Thursday, September 27, 2007

Jean Marc Kumba impliqué dans les sombres affaires de kidnapping ?


Epilogue du procès kidnapping, hier, avec un verdict de 15 ans de travaux forcés pour les principaux auteurs encore en vie. Une sentence qui concerne notamment Norbert Ramandiamanana alias Lamà, Djaffare Younousse, Rasolonaivo Andry dit Pika.

Ce trio qui a terrorisé les «Karana» à l’époque, est également frappé d’une interdiction de séjour dans les provinces pendant une durée de cinq ans. La cour criminelle a décerné un mandat d’arrêt à l’encontre de Lamà, toujours en cavale depuis déjà trois ans. Durant les quatre jours d’audience, il y a eu des révélations à la barre. Les langues se sont déliées durant les auditions et les plaidoiries. A l’instar de Jean Marc Koumba, l’ancien garde du corps présidentiel qui fut l’un des noms cités par les ravisseurs.

Révélation

Marqué visiblement par les deux ans passés à Tsiafahy, il a décidé de briser la loi de l’omerta et désigné le célèbre «body guard» comme étant le fournisseur des moyens ayant servi au kidnapping. Mais faute de preuve tangible, sa révélation a été assimilée à une affirmation gratuite, même si le ministère public semble en avoir tenu compte dans son réquisitoire. Le doute persiste donc quant à l’implication de Koumba dans cette histoire, quoique certains observateurs ont vite fait, à tort ou à raison, de lier son expulsion «manu militari» à cette affaire (au propre comme au figuré) de kidnapping qui implique une quarantaine de personnes.

Liberté

Accusées d’«avoir facilité et assisté les ravisseurs au cours de leurs activités criminelles et de leur avoir porté assistance pour leur fuite et leur cachette», ces individus ont été frappés de 30 mois d’emprisonnement ferme. Ce qui équivaut à une mise en liberté, la plupart ayant déjà consommé deux ans de détention provisoire. Autrement dit, fin de la série noire, hier, pour la famille des ravisseurs et les autres présumés complices. Ce qui n’est pas le cas pour les forces de l’ordre. Ils ont encore à traquer des têtes dont Lamà ainsi que le dénommé Randrianarison Martial dit Dadamaro et un autre nom encore inconnu du public alors qu’il a bien participé à l’aventure.

Il y aurait eu une tentative de retirer la photo de la circulation à l'AFP. Des accusations démenties par la directrice du service photo, Marielle Eudes, qui affirme qu'"il n'a jamais été question de retirer la photo". "Pour moi, c'est une photo ordinaire de sortie de conseil des ministres, affirme-t-elle, il n'y a eu ni pression, ni autocensure."

Sarko écrit à sa maitresse au cours d’un conseil des ministres !!!




Le magazine Choc (édité par la Société de conception de presse et d'édition, SCPE, groupe Lagardère) a décidé de ne pas publier un article comportant une photo de Nicolas Sarkozy, prise par l'AFP, sortant du conseil des ministres du 12 septembre avec un courrier manuscrit sous le bras. Agrandi par la rédaction de Choc, ce courrier, écrit par une femme selon le bimensuel, comportait un mot doux : "J'ai l'impression de ne pas t'avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon [illisible]. Mais j'aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de Besitos." De quoi alimenter des rumeurs...

Est-ce une censure ? "Absolument pas", répond Christophe d'Antonio, rédacteur en chef de Choc. "Nous avions récupéré la photo. N'ayant pas trouvé l'auteure de ce mot, nous avons décidé de ne pas publier l'article et la photo. Je n'avais d'ailleurs pas validé le texte accompagnant la photo", explique-t-il.

PRÉCÉDENTS DANS LE GROUPE LAGARDÈRE

"La décision a été prise avec Marie-Laurence Vieillard, directrice de la rédaction, et Gérard Ponson, directeur, mais en aucun cas avec l'actionnaire qui ne découvre Choc qu'une fois sorti dans les kiosques", ajoute-t-il. "Nous savions le samedi matin que ça ne serait pas dans le journal qui partait à l'imprimerie le samedi soir", poursuit-il. "Cette photo nous a amusés car on se disait : Nicolas Sarkozy lit le courrier de sa maîtresse pendant le conseil des ministres", poursuit Christophe d'Antonio.

Le site Bakchich, qui a révélé l'information mercredi 26 septembre, écrit, malgré les dénégations de Choc : "Bakchich maintient l'intégralité de ce qui a été écrit, à savoir que l'article prévu a été zappé au dernier moment du chemin de fer du journal destiné à l'imprimerie."

Le doute s'explique par les précédents qu'a connus le groupe Lagardère. En mai, la non-publication par Le Journal du dimanche d'un article sur le fait que Cécila Sarkozy n'ait pas voté au second tour de l'élection présidentielle a suscité des interrogations. Dans Paris Match, la disparition des bourrelets présidentiels a également posé question. Il y a plus d'un an, Alain Genestar a été évincé de la direction de Paris Match pour avoir publié une photo à la "une" de Cécilia Sarkozy aux côtés du publicitaire Richard Attias. Les sociétés de journalistes des rédactions des journaux du groupe Lagardère se sont dit vigilantes face à ces intrusions.

