Friday, February 10, 2012

Perquisition à Manjakatompo Tojo Ravalomanana va porter plainte

Tojo Ravalomanana (au centre) devant les statues de chevaux en bois suspectées par le commissaire Charly Nakany pour être des coffres-forts (Photo Claude Rakotobe)

Action en justice. Telle sera la prochaine stratégie du fils de Marc Ravalomanana à la suite de la perquisition par la DST à son domicile.
Réponse du berger à la bergère. Après la dernière intervention du directeur de la Direction de la sécurité territoriale (DST), le commissaire Charly Nakany, Tojo Ravalomanana a organisé, à son tour, une conférence de presse à son domicile, à Manjakatompo. Le fils de l'ancien Président et son épouse, Claudia Ravalomanana, ont ouvert aux journalistes leur porte, hier, pour présenter les dégâts laissés par la DST, lors de la perquisition effectuée dans la nuit du lundi dernier. Une visite guidée de la propriété, après la lecture d'une petite déclaration.
Ce qui a permis aux journalistes de constater la vitre de la porte de la cuisine brisée en mille morceaux. Et les fameuses statues de trois chevaux en bois, évoquées par Charly Nakany, ont été utilisées comme fond de décoration de la conférence de presse. Ont été aussi présentées à la presse une balle intacte et une douille de balle laissées par les éléments de la DST. Pour ce qui a été du chien ayant subi un tir à la nuque, il se bat encore contre la mort.
Irrégularité
Présente sur place, Maître Hanitra Razafi­manantsoa s'est chargée de répondre aux questions de la presse. Elle a ainsi annoncé la suite de l'histoire, avec une plainte contre la DST, qui sera déposée devant le tribunal. Une lettre officielle avisera aussi la Communauté de développement d’Afrique australe et la Troïka. L'avocate de la famille Ravalomanana a réitéré l'irrégularité de la perquisition effectuée à Andranoma­nelatra. Elle a réaffirmé que l'heure légale de perquisition autorisée par la loi n'a pas été respectée. Il n'y a pas eu non plus consentement du propriétaire. Selon elle toujours, les 20 éléments de la DST ont éteint tous les éclairages de la propriété du fils de Marc Ravalomanana.
C'est ainsi que la vice-présidente du Conseil supérieur de la transition a renié l'existence de drogue en la possession de Tojo Ravalo­manana et son épouse. « Il n'y avait que le couple dans la maison », a-t-elle affirmé pour évoquer que « les 20 éléments de la DST ont pu mettre leur nez partout et déposer tout ce qu'ils veulent pour fomenter toutes sortes d'accusation à l'endroit du couple ». Le fils de l'ancien Président a précisé que « tout le personnel de la sécurité de la propriété a été tenu en joue par les éléments de la DST, à l'extérieur de la maison ».

Interpellation de la communauté internationale
SOS. Dans sa déclaration lue dans son salon, Tojo Ravalomanana a pointé du doigt le régime actuel en soulevant l'existence d'un terrorisme moral et de l'insécurité au pays. C'est ainsi qu'il a lancé un appel à la communauté internationale. « Nous demandons le renforcement de la collaboration pour trouver une solution durable à la crise cyclique malgache ». Le fils de l'ancien Président se met au même rang que les Malgaches qui sont fatigués de l’enlisement de la crise politique actuelle. Il rappelle que « la Terre est empruntée aux générations futures et non pas un héritage des ancêtres ». « Mais l'avenir du pays dépend beaucoup des jeunes », note-t-il tout en affirmant que « c'est l'éducation et une conduite digne qui créent des citoyens modèles ». Et de conclure que « c'est la pauvreté qui doit être le premier ennemi de tous et non pas ses propres compatriotes ».

Thursday, February 09, 2012

Une dépression tropicale touchera Madagascar le 14 février


Le minimum dépressionnaire suivi depuis hier par les services de Météo France s’est renforcé. Désormais dépression tropicale, il se situait ce matin à 1345 km à l’Est-Nord-Est des côtes réunionnaises et se déplace vers l’Ouest-Sud-Ouest à 19 km. Les spécialistes du Chaudron prévoient une intensification rapide dans les prochaines heures. Son passage au plus près de La Réunion pourrait avoir lieu dimanche, mais Météo France précise : "les prévisions de trajectoires et d’intensité sont à considérer avec la plus grande prudence compte tenu de leur incertitude".
En principe il touchera l'île de Madagascar vers le 14 Février...

Wednesday, February 08, 2012

Madagascar :Exportation de bœufs vers les Comores

Madagascar procédera à sa première exportation de bœufs sur pieds depuis la levée de l'embargo. Environ 120 têtes seront embarquées à Mahajanga, samedi.
Un moment symbolique. Une centaine de bœufs sur pieds seront exportés vers les Comores, samedi. Les animaux seront embarqués au port de Mahajanga. Ihanta Randriamandrato, ministre de l'Élevage, explique qu'il s'agit de la première exportation de ces animaux depuis la levée de l'embargo en 2011. « Le propriétaire de ces animaux est le premier à avoir obtenu un agrément d'exportation depuis que Madagascar est à nouveau autorisé à exporter des bœufs. Les normes requises ont été respectées », indique la ministre lors de la rencontre avec la presse au siège du ministère à Antsahavola, hier.
L'exportation des bœufs est ainsi soumise à des conditions. « Chaque année, Mada­gascar ne doit exporter plus de 50.000 têtes de bœufs. Les animaux exportés ne doivent pas peser moins de 300 kg et doivent être castrés. Les veaux et les vaches ne peuvent pas quitter le pays non plus », précise bien la patronne du ministère de l'Élevage. Ces règles ont été mises en place afin d'éviter l'exportation sauvage mais aussi pour éviter tout écho sur le marché intérieur. Ihanta Randriaman­dranto rassure, en effet, que la reprise de l'exportation de bœufs ne devrait ni réduire le nombre de bœufs destinés à la consommation locale ni augmenter le prix. « Nous disposons environ de neuf millions de zébu avec un taux de croissance annuelle de 0,8%. La production est estimée à 700.000 têtes par an, alors que la consommation annuelle est de 400.000 têtes. Les 50.000 têtes ne devront à aucun cas réduire la quantité de bœufs destinés à la consommation locale », explique-t-elle.
Elevage épargne
Apparemment, Madagas­car n'a pas encore de problème d'insuffisance de bœuf. La « crise » de viande rencontrée sur le marché résulte, selon les explications fournies, de la culture des producteurs elle-même. « Les Malgaches pratiquent surtout un système d'élevage épargne. Ils ne mettent en vente leur bétail que lorsqu'ils ont des problèmes de ressource. Or, cette année, la production a été bonne », avance le ministre de l'Élevage. Mais il y a aussi les problèmes qui sont liés à la conjoncture actuelle. Officiel­lement, les bœufs doivent être déplacés via automobile. Le coût du transport est devenu élevé et n'est pas toujours à la portée des éleveurs. Et même si les bœufs marchent, ils risquent de maigrir en route, les éleveurs préfèrent ainsi garder leur bétail plutôt que de recourir à la perte.


Plus strict
Malgré la levée de l'embargo, Madagascar n'a pas encore procédé à l'exportation de viandes ou de bœufs sur pieds vers le vieux continent. Selon les explications du ministre de l'Élevage, les exigences de l'Union Européenne sur la question des normes sont beaucoup plus strictes. Pour les viandes, elle exige, par exemple, que l'existence de laboratoire suivant les normes internationales. Une infrastructure que Madagas­car ne possède pas encore.

Diamant de Madagascar : Découverte de deux nouveaux sites probables


Andohamasoandro dans la zone d’Itremo-Ambatofinandrahana et Tsiazomboalavo à l’est de Marolambo sur l’axe ouest de Nosy-Varika. D’après le docteur en géologie, Brice Randrianasolo, ces deux sites peuvent aussi receler des roches de kimberlite. Il soupçonne même que des échantillons de diamant auraient été déjà ramassés à quelques km au nord de Tsiazomboalavo. Ses soupçons se fondent sur l’observation scientifique des reliefs. A titre de rappel, ce scientifique malagasy a présenté les différents modèles de gisement de kimberlite à Madagascar lors de la conférence organisée à Paris par la Société géologique de France les 6 et 7 décembre derniers. Concernant la kimberlite, un signe annonciateur de diamant, elle est caractérisée par la présence de gros minéraux de grenats appelés pirope. Outre ces deux sites révélés par le scientifique, ce dernier a également découvert dans le Sud du pays 4 autres sites auparavant, à savoir Satrokala, Fenoarivo, Analavoka et Iavaraty. Notons qu’avant lui, soit en 2008, des scientifiques internationaux ont déjà prospecté à Ambalavato-Mahanoro. Certes, aucune prospection n’a encore affirmé l’existence réelle de diamant dans le pays, mais les roches de kimberlite sont souvent des indices de diamant.
Pour Brice Randrianasolo, il est temps que les Malagasy s’occupent eux-mêmes de l’exploitation de leurs richesses, au lieu de céder cette activité aux étrangers. Ayant obtenu en 2009 son doctorat en géologie spécialisé en géomatique, il communique beaucoup sur les réseaux sociaux d’Internet pour révéler les richesses minières du pays. Il en a également parlé à un proche de la haute sphère politique du pays. L’idée est de voir comment réaliser son souhait de permettre aux Malagasy de ne plus se contenter de prendre des miettes, alors qu’il s’agit de leurs ressources. Pour ce faire, il a documenté son projet et demandé à intégrer une structure locale pour faciliter ses travaux d’appui. Mais pour on ne sait pourquoi, personne n’a donné suite à sa demande. Or, ce docteur en géologie est reconnu et recommandé par des scientifiques de renommée internationale qui travaillent au Centre national de recherche scientifique (CNRS), à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et à l’Université de Paris 8. Outre les découvertes sur les kimberlites, il a également évoqué les gisements de terres rares. Mais une fois de plus, cette richesse minière est actuellement explorée par des étrangers.
Or, les terres rares sont indispensables à la fabrication de produits de haute technologie comme les voitures électriques, les éoliennes, les écrans plats. Cela signifie que les minéraux contenus dans les terres rares comme le tantale, le niobium, le zirconium et le gallium sont des minéraux stratégiques. D’aucuns savent que les réserves en pétrole dans le monde seront taries dans quelques dizaines d’années. La fabrication de voitures électriques sera donc un secteur appelé à se développer. Il en est de même de l’éolienne, une des énergies renouvelables en vogue. Comme quoi, il faudrait voir comment optimiser l’exploitation des terres rares. Comme leur nom l’indique, celles-ci n’existent pas partout. La Chine détient 37% de la réserve de terres rares dans le monde et en a déjà limité l’exportation.

