Monday, January 10, 2011

Santé , Joie ,Bonheur,et Réussite



























Adieu 2010

Madagascar et les institutions financières internationales

D'ores et déjà, on doit mettre une croix sur les 500 millions de dollars que Madagascar pouvait recevoir de la Banque mondiale jusqu'en juin prochain. Même si la crise est résolue dans les prochaines semaines, le temps matériel pour négocier l'utilisation et le déblocage de ce budget manquera si ce financement n'a pas été déjà attribué à d'autres pays conformément aux principes généraux du fonds IDA (Association internationale de développement) qui stipulent l'allocation à d'autres pays des financements à taux concessionnels non utilisés par un pays.

Mais il n'y pas que ces 500 millions de dollars, car les financements en cours risquent aussi d'être coupés. En dépit de la crise politique, la Banque a en effet continué de financer les projets adoptés avant 2009. Dans un communiqué en date du 21 juin 2010, elle rappelle que " la Banque a continué les décaissements de plusieurs opérations déjà existantes, pour leur caractère humanitaire et leur impact direct auprès des populations les plus pauvres. Ces projets portent sur le VIH/Sida, la nutrition, la sécurité alimentaire, l'environnement, le développent rural, le projet bassins versants et périmètres irrigués, le transport rural, une composante du projet pôles intégrés de croissance et le fonds ACGF pour la micro-finance ".

Les décaissements sur ces projets risquent d'être suspendus à la suite de la décision du régime de Transition de rompre avec la politique prônée par la Banque mais aussi le Fonds (Fonds monétaire international). En décrétant le prix du riz à 1 180 ariary le kilo, nos dirigeants ont dérogé au principe sacro-saint de la liberté des prix qui symbolise la politique économique de ces institutions.

Comme la Banque et le Fonds n'entretiennent directement pas de relations avec le gouvernement actuel, aucune discussion n'est envisageable après cette administration des prix du riz. La seule réaction possible est la suspension des décaissements. Encore que ce n'est pas la première fois que le régime de Transition procède à la fixation des prix. C'est le cas notamment des prix de l'essence. A chaque hausse, n'y a-t-il pas un marchandage (plutôt obscure) entre le gouvernement et les compagnies pétrolières ? En tout cas, ce système a permis de stabiliser les prix à la pompe et d'éviter ainsi la spirale inflationniste.

L'autre décision, qui est totalement contraire à la vision de ces institutions, est la mise en place d'un taux de change multiple. Désormais, les importations de riz bénéficieront directement auprès de la Banque centrale de devises au taux fixe de 2 000 ariary pour un dollar. Mais tout comme les prix du riz, ce n'est pas non plus la première fois que le gouvernement adopte le taux de change multiple. Depuis mars 2010, il a institué un taux fixe de 2 130 ariary le dollar pour les importations de produits pétroliers, l'objectif étant de limiter les effets de la hausse des cours sur le marché mondial et d'éviter ainsi de graves répercussions sur les prix à la pompe.

En 2008 également sous Marc Ravalomanana, le gouvernement reconnaît également avait pratiqué un taux de change multiple afin de faire face à la forte hausse des produits alimentaires sur le marché international. Mais comme les écarts avec les taux du marché étaient faibles, environ 2%, le régime d'alors avait demandé et obtenu la clémence du FMI. Sera-ce aussi le cas pour ce qui passe actuellement ?

Pour le moment, la question ne se pose pas, parce que Madagascar est hors programme de fait depuis le gel des financements en 2009. Elle se pose demain quand la crise sera résolue, du moins si les nouveaux dirigeants sont décidés à renouer les relations avec le Fonds et la Banque.

La question fondamentale qui se pose après les décisions prises la semaine dernière sur les prix et le taux de change est, en effet, de savoir si la rupture avec la politique prônée par ces institutions sera définitive avec le retrait de Madagascar. Le rapprochement avec la Chine et les Emirats Arabes Unis est la solution trouvée aujourd'hui par Andry Rajoelina pour essayer de suppléer aux financements des bailleurs de fonds traditionnels. Jusqu'à présent pourtant, aucune assurance n'a été reçue de ces pays, à moins que des fonds aient été déjà alloués discrètement pour ménager la susceptibilité des grandes puissances.

Sans une telle assurance, il appartient donc à Andry Rajoelina en tant que président de la HAT de ne pas handicaper avant l'heure les premiers dirigeants de la IVème République. L'histoire a, en effet, montré que chaque dérive économique, qui n'est pas nécessairement constitué de détournements mais peut se ramener au non-respect de certaines règles fondamentales, se paie très cher pour le pays et surtout pour la population. Le flottement de la monnaie et le triplement du coût de la vie qui s'en suivaient en 1994, n'étaient-ils que la sanction de la tentative de solution hors-Banque mondiale et FMI qui ont conduit aux financements parallèles ? Deux ans plus tard, Norbert Ratsirahonana n'a-t-il pas laissé la HCC empêcher Albert Zafy avant d'engager le pays auprès du FMI et de la Banque mondiale à des mesures irréfléchies dont les conséquences ont été dramatiques, notamment pour le personnel des entreprises privatisées ?

