Sunday, January 22, 2012

Projet d'arrestation de Ravalomanana

SADC
Ravalomanana discutant avec un journaliste à bord du vol Airlink (Photo Afp)


La HAT a proposé l'envoi d'un avion spécial, pour ramener de l’Afrique du Sud l’ancien Président. La Troïka de la SADC a réagi.
Le régime aurait du mal à gérer la situation malgré sa profonde détermination à mettre la main sur Marc Ravalomanana. Le jour même du retour inachevé de l'ancien président de la République en exil en Afrique du Sud, au pays, samedi, la présidence de la Haute autorité de la transition (HAT) a lancé une autre approche afin de pouvoir le traduire devant la Justice malgache. Elle a voulu engager des négociations auprès des autorités sud-africaines, comme c'était le cas en octobre 2011.
« Les autorités malgaches souhaitent envoyer un avion spécial à Johannesburg pour ramener monsieur Marc Ravalomanana afin qu'il soit présenté devant la Justice malgache. Les démarches y afférentes vont ainsi immédiatement être entamées auprès du gouvernement sud-africain », a mentionné un communiqué de la présidence de la HAT, diffusé tard, samedi. Une alternative prônée par Ambohitsorohitra pour mener à bien la poursuite judiciaire contre l'ancien Président.
Joint au téléphone, le général Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale, qui avait déclaré l'envoi d'une équipe de militaires et de policiers pour extirper Marc Ravalomanana d’Afrique du Sud, a avancé hier « la reprise des négociations avec les autorités sud-africaines » en faveur d'une mission de la police judiciaire pour l'amener à Madagascar.
Une rencontre d'urgence
La Troïka (Organe chargé de la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité) de la Commu¬nauté de développement d'Afrique australe (SADC) aurait déjà réagi sur la proposition de la HAT. Le bloc régional a ainsi convié le président de la HAT, Andry Rajoelina, le ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, les anciens présidents, Marc Ravalomanana et Albert Zafy, ainsi que le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, ou leurs représentants, à se rendre en Afrique du Sud en vue d’une rencontre urgente, cet après-midi, à Pretoria. Des indiscrétions ont confié un éventuel refus de l'invitation de la SADC par la Présidence de la HAT si la réunion en question porte sur d'autres sujets que l'envoi d'un avion spécial.
Du côté de la mouvance Ravalomanana, maître Hanitra Razafimanantsoa a soulevé un manque de maturité chez les dirigeants, affirmant que ces derniers viennent d’ interdire Marc Ravalomanana à rentrer au pays, alors qu'ils veulent actuellement affréter un avion pour le chercher en Afrique du Sud.
En fait, la contradiction s'est déjà manifestée entre la HAT et les trois mouvances alliées à propos du facteur qui a contraint l'avion de Marc Ravalomanana à retourner en Afrique du Sud. A Ivato samedi, Mamy Rakotoarivelo a parlé d'un Notam (Notice to airmen) ordonné par le président de la HAT, une copie de la décision à la main. Une affirmation démentie par le ministre de la Communication, Harry Laurent Rahajason.

Projet d'arrestation à Morondava
La présidence de la Haute autorité de la transition a stipulé que, au vue des risques de troubles certains, générés par les partisans de Marc Ravalomanana face à des éléments des Forces de l'ordre déterminés à maintenir l'ordre public dans les environs de l'aéroport international d'Ivato, il a été indiqué à la Compagnie aérienne Airlink d'atterrir à l'aéroport de Morondava pour permettre les autorités de police judiciaire d'exécuter le mandat d'arrêt contre l'ancien Président.
Le général Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale d'Antananarivo a confié, à ce sujet, que des dispositifs adéquats ont été mis en place à Morondava, depuis jeudi.

Suicide de l'épouse du ministre de l'éducation Luc Chatel


L'épouse du ministre de l'Education nationale Luc Chatel, Astrid Herrenschmidt, 45 ans, s'est donné la mort dimanche matin, a-t-on appris de sources policières et dans une déclaration écrite du ministre transmise à l'AFP.

"Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP transmise par son directeur de cabinet, Philippe Gustin.

La femme de M. Chatel s'est pendue et son corps a été retrouvé à son domicile de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ont indiqué des sources policières et une source proche du dossier. D'après cette source, c'est la mère de Astrid Herrenschmidt qui a retrouvé le corps de sa fille à son domicile.

"Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP.

Nicolas Sarkozy, en déplacement en Guyane, a déclaré au Monde qu'il s'agissait d'"un drame personnel intime". Il a précisé l'avoir eu longuement au téléphone dimanche matin en lui disant de prendre son temps pour s'occuper de ses enfants.

Astrid Herrenschmidt, âgée de 45 ans et qui appartenait à une grande famille alsacienne d'industriels, avait épousé Luc Chatel en 1991. Le couple avait quatre enfants.

Un camion de services spécialisés pour le transport de corps a stationné durant une heure devant l'immeuble neuf de Boulogne-Billancourt où résidait l'épouse du ministre, avant de repartir vers 16H30, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des policiers avaient dressé un périmètre de sécurité et tendu des draps devant l'entrée de l'immeuble pour tenir à distance la presse et les badauds.

Luc Chatel, 47 ans, est depuis 2009 ministre de l'Education nationale après avoir été secrétaire d'Etat à l'Industrie et porte-parole du gouvernement.
Des examens sur le corps de la défunte sont prévus lundi.

Amboanjobe : Lehilahy lehibe niaraka tamina sipa, maty tanaty hotely



Tsy mbola fantatra marina izay nahafaty ilay rangahy lehibe tao amin’ny hotely

Lehilahy lehibe iray efa 60 taona mahery no maty tao amina hotely iray teny Amboanjobe Atsimondrano. Araka ny loharanom-baovao, tonga nanofa trano tao ity olona ity niaraka tamina sipa iray izay voalaza fa mbola tanora tokoa, 27 taona. Rehefa maraina ny andro, gagagaga ihany ny mpiandraikitra tao amin’ilay hotely fa na dia efa mazava be aza dia toa tsy nihevitra ny hiala ireo mpanofa. Nandeha nijery tany ny mpiasa iray sady nanontany raha hisakafo ry zareo. Ilay sipa no namaly fa mbola matory ilay rangahy. Dia lasa ilay mpiandraikitra nandeha. Tonga ny tamin’ny 10 ora, niverina nanontany indray ilay iraka ary dia namaly ilay sipa fa tsy mbola nifoha mihitsy ilay matory. Nanomboka teo, mahina ny tompon’ny hotely ka lasa nandeha tao nijery ny tena zava-nisy. Akory ny hatairan’ny rehetra rehefa nijery ilay olon-dehibe izay efa tsy miaina intsony. Teo vao samy nikoropaka ny iray trano. Ilay sipa rehefa nanontaniana dia nilaza fa tsy nahafantatra mihitsy hoe efa maty anie io olona io fa noheveriny hono fa matory fotsiny ihany. Nantsoina ny zandary ary rehefa tonga teny an-toerana dia nahita ny fisian’ny tavoahangy toaka sy coca maromaro tao amin’ilay trano. Amin’izao fotoana izao, tsy fantatra marina aloha izany hatreto izay nahafaty ity lehilahy ity na noho ny zavatra nosotroiny na noho ny harerahana be loatra nianjady taminy tamin’ny alina. Efa mandeha amin’izao fotoana izao ny fanadihadiana ataon’ny mpitandro filaminana.

Général Randrianafidisoa: « On veut attenter à la vie de M. Rajoelina »

Si jamais quelque chose arrive à Andry Rajoelina ce jour, ce serait à cause de Marc Ravalomanana et de sa troupe ainsi que de l’ambassade américaine. En résumé, c’était l’intervention du Général Randrianafidisoa, hier soir, sur la chaîne privée TV Plus où il a révélé un projet d’attentat contre Andry Rajoelina.
Lui comme les gens sérieux et les chancelleries ne croient pas un seul instant au retour de Marc Ravalomanana au pays. « Je persiste et signe que “Ravalo” ne viendra pas. Au moins 80 % des forces sont contre son retour ».
Lui comme tous les autres appréhendent cependant des troubles ce jour à l’aéroport international d’Ivato. « Les informations convergentes qui me sont parvenues tendent toutes à des affrontements ». « D’un côté, il y a les AV7 (associations des victimes de 7 février 2009) qui sont fortement motivés par le souvenir de la mort d’un frère, la disparition d’une sœur, les séquelles des blessures…. Le président du Conseil Supérieur de Transition leur a demandé de ne pas aller à Ivato mais les membres sont déterminés à s’y rendre. De l’autre, on parle des kung-fu et des non-AV7 qui sont passionnés ».
Tous les éléments sont donc réunis pour un « rotaka dans le cadre duquel on va s’occuper de zandrikely » (lire Rajoelina), ajoute le général qui de révélation en révélation parle de l’implication d’« une ambassade qui veut utiliser les étudiants d’Ankatso comme catalyseurs ».
Cette ambassade ne peut être que celle que rapportent les rumeurs incessantes selon lesquelles « Marc Ravalomanana sera accueillie par un véhicule de l’ambassade américaine ». Vrai ou faux, ce sont les rumeurs qui circulent en ville depuis jeudi. Elles ont été d’ailleurs reprises hier par Onitiana Realy dans son émission hebdomadaire. Mais si le général Randrianafidisoa ne croit un seul instant à l’accueil de M. Ravalomanana par un véhicule d’ambassade, il a bel et bien spécifié l’implication de cette dernière par la manipulation des étudiants. De là est partie la perception contenue dans la première phrase de notre article. D’autant plus que les Etats-Unis sont notoirement connus pour leur hostilité contre le régime de Transition. Beaucoup de citoyens, pas forcément pro-Andry Rajoelina, ont été d’ailleurs choqués par la réaction des Etats-Unis qui ont qualifié de restriction de liberté d’expression les actions menées par les forces de l’ordre contre Albert Zafy et consorts, mardi dernier. A Chicago et à New-York, combien de personnes ont été arrêtés parmi les « insurgés » pour avoir osé manifester contre le capital? Comment qualifie-t-on ces arrestations dans ce pays qui se dit de la liberté ?
En tout état de cause, il faut dire que Marc Ravalomanana a marqué un coup dans sa stratégie de déstabilisation du régime. « Couard comme il est, il ne reviendra jamais au pays tant qu’il y a un risque, fût-il, minime », indiquent d’ailleurs ses anciens proches du TIM. Le problème, selon le général Fidy, est que ce genre de situation dans lequel « Andry Rajoelina se trouve être le dindon de la force », aurait été facilité par l’entourage même du président de la HAT. Malgré sa déception de ne pas voir se remettre son drapeau de général comme tous les autres (lire
notre article par ailleurs), Randrianafidisoa a voulu avertir le président de la Transition contre son entourage qui veut l’engloutir.
A croire le général, le triptyque est déjà constitué pour renverser le régime. Les forces armées vont-elles répondre à l’appel de mobilisation de l’aîné Randrianafidisoa ?

