes, les hommes qui se trouvaient à bord de l'embarcation suspecte ont fini par abandonner.
Surveillance des eaux
« Ce fut une épreuve vraiment terrifiante », relate Susie Browne, une femme de 73 ans qui se trouvait à bord du bateau de plaisance. « Par mesure de sécurité, les passagers ont pris place dans le salon », continue-t-elle. Pour sa part, l'équipage garde la tête froide, malgré cet événement.
« Nous ne pouvons confirmer s'ils étaient vraiment des pirates », avance leur porte-parole, Paul Green.
Le Spirit of Adventure était en croisière dans l'océan Indien pendant deux semaines. Après avoir fait escale à l'île Maurice, il a fait route sur Madagascar. Le navire de luxe a jeté l'ancre à Toamasina début janvier. Après une courte escale, il a continué sa traversée jusqu'à Antsiranana, ensuite à Hellville. « Le Spirit of Adventure a été escorté par une équipe de sécurité malgache au cours de sa traversée entre ces trois villes », indique un officier supérieur du Centre des opérations maritimes de Madagascar.
Aux dernières nouvelles, les éléments de la Base aéronavale d'Antsiranana et les forces navales du deuxième RFI seront mobilisés dans la surveillance des eaux territoriales malgaches.
« Cette prise de disposition peut faire ses preuves. Il n'est pas question de moyens mais de techniques et de stratégie », indique l'officier supérieur.

Les gros-porteurs escortés
Travaillant de concert avec les forces navales, le ministère des Transports a déjà mis en œuvre un dispositif de lutte antipiraterie. Les gros-porteurs qui ravitaillent Madagascar pourront être escortés, de même que ceux qui traversent nos eaux. Vendredi, le vaisseau « Trozona » a convoyé un gazier entre Morondava et Mahajanga.
Seth Andriamarohasina

Bernard Tapie à Madagascar


Bernard Tapie est dans nos murs, depuis hier soir. C'est vers 22 heures que l'homme d'affaires français a atterri à bord d'un jet privé. On ne sait s'il a été invité par le président de la HAT ou venu par l'entremise de ces conseillers qui gravitent autour de M. Rajoelina.

En tout cas, la Présidence était au courant de cette visite. D'ailleurs, c'est le secrétaire général du palais d'Ambohitsorohitra, Haja Resampa qui a accueilli à Ivato, M. Tapie. Et c'est le service de communication de la Présidence qui a annoncé à la presse l'arrivée de cet illustre personnage qui est connu à Madagascar tant dans le milieu sportif que dans le milieu des affaires et de la politique.

D'après le communiqué de presse officiel, Bernard Tapie " compte contribuer aux efforts de développement déployés dans le pays par le régime de transition ". Une réunion de travail est prévue à cet effet ce jour avec Andry Rajoelina. Aucun détail n'est donné sur la présence à Tana de M. Tapie qui est à la fois un homme politique, un businessman, un artiste et un sportif. Le communiqué, qui indique son dernier fait d'armes, à, savoir son entrée dans le capital d'Urbania, une société immobilière française, et la propriété d'autres sociétés, laisse entendre qu'il est d'abord venu en tant qu'investisseur.

Vis-à-vis de la France et de l'Europe, les autorités malgaches ne pouvaient, en effet, trouver meilleure image pour promouvoir les investissements que celle de Bernard Tapie. Par le passé, il a été critiqué, poursuivi par les autorités françaises, jeté en pâture par les médias, mais a su toujours rebondir. Au point d'atterrir à Madagascar aujourd'hui.

A bientôt 68 ans, Bernard Tapie est un modèle de self-made man à la française où la réussite est parfois contrecarrée par des jalousies et des intérêts contradictoires. Après des essais en Formule 3, en tant que pilote, le cinéma et la vente directe, Tapie est recruté dans un cabinet comme ingénieur-conseil. D'après sa biographie, publiée par Wikipédia, Bernard Tapie se met à son propre compte en 1977. Sa carrière de redresseur et de repreneur d'entreprises commence réellement. L'ancien acteur saisit les opportunités pour devenir une star de la télévision, à travers des émissions, tandis qu'il s'investit dans le sport, le cyclisme, notamment, avec une victoire de Bernard Hinault dans le tour de France en 1984, et l'Olympique de Marseille qui gagne la Ligue des Champions en 1993.

En politique, il connaît la même ascension jusqu'à devenir ministre de Pierre Beregovoy (sous François Mittérand) en 1992, peu de temps avant ses déboires en affaires. M. Mitterand l'a obligé de vendre tout son patrimoine avant d'entrer au gouvernement. Il sera par la suite accusé de corruption dans le match OM-Valenciennes. Il a dû par la suite vendre les joyaux de sa fortune comme Adidas (fabricant mondial d'équipements sportifs) ou le bateau " Phocéa ".

Au terme de batailles juridiques qui démontrent sa ténacité, Bernard Tapie figure aujourd'hui à la tête d'une fortune estimée à plus de 200 millions euros. Avec tout le respect qu'on lui doit, ce capital ne représente rien pour Madagascar, ses besoins immédiats et surtout pour suppléer la baisse des investissements étrangers, depuis la crise politique, en 2009.

Bernard Tapie peut toutefois servir de levier pour la Grande Ile. Il est connu de par le monde. Il est venu pour voir. A nous de le convaincre de devenir notre VRP de luxe dans le monde. Andry Rajoelina ou plutôt son entourage devrait, par exemple, rappeler à Bernard Tapie que durant la période socialiste, l'approvisionnement de Madagascar en carburants était assuré par le groupe Doumeng, du nom du milliardaire de gauche marseillais.

Quelle que soit la stature de M. Tapie, il ne faut toutefois pas compter totalement sur cette personnalité. Sa surface financière est plutôt modeste par rapport à ce dont le pays a besoin. Mais surtout, les autorités malgaches doivent être réalistes.

En juillet 2009, le régime de transition avait reçu en grande pompe le prince Alwaleed Ben Talal d'Arabie Saoudite. A cette période, des membres de la HAT avait fêté avant l'heure les " 5 milliards de dollars " du prince qui pèse plus de 20 milliards de dollars en fortune personnelle. La suite, on la connaît. Mais le régime continue quand même à se mobiliser pour trouver des financements. Apparemment, il mise sur des investissements privés qui sont plus bénéfiques pour le pays et peut-être pour la population, que ceux publics.