CHUN CHUN – Un bébé de 7 kilogrammes naît en Chine





Les médias d’État chinois ont annoncé mardi la naissance d'un bébé pesant 7,04 kilos, un potentiel record dans le pays, rapporte la BBC. Chun Chun est né samedi, juste après le nouvel an chinois à Xinxiang, dans la province du Henan.

Selon The Tianjin Post, la mère de 29 ans a accouché par césarienne, en vingt minutes, et se porte bien, comme l'enfant. Le quotidien d’État précise que les parents sont de taille normale.

D'après le Guinness book des records, le plus gros nouveau-né répertorié pesait 10,77. Il serait né dans l'Etat américain de l'Ohio, en 1879.

Tuesday, February 07, 2012

Monja Roindefo : « Il y a eu des tirs croisés le 7 février 2009 »




Parce qu’il a failli y perdre la vie, Monja Roindefo est contre la récupération du 7 février 2009 par ceux qui n’avaient pas osé participer à la grande marche vers Ambohitsorohitra.

7 février 2009 – 7 février 2012. Trois ans après la tuerie d’Ambohitsorohitra, des zones d’ombre subsistent. « Ceux qui avaient engagé des soi-disant pourparlers avec la garde présidentielle stationnée à l’intérieur du Palais, ne m’avaient fait aucun compte-rendu alors que l’objectif de la grande marche était de m’installer à Ambohitsorohitra en tant que Premier ministre issu du « tolona », rappelle Monja Roindefo.

Schéma. « Je ne savais pas où ils étaient passés. En tout cas, 5 minutes après leur départ, il y a eu des rafales d’armes automatiques. J’étais seul avec le « vahoaka ». Les autres dirigeants du « tolona » n’étaient même pas montés à Antaninarenina comme s’ils savaient ce qui allait se passer. J’ai appris par la suite qu’on voulait m’envoyer à la mort pour faire de moi un martyr. Le schéma consistait ensuite à me remplacer par Jacques Sylla qui devait d’ailleurs apparaître sur la Place du 13 mai avec Norbert Ratsirahonana, après la chute du régime Ravalomanana ».

Déguisé. Continuant son récit, l’ancien PM de la HAT de réitérer qu’on ne s’attendait pas à le voir revenir vivant. Et de rapporter qu’ « ils étaient à la fois surpris et perplexes en me voyant débarquer plus ou moins déguisé, vêtu d’un blouson et coiffé d’une casquette prêtés par un « mpitolona » qui m’a ramené avec son scooter à Ambatobe au soir du 7 février ». Ils, ce sont les membres du staff dirigeant du « tolona ». « L’un d’entre eux avait jubilé en déclarant que cette fois, c’en est fini de Ravalomanana », remémore celui que sa femme croyait mort, au point d’accoucher prématurément.

Indices. Il s’agit évidemment de Monja Roindefo qui n’a jamais eu connaissance du déroulement et des résultats de l’enquête sur la tuerie du 7 février, même du temps où il était encore à Mahazoarivo. « Tout ce que je sais, c’est qu’il y a eu des tirs croisés dont j’ignorais la provenance et le(s) commanditaire(s) ». Ces propos de l’ancien PM de la HAT semblent corroborer certains indices, pour ne citer que le panneau publicitaire de Viva qui porte encore les traces de balles alors qu’il est érigé à 500 m et perpendiculairement au palais d’Ambohitsorohitra.

Droits. Sans être un expert en balistique, force est de se demander si ce sont des impacts des projectiles – à moins qu’ils ne soient à tête chercheuse – en provenance du palais. « Je n’avais pas la tête à ça dans le feu de l’action », reconnaît l’ancien locataire de Mahazoarivo qui n’exclut pas de grossir les rangs du SMM, du SECES et de tous ceux qui réclament leurs droits. « Un décret relatif aux anciens chefs d’Institution me confère certains droits et avantages », souligne-t-il. En faisant savoir au passage qu’il n’a même pas touché jusqu’ici, les indemnités de mission du temps où il était PM.

Propos recueillis par R. O

Tojo Ravalomanana : Domicile perquisitionné, chien de garde abattu

Visiblement à l’instar de son père et de sa mère, le fils Tojo Ravalomanana n’est pas un homme libre malgré le fait que la Justice malgache n’a rien contre lui. Que dit la communauté internationale ?

Les harcèlements et les intimidations perpétrés à l’encontre de la famille Ravalomanana se poursuivent. Moins de 48 heures après le retour avorté de la mère dû aux interventions non conformes aux procédures de l’ACM et du ministère des Transports, le domicile du fils, Tojo Ravalomanana, a été perquisitionné hier à Andranomanelatra (Antsirabe). Munis d’un mandat de perquisition décerné par le procureur de la République du tribunal de première instance d’Antsirabe, les éléments de la DST conduits par le commissaire Nakany Charly en personne ont fait le déplacement sur place pour effectuer la perquisition. Au moment où nous écrivons (à 21h30) l’article, la perquisition n’est pas encore terminée. Alors qu’une perquisition ne peut se faire au-delà de 21h. Sinon, c’est une violation de domicile, un acte réprimé par le code pénal. Notre source locale a permis de savoir que les éléments de la DST ont abattu le chien de garde de Tojo Ravalomanana avant la perquisition.

Mercenaires ? Les éléments de la DST fouillaient tout, des slips aux chaussettes en passant par les garages et les plafonds. C’était vraiment du « Sava hao ». Mais, jusqu’à présent, on ne sait pas ce qu’ils cherchaient au domicile du fils de l’ancien président Marc Ravalomanana. Selon une source officielle, Tojo Ravalomanana aurait abrité des mercenaires en provenance de Toliara envoyés par son père. La présence de ces éléments des forces de l’ordre n’est pas passée inaperçue par les « Fokonolona » des environs. Les gens, après avoir entendu les rumeurs selon lesquelles Tojo Ravalomanana est séquestré à l’intérieur par les forces de l’ordre, se sont vite rassemblés aux alentours du domicile de celui-ci. A rappeler que le fils de l’ancien président en exil en Afrique du Sud a connu la même galère une fois rentré à Madagascar avec son collègue John Ferry. Traité de mercenaire, ce dernier, un brillant étudiant de la prestigieuse université de Harvard (Etats-Unis), a été « expulsé » du territoire malgache. Quant à Tojo Ravalomanana, il a été obligé de changer de résidence, le domicile de son père à Faravohitra ayant été « violé » par des éléments de la gendarmerie. Des gardiens du lieu ont été agressés. A l’issue de la perquisition qui s’est terminée tard dans la soirée d’hier, la DST aurait découvert quatre paquets de cannabis ou de chanvre indien placés à l’extérieur de la maison.

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

Monday, February 06, 2012

Les hommes qui fument connaissent un déclin mental plus rapide



L'étude révèle que la consommation de tabac se traduit à long terme par des pertes de mémoire et du mal à utiliser des connaissances passées pour agir au moment présent.

L'étude révèle que la consommation de tabac se traduit à long terme par des pertes de mémoire et du mal à utiliser des connaissances passées pour agir au moment présent.AFP/MARTIN BUREAU

Vous cherchez une bonne raison d'arrêter de fumer ? En voici une : selon une étude britannique publiée lundi 6 février dans la revue américaine Archives of General Psychiatry, les hommes qui fument connaissent un déclin mental plus rapide que les non-fumeurs en vieillissant. Pour des raisons encore mystérieuses, ce phénomène n'a pas été observé chez les femmes.

L'étude révèle que la consommation de tabac se traduit à long terme par des pertes de mémoire et du mal à utiliser des connaissances passées pour agir au moment présent. "Notre étude montre un lien entre le fait de fumer et (la détérioration) des capacités intellectuelles surtout à des âges avancés", souligne Severine Sabia de l'University College London (Grande-Bretagne), principal auteur de cette communication. Selon elle, "ce lien est sous-estimé, ce qui présente un risque plus élevé de mortalité parmi les fumeurs vieillissants".

Les raisons de la différence entre les deux sexes ne sont pas très claires, relèvent les auteurs de cette recherche, avançant comme facteurs parmi d'autres le fait que les hommes fument souvent davantage et que leurs travaux ont porté sur deux fois moins de femmes. Cette recherche a été menée sur des fonctionnaires britanniques, 5 099 hommes et 2 137 femmes. L'âge médian des participants au moment de la première évaluation des capacités mentales était 56 ans, avec une période de suivi de vingt-cinq ans.

Ces chercheurs ont examiné le lien entre le nombre d'années de tabagisme et le déclin mental dans la période de transition chez des personnes d'âge moyen jusqu'à la vieillesse. Ils ont analysé les données en utilisant six critères pour déterminer le degré de tabagisme sur vingt-cinq ans et trois mesures des capacités mentales pendant plus de dix ans.

UN "VIEILLISSEMENT PRÉMATURÉ" DE DIX ANS

Ils sont parvenus à quatre conclusions-clés, dont le fait que les fumeurs masculins connaissent un déclin de leurs capacités mentales plus rapide que les non-fumeurs. Ceux qui ont continué à fumer durant la période de suivi ont eu de mauvais résultats à tous les tests.

De plus, les hommes ayant cessé de fumer dans les dix ans précédant les premiers tests courraient eux aussi un risque plus élevé de déclin mental, surtout dans diverses fonctions complexes nécessaires pour parvenir à un but. Les anciens fumeurs ayant renoncé à la cigarette depuis plus longtemps n'ont pas montré de recul aussi net de leurs capacités mentales dans les tests, précisent les auteurs de l'étude.

"Cette étude montre que le tabac est mauvais pour le cerveau", a commenté le Dr Marc Gordon, chef du service de neurologie à l'hôpital Zucker Hillside Hospital (Etat de New York), qui n'a pas participé à cette recherche. "Le tabagisme à un âge moyen est un risque évitable qui correspond grosso modo à un vieillissement (prématuré) de dix ans sur l'échelle du déclin intellectuel", selon lui.

Cette étude met en lumière un facteur de risque de plus pour la démence dans une population vieillissante. Le nombre de cas de démence était estimé à 36 millions en 2010 et continue à fortement augmenter, avec un doublement attendu tous les vingt ans, soulignent les auteurs de l'étude.

France : Le déficit commercial a atteint un nouveau record en 2011

Le secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, Pierre Lellouche, a annoncé un déficit commercial de 69,6 milliards d'euros en 2011, plus que le précédent record de 2008 de 56,2 milliards, dans une interview publiée sur le site du Figaro mardi 7 février.

"Avec un déficit commercial qui atteint 69,6 milliards d'euros en 2011 (après 51,4 milliards en 2010) le bilan est moins mauvais qu'anticipé", a estimé le ministre qui avait, mi-janvier, revu en baisse de 5 milliards l'estimation du déficit annuel, précédemment évalué à 75 milliards.