Saturday, January 21, 2012

Météo Ethel et Funso plongent vers le Sud



La forte tempête tropicale Ethel et le cyclone tropical intense Funso continuent leur course vers le sud. Le premier système cité ne concerne plus aucune terre habitée depuis son passage au large de Rodrigues vendredi dernier et devrait devenir dépression extra-tropical dans moins de 24 heures. Le second qui a encore forcit, semble se plaire dans le Canal du Mozambique.Très proche des côtes africaines lors des dernières heures, il pourrait maintenant s’en éloigner, sans perdre cependant en intensité, avant de revenir à la frontière de l’Afrique du Sud et du Mozambique, d’ici 3 ou 4 jours. Selon la station du Chaudron, les deux systèmes dépressionnaires tropicaux présents sur le bassin ne représentent pas de menace pour La Réunion. Météo France indique par ailleurs que "pour les prochaines 72 heures, il n’y a pas de risque de formation d’une nouvelle dépression tropicale.

A bord de l'avion détourné de l'ex-président malgache Ravalomanana

Marc Ravalomanana a bord de l'avion qui devait le ramener à Madagascar, samedi 21 janvier.



Envoyé spécial dans les airs entre Johannesburg et Antananarivo - Ce samedi, à bord de l'avion emportant Marc Ravalomanana vers sa terre natale malgache, le déjeuner a déjà été servi, les passagers s'assoupissent, lisent ou conversent. Le vol SA 8252 a déjà parcouru les deux-tiers de son trajet. Derrière les hublots, le bleu de l'océan Indien.

Soudainement, la porte du cockpit s'ouvre, et un membre de l'équipage, un gilet jaune fluorescent sur le dos, apparaît. "Nous devons faire demi-tour, ils ont fermé l'aéroport", lance-t- il à la délégation accompagnant l'ex-président malgache. Un attroupement se forme à l'avant de l'aéronef. Marc Ravalomanana, cravate bleu, chemise rayée, se lève à son tour. Le visage est fermé.

Dans les rangs, l'agacement est perceptible, mais pas la surprise. Tous se doutaient qu'Andry Rajoelina, l'actuel président du pays, serait prêt à tout pour empêcher son rival de rentrer au pays.

L'avion n'atterrira pas. Marc Ravalomanana se lève, le visage fermé.



Le matin même, Marc Ravalomanana avait pourtant réussi cette fois-ci à obtenir sa carte d'embarquement, qui lui avait été refusé il y a un an. Confiant, l'ex-homme fort de la Grande Île avait même ajouté : "J'ai parlé ce matin au premier ministre malgache, et il m'a dit que tout était ok". A ses côtés, on rappelle qu'il n'y a "aucune base légale" pour l'arrêter une fois sur place.

Quand l'avion s'arrache du tarmac de l'aéroport de Johannesburg, M. Ravalomanana embrasse plusieurs fois sa femme, Lalao, assise à côté de lui au premier rang. La fin de trois années d'exil depuis son éviction par un coup d'Etat mené par Andry Rajoelina est proche.

Deux heures plus tard, dans la carlingue, la discussion est musclée entre l'homme au gilet jaune et une conseillère de Marc Ravalomanana : "On veut atterrir à Madagascar !", insiste- elle. "On a contacté d'autres aéroports du pays, mais ils disent tous non" lui répond-t-il. "Alors stationnons dans les airs au-dessus d'Antananarivo ?" "Nous avons une quantité de kérosène limitée, je ne peux mettre en danger la sécurité des passagers".

L'avion fait alors un virage à 180 degrés. Sur un smartphone d'un photographe, la boussole indique désormais le sud-ouest. Retour à Johannesburg.

A chaud, devant quelques journalistes présents à bord, Marc Ravalomanana réagit : "C'est la preuve que ce gouvernement ne respecte pas la ‘feuille de route', pourquoi ne peut-on pas atterrir ? tous les exilés sont normalement autorisés à rentrer ! il y a un million de Malgaches qui m'attendent à l'aéroport [quelques milliers selon des observateurs]".

Sur le chemin du retour, la petite équipe cogite autour de l'ex-chef d'Etat pour tirer parti de ce nouvel échec. "Pour nous, c'est presque une victoire car cela va montrer que Madagascar est dirigé par un homme qui n'en fait qu'à sa tête, qui ne veut pas d'une transition consensuelle et inclusive", juge une proche de M. Ravalomanana.

A l'atterrissage à Johannesburg, la délégation refuse de descendre de l'avion. "La stratégie est désormais de faire le plus de bruit possible à l'extérieur avec cette histoire", résume un conseiller en communication. A Madagascar, sa mouvance politique annonce au même moment qu'elle suspend sa participation aux institutions de la transition.

Des responsables de la compagnie aérienne, puis des policiers essaient d'inciter les passagers récalcitrants à sortir. Mais on ne malmène pas un VIP de la sorte. Ses conseillers enchaînent les coups de fil. Marius Fransman, vice-ministre sud-africain de la coopération internationale et chef de la délégation de la médiation de la Troïka de la SADC à Madagascar est au bout de fil.

Tout d'un coup, le silence se fait. C'est le président sud-africain Jacob Zuma. Au bout de quelques minutes, la conseillère de M. Ravalomanana raccroche, et chuchote la nouvelle. Le chef d'Etat est d'accord pour faire pression sur le régime malgache lors du prochain sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba la semaine prochaine. Un grand sourire se dessine alors sur le visage de Marc Ravalomanana. Il tape dans la main de sa conseillère.

L'homme va de nouveau passer la nuit en Afrique du Sud, mais il a la certitude d'avoir marqué des points dans la longue bataille l'opposant à son rival, Andry Rajoelina. L'avion a atterri il y a déjà deux heures. Devant les photographes, M. Ravalomanana peut alors descendre les marches le menant au tarmac.

Coup de colère de Ravalomanana


« C’est inacceptable ! Rajoelina ne veut pas résoudre la crise. J’attends maintenant que la SADC condamne fermement ce coup de force ». C’est ce qu’a déclaré en colère Marc Ravalomanana en arrivant ce samedi soir à Johannesburg.

L'ancien président malgache était pourtant confiant lorsqu’il a embarqué quatre plus tôt à bord du vol qui devait l’emmener à Antananarivo. Mais aux deux tiers du voyage, l’avion a dû faire demi-tour. Selon la compagnie aérienne Airlink, l’appareil n’a pas été autorisé à entrer dans l’espace aérien malgache et les pilotes n’ont pas eu d’autre choix que de revenir à leur point de départ.

De retour sur le tarmac sud-africain, l’ex-président a refusé de sortir de l’avion pendant plus de deux heures et demie arguant que les autorités sud-africaines ne l’ont pas invité à revenir, que sa sécurité n’était plus assurée et qu’il n’avait nulle part où dormir.

Finalement, après avoir discuté avec le vice-ministre des Affaires étrangères, il a accepté de se rendre dans un hôtel de luxe à Prétoria, le Sheraton, où il doit poursuivre cette nuit des négociations avec le gouvernement sud-africain. Selon son avocate, ses partisans ont ,eux, décidé de suspendre leur participation aux institutions de transition.

Confusion à Antananarivo

Le président de la Chambre basse du Parlement de transition, Mamy Rakotoarivelo accuse le président de la transition malgache, Andry Rajoelina de violer constamment la feuille de route.

Je reviens au pays...


"C'est avec le plus grand plaisir, et portant les espoirs et les aspirations de tous les Malgaches pour un retour à la http://www.blogger.com/img/blank.gifpaix et à la liberté dans notre pays aimé que j'annonce, encore une fois, que je rentrerai à Madagascar demain", a annoncé Marc Ravalomanana.

Trois ans après avoir été chassé du pouvoir, Marc Ravalomanana voulait revenir à Madagascar ce samedi et souhaite toujours se présenter à l'élection présidentielle. Mais les autorités du pays ne l'entendent pas de cette oreille.

Il voulait faire son retour. L'ex-président malgache Marc Ravalomanana avait annoncé qu'il retournerait au pays samedi, près de trois ans après avoir été chassé du pouvoir. Mais les autorités d'Antananarivo n'étaient pas de cet avis. L'avion qui devait ramener Marc Ravalomanana a dû faire demi-tour, l'espace aérien malgache lui ayant été interdit, a indiqué samedi une porte-parole de la compagnie aérienne.Il est directement rentré à Johannesburg peu après 14H00, d'où il était parti quatre heures plus tôt.

"Ce qui est arrivé, apparemment, c'est que le régime malgache a fermé l'espace aérien de Madagascar. L'avion a donc été obligé de faire demi-tour", d'où il était parti samedi matin, a confirmé Peter Mann, l'un des porte-parole de Marc Ravalomanana."C'est un acte de pure folie", s'est exclamé le porte-parole, mettant directement en cause le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, qui avait renversé Marc Ravalomanana en mars 2009.

"C'est avec le plus grand plaisir, et portant les espoirs et les aspirations de tous les Malgaches pour un retour à la paix et à la liberté dans notre pays aimé que j'annonce, encore une fois, que je rentrerai à Madagascar demain, samedi 21 janvier 2012", avait déclaré Marc Ravalomanana à vendredi Johannesburg, où il vit en exil. "Je rentre à la maison pour faire la paix, pas la guerre", a souligné Marc Ravalomanana, qui dit reconnaître désormais l'autorité de transition -dirigée par Andry Rajoelina- mise en place par la feuille de route à Madagascar, même s'il se considère toujours comme le chef de l'Etat "démocratiquement élu". Marc Ravalomanana a une fois de plus dit vendredi qu'il comptait se présenter à la prochaine présidentielle, dont la date n'a pas encore été fixée. En cas de réélection, celui qui a été renversé parce que son régime devenait trop autocratique a notamment promis liberté de la presse et liberté d'expression.

"Il y aura un dispositif d'arrestation"

Je n'ai rien à craindre, je n'ai rien fait de mal

Les partis politiques malgaches ont signé en septembre une "feuille de route" visant à rétablir l'ordre constitutionnel après près de trois années de crise qui ont isolé la Grande Ile, suite au renversement de Marc Ravalomanana par le maire de la capitale Andry Rajoelina, en mars 2009. Marc Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel, en février 2009. "Il va y avoir une exécution du mandat d'arrêt. C'est une décision de justice, on ne peut pas se permettre de ne pas l'exécuter", a réagi le général Richard Ravalomanana (un homonyme), responsable de la sécurité pour la province d'Antananarivo.