Si Bernard Tapie quitte ainsi ses bureaux parisiens pour une destination, située à 10 000 kilomètres de l'Hexagone, c'est qu'il y a sûrement anguille sous roche. Un business intéressant ? De toute façon, sa rencontre, dimanche, de près d'une heure avec Andry Rajoelina, devait exciter notre curiosité. La surprise est de taille.

Aussi, selon des documents qu'un de nos contacts nous a transmis, l'objet principal de la visite de M. Tapie en terre malgache aurait une relation directe avec " la résidence " en question. En effet, l'ancien patron de l'Olympique de Marseille aurait été sollicité par un Français, Philippe Leclerc, un proche de M. Rajoelina. M. Tapie est, en fait, administrateur d'URBANIA qui agit dans le secteur immobilier en France (480 000 logements gérés). D'après nos sources, Bernard Tapie est récemment entré dans le capital d'URBANIA. Il a mis sur la table, dit-on, 30 millions d'euros sur les 100 nécessaires.

Un grand scandale financier a touché l'an passé URBANIA dans lequel des établissements bancaires furent lésés (Société Générale, BNP Paribas, Monte Paschi Banque, Banque Palatine, Crédit Agricole…), et qui s'est trouvée même sous le coup d'une enquête du parquet de Paris. Un scandale qui est, cependant, survenu avant l'entrée de M. Tapie dans le tour de table d'URBANIA. L'homme, en tout cas, semble séduit par la construction ou la gestion de ces logements réservés aux " résidents " étrangers dans l'île. En clair, l'Etat malgache n'aurait alors à débourser qu'une infime partie du fonds quant à la réalisation de ce projet présidentiel.

Mais d'ici là, on aimerait savoir sous quelle forme prendra la participation d'URBANIA et à hauteur de combien ? Bien qu'on connaisse mieux Bernard Tapie de par son passé plutôt sulfureux, il semble que l'homme se soit racheté depuis. Toutefois, il reste redoutable en affaires. Quand, par exemple, il a perdu des plumes dans l'acquisition d'Adidas, il a su brillamment rebondir par la suite.

Néanmoins, Andry Rajoelina et son entourage doivent rester vigilants, ce qui est une attitude à prendre dans toutes les négociations, à caractère commercial et économique, avec des investisseurs internationaux. Etant donné que les hautes autorités du moment paraissent novices sur ce plan précis, la prudence est donc de rigueur. Mais au nom de la transparence, M. Rajoelina doit dévoiler les détails… Des investisseurs et entreprises locaux y seront-ils associés ?

En tout état de cause, voilà au moins un projet d'investissement qui va échapper aux Chinois. Ça nous change un peu.

Une guérison miraculeuse à Farafangana

Elle marche ! Irène a 4 ans. Elle habite à Amboanio (Farafangana) près de la mer, à 100 mètres de Georgine Kemba, une ancienne aveugle guérie en 2008 après avoir communié. A sa naissance, le cordon ombilical d'Irène s'était enroulé autour de son cou. Elle s'asphyxiait avec. Elle était atteinte d'une maladie incurable : quand on la mettait sur ses pieds, elle tombait par terre sur le dos. Sa maman montra sa fille à un prêtre qui fit prier pour l'enfant, devant le saint sacrement exposé sur l'autel. Un samedi après-midi à 14h au courant de la première semaine de cette année 2011, la maman, le prêtre et des voisins imposèrent les mains sur Irène. Le prêtre a rappellé: " Dans l'Evangile selon saint Marc au chapitre 16, il est écrit : " Ceux qui ont la foi et qui imposent les mains sur les maldes, les malades guériront ". Le prêtre a également affirmé qu'il n'avait pas le pouvoir de guérir les malades. Lorsqu'il avait mal aux dents, il ne pouvait se guérir lui-même. Il explique que Jésus seul peut guérir les malades. Les chrétiens ont imposé leurs mains sur la tête et les épaules d'Irène. Ils ont prononcé 10 Je vous salue Marie. Ils ont invoqué saint Joseph, saint Vincent, Pedre Pio, le pape Jean Paul II. Tous sont rentrés chez eux. Et quelques jours après, Irène a marché. Le prêtre constata sa guérison et le signala aux annonces de la messe dominicale.

Il y a 2 000 ans, Jésus guérissait des centaines et des milliers de malades selon les Evangiles. "Maintenant, il est ressuscité. Il est vivant et au milieu de nous, Il est toujours aussi charitable, Il guérit aujourd'hui à Lourdes, dans les sanctuaires de Marie, dans les réunions des groupes charismatiques ". Le Père Tardif, prêtre canadien du sacré Cœur, a déjà vu des milliers de guérissons qu'il a racontées dans des livres vers 1990. Il était déjà au Liban. A la première messe qu'il a célébrée en terre libanaise, il raconta qu'il fut guéri de la tuberculose par l'imposition des mains. Toujours à cette première messe, un aveugle a trouvé la vue. Une radio libanaise raconta cette guérison. En 15 jours, il y eut 200 guérisons. Des musulmans furent guéris et 10 musulmans demandèrent d'être baptisés. Concernant Irène qui habite à Amboanio dans la commune urbaine de Farafangana, elle a déjà reçu de nombreux soins médicaux avant que sa mère soit venue confier le problème de sa fille au prêtre. L'imposition des mains a guéri la petite fille.

Marc Morasata

Bals des jeunes bientôt interdits ?

Ce n’est pas la première fois qu’on a lancé un SOS à l’encontre de l’Etat Malagasy concernant les bals des jeunes organisés dans les boites de nuits de la Capitale les mercredi et samedi après-midi. Véritable incitation à la débauche, ce genre de rendez-vous destiné exclusivement aux mineurs qui s’essayent pour l’occasion à tous les interdits : sexe, drogue et alcool.

Les organisateurs font tout pour attirer les plus jeunes. Un prix d’entrée à 2 000Ar ainsi que l’entrée gratuite pour les filles car comme nous le savions, les descendantes d’Eve restent les principales attractions lors de ce genre de party.

Samedi dernier, le dernier né de ce genre de discothèque, Le Carré Manakambahiny a fait l’objet d’une descente policière. Trois adolescents ont été arrêtés lors de ces rafles mais ils ont été relnancés le soir même après l’intervention de leurs parents.

