Tuesday, April 17, 2007

Attentat contre Ravalomanana : un colonel de la gendarmerie arrêté.

L'enquête sur la tentative d'entrée de force à la résidence du président de la République, Ravalomanana Marc, à Faravohitra, se déroule dans la discrétion. L'augmentation de l'effectif des personnes appréhendées à la Brigade des recherches de la gendarmerie nationale à Fiadanana est confirmée. Mais leur nombre exacte n'est pas déterminé.
Ainsi, une source proche du pouvoir a annoncé la garde à vue de 13 personnes. “L'un d'entre eux est un colonel de la gendarmerie. Les autres sont tous des militaires du 1er Régiment des forces d'intervention (1er Rfi)”, a t-elle évoqué.
Mais l'information n'est pas confirmée par une autre source près du dossier. “Nous ne savons pas réellement, à l'heure actuelle, le nombre des personnes appréhendées. Une chose est sûre: c'est l'existence de militaires parmi ceux qui sont arrêtés”, a t-elle confiée.
Le premier ministre, Charles Rabemanjara, a révélé l'incident, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Intérieur et de la réforme adminsitrative (MIRA), vendredi. “Il y a eu une tentative d'attentat contre le chef de l'Etat, dans la nuit du 3 au 4 avril”, a t-il déclaré.

Arrêter de fumer : 85% de réussite pour 50 000 ariary



C’est une désintoxication plutôt violente, mais la société malgache de lutte contre le tabagisme (SMLT) basée à Mandrosoa Ivato assure cependant que le succès est garanti à 85%.

Dans une projection diffusée, hier, au cours de la présentation des activités et des projets de la société malgache de lutte contre le tabagisme, on voit un volontaire au sevrage subir les premières conséquences de sa cure : vomissement, nausée et mal-être. C’est une première étape que le Dr Andrianaina Raharison de la SMLT qualifie d’«installation du dégoût de la cigarette.»



35 % des fumeurs

Le sevrage se fait en quelques heures et commence par des séances de psychothérapie et de réflexothérapie. «Après le massage, le fumeur ressent une répugnance face au tabac, jusqu’à en vomir. On lui fait fumer quelques tiges pour que son corps ressente bien cet écoeurement.»

Il faut compter 50.000 ariary pour arriver à une telle désaccoutumance et depuis décembre, plus d’une centaine de personnes se sont portées candidates.

Mais c’est vers la jeunesse que l’association se tourne : «Du 1er au 4 novembre, l’association organisera des journées «sans fumée» dans les lycées avec au programme des conférences, concerts, des tournois sportifs inter-établissements et des expositions», comme l’explique Tina Raoelimamy, présidente nationale de la SMLT. Chaque année, 25% des adolescents de 11 à 15 ans allument leur première cigarette, 35% des fumeurs sont âgés de 15 à 26 ans selon les statistiques du centre de cure d’Anjanamasina.



Allez, la dernière…

Le Dr Raharison précise : «Il n’y a pas de cure miracle. Il n’y a que la volonté de vouloir arrêter de fumer à laquelle nous apportons un coup de main qui, parfois, ressemble à un coup de poing !» La volonté d’arrêter ? Julianne Razafinitoavina est perplexe. Fumeuse invétérée, cette mère de famille est dépendante du tabac depuis une vingtaine d’années et a transmis le virus à ses deux filles de 22 et 26 ans. «Ne me dites pas que c’est une question de volonté. Depuis dix ans, je tente d’arrêter et je tiens la route pendant quelques semaines. Mais il suffit qu’on fume à côté de moi, de respirer un peu de cette fumée et cela me revient d’un coup.»

Avec trois séances de désintoxication ratée, Razafinitoavina reste perplexe. Et, allumant une cigarette, elle assure : «Allez, c’est la dernière.»


Mialy R.






La loi anti-tabac, lettre morte ?



Alors que les pays avancés comme la France viennent à peine de se familiariser avec la loi anti-tabac, Madagascar dispose déjà d’une disposition légale qui protège les non-fumeurs. Mais comme c’est aussi courant dans l’île, son application reste lettre morte. Sachez tout de même qu’il est interdit sur le territoire malgache de fumer et de chiquer dans tous les lieux de travail, les transports publics, les lieux publics couverts comme les salles de sport et de loisir, les centres hospitaliers et les établissements scolaires.