"Il y aura un dispositif d'arrestation qui va dépendre de la situation, et un dispositif de gestion de la foule car il y a eu un appel à un attroupement", a-t-il ajouté, reconnaissant "des risques d'accrochages" mais précisant que les forces de l'ordre seront déployées dans la capitale pour éviter tout incident.

Les partisans de Ravalomanana se retirent

"Ce serait une erreur grave si j'étais arrêté à Madagascar", a déclaré Marc Ravalomanana. "Je n'ai rien à craindre, je n'ai rien fait de mal", a-t-il répété à plusieurs reprises vendredi, notant qu'il était en province lors des faits, en 2009. "Il y a eu un procès par contumace conduit par un tribunal fantoche, je n'étais pas là, et j'ai demandé à plusieurs reprises une enquête indépendante", a-t-il expliqué.

"La mouvance Ravalomanana a décidé que ses membres des institutions, gouvernement et Parlement, vont suspendre leur participation. A partir de maintenant, les ministres ne vont plus participer au conseil des ministres et les parlementaires ne participeront pas à la prochaine session qui commence lundi", a déclaré Me Hanitra Razafimanantsoa, l'une des proches du président déchu."Il n'y a que le retour du président Ravalomanana qui va satisfaire ses partisans", a ajouté l'avocate de la famille Ravalomanana, actuellement vice-présidente du Conseil supérieur de la Transition (équivalent du Sénat) malgache.

Madagascar: l'avion de Marc Ravalomanana empêché d'atterrir à Antananarivo

L'ancien président malgache à l'enregistrement des bagages, ce 21 janvier au matin. Son avion n'a pas été autorisé à atterrir à Antananarivo.
L'ancien président malgache à l'enregistrement des bagages, ce 21 janvier au matin. Son avion n'a pas été autorisé à atterrir à Antananarivo.


Ce samedi 21 janvier 2012, l'avion qui devait ramener au pays l'ancien président malgache Marc Ravalomanana a dû faire demi-tour, a indiqué un porte-parole de la compagnie SA Airlink. L'espace aérien malgache lui a été interdit par les autorités du pays. L'appareil, après une escale de ravitaillement au Mozambique, a atterri sur l'aéroport de Johannesburg, son point de départ. Marc Ravalomanana refuse actuellement de descendre de l'avion. La mouvance Ravalomanana a décidé de suspendre sa participation aux institutions.

Peu avant de partir de Johannesburg, Marc Ravalomanana semblait confiant : le Premier ministre de transition, Omer Beriziky lui ayant même dit que tout était « OK ».

On attendait l’avion transportant l’ancien président malgache en exil à 14h10, heure locale à Antananarivo. Mais quelques minutes avant l’atterrissage prévu, le ministre de la Communication s’est exprimé sur une radio privée malgache pour annoncer que l’avion de l’ancien président avait fait demi-tour.

Selon Félix Malazarivo, c’est la compagnie aérienne sud-africaine qui a pris la décision par elle-même. Mais, selon d’autres sources, dont les représentants de Marc Ravalomanana qui étaient à l’aéroport, Antananarivo et d’autres pistes de l’île auraient été fermés par les autorités malgaches. Même s’il existait certaines autres possibilités d’atterrissage, le commandant de bord de l’avion aurait préféré faire demi-tour.

Les premières réactions sont politiques : les représentants de l’ancien président ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une « violation de la feuille de route ». C’est un accord qui avait été signé par tous les groupes politiques malgaches et qui prévoyait le retour des exilés.

21 juin 2009. Johannesburg. Sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) sur la crise malgache. Madagascar est suspendu des activités de la SADC depuis mars 2009.


En vertu de cet accord, les ténors de la mouvance Ravalomanana ont pris des fonctions dans différentes institutions. Ils ont décidé de suspendre leur participation aux institutions, c’est-à-dire au gouvernement et au Parlement de transition. Ils demandent le retour de l’ancien président et la libération des prisonniers politiques.

Bien sûr, l’aéroport est fermé depuis ce matin. Il y a beaucoup de gens massés à quelques centaines de mètres, derrière un cordon de policiers. Les partisans de Marc Ravalomanana sont restés calmes jusqu’à présent.

Le chef de la délégation de la mouvance a fait une déclaration, diffusée par mégaphone, pour informer ses milliers de partisans que Marc Ravalomanana ne rentrerait pas et pour appeler la foule au calme.

Certains partisans commencent déjà à rentrer chez eux, à pied pour la plupart. Ceux qui sont aux abords de l’aéroport, les plus fervents, restent sur place et scandent des slogans, mais la situation reste calme dans l’ensemble.

« Andry Rajoelina n'a pas la volonté politique de résoudre la crise à Madagascar. Le monde peut en être témoin !» a déclaré Marc Ravalomanana, au cours du trajet de retour à Johannesburg, mettant en cause le président de la Transition malgache qui l'a renversé en mars 2009.

Arrivé à Johannesburg, Marc Ravalomanana refuse de quitter l’avion dans lequel il se trouve et se présente désormais comme « apatride ».

Le retour de Marc Ravalomanana, dans «la feuille de route»

Le retour de l'ancien président était explicitement prévu par la « feuille de route » signée en septembre 2011 par les partis politiques malgaches. Il s'agissait de rétablir l'ordre constitutionnel dans le pays après près de trois ans d'une crise ayant violemment touché Madagascar. Cependant, une « note explicative » de ce document indique que le retour « sans condition » des exilés évoqué par le texte n'implique cependant pas « une exonération de poursuites judiciaires ».

Marc Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort, en février 2009, d'une trentaine de manifestants, abattus par sa garde devant le palais présidentiel.

Friday, January 20, 2012

Le sèche-mains électrique, un aérosol à microbes ?

Un sèche-mains à air chaud.


L'autre soir, après le digestif, vous êtes descendu aux toilettes du restaurant pour vous laver les mains avant de les passer sous le sèche-mains électrique. Vous avez apprécié la caresse de l'air chaud en pensant au froid qui vous attendait dehors et vous êtes dit que, décidément, la technologie avait du bon. En réalité, il est fort possible que ce soit à cet instant précis que vous ayez attrapé la gastro-entérite qui allait vous clouer au lit une semaine durant.

Pour de nombreux spécialistes de l'hygiène, les sèche-mains électriques sont une véritable hérésie sanitaire, raison pour laquelle ils sont bannis des milieux hospitaliers ou de l'agro-alimentaire. Dans les bars, restaurants, cinémas, stations services, etc., la solution électrique continue pourtant d'être pratiquée, en raison d'un coût d'entretien nettement inférieur aux serviettes de papier à usage unique.

Dans un ouvrage publié en 2007, On s'en lave les mains, Frédéric Saldmann, médecin à l'hôpital Georges-Pompidou, mettait déjà en garde contre ces véritables "aérosols à microbes". "Le lavage des mains est très important. Mais si on ne les lave pas extrêmement consciencieusement, il reste des germes entre les doigts, près des ongles et des bijoux. Or le sèche-mains électrique fait voler les microbes vers le visage et on les inhale aussitôt. Quand je rencontre un de ces sèche-mains dans un bar, je m'essuie sur ma chemise", confie-t-il.

Quel sera le sort de Ravalomanana aujourd'hui ?

Rien n'est sûr, pour le moment, concernant le devenir de Marc Ravalomanana. Avec un mandat d'arrêt contre lui, les forces de l'ordre attendront l'ancien Président à son arrivée à Ivato.
L'efferves­cence semble se généra- ­liser autour du retour annon­cé de Marc Ravalomanana au pays pour ce samedi à 14h 10. Les partisans de l'ancien président de la Républi­que, comme ceux du camp adverse, surtout les mem­bres de l'Association des victimes du 7 février (AV7), se sont fortement mobilisés pour se manifester à l'aéroport international d'Ivato à cette occasion. La situation favorisant l'affrontement, les responsables des Institu­tions transitoires auraient du mal à l'apprécier.
Jusqu'au dernier moment, le général Richard Ravalo­manana, commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale (CIRGN) d'Antanana­rivo, n'a pas changé d'avis sur l'arrestation de Marc Ravalomanana à son arri­vée à Ivato. « Le mandat d'arrêt est encore entre nos mains. Il nous appartient d'exécuter cette décision de Justice », a-t-il encore déclaré, une fois de plus, hier au téléphone.
Contrairement à son franc-parler, la ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, aurait été évasive sur la question, hier à Iavo­loha, avant de juste indiquer que le mandat d'arrêt est un mandat de Justice « et tout le monde connaît sa signification. » Une manière de cautionner, même indirectement, les dispositifs que l'État-major mixte opérationnel régional (EMMO/Rég) vont mettre en place pour accomplir l'arrestation.
Le général Lucien Rako­toarimasy, ministre des Forces armées, a voulu, quant à lui, être plus objectif dans son analyse de la situation. Il a soulevé qu’avec un tel mouvement de foule, les Forces armées doivent prendre la responsabilité pour prévenir tout débordement. « En ce qui concerne l'arrestation, cette mission est confiée entièrement à celui qui en a reçu l'ordre », a-t-il renvoyé la balle au général Richard Ravalomanana lors d'un entretien à Iavoloha, en marge de la cérémonie de remise de drapeau aux généraux nouvellement nommés.
Insécurité
Malgré toutes les déclarations à son encontre, Marc Ravalomanana a, de son côté, affiché une détermination pour rentrer au pays. Il s'est montré rassurant en avançant que la préparation de son retour s'est déroulée convenablement. D'après ses explications, le responsable de la Compagnie aérien­ne Airlink n'a posé aucun problème à son embarquement.
Afin de démontrer que le voyage n'a pas résulté d'une initiative personnelle, l'ancien chef d'État a confié que la communauté internationale est déjà mise au courant du programme. Toujours selon lui, Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance Rava­lo­manana aux négociations de sortie de crise, a dans ce sens adressé une lettre à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). « J'ai rencontré le président sud-africain Jacob Zuma le 8 janvier. Il m'a dit que le plus simple et meilleur dispositif est mon retour », a-t-il révélé hier lors d'une conférence de presse à distance au Tiko à Bel-Air.
Les dernières consignes ont été ainsi données au Magro à Behoririka l'après-midi à l'endroit des militants qui sont conviés à venir en masse à Ivato ce jour. Un culte a été aussi organisé par le bureau central de l'Eglise réformée (FJKM) au temple protestante d'Ambalavao Isotry hier, pour l'arrivée du vice-président de la confession, « afin qu'il puisse poursuivre l'accomplissement de la mis­sion confessionnelle ». L'appel a été lancé, en présence du président de la FJKM, Lala Rasendrahasina, pour la mobilisation des volontai­res pour accueillir Marc Ravalomanana à Ivato.
Mais tout cela a amené un ex-détenu politique et partisan fervent de « Dada » à s'attendre au pire. Il estime que l'existence d'une foule monstre à l'aéroport et la menace d'arrestation proférée par les Forces de l'ordre suffiraient pour la Compagnie aérienne de demander à l'autorité chargée de l'aviation civile de prendre une mesure d'interdiction d'embarquement au fondateur du groupe d'entreprises Tiko.
C'est dans cette atmos­phère que l'ancien président Didier Ratsiraka a demandé à Marc Ravalomanana de retarder son retour pour attendre la convocation du FFKM (Conseil chrétien des Eglises) pour la conférence au sommet. Un appel qu'il a lancé lors de son intervention directe sur une chaîne de télévision privée hier.