Celui du carré à Manakambahiny n’est pas un cas isolé car toutes les générations ont eu leur salle de bal phare à chaque époque. On peut rappeler le CCL Antanimena et les dessous de la mafia chinoise, Amnesia, le Cohiba et ses bagarres hebdomadaires, le Pharaon, le Pandora, le Calabria à Itaosy,… Mais le plus violent reste l’Arena de Mada à Antanimena où le fils d’un officier a évacué les clubbers à coup de grenades lacrymogènes.

Andry Rajoelina et son parcour


Andry Rajoelina est un homme d'affaires et homme politique malgache.

Il est maire de la commune urbaine d'Antananarivo du 12 décembre 2007 au 3 février 2009 avant de transmettre sa fonction à son adjointe Michelle Ratsivalaka, qui est elle-même destituée par le conseil municipal le 16 juillet 2009 et remplacée par l'homme d'affaires Edgard Razafindravahy.

Il arrive avec l'aide du peuple à recevoir les pleins pouvoirs donnée par un directoire militaire qui a voté en sa faveur. président de la Haute Autorité de la transition (HAT).

Biographie
Ses débuts dans le monde de la publicité

Andry Nirina Rajoelina est né le 30 mai 1974 au sein de l'ethnie merina de Madagascar. Son père, le colonel Roger Yves Rajoelina était officier de l'armée française, puis de l'armée malgache après l'indépendance. Son succès débute par l'animation des soirées pour les jeunes de son lycée.

Il doit son surnom de « Andry TGV » à son appartenance à la bande de jeunes « Troup Gun's Val » (TGV) fondée avec son ami et cousin Liva Andrianasolo Ramavozatovo.

En 1994, Andry Rajoelina débute sa carrière dans le secteur de l'événementiel, il organise et anime en tant que DJ les soirées dansantes « Live » où se retrouvent le tout-Tana le samedi soir.En 1998, grâce à la trésorerie générée par les soirées « Live » et au financement octroyé par la société de capital-risque Fiaro, filiale de la compagnie d'assurances de l'État ARO, dirigée à l'époque par Pascal Rakotomavo du parti AREMA de Didier Ratsiraka, il crée l'entreprise d'impression numérique et de gestion de panneaux publicitaires Injet.

Injet est la première entreprise à Madagascar à acquérir la technologie d'impression grand format ce qui lui permet de rapidement dominer le marché de l'affichage publicitaire .


Il épouse Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa et devient actionnaire de la société de sa femme Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo. Dans la foulée est également créée Publi-diffusion, société de sérigraphie sur textiles (t-shirts, vêtements de travail...).

En 2000, il est nommé pour le prix du « Manager de l'année » du magazine L'Écho austral. En 2001, il reçoit le prix du « Manager de l'année » du magazine L'Écho austral. En 2003, il reçoit le « Trophée du Jeune Entrepreneur » décerné par la banque BNI Crédit lyonnais Madagascar.

En 2007, il rachète pour 400 millions de MGA (environ 150.000 €), la radio et chaîne de télévision Ravinala, propriété de l'homme politique Norbert Ratsirahonana qu'il rebaptise Viva.
À la conquête de la mairie d'Antananarivo

Le 3 novembre 2007, Andry se porte officiellement candidat à la mairie d'Antananarivo, capitale de Madagascar et créé l'association « Tanora malaGasy Vonona » ou TGV (traduction : « Jeunes Malgaches prêts »). Il se déclare non affilié à l'opposition.

Le 12 décembre 2007, Rajoelina est élu maire d'Antananarivo avec 63,32% des voix pour un taux de participation est de 40%. Il avait pour principal adversaire Hery Rafalimanana du parti Tiako I Madagasikara (TIM), le parti de Ravalomanana.

Le 20 décembre 2007, Rajoelina est reçu par le président Marc Ravalomanana qui le félicite pour son élection.

Le 21 décembre 2007, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros).

Le 29 décembre 2007, l'oncle de Rajoelina, Jeannel Ramarofidy est placé à la tête du conseil municipal.

Le 5 janvier 2008, à la suite de coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines dans la ville par la compagnie nationale d'électricité JIRAMA, Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, principale chaîne de l'opposition, il déclare :

« La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »

En effet, la JIRAMA réclame à la commune des arriéres de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €).

Le 7 janvier 2008, Rija Rajoelina, annonce la création de l'association TGV Europe qu'il préside et qui est l'antenne européenne de l'association TGV.
Du conflit avec le régime Ravalomanana à la tête d'un régime de transition
Article détaillé : Crise politique de 2009 à Madagascar.

Le 13 décembre 2008, le gouvernement de Marc Ravalomanana ordonne l'arrêt des émissions de la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina, qui avait diffusé l'interview de l'ancien Président Didier Ratsiraka appelant à déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu.

Le 17 décembre 2008, Andry Rajoelina exige la réouverture de sa chaîne télévisé, l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition et lance un ultimatum au gouvernement qui expire le 13 janvier 2009.

Le 17 janvier 2009, Rajoelina appelle alors ses partisans à manifester contre le gouvernement sur la place du 13-Mai à Antananarivo.

Le 24 janvier 2009, il appelle à une grève générale et exige la démission du ministre de la Communication et du ministre chargé des Domaines.

Le 25 janvier 2009, les émetteurs de la station VIVA de Rajoelina sont démantelés et mis sous scellés par les forces de l'ordre.

Le 26 janvier 2009, il organise une autre manifestation anti-gouvernementale qui dégénère en émeutes et en une série de pillages. L'immeuble de la radio télévision publique (RNM) est incendié par les manifestants. Les locaux des entreprises et véhicules du Groupe TIKO appartenant à Ravalomanana sont pillés et incendiés : la radio et télévision MBS, les centrales de distribution Magro, l'imprimerie Blueprint, le journal le Quotidien... L'auditorium d'Ankorondrano du parti présidentiel Tiako i Madagasikara (TIM) est également incendié. Plusieurs centres commerciaux (Jumbo Score Ankorondrano, Galerie Zoom, Supreme Center Behoririka...) sont également pillés et brûlés. Au moins 68 personnes , principalement des pilleurs piégés par les flammes, périssent en moins de trois jours. Cet épisode dramatique a reçu le surnom du Black Monday ou Lundi noir par la presse malgache.