Il est aussi interdit de vendre ou de faire vendre du tabac aux moins de 18 ans. D’ailleurs, tous lieux de vente de ces produits doivent afficher cette interdiction.

Monday, April 16, 2007

RIEN NE FAIT RECULER LE GROUPE DJAVA, TRES DETERMINE



Djava, ce sont trois frères et deux sœurs venus du sud-est de Madagascar rendant hommage à leur père en choisissant son patronyme comme nom de groupe. Ils ont atteint le sommet du succès international. Suite à l’affaire qui n’a fait que salir leur carrière artistique, le groupe Njava ne pense pas en rester là.
Monika, Lala, Pata, Dada et Maximin : Njava, cinq frères et sœurs qui ont le cœur à Madagascar et les pieds en Europe, les souvenirs dans la tradition et les rêves dans un arc en ciel. Subtil mélange de nostalgie et de modernité, leur musique navigue avec un rare équilibre entre les chants polyphoniques, de limpides arpèges de guitare influencées par la technique de la valiha et de subtiles arrangements où violoncelles, orgue Hammond et grooves trip-hop viennent discrètement rehausser des mélodies impeccables.
Leur musique est étonnante et de bonne humeur, de sensibilité et de cohésion. Pop, mais sincère, le son pétille comme un grand cru champenois, rafraîchit comme une brise marine et réchauffe le cœur comme une déclaration d’amour.



Ayant acquis des méthodes de travail plus professionnelles, comme l’exige les normes internationales, les thématiques des textes, ainsi que les arrangements musicaux laissent encore entendre cette source purement malgache qui leur est chère.
Le répertoire de Njava s’appuie surtout sur la musique de cérémonie malgache, parfois proche de la transe. La formation, créée à la fin des années ‘80, reçoit le prix découverte RFI en 1992 avec le titre «Manine» signé par Jean Gabin. Et comme pour nombreux autres artistes du continent africain, c’était aussi le billet pour allez conquérir l’Europe.
Leur premier album, « Vetse » sort en 2000. Deux ans après, Njava retourne en studio afin d’enregistrer « Source », un nouveau disque, sorti chez EMI records, en février 2002.
D’année en année, le groupe a su gérer sa carrière sans pour autant laisser de côté la famille à Madagascar.



Sur scène, Njava est une explosion d’énergie, d’art dramatique et de rythmes. Monika et Lala qui ont eu le privilège de jouer avec Deep Forest, nous offrent une musique savant mélange de tradition malgache et de sonorités électro. Lors de leur passage au pays, à plusieurs reprises, le groupe a émerveillé les mélomanes, tant au niveau technique qu’au niveau prestation scénique. Une sonorité, fruit d’une longue recherche menée par chaque membre du groupe. Car pour Njava, il est très important de se consulter entre eux. Le respect mutuel est également l’un des secrets de cette réussite. Ils perpétuent la tradition familiale, trois générations de musiciens avant eux, et encore nombreux sont ceux qui attendent leur tour dans le village natal à Vohipeno. La musique de Njava, mélange de tradition et de modernité, est une sorte de trait d’union entre la grande île et l’Europe où ils habitent. Le troisième album « Vox Populi » est encore une autre découverte. Ses paroles évoquent de manière lancinante l’enfance maltraitée et la corruption à Madagascar. Quant à la musique, elle réinterprète intelligemment, avec des sonorités modernes, le riche héritage musical de l’« Île Rouge ». Le résultat est ce que le groupe se plaît à appeler de l’« ethnotic groove ».
A noter que Njava, à part la participation à bon nombre de festivals internationaux où ils ont pu partager la scène avec de grosses pointures de la musique du monde, profite également le service de professionnels qui travaillent avec des « stars » tels Alpha Blondy, Manu Dibango, Shagggy et tant d’autres.