Sortie de crise : La Banque mondiale plus optimiste…

Marc Ravalomanana ne pourra pas escompter sur le milieu des affaires pour le soutenir dans ses tentatives de retour au pays. D’abord, aucun opérateur ne souhaite voir revenir celui qui a voulu tout phagocyter, même la vente de cacahuètes au bord des rues. Mais ensuite parce que personne ne tolère son jeu ridicule de retour que d’aucuns croient de plus en plus faire partie d’un schéma de déstabilisation destiné à arrêter pour de bon le processus de sortie de crise qui est pour lui synonyme de déchéance officielle du pouvoir. Et cela, les opérateurs ne peuvent l’accepter. Surtout aujourd’hui où une petite lueur se pointe à l’horizon.

D’après de nouvelles prévisions sur l’économie mondiale qui viennent d’être publiées, la Banque mondiale se montre, en effet, plus optimiste que le régime de Transition. Dans ces études, la Banque prévoit un taux de croissance de 3, 0 % pour cette année et 4,5 % en 2013. Dans l’exposé des motifs de la loi de Finances pour 2012, l’Etat prévoit une croissance de 2,0 % pour l’année qui vient de commencer. Soit une différence de 1 % qui se chiffre à environ 100 millions de dollars qui est l’équivalent du montant des intérêts de la dette publique pour cette année.

Elevées par rapport aux prévisions gouvernementales, les prévisions de la Banque mondiale sont cependant moindres par rapport à celles du FMI (Fonds monétaire internationale). Dans ses chiffres publiés en septembre 2011, cette institution table, en effet, sur un taux de croissance de 4,689 % cette année et 4,955 % en 2013. Les différences viennent peut-être du fait que les chiffres de la Banque mondiale sont plus actuels en tenant compte des différents facteurs survenus après la publication des statistiques de septembre (hausse des prix du pétrole, crise financière en Europe…). Les observateurs remarqueront cependant que les statistiques des deux institutions jumelles ne sont pas non plus les mêmes sur les années précédentes. Pour le FMI, le taux de croissance était respectivement de – 3,662 %, 0,6 % et 0,989 % en 2009, 2010 et 2011. Pour la même période, la Banque mondiale estime ces taux à respectivement – 4,6 %, 1,6 % et 2,6 %.

En dépit de ces différences, l’important est que ces institutions soient plutôt optimistes pour 2012 et les prochaines années. Sur le plan psychologique, c’est particulièrement important pour un pays comme le nôtre qui a connu des moments très difficiles d’entendre ce genre de prévisions. Qui plus est, elles parviennent d’institutions reconnues mondialement ; le FMI n’est-il lui-même pas surnommé le gendarme de l’économie mondiale pour la qualité et le pouvoir de sa surveillance économique ?

Cet acquis, ce l’est effectivement au niveau du contexte où les voix autorisées sur un sujet peuvent faire évoluer les choses, doit donc être préservé pour que les prévisions tendent vers la réalité. Pour cela, il faut que le processus de mise en œuvre de la feuille de route ne soit pas perturbé. Les Malgaches ne sont sans doute pas moins sérieux ni plus imbéciles que ses frères Africains dont les élections ne se sont pas accompagnés d’une catastrophe économique.

Le rapport de la Banque écrit notamment sur ce sujet au titre des risques internes : « les perturbations de l’activité économique liées à la tenue d’élections constituent un risque notable. Toutefois, en 2011, un tiers des pays de la région a tenu des scrutins présidentiels, sans que cela ne perturbe l’activité économique nationale ». Le rapport cite par ailleurs comme source de risque les aléas météorologiques. « Comme l’agriculture participe au PIB à hauteur d’environ 20-40 % dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, une pluviosité défavorable peut avoir des répercussions significatives non seulement sur le secteur agricole, mais aussi sur les services et l’industrie, étant donné que la production d’électricité est fortement dépendante de sources hydrauliques ».

D’autres remarques et des suggestions sont contenues dans ce rapport (lire de larges extraits ci-après) dont la consolidation avec les souhaits du secteur privé malgache, présentés lors de la cérémonie de présentation de vœux, va certainement conduire le pays à une vie meilleure. Celle qu’on veut prospère dans la concorde et la sérénité. C’est pour cela qu’opérateur et simple citoyen n’accepteront jamais le comportement belliqueux d’un certain « messie » déchu.

Fiverenan-dRavalomanana : Miomankomana ny « gros bras » sy « kung-fu »

Samy efa mihetsiketsika avokoa ny rehetra manoloana ny fanambaran’ny filoha teo aloha Ravalomanana Marc ny amin’ny fiverenany amin’ny sabotsy ho avy izao. Ny « gros bras » na ny bokonozatra izay fantatra dia nilaza fa tsy hitazam-potsiny izany. Efa misy ny drafitra napetrak’ireo saingy na izany aza dia tsy mbola nanome ny heviny mazava ireo sendra anay na manaiky na tsia io fiverenana io. Ny heverina dia mizara izy ireo. Ny hilazana izany dia ny fahitana ny tranga efa nisy teo aloha. Raha tsy hiteny afa-tsy ny tamin’ny 19 febroary 2011 izay efa marobe ny bokonozatra tonga nitsena teny Ivato raha vao hoe hiverina i Ravalomanana Marc. Izy ireo anefa dia samy nanana ny fironany fa tsy hoe nitovy tadin-dokanga akory. Momba ny « kung-fu » indray dia mazava be ny fijerin’ireo. Rehefa tonga nitsena an’i « Deba » izy ireo tamin’ny novambra lasa teo dia mazava ho azy fa hitsena an-dRavalomanana Marc ihany koa. Izany hoe hiaro an’io farany ny kung-fu raha jerena amin’ny lojikan-javatra. Ny AV7 indray dia nanambara mazava fa « maso solon’ny maso » no hitranga eto raha toa ka tena ho tonga tokoa ny filoha teo aloha izay hatreto, ho an’ity fikambanana ity, dia tompon’andraikitra tamin’ny raharaha 7 febroary. Ho avy eny Ivato ny mpitandro ny filaminana, ho avy eny koa ny bokonozatra, ny mpanao kung-fu, ny mety ho mpiaro ny AV7. Ahiana hafana eny Ivato amin’ny sabotsy…

Tourmaline : Pety accusé par les opérateurs miniers !

Des tourmalines d’une valeur de 17 milliards Fmg auraient été déjà sortis du site minier de la société Vatogasy sans que le propriétaire n’ait rien empoché…



« Sans permis aucun, Pety Rakotoniaina abuse de son pouvoir pour exploiter notre site minier. Sans le moindre scrupule, il fait une exploitation sauvage du périmètre minier de 2 km² à Behavondrano-Fitampito. Nous avons avisé les autorités locales. En vain puisque la réponse reste négative jusqu’à maintenant », explique Serge Rasolofoniaina lors d’une conférence de presse hier. Premier responsable de la société minière Vatogasy, il a eu un permis de recherche émanant de l’Etat en 2009. Avec la conjoncture de l’époque où une forte crise a secoué le pays, cet opérateur devait sécuriser son site. Et cela coïncidait avec la sortie de prison de Pety Rakotoniaina redevenant alors PDS. Ce dernier a conclu avec l’opérateur de prendre en main ladite sécurisation. Tout se passait bien jusqu’en 2011 lorsque le PDS de Fianarantsoa et ses hommes commençaient à extraire des tourmalines dans le périmètre. « Tout a changé en si peu de temps. Il descend carrément dans le site avec des civils armés. Exploitation sauvage de mine, insulte de nos employés et même il en est venu à l’endroit aux mains quelques fois. Face au danger qu’on encourt, nous avons décidé d’engager des militaires pour nous sécuriser. Une action qui n’a malheureusement pas empêché Pety et ses hommes de faire intrusion dans le site », continue d’expliquer l’opérateur qui tire actuellement la sonnette d’alarme auprès de l’administration centrale. Quoi de plus normal, puisque l’indifférence des autorités locales qui pourraient être de connivence avec le PDS n’a fait qu’empirer les choses. « Oui, il y avait une réunion avec l’OMC. Il a été décidé que le site sera fermé jusqu’à mi-janvier. Une clause qui n’a jamais été respectée par l’autre partie. Face à cet abus de pouvoir, les responsables locaux demeurent indifférents. Raison de cette conférence de presse afin d’alerter le ministère de tutelle et surtout la Présidence, en passant par le ministère des Forces armées. Nous avons toutes les paperasses nécessaires pour défendre notre cause. Il est injuste de tolérer une telle sauvagerie, qui plus est, l’auteur est une autorité de fait», se plaint notre interlocuteur. Selon ses estimations, des tourmalines d’une valeur de 17 milliards de nos francs auraient déjà été sortis de ce site d’exploitation. Et l’étrange silence des autorités pourrait trouver son explication là-dessus. Ils se seraient partagé la part du gâteau, selon toujours Serge Rasolofoniaina.

Demande d’explication : Le Gal Richard Ravalomanana convoqué par le gouvernement


Le Premier ministre Omer Beriziky et la Commission ad hoc interministérielle demandent des explications au Gal Richard Ravalomanana sur le « Sakoroka » du mardi dernier.

Le gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre de consensus Omer Beriziky ne reste pas indifférent à ce qui s’est passé le 17 janvier dernier à Ambohijatovo. En effet, il a été décidé à l’issue du Conseil de gouvernement extraordinaire de mercredi dernier que la commission ad hoc interministérielle chargée de la mise en œuvre de la Feuille de route convoquera le général Richard Ravalomanana pour demander des explications sur les mesures drastiques que ce patron de l’Emmo-Reg a prises pour disperser violemment la manifestation que la mouvance Zafy a organisée mardi dernier pour commémorer le 3e anniversaire de la Place de la Démocratie. Le général Richard Ravalomanana aura donc à expliquer pourquoi il a lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants alors que le Premier ministre Omer Beriziky qui préside l’Emmo-Nat n’a pas donné d’ordre pour le faire. D’ailleurs, le chef du gouvernement, qui est en même temps chef de l’Administration, a accordé son autorisation « verbale » à la manifestation du Pr Zafy et consorts .