Le 31 janvier 2009, Rajoelina se proclame « en charge des affaires du pays » sur la place du 13 mai.

Le 7 février 2009, Andry Rajoelina organise une manifestation sur la place du 13-Mai et demande à ses partisans de marcher sur le palais d'État d'Ambohitsorohitra pourtant classé « zone rouge ». Malgré les sommations d'usages et les négociations avec les forces de l'ordre, les manifestants forcent le corridor de sécurité harangués par Roindefo Monja, le général retraité Dolin Rasolosoa et Étienne Andriamahefarisoa.

Pour faire la lumière sur ces événements, Marc Ravalomanana annonce la création d'une commission d'enquête internationale. Le bilan est de 28 morts et 212 autres blessés.

Le 4 mars 2009, des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre.

Le 6 mars 2009, Andry Rajoelina, sous le coup d'un mandat d'arrêt, se réfugie à l'ambassade de France.

Le 11 mars 2009, les militaires mutins du Capsat favorables à Andry Rajoelina s'emparent du ministère de la Défense nationale et forcent le ministre, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, à démissionner.

Le 16 mars 2009, le CAPSAT, des éléments mutins de l'armée malgache, partisans d'Andry Rajoelina, prennent d'assaut et s'emparent le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra gardé par des éléments de la garde présidentielle. Les rafales de mitraillette, les tirs de canon et de roquette durent plusieurs heures.

Le 17 mars 2009, les militaires du Capsat s'emparent du palais d'Iavoloha où se réfugiait le président Marc Ravalomanana. Les coups de feu durent plusieurs heures. Ce dernier assiégé et avant de quitter le pays dissout son gouvernement et signe une ordonnance (ordonnance no 2009-001 du 17 mars 2009) pour transférer le pouvoir exécutif à un directoire militaire chargé d'organiser des élections sous deux ans. À l'épiscopat d'Antanimena où se déroule une réunion d'information sur ladite ordonnance, les officiers censés dirigés le Directoire sont pris à parti par les militaires obéissant à Andry Rajoelina. Ils sont capturés et transférés manu militari au camp du Capsat. À leur sortie du camp du Capsat, les officiers capturés insistent sur le fait qu'ils n'ont pas fait l'objet d'intimidations et annoncent qu'ils ont signé une ordonnance (ordonnance no 2009-002 du 17 mars 2009). Rajoelina s'autoproclame alors le 17 mars 2009 président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu.

Le 18 mars 2009 la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts. Pourtant, selon d'autres juristes malgaches, cette dernière n'aurait pas vocation à ce genre de validations et le 28 avril 2009, des militaires favorables à Andry Rajoelina prennent d'assaut les locaux de la HCC.
À la recherche de la reconnaissance internationale

Le 21 mars 2009 dans la matinée, Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition au stade de Mahamasina, à Antananarivo, devant environ 20 000 personnes.

Des partisans du président déchu Marc Ravalomanana manifestent régulièrement dans l'enceinte de "Magro", un des sites de son empire commercial. La capitale a connu quelques troubles (attaque de Radio Viva appartenant à Rajoelina, des poses de bombes artisanales, des heurts entre des mutins - moins d'une trentaine de gendarmes - issus de la Force d'intervention de la gendarmerie nationale et l'armée).

Le régime de transition cherche dans ces conditions la reconnaissance internationale.

La communauté internationale demande que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel. Mais la fracture profonde entre les différentes parties malgaches n'a pas permis d'y parvenir jusqu'à aujourd'hui.

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, alors à la présidence de l'Union européenne, a lui qualifié la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina de « coup d'État » dans une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009.

Le 23 mars 2009, il connaît une autre manifestation d'opposants à son régime qui dénoncent la prise de pouvoir, qualifiée de coup d'État par une partie de la communauté internationale. Sa prise de pouvoir est condamnée par une partie de la communauté internationale qui déplore le non-respect des voies démocratiques du pays et le recours à la force. En réalité, Andry Rajoelina a utilisé, comme ses prédécesseurs, y compris Marc Ravalomanana, l'appel à manifestation sur la place du 13 mai 1972 pour renverser le président de la République en place.
Les tentatives de négociations entre les parties malgaches et l'impossible consensus

Andry Rajoelina a négocié avec les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Le 8 août 2009, il signe ainsi des accords de partage de pouvoir appelés "Accords de Maputo" ainsi qu'un acte additionnel à "Addis Abbeba".

Les différents postes législatifs et exécutifs sont ainsi partagés équitablement entre les différentes factions politiques qui acceptent in extermis de laisser Rajoelina à la présidence si les accords sont appliqués. Sont ainsi nommés un Premier ministre de consensus en la personne d'Eugène Mangalaza, deux co-présidents pour une présidence collégiale, Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina, et le président de l'Assemblée nationale, Mamy Rakotoarivelo.

Les différentes parties n'arrivant pas à travailler ensemble, le 22 décembre 2009, Rajoelina limoge le Premier ministre et menace d'arrestations les autres protagonistes.

Plusieurs annonces d'élections n'aboutissent pas faute de participation de toutes les parties malgaches (octobre 2009, en mars 2010 « entre le 15 avril et le 15 décembre 2010 » ; 12 août 2010 pour un référendum constitutionnel, élections législatives et présidentielles en novembre 2010.

Les États-Unis dénoncent le « climat d'intimidation » qu'il fait régner à Madagascar et ses violations des droits de l'homme. En vérité, les différentes parties malgaches rivalisent de provocations qui compliquent la sortie de crise.

Après la COMESA, la SADC à travers Robert Mugabe propose une intervention militaire pour expulser Rajoelina du pouvoir.

Cette proposition curieuse de la part d'une organisation internationale régionale comportant plusieurs États dirigés par des dictateurs montre la complexité de crise malgache.

Les liens étroits de l'ancien président Ravalomanana avec les dirigeants de la SADC pourraient affaiblir la position de cette organisation en tant qu'intermédiaire neutre dans la recherche d'une solution à cette crise.

Sunday, January 16, 2011

Incroyable mais vrai : ivre , le gendarme se trompe de lit


Les faits remontent au 18 avril 2008

Ce soir-là, un gendarme, âgé de 24 ans, avait bu plus que de raison, dans une discothèque, dans le centre de Pau, avec ses camarades du club de rugby.