Une journée inoubliable ce 15 Août 2007


Organisateurs : Yves et Mikey
Vidéo : Yolande.

Wednesday, September 26, 2007

Du nouveau sur la fiscalité à Madagascar


« L’Etat a décidé de supprimer voire fusionner la moitié des impôts qualifiés de nuisances, réduits au nombre de 14 contre 28 auparavant », a déclaré Anthony Ramarozatovo, Directeur Général des Impôts lors de sa rencontre avec les membres du Groupement des Entreprises de Madagascar hier à l’hôtel Colbert. En outre, ce système sera non seulement clarifié mais aussi simplifié au bénéfice de tous les contribuables.

Relation de confiance

Les opérateurs ont fortement loué cette bonne incitation et amélioration de l’environnement des affaires, créant en même temps une relation de confiance avec le secteur public. En effet, parmi les taxes à supprimer, on peut citer entre autres la Taxe Professionnelle (TP), la taxe de véhicule de tourisme des sociétés, la Taxe Forfaitaire sur le Transfert (TFT), l’impôt de licence sur les boissons alcooliques. Les établissements touristiques sont concernés par la suppression de ce dernier et non pas les épi-bars. Les opérateurs locaux pourront commander des prestations de services à l’extérieur sans être acquittés de la TFT évaluée entre 5 à 10%. En outre, l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers et dividende ainsi que les droits d’accise frappant certains produits et matières premières dont les mines et la taxe de publicité foncière (TPF), seront également éliminés. « Nous pouvons désormais mettre des terrains comme garantie à l’emprunt bancaire car la TPF jugée trop élevée sera supprimées », témoigne Dominique Andréas, exportateur de produits locaux.

Les citoyens bénéficiaires

Par contre, l’IBS, IRNS et l’IRSA seront fusionnés en impôt sur le revenu. Et le taux d’imposition sera le même pour toute personne physique ou morale, a évoqué le Directeur Général des Impôts. Quant aux salariés, le seuil d’imposition sera relevé à Ar 250.000 contre Ar 150.000 afin que les bas salariés puissent profiter de leurs revenus. Cette réforme du système fiscal profite également aux citoyens dans leur vie quotidienne. En effet, certains impôts comme le droit d’enregistrement et le droit de succession seront éliminés. D’autres opérateurs réclament, par contre, la révision des impôts locaux qui se multiplient au niveau des collectivités décentralisées. Par ailleurs, les procédures de réglementation fiscale seront facilitées, pour ne citer que la mise en place d’un système de déclaration d’impôt en ligne sur le site de cette direction des impôts. Bref, la suppression de ces 14 impôts de nuisance n’affecte en rien les recettes fiscales de l’Etat, a précisé Anthony Ramarozatovo. Ce qui est sûr, celle-ci sera rattrapée ailleurs via l’élargissement de l’assiette.

Tuesday, September 25, 2007

Une émeraude malgache de 536kg exposée à l'île de La Réunion


Est–ce vraiment une émeraude ou un béryl vert ? Le doute s’installe au niveau des autorités publiques concernant le bloc de pierre brute présenté dans sa gangue naturelle pesant en totalité 536 kg, qui a été exposé à La Réunion et publié par les média locaux.

Une délégation composée des représentants des trois ministères, à savoir les Mines, les Finances et les Affaires Etrangères se rendra prochainement dans cette île voisine en vue d’une contre-expertise de ce produit minier. « Des laboratoires malagasy et française travailleront en partenariat pour effectuer ces analyses », a annoncé le ministre des Mines, Donat Andriamahefaparany, hier, lors d’un point de presse.

Des investigations ont été faites, au sein de la douane réunionnaise, via le Consul de Madagascar à La Réunion. La déclaration de cette autorité a révélé que la pierre brute encore enchassée dans sa gangue naturelle serait un « béryl vert », soit une pierre ornementale et non pas une pierre précieuse, d’une valeur de l’ordre de 30 000 euros. « Effectivement, une inclusion de béryl vert d’une même quantité est sorti de la Grande île via une expédition par avion le 27 août 2007 », a souligné le ministre de tutelle. Le certificat de conformité de ce produit minier a été établi le 22 août 2007. Sa délivrance relève de la compétence de la direction des Mines s’il s’agit de pierre industrielle et ornementale. Par contre, l’exportation de toutes pierres précieuses doit toujours passer par des analyses laboratoires et le « guichet unique d’exportation ».

Est–ce vraiment une émeraude ou un béryl vert ? Le doute s’installe au niveau des autorités publiques concernant le bloc de pierre brute présenté dans sa gangue naturelle pesant en totalité 536 kg, qui a été exposé à La Réunion et publié par les média locaux.


Notons que la pierre brute d’un poids de 536 kg est actuellement placée sous haute surveillance à La Réunion. La contre-expertise confirmera si ce conglomérat est réellement constitué d’émeraude brute ou de béryl vert. « Si le résultat est positif, l’Etat négociera avec le gouvernement français pour son rapatriement étant donné qu’il s’agit d’un patrimoine national malagasy », a précisé le ministre Donat Andriamahefaparany. Par ailleurs, des sanctions seront prises contre les responsables et complices concernés par l’expédition de cette pierre précieuse, y compris l’exportateur qui a déjà été identifié, conformément à la législation en vigueur, a-t-il rajouté. En effet, il pourrait s’agir d’une fausse déclaration sur tous les papiers concernant ce produit minier exposé à La Réunion.