Maximin, le soliste • « Les Malgaches manquent de direction artistique »
Des 5 membres de Njava, nous avons eu une discussion plus qu’iltéressante avec Max, de son vrai nom Maximin Randriamanjava, guitariste et vocal du groupe,non moins arrangeur et technicien de son confirmé.
Si nous savons déjà que NJava est une réunion de frères et sœurs, nous ignorions que chacun, de son côté, mène une carrière à part. Les trois frères sont très sollicités pour accompagner plusieurs groupes, alors que Monique et Lala faisaient le bonheur de « Deep Forest ».
Rencontre souriante avec un musicien aussi confortable de ses riches expériences que de son talent qu’il voudrait bien mettre au profit de ses pairs malgaches. « Il faut faire beaucoup de recherches si on veut avoir une qualité de son impeccable. A part les formations qui sont indispensables, il est important de savoir ce qu’on veut réellement ». Des phrases que d’autres vont dire, courant. Mais jusqu’à maintenant, le son reste un problème majeur pour les artistes malgaches. Que ce soit lors de l’enregistrement qu’en « live ».
Travaillant pour d’autres groupes tels « Da Hush » ou « Interphone », Maximin a déjà su imposer son style et il sait ce qu’il fait. « La direction artistique est très importante dans ce milieu mais la plupart des artistes malgaches ne s’en rendent pas encore compte » dixit Max. « Il suffit d’une petite astuce pour avoir un vrai produit », a t-il conclu.
Une situation qui ne fait que minimiser la valeur des produits malgaches. Quid de la formation ?


Une carrière salie par la presse malgache • Pour l’intérêt de qui ?
« Nous avons été traités de tous les noms dans les médias malagasy, le nom du groupe Njava est sali par des accusations gratuites sur une affaire louche montée de toutes pièces ».
Extrait du communiqué que le groupe a adressé à tous les « desk » le lendemain de la sortie de la Une de presque tous les quotidiens de la place, concernant l’affaire de trafic d’enfants.
Les membres du groupe Njava, qui est l’ambassadeur de la culture malgache sur la scène internationale, se sont vus dénudés face à ce traitement qu’ils qualifieraient de « manipulation ». Que ce soit au pays ou à l’étranger. Pour rappel, le verdict est tombé au mois de mai 2005 ordonnant Raharimalala Gabrielle à 15 ans de travaux forcés.
Alors que le groupe a été de passage au pays au mois de décembre 2005 pendant près d’un mois pour terminer leur projet sur le film, aucune application de cette sentence n’ a été faite à leur encontre mais le groupe n’était également au courant de rien, concernant ce jugement. Pourquoi avoir attendu quelques mois plus tard pour crier sur le toit l’existence de ce verdict ? Qui aurait eu interêt à dénigrer ces « porte-fanions » malgaches ? Et dans quel but ?

Fusillade meurtrière sur un campus américain




Il s'agit de la plus grande tuerie perpétrée dans un établissement scolaire aux Etats-Unis. Trente-trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans deux fusillades qui ont éclaté, lundi 16 avril, sur le campus de l'université de Virginia Tech, dans la ville de Blacksburg en Virginie

La première fusillade aurait eu lieu vers 7 h 15 (13 h 15, heure de Paris) dans une des principales résidences universitaires, le West Ambler Johnston Hall, selon un communiqué de l'université. Un appel aux services d'urgence locaux avait alors signalé un incident dans ce dortoir où vivent 900 étudiants.

"Environ deux heures plus tard, l'université a reçu des informations concernant une fusillade au Norris Hall [un autre bâtiment]", a ajouté le communiqué. Selon le responsable de la police de l'université, Wendell Flinchum, plusieurs des victimes étaient des étudiants tués dans une salle de cours lors de la deuxième fusillade. La police locale a confirmé que le tireur, qui semble avoir agi seul, est mort, sans préciser s'il s'agissait ou non d'un étudiant. Elle tentait également de déterminer s'il s'était suicidé ou s'il avait été abattu par les forces de l'ordre.

"UNE TRAGÉDIE D'UNE PROPORTION MONUMENTALE"

Plusieurs témoins interrogés sur les chaînes de télévision américaines ont raconté avoir entendu plusieurs dizaines de coups de feu et évoqué la panique dans les bâtiments. Selon Amy Steele, rédactrice en chef du journal du campus interrogée par CNN,"beaucoup d'étudiants courraient partout, comme des fous". "L'un des blessés est un étudiant qui a sauté d'une fenêtre pour sortir de la résidence universitaire", a-t-elle précisé.

"Aujourd'hui, l'université a été frappée par une tragédie que nous considérons d'une proportion monumentale", a déclaré son président, Charles Stenger, lors d'une conférence de presse. Après avoir fermé les entrées du campus et demandé aux personnes qui se trouvaient à l'intérieur de s'enfermer et de ne pas s'approcher des fenêtres, l'université avait annoncé, en fin de matinée, l'évacuation progressive de ses 25 000 étudiants.