Marée humaine. Ce qui est étonnant, c’est lorsque le général Richard Ravalomanana a déclaré qu’il ne reçoit aucun ordre de qui que ce soit, ni du président de la transition, ni du Premier ministre Omer Beriziky. Pas plus tard que mardi dernier, le patron de l’Emmo-Reg s’est permis de donner l’ordre de disperser à coups de grenades les partisans du Prof qui ont posé des gerbes à Ambohijatovo. Et tout récemment, réagissant à l’annonce de la date du retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana, le gal Richard Ravalomanana qui a été tout dernièrement promu au grade de général de Brigade à la grande surprise de ses camarades de Promotion, a brandi un mandat d’arrêt contre l’ancien président Marc Ravalomanana. Jusqu’ici donc, le patron de l’Emmo-Reg n’a qu’un seul plan à réaliser demain à l’aéroport d’Ivato : arrêter Marc Ravalomanana dès sa descente d’avion. Mais bon nombre d’observateurs se posent la question : Comment le gal Richard Ravalomanana y parviendra face à une marée humaine qui ne se laissera pas faire vu ce qui s’est passé ces derniers temps au Magro Behoririka ? Le « rotaka » est à craindre demain à Ivato. A qui profitera le crime ?

Thursday, January 19, 2012

Paris redoute des frappes sur l'Iran pendant l'été

La diplomatie de Nicolas Sarkozy vise à prévenir, par des sanctions internationales, une action militaire israélienne.


Alors que les périls s'accumulent dans la région du Golfe, où Etats-Unis et Iran semblent au bord de la confrontation, la France est engagée dans un effort diplomatique dont l'objectif se résume ainsi, selon l'entourage de Nicolas Sarkozy : "contraindre l'Iran à faire un choix binaire : l'avenir du régime, ou la bombe nucléaire".

On estime, à Paris, qu'une campagne de sanctions internationales paralysantes pour l'économie iranienne s'impose de manière urgente, car le risque est grand de voir Israël procéder à des frappes aériennes contre des sites nucléaires iraniens "durant l'été 2012 ".

Les responsables français considèrent de longue date qu'ils sont investis d'un rôle particulier de vigilance sur cette crise mettant en cause la paix au Proche-Orient ainsi que l'ordre nucléaire mondial. Chose frappante, la récente dramatisation des enjeux donne lieu à de nouvelles tensions feutrées entre l'équipe de M. Sarkozy et celle de Barack Obama.

Rien n'en paraît publiquement, et les deux dirigeants affichaient une bonne entente lors de leur prestation télévisée conjointe, début novembre 2011, en marge du G20 de Cannes. Mais derrière cette façade, les responsables français reprochent à l'administration Obama d'avoir été hésitante pour la mise en oeuvre de sanctions radicales contre l'Iran, alors que, selon eux, un compte à rebours est engagé.

"Obama s'est fait imposer par le Congrès américain les mesures qu'il a signées le 31 décembre ", portant sur un étouffement progressif des transactions internationales avec la Banque centrale iranienne, relève-t-on à Paris. "Il l'a fait à son corps défendant", souligne un officiel, rappelant que le Sénat américain avait voté par "100 voix contre zéro" pour imposer une politique plus stricte sur l'Iran, alors que la Maison blanche voulait diluer ou retarder certaines mesures.

Un diplomate français de haut rang souligne qu'il a été difficile pour M. Obama d'envisager des mesures contre le pétrole iranien car le président américain serait prisonnier de considérations électoralistes : une flambée des cours du brut rejaillirait négativement sur sa campagne de réélection.

Placé sous la pression du Parti républicain, dont tous les candidats ne cessent d'agiter le danger iranien, Barack Obama aurait par ailleurs du mal à reconnaître ce qui est perçu, à Paris, comme "l'échec de sa politique de la main tendue" à Téhéran. Une politique qui avait suscité de fortes réserves, côté français, notamment à propos d'une offre d'échange d'uranium enrichi faite, en vain, fin 2009.

Encore aujourd'hui, certains officiels français se méfient d'une propension d'une partie de l'administration américaine à rechercher un compromis "bancal" avec Téhéran. C'est pourquoi Paris insiste, au sein du groupe des grandes puissances traitant cette crise, pour que l'exigence de la suspension de l'enrichissement d'uranium, inscrite dans les résolutions de l'ONU depuis 2006, soit constamment rappelée.

2012, ANNÉE "CRUCIALE"

Alors que Washington hésitait à frapper le secteur des exportations iraniennes de pétrole, l'Elysée avait rendu publique, le 21 novembre 2011, une lettre de M. Sarkozy aux autres dirigeants occidentaux, appelant à des mesures plus décisives : interruption des achats de brut iranien et gel des avoirs de la Banque centrale. Ce sont ces mesures - en particulier l'embargo pétrolier - que la France estime avoir réussi à imposer au niveau de l'Union européenne, qui devrait annoncer des décisions en ce sens le 23 janvier.

La France, par son activisme en faveur de sanctions d'un registre nouveau, veut s'inscrire dans un triangle diplomatique avec Washington et Israël, dans l'espoir d'occuper un rôle central. Les responsables français ont ainsi relayé le message israélien au sein de l'Europe et auprès de l'équipe Obama, pour la mise en place d'un embargo pétrolier. Non sans, d'ailleurs, s'appuyer sur des contacts au sein du Congrès américain, manifestement perçu à Paris comme un allié, ainsi qu'il l'est par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Mais la France n'endosse pas pour autant la ligne des "faucons" du Likoud, insiste-t-on à Paris, car elle continue de faire l'analyse que le scénario militaire contre l'Iran serait une "catastrophe", comme l'avait dit M. Sarkozy dès août 2007.

Des frappes aériennes auraient pour effets de "souder les Iraniens derrière (le Guide) Khamenei, souder tous les chiites derrière l'Iran, et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien, sans lui porter un coup d'arrêt définitif", dit un officiel, catégorique. Et c'est précisément pour "chercher une alternative à ce qui serait une grosse bêtise israélienne" que la France déploie tant d'efforts en faveur des sanctions.

Celles-ci visent à convaincre l'Iran qu'il vaudrait mieux arrêter - avant qu'il ne soit trop tard - son programme nucléaire, plutôt que d'encourir des mesures susceptibles de provoquer un effondrement économique du pays, et donc, de mettre en péril le régime. Il y a urgence à faire aboutir cette stratégie car l'année 2012 est "cruciale". "Nous sommes convaincus qu'il reste à peu près un an avant la bombe" iranienne et que "les Israéliens n'attendront pas un essai nucléaire iranien pour régler le problème", commente un responsable français. Un tel délai correspond à celui évoqué par le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak.

Selon un diplomate français de haut rang, "si les Israéliens veulent "taper" avant qu'un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment, c'est avant l'élection présidentielle américaine". Car, en pleine campagne électorale, Barack Obama "serait soumis à une pression politique irrésistible pour ne pas laisser Israël seul face à la tentation de frapper militairement". "Si Israël frappe, souligne cette source, ce sera avant le 6 novembre." En précisant : "Le moment de tous les dangers, c'est l'été 2012."

Nicolas Sarkozy est "le président le plus engagé, dans le monde" sur le dossier iranien, souligne-t-on dans son entourage. La montée des tensions régionales ainsi que l'avancée des travaux scientifiques iraniens, décrite dans le dernier rapport des inspecteurs internationaux, favorisent une nouvelle mobilisation. Certains, à Paris, anticipent que le chef de l'Etat s'emparera de ce thème dans sa campagne électorale, pour valoriser sa fermeté et sa constance face à une crise de prolifération qui comporte désormais de lourds dangers de dérapage militaire.

Mandrosoa Ivato : Kolonely mamo nahafaty olona

Olona vao avy notsenaina teny amin’ny seranam-piaramanidin’Ivato no niharan-doza teny amin’ny manodidna ihany. Nohitsin’ny kolonely efa mamo tamin’ny fiarany...

Ny alin’ny talata hifoha alarobia teo no nisehoan’ity lozam-pifamoivoizana nitarika fahafatesana olona ity. Iray no maty ary roa hafa naratra mafy. Izay no vokatry ny hadalan’ity manamboninahitra ambony ity. Raha ny fanazavana azo dia mamo izy no nitondra ny fiara iray tsy mataho-dàlana. Nisy fiarakely, 2 CV, nitondra olona izay vao nigadona teny amin’ny seranam-piaramanidina teny Ivato nifanena taminy. Tsy vitany intsony ny niala izany fa avy hatrany dia nohitsiny tanteraka. Tafiakatra teo ambonin’ilay fiara kely mihitsy ilay 4X4 vokatr’izany. Voa mafy ny mpamily ilay fiarakely. Naratra be ihany koa ireo olona roa izay nentiny. Tao anatin’izay anefa dia mbola nanan-kevitra ny handeha hitsoaka ihany ilay 4X4 nentin’ity kolonely mamo. Soa anefa fa nisy fiara hafa mihitsy sendra nahita. Io no nibahana ny làlana mba tsy hahafahan’io nihetsika intsony. Mbola nahazo fandrahonana indray ilay nibahan-dàlana, mazava ho azy avy amin’ilay kolonely. Nampandrenesina ny mpitandro ny filaminana izay nitazona avy hatrany ny tompon’andraikitra tamin’ity lozam-pifamoivoizana izay nahafaty olona ity. Sady manamboninahitra ambony no mamo nitondra fiara no mbola saika hitsoaka ihany koa. Feno tanteraka ny fepetra hamonjana azy mba ho fampiharana ny lalàna. Omaly ihany dia nosokafana ny fanadihadiana.

Dayvide la chanteuse évangélique qui monte

Aéroport d’Ivato : Ravalomanana arrive samedi



Plus d’un million de personnes sont attendues samedi prochain pour accueillir à l’aéroport d’Ivato l’ancien président Marc Ravalomanana qui débarquera avec des « témoins », voire des éléments assurant sa sécurité.