Cette pierre qui nous fascine.

Les émeraudes sont des pierres précieuses douées d’un véritable pouvoir de fascination. Elles sont dotées de la couleur verte la plus soutenue, la plus brillante que l’on puisse imaginer : le « vert émeraude ». Elles comportent des inclusions et pourtant, les très belles émeraudes de très haute qualité atteignent des prix supérieurs à ceux du diamant.

L’appellation « émeraude » vient du français « esmeraude » qui vient lui-même, en passant par le latin, d’une racine grecque « smaragdos » qui signifie tout simplement « pierre précieuse verte ». Il y a d’innombrables histoires d’aventures où cette superbe pierre précieuse joue un rôle. Les anciens Incas et les Aztèques, en Amérique du Sud, où, aujourd’hui encore, on trouve les plus beaux spécimens, vénéraient l ‘émeraude qu’ils considéraient comme une pierre sacrée.
Toutefois, les sites sans doute les plus anciens qui nous soient connues se trouvent près de la Mer Rouge. Ces mines de pierres gemmes étaient déjà en exploitation sous les Pharaons égyptiens entre 3000 et 1500 avant notre ère. Elles furent fameuses sous le nom de « Mines de Cléopâtre ». Elles étaient déjà épuisées quand elles furent redécouvertes.

Il y a des siècles, dans les Veda, anciennes écritures sacrées de l’hindouisme, il y avait des informations écrites concernant la pierre verte, fort prisée et son pouvoir de guérison des malades.
« L’émeraude porte-bonheur » lisait-on ou encore « l’émeraude renforce votre bonne santé ». Il n’est donc pas surprenant que les trésors des Maharadjahs et Maharanis de l’Inde aient recelé de merveilleuses émeraudes. L’une des plus grandes au monde est l émeraude dite « du Grand Moghols ». Découverte en 1695, elle pèse 217,80 carats et mesure environ 10 cm. de haut. L’une de ses faces est couverte de textes de prières. Une autre comporte des ornementations florales foisonnantes, gravées dans la matière. Cette émeraude de légende fut vendue aux enchères à Londres, par Christie, pour 2,2 millions de dollars U.S A Elle fut acquise anonymement.

L’émeraude a toujours été objet de convoitise, et ce, depuis les temps les plus reculés. C’est pourquoi quelques-unes des plus fameuses peuvent être à la fois contemplées et admirées dans certains musées et chez certains collectionneurs. Par exemple le Musée d’Histoire Naturelle de New York possède non seulement une coupe en émeraude, jadis, propriété de l’Empereur Jehingar, mais aussi un cristal d’émeraude de Colombie de 632carats. La Banque de Bogota a, dans ses collections, pas moins de cinq émeraudes pesant de 220 à 1.796 carats. De même, dans les trésors de l’Etat iranien, on conserve quelques émeraudes superbes, parmi lesquelles celles qui font partie de la tiare de l’ex-Impératrice Farah.

Et maintenant, un dernier conseil pour l’achat d’une émeraude : à la différence du diamant qui brille,

même quand il pèse moins d’un carat, en matière de pierres de couleur, il vaut mieux privilégier une dimension supérieure. Il existe de merveilleuses pièces de joaillerie serties de petites pierres de couleur mais elles ne servent que d’attribut ornemental. L’émeraude, comme bien d’autres pierres de couleur, ne fera, au mieux, montre de sa brillance que dans des grosseurs plus importantes. Il dépend de vos préférences personnelles et aussi de vos possibilités financières de savoir quelle va être la grandeur de votre superbe émeraude. Les émeraudes de grande dimension et de haute qualité sont vraiment rares. Dans ce cas particulier, le prix d’une émeraude, de qualité supérieure, sera plus élevé que celui d’un diamant de même dimension et de même poids. Mais, tout compte fait, une émeraude est une pierre précieuse qui possède un pouvoir de fascination sans égal.

20.000.000 de dollars

Béryl vert ou émeraude. Effectivement, une pierre de couleur verte de 536 kilos est exposée dans un musée de la Réunion. D’après les informations fournies par les médias réunionnais, il s’agit de pierres précieuses, en l’occurrence de l’Emeraude, provenant de Madagascar, placée actuellement sous haute surveillance. Hier, lors d’une conférence de presse, le ministre des Mines, Donat Andriamahefaparany a précisé l’existence de cette pierre. D’après ses propos, l’exportation du béryl vert a été déclarée auprès du ministère. Étant donné que c’est une pierre industrielle, le certificat de conformité a été délivré par la direction régionale du ministère le 22 août dernier. La valeur sus-mentionnée s’élève à 30 000 euros. Si c’est de l’émeraude, qui est une pierre précieuse, ce montant est de loin ce qu’elle vaut. En fonction de la qualité, le prix du gramme peut s’afficher entre 50 à 200 dollars. Et, selon les estimations 30 à 40% de ce bloc est constitué d’émeraude ou de béryl.