DEUXIÈME FUSILLADE EN MOINS D'UN AN

La présidence du Virginia Tech a fait savoir qu'une cellule de soutien sera mise à disposition du personnel de l'université et que des psychologues sont déjà sur les lieux pour assister les étudiants. Une cérémonie est programmée mardi à la mi-journée pour que toute la communauté fréquentant l'université puisse se réunir "pour commencer à gérer cette tragédie".

Il s'agit de la deuxième fois qu'une fusillade a lieu dans cette université. Lors de la rentrée universitaire, en août, un prisonnier évadé s'était réfugié sur le campus. L'homme avait été arrêté, mais un gardien et un policier avaient été tués. Une prime de 5 000 dollars était promise, depuis dimanche, à quiconque permettrait l'arrestation des responsables de deux alertes à la bombe qui ont secoué le campus, les 2 et 13 avril.

Le drame rappelle celui de Columbine, dans le Colorado, qui avait traumatisé le pays le 20 avril 1999, quand deux lycéens avaient tué 12 camarades et un professeur avant de se suicider.

Sunday, April 15, 2007

TOJO ET CLAUDIA SE MARIENT

Tojo Ravalomanana, le second fils du Président Ravalomanana s’est marié hier. L’heureuse élue s’appelle Claudia Andriamboavonjy. Le jeune couple a dit oui devant Dieu, au temple d’Imerinkasinina, en présence des parents et amis ainsi que de leurs invités, après un mariage civil célébré quelques jours auparavant.

Ainsi, malgré le deuil qui a frappé récemment la famille du Chef de l’Etat lors de la perte de son frère, ce mariage a finalement pu avoir lieu. Marc Ravalomanana a dit s’en être remis à Dieu qui dispose de tout. Le Chef de l’Etat s’est, rappelons-le, envolé hier soir pour l’Allemagne où il sera en visite officielle.

Thursday, April 12, 2007

Un adepte du yoga tue son élève en sacrifice pour développer son pouvoir


L’affaire concernant le meurtre de la petite Miora, qui a défrayé les chroniques il y a deux ans, est passée devant la cour criminelle, hier. La victime,14 ans à l’époque des faits, a été sauvagement tuée pour permettre à un yogi de développer son pouvoir.

Lalaina Andriambola Rajaonarison dit Ramose, Jimmy Jackson Razanajatovo et Olga Raharivololona, respectivement responsable et assistants dans un établissement scolaire d’Ambohimanandray-Ambohimanarina, ont été présentés au prétoire du tribunal d’Anosy, hier, pour répondre de la mort de la petite Miora qui a été trouvée morte le 29 mai à Ankadimbahoaka. Il a fallu près de sept heures aux jurés pour traiter le dossier qui était, à la fois, brûlant et complexe. D’autant plus que les accusés se sont rejeté la responsabilité de la mort de la jeune fille.

Ramose, le responsable de l’école, a expliqué qu’Olga l’a tuée par pure jalousie. «Elle croyait que Miora et moi sortions ensemble, alors qu’à l’époque je sortais avec Jimmy. C’est comme ça et il faut le dire : je suis homosexuel». «Ce ne sont que des mensonges. J’ignore pourquoi, mais c’est lui qui l’a tuée», a répliqué Olga.



Excursion meurtrière

«Le 28 mars, nous avons programmé une excursion à Ambatomirahavavy, mais finalement, Ramose a changé d’avis. Il nous a dit de nous rendre à notre école, à Ambohimanarina. A notre arrivée, il nous a dit de ne pas entrer en groupe. Miora était entrée en premier. Au bout d’une demi-heure, elle n’était pas encore sortie. Impatients, nous sommes allés voir ce qui se passait, mais Jimmy nous a empêchés d’entrer. C’était seulement après une vingtaine de minutes qu’il nous a dit d’entrer. Ce qui nous a étonnés est que, cette fois-ci, Ramose nous a laissés entrer ensemble. De plus, Miora n’était plus à l’intérieur. Nous avons demandé où elle est allée. Ramose nous a simplement répondu qu’elle était partie à notre recherche. Une fois de plus, il a changé d’avis et a indiqué qu’on continuerait l’excursion à Ambohidratrimo. En début de l’après-midi, nous sommes partis sans Miora. Ramose nous a conduits sur une montagne lugubre, une sorte de sanctuaire garni de croix blanchâtres. Tant de mystères que nous n’arrivons pas à percer jusqu’à ce jour. En tout cas, c’était la dernière fois où nous avons vu Miora vivante», a raconté l’un des témoins.