Si Andry Rajoelina pense poursuivre son œuvre et se présenter à l'élection présidentielle, il doit être très prudent et retenir les leçons du passé. A défaut de sanctions pour des mesures finalement compréhensibles, le FMI et la Banque mondiale profitent de la reprise des négociations pour imposer de nouvelles mesures qui ne sont pas toujours populaires. Et ils sont toujours en position de force. Sans eux, du moins l'avis du FMI qui valide officiellement le programme économique d'un pays sous-programme, aucun euro de l'Union européenne ne peut être espéré ni aucun dollar d'un pays ami. Même si la crise politique est résolue !

Une découverte de sépultre de Vazimba à ambatovy

Une sépulture « vazimba » et deux habitats ont été découverts l'an dernier par l'équipe d'archéologues d'Ambatovy, dans le périmètre de la mine. C'était dans le cadre des fouilles de sauvetage menées dans l’Ankay Bezanozano où se développe la forêt d’Ambatovy et dont les résultats ont montré ces découvertes inédites pour l’archéologie malgache et l’histoire de la Région Alaotra Mangoro. Des travaux d’expertise ont été réalisés en collaboration avec l’Association des

Archéologues de Madagascar (ADAM) sur le site culturel d’Ambohitranivo Behontsa. Celui-ci se trouve à l’ouest du site d’exploitation minière, sur lequel se trouve la route By-pass servant le projet Ambatovy.

Les fouilles d’Ambohitranivo Behontsa ont également permis de mieux comprendre le pays Bezanozano et le secret de ses monuments « perdus » dans la forêt. L'initiative s’inscrit dans le cadre de la valorisation de l’histoire et de la culture des habitants de l’Ankay par le projet minier. Bien entendu, l'existence de tels sites culturels, a fait l'objet d'une attention particulière, puisque le projet Ambatovy a détourné le tracé du pipeline à chaque fois qu’un site culturel ou archéologique s’est présenté.

Actuellement, l’équipe des archéologues continue ses travaux. Elle a pu, jusqu'à présent, collecter, traiter et interpréter plus de 4.800 vestiges archéologiques, conservés au Centre d’Etudes Régional Ethnologique et Linguistique de Toamasina (CEREL). Les archéologues ont également inventorié plus de 120 sites d’intérêt archéologique.

Le peuple Vazimba est selon la tradition orale le premier peuple habitant de l'île de Madagascar. Il a donné son nom à une période de l'histoire malgache qui prend fin au XVIème siècle. Aujourd'hui disparu, ce peuple a été l'objet de nombreuses spéculations, tenant en grande partie à l'apparence que prête à ses membres la tradition orale. L'ensemble des données historiques, archéologiques, ethnographiques et linguistiques ont permis d'apporter quelques éclaircissements à son sujet.

Selon la tradition orale malgache, la période vazimba (faha vazimba) se situe avant la phase d'expansion du royaume d'Alasora par le Roi Andriamanelo (1540-1575). À l'époque, les vazimbas sont les propriétaires de l'actuelle région de l'Imerina. Leur incapacité à s'unir en un seul royaume rend plus facile la conquête et l'occupation de leur territoire par Andriamanelo, d'autant qu'il était déjà habile à concevoir des armes en métal. Le « royaume » Vazimba s'affaiblit. Ralambo et Andrianjaka poursuivent les conquêtes de leur prédécesseur Andriamanelo. Certains Vazimbas se réfugient dans la partie ouest de l'île, les autres rendent les armes et cédent le « royaume » vazimba. Ce n'est que sous le règne d'Andrianjaka (1610 -1630) que les derniers Vazimbas disparaissent.

Les Vazimbas

Selon les croyances populaires, les Vazimbas sont des personnages mystérieux ayant vécu dans le pays merina (sur les Hauts plateaux) à une époque très lointaine. Ils suscitent chez les Malgaches aussi bien de la crainte que du respect. Les Vazimbas ont été transformé par la crédulité populaire en êtres hors du commun et déconcertants, en forces invisibles, et parfois méchants, pouvant hanter une source, une rivière, un rocher, un bosquet ou un vallon. Dans l'imagerie populaire, le Vazimba est un être de petite taille, à la peau cuivrée, au visage allongé, aux lèvres larges et pendantes cachant de très longues dents, auxquels s'ajoute un front aplati. Le tout réuni lui donne un aspect très laid et répugnant jusqu'à inspirer une peur viscérale. Les femmes Vazimbas, eu égard à leurs longs cheveux, sont souvent confondues avec les «Kalanoro» et les «Zazavavindrano» (sirènes). A part ces qualificatifs péjoratifs, on leur attribue également un caractère désagréable. Ces petits hommes de vazimba évitaient, paraît-il, tout objet ayant contact avec le sel. Il est interdit d'apporter de l'ail ou de la viande de porc sur leurs tombes et dans les environs. On affirme que leur niveau de culture était assez limité. Ils étaient, semble-t-il, loin de maîtriser la métallurgie et auraient fabriqué des armes avec de l'argile et des roseaux. De même, ils ignoreraient le fait que la viande de «jamoka», zébu, était consommable, ils laissaient donc traîner le bétail dans les champs.


Les ancêtres

Les Vazimbas se divisent eux-mêmes suivant leur habitat. Les «Vazimbas andrano», ceux qui savent nager, sont les descendants d'Olomà, dont on ignore les lieux de sépulture. Les «Vazimbas antety», ceux de la terre ferme, qui sont les plus nombreux, résident dans la vallée du Betsiriry. Les «Vazimbas antsingy», ceux des Tsingy du Bemaraha, plus connus sous le nom de Bôsy ou Beosy, vivaient dans des grottes et mangeaient les produits de la forêt. Les Vezo seraient également des Vazimbas, restés au bord de la mer. Et même les Betsileo et certains Merina seraient des métis de Vazimba et d'Ambaniandro.

Les traditions rapportent que les «Tompon-tany» (littéralement «maîtres de la terre», c'est-à-dire les autochtones par opposition à ceux qui sont arrivés plus récemment) de la région d'Ankavandra sont Ramboamana, une femme, et Ramboabesofy, un homme. Le couple aurait eu deux fils, Rangoromana et Zafihisoky, qui auraient amené les premiers bœufs dans le pays. Les propriétaires de bœufs avaient à leur service des bouviers, dont l'occupation favorite aurait été la chasse aux sangliers, les «tompo-dambo». Les premiers ancêtres, dont les lieux de sépulture soient connus, sont Ndrenavoavo, le premier à avoir descendu le fleuve Manambolo en franchissant les gorges célèbres, et sa sœur Pelamana. Ils sont enterrés à Tsirendresaka dans la forêt proche de Tsiandro. Leur tombeau est vénéré de tous les Vazimbas du Betsiriry, mais on ne tue jamais de bœufs, jadis ignorés de leurs ancêtres, pour leur rendre hommage.

Parmi les Vazimbas de l'Imerina les plus connus, on citera Ranoro, Vazimba sainte (Ranoromasina). Elle était, selon la tradition orale, une femme ordinaire, qui fut ensuite possédée par le Vazimba et se jeta au fond d'une source. À partir du moment où on ne la vit plus, Rabodonandrianampoinimerina et le peuple, surtout celui d'Antehiroka, priaient près de la source dans laquelle elle avait plongé et y effectuaient plusieurs rites. De son côté, Andriambodilova, le mari de Ranoro, fut expulsé à Ambohimanarina par le Roi Andrianjaka. C'est l'origine des Antehiroka.


Première population de Madagascar

Le terme vazimba est un nom attribué à un ensemble de la population qui formait les premiers Malgaches selon le Pr Rafolo Andrianaivoarivony. En d'autres termes, sont appelés vazimba ceux qui ont décidé de vivre à Madagascar jusqu'au XVème siècle. Dans l'histoire de Madagascar, on distingue deux vagues de peuplement. La première est celle du peuplement des Vazimba ou protomalgaches, et la seconde, celle du peuplement néomalgache. Ces deux vagues parlaient la même langue et avaient les mêmes cultures et civilisation. En décortiquant le terme vazimba, on obtient le préfixe « va » qui signifie peuple. Vazimba désigne donc à l'origine un peuple aujourd'hui disparu. Les études archéologiques, anthropologiques historiques et linguistiques démontrent qu'il résulte du mélange de populations indonésiennes et Africaines. Il n'existe pas de préhistoire pour Madagascar. Les premiers hommes sont arrivés au cours du premier millénaire de l'aire chrétienne.

En outre, l'histoire de la Grande Ile est étayée par la lutte contre cette population vazimba. Andriamanelo, durant son règne, ne supportait plus de vivre au milieu des divers royaumes vazimba qui envahissent les hautes terres. Il les chasse et les expulse vers l'ouest. Cela ne suffira pas à faire disparaitre ces royaumes, Ralambo, le fils d'Andriamanelo, et Andrianjaka, son petit-fils, poursuivent cette « mission ». Les règnes de ces derniers voient enfin la destruction totale des royaumes vazimba. Entre temps, des Vazimba ont été assimilés à la population. Andriamanelo, lui-même, serait le fruit d'un mariage mixte car sa mère Rafohy ainsi que sa grand-mère Rangita étaient des Vazimba.

Origine indonésienne

Il existe plusieurs versions sur le vazimba, chaque chercheur ayant élaboré sa propre analyse. Jean-Pierre Domenichini avance que le concept vazimba ne désignant pas une race aurait défini tout individu, toute société qui n'a pas dépassé un certain niveau technique caractérisé par l'absence de la connaissance de la métallurgie, de la riziculture et de certaines pratiques d'élevage, et par la suite tout individu ou groupe vazimba ayant réalisé cette révolution technique, deviendrait par ce fait même merina.


Ancêtres des Malgaches

Edouard Ralaimihoatra, quant à lui, dans son ouvrage « Histoire de Madagascar » (article intitulé : Les Primitifs malgaches ou Vazimba) s'est plutôt préoccupé de l'origine de la population primitive malgache. « On peut douter de l'homogénéité complète des Primitifs malgaches au point de vue ethnique. Néanmoins, l'élément indonésien formait le plus gros d'entre eux. Il a apporté dans l'île le fond de la langue malgache et des techniques d'origine indonésienne pirogues à balanciers, rizières inondées, cases en bois équarris ou en branchage construites sur pilotis, villages édifiés sur les hauteurs entourés de fossés, etc. Ce fond a reçu des apports résultant d'échanges humains entre l'Afrique et Madagascar, grâce à la navigation arabe entre les côtes de l'Arabie, de l'Afrique orientale et de la Grande Ile. Entre temps, les tombeaux et les lieux rattachés aux vazimba sont devenus des lieux de culte, avec leurs règles et interdits. Les enfreindre ou les bafouer attireraient colères et malédictions. Paradoxalement, à tort ou à raison, les vazimba sont en même temps dénigrés et respectés.

Sunday, January 09, 2011

25 décembre chez Liva et Joël
























Changements climatiques

Après le Bangladesh (1er) et l’Inde (2ème), Madagascar arrive à la 3ème place en ce qui concerne les menaces des impacts désastreux du changement climatique pour les 30 prochaines années. Le pays figure ainsi parmi les Etats les plus exposés à des risques très élevés. Dans le top 10 des pays à très hauts risques, il y a Madagascar, le Mozambique (5ème) et le Zimbabwe (9ème) selon les données de Maplecroft. Celle-ci est une firme internationale qui travaille sur les risques, les responsabilités politiques, économiques, sociales et environnementales face aux enjeux majeurs mondiaux dont le changement climatique. Rappelons que d’après les données des Nations unies, Madagascar est également parmi les pays les plus exposés aux cyclones. Toutes les études avancent, par ailleurs, que les cyclones pourraient augmenter en intensité pour les prochaines décennies. Or, la Banque mondiale estime qu’il faut 5 ans pour reconstruire et relever complètement l’économie touchée durement par un cyclone. Comme quoi, la politique et les stratégies pour faire face au changement climatique sont primordiales.

Dernièrement, des opérateurs en agribusiness ont déploré l’actuelle sécheresse, synonyme d’importantes pertes. Ils réclament de faire de la lutte contre la déforestation une priorité des priorités. Madagascar dispose d’outils pour une bonne gestion des catastrophes. Mais la politique et les stratégies de prévention sur le moyen et le long terme font encore défaut. Avant de se retirer du financement des projets de développement en mars 2009, des grands bailleurs de fonds en ont fait la remarque. Ils ont noté le lent recul de la pauvreté, même pendant les bonnes années de croissance économique, et se sont inquiétés de l’absence d’une vraie politique pour lutter contre le changement climatique. Cette inquiétude est confirmée par le rang occupé par Madagascar en matière de risques par rapport au cyclone et aux impacts du changement du climat. A l’heure actuelle, le pays subit de plein fouet ces impacts avec la sécheresse qui sévit sur toute l’île et notamment dans le Sud où l’insécurité alimentaire sévit. Le Sud est un exemple flagrant de l’absence d’une politique sur la prévention des risques et catastrophes.

Frappé d’une manière chronique par la sécheresse, cette région n’a jamais reçu de vraies solutions durables. Dans le rapport sur la coopération au développement 2009-2010, le ministère de l’Economie et de l’Industrie souligne : « La majorité des projets de la région Androy sont de nature conjoncturelle et liés à des considérations d’ordre humanitaire. (…) Les projets d’urgence et aides alimentaires dominent largement ». Mais pour les prochaines décennies, il n’y aura pas que le Sud, c’est le pays dans son ensemble qui souffrira des effets négatifs du changement climatique. Ce qui rend indispensable l’élaboration d’une politique et de stratégies.

Fanjanarivo

Thursday, January 06, 2011

Mbolatiana, une femme battante


Grande artiste à la voix exceptionnelle, Mbolatiana est de passage au pays. Malgré cette apparence de grande star, c'est aussi une femme de foi.

C'est chez sa famille, à Itaosy, que Mbolatiana, accompagnée de son fils, Noe Tahiana, et de son mari, Kutch, passe ses vacances, à Madagascar. Son dernier passage au pays date de 2007. On évoque souvent son parcours professionnel dans la presse, mais depuis 1998, l'interprète de l'hymne des IIIe Jeux de la Francophonie, en 1997, a, entre temps, fondé une famille.

Sereine et souriante, Mbolatiana semble avoir trouvé le bonheur. Et c'est le cas. Elle le confirme. Sur le plan professionnel, elle a presque tout réussi, ou, plutôt, atteint les objectifs qu'elle s'est fixés. Sur le plan personnel, après une période difficile, elle a fini par trouver le bonheur, une vie familiale harmonieuse.

De cette période difficile, l'artiste a retenu une chose : « Dieu a son plan ». Cette grande dame à la voix d'or, qui a charmé plus d'un, est une femme de foi. Mbolatiana évoque sans complexe son combat pour la maternité.

« À vrai dire, un an après mon mariage en 2001, mon mari et moi avons souhaité avoir un enfant. Mais on avait eu un certain nombre de difficultés. On a alors consulté des spécialistes. Après de nombreuses vaines tentatives, nous nous sommes dit que, peut-être, fallait-il remettre les choses entre les mains du Seigneur », confie l'artiste.

À la place des consultations médicales étaient prononcées des prières. Entre temps, Mbolatiana a décidé de multiplier les activités professionnelles. Elle s'est investi davantage dans la musique, sa thérapie. Elle a aussi été professeur de chants en réponse aux nombreuses sollicitations autour d'elle. C'était le moment pour la reprise de ses études à la fac, sans oublier la confection de sites Internet, une de ses passions.

D'un ton nostalgique, elle parle de cette période sans le moindre amertume. L'arrivée de Noe, son fils, a beaucoup changé sa vie. « Plus épanouie et avec plus d'assurance », c'est ainsi que son public malgache l'a revue, quelques années après son installation en France.

Une femme de foi

À l'entendre parler, Mbolatiana est une fervente chrétienne. Quand elle est en France, elle ne fait pas de dissociation. « L'essentiel c'est de rencontrer Dieu », fait-elle remarquer. Qu'elle soit évangélique, catholique ou protestante, une institution religieuse reste un endroit privilégié pour écouter les Bonnes paroles.

« S'il n'y a qu'une église évangélique, j'y vais. Quand je n'y vais pas, je trouve des homélies ou serments sur Internet », note Mbolatiana.

La foi a une place importante dans la vie de l'artiste. Et ça ne date pas d'hier. Quand elle était jeune, elle avait l'habitude de confectionner des versets bibliques sur des papiers plastifiés au scotch qu'elle distribuait à ses amis.

« Quand on a préparé le concert de décembre, avec Rija Ramanantoanina, j'ai trouvé un stylo sur lequel était inscrit un verset biblique. En voyant cela, Naly, le batteur, m'a dit sans hésiter que le stylo m'appartenait certainement. Au fait, dans le passé, je lui ai déjà donné un de ces versets que j'ai confectionné. Et il en a gardé un souvenir », raconte t-elle.

Le partage de foi, elle l'a hérité de son père. Et même dans un pays où la croyance en Dieu se trouve de plus en plus ébranlée, elle a réussi à convertir quelques-uns. Notamment une personne, son mari.

« Je ne voyage jamais sans ma Bible. Bizarrement, quand je suis rentrée à Madagascar, quelques mois après notre rencontre, mon mari, qui, au départ était un catholique non pratiquant, m'a appelé tous les soirs, de France, pour me lire le verset qu'il aimait quand il a lu la Bible. Je trouvais ça merveilleux !

Aujourd'hui, nous continuons à prier ensemble. Cela nous aide à vivre la vie dans la joie », confie Mbolatiana, émue.



Parcours

Avant 1990 : Mbolatiana a animé des soirées dansantes aux côtés des musiciens et artistes comme Mamy Bota, Jacky Ralph, Anselme (le frère de Tôty), Fano, Lava

1990-1992 : Elle a intégré le groupe Maxi avec Christophe Ramambazafy, Tovo J'Hay, Rivo, Jacquelin et The Specialist

1993-1996 : Elle était choriste du groupe Poopy

1994 : Son premier duo avec Njakatiana dans « Sarotra ny mitia »

1995 : Elle a sorti son premier single « Mpilalao fitia », une composition de Fanja Andriamanantena

1996 -1997 : Sortie du duo avec Jeannot, « Tsy anjara »

1996-2003 : Tournée Madajazzcar du Trio La Romance (Datita Rabeson, Eric Rakotoary, Mbolatiana)

1997 : Participation dans la comédie musicale « Kiolonolona », avec Mialy Rajohnson

1997 : Interprète de « La lumière qui nous unit », hymne des IIIe Jeux de la Francophonie

1998 – 2000 : Tournée en France avec Silo (La Déferlante, Francofolies...)

2000 : Stage en studio de variété, en France (chants et musique)

2001 : Création de « Toa kilalao », une comédie musicale, avec Mialy Rajohnson

2002 : Création du groupe Takalo, Mbolatiana et le guitariste Patrick Rinino (pop world)

2002 : Intégration dans le groupe Mako et Tomato, des collectifs d'artistes (scène européenne)

2002 : Intégration dans Dago Group (scène de la diaspora malgache)

2006-2008 : École de musique et de danse, reprise des études à la fac
Domoina Ratsara
Vendredi 07 janvier 2011

Affaire de bois précieux : le célèbre fabriquant de guitare " Gibson Guitar" rattrapé par la justice


Le célèbre fabricant de guitares « Gibson Guitar » est actuellement rattrapé par la Justice américaine après avoir importé illégalement du bois précieux de Madagascar. De nouveaux faits impliquant cette Société sont désormais entre les mains des Magistrats en charge du dossier. Des sanctions sévères vont tomber, a précisé le communiqué de l’Ambassade américaine à Madagascar.

Nouveau rebondissement dans l’affaire d’importation illicite de bois précieux ou en particuliers de bois de rose en provenance de Madagascar. La Justice américaine, plus précisément de Nashville (Tennessee), a reçu des dépositions d’un agent du Service fédéral en charge de la Pêche, des Animaux et des Plantes dénonçant une filière clandestine d’importation de bois de rose de la Grande Ile vers les Etats - Unis. Mais, avant d’atterrir aux Usa, les marchandises ont transité en Allemagne afin de détourner la vigilance des autorités américaines. A rappeler qu’en novembre 2009, des agents fédéraux ont perquisitionné les locaux de la société Gibson Guitar, au cours de laquelle, ils ont saisi une importante quantité de bois précieux en provenance de Madagascar. A en croire le communiqué publié par l’Ambassade américaine à Madagascar, l’affaire est qualifiée de criminelle. Ainsi, donc, des sanctions sévères seraient infligées à ce célèbre fabricant de guitares.

Protection de l’environnement
Malgré les diverses mesures prises par les autorités malgaches interdisant l’abattage, l’exploitation, le transport et le commerce de bois de rose, force est de constater que l’exportation de ce bois précieux se poursuit. Selon le rapport publié, le mois d’octobre dernier, par l’Environmental investigation agency (Eia) et Global witness, à l’occasion de la 10e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique à Nagoya (Japon), « l’appétit des consommateurs pour le mobilier et les instruments de musique en bois de rose onéreux est le principal moteur du commerce du bois illégal, activité dévastatrice sur le plan écologique ». Selon toujours ce rapport, les bois de rose sont destinés au marché chinois du mobilier de luxe, de petites quantités étant exportées vers l’Europe et les Etats - Unis pour la fabrication d’instruments de musique. Du coup, ces deux organisations non gouvernementales ont dénoncé « la complicité de certains pouvoirs publics malgaches et la faiblesse de l’application des lois par le Gouvernement de Transition du pays ». Il s’agit d’un véritable pillage des ressources naturelles.
En fait, cette décision de la Justice américaine s’inscrit dans la politique de son Gouvernement pour la protection de l’environnement à l’échelle planétaire. Faut - il rappeler que les Parcs nationaux de Masoala et de Marojejy sont les plus touchés par l’exploitation illicite des bois précieux. Or, depuis le mois de juillet dernier, l’Unesco a placé les forêts humides de l’Atsinanana sur la liste du Patrimoine mondial en péril dans le but de protéger ce patrimoine forestier unique. La tâche des autorités semble colossale, mais tout dépend de la volonté de tout un chacun.

Wednesday, January 05, 2011

Charles Randrianasoavina a fait savoir à la presse qu'il y a eu bien un coup d'état.

Est-ce par remord, par désir de vengeance ou tout simplement pour divertir la galerie ? Avant son entrée dans le bureau du juge d’instruction, le lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina a fait savoir à la presse aux aguets dans les couloirs du Palais de Justice à Anosy, que l’avènement de Andry Rajoelina au pouvoir a été le résultat d’un coup d’État perpétré par quelques individus et non le résultat de la lutte populaire sur la place du 13 Mai. Une enveloppe de deux milliards (de francs ?) a été distribuée à un groupe d’officiers dont il faisait partie. Cette somme, dit-il, provenait de quelques officiers supérieurs, d’opérateurs économiques malgaches et étrangers et de politiciens, et elle devait servir à renverser le régime Marc Ravalomanana.

Le lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina avoue avoir perçu le 8 mars 2009, des mains d’un dirigeant en place actuellement, une avance de 100 millions sans aucune précision de la monnaie en question : ariary ou francs. Il affirme avoir perpétré un double coup d’État en 2009, et promet d’autres révélations qui seront vraisemblablement plus croustillantes encore car il a dit que Andry Rajoelina n’a pas tenu parole pour le changement vers un mieux et c’est une des raisons de cette initiative de Comité militaire de salut public ou de la mutinerie de la BANI.

L’ancien Codirecteur de la FIS a fait savoir qu’il a reçu une somme de 100 millions de Fmg le 8 mars 2009 et que l’ancien Premier ministre Monja Roindefo a également été payé.

Le Lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina a fait des révélations sur le changement de pouvoir qui s'est produit à Madagascar en 2009. C'était hier lors de son déplacement au tribunal d'Anosy pour une confrontation avec le Chef d'Etat Major Général de l'Armée Malagasy (CEMGAM), le Général Ndriarijaona André. Une déclaration à la sauvette en quelque sorte puisque l'ancien co-Directeur de la Force d'Intervention Spéciale l'a fait en « forcing » dans le couloir menant vers le bureau du Doyen des Juges. « J'ai commis un double coup d'Etat avec le président de la HAT, Andry Rajoelina le 17 mars 2009 », a-t-il déclaré. Tout en poursuivant que « je publierai les détails prochainement ». Et lui de révéler au passage l'existence d'une somme de 2 milliards émanant notamment des personnalités étrangères, des politiciens malgaches et des militaires pour financer ce projet. Cette somme a donc été partagée à tous ceux qui ont participé à cette « prise de pouvoir illégale », si l'on se réfère aux révélations de cet Officier. « Moi-même, j'ai reçu 100 millions de Fmg le 8 mars 2009... L'ancien Premier ministre, Monja Roindefo a également été payé », a-t-il fait savoir.

Mutinerie. Faut-il rappeler que le Lieutenant-colonel Charles faisait partie des groupes d'Officiers et de Sous-officiers qui se sont soulevés contre le régime Ravalomanana à l'époque, en organisant une mutinerie au CAPSAT Soanierana le 8 mars 2009. Ce jour-là, le Lieutenant-colonel Charles (Commandant à l'époque) a dirigé les éléments du CAPSAT qui ont érigé des barricades sur les routes avoisinantes de la caserne, notamment à Ankadimbahoaka. Et ce, par crainte d'une éventuelle attaque préparée par la Garde présidentielle. Deux ans après, l'ancien Codirecteur de la FIS se trouve à Tsiafahy où il est incarcéré avec d'autres Officiers supérieurs tels que l'ancien Ministre des Forces armées de la HAT, le Général Noël Rakotonandrasana, le Général Raoelina et le Colonel Coutiti Assolant. En effet, ils étaient 16 Officiers et Sous-Offs qui ont été arrêtés suite à la mutinerie qui s'est produite à la Base Aéronavale d'Ivato le 17 novembre 2010, le jour du référendum constitutionnel organisé par la HAT.

Deal. A propos de cette affaire, le Lieutenant-colonel Charles a annoncé hier que « nous avons procédé à cette tentative de coup d'Etat puisque Andry Rajoelina n'a pas respecté notre deal ». Et de déclarer là aussi que les détails seront publiés prochainement. La question est de savoir si l'on peut croire aux déclarations de cet Officier de l'Armée, vu les nombreux revirements de position qu'il a observés depuis le début de cette crise. Concernant la confrontation entre le CEMGAM et le Col Charles, aucune information officielle n'a filtré. A noter juste la déclaration du numéro Un de l'Armée malagasy qui a hurlé en sortant de la salle qu'il n'a signé aucun accord avec les mutins. Questionné sur ces sujets, le Lieutenant-colonel Lilyson René, Directeur de la FIS qui a également participé activement à la mise en place de ce régime n'a pas voulu s'exprimer. Je préfère me taire pour le moment, a-t-il soutenu.

Ravalomanana et les mercenaires

Marc Ravalomanana se trouve au pied du mur. Même l’Afrique du sud chez qui il a trouvé refuge depuis sa démission de mars 2009 et son court exil au Swaziland, le suspecte aujourd’hui d’avoir préparé quelque chose contre Madagascar.

D’après le magazine « Jeune Afrique », en effet, la Justice sud-africaine vient d’ouvrir une enquête sur le projet de recrutement de mercenaires par Marc Ravalomanana en 2009. Ce projet a été dévoilé le 6 décembre 2010 après que Wikileaks ait publié un télégramme de l’ambassade américaine à Paris en date de juin 2009 indiquant que l’ancien président malgache avait essayé de recruter des mercenaires en France, trois mois après sa fuite.

Aucun autre détail n’est rapporté par le site pour la simple et bonne raison que 9 pages ont été sciemment déchirées du document publié. La justice sud-africaine devra se résoudre à demander ces détails au gouvernement des Etats-Unis. Ce dernier sera-t-il coopératif ou se refugiera-t-il derrière le délai légal de 10 ans de respect du secret d’Etat ?

L’édition de Jeune Afrique de lundi qui annonce cette action sud-africaine, semble se pencher vers la seconde hypothèse en estimant notamment que s’il a toujours obtenu le soutien des Etats-Unis, Marc Ravalomanana n’est plus en odeur de sainteté auprès des Anglo-saxons. « Leur plan se rapproche désormais beaucoup de celui des Français » qui propose que les trois anciens présidents (MM. Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana) ainsi que Andry Rajoelina ne se représentent pas à la prochaine élection présidentielle, libres à eux de briguer un mandat après le premier quinquennat de la IVème République.

D’après notre confrère, « même la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Afrique du sud, longtemps les plus rigides sur le cas Ravalomanana, sont d’accord » sur cette proposition.

En plus clair, « Jeune Afrique » semble laisser entendre que les Etats-Unis pourraient témoigner contre Marc Ravalomanana, devenu de plus en plus encombrant. Dans ce cas, M. Ravalomnana devra se résoudre à chercher un autre pays pour se réfugier car l’Afrique du sud ne badine pas que son territoire serve de base pour attaquer un pays voisin et surtout partenaire au sein d’une même organisation. Devant l’évolution de la situation sur le terrain, les autorités sud-africaines mais aussi l’ensemble de la communauté internationale se penchent de plus en plus sur la position à tenir : rester intransigeant sur les conditions de sortie de crise ou penser davantage à l’avenir proche au risque de se faire devancer par les autres puissances en matière d’exploitation des ressources de Madagascar ou tout simplement en termes d’influence ?

En tout cas, aucun pays au monde ne tolère plus qu’un exilé se serve de l’hospitalité du pays hôte pour organiser des violences contre un autre Etat. On se souvient qu’en juin 2002, Didier Ratsiraka était également accusé d’avoir recruté des mercenaires en France. Composé de 12 hommes, ce commando était conduit par un certain Garibaldi, ancien camarade du tristement célèbre Bob Dénard. Le Falcon 900 qui les transportait depuis l’aéroport du Bourget, fut retenu par les autorités tanzaniennes à Dar-es-salam et dut revenir en France pour atterir 48 heures plus tard à Lyon.

Le commando était recruté par l’entourage de l’Amiral Ratsiraka. A l’époque, RFI avait rapporté l’explication de l’ancien ambassadeur Malala Zo Raoilison, depuis décédé, que ces hommes étaient des spécialistes de la sécurisation de certains lieux publics. « Si cela pose des problèmes à des pays amis, et bien que l’avion fasse demi-tour ! On va se former par correspondance».

L’histoire n’est-elle effectivement qu’un éternel recommencement ? Toujours est-il que les révélations de Wikileaks ont suscité de vifs débats au sein des GTT (les partisans de Marc Ravalomanana en France) qui s’étonnent que leur « idole » s’est tourné vers l’Hexagone pour chercher une solution, sa francophobie étant. D’autres soulignent que c’est au sein même des GTT que la mission de recrutement a été confiée, en cherchant prioritairement des Malgaches qui ont fait la légion étrangère. L’opération ayant échoué mais M. Ravalomanana peut risquer gros si effectivement il y a eu tentative de recrutement de mercenaires. Il risque l’expulsion.

Monday, January 03, 2011

Réveillon

Le passage de 2010 à 2011 a été douloureux pour certaines familles. Le bilan fait état de douze morts et de 280 blessés. Le sort d'un jeune homme d'une vingtaine d'années a été l'un des plus dramatiques. Victime d'un coup de bâton en pleine tête, il a succombé à ses blessures. Cette agression meurtrière a été perpétrée à Ambohipo sud, quelques minutes après les coups de minuit.

Selon des proches du défunt, ce dernier est sorti lorsqu'il a croisé la route d'un individu brandissant un bâton de bois. Celui-ci se serait approché de lui pour lui demander une cigarette.

Soudain, il l'a assommé d'un violent coup à la tête. L'auteur de l'homicide a déjà été arrêté par les gendarmes.

Coma éthylique

Quelques heures plus tôt, un adolescent de 15 ans a trouvé la mort dans une circonstance atroce du côté de Mandrosoa Ivato. Un automobiliste a commis un délit de fuite après l'avoir fauché à mort.

À Itaosy, les habitants ont assisté à une scène de désolation le premier jour de l'an. Au réveil, le corps sans vie d'un nouveau-né a été découvert dans les environs. Dans la matinée, vers 10 heures, une deuxième découverte macabre a mis en émoi les riverains aux abords d'Andohatapenaka. Les personnes des environs n'ont rien pu faire pour sauver une quinquagénaire, morte noyée.

En début d'après-midi, le bruit que le corps d'un promeneur avait été retrouvé dans les champs a circulé à Anjomakely. Sitôt alertés, les gendarmes se sont rendus sur place, accompagnés d'un médecin. Ils avancent la thèse d'une mort naturelle.

La plupart des victimes ont succombé à une overdose d'alcool. Samedi en fin de matinée, un quinquagénaire a dû être évacué d'urgence à l'hôpital d'Ampefiloha (HJRA). Il sombrait dans un coma éthylique. Malheureusement, il a rendu l'âme avant même d'être pris en charge par les médecins urgentistes. En début de soirée, vers 19h 30, c'est le corps sans vie d'un quadragénaire, mort d'une overdose d'alcool à Anosizato, qui a été conduit à la morgue de l'hôpital d'Ampefiloha à bord du corbillard du Bureau municipal d'hygiène.

Pendant le réveillon, deux cas de décès ont été enregistrés au service réanimation médicale de l'HJRA. Le lendemain, trois patients ont succombé sur leur lit d'hôpital. En ce qui concerne les blessés, 150 ont dû être hospitalisés, suite à des bagarres qui ont éclaté un peu partout. Par ailleurs, 74 ont été victimes d'accidents de la circulation.
Seth Andriamarohasina

Sunday, January 02, 2011

Foie gras



Le foie malgache réputé moins gras et plus fin que son homologue européen a acquis une notoriété internationale grâce à sa qualité malgré l'embargo sur les produits carnés imposés par l'Europe depuis 1997