Possible rapatriement

De même, du côté des douanes françaises, les formalités ont été aussi respectées. Le béryl vert a été bel et bien déclaré, et la déclaration fut avisée le 27 août dernier. Or, la presse réunionnaise a divulgué que cette pierre a été exposée depuis maintenant six mois. « Toutes les informations doivent être justifiées » a souligné le ministre.
Par ailleurs, il a souligné qu’une délégation malgache composée des techniciens de son ministère, des ministères des Finances et du ministère des Affaires étrangères partira très prochainement, juste après l’aval des services douaniers français sur les lieux. L’objet de sa mission étant de procéder à une contre-expertise et de confirmer si c’est bel et bien de l’émeraude.
Au cas où les déclarations seraient fausses, l’Etat malgache va entamer des négociations politiques avec les autorités françaises afin que ce bloc de pierre soit rapatrié, car une émeraude de 100 kilos demeure une pierre rare, un patrimoine. En fait, des laboratoires français y seront aussi présents pour éviter les contestations.
De plus, tout individu concerné par cette affaire serait sanctionné par la Loi. Les informations afférentes à la provenance de la pierre sont en cours d’étude. À souligner que la société qui l’a exportée est connue. Dans le cas contraire, l’affaire serait classée. Toutefois, les efforts du ministère pour formaliser le secteur et abolir l’exportation illicite de pierres précieuses seront renforcés.


Le marché public à Madagscar

Polémique autour du paiement des factures des prestataires de services durant les Jeux des îles de l'océan Indien. Hier, une vingtaine de chefs d'entreprises ayant effectué les travaux de construction des infrastructures sont venus au siège du Comité d'organisation des Jeux des îles (Coji) à Ampefiloha.
Un mois après la fin des jeux, ils ont réclamé le paiement de leurs factures. « Pour gagner du temps, nous avons assumé entièrement le financement des travaux et le Coji a promis de payer nos factures dès la fin des jeux », explique un des chefs d'entreprises présents, hier.
Procédure administrative
De son côté, le Coji explique la cause de ce retard par les exigences de la procédure administrative. « Comme dans tout marché public, il y a des démarches à respecter. En outre, nous attendons à l'heure actuelle le déblocage des fonds prévus pour ces travaux », précise Théophile Rakotoarimanana, directeur administratif et financier du Coji.
Les arriérés pour les infrastructures sont estimés à 3 milliards ariary. A ce chiffre s'ajoutent encore les autres impayés relatifs à d'autres prestations de services comme le transport ou la restauration. D'après les informations fournies par le Coji, les entreprises ayant eu les infrastructures en charge n'ont perçu jusqu'à maintenant aucune avance, tandis que celles qui ont assuré la restauration en ont déjà encaissé 75%. « Les diverses indemnités – commes celles des hôtesses– par contre, sont déjà totalement réglées », assure Théophile Rakotoarimanana.
Le transport présente des aspects particuliers. 600 voitures, au total, ont été mobilisées durant les jeux. Six prestataires de services ont signé des contrats avec le Coji. Ces prestataires, qui ont déjà perçu 50% de leurs factures, ont ensuite engagé des sous-traitants.
Selon la loi, le Coji dispose encore de onze mois avant sa dissolution pour régler ses problèmes.

Le marché de l'automobile à Madagascar



“Le marché des voitures neuves à Madagascar est un marché restreint”, a déclaré hier Frédéric Schaffner, président du Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar (GCAM) et PDG de la société Materauto, lors de la présentation du Salon de l'Auto 2007. Le Groupement cumule 90 % de la vente totale de voitures neuves à Madagascar et son chiffre d'affaires était de l'ordre de 200 milliards d'ariary en 2006.

Même si ce marché est restreint, il est quand même en progression, a-t-il ajouté. De 1.500 voitures neuves vendues annuellement par les concessionnaires il y a 3 à 4 ans, en 2006, on arrive à 2.500 voitures. Toutefois, on est encore bien loin des résultats de l'île voisine de La Réunion où environ 25.000 voitures neuves par an sont vendues sur le marché.



Un marché concurrentiel

C'est également un marché très concurrentiel : le marché est restreint en nombre d'unités vendues annuellement alors que toutes les marques mondialement connues sont représentées sur place. Compte tenu de l'offre, la concurrence est très forte.

Le marché de voitures neuves est dominé par la vente de voitures utilitaires (85 % du total des ventes), particulièrement les pick-up (70 % de la vente de voitures utilitaires).Cette progression a évidemment des effets positifs sur le parc automobile de la Grande île. Si en 2003, la proportion de voitures neuves dans le parc automobile national était de 10 %, en 2006, les voitures neuves en constituait le 1/3.

La relance de la vente de voitures neuves est imputable à la mise en place de nouveaux cadres juridiques qui permettent plus facilement aux concessionnaires automobiles de récupérer les voitures vendues à tempérament (crédit bail…) en cas d'insolvabilité du client.

Que de souvenirs en si peu de temps !!