Etouffée et lynchée

Après avoir entendu les témoins, le juge a commencé à auditionner Jimmy à huis clos du fait qu’en 2005, il était encore mineur. Néanmoins, le père de Miora, autorisé à assister à l’audition a remarqué que le jeune homme aurait totalement incombé la responsabilité à son «ami», Ramose. D’après lui, Jimmy avait avoué que Ramose aurait étouffé la fille avec un sachet et l’aurait lynchée avant de jeter le corps à Ankadimbahoaka, le soir. Le mobile serait qu’étant adepte du yoga, Ramose devait sacrifier une fille vierge pour développer son «pouvoir».

Quelques jours après la découverte du corps, Ramose s’est complètement éclipsé de la circulation. Avec l’aide d’Olga qui lui servait de porte-parole, il a répandu la fausse nouvelle comme quoi il a été kidnappé. Néanmoins, on l’a arrêté le 1er juillet au domicile de ses parents à Ambohimangakely.

Après délibération, la cour a tranché et l’a condamné à une peine de travaux forcés à perpétuité. Olga et Jimmy ont été, pour leur part, condamnés respectivement à 3 ans et 5 ans d’emprisonnement ferme. Ils sont également contraints à payer conjointement et solidairement 10 millions d’ariary à la famille de la jeune fille.

Wednesday, April 11, 2007

1er Prix Manet pour Andrianaivo Ravelona



Le peintre malgache J. Andrianaivo Ravelona a de nouveau marqué un point. En effet, le jury du 32e Salon annuel ARGA lui a décerné le 1er Prix Manet Aussi, rappelons nous bien que depuis l’année1998, son arrivée sur l’International, ce prix Manet est le 9ème prix attribué à J. Andrianaivo Ravelona. Rare reconnaissance pour un artiste venant d’ ailleurs, vivant en France.
Le jury du 32e Salon annuel ARGA a décerné le 1er Prix Manet à J. Andrianaivo Ravelona. La Présidente du salon Mme Antoinette CUENCA l’a annoncé au Palmarès en présence de quelques 350 personnes invitées au vernissage du 23 Mars 2007, à l’Hôtel de Ville de Gagny, située en Région parisienne. Du 23 au 25 Mars dernier, 78 artistes : peintres, sculpteurs, et photographes ont exposé leurs œuvres dans la salle d’exposition de la ville de Gagny, organisé par ARGA ou Artistes Réunis de Gagny
7 prix ont été attribués dans 5 catégories à cette 32e édition du salon ARGA.
Dans la catégorie peinture à l’huile et acrylique le jury composés de Professeurs aux beaux-arts, d’artistes connus et de professionnels de l’ art ont décerné le 1er Prix ‘’Manet‘’ à J. Andrianaivo RAVELONA.
Un vote sans faute note vu que l’œuvre de notre artiste est fort remarquable de par son style et le message qu’ elle transmet. Un choix également partagé par l’assistance qui découvre avec admiration les tableaux de J. Andrianaivo Ravelona.
Cela confirme une fois de plus l’accession de l’artiste vers un autre niveau sur le chemin de sa carrière. Quant au 2e prix dans la même catégorie, il a été attribué à Carmen JUAREZ pour son œuvre ‘’Mystérieuse vénitienne’’.
En catégorie aquarelle et pastel, Annick JOUARD a obtenu le 1er Prix Turner par ‘’Bonheur de vivre’’, un pastel représentant le visage d’une mère, fort expressif, rayonnant d’espoir et d’ Amour malgré l’âge avancé. Après elle, c’est le tour de Jean Paul BLIER qui a obtenu le 2e prix Turner, par son aquarelle ‘’Petite brume‘’.
Pour la section sculpture, le Prix Camille Claudel a été attribué à Chantal ADAM par l’ensemble de ses œuvres intitulées : ‘’Le prophète et les messagers’’. Pathétiques, impressionnante ses créations sont expressivement rehaussées par le contraste de la matière et la technique personnelle qu’elle utilise.
Ensuite le prix Cartier Bresson pour la section photo a été décerné à Dominique RENAULT par son œuvre ‘’Affectueux’’.
Enfin le Prix ‘’Coup de Cœur’’ offert par Mr Le Maire de la ville est attribué à Michelle DOUALLY qui a présenté sa toile ’’