"En 2011, nos importations ont augmenté de 11 %, à 498 milliards. Dans le même temps, plus de 117 000 entreprises ont vendu leurs produits à l'étranger, un chiffre stable par rapport à 2010" a souligné M. Lellouche. "Nos exportations ont augmenté de 8,6 %, à 429 milliards d'euros – ce qui permettra de créer 90 000 emplois cette année" s'est-il félicité. "Nous pouvons être satisfaits de la bonne marche de certains secteurs : l'agroalimentaire connaît un excédent historique de 11,4 milliards. L'aéronautique dégage aussi un excédent de 17,7 milliards, grâce à la vente de 534 Airbus" a également précisé M.Lellouche.

On observe que les exportations françaises ont moins progressé en 2011 que celles de l'Allemagne, mais aussi que les exportations italiennes, espagnoles, britanniques et américaines. La part du marché mondial capté par la France s'est ainsi fortement dégradée depuis 1990, passant de 6,2 % à 3,6 %.

La Réunion : À la découverte de la poésie malgache

Madagascar était à l’honneur de la 3e édition de la rencontre poétique internationale de Salazie (Photo JIR)

La troisième édition de la rencontre poétique internationale s’est tenue à Salazie (Réunion). L’objectif est d’échanger et de découvrir les poètes de l’océan Indien.
La rencontre poétique internationale est une manière pour nous de faire vivre l’événement ». Prospère Eve désigne par « événement », le retour de Paris en 2006, des restes d’Auguste Lacaussade au cimetière d’Hell-Bourg suivant les dernières volontés du chantre de Salazie : « Mes yeux veulent se clore où Dieu les fit s’ouvrir ». Et c’est à travers un recueillement sur sa tombe, au son du bobre, que la rencontre a début samedi matin. Pour cette 3e édition, l’association des Amis d’Auguste Lacaussade, présidée par M. Eve, en partenariat avec la mairie et le collège portant le nom de l’illustre poète, ont mis en place un échange et une découverte de la poésie de Madagascar.
« L’objectif est de découvrir l’univers de la poésie chez nos voisins de l’océan Indien. Les poètes Mauriciens en 2010, Seychellois en 2011 et Malgaches, cette année, sont invités à nous partager les clés de compréhension de leurs œuvres. D’une manière générale, c’est une façon aussi pour nous de faire en sorte que le public en général et les jeunes du collège en particulier, prennent goût à la poésie ».
Parmi les poètes invités, on citera Andriamangatiana Ihari-lanto Patrick Razafin­drakoto, président de l’Union des poètes et écrivains malgaches ou Havàtsa-UPEM qui a notamment présenté « l’évolution de la poésie à Madagascar depuis les années 1960 ».
Poésie engagée
« C’est une expression artistique intimement liée aux soubresauts des situations sociales et politiques. On distingue tout d’abord une décennie post-indépendance assez calme, marquée par des poètes tels que Dox, Randja Zanami­hoatra ou Ener Lalandy. Au lendemain des événements de 1972 et durant la période du Socialisme révolutionnaire, la littérature malgache était de plus en plus engagée à travers Rado, Clarisse Ratsifandriha­manana ou encore Nalisoa Ravalitera. Les grandes déceptions qui s’en sont suivies et les instabilités politiques à partir de 1989, jusqu’à aujourd’hui, ont fortement marqué les œuvres contemporaines comme celles du regrétté Elie Rajonarison, récemment disparu et bien connu à La Réunion ». Razanajatovo Andrianimerina, poète d’expression malgache et Ratsimbazafy Emerentienne qui écrit en français sont également venus partager leurs œuvres et leurs expériences.

Antananarivo :« Tract non fondé » Un membre du cabinet du ministre de la Communication limogé

mardi 7 février 2012

Jean Paul Randrianiaina, noté comme étant l'auteur de la lettre diffusée sur internet hier et qui a créé la psychose dans la capitale, et non moins membre du cabinet du ministre de la Com­munication a été limogé sur le champ par ce dernier. Le ministre compte aussi déposer une plainte à son encontre

Depuis vendredi 3 février, il circulait des informations ou des rumeurs sur des actes de vandalisme et des troubles que des groupes d’individus à la solde d’un grand opérateur de la capitale, un karana, allaient perpétrer et déclencher. Le but est de semer le trouble et de rééditer les casses et incendies de fin janvier 2009. Ces rumeurs ont été véhiculées par un ancien journaliste, connu pour avoir été anciennement chez Viva TV, celui-là même qui avait provoqué la foudre du régime Ravalomanana en rediffusant l’interview de Didier Ratsiraka à l’époque. La suite, tout le monde la connait ; le régime Ravalomanana a fermé la station Viva.

Aujourd’hui, ce même individu a écrit dans son mail, avoir recueilli des informations sur ces préparatifs de troubles et a même donné le nom de celui qui en serait le commanditaire ; mieux, il a livré les sites ciblés par les opérations tout en donnant des numéros de téléphone permettant de le joindre, sans doute pour de plus amples informations.

Nous sommes mardi 7 février, aucune des informations ou manœuvres que ce journaliste a livré n’est avérée. Les forces de l’ordre ont fait leur conférence de presse et signifié que ce ne sont que des rumeurs malveillantes tendant à semer le trouble dans l’opinion et le doute sur leurs capacités à maîtriser la situation. Il n’empêche que des dispositifs de haute sécurité seront déployés ce mardi 7 février à Antaninarenina et l’accès au site d’Ambohitsorohitra sera rigoureusement filtré.

Sunday, February 05, 2012

Avoir le nez creux ?

SIGNIFICATION
Avoir du flair, deviner à bon escient.

ORIGINE
Sous la forme avoir du nez, également utilisée actuellement, cette expression existait déjà au XVIIe siècle.
Ici, creux correspond à "bien dégagé", condition indispensable pour que le flair fonctionne.

D'où vient l'expression se mettre sur ses trente et un

On ne connaît pas l’origine exacte de cette expression. Toutefois, plusieurs hypothèses ont été émises. La première concernerait la Prusse. Il s’agirait du 31 du mois, qui n’arrive que 7 fois par an, date à laquelle les troupiers recevraient un supplément pour terminer le mois. On aurait alors organisé à cette occasion tous les 31 du mois une visite des casernes, où les soldats devaient nettoyer de fond en comble leur paquetage pour avoir l’air les plus beaux possibles. La seconde explication se base sur l’ancienne forme "se mettre sur" pour "mettre sur soi", "s’habiller". Le chiffre 31 serait tout simplement une déformation de "trentain" qui désignait un drap très luxueux.

Pour 200 milliards d’Ariary d’arriérés de paiement - Vers la saisie des biens mobiliers et immobiliers du groupe Tiko

L’Etat, la société d’Assurance Aro et la Sonapar ont déclenché une action judiciaire pour requérir le paiement des arriérés du groupe d’Entreprises Tiko inscrits dans leurs livres. Cette procédure, à défaut de désintéressement par le débiteur entre temps (ce qui est du domaine de l’improbable), pourrait conduire dans un premier temps à la saisie des biens mobiliers et immobiliers du Groupe Tiko et se terminer par leur mise en vente aux enchères publiques.
D’après les informations recueillies, il se trouve en effet que, à ce jour, le Groupe Tiko doit à l’Etat, à travers la Direction générale des Impôts et la Direction générale des Douanes, ainsi qu’à la société malgache d’assurances Aro et à la Sonapar près de 200 milliards d’Ariary d’arriérés de paiement.
Rappelons que, déjà avant 2002, le groupe de sociétés de Marc Ravalomanana était débiteur de l’Etat malgache d’une somme colossale, constituée de droits et taxes divers et amendes y afférant, se chiffrant à des centaines de milliards d’Ariary. Bien évidemment, quelques mois seulement après son accession au pouvoir, l’ancien Président s’est empressé de décréter l’effacement de toutes ces dettes.
Après s’être octroyé cette véritable amnistie fiscale, actuellement, Marc Ravalomanana remue ciel et terre pour se refaire une virginité à travers l’amnistie prévue dans la Feuille de route tout en sachant pertinemment pourtant que, selon les normes internationales, les crimes de sang ne peuvent en aucun cas être inclus dans une quelconque loi d’amnistie. Et bien même que, pour des raisons politiques, une telle loi soit adoptée dans un pays donné, les Instances internationales ne manqueront pas de la déclarer nulle et non avenue.
Pour en revenir aux dettes faramineuses actuellement sur le dos de l’empire Tiko, il semblerait qu’elles proviennent en partie des avances ou prêts qu’il a contractés auprès des entités poursuivantes, dans le cadre de ses activités commerciales.

Hery Mampionona

Le désaccord entre les Magistrats et la Police nationale est monté d’un cran. Les deux Corps se lancent dans un dialogue de sourds.

Cette affaire a par ailleurs illustré la corruption ayant gangréné le service public en général et les hommes de loi en particulier. Mais à quelque chose malheur est bon, au moins cette affaire a révélé le mystère de la Police judiciaire dans la Grande Ile. Le cas d’un élément de la Police nationale, mis en détention pour complicité à une association des malfaiteurs, a été à l’origine de la rivalité entre détenteurs d’armes et détenteurs du pouvoir judiciaire. Au lieu d’écoper de 10 ans d’emprisonnement, ce dernier bénéficie d’une réduction de peine jusqu’à la moitié, ceci au nom d’une convention tacite entre les deux Corps. Sauf que jusqu’à cet événement, les justiciables ne savaient pas qu’une telle Convention pouvait se faire entre les deux Corps pour faire de leurs éléments les exceptions au-dessus de la loi.
Non contents de ladite convention, ses confrères en service à Toliara ont appelé à sa libération définitive, puisqu’il portait l’habit des Forces de l’ordre. On ne savait pas non plus que de nombreuses armes appartenant aux éléments de la Police nationale sont utilisées par des bandits lors de la série d’attaques à main armée, à Toamasina ou ailleurs. Mais sans s’inquiéter, ces policiers continuent de servir dans le Département de la « Sécurité intérieure » et la putréfaction fait tache d’huile au sein de la Police nationale en particulier et l’Administration publique en général. Il n’est pas étonnant de voir un Commissaire de Police, ayant fait l’objet d’affectation et qui a refusé d’obéir aux ordres de ses chefs hiérarchiques, réagir d’une manière bizarre et de façon commando, pour exprimer son insubordination. Jusqu’ici, aucune sanction n’a été infligée à ce Commissaire pas comme les autres. Les policiers arrêtés pour le meurtre de Michel Rehavana ont cru à leur libération, après négociation entre le Smm et le Corps des policiers. On ne savait pas que le crime pouvait s’effacer par une simple négociation. On ne savait pas également que les Magistrats ont jugé sous la pression des acteurs politiques, ceci selon les aveux mêmes du Président du Smm. Pourtant, bon nombre de justiciables sont témoins de la « fameuse pression » qui influence la décision de la Justice, souvent accompagnée d’une potion magique, c’est-à-dire une espèce sonnante et trébuchante. On ne savait pas par ailleurs que les Magistrats en grève ont pu donner suite à leur plainte contre le ministre de la Sécurité intérieure alors que toutes les affaires pendantes devant les Tribunaux restent statu quo. Tout comme les mandats d’arrêt lancés contre les policiers qui refusent de se rendre, concernant justement le décès de Michel Rehavana, même en temps de grève, ces procédures continuent. Le mouvement est ainsi partiel s’il s’agit de leur cas. Ce n’est qu’à la fin de la grève que ces hommes en robe rouge et noire ne recevront plus des ordres émanant des politiciens. Finalement, à quel saint se vouer ? Si les hommes de loi se lancent dans de tels actes de malversation, qui défendrait les causes des justiciables qui sont actuellement dans l’expectative. Néanmoins, une partie d’entre ces derniers préfèrent voir les Tribunaux - les Temples des faibles selon les devises écrites dans tous les Palais de Justice de toute l’Ile - fermer leurs portes, plutôt que d’être victimes de jugement teinté d’empreinte des acteurs politiques.