Friday, September 21, 2007

Logiciel Sarkozy 1.0

Objet : Réclamation

Monsieur, Madame,

Il y a quelques jours, j'ai changé ma version Chirac 2.0 par la version Sarkozy 1.0 et j'ai noté que le programme a lancé une application inattendue appelée maintenant_vous_allez_vraiment_en_chier 1.0 qui a considérablement réduit les performances de mon processeur. Dans la notice, cette application n'était pourtant pas mentionnée.

De plus, Sarkozy 1.0 s'installe dans tous les autres programmes et se lance automatiquement lors du lancement de n'importe quelle application, parasitant l'exécution de celles-ci. Des applications telles que liberté-d-expression 8.9 ou vivre-ensemble 3.2 ne fonctionnent plus.

De plus, des programmes occultes (virus ?) nommés Folie Furieuse 11.5, démagogie 7.0 et Autoritarisme 9.5 se lancent de temps en temps et soit plantent le système, soit font que Sarkozy 1.0 se comporte de façon totalement inattendue.

Je n'arrive pas à désinstaller ce programme ce qui est très embêtant, surtout quand j'essaye d'exécuter l'application joie_de_vivre 8.2. Par exemple, la commande : /service_public.exe ne fonctionne plus.

D'autres utilisateurs de Sarkozy 1.0 m'ont fait part de l'existence d'applications telles que t'as_tes_papiers 6.0 et allez_zou_charter_bamako version 3.4 liées à l'utilisation de Sarkozy 1.0 sur certains processeurs.

J'envisage de revenir à la version Chirac 2.0 que j'avais avant, mais cela à l'air très compliqué.

Que faire ?

Un utilisateur démoralisé.

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REPONSE :

Cher Monsieur,

Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de Sarkozy 1.0, mais elle est due le plus souvent à une erreur de conception de base.
Beaucoup d'utilisateurs passent de leur version Chirac 2.0 à Sarkozy1.0 en pensant que Sarkozy 1.0 n'est qu'un programme d'utilitaires et de divertissement.

Cependant, Sarkozy 1.0 est bien plus que cela, il s'agit d'un SYSTEME D'EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos applications. Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible.

Si vous décidez de conserver Sarkozy 1.0, vous attendrez 5 ans normalement, avant de changer pour un système d'exploitation plus satisfaisant et performant.

Pour ce qui concerne les programmes Démagogie 7.0 ou Autoritarisme 9.5, ce sont des programmes d'ancienne génération utilisés sous NB ou Vichy.1940, qui aujourd'hui connaissent des problèmes de compatibilité. Des mises à jour de République_Française bientôt téléchargeables devraient permettre de résoudre le problème.

Evitez d'utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous Sarkozy1.0, vous risquez de lancer des applications néfastes comme C:/coup_de_matraque_dans_la_gueule.exe ou C:/ prison_ferme.exe. Pour plus d'info consultez notre site:" sarko_ADN.fr"

Il vous faudra de plus lancer manuellement la commande C:/allô-c-est-pour-dénoncer.exe ou manifestation_de_soutien-ump.exe pour rendre le système stable.

ATTENTION : Il va sans dire que les déceptions lors de l'utilisation de votre outil vont être nombreuses, d'autant plus que le produit n'est plus remboursable une fois l'emballage ouvert.

Cordialement,
le SAV informatique.

Des "taxi be" pour des grands investisseurs etrangers

Irréversible. La réforme du transport urbain se précise. Les propriétaires des véhicules réservés au transport en commun (les taxi-be) doivent s'attendre à des décisions de la part des autorités.
Cependant, aucun responsable de la Commune
urbaine d'Antananarivo (Cua) n'ose encore se prononcer directement. Le sujet est presque tabou car aucune des personnes interrogées ne veut l'aborder. « Cette question n'est pas de notre ressort. La CUA a sa propre organisation », déclare Deramanana Andrianarisoa, représentant des transporteurs au sein de l'autorité de transport terrestre.
Vétusté des taxi-be
Or, le premier magistrat de la ville d'Antananarivo, Hery Rafalimanana et le président de la République Marc Ravalomanana, étaient du même avis lors de la réunion du conseil d'administration du « Metropolis » qui s'est tenue à l'hôtel Hilton, en début de semaine.
Les deux personnalités ont évoqué la nécessité d'une réforme du transport urbain, sans pour autant donner des précisions. On se rappelle aussi qu'un investisseur étranger s'est dit prêt à constituer un parc automobile opérant dans le domaine du transport urbain, lors d'une rencontre organisée par la Cua et le ministère des transports, il y a quelques mois.
La vétusté des taxi-be suscite des critiques depuis des années. La loi exige, en effet, que seuls les véhicules âgés de moins de 15 ans soient habilités à assurer le transport en commun. Or, elle est difficile à appliquer.
Outre les taxi-be, la circulation des tramways a été également abordée aussitôt après les journées du «Metropolis». Bien que le projet tarde à être mis en œuvre, ses initiateurs croient en sa réalisation.
« Beaucoup de grandes villes de la planète utilisent encore ce moyen de transport », raconte une autorité au sein de la CUA. La personne se réserve cependant de préciser le politique générale de la Cua pour sa mise en place. D'autant plus que le poste de directeur des Transports de la Cua est encore vacant. Le titulaire a été limogé il y a quelques jours.
La mondialisation dans le domaine des transport est elle en train de fagociter tous ces braves pères de famille, propriétaires des vieux taxi-be?