Il avait ensuite raccompagné une jeune fille dont il venait de faire connaissance.

Puis le couple avait flirté sur un canapé dans la cour d’un immeuble.

La jeune femme l’avait alors quitté en lui promettant qu’elle « revenait vite », précise Le Parisien.

Comme elle ne revenait pas, le gendarme était entré dans l’immeuble à sa recherche.

En trouvant une porte ouverte, il était entré, en pensant que c’était l’appartement de la jeune femme.

Puis dans le noir, il s’était installé dans un lit et avait commencé à caresser une femme qui s’y trouvait.

Une femme qui était en train de dormir avec son compagnon.

Un homme qui s’est réveillé en sursaut après avoir entendu les cris de sa compagne.

L’homme a alors mis en fuite le gendarme tout en le poursuivant dans la rue avec le pistolet à bille de son fils, indique Le Parisien.

Le gendarme, imaginant qu’il avait à faire à une arme véritable, s’était réfugiée, en petite tenue, au commissariat de police.

Depuis ces faits, le jeune homme a été renvoyé de la gendarmerie.

Jeudi, cet ex-gendarme a été jugé par le tribunal correctionnel de Pau pour violation de domicile et attouchement sexuel.

Son avocat a demandé la relaxe de son client.

Jean-Christophe Muller, procureur de la République de Pau, a demandé contre l’ancien militaire « une peine d’avertissement ».

Le jugement a été mis en délibéré au 27 janvier.

Les forces de l'ordre malagasy....

Guerre entre gendarmes et policiers

Un spectacle hors du commun et, d'ailleurs le premier du genre, s'est produit à l'aéroport international d'Ivato. Hier, vers 16 heures, alors que les passagers du vol M.D 018 à destination de Guangzhou de la compagnie Air Madagascar ont commencé à faire la queue dans la zone de la sous-douane avant de rejoindre l'appareil, la police et la douane ont été attirées par le côté suspect d'un colis. Ces dernières ont demandé que le propriétaire de cet objet suspect soit débarqué de l'avion. Il s'agissait de deux ressortissants africains, a-t-on appris de sources aéroportuaires. Le plus étonnant est que les éléments de la gendarmerie sur place auraient tout fait pour contester cette décision. Les deux parties ont tout de suite échangé des invectives, chacun rappelant les anciens contentieux de l'autre. La tension a continué de monter et finalement, ils en sont venus aux mains. Tout ce spectacle nuisant à l'image de nos forces de l'ordre, s'est produit sous les yeux des passagers dont la plupart étaient des touristes. C'est dire à quel point cet incident regrettable ternira l'image du pays et particulièrement celle de l'administration malgache soupçonnée de corruption. A l'heure où nous mettons sous presse, ces éléments se trouvaient encore, nez-à-nez, à l'extérieur de l'aéroport. Les provocations en tous genres continuent et visiblement, ces derniers n'attendaient qu'un signe pour se lancer dans un véritable pugilat. Nous rapporterons l'évolution de cette situation dans notre prochaine édition.

Un 4x4 blanc suspect...
Les forces de l’ordre portent actuellement leur suspicion sur un 4x4 appartenant à une entité des forces de l’ordre. Durant deux attaques à main armée successives, la même voiture a toujours été aperçue sur les lieux du cambriolage, selon des informations qui nous sont parvenues. Les hommes à bord seraient des éléments d’élites, les autres éléments dépêchés sur place ne se sont doutés de rien. La réaction venait un peu plus tard lorsque des renseignements indiquent une éventualité d’implication des hommes à bord de 4x4 comme responsables de ces braquages à main armée en série. La nouvelle organisation prise par l’Emmo-Reg, comme quoi, les éléments d’intervention doivent dorénavant communiquer leur mission avec les autres entités restantes, semblent confirmer ce doute. Autrement dit, ils ne sont plus autorisés à entamer des actions isolées afin d’éviter toute complicité avec les malfaiteurs. Tout commence à être clair sur ces braquages dont les modes opératoires des bandits sont dignes d’une intervention de haut niveau…

Nouveaux gisements de saphir à Toamasina


Les chercheurs de pierres précieuses se ruent à Ambodiapaly, zone suburbaine de Toamasina. Les autorités locales cherchent à maîtriser la situation.
L'histoire se répète. On assiste actuellement à une migration massive d'exploitants de pierres précieuses à Ambodiapaly à environ 25 km de Toamasina. À une heure de la localité, il existe une carrière d'or appelé Mandraka, devenue aujourd'hui un site de saphir et de rubis. D'après une source locale, le gisement est important et certains exploitants n'ont qu'à creusé à environ trois mètres de profondeur pour en trouver.
« Au début, la carrière était destinée à trouver l'or. Par la suite, quelqu'un a trouvé une pierre, mais il en ignorait la nature et en a parlé aux autres. C'est ainsi qu'ils ont découvert du saphir et la nouvelle s'est vite propagée », témoigne une source présente sur les lieux.
Toujours selon cette source, les chercheurs de pierres précieuses en provenance d'Ilakaka, d'Antsirabe et d'Andilamena se sont rués en masse sur les lieux où ils sont en situation irrégulière.
Dépassées
Les autorités locales sont d'ailleurs dépassées par l'évènement. En une semaine, plus de 3 000 migrants sont venus s'installer. On assiste également à la présence de plus en plus importante d'étrangers, acheteurs de pierres précieuses. Ils sont d'origine africaine et sri-lankaise.
Mais à la demande des exploitants malgaches, ils ne sont pas autorisés à pénétrer dans le site et ne peuvent acheter les pierres qu'à Toamasina. «Les Malgaches ont fait cette demande afin d'éviter toute forme de conflit ».
La même source signale aussi que les autorités locales craignent surtout les conséquences que pourrait entraîner cette fièvre du saphir. Elles craignent surtout l'insécurité, le non-respect de la propreté et surtout la dégradation de l'environnement. La gendarmerie et le maire sont ainsi descendus sur les lieux pour discuter avec les exploitants, les sensibiliser et demander leur coopération.

Saturday, January 15, 2011

D'où vient le mot BLOG ?

L 'étymologie d'un mot révèle parfois des détours inattendus sur le long chemin de ses usages à travers le temps.