Saturday, February 04, 2012

Madagascar : la bonne gouvernance en matière de pêche au coeur d'un atelier régional


La crevette, l'une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar.


Améliorer la bonne gouvernance dans le secteur de la pêche : c’est l’objectif d’un atelier régional qui s’est tenu à Antananarivo, du 31 janvier au 2 février, rassemblant des représentants de cinq pays francophones de la zone - Madagascar, Comores, Seychelles, Maurice et Djibouti. Cette session de formation de différents acteurs du secteur, ONG et institutions, entre dans le cadre du projet « Smartfish » de l’Union européenne. Un vaste programme dont le but est d’améliorer l’exploitation durable des ressources dans 19 pays de la zone d’Afrique orientale et australe et dans l’Océan indien. Une zone à fort potentiel mais où les fruits de ces richesses halieutiques ne sont pas toujours bien répartis.

Le projet, lancé en 2011, est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Commission de l’Océan indien. Il contient différents volets dont la bonne gouvernance. « Par gouvernance, on entend manque de participation de la société civile, manque d’effectivité de certaines politiques, manque de cohérence entre plusieurs politiques, explique Yann Yvergniaux, économiste des pêches auprès de la COI. Une des attentes qui est ressortie au cours de cet atelier, c’est que les gouvernements sont demandeurs d’un système pour mesurer la gouvernance des pêches dans leurs pays. »

Au-delà de la gouvernance, le programme « Smartfish » devrait mener des actions spécifiques au niveau sous-régional des pays de la Commission de l’Océan indien dont fait partie Madagascar. « Il va y avoir des travaux sur le commerce du poisson dans la région, on va essayer de favoriser les échanges commerciaux entre les pays de la COI, poursuit Yann Yvergniaux. Parce que c’est quelque chose qui fait défaut quand on voit que la plupart des marchés d’exportation de ces pays sont l’Union européenne, la Chine, etc, alors qu’il y a un énorme potentiel en termes d’échanges dans la région ».

La question de la surveillance et du contrôle de la pêche est aussi au cœur des enjeux du programme avec la prolifération de la piraterie dans l’Océan indien. Il s’agira donc de contribuer au renforcement des moyens matériels et juridiques pour lutter contre ce fléau.

Lalao Ravalomanana n'a pas eu l'autorisation d'embarquer


17h06 IVATO: témoignage d’une passagère : "Lalao Ravalomanana était accompagnée de trois personnes. Elles étaient les premières à embarquer. Un avertissement est ensuite intervenu annoncant que l’avion ne decollera pas tant que Lalao Ravalomanana sera dans l’avion. Elle est ressortie triste.(Fin de témoignage).

Non venue de Lalao Ravalomanana : Qui est responsable ?

Interdite de séjour dans son propre pays !

Ce qui n’était une vague rumeur en début d’après-midi s’est donc confirmé à 17:00 : Lalao Ravalomanana n’atterrira pas à Madagascar ce samedi 04 février 2012.

Pour quels motifs une citoyenne de nationalité malgache, sans aucune condamnation à son encontre, sans aucun mandat d’arrêt sur sa personne, a été purement et simplement empêchée de revenir dans son pays natal ?

Dans quel pays arbitraire vivons-nous ? Quel genre de pays et de dirigeants avons-nous pour nous permettre de fouler de la sorte l’un des droits les plus fondamentaux et universels de ses ressortissants, à savoir la libre circulation dans son pays ?

Un citoyen privé de la sorte de sa liberté n’évolue pas dans un pays dit « démocratique » : ce pays qu’est Madagascar ne peut donc plus être considéré comme une démocratie. Mais plutôt comme une dictature dont ceux qui se considèrent comme les dirigeants se croient tout permis de faire selon leur bon vouloir, sans respect aucun des lois en vigueur, sans respecter aucun des droits de ses citoyens. Cela s’appelle tout simplement une atteinte aux droits de l’Homme, de la Femme en l’occurence.

Madame Lalao Ravalomanana constitue donc une menace pour ceux qui ont jugé plus opportun de la laisser là où elle se trouve pour le moment. Sans que ces mêmes personnes aient suffisamment de courage pour agir à visage découvert, en plein jour. La communauté internationale jugera sur pièce de cette belle preuve de lâcheté, à l’égard d’une femme qui plus est.

Plus grave encore, au moment où nous parlons, que reste-t-il de cette fameuse feuille de route qui, au fur et à mesure que les événements se passent, confirme bien le fait qu’il n’aura engagé que les idiots qui y auront cru? Aucun respect dans l’exécution de son planning, aucun respect même dans l’application stricto sensu de chacun de ses articles. Sans même parler de ce Premier ministre de la Transition qui n’aura du Premier ministre que le nom.

Nous attendons également les premières réactions de cette communauté internationale qui ne « jurent que par cette feuille de route » : quelles seront leurs sentiment vis à vis de ce retour avorté ? Est-ce encore une décision « irresponsable » de Mme Ravalomanana ? A moins que ce ne soit une décision « unilatérale » de sa part ?

Madagascar est tombé bien bas. A chacun de ses citoyens de se situer maintenant dans ce contexte qui le privera petit à petit, jour après jour, de ses droits les plus basiques, de sa liberté de circuler. Et bientôt de sa liberté de penser.

Friday, February 03, 2012

Trafics d’or: Servent à rapatrier illicitement des devises



Comme une partie des devises rapatriées revient légalement à la Banque centrale, des opérateurs économiques préfèrent payer autrement leurs fournisseurs à l’extérieur et notamment en Chine et en Thaïlande. L’or et les devises récupérées sur le marché noir entrent en ligne de compte selon des sources dignes de foi. Ces opérateurs préfèrent, en effet, payer avec de l’or et/ou avec des devises acquises sur le marché noir. Ce qui leur permet par la suite de contourner le rapatriement en bonne et due forme de leurs devises et d’éviter en même temps de donner sa part à la Banque centrale. Et comme les cours de l’or flambent sur le marché international, le paiement avec de l’or rapporte aux opérateurs concernés puisqu’ils font, en plus, des bénéfices conséquents. D’aucuns savent que la Chine consomme de tout et les minerais dont l’or ne fait pas exception. Les trafiquants d’or à Madagascar sont donc à rechercher du côté des opérateurs qui font d’importantes transactions commerciales sur l’Asie et notamment en Chine, en Thaïlande… Il faut pourtant signaler que les acheteurs d’or informels pullulent depuis quelques années comme des champignons sans que les autorités concernées ne bougent le petit doigt. Analakely n’est plus le seul endroit concerné. Ces trafics s’étendent aussi sur d’autres villes.
Madagascar compte de nombreux gisements aurifères. Leur exploitation se fait sous forme d’orpaillage, soit d’une manière artisanale. Et la plupart du temps, l’orpaillage s’inscrit dans l’informel, une situation qui ne génère pas grand-chose aux acteurs concernés et qui ne rapporte rien à l’Etat. L’agence ou le comptoir de l’or promis depuis des décennies n’a pas encore vu le jour. La restructuration de la filière non plus. Et des gros bonnets, surtout « karana » en profitent pour s’en mettre plein les poches. Une vraie fausse liste des « Karana » avec leur exportation d’or hebdomadaire et illicite a circulé sur le Net, il y a quelques mois de cela. Aucune enquête n’a été déclenchée pour vérifier la véracité ou non de ces données.

Louisette Raharimalala : « La Transition vit au-dessus de ses moyens »

Discrète depuis quelque temps, la présidente nationale de Mavana et fondatrice du CIDEM, Louisette Raharimalala, sort de son silence.

Dépenses. « Je ne me suis pas murée dans le silence, j’ai travaillé sans tambour ni trompette », précise la présidente nationale de Mavana. Elle a notamment fait le bilan des 3 années de transition. « C’est négatif », constate-t-elle. En pointant notamment du doigt, « les dépenses excessives du régime de transition alors que le pays s’enlise dans la crise ». Elle en veut pour preuves, le nombre pléthorique des membres du gouvernement, du CT et du CST. Et de dénoncer toujours dans la rubrique dépenses, « le renouvellement de mobilier presque à chaque remaniement gouvernemental et la présentation de vœux durant 4 jours à Iavoloha ». A ce rythme, elle s’attend à ce que le 26 juin 2012 soit célébré pendant un mois. « La Transition vit au-dessus de ses moyens », réitère-t-elle.

Consensus. A son avis, « les intérêts d’un demi-millier de personnes priment sur ceux des 20 millions de Malgaches ». Lesquels subissent les impacts de la crise qui perdure. « La signature de la Feuille de route n’a pas débloqué la situation à cause du manque de volonté de ses signataires à l’appliquer intégralement dans sa lettre et son esprit », estime-t-elle. Et de se demander « comment 500 personnes (ministres, CT, CST) peuvent-elles arriver à un consensus alors que les 4 chefs de file ont lamentablement échoué ? ».

Incapables. Concernant toujours la résolution de la crise, elle se désole du fait qu’« à chaque fois qu’il y a un problème, on se précipite en Afrique du Sud, comme si nous les Malgaches, sommes incapables de trouver une solution ». Tout cela l’amène à dire qu’« on ne peut plus compter sur les hommes ». Elle préfère s’en référer à Dieu pour sortir le pays de la crise. La fondatrice de la Coalition des Indépendants Démocrates de Madagascar (CIDEM) n’est pas sûre que la « vox populi, vox dei » puisse s’exprimer de sitôt car les élections risquent d’être reportées pour la énième fois.