Thursday, September 20, 2007

On ne dira plus CELTEL mais ZAIN

La société de téléphonie mobile Celtel Madagascar se prépare à quelques changements. Elle devra suivre les nouvelles directives décidées par sa maison mère, le groupe koweïtien MTC.
Depuis la semaine dernière, MTC a uniformisé sous le nom « Zain » l'ensemble de ses filiales, opérant dans la téléphonie mobile, implantées dans la région du Moyen Orient. Logiquement, Celtel international, présent dans 14 pays d'Afrique dont la Grande île, adoptera aussi ce changement. « Celtel Madagascar deviendra Zain Madagascar et effectuera un rebranding. Mais le moment de ce changement dépend de la décision de notre maison mère », explique Serge Andrianaivoravelona, responsable de la communication au sein de Celtel Madagascar.
Opérateur unique au Koweït en 2003, MTC représente aujourd'hui 32 millions de clients à travers le monde avec près de 13 000 employés et 21 filiales fournisseuses de téléphonie mobile dans 21 pays d'Afrique et du Moyen Orient.

Tuesday, September 18, 2007

24 juillet 2007 la famille s'agrandit

La toute dernière de Jean Yves et Vololona

Bienvenue Alicia Lovatiana

Cela en vallait-il vraiment le coup ?

Des coups de feu à Besarety. Un père de famille y a fait l'objet d'une attaque à main armée, hier vers 8 heures du matin. L'homme venait de ramener ses enfants à l'école quand des bandits l'ont attaqué. Il a reçu une balle à la cuisse et une au dos. La fusillade s'est produite juste au niveau de la bifurcation menant vers le Centre hospitalier de Soavinandriana.
«La victime était à bord d'une voiture Golf en provenance de Soavinandriana quand, profitant de l'embouteillage, quatre bandits se sont approchés de son auto, raconte un témoin. Tout d'un coup, un des bandits a tiré dans la cuisse de la victime.»
Les malfaiteurs avaient pour cible le collier en or massif suspendu autour du cou du père de famille. «Ce serait le mobile même de l'acte, parce qu'ils avaient essayé de l'arracher avant d'ouvrir le feu», ajoute un autre témoin.
N'ayant pas réussi à subtiliser le bijou, les malfaiteurs ont rebroussé chemin. La victime a alors pris la décision de poursuivre ses agresseurs à pied, malgré sa blessure. Malheureusement, il n'a pas pu aller loin. S'étant rendu compte que le père de famille les a pris en chasse, les bandits ont de nouveau tiré sur lui. Touché au dos, il s'est effondré par terre.
«C'est à ce moment que des passants et des habitants du fokontany sont venus au secours de la victime», raconte un commerçant de la rue. Grièvement blessé, le père de famille a été évacué d'urgence au Centre hospitalier de Soavinandriana.
Il a failli perdre stupidement sa vie, alors que ses agresseurs ont fait chou blanc.

Une grande première à Majunga

C' est la première fois dans l’histoire de natation à Mahajanga, même à Madagascar, qu’une personne ose traverser la mer qui relie la ville de Katsepy à Mahajanga à la nage, en sachant que seuls les bacs , les vedettes et le requins traversent quotidiennement cette passe.
Cette fois, avec le grand partenariat de Celtel Madagascar, un homme âgé de 26 ans, nommé Marc Ternier a voulu concrétiser son défi. Il a donc relié à la nage la ville de Katsepy et Mahajanga. Le départ était donné à onze heures trente et son arrivée chronométrée à treize heures trente une minute quarante neuf secondes. Marc Ternier a donc parcouru cette distance de 15 km environ en 2h 01mn 49s. A signaler qu’au départ, il y avait sept accompagnateurs pour tenter la chance avec Marc Ternier. Mais il est le seul à arriver sans problème.

Avant le défi, Marc Ternier a annoncé de le faire en 4 heures de temps. Mais , il était arrivé deux heures avant. Il a utilisé le style crawll et ne s’est arrêté que deux fois (en 8s) en buvant de l’eau sucrée en restant toujours dans la mer.
Selon son entraîneur, Winceslas Randrianasolo, Marc Ternier avait voulu tenter ce défi, il y a trois ans. Mais il lui aurait conseillé de le bien préparer d’abord. D’ailleurs, il a bénéficié à plusieurs fois d’un entraînement à La Réunion. Seulement, le coût était trop élevé.Marc Ternier est membre du club de natation à Mahajanga depuis 1998. C’est un ancien élève marin et maintenant il attend son embarquement dans un grand bateau de long courrier. A l’issue de sa prouessse, Marc Ternier a déclaré : « Je suis très heureux et très touché de cet accueil chaleureux. Je voudrais faire connaître aux autorités que les jeunes Majungais sont très actifs mais on a besoin qu’on les soutiennent. Ce défi n’est qu’un premier pas. Et je vois déjà la relève ». Le chef d’Agence de Celtel Madagascar, Andry Rakoto, a souligné aussi que la compagnie qu’il représente est prête à aider les jeunes Majungais surtout pour le sport. Il les encourage alors de réaliser un défi comme celui de Marc Ternier.