"Blog", cet anglicisme, ce quasi-inconnu au début du XXIe siècle, désigne aujourd'hui un phénomène de société à l'écho planétaire : la publication sur le réseau des réseaux de "carnets extimes", l'inverse des carnets intimes.

Pour se convaincre de l'ampleur de cet univers couramment appelé "blogosphère", il suffit d'une requête sur Google, le numéro un de la recherche sur Internet. Aux quatre lettres de "BLOG", le moteur de Mountain View renvoie un résultat vertigineux : 1,2 milliard d'occurrences.

"Blog" a un de ces longs destins cahoteux, dont la tangente numérique date d'une dizaine d'années. A sa genèse, il ne s'agissait que d'une simple pièce de bois ("log" en anglais). Les premiers marins jetaient un rondin par-dessus bord, à la poupe de leur bateau. En comptant le temps écoulé pour qu'il s'éloigne, ils estimaient ainsi la vitesse du navire.

Plus tard, les navigateurs affinèrent le système en reliant à une corde des pièces de bois à espaces réguliers. Les "logs" jetés à la mer permettaient de mesurer plus précisément l'allure du bateau. Les données collectées étaient soigneusement consignées sur un carnet de bord, un journal de logs.

Le terme "log" s'écarte ainsi de son sens originel et commence sa seconde vie : il désigne dès lors les carnets de bord des capitaines aux longs cours.

Au début du XXe siècle, les hommes partent à la conquête du ciel, et "log" gagne les airs sous la forme des journaux de bord des pilotes de l'aviation.

Au milieu des années 1990, les nouveaux espaces à conquérir sont sur le réseau des réseaux : le Web. Les pionniers de la Toile (pour la plupart américains) y ouvrent des journaux personnels, à destination de la naissante communauté des internautes, des "web-logs". De la contraction de ces deux termes naît le mot-valise "blog".

Blog serait donc né outre-Atlantique. Une tache dans la langue française que la commission générale de terminologie et de néologie s'est efforcée, en vain, d'effacer.

Le 9 juin 2005, le ministère de l'éducation nationale publiait, sur son bulletin officiel, sa décision de remplacer "blog" par "bloc-notes", voire "bloc" pour sa forme abrégée.

Une décision tardive : les blogs francophones se comptaient déjà par millions, notamment grâce au succès qu'ils remportent encore auprès des adolescents. Les Québécois ont, pour leur part, préféré franciser l'existant : blog est devenu "blogue".

Reste que les déclinaisons de ce qui n'était qu'une bûche au début de l'histoire sont nombreuses. "Bloguer" est devenu un verbe et "blogueur" un nom commun. "Blouquin" désigne un livre décliné sur un blog ou inversement le contenu d'un blog déjà publié dans un livre. Un "mlog" est un blog adapté à des supports mobiles (téléphone mobile, PDA...), un "vlog" diffuse de la vidéo, un "flog" publie essentiellement des photographies.

Plus fantaisiste, Alain, blogueur amoureux des lettres, a sur ses pages "un garde-mots comme d'autres ont un garde-manger" : http://blog.legardemots.fr. Il y collecte et invente des néologismes et se voit "blogonaute, voyageur intrépide plongé dans la bloguespace". La "bloguitude" n'est plus très loin.

Les blogs sont apparus assez tôt mais n'ont vraiment pris de l'ampleur que récemment en absorbant son public à partir de l'énorme bond en avant de la connectivité Internet dans le monde entier et de la désaffection d'autres médias moins utilisés comme Usenet d'une part et de l'abandon de la complexité des sites perso d'autre part.

Les premiers blogs sont apparus au Canada à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Tristan Louis, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur blog était présenté sous la forme d'un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d'une liste d'hyperliens) que l'auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les blogs ont servi dès l'origine à présenter ce type de contenu. D'ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd'hui dans la blogosphère.

En France, les premières ébauches de blogs apparaissent dès 1989 sur minitel avec des services tels que 3615 LS* qui permettent de créer une architecture hiérarchisée, un nom de domaine personnalisé (exemple LS*MONSITE) et une messagerie personnelle. Ce service, considéré comme dérogeant à la règle de "un identifiant, un service" est supprimé par France Télécom de manière autoritaire en 1990 [5]. Il faudra attendre quelques années pour qu'apparaissent sur Internet les premiers blogs francophones. Par exemple, Montréal, soleil et pluie de Brigitte Gemme en 1995, ou encore La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L'organe, Le Scarabée et Ze-Woc en 1996.

Le marché des éditeurs de blog en ligne mit un certain temps à se mettre en place, probablement parce que les blogs pionniers ne généraient pas l'engouement d'aujourd'hui. En effet, Blogger, que l'on considère comme l'un des premiers systèmes de publication et comme instigateur du phénomène, n'est apparu qu'en 1999. Côté francophone, Skyblog, apparu en 2002, est l'un des premiers même s'il ne dispose pas de toutes les fonctionnalités habituellement attendues. Il rencontre un succès rapide, particulièrement auprès des adolescents qui y publient leurs photos essentiellement.

Aujourd'hui, les blogs tendent à mettre à profit les fonctions multimédias du Web : photoblog, baladodiffusion, videoblog, mobiblog, webcam etc.

Anguille de la région d'Itasy

Ranavalona III.


Née le 22 novembre 1861 à Amparibe (Antananarivo), la princesse RAZAFINDRAHETY est la fille de la princesse RAKETAKA et d’ANDRIANTSIMIANATRA (Ambohimanga).

Elle épousa le prince RATRIMOARIVONY (Ambatomanoina), troisième enfant du prince RAMAHATRARIVO (frère de la Reine RANAVALONA II) et adopté par la Reine.
La reine RANAVALONA II étant gravement malade et n’ayant pas de descendants directs, le premier Ministre RAINILAIARIVONY se devait de préparer sa succession : plusieurs prétendants (classés en fonction de leur caste d’appartenance dans la lignée royale) étaient pressentis pour prendre la couronne.
Il est à noter qu’à la mort du roi RADAMA II, le premier Ministre institua que les reines devaient devenir ses épouses (pour garantir l’unité du royaume). Ainsi, une grosse polémique tourne autour du choix de la succession de la Reine régnante :

- La princesse RAKALOBE, fille du prince RATSARARAY, lui-même fils du roi ANDRIANAMPOINIMERINA et de la princesse RAFOTSIRAHISATRA (appelée aussi RAHISATRA, fille du prince RAMISAMANJAKARIVO, frère du roi ANDRIAMBELOMASINA) aurait due succéder à la Reine RANAVALONA II. Mais elle refusa de monter sur le trône car elle devait se séparer de son époux, le prince RAMANANTSAHALA et de ses enfants.