Crise Lalao Ravalomanana en scène




Des actions sociales en faveur des enfants et des femmes sont en préparation. Marc Ravalomanana a envoyé sa femme pour séduire la population.
L'ancien président de la République en exil en Afrique du Sud met en œuvre sa nouvelle stratégie après l'incident du 21 janvier, durant lequel l'aéronef de la compagnie aérienne Airlink qui a conduit le couple Ravalomanana n'a pu atterrir à l'aéroport international d'Ivato, suite à l'instruction du président de la Transition, Andry Rajoelina. Il a confié une importante mission à son épouse Lalao Ravalomanana qui va débarquer dans la Grande île cet après-midi. L'ex-première dame va s'engager dans les actions sociales tout en jouant le rôle d'interface entre « Dada » et ses partisans.
En attendant son retour au pays, Marc Ravalomanana a voulu mener une offensive de charme à l'endroit de la population qui, en pleine période de crise, vit des difficultés. « C'est la situation dans laquelle se trouvent les écoliers et les femmes nécessiteuses qui l'a amené à rentrer », a-t-il déclaré hier lors de son intervention directe par téléphone, à destination des « légalistes » au Magro de Behoririka. Et d'ajouter que Lalao Ravalo­manana sera de retour puisqu'elle se sent responsable dans la résolution des problèmes. « Elle va contribuer à la réconciliation des Malgaches. Elle veut être au courant et constater de visu beaucoup de choses. Elle est donc prête à dialoguer avec tout le monde », a encore souligné l'ancien chef d'État.
Rôle d'antenne
Présent au Magro à Beho­ri­rika en compagnie, entre autres, de Robert, Rodin Rakotomanjato, Mahefalahy Rasamimaka, tous parlementaires de la Transition issus de la mouvance Ravalo­manana, Zafilahy Stanislas Rakotomandimby a, hier, mobilisé les militants afin qu'ils fassent preuve de solidarité pour accueillir Lalao Ravalomanana à Ivato ce jour.
Le vice-président du Congrès de la transition (CT) a avancé, lors d'un entretien à l'issue du meeting, que Lalao Ravalomanana va s'occuper des problèmes de chômage ainsi que de cherté de la vie. « Le couple Ravalomanana aurait trouvé des partenaires », a-t-il affirmé sans vouloir entrer dans les détails.
Interrogé sur une éventuelle mission politique de Lalao Ravalomanana, Zafilahy Stanislas Rakotomandimby s'est montré prudent en soutenant qu'elle se livre plutôt dans le social que dans la politique. Cependant, il a affirmé qu'à partir du moment où l'épouse de l'ancien chef d'État est à Madagascar, les politiciens pro-Ravalomanana l'ont comme interlocutrice pour tout rapporter à Marc Ravalomanana, toujours en exil en Afrique du Sud.


Mobilisation des « légalistes » au Magro
Malgré le souhait de Marc Ravalomanana de mobiliser une foule monstre pour accueillir Lalao Ravalomanana à Ivato cet après-midi, les partisans seront fort probablement moins nombreux à se rendre à l'aéroport par rapport au 21 janvier. Magro a été moins animé hier, même si des dirigeants politiques issus des autres provinces, à l'instar de Mahefalahy Rasamimaka de Toamasina, ont déclaré que des représentants venant de leurs circonscriptions respectives vont rejoindre la capitale pour ce programme.
Des indiscrétions ont confié que les organisateurs de l'accueil de Lalao Ravalomanana ne pensent pas réussir à rassembler une immense foule samedi. Par contre, la présence des partisans à Ivato est stratégique « pour prévenir une éventuelle manifestation de contestation des membres de l'AV7 (Association des victimes du 7 février) ».

Secteur minier: Du vanadium dans deux ans


Le vanadium est un élément constitutif essentiel pour la production d’énergie dans une batterie d’accumulateur.

La compagnie Energizer entreprend actuellement des recherches sur cette ressource dans le sud du pays. Elles devront prendre fin d'ici deux ans.
Des résultats encourageants. Le gisement de vanadium à Fotadrevo, situé à quelques kilomètres de Toliara, intéresse une compagnie minière dénommée Energizer. Titulaire d'un permis depuis 2008, cette dernière a entrepris des recherches. Elle effectue en ce moment des études de faisabilité et selon le calendrier établi, les travaux d'exploitation sont prévus débuter dans deux ans. « D'après les informations transmises par le promoteur du projet, les recherches effectuées sur le gisement de Vanadium ont été satisfaisantes. Des indices mentionnant l'existence de cette substance ont été trouvés », indique une source proche du secteur. « Nous sommes en phase de recherche et d'études. Selon nos estimations, nous devrons passer à l'exploitation dans deux ans, c'est-à-dire en 2014. Nous comptons mettre en œuvre les procédures d'exploitation, d'exportation et de commercialisation », confirme Roland Fok, responsable auprès de la compagnie.
Pour le développement de ses activités, la société Energizer doit obtenir son permis d'exploitation. « Nous projetons de commencer l'exploitation dans deux ans. Mais le blocage de l'octroi de permis en vigueur doit être levé pour ce faire », déclare toujours notre interlocuteur.
D'après les explications données par un technicien du secteur minier, les études de faisabilité sont requises par le ministère avant la délivrance du permis d'exploitation. Elles fournissent diverses données comme la rentabilité du gisement.
Stockage d'énergie
Le vanadium constitue une substance vitale dans le domaine énergétique. En effet, « le vanadium est une substance stratégique. Il peut être utilisé dans la fabrication de batterie pour les véhicules, les piles électriques, les panneaux solaires, et même pour électrifier les localités qui ne sont pas branchées avant les réseaux de la Jirama », soutient Roland Fok.

Lettre ouverte au président de la transition

Collectif pour La Défense des Terres Malgaches – TANY
Maison des Associations du 11ème - boîte n°89
8, rue du Général Renault
75011 – Paris - France
à

Monsieur Andry RAJOELINA
PRESIDENT de la TRANSITION
Antananarivo - MADAGASCAR

Objet : Demande de transparence sur les terres malgaches

Monsieur Le Président,

Le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches – TANY vous a transmis une lettre
- le 13 décembre 2011 pour demander aux autorités la transparence sur un état des lieux des parties du territoire malgache vendues à des étrangers
- puis le 14 janvier 2012 vous sollicitant, en tant que Président de la Transition, des éclaircissements sur les négociations entre Daewoo-MFE (Madagascar Future Entreprise) et les autorités actuelles.

Nous n’avons pas reçu de réponse à la première lettre mais des articles de presse ont rapporté que Monsieur le Président de la Transition a déclaré au cours de discours lors des échanges de vœux qu’il était contre la vente de terres aux étrangers (1) (2) alors qu’il avait affirmé dans une interview à Jeune Afrique en mai 2011 que l’équipe de la Transition voulait « [..] accompagner ces investisseurs et faciliter l’accès aux terrains constructibles. Nous voulons que des étrangers puissent acheter un pied-à-terre, un appartement ou une villa »(3)

Nous remercions les autorités pour les différences informations délivrées à la presse le 15 janvier à la suite de notre deuxième lettre. Nous avons également vu les documents affichés sur le site du Ministère du Développement et de l’Aménagement du Territoire depuis le 18 janvier 2012 (4) ainsi que le démenti de la société Madagascar Future Entreprise (5) et la dernière mise au point de La Lettre de l’Océan Indien (6).

Seules les sociétés Rainbow Oil, Tozzi Green et Tree for lite auraient donc entrepris les démarches en leur propre nom ? Nous aurons sûrement l’occasion de reparler de ces sociétés, mais dans l’immédiat, tous se demandent pourquoi la société Tozzi Green avait déjà pu cultiver plusieurs hectares de jatropha dans l’Ihorombe si elle ne détenait qu’une autorisation de prospection. (7)

Par ailleurs, une citation attribuée à Monsieur Le Vice-Premier Ministre par un quotidien crée de nouvelles inquiétudes : « On peut donner des terrains aux étrangers mais tout doit être consigné dans les cahiers des charges. Donner ne veut pas dire vendre mais tout simplement mettre à leur disposition le ou les terrains dont ils peuvent avoir besoin pour leurs activités. Le problème est qu’à l’heure actuelle, il y a trop de terrains qui sont occupés illicitement par des étrangers, suite à certaines malversations qui ont été opérées par des anciens responsables du ministère. Mais ces malversations n’auraient pas non plus pu se faire sans avoir été autorisées en haut lieu… ». (2)

Le Collectif TANY renforce donc sa requête d’une transparence totale sur les transactions passées, actuelles et prévues sur les terres afin que tous les citoyens aient une information complète, qu’il s’agisse de ventes, de locations ou de dons, précisant quelles institutions ou autorités en ont été les auteurs et en quelle année, les noms des acheteurs, locataires ou bénéficiaires des dons, les surfaces concernées, la nature des productions envisagées, la destination des produits. En particulier, toutes les transactions souvent gérées au niveau central avant 2009 et celles contractées au niveau des régions et des communes entre 2009 et 2011 y sont attendues.

Nous proposons la réalisation de cette transparence par internet, comme plusieurs pays dans le monde le font déjà, pour limiter les déplacements pour la consultation des données et pour que les citoyens puissent suivre régulièrement les mises à jour. L’exemple de la Nouvelle-Zélande qui met à la disposition du public toutes les transactions foncières par les étrangers au-dessus de 5 ha depuis 2005 nous paraît un bon modèle dont les responsables pourraient s’inspirer : http://www.linz.govt.nz/overseas-in... Le Liberia constitue un autre exemple : http://www.leiti.org.lr/content_mai....

Mais dans le cas de Madagascar où la loi sur les investissements 2007-036 rend actuellement difficile la distinction entre les investisseurs nationaux et étrangers, nous proposons de publier tous les détails sur les transactions passées et actuelles sans distinction de nationalité, sur les surfaces supérieures ou égales à 50 ha. Par ailleurs, nous réitérons fortement, auprès des autorités de la Transition mais également auprès de toutes les forces politiques et personnes susceptibles de participer au pouvoir législatif et exécutif dans l’avenir, l’abrogation de la loi 2007-036 qui permet l’achat de terrains par des sociétés de droit malgache pour des investisseurs étrangers.

Espérant que notre demande obtiendra satisfaction dans les meilleurs délais.
Nous vous présentons, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Paris, le 2 février 2012
Pour le Bureau du Collectif pour la Défense des Terres Malgaches - TANY
La présidente du Collectif
Mamy Rakotondrainibe
patrimoinemalgache@gmail.com - http://terresmalgaches.info

Cc : Monsieur Le Premier Ministre
Monsieur Le Vice-Premier Ministre en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire

(1) http://www.lexpressmada.com/foncier...
(2) http://www.newsmada.com/affaire-dae...
(3) Jeune Afrique 8 au 14 mai 2011 (fichier attaché) page 49 http://terresmalgaches.info/spip.ph... – référence (5)
(4) http://www.matd.gov.mg/index.php/jo...
(5) http://www.lexpressmada.com/madagas...
(6) http://www.africaintelligence.fr/LO...
(7) http://www.newsmada.com/affaires-da...