Le RAMI devient un jeu très dangereux

Même entre amis, une partie de rami (jeu de carte) peut virer au drame. Un militaire, un soldat de 2e classe a arrosé les autres joueurs avec un fusil d’assaut, tuant trois personnes sur le coup.

Vendredi, vers le début de l’après-midi, le militaire et ses amis ont commencé une partie. Pour une raison non encore élucidée, il s’est mis hors de lui et s’en est pris aux autres joueurs, en les invectivant et les insultant copieusement. Mais une simple discussion s’est avérée inefficace pour ramener à la raison le militaire, dont le taux d’alcool dans le sang était suffisamment élevé. Une vive altercation et une empoignade s’ensuivaient. Devant l’inégalité des forces, le militaire a quitté les lieux pour revenir quelques minutes plus tard, avec un Kalachnikov à la main.

A bout de nerf, il a appuyé sur la détente pour arroser ses «adversaires» avec le fusil d’assaut. Du coup, trois personnes ensanglantées, dont deux hommes de 40 et 50 ans, ainsi qu’une femme de 40 ans, ont git par terre et meurent sur le coup. Quelque part dans le même endroit, une autre femme de 63 ans, en entendant la nouvelle, annonçant la mort des membres de sa famille a subi un arrêt cardiaque. Les gendarmes ont trouvé sur le militaire deux chargeurs munis respectivement de 30 et 17 cartouches.

«L’on ignore pour le moment s’il a utilisé les 13 autres munitions durant les tirs nourris, un chargeur contenant 30 balles», a-t-on indiqué auprès de la gendarmerie.

L’on a appris que le militaire a été transféré et gardé à la gendarmerie de Miarianarivo.

Monday, September 17, 2007

Bahamas c'est définitivement fini!!!

Monsieur Steeve Trumel passe enfin aux aveux.

Finies les illusions des Malgaches. 4 000 d’entre eux doivent désormais arrêter de rêver, car ils ne partiront pas aux Bahamas. Steeve Turmel, le consultant international chargé du projet de recrutement, a finalement tout avoué. Il a lu son communiqué de presse, hier, au ministère des Affaires étrangères à Anosy. C'était en présence de l’ambassadeur de Maurice, des secrétaires généraux des ministères de la Fonction publique, du travail et des lois sociales et celui de la Justice.
Dans cette lettre, le premier responsable reconnaît pour la première fois ses erreurs dans cette histoire qui a fait couler tant d’encre dans tout Madagascar et qui a suscité beaucoup d’espoirs. Mais mieux encore, il a promis de rembourser l’argent qu’il a soutiré aux 4 000 candidats retenus. Lauréat Solofoharinirina, secrétaire général du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, estime que près de 415 millions d’Ariary ont été collectés comme caution.
Désespoir

Pour les autorités malgaches, cette révélation est la fin de plusieurs jours de surprises et de contradictions. " Steeve Turmel s'est engagé à rembourser les cautions collectées. Il a d’ailleurs déjà contacté son banquier à ce sujet et demandé aux autorités malgaches d’ouvrir son compte gelé. Une demande qui sera approuvée vue la situation ", souligne Jacky Tsiandopy, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales.
Il ajoute que des mesures seront prises pour faciliter le paiement : " Nous ferons en sorte que plusieurs banques dans la capitale s'en chargent pour éviter la bousculade et la pression ".
Mais les comptes de Steeve Turmel auprès de la Justice ne sont pas encore réglés. " La poursuite judiciaire à son encontre continue ", affirme le ministre.
Même si ce recrutement aux Bahamas est enfin tiré au clair, il laisse des victimes. Alice Rafarasoa en fait partie. Cette femme âgée de 35 ans, retenue pour être cuisinière aux Bahamas, ne cache pas son désespoir après avoir dépensé Ar 250 000 pour les préparatifs des dossiers.
" S’il en est ainsi, aller aux Bahamas n’est pas mon destin. Mais je me réjouis que Steeve Turmel va nous rembourser, c’est tout ce qui compte ", conclut-elle.
Encadré

Encadré
Mea Culpa

Moi, Steeve Turmel, présente mes sincères excuses pour avoir induit en erreur bon nombre de gens à Madagascar pour travailler aux Bahamas. Dans cette affaire, hélas, je suis aussi une victime. Malgré tout, je m’engage à travers mon banquier à rembourser les cautions à tous ceux et à toutes celles qui les ont dûment payées. Je tiens aussi à préciser que ce chapitre " recrutement aux Bahamas " est clos et ce n’est plus à l’ordre du jour. Le calendrier pour le remboursement sera publié dans les journaux de la semaine prochaine à partir de mardi 25 septembre 2007.

La vache !!!!

ROSSY ETAIT DE RETOUR


Absent de la scène culturelle locale depuis 2002, après les événements politiques à polémique qui l'ont amené à s'exiler volontairement, Rossy annonce son retour. Discrètement d'abord, à travers un album DVD de 12 titres, intitulé “Ino vaovao” qui reflète les cinq années qui le séparent de son passé à sa nouvelle carrière. Mais c'est aussi un Rossy plus mature, moins engagé et plus professionnel qui s'apprête à revenir, histoire de remettre le feu dans la place.