Fin du suspens hier sur la date du retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana. L’intéressé en personne l’a annoncé depuis l’Afrique du Sud. C’est le samedi 21 janvier 2012, c'est-à-dire après demain. Par contre, l’exilé d’Afrique du Sud n’a pas donné l’heure précise. On sait cependant que si Marc Ravalomanana et des membres de sa famille prennent ce samedi le vol commercial en provenance de Johannesburg, ils seront attendus à Ivato vers 14h 20mn. « Ce samedi, nous viendrons à l’aéroport d’Ivato tôt le matin. », a déclaré hier le vice-président du congrès de la transition, Zafilahy Stanislas, lorsqu’il a harangué la foule du Magro après l’intervention téléphonique de Marc Ravalomanana. Au début de son intervention, l’ancien président Marc Ravalomanana a remercié ses partisans d’être encore là après trois ans d’attente. « Je vous félicite d’avoir patienté pendant trois ans. Le moment est venu pour restaurer l’Etat de droit à Madagascar », a-t-il souligné. Avant de rassurer l’opinion des militants du Magro : « Tout est déjà en place pour mon retour au pays. Ne vous inquiétez pas. Nous serons bien sécurisés. »

Notam. S’adressant aux forces de l’ordre qui ont pour mission de maintenir l’ordre public, l’ancien président de lancer un appel : « Vous êtes là pour protéger les personnes et leurs biens. Prenez vos responsabilités le moment venu. » La liesse populaire a été au rendez-vous hier au Magro Behoririka. Le site de meeting quotidien des « Zanak’i Dada » était plein comme un œuf. Les partisans de Marc Ravalomanana se sont dits prêts à affronter toutes les entraves au retour de leur « Dada ». « L’objectif est de doubler, voire de tripler le nombre des personnes qui étaient venues accueillir à Ivato le président Marc Ravalomanana le 19 février 2011 », a expliqué une mère de famille fidèle au mouvement. Le Ct Manoëla a même avancé le chiffre 3 millions. Quoi qu’il en soit, on a appris hier au Magro que des partisans de Marc Ravalomanana en province rejoindront ceux de Tana. En tout cas, on attend dans les 48 heures à venir la réaction officielle de la HAT. Une HAT qui a décerné le dernier notam (A1 204/11 NOTAMR A0910/11) contre l’ancien président le 15 décembre 2011. Il fallait l’intervention du vice-ministre sud-africain Marius Fransman et l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner pour la levée de cette note interdisant à toute compagnie aérienne desservant l’Afrique du Sud d’embarquer Marc Ravalomanana et compagnie.

Feuille de route. Le retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana est préconisé par la Feuille de route qui est devenue une loi (n° 2011-014). L’article 20 de cette Feuille de route prévoit le retour « sans conditions » des exilés politiques, y compris Marc Ravalomanana. Le même article stipule que les autorités en place veilleront à la sécurité de Marc Ravalomanana et celle des membres de sa famille. L’exilé d’Afrique du Sud a encore une fois réitéré hier au Magro : « Je viendrai pour apporter la paix et non les troubles. Je ne viens pas remettre tout en cause, pour défaire ce qui est déjà fait. » « Le problème de sécurité ne doit pas se poser car la Feuille de route est claire là-dessus. D’ailleurs, en tant qu’ancien président de la République, Marc Ravalomanana a droit à une sécurité spéciale.», rappelle Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance Ravalomanana. Interrogé par une station de télévision privée de la place hier, le Gal Richard Ravalomanana de l’Emmo-Reg de souligner qu’aucune mesure de sécurité spéciale ne sera prise ce samedi 21 janvier. D’après nos sources, le retour au pays de l’ancien président serait précédé de la venue d’une délégation de la Troïka. A rappeler que Marc Ravalomanana ne participera pas personnellement à la transition consensuelle et inclusive préconisée par la Feuille de route. Sa mouvance qui a intégré le processus a prévenu qu’elle pourrait suspendre la participation de ses membres aux travaux des différentes Institutions de la transition si la HAT persiste à bafouer certaines dispositions de la Feuille de route.

Retour de Marc Ravalomanana :
« Tant mieux », selon le général Richard Ravalomanana


Le général Richard Ravalomanana est volontiers prêt à accueillir l’ancien président Marc Ravalomanana ce samedi 21 janvier à l’aéroport d’Ivato. Le chef de la Circonscription régionale de la Gendarmerie de la province d’Antananarivo, le général Ravalomanana, a laissé comprendre ce vendredi 19 janvier que le retour volontaire de Marc Ravalomanana lui facilite beaucoup la tâche ; cela lui épargne des problèmes qu’auraient pu entraîner des déplacements en Afrique du Sud, sachant qu’il doit exécuter un mandat d’arrêt à son encontre. Son retour pour ce samedi 21 janvier l’arrange bien car cela évite des dépenses de déplacement à l’extérieur et des problèmes de juridictions et judiciaires. En tout cas, précise le général Richard Ravalomanana, ce n’est pas un duel fratricide ou des inimitiés personnelles mais il ne fait qu’exécuter un verdict, un ordre de la justice.

Par rapport aux inquiétudes et remarques de l’ambassade américaine relatives à ce qui s’était produit à Ambohijatovo ce mardi 17 janvier quand des grenades lacrymogènes ont dispersé les partisans de la mouvance Zafy qui voulaient manifester, le général Richard Ravalomanana a déclaré à l’attention des militaires américains qu’ils ont fait les mêmes écoles. La presse télévisée privée d’ailleurs rapporte que le général Ravalomanana a eu des entretiens avec le responsable de la Défense auprès de l’ambassade américaine.

En tout cas, le général Ravalomanana recommande aux partisans de Marc Ravalomanana qui souhaitent l’accueillir à Ivato de respecter la Loi et les règlements, et d’éviter toute obstruction de la voie publique. « Ce serait se sacrifier pour rien de faire ainsi, car nous sommes là pour faire respecter la loi » dit-il.

Bois de rose Règlement des arriérés du Task force

Les éléments du Task force traquaient les caches de bois de rose sur la plage de Mananara nord en 2009


L'État va enfin régler les arriérés du Task force pour le bois de rose. Un pactole de l'ordre de 4,8 milliards d'ariary.
Le gouvernement Beriziky décide de régler un des dossiers chauds laissés par ses prédécesseurs. Le conseil de mardi au palais de Mahazo­arivo a pris la résolution de payer les arriérés d'avantages et d'indemnités de l'ancien task force pour le bois de rose, qui selon les informations disponibles, devraient avoisiner les 4,8 milliards d'ariary. Ce montant correspond à une période de quatre mois, après le départ de l'ancien ministre de l'Environnement et des forêts Edelin Randriamiandrisoa en mai 2010. Le Task force, à l'époque commandé par des hauts gradés des forces de l'ordre a donc finalement eu gain de cause après deux ans de bras de fer avec les gouvernements successifs.
Arrêt tardif
« Le montant des arriérés est trop important. Il a donc été envisagé de les payer en plusieurs tranches, peut être en trois fois », précise une source proche de Joseph Randria­miarisoa, ministre de l'Environ­nement et des forêts.
Le Task force, créé en septembre 2009 pour mettre fin à la prolifération du commerce et de l'exploitation illégale du bois de rose, a été composé de près de 150 éléments issus de la gendarmerie, de l'armée et de la police. Son commandement basé à Antananarivo a déployé ses éléments dans les réserves victimes des pillages comme Marojejy, Masoala et Mananara nord, ainsi que dans les endroit sensibles comme le port de Vohémar. Ces missions leur permettait de toucher des indemnités et des avantages avoisinant les 70 000 ariary par jour au minimum, outre les frais de déplacement et de logistique divers.
Dans le contexte politique de l'année 2009, le Task force s'est chargé d'une mission délicate et difficile. Dotée dès le début d'un budget de 9 milliards d'ariary pour assurer son fonctionnement, le départ du ministre Edelin Randriamiandrisoa en mai 2010 a remis en cause l'existence de cette structure, également critiquée par son efficacité. Dès sa prise de fonction, Herilanto Ravelo­harison, le ministre successeur, a annoncé son intention de dissoudre le Task force. Mais ce dernier n'a finalement cessé de travailler que quelques mois plus tard.
« Cette tergiversation dans la prise de décision concernant l'avenir du Task force a conduit à l'existence de ces arriérés. Les éléments sur le terrain ont encore reçu l'ordre de poursuivre leur travail et ont dû engager des dépenses pendant cette période», souligne un ancien haut responsable du ministère de l'Environnement à l'époque.
L'actuel ministre de l'Envi­ron­nement et des forêts, Joseph Randriamiarisoa, a déjà confirmé son intention de ne pas recourir à une structure comme le Task force, telle qu'elle était. D'autant que la poursuite des trafics illicites de bois de rose a montré l'existence des failles dans ce système. L'idée de mobiliser et de renfoncer les brigades dans les localités concernées comme Mananara nord et Maroan­tsetra a déjà été émise. Reste à savoir si elle pourra montrer plus d'efficacité.

Wednesday, January 18, 2012

L'UE décide de geler les avoirs de la Banque centrale d'Iran

Tableaux de cotes à la Bourse de Téhéran : l'économie de l'Iran est de plus en plus précisément visée par les sanctions occidentales.



Les pays de l'Union européenne sont parvenus mercredi 18 janvier à un accord de principe pour geler les avoirs de la Banque centrale d'Iran, dans le cadre d'un nouveau train de sanctions incluant également un embargo sur le pétrole iranien, ont indiqué plusieurs diplomates européens.

Cet embargo, qui devrait être entériné lundi prochain lors d'une réunion des ministres des affaires étrangères européens à Bruxelles, serait mis en œuvre progressivement d'ici le 1er juillet.

"Sur la Banque centrale, les choses ont avancé dans la bonne direction au cours des dernières heures […]. Il y a un large accord sur le principe", a expliqué l'un des diplomates. Trois autres diplomates ont confirmé ces informations et précisé que des discussions se poursuivraient d'ici lundi afin de s'assurer que seul le commerce du pétrole est affecté par le gel des avoirs de la Banque centrale et que les conséquences pour la population sont les plus minimes possibles.

Les Occidentaux craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, malgré les dénégations iraniennes, et veulent renforcer les sanctions contre Téhéran, notamment en visant ses exportations pétrolières.


La monnaie iranienne atteint son plus bas niveau historique

La monnaie iranienne, le rial, a atteint mercredi son plus bas niveau jamais enregistré face au dollar, a rapporté l'agence ISNA, s'appuyant sur les taux pratiqués sur le marché noir des changes. Le rial a plongé à 18 000 rials le dollar, sur fond des nouvelles sanctions que l'Occident s'apprête à prendre à l'encontre de la République islamique.

Le gouvernement iranien a tenté ces dernières semaines de maintenir la valeur du rial en imposant des taux de change plus élevés dans les banques et les bureaux de change, interdisant les transactions menées hors de ces institutions, sans réel succès.