- La princesse RAMPELASINORO, fille du prince RAMAHATRARIVO et adoptée par la Reine RANAVALONA II, fut pressentie pour monter sur le trône. Elle déclara : "Izaho tsy hanambady ny vadin’i Neny" (je ne veux pas épouser le mari de Mère).

La troisième prétendante au titre est la princesse RAZAFINDRAHETY. A la fin du règne de la Reine RANAVALONA II, la jeune princesse était mariée. Pour exécuter ces projets, RAINILAIARIVONY devait éliminer le jeune prince RATRIMOARIVONY.

Prétextant que le prince avait mauvaise mine, le premier ministre lui dit : « Tu es malade, rentre dans ta chambre, je vais t’envoyer un médecin ». Il y a été enfermé durant une semaine et retrouvé mort le 7 mai 1883 à seulement vingt et un ans, des soins du soi-disant médecin, délégué par RAINILAIARIVONY.
Véritable intrigue, un caveau fut construit par la Reine RANAVALONA II en l’espace de cinq jours. Terminé le 12 mai, le prince RATRIMOARIVONY y est enterré le dimanche 13 mai, à côté du tombeau ancestral, à Ambatomanoina.

La reine meurt le 30 juillet 1883 ; la princesse RAZAFINDRAHETY est couronnée reine le jour de son anniversaire, le 22 novembre 1883, à Mahamasina, sous le nom de RANAVALONA III. Elle n’a alors que 22 ans.

Conformément aux modèles établis, le premier ministre devient son époux officiel.

A son intronisation, le pays est sous le joug de l’impérialisme colonialiste, la jeune souveraine connaît alors un début de règne difficile et due faire face à une pression constante des autorités françaises.

Une guerre d’usure s’installe de 1883 à 1885, les habitants de l’île se dressèrent contre l’envahisseur. Le gouvernement se lance dans une modernisation rapide du pays afin de montrer que c’est un Etat civilisé et indépendant. Les français bombardent les ports du nord et de l’est, et s’empare de Tamatave.
Sans attendre, la fin des négociations sur la délimitation de la zone française, la marine s’empare de Diégo-Suarez et de ses environs.
En décembre 1885, le royaume tombe sous un régime de protectorat (démenti par la reine et le premier ministre) : la politique étrangère et les finances sont sous le contrôle de la France.
Ce traité fragile et aux termes obscures ne garantie nullement la paix et oblige Madagascar à payer une indemnité à la France.
Pour ce faire, le gouvernement malgache contracte un emprunt auprès du Comptoir Nationale d’Escompte de Paris (CNEP), les revenus douaniers de ses six principaux ports (Tamatave, Majunga, Fénérive, Vohémar, Vatomandry et Mananjary) y sont gagés.
Des immenses concessions sont cédées aux français : exploitation forestière, extraction de cuivre dans le pays Betsileo, concession aurifère dans le Boina.
Les revenus insuffisants des taxes douanières et les objectifs prévus des concessions accordées aux étrangers non atteints pour payer l’emprunt due au CNEP, obligent le gouvernement à multiplier les taxes et augmenter les corvées.
Luttant contre cette injustice, certains refusent d’exécuter les tâches, d’autres pillent et attaquent les villes.

Un lourd sentiment d’insécurité plane dans le pays et les tentatives du gouvernement de desserrer l’étau français sont vaines et n’aboutissent qu’à la crise de 1894, puis à l’invasion coloniale de 1895.
En effet, profitant de cette situation, le parlement français propose un réel projet de protectorat aux instances malgaches.
Essuyant un refus, les élus français votent à la majorité la guerre. L’invasion commence en 1894 sous le commandement du général Duchesne. L’armée française met en déroute les troupes régulières de la reine, et s’empare de la capitale le 30 septembre 1895.


Ainsi, un traité de protectorat a été signé le 1er octobre 1895.

Le 15 octobre, le premier ministre RAINILAIARIVONY fut destitué de ses fonctions par les généraux français, et assigné à résidence surveillée. Il est remplacé par RAININTSIMBAZAFY.

Face à la déroute de la capitale, les ruraux se mobilisent pour défendre leur terre.
Le soulèvement d’Amboanana qui éclate le jour du Fandroana en Novembre 1895 (anniversaire de la Reine et fête nationale à l’époque), marque le début de la résistance populaire à la conquête française et est mené par les "Menalamba" (littéralement les toges rouges, car ces rebelles coloraient leurs vêtements avec la terre rouge du pays pour se fondre dans le paysage et ne pas être vu de loin).

Malheureusement, ce mouvement de résistance déchante à cause d’une très sévère répression menée par des détachements de l’armée d’occupation et d’un manque de coordination entre les différents mouvements d’insurrection dispersés dans le pays.

Le nouveau gouverneur, Hippolyte Laroche oblige la Reine à signer un traité de "prise de possession", le 18 janvier 1896.

Le premier Ministre RAINILAIARIVONY est exilé hors de l’île, mais la Reine conserve symboliquement ses pouvoirs (fictifs).
Madagascar est déclaré colonie française à compter du 6 août 1896 par l’Assemblée nationale française.
La nuit du 28 février 1897, la Reine et sa famille proche sont arrêtés par surprise par le général Gallieni, gouverneur général, et envoyés en exil à l’île de la Réunion, puis en Algérie.

A titre anecdotique, la Reine entreprit quelques visites de la métropole française. Bien qu’exilée, la Reine demeura un chef d’Etat respectée, voire acclamée : ces visites dans la ville d’Arcachon en témoignent, la foule en liesse criait : "Vive la Reine" ; et de belles résidences sont mises à sa disposition, notamment celle de Fontainebleau (Seine-et-Marne dans la région parisienne).

Discour de la Reine RanavalonaIII à Andohalo avant sa déportation à Alger. Le départ de la Reine RANAVALONA III met officiellement fin à la monarchie merina, remplacée par un régime colonial.