“Je suis parti en France pour suivre une formation professionnelle, le contexte à l'extérieur exige des diplômes pour pouvoir contracter”, souligne Rossy pour expliquer son départ en mars 2002. Il a ainsi obtenu sa licence d'entrepreneur en spectacle. Il a participé à divers festivals, fait la tournée du Fihavanana avec Sareraka, et sorti l'album “Gasikara”. Ensuite, il a monté un projet visant à narrer des contes à des enfants, “I Manga”, à raison de trois dates par semaine pour 50 représentations, touchant 500 enfants à chaque apparition.



« Le faiseur de spectacles »

Car si on connaît de Rossy l'artiste, l'auteur-compositeur qui a créé des chapelets de tubes, on se souvient aussi de l'organisateur événementiel qui a fait rêver les Malgaches par des concerts, des spectacles, et surtout des cérémonies de grandes rencontres internationales, inégalables, qui s'imprègnent dans l'histoire du show biz pour encore très longtemps.

“On a organisé des grands événements, mais ce qu'on a fait était vraiment très amateur. On a eu de la chance parce qu'il n'y a pas eu d'incidents majeurs. Les scènes étaient instables, les lumières étaient mal placées et le décor en tissu pouvait facilement brûler… mais avec le recul, et maintenant que j'ai appris ce métier, je peux affirmer que ce qu'on peut faire sera encore plus grandiose. Et de toute façon, si on pouvait faire ça avec les moyens du bord, on ne peut que faire mieux”.

Cependant, Rossy n'a pas encore avancé de date pour un éventuel concert. Son bref passage au pays a surtout été un pont entre lui, sa famille et ses racines. Et même si l'accueil a été chaleureux, encourageant pour l'artiste, il n'ose pas encore se montrer. “J'ai déjà du mal à sortir de chez moi, la foule est en liesse et se précipite vers moi. Peut-être qu'il faudrait un régiment entier pour me protéger”, lance-t-il sur une note d'humour. En ajoutant que la reprise de ses titres par les jeunes chanteurs d'aujourd'hui l'a profondément touché.



Volontairement évasif sur les évènements de 2002, Rossy est pourtant revenu avec un message clair sur son départ et sur son bref retour au pays : «J’ai quitté Madagascar en mars 2002, je n’ai rien vu de la crise. Je suis parti sans aucun problème, je rentre aussi sans problème.» Un exil qui lui a laissé le temps de prendre du recul sur les cinq dernières années : «Je me rends compte qu’il y avait un fossé entre les rumeurs qui circulaient dans le pays et les choses qui se sont réellement déroulées.» Aujourd’hui, Rossy a fait un virage en épingle et laisse même un avant-goût d’un prochain Tapolaka Glady. En effet, pour le roi du bal kabôsy, «2002, c’est du passé. Sans regret !»

Et c’est aussi avec de nouveaux principes que Rossy entend continuer sa carrière : «Maintenant, je me consacre entièrement à mon métier d’artiste, ce pourquoi je suis fait.» Une nouvelle vision qu’il entend appliquer au pied de la lettre : «Je ne m’occuperai plus des autres. A une époque, j’étais partout. Les uns et les autres avaient des soucis, je me chargeais de leur trouver un avocat, je me débrouillais pour leur venir en aide. Et voilà qu’en 2002, je me retrouve seul, sans personne pour me prêter main-forte. C’est fini cette époque où je me donnais à fond pour les autres…»

Pour les fans, c'est le noir total. En 15 jours de présence au pays, Rossy est resté invisible. Le roi du Tapôlaky essaie de s'expliquer : "Pendant mon séjour au pays, il m'a été impossible de me montrer en public. Quand les gens me voyaient dans la rue, ils s'affolaient et voulaient me toucher".
Et puis, après deux semaines de cache-cache dans la capitale, un voyage à Analalava pour des raisons familiales et pour un tournage (d'une biographie, dit-on), Rossy se montre enfin en public, ou plutôt devant la presse. C'était hier dans la soirée, à l'Arabesque (ex-la Plage) à Betongolo.
C'était l'euphorie totale. Devant un parterre de sympathisants, d'artistes, d'organisateurs de spectacles, des membres de sa famille et de journalistes (toutes rubriques confondues : politique, économie, faits divers), Rossy a été accueilli en véritable star. Tout le monde a voulu se faire prendre en photo avec lui. La séance a duré environ une demi-heure.
Et puis est venue la grande nouvelle. Un nouveau Dvd intitulé “Ino vaovao ?” (Quoi de neuf?) regroupant onze morceaux sur des images datées de 1997, en passant par les tournées nationales depuis 2002, jusqu'au dernier clip sorti il y a quelques mois. Et là, c'est un voyage fascinant, avec surtout la glorieuse cérémonie d'ouverture des Jeux de la francophonie de 1997, quand le gigantisme du père de Tapôlaky glady a marqué à l'univers du spectacle à Madagascar.
Un concert en vue ? Oui, mais pas pour le moment. "Je suis en phase de pourparlers avec les “grandes personnes du pays", et ce ne sera possible que quand j'aurai l'esprit vraiment tranquille", a précisé Rossy. Tôt ce matin, l'artiste s'est envolé vers Paris.