Le rial a perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar ces trois derniers mois, au fur et à mesure que les Etats-Unis et l'Europe durcissaient les sanctions visant l'économie iranienne. Cette baisse a brutalement accéléré début janvier, dans la foulée de la ratification par le président américain Barack Obama d'une loi renforçant les sanctions visant le secteur financier iranien et les entreprises étrangères commerçant avec l'Iran.

Le ministre de l'économie, Shamseddin Hosseini, et le chef de la Banque centrale, Mahmoud Bahmani, convoqués mardi devant le Parlement à ce sujet, se sont engagés à reprendre le contrôle des taux de change.

Manjakaray : Ankizivavy hipetrahan-javatra, voalaza fa mandeha ambony rano

Vao 13 taona izy, rehefa mihetsika ny trombany dia miova ny feony, feon’ankizy, tanora ary olon-dehibe. Miova koa ny endriny.

Tamin’ny alatsinainy teo, feno olona ny arabe manoloana ny biraon’ny fokontany Manjakaray II C. Tsy latsaky ny arivo any ho any, hoy ny tompon’andrakitra iray. Nandeha ny feo fa misy ankizivavy manidina ao amin’ny birao ao. Rehefa tena nojeren’ny tomponandraikitra ifotony anefa ny fandehan-javatra dia nahamarika izy ireo fa hipetrahan-javatra ity ankizy ity.

Emma Prisca no anaran’ity zazavavy ity, 13 taona izy. Avy any Mahajanga no fiaviany. Tamin’ny alahady teo, nisy nahita teny amin’ny ranon’i Masay i Prsica. Variana ny olona tamin’izay, araka ny fitantaran’izy ireo fa toa mandeha ambony rano izy ary vetivety foana dia tonga eny an-tanety. Tsy misy lena na dia ny faladiany aza. Izany no nanaitra ny olona ka nandray ny andraikiny ny vaomieran’ny fandriampahalemana ny hisambotra azy. Rehefa izany dia naterina tany amin’ny polisy Tsaralalana. Tsy nitana azy anefa ny tany fa nasaina nentina niverina aloha.

Nihetsika tromba. Ny alatsinainy, nentina tao amin’ny biraom-pokontany ilay zazavavy. Araka ny voalaza, nitangorona ny olona ary tapaka mihitsy ny lalana. Tamin’ny atoandro, nilaza ilay ankizivavy fa tonga ny “trombany”, hoy ny fitantaran’ireo tomponandraikitra tao amin’ny fokontany. Alohan’izany anefa dia zavatra efatra no notadiaviny: labiera, tany malandy emboka manitra ary lambahoany. Novoriana ireo. Nipetraka teo ambony seza aloha ilay ankizy. Nilaza anefa izy, araka ny fitantaran’ny tompon’andraikitra ihany, fa mipetraka amin’ny tany no mahamety azy. Novelarina lamba. Nihetsika tamin’izay ilay zavatra tao aminy ka dia tsy maintsy nifampitazomana izy. Nisy nampilaza tany amin’ireny mpivavaka ireny izay tonga tao. Nesorina ny emboka sy ny tany ravo ary nivavahana teo ilay zazavavy. Maro ny zavatra niseho nefa tsy nampihemotra ireo mpiandry izany. Afaka 20 minitra, nihanalefaka ny fihetsiny. Ary dia lasa nivavaka koa izy.

Amoron-dranomasina. Rehefa avy nihaino ny fitantarany ny tao amin’ny fokontany dia niantso ny havany tany Mahajanga. Maro ny vaovao azo tamin’izany. Anisany ny hoe, eny amoron-dranomasina foana no ahitana azy. Vetivety dia hita, ary vetivety, tsy hita. “Tsaiky mandeha ambony rano” no iantsoana azy, hoy ihany ny vaovao. Efatra ry zareo no mpiray tampo ka izy hafa ray. Tsy navelan’ilay zavatra mipetraka aminy miara-monina amin’io raikely izay nolazainy fa nanao zavatra tsy nety taminy izy. Izay no nampiakatra azy taty an-drenivohitra. Fahagagana hatrany ny an’ny olona nahafantatra fa tsy hay mihitsy ny nahatonga azy taty. Niakatra tao anaty taxi-brousse izy; nasaina nidina satria tsy nisy nety nitondra azy. Variana anefa ilay mpamily rehetra taty Antananarivo satria niaraka tonga taminy teo amin’ny fiantsonan’ny fiara izy. Nanampy ny fitantaran’ilay ankizy ka nanamafy fa mahafantatra azy avokoa ny zandary sy ny polisy miandraikitra ny fifamoivoizana saika amin’ny lalam-pirenena rehetra. Tany Mahajanga, nidina avy eny amin’ny rihana faha-5 izy, taty ivelany, nefa tsy naratra mihitsy, hoy ihany ny filazany. Izy hono tsy mahatsiaro tena fa ny olona no nitantara azy an’izany.

Tamin’ny alatsinainy ihany dia naterina tany amin’ny polisy misahana ny zaza tsy ampy taona izy. Araka ny vaovao ihany, mety horaisin’ny Syndicats des Professionnels Diplomés en Travail Social (SPDTS) izay miaro ny zon’ny ankizy ity zazavavy ity.

Wisco : Plus que 50 millions de dollars disponibles

Que reste-t-il maintenant des 100 millions de dollars de WISCO ? C’est la question que se posent bon nombre d’observateurs qui s’étonnent du manque de transparence sur la gestion de ce fonds que la HAT a décidé d’utiliser notamment pour les projets « présidentiels » tels que les hôpitaux aux normes internationales, infrastructures culturelles, sportives, universitaires et autres. Projets dont la réalisation atteint 75%, comme l’a souligné récemment le PHAT Andry Rajoelina.

Bref, les 100 millions USD de Wisco ont déjà servi à ces projets. Et d’après certaines informations, il ne resterait plus que la moitié, c’est-à-dire 50 millions USD de ce fonds, dans les comptes en devises du Trésor public. Sur ce point, justement, certains analystes estiment que cette année, les réserves en devises de la Banque Centrale risquent encore de diminuer. Et ce, en raison notamment d’une baisse probable des recettes en devises, consécutive à la fin des travaux d’installation des grands investissements miniers. Mais la menace pourrait être tempérée par la politique monétaire prudente qu’a pratiquée la Banque centrale en 2011 et qu’elle continuera probablement cette année.

Par ailleurs, la HAT pourrait encore sauver les meubles en vendant l’ancien avion présidentiel Air Force One 2. Sur ce point, l’on rappelle qu’un acquéreur propose actuellement d’acheter l’avion en question à 25 millions USD. Le dossier est actuellement dans une phase avancée, puisque l’acheteur en question a déjà une Letter of Intend (Lettre d’intention) qui prouve sa détermination à boucler l’achat. Une occasion à saisir rapidement, en somme, puisque, plus le gouvernement tergiverse, plus l’appareil perd de sa valeur. Et ce, sans compter une possible dévaluation de l’ariary qui risque de faire perdre aux changes.

Tuesday, January 17, 2012

Six mois de prison avec sursis pour le magistrat voleur de pendule

L'anecdote avait fait sensation dans les tribunaux français : un magistrat qui siégeait au procès Carlos avait dérobé une horloge dans les bureaux de la cour d'assises. Mardi 17 janvier, il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable.

"Il n'y a pas d'explication, il s'agit d'un moment d'égarement", a répondu d'une voix faible Dominique Gaboret-Guiselin, 63 ans, à la présidente Janine Drai, qui l'interrogeait sur les raisons de son geste. Au cours de cette audience de quelques minutes devant le juge chargé d'homologuer la peine proposée par le parquet, M. Gaboret-Guiselin a reconnu avoir, vendredi 9 décembre, emporté une horloge qui se trouvait dans les locaux de la présidence de la cour d'assises où il siégeait comme assesseur supplémentaire au procès du Vénézuélien Carlos.

"J'ai moi-même restitué l'horloge", a-t-il rappelé à la juge, tandis que son avocat insistait sur le fait que ce n'est pas la présence de caméras de vidéosurveillance qui avait convaincu le magistrat de ramener l'objet, dès le lundi. Ancien juriste d'entreprise devenu magistrat il y a une dizaine d'années, M. Gaboret-Guiselin a fait valoir ses droits à la retraite au début de l'année, au terme d'une carrière "exemplaire", selon son avocat.

Madagascar:Les jours fériés, chômés et payés de l’année 2012

Les jours fériés, chômés et payés de l’année 2012
Aucun pont prévu.

La liste des jours fériés, chômés et payés au titre de l’année 2012, a été adoptée par le conseil de gouvernement de ce mardi 17 janvier 2010. Ces jours fériés, chômés et payés sont les suivants :

Dimanche 1er Janvier, jour de l’an
Jeudi 08 Mars, journée internationale de la femme
Jeudi 29 Mars, journée commémorative des morts des évènements de 1947
Dimanche 08 Avril, Pâques
Lundi 09 Avril, Lundi de Pâques
Mardi 1er Mai, Fête du travail
Jeudi 17 Mai, Ascension
Dimanche 27 Mai, Pentecôte
Lundi 28 Mai, Lundi de Pentecôte
Mardi 26 Juin, Fête nationale de l’indépendance
Mercredi 15 Août, Assomption
Jeudi 1er Novembre, Toussaint
Mardi 11 Décembre, jour d’anniversaire de la promulgation de la IVème République
Mardi 25 Décembre, Noël

Sont également déclarées fériées, chômées et payées les journées prévues pour les élections communales, législatives et présidentielles, qui sera fixé suivant le calendrier d’élections par un Décret pris en Conseil des Ministres.

De même, toute journée autre que celles prévues par le présent Décret, et qui sera déclarée chômée et payée, fera l’objet d’autres Décrets publiés une semaine à l’avance.

Crise financière : la Chine doit trouver "d'autres ressorts de croissance"

La Chine a enregistré un ralentissement de sa croissance en 2011.REUTERS/STRINGER SHANGHAI


Danielle Schweisguth, économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) et spécialiste de la Chine, estime que celle-ci doit diriger ses exportations vers les pays émergents pour continuer à entraîner la croissance mondiale.

La croissance de la Chine s'est établie à 9,2 % en 2011, enregistrant un léger recul par rapport à 2010 (10,4 %). Quels sont les facteurs qui expliquent cette baisse ?

Il y a tout d'abord un facteur externe : le ralentissement des exportations. Cette année, les exportations chinoises en valeur ont augmenté de seulement 15 % contre 30 % en 2010. La baisse de la demande américaine et européenne, liée à la crise, en est la cause principale. Mais cette baisse est toutefois beaucoup moins importante qu'en 2009, où l'effondrement de la demande mondiale avait entraîné une chute de 17 % des exportations chinoises. A ce moment-là, tous les pays ont été affectés en même temps par la crise, notamment en Europe, où ils sont tous entrés en récession.