Pour prévenir toute révolte, les autorités coloniales procèdent à une fouille de la capitale et ses environs afin de trouver tout Andriana (nobles) de la lignée royale susceptible de reprendre la lutte contre les colons.

La reine RANAVALONA III est décédée le 23 mai 1917 à Alger (en Algérie).
Ses cendres ne furent rapatriées que le 10 octobre 1938 et reposent maintenant auprès des siens au Palais de la Reine, à Antananarivo.
Elle fut la dernière Reine de Madagascar.Le camp militaire de Mahamasina

Mahamasina après démantèlement du camp militaire.
Ranavalona III à Mahazoarivo
15 mai 1883 : bombardement et occupation temporaire de Majunga par l’Amiral Pierre.
11 juin 1883 : occupation de Tamatave par l’Amiral Pierre - Révolte Tanosy
1884 : Rénovation du Fokonolona.
17 décembre 1885 : traité de pseudo-protectorat français de Madagascar
Janvier 1890 : prise de Soalary par le prince RAMAHATRA
5 août 1890 : accord franco-anglais sur le partage de Madagascar et de Zanzibar.
1894-1895 : seconde guerre franco-malgache
12 décembre 1894 : prise de Tamatave par le commandant Bienaimé.
14 janvier 1895 : prise de Majunga par le commandant Bienaimé
28 juin 1895 : le général Rainianjalahy livre la bataille de Tsarasaotra
27 août 1895 : bataille d’Andriba
30 septembre 1995 : capitulation d’Antananarivo
Fin 1895 : insurrection de Rainizafivoavy
Mars 1896 : insurrection de Rabozaka, Rabezavana et Rainibetsimisaraka
Juillet 1896 : insurrection de Rataizambahoaka
6 août 1896 : annexion de Madagascar au territoire français


Antaninarenina 1962

Thursday, January 13, 2011

Secteur bancaire: rude concurence entre la France et Maurice

Les banques, les institutions de microfinance et autres systèmes de crédits et d'échanges, ont affiché un bilan globalement positif en 2010.

Malgré la crise, le secteur financier résiste et affiche globalement un bilan positif. En effet, l'on a dénombré en 2010, 44 établissements de crédits agréés dont 11 banques territoriales, 7 établissements financiers et 26 institutions de microfinance.

BGFI

Parmi les nouveautés, l'on a assisté en 2010 à la naissance de la Banque Gabonaise et Française Internationale (BGFI Bank) dont le bureau se trouve à l'ex-Village des Jeux à Ankorondrano. Il s'agit, précisons-le, d'une société de droit gabonais 100% privée, qui fait office de partenaire financier de référence de bon nombre d'opérateurs économiques publics et privés. Elle vise notamment les grandes entreprises, les administrations et les particuliers d'un certain pouvoir d'achat. La BGFI commence également à cibler les PME à fort potentiel.

Madagascar Mascareignes

Et si la BGFI est déjà opérationnelle, une autre banque le sera également probablement à partir de cette année. Il s'agit, en l'occurrence, de Madagascar Mascareignes qui a également obtenu l'agrément de la Banque Centrale au cours de l'année 2010. En fait, Madagascar Mascareignes qui remplace Transfer Express, est la filiale de la mauricienne Banque des Mascareignes, elle-même, une filiale du groupe BCPE, une banque généraliste de proximité, intervenant sur tous les secteurs du marché : particuliers, entreprises et professionnels, secteur public, promotion immobilière et global business. Il s'agira donc de la troisième banque d'origine mauricienne opérant à Madagascar après la SBM Madagascar et la Mauritius Commercial Bank (MCB).

A noter également que 4 institutions de microfinance ont vu le jour en 2010. Une année qui a été également marquée par l'émergence du Mobile Banking avec Airtel Money, M'Vola et Orange Money.

THB , SKHOL et bientot CASTEL


L’arrivée, sur le marché national, de la nouvelle marque de bière, dénommée « Skhol », semble avoir mis en effervescence… mousseuse, ou houleuse (c’est selon), le secteur des brasseries dans le pays.

En effet, ayant régné en seul maître durant des dizaines d’années, la « Thb » vient ainsi de connaître un mot qui n’a jamais figuré dans son dictionnaire : concurrence. Ainsi, en parallèle aux pratiques légales en de pareilles circonstances, des coups bas commencent déjà à faire pétiller ce secteur. Quoi qu’il en soit, avec « Skhol », la marque mauricienne de bière, « Phoenix », est ainsi présente à Madagascar. Néanmoins, « Phoenix » devrait, d’ici peu, … trémousser de peur, dans la mesure où, selon des confidences, la marque de bière « Castel » pourrait également intégrer la Star. D’ailleurs, à Maurice, « Phoenix » est déjà fortement concurrencée par le couple « Thb – Castel ». En d’autres termes, les étals des épiceries et autres bars pourraient, dans un proche avenir, aligner trois « arômes » de bière : « Thb », « Skhol » et « Castel ». Au grand bonheur des « mpirevy »…

Wednesday, January 12, 2011

Tuesday, January 11, 2011

Monday, January 10, 2011

En sortant du trente et quarante
Je ne possédais plus un radis
De l'héritage de ma tante
Tout autre que moi se serait dit
Je vais me faire sauter la cervelle
Me suicider d'un coup de couteau
M'empoisonner me fiche à l'eau
Enfin des morts bien naturelles
Mais voulant finir en beauté
Je me suis tué à répéter :

Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Toutes ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s'arrangera
Je n'ai pas un caractère
A me faire du tracas
Croyez-moi sur terre
Faut jamais s'en faire
Moi je ne m'en fais pas

Je rentre à Paris mais mon notaire
M'annonce : votre père plein d'attention
Vous colle un conseil judiciaire
Et vingt-cinq louis par mois de pension
Et comme je ne vois plus personne
Dont vous puissiez être héritier
Faut travailler prendre un métier
C'est le conseil que je vous donne
Uniquement vous voudriez
Que je vole le pain d'un ouvrier

Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s'arrangera
Je n'ai pas un caractère
A me faire du tracas
Croyez-moi sur terre
Faut jamais s'en faire
Moi je ne m'en fais pas

Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Je n'ai pas un caractère
A me faire du tracas
Croyez-moi sur terre
Faut jamais s'en faire
Moi je ne m'en fais pas


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