Forces de l’ordre: Visite de travail d’un officiel français

Le général de corps d’armée (GCA) Bruno Clément-Bollé, directeur de la Coopération de Sécurité et de Défense (DCSD) auprès du ministère français des Affaires Etrangères et Européennes a effectué mercredi dernier une visite de courtoisie auprès du ministre des Forces Armées. Le Vice-amiral d'Escadre Philippe Combes, des Relations Internationales à l'Etat-major français des Armées et le GB Jean François Hogard, Commandant Supérieur des FAZSOI étaient aussi de la partie.
Hier, c’était au tour du général de division (GD) Randrianazary, secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie (SEG), puis au GD Razafindrakoto Bruno Wilfrid, commandant la gendarmerie (COMGN) de recevoir cet officiel militaire français, qui a de même rencontré le ministre de la Sécurité Intérieure auparavant. La délégation a assisté à une démonstration effectuée par le GSIS et le Corps de Protection Civile -CPC- à Ivato, avec la présence de l’Attaché de Sécurité Intérieure (ASI) auprès de l’ambassade de France, le colonel Daniel Strub, et du lieutenant-colonel Dominique Waneque, chef de projet de la coopération Gendarmerie. Hier en fin d’après-midi, le DCSD a été reçu au Commandement des Formations Spécialisées (CFS) à Ivato, durant lequel le colonel Rakotomahanina Florens, patron des CFS, a expliqué l’historique et les différentes formations qui constituent le CFS. Profitant de l’occasion, le SEG a demandé l’appui français dans l’accompagnement de la féminisation de la gendarmerie malgache qui a débuté cette année 2012, avec le recrutement de 120 gendarmes féminins. En effet, les Français ont une longue expérience en la matière. Puis, le renforcement de la coopération de la gendarmerie nautique a été également évoqué. Ce volet mérite une attention particulière dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime qui sévit déjà non loin de l’île. Il permet de protéger les richesses maritimes par des patrouilles fréquentes des vedettes de la gendarmerie nautique le long du littoral.
A souligner que le GCA Bruno Clément-Bollé a insisté sur la nécessité de mutualiser les formations entre la gendarmerie et la police, sous la houlette de l’attaché de Sécurité Intérieure. Il a appuyé le soutien de la France, en tenant compte du contexte de crise financière mondiale, qui a réduit fortement le budget alloué à la coopération. Comme on le voit, malgré la crise qui mine le pays depuis trois ans, le volet sécurité jouit d’une attention particulière de la part de ce pays ami. On souhaiterait toutefois que ceci se reflète dorénavant beaucoup plus dans la vie quotidienne de la population. Mais en attendant, la France veille aux grains...

Maroc : 150 blessés lors d'affrontements, appel au calme du gouvernement|

Environ cent cinquante personnes, des policiers et des civils, ont été blessées, vendredi 3 février, lors d'affrontements à Taza, une ville située dans une région pauvre du Maroc, en proie à des accès sporadiques de violences.

Plusieurs journaux marocains ont fait état de ces affrontements entre la population et les forces de l'ordre, souvent violents, qui ont commencé mercredi, sur fond de problèmes sociaux et de chômage des jeunes. Ces journaux montraient en "une" des photos de véhicules incendiés et d'édifices publics endommagés.

SITUATION SOCIALE DIFFICILE

Le gouvernement tente de calmer le jeu, alors que la tension restait assez vive dans cette localité. "On s'achemine vers un contrôle de la situation. Les autorités sont concernées par le maintien de l'ordre et la prise en considération des revendications légitimes de la population", a ainsi déclaré vendredi le porte-parole et ministre de la communication, Mustapha Khelfi.

"Le dialogue est l'unique moyen pour résoudre ces problèmes. Autant le droit de manifester pacifiquement est garanti, autant le respect des édifices publics doit être assuré", a ajouté M. Khelfi.

Le nouveau gouvernement, qui a officiellement été investi par le Parlement la semaine dernière, est confronté à une situation sociale difficile dans un pays de 33 millions d'habitants.

Cherche alcooliques pour expérience arrosée

Dans son nouveau livre, Limonov (POL), consacré à l'écrivain russe du même nom, Emmanuel Carrère décrit les "marathons d'ivrognerie", appelés zapoï, auxquels se livre son héros : "Zapoï, c'est rester plusieurs jours sans dessoûler, errer d'un lieu à l'autre, monter dans des trains sans savoir où ils vont, confier ses secrets les plus intimes à des rencontres de hasard, oublier tout ce qu'on a dit et fait." Ce grand trou noir, cette amnésie, qui clôt le voyage au bout de la cuite, bien des ivrognes du samedi soir ou de tous les jours le connaissent. On pense aujourd'hui que l'alcool, en perturbant le fonctionnement de l'hippocampe dans le cerveau, empêche la mémorisation des événements. Mais il y a quatre décennies, cette explication n'était qu'une des deux hypothèses évoquées par les chercheurs. L'autre, plus psychologique, mettait en cause anxiété et sentiment de culpabilité.

Pour essayer de trancher entre les deux, une équipe de psychiatres de Saint Louis (Missouri) a eu l'idée, dans une étude publiée dans Nature en 1970, d'imbiber des volontaires et de tester leur mémoire pendant et après une beuverie médicalement assistée. Les règles déontologiques de l'époque sur les expérimentations humaines étaient un peu moins rigoureuses... Pas question cependant, en ces temps de rideau de fer, d'avoir recours aux spécialistes russes du zapoï et pas question non plus de pratiquer l'expérience sur eux-mêmes : les chercheurs auraient risqué de ne pas se rappeler les résultats. Il leur faut donc trouver des volontaires capables de boire sans souci autre chose que "l'eau ferru ferrugineuse" chère à Bourvil.

Quoi de mieux que de pauvres hères recrutés au service du travail temporaire de l'agence pour l'emploi locale ? Dix candidats à l'ivresse - payés en plus d'être abreuvés - sont donc sélectionnés, dont huit s'avèrent des alcooliques et cinq sont déjà tombés dans le trou noir d'après boire : une magnifique cohorte.

Chaque cobaye est resté quelques jours à l'hôpital où avait lieu l'expérience. Jour 1 : examen physique et psychiatrique. Jour 2 : rien, de façon à évacuer totalement les éventuelles traces d'une précédente muflée. Jour 3 : début des opérations. En quatre heures, le candidat au voyage absorbe environ un demi-litre de bourbon titrant 43°, de façon à recevoir 2,4 grammes d'alcool pur par kilo de masse corporelle. Toutes les demi-heures, des tests ont lieu. On lui présente d'abord un jouet dont on lui demande le nom deux minutes et une demi-heure plus tard. On lui montre également (pour vérifier les souvenirs "émotionnels") un extrait de film érotique. On teste aussi sa mémoire à long terme en l'interrogeant sur sa scolarité et il doit résoudre quelques opérations mathématiques simples (une bouteille moins trois verres, combien ça fait ?). Au jour 4, on vérifie ce dont il se souvient après 24 heures et on compare le résultat avec celui obtenu sur des sujets sobres.

Cinq des dix cobayes sont tombés dans le trou noir durant l'expérience, en n'"imprimant" ni les jouets présentés ni les extraits croustillants du film (et aucun n'a vu de dame nue jouer avec un canard en plastique jaune). Les auteurs de l'étude ont trouvé que les amnésiques étaient ceux qui assimilaient le moins vite l'alcool, ce qui semblait indiquer que l'hypothèse physiologique était la plus vraisemblable. Ils ont donc suggéré d'effectuer des travaux complémentaires en ce sens. Hips !

Pourquoi nous prescrivons le baclofène pour traiter les malades alcooliques


Dans le traitement de l'alcoolisme, le baclofène suscite de réels espoirs. Ancienne molécule dont les propriétés étonnantes n'ont cessé d'être explorées par plusieurs équipes de chercheurs depuis plus de quarante ans, son intérêt est revenu au premier plan avec la publication par le professeur Olivier Ameisen d'un article dans une revue internationale d'alcoologie en 2004, suivi par un livre grand public (Le Dernier Verre, Denoël, 2008).

Que dit le professeur Ameisen ? Qu'il s'est libéré de son addiction à l'alcool en prenant de fortes doses de baclofène (environ 4 fois la dose habituelle) et qu'il a pu ainsi en finir avec son "craving" c'est-à-dire son envie irrésistible de boire de l'alcool. Jusqu'à ce jour, aucun des traitements qu'il avait suivis ne l'avait véritablement aidé ni éloigné de l'alcool. Il restait obsédé par une envie de boire qui le tenaillait et mettait en échec toutes ses tentatives d'abstinence prolongée. Olivier Ameisen ajoute même que, grâce à ce médicament, il est devenu indifférent à l'alcool, c'est-à-dire que l'alcool n'occupe plus ses pensées et que fort de cette indifférence, il peut lorsqu'il le veut, boire de l'alcool sans crainte de rechuter.

Joli pavé dans la mare de l'alcoologie, le dogme de l'abstinence nécessaire à toute entreprise de traitement de la dépendance à l'alcool allait-il voler en éclats à la suite de cette description d'une autoguérison ? La publication du livre a provoqué de formidables attentes chez les patients et des levers de bouclier en masse chez les professionnels impliqués dans les soins aux malades alcooliques.

Issus d'horizons médicaux différents, certains d'entre nous prescrivent régulièrement cette molécule depuis 2006 selon les recommandations d'Ameisen. Nous avons tous observé, parfois incrédules, des revirements de situation particulièrement spectaculaires et quasiment inédits dans nos expériences de médecins. Malgré les mises en garde des différentes autorités sanitaires, nous avons jugé utile de continuer à prescrire du baclofène parce que l'alcoolisme est une maladie grave et potentiellement mortelle qui détruit quotidiennement des centaines de vies. Nous avons pesé en nos âmes et consciences les risques et les bénéfices, et nous avons tranché pour une balance très en faveur du baclofène.

Le baclofène constitue par ailleurs un espoir dans les autres addictions mais les données sont trop parcellaires pour en dire plus. Le baclofène est-il pour autant la solution universelle à toutes les addictions, une panacée qui guérirait tout, tabac, héroïne, cocaïne, cannabis, etc. ? Non, bien sûr ! Nous ne voulons pas laisser croire cela. Faut-il rappeler que supprimer l'alcool ne supprime pas forcément cette sensation de vide plus ou moins conscient que l'alcool était censé combler.

Nous ne voulons pas être des marchands d'illusions, nous voulons que des études aient lieu pour conforter notre impression clinique très positive. Nous voulons dire la vérité sur les possibilités de succès, mais aussi d'échec, lorsqu'un patient souhaite entreprendre un traitement par le baclofène.

En effet, les doses nécessaires sont à l'origine d'effets indésirables parfois si gênants qu'ils obligent environ un quart des patients, pourtant très motivés, à arrêter leur traitement. Pour ceux qui poursuivront le traitement, deux tiers à trois quarts tireront un réel bénéfice du traitement. Au total, sur 100 patients qui essaieront le baclofène, la moitié diminuera considérablement, ou arrêtera sa consommation d'alcool, c'est au minimum deux fois mieux qu'avec les traitements habituels. Les praticiens français, suisses et américains interrogés disent peu ou prou la même chose en termes de résultats.

Pour répondre aux innombrables demandes, un groupe de patients et de soignants a créé en 2010 l'association Aubes (www.alcool-et-baclofene.fr). Son objectif est de promouvoir la prescription de baclofène. Ce militantisme ressemble à celui en faveur des traitements de substitution à l'héroïne il y a vingt-cinq ans. Il existe aujourd'hui sur la Toile, des forums, des sites, des blogs qui diffusent les informations sur le baclofène, mettent en contact malades et médecins et redonnent espoir à des patients souvent découragés, désabusés et bien souvent en rupture professionnelle et familiale à cause de l'alcool.

Le baclofène permet-il pour autant de se passer de toute autre forme d'aide ? Non, bien sûr ! Il permet à tout le moins aux personnes enfin débarrassées de leur "craving" de consacrer leur énergie à se rétablir physiquement et psychiquement avec l'aide de professionnels de santé et des addictions, de groupes d'entraide, de psychothérapeutes si besoin.

Le traitement de baclofène redonne aux malades alcooliques la possibilité de penser leur vie, on oserait dire de panser leur vie. Les résultats des études en cours nous aideront à trouver la place qui lui revient dans l'arsenal thérapeutique de l'alcoolisme. Et attendant nous continuerons de le prescrire et d'adapter ce traitement au cas par cas.
Pascal Gache, médecin alcoologue à Genève ; Renaud de Beaurepaire, psychiatre au Groupe hospitalier Paul-Guiraud à Villejuif ; Bernard Joussaume, médecin généraliste à Bandol ; Philippe Jaury, professeur de médecine générale à Paris-Descartes ; Annie Rapp, médecin psychothérapeute à Paris; Patrick de la Selle, médecin généraliste à Montpellier et Claude Bronner, médecin généraliste à Strasbourg

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a publié, en juin 2011, un point d'information rappelant que le bénéfice de cette molécule pour traiter l'alcoolisme n'a pas été démontré et qu'une étude clinique doit être mené.

Monde Le géant de l’électronique japonais Panasonic prévoit une perte nette historique

Le géant japonais de l’électronique Panasonic a annoncé vendredi qu’il s’attendait à terminer l’exercice 2011-2012 sur une perte nette historique de 780 milliards de yens (7,8 milliards d’euros) à cause de ventes en baisse, des effets du séisme au Japon, de la hausse du yen, des inondations en Thaïlande, de la concurrence et de charges exceptionnelles. Le groupe prévoyait auparavant d’essuyer un déficit net de 420 milliards de yens (4,2 milliards d’euros), mais sa situation s’est aggravée alors qu’il est en train de digérer l’absorption des filiales Sanyo et Panasonic Electric Works et obligé de procéder à une vaste restructuration touchant notamment la division des dalles de téléviseurs. Le groupe, confronté à une situation exécrable, a prévenu qu’il allait accentuer la réorganisation en cours, ce qui se traduira par un surcroît de frais afférents de 250 milliards de yens (2,5 milliards d’euros). Il estime en outre que son chiffre d’affaires annuel sera inférieur de 300 milliards de yens (3 milliards d’euros) à celui qu’il escomptait précédemment, à cause de la dégradation de la conjoncture internationale résultant de la crise en Europe, le tout rejaillissant sur les achats de produits électroniques. Les perturbations découlant des dégâts des eaux en Thaïlande risquent quant à elles de durer. Panasonic a déjà déploré une perte nette de 333,82 milliards de yens (3,3 milliards d’euros) au terme des neuf premiers mois de l’exercice, son chiffre d’affaires ayant chuté de 10% sur un an à 5.965,4 milliards de yens (59,65 milliards d’euros) et son bénéfice net ayant fondu de 85% à seulement 39,54 milliards de yens (395 millions d’euros). Panasonic est victime d’une baisse de la demande de téléviseurs à écrans plats au Japon, les foyers étant tous équipés de modèles relativement récents. Dans le même temps, handicapé par la cherté de la monnaie japonaise, il peine à rivaliser dans ce domaine à l’étranger où les sud-coréens Samsung Electronics et LG proposent des appareils ultra-compétitifs. Les ventes des produits audiovisuels estampillés Panasonic ont ainsi dévissé de 16% en valeur sur un an, à 2.183 milliards de yens. Le colosse d’Osaka (ouest) a aussi souffert de moindres commandes de semi-conducteurs, composants électroniques et batteries, plusieurs secteurs clients souffrant aussi de la conjoncture et des sinistres. Les ventes de sa filiale Sanyo ont pour leur part dévissé de 20%, même si les performances des panneaux solaires sont restées stables. Le groupe s’en est cependant mieux sorti dans le secteur des appareils électroménagers ou des équipements pour le secteur de l’habitat, des entreprises ou du commerce. Panasonic n’est pas le seul nippon à être laminé par une conjonction de catastrophes : Sony et Sharp sont également très affectés et obligés et repenser leur fonctionnement et stratégie.

Thursday, February 02, 2012

Les premières plantes ont plongé la planète dans l’âge de glace


Les premières plantes à coloniser la Terre ne se sont pas contentées de donner un peu de couleur à un paysage terne. Elles ont aussi considérablement accéléré la décomposition naturelle des roches, rafraîchi l'atmosphère, provoqué une extinction massive de la vie océanique et surtout déclenché une ère glaciaire majeure. Ce sont les conclusions d'une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Geoscience mercredi 1er février.

Il faut retourner entre – 488 et – 444 millions d'années, au moment de l'Ordovicien. La concentration de CO2 dans l'atmosphère variait entre 14 et 22 fois le niveau actuel, et la température moyenne du globe était environ 5°C plus élevée qu'aujourd'hui. Les modèles climatiques suggèrent que les larges glaciations ne pouvaient avoir lieu à cette époque, sauf à voir les niveaux de CO2 chuter à environ 8 fois les taux actuels — l'effet des gaz à effet de serre sur le réchauffement planétaire était moindre à l'époque dans la mesure où l'activité solaire était 6 % plus faible qu'aujourd'hui.

Néanmoins, durant une période de dix millions d'années, survenue de manière soudaine il y a 460 millions d'années, la Terre a connu deux grandes glaciations. Une grande partie du supercontinent Gondwana, notamment des zones qui sont aujourd'hui en Afrique et en Amérique du Sud, a été couverte de glace, entraînant une extinction massive d'espèces qui avaient prospéré dans les mers peu profondes.

Selon l'étude de Nature, dirigée par Tim Lenton, géologue à l'université d'Exeter en Grande-Bretagne, la cause du déclenchement de ces glaciations serait à chercher du côté de l'évolution des plantes terrestres, qui auraient causé l'altération chimique de la surface de la Terre, modifiant le cycle global du carbone et par la suite le climat.

Les chercheurs ont modélisé la situation de l'époque, en recouvrant des roches de mousse et en les faisant incuber pendant trois mois. En grandissant, les plantes ont altéré les roches silicatées, comme le granite ou le basalte, et libéré des ions calcium et magnésium. Ces ions auraient alors réagi avec le carbone atmosphérique et auraient été précipités en roches carbonatées. Un autre processus parallèle et similaire aurait été à l'œuvre : les plantes auraient extrait le phosphore et le fer des roches, qui, une fois les mousses mortes, se seraient retrouvés dans la mer. Cette hausse des nutriments aurait alors alimenté la croissance du plancton, des organismes microscopiques qui séquestrent le carbone pendant leur croissance avant de finalement l'emporter sur le fond marin quand ils meurent, sous forme de roches.

Résultat : la concentration en CO2 dans l'atmosphère aurait chuté à environ 8,4 fois celle observée aujourd'hui (de 390 ppm), soit un taux suffisant pour déclencher une glaciation majeure.

"Notre découverte confirme que les plantes jouent un rôle central dans la régulation du climat. Elles l'ont fait hier, elles le font aujourd'hui, et elles le feront certainement à l'avenir", indique Liam Dolan, un membre de l'équipe. Toutefois, prévient Tim Lenton, les plantes ne pourront pas faire chuter de la même façon, aujourd'hui, les concentrations en carbone dans l'atmosphère : "Les plantes ne peuvent pas suivre le rythme des changements climatiques provoqués par l'homme aujourd'hui. Il leur faudrait des millions d'années pour absorber les émissions actuelles de carbone dans l'atmosphère."

Audrey Garric

Wednesday, February 01, 2012

Insectes, algues et viande artificielle vont-ils nourrir la planète ?



La Terre pourra-t-elle nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050 ? Alors que la démographie ne cesse d'augmenter, cette question taraude tant les scientifiques que les économistes et hommes politiques. Selon l'ONU, nous devrons presque doubler notre production alimentaire, adopter de nouvelles technologies et éviter le gaspillage. Malgré tout, la tâche semble malaisée : un milliard de personnes souffrent déjà de faim chronique, il reste peu de terres vierges à découvrir, les océans sont déjà surexploités, la planète fait face à une pénurie croissante d'eau et le changement climatique rendra l'agriculture plus difficile. Mais utiliser les terres et l'eau autrement reste possible. Voici un tour d'horizon de la nourriture que nous pourrions trouver dans nos assiettes dans quarante ans.

Les algues. Comment libérer d'énormes quantités de terres agricoles pour produire davantage de nourriture ? La réponse passe d'abord par des fermes d'algues. Ces organismes unicellulaires simples peuvent en effet se développer très rapidement et en grande quantité à la fois en mer mais aussi dans des eaux polluées ou dans des endroits dans lesquels ne survivrait aucune culture classique.

Surtout, les algues peuvent être utilisées pour l'alimentation humaine — très courant au Japon et en Chine —, pour l'alimentation animale, comme engrais ou surtout comme biocarburant. Selon les scientifiques, que citent le Guardian, les algues peuvent produire 15 à 30 fois plus d’huile que le maïs et le soja. Elles permettraient donc d'économiser des millions d'hectares de terres (et des milliards de litres d'eau d'irrigation) qui seraient destinés à l'alimentation humaine et non plus à faire rouler nos voitures.

Les insectes. Criquets, sauterelles, araignées, guêpes, vers, fourmis et autres coléoptères ne sont pas encore rentrés dans les menus européens ou américains, mais près de 1 400 de ces espèces sont consommées à travers l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie. Avec la hausse des prix alimentaires et la pénurie de terres dans le monde entier, il ne s'agit peut-être que d'une question de temps avant que les fermes d'insectes essaiment en Europe, estiment des chercheurs dans le Guardian.

Car les insectes sont non seulement bons pour la santé — riches en protéines, en calcium et en fer et faibles en graisses — mais aussi ils requièrent peu d'espace. Sans oublier que les petites bêtes émettent nettement moins de gaz à effet de serre que les grosses.

"Malgré tout, on aura une très forte résistance culturelle en Occident. Les habitudes alimentaires se modifient très lentement", prévient Catherine Esnouf, directrice scientifique adjointe alimentation à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et coordinatrice de l'ouvrage Pour une alimentation durable. C'est pourquoi une équipe de chercheurs hollandais travaille à la constitution de plats réalisés à partir de protéines d'insectes mais sans en prendre la forme. L'Union européenne va par ailleurs débloquer un financement de 2,4 millions d’euros en 2012 pour promouvoir l'utilisation d'insectes dans les cuisines, et a demandé aux agences de sécurité alimentaire d'enquêter sur leur potentiel nourrissant.

La viande artificielle. Elle ressemblerait à de la viande, sentirait comme de la viande et serait de la viande, sans toutefois provenir d'un animal vivant. La viande artificielle, qui fait l'objet de recherche depuis une dizaine d'années, pourrait être issue du développement en laboratoire de cellules souches de poulet, bœuf ou porc, comme on le fait déjà pour fabriquer de la bière ou des yaourts.

Selon une étude des universités d'Oxford et d'Amsterdam, la viande in vitro réduirait de 96 % les émissions de gaz à effet de serre entraînées par l'élevage. Sa production exigerait par ailleurs entre 7 et 45 % moins d'énergie que celle de la viande produite de manière conventionnelle. Enfin, la viande en boîte n'aurait besoin que d'1 % des terres et de 4 % de l'eau actuellement dévolues au bétail. Car aujourd’hui, 70 % des terres agricoles sont consacrées à l'élevage du bétail et la culture de sa nourriture. Or, la consommation de viande ne cesse d'augmenter. En vingt-cinq ans, elle est ainsi passée de 30 kg à 41,2 kg par habitant, selon la FAO. Et la production va continuer de grimper, tirée par la consommation des pays émergents comme la Chine et l'Inde.

Certains scientifiques restent toutefois sceptiques. Selon eux, arriver à une production massive de viande par ce procédé entraînerait des coûts exorbitants et nécessiterait d'énormes quantités d'hormones pour favoriser la croissance et d'antibiotiques pour éviter les contaminations.

Les nouvelles cultures. Au-delà de ces nouveaux aliments, les pays vont surtout devoir adopter un meilleur équilibre entre protéines animales et végétales. "La consommation de viande pratiquée actuellement par les pays développés n'est pas soutenable au niveau de la planète. Elle doit être diminuée de moitié pour que les pays en développement disposent des ressources nécessaires", estime Catherine Esnouf.

Légumes secs, céréales, lentilles — riches en fibres, minéraux, protéines et vitamines — devraient donc prendre plus de place dans notre assiette. "La sélection génétique nous permettra d'améliorer le goût et la digestion de ces aliments, pour concurrencer les produits animaux. On trouve par ailleurs déjà des préparations variées à base de végétaux, qui pourraient permettre d'attirer les consommateurs", ajoute Catherine Esnouf.

Audrey Garric

Tovovavy kendain’ny angatra : Torana mandritra ny adin’ny 4 isan’andro

Maty tamin’ny fomba mampiahiahy tamin’ny volana oktobra taona lasa teo ny zana-drahavavin-drenin’i Lovasoa, tovovavy 15 taona monina eny Imerimanjaka. Herinandro taorian’io anefa dia niseho taminy foana ilay tovovavy isan’andro, ary miantso azy hoe « andao hanaraka ahy ! ». Tsy mety manaiky anafa i Lovasoa noho ny tahotra, ka ny niafarany dia nokendakendain’ilay angatra foana izy isan-kariva, manodidina ny amin’ny 5 ora eo ka tsy avelany raha tsy torana. Maharitra adin’ny efatra anefa vao taitra ilay zazavavikely amin’izany ary verivery saina rehefa mifoha avy ao. Nentin’ny reniny notsaboina teny amin’ny mpanandro i Lovasoa ka nahazo fanafody isan-karazany saingy mbola miverina manaloka sy manakenda azy foana ilay « angatra ». Efa betsaka ireo olona notetezina ary tapaka mihitsy aza ny fianaran’i Lovasoa noho io zavatra mahazo azy io. Ala nenina farany nataon’ny fianakaviany dia nanatona an’i Mme Noelah etsy amin’ny 67 ha, ka vao nahazo fitsaboana i Lovasoa dia ny harivan’iny ihany dia tsy nitranga intsony ilay matoatoa, ary tsy niverina intsony hatramin’izao. Azo antsoina amin’ny laharana 033.13.090.13 – 034.61.328.62 ity mpitsabo ity, na koa atonina mivantana ao amin’ny toerana fandraisany olona. Marobe ny trangan-javatra hafahafa toy izany no mahazo ny olona saingy rehefa tsaboin’ity vehivavy etsy amin’ny 67ha ity dia sitrana avokoa.

Secteur minier : Des opérateurs victimes d’extorsion de fonds à tous les niveaux

L’actuelle ministre des Mines a manifesté sa volonté de prendre des mesures pour régler les failles tout en considérant l’existence du Comité National des Mines.

Le secteur minier va mal. Des opérateurs se plaignent car ils sont victimes d’extorsion de fonds, et ce, à tous les niveaux, allant des maires, du chef de région, des forces de l’ordre qui assurent notamment la sécurité routière jusqu’aux hauts responsables du ministère de tutelle, surtout à l’époque de l’ancien ministre des Mines. Les autorités locales arrivent à fixer des ristournes par voie d’arrêté dont la valeur est supérieure à celle imposée au niveau central tandis que les responsables de la sécurité routière font tout simplement des rackets, d’après leurs dires. Au niveau du ministère de tutelle, tout se joue sur la délivrance de permis miniers.

Traitement inégalitaire. Les opérateurs travaillant dans le secteur dénoncent qu’il y a en premier lieu un traitement inégalitaire de la part de l’Etat. En effet, malgré la décision prise par ce dernier de suspendre la délivrance de tous les permis miniers, ils reconnaissent que certains opérateurs ont toujours les leurs. Par contre, d’autres sont sollicités à remplir leurs dossiers après l’identification du site minier tout en payant une somme à titre d’avances. Mais aucun permis ne leur est délivré malgré la promesse d’un haut responsable. Et encore, d’autres opérateurs qui paient régulièrement les frais d’administration minière, qui plus est, révisés à la hausse unilatéralement, n’ont pas pu obtenir leur permis d’exploitation pour différentes raisons, après avoir terminé les recherches. Comme si l’on devait payer le loyer d’une maison dont le montant a connu une hausse mais l’on n’a pas le droit d’y entrer, se réfèrent les victimes. Et l’assainissement du secteur est le motif évoqué. Mais le plus aberrant est, entre autres, le fait d’exiger aux opérateurs d’ouvrir leur capital pour inscrire le nom d’un particulier comme actionnaire dans leurs sociétés sinon il n’y aura pas de permis délivré, a-t-on appris.

Respect des lois par l’Etat. Par ailleurs, tous les droits des détenteurs de permis miniers prévus dans le cadre de la réglementation en vigueur ont été supprimés du temps de l’ancien ministre des Mines. Les opérateurs qui travaillent sur leurs carrés miniers ne peuvent ainsi effectuer ni une extension de substances minières, ni un nantissement, ni une hypothèque, ni un contrat de partenariat, ni une cession ni une amodiation avec leurs permis. Face à cet état de fait, « la nouvelle ministre des Mines a manifesté sa volonté de prendre des mesures correspondantes, dont entre autres, l’annulation des décisions sur la suspension des permis miniers et la suppression des droits des détenteurs de permis miniers », a expliqué le Président du Comité National des Mines (CNM), Andriantsira Fidison. Celui-ci et son vice-président, en la personne de Richard Rabary qui représentent le secteur privé, évoquent que les opérateurs veulent bien travailler en partenariat avec l’Etat en contribuant entre autres, à la formalisation du secteur. Ils demandent également à ce que l’Etat respecte bien les lois en vigueur. Rappelons que le CNM a été auparavant écarté pour toute prise de décision. Mais force est de reconnaître qu’il y a aussi des opérateurs miniers qui font des magouilles dans leurs activités.

Consigne de Beriziky : Récupération impérative des véhicules et bâtiments de l’Etat



Les textes accordent trois mois aux anciens responsables pour rendre les matériels appartenant à l’Etat.

Mondeo et Yaris. Bon nombre d’observateurs estiment que l’Etat est devenu une véritable vache à lait pour les politiciens, notamment depuis le début de la crise en 2009. Mis à part les trafics illicites de bois précieux qui nous ont conduits sur le devant de la scène sur le plan international, les logements administratifs et les véhicules appartenant à l’Etat sont également devenus des proies pour les politiciens avides de pouvoir. On peut citer entre autres, les cas de certains anciens dirigeants, notamment des membres du gouvernement Roindefo ou des membres de la HAT du temps de la première ère du régime Andry Rajoelina, qui conduisent encore jusqu’à aujourd’hui leurs véhicules de fonction de l’époque, soit une Ford Mondeo, soit une Toyota Yaris. Et ce, bien que les textes n’accordent qu’un droit de trois mois après l’abrogation de leur nomination pour que ces anciens responsables politiques rendent les véhicules et matériels appartenant à l’Etat qui leur ont été confiés. Les logements administratifs sont également concernés par cette affaire de détournement ou d’expropriation de biens publics. On aperçoit ces genres de pratiques dans les quartiers où sont implantés des bâtiments ou des cités réservés aux fonctionnaires civils ou militaires. Tous les départements ministériels, ou enfin presque, sont touchés.

Dangers. En cette période où l’Etat rencontre des difficultés financières à cause de l’interruption des financements extérieurs, ces personnalités, civiles ou militaires continuent de percevoir leurs avantages au détriment des simples citoyens qui paient régulièrement leurs impôts pour faire tourner la machine administrative. Conscients des dangers que pourraient provoquer ces pratiques, le gouvernement de consensus, actuellement en place, a pris ses responsabilités. En effet, au cours du Conseil du gouvernement qui a eu lieu hier au Palais d’Etat de Mahazoarivo, le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, a donné consigne à ce que les bâtiments publics et les véhicules de l’Etat, détenus encore par des tiers soient impérativement récupérés. Par ailleurs, une communication relative au recensement du patrimoine, notamment des matériels roulants, a été faite pour le ministère de l’Elevage. Pour sa part, le vice-Premier ministre, Hajo Andrianainarivelo, a réitéré la nécessité pour chaque département ministériel de mettre à jour son patrimoine. Il convient de noter cependant que le locataire de Mahazoarivo n’a avancé aucun délai pour la restitution. Selon un communiqué, la proposition de loi portant amnistie a été transmise à la Commission ad hoc du gouvernement hier.