Aujourd'hui, le cas de figure n'est pas le même : les Etats-Unis ne s'en sortent pas si mal et en Europe, la récession s'annonce moindre. Le commerce extérieur est donc toujours dynamique – même s'il l'est moins qu'avant la crise – et tire la croissance du pays.

Il existe en outre un facteur interne : les mesures de resserrement monétaire et de restriction du crédit mises en place par le gouvernement en 2011 pour freiner la hausse des prix. Ces mesures ont permis de limiter l'inflation dans l'alimentaire. Mais Pékin a également mis moins de liquidités en circulation dans l'économie, ce qui a freiné l'investissement.

La croissance de la Chine va-t-elle continuer à jouer un rôle d'"amortisseur" de la crise mondiale ?

Le produit intérieur brut de la Chine représente en dollars plus de la moitié du PIB américain, donc le pays est en mesure de peser suffisamment lourd pour amortir la crise et continuer à jouer un rôle de moteur pour la croissance mondiale. Mais pour cela, elle va devoir trouver d'autres ressorts de croissance, notamment en basculant ses exportations vers l'Amérique latine, l'Afrique et les pays émergents en général.

Son rôle de "locomotive" se fera sentir pour les pays dont la Chine représente une part importante dans les exportations, comme les pays africains, asiatiques ou détenteurs de matières premières. En revanche, pour les pays de l'Eurozone, il ne faut pas compter sur la Chine pour résoudre la crise de la dette. Elle peut aider, mais son rôle reste marginal. Pékin n'est pas officiellement impliqué dans l'apport au capital du Fonds européen de stabilité financière (FESF), même si l'on sait qu'il fait partie des acheteurs de dette souveraine.

Quels sont les enjeux du modèle économique chinois à terme ?

La Chine paye aujourd'hui les conséquences du plan de relance de 2009. Pékin avait alors injecté beaucoup de liquidités dans l'économie, ce qui a généré un grand nombre de créances douteuses. A terme, cela peut être une bombe à retardement et entraîner une crise financière. Tout dépendra de la manière dont le gouvernement va gérer ces prêts.

A l'avenir, tout l'enjeu pour la Chine réside dans sa capacité à migrer vers un modèle économique où la demande intérieure est plus forte, notamment en passant par l'augmentation des salaires. L'instauration d'un système plus généreux de protection sociale permettrait également de diminuer l'épargne des ménages chinois, et favoriserait ainsi la consommation.

L'eau manque en Afrique

2 blessés dans des affrontements à Madagascar





Les coups de gaz lacrymogènes ont de nouveau retenti dans la capitale tananarivienne ce matin devant le jardin d’Ambohijatovo, rebaptisé « place de la démocratie » lorsque les forces de l’ordre ont commencé à disperser la foule, venue répondre à l’appel de l’opposition. Malgré le refus de la préfecture et de la mairie de la ville, la mouvance Zafy, conduite par l’ancien président Zafy Albert a insisté pour déposer des gerbes sur la stèle dédiée aux martyrs de la démocratie. Les échauffourées auraient fait 2 blessés selon le site sobika.com.



Deux personnes ont été blessées ce jeudi à Ambohijatovo, un jardin de la capitale tananarivienne rebaptisé « place de la démocratie », lors d’un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants qui devaient y déposer des gerbes. Les grenades lacrymogènes ont été lancées sur la foule, qui était venue pour répondre à l’appel de la mouvance Zafy, conduite par l’ancien président Zafy Albert pour commémorer la date du 17 janvier.



Hier, à la villa Élisabeth, fief de l’opposition, la militante Lalatiana Ravololomanana a précisé qu’ils ont été verbalement autorisés par le premier ministre et le ministre de l’intérieur à occuper le jardin d’Ambohijatovo, rebaptisé « place de la démocratie » par le président de la HAT le 17 janvier 2009. De leur côté, la préfecture ainsi que la mairie de la ville campaient sur leur position, interdisant toute manifestation sur cette place par crainte d’un risque de débordement.


Dans la foulée, le général Ravalomanana, responsable de la Circonscription régionale de la Gendarmerie nationale dans la région d’Analamanga, a déjà averti que ses éléments prendraient les dispositions nécessaires en cas d’attroupement non autorisé devant cette place ce mardi. Ainsi, des camions des forces de l’ordre se sont postés devant Ambohijatovo très tôt ce matin.


Vers 9h, heure locale, l’ancien président Zafy Albert, accompagné de ses proches collaborateurs, est arrivé devant le portail à bord d’un véhicule transportant les gerbes.


Des tractations ont eu lieu par la suite entre l’ancien chef d’Etat et le général Richard Ravalomanana. « Déposez vos fleurs et partez d’ici quand vous l’aurez fait », lui a lancé ce responsable. La discussion entre les deux personnalités a duré quelques minutes. Pendant ce temps, les éléments des forces de l’ordre devaient disperser la foule qui commençait à se rapprocher petit à petit.


Les tirs de gaz lacrymogènes ont commencé 30 minutes plus tard quand les manifestants exhortaient leur meneur à se diriger vers la place du 13 mai, un autre lieu symbolique des mouvements populaires qui abrite désormais la marie de la ville. Le bilan provisoire des affrontements fait état de 2 blessés.

Monday, January 16, 2012

Les prix de l'essence ont atteint un nouveau sommet historique

La hausse du prix du carburant est toujours rejetée par les Français.



Les prix de l'essence ont battu un nouveau record historique en France, vendredi 13 janvier, selon les relevés hebdomadaires, publiés lundi 16 janvier, sur le site du ministère du développement durable et compilés par la direction générale de l'énergie et du climat.

Le prix du litre de super sans plomb 95 a atteint 1,556 3 euro, et le super sans plomb 98 s'est hissé à 1,595 4 euro. Les prix de l'essence ont ainsi dépassé leurs sommets de mai 2011, lorsqu'ils s'étaient élevés respectivement à 1,549 2 et 1,586 1 euro.

CRAINTES CONCERNANT L'IRAN ET LE NIGERIA

Ce mouvement reflète un double phénomène. D'une part, les cours du pétrole brut sont soutenus par les craintes concernant l'offre pétrolière en Iran, menacé d'un embargo international sur ses ventes de pétrole, et au Nigeria, où une grève générale provoquée par la hausse du prix de l'essence a paralysé le pays pendant deux semaines. Ainsi, le cours du baril de brent échangé à Londres a atteint jeudi un sommet depuis deux mois, à plus de 115 dollars.

D'autre part, l'accès de faiblesse de l'euro, qui est tombé vendredi à ses plus bas niveaux depuis un an et demi par rapport au dollar, alourdit le coût de l'or noir importé en France, une fois son prix en dollar converti dans la monnaie unique.

PAS DE HAUSSE DE LA TIPP

Le ministre des finances, François Baroin, a indiqué lundi qu'il ne proposerait pas d'augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) pour ne pas peser sur le pouvoir d'achat des Français. "Je ne proposerai pas au président de la République d'augmenter la TIPP dans le cadre du nouveau financement de la protection sociale", a déclaré François Baroin sur M6.

La taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) est une taxe sur les produits pétroliers raffinés destinés à être utilisés comme carburant ou combustible. Elle est perçue au moment où ces produits sortent des raffineries pour être distribués et son montant est fixé par la loi de finances.

Nigeria : la grève générale doit reprendre lundi, baisse du prix de l’essence




La grève générale au Nigeria devrait reprendre lundi, mais sans manifestations de rue, après l’échec des négociations syndicats-gouvernement sur le doublement du prix des carburants, ont annoncé les syndicats dans la nuit de dimanche à lundi. Abdulwahed Omar, le chef de la puissante centrale syndicale, le Nigeria Labour Congress (NLC), interrogé à la télévision sur la reprise de la grève, suspendue ce weekend pour les négociations, a répondu : "Oui, mais nous avons suspendu les manifestations de rue".

Selon lui, lors des négociations, le président nigérian, Goodluck Jonathan, a évoqué de "graves informations en matière de sécurité" en sa possession, indiquant que des éléments extérieurs au mouvement syndical pourraient tenter de dévoyer le mouvement de grève qui paralyse le pays. Le président nigérian a annoncé lundi une baisse d’environ 30% du prix de l’essence à la pompe pour tenter d’arrêter une grève générale qui paralyse le pays depuis une semaine.

"Le gouvernement va continuer de poursuivre une dérèglementation complète du secteur pétrolier", a déclaré le président nigérian. Toutefois, compte tenu des difficultés rencontrées par les Nigérians (...), le gouvernement a approuvé une baisse du prix du carburant à 97 nairas le litre. Outre les dizaines de milliers de Nigérians qui ont cessé le travail et manifesté depuis lundi dernier et les heurts avec la police qui ont fait une quinzaine de morts, le Nigeria est aux prises avec un conflit interconfessionnel et des attentats revendiqués par la secte islamiste Boko Haram, qui ont fait près d’une centaine de morts depuis Noël.

"Nous sommes arrivés à la conclusion que nous devons rester à la maison, éviter de descendre dans les rues, pour être certains de ne pas mettre en danger des vies innocentes en raison de la situation sécuritaire dans le pays", a déclaré le dirigeant syndical à la télévision. Selon lui, le président nigérian a toutefois annoncé aux syndicalistes qu’"il a décidé de suspendre la question de la dérégulation complète" du marché des carburant. Les syndicats n’ont pas jugé suffisant cet engagement présidentiel pour annoncer la fin de la grève. Ils posent comme préalable à toute discussion un retour des prix des carburants à leur niveau d’avant le 1er janvier. Le président Jonathan avait décrété un arrêt des subventions sur les carburants, provoquant une brutale hausse à cette date.

La principale centrale du secteur pétrolier, PENGASSAN, n’a pas mis à exécution sa menace de fermer les puits dès samedi minuit en cas d’échec des pourparlers, dans ce pays premier producteur d’Afrique de pétrole. PENGASSAN a répété dimanche dans un communiqué qu’il n’envisageait pas dans l’immédiat la fermeture des plate-formes offshore, dont le brut représente 90% des exportations du Nigeria, afin de laisser un espace aux négociations. Dans la crainte d’une reprise lundi de la grève générale, des conducteurs ont attendu au moins quatre heures dimanche pour faire le plein devant des stations-service dans plusieurs quartiers de Lagos, où d’importantes files d’attente s’étaient formées. Le président Jonathan a décidé l’arrêt de subventions aux carburants pour financer la modernisation des infrastructures. Mais le doublement du prix de l’essence frappe durement une population dont la majorité vit avec moins de deux dollars par jour.


Sunday, January 15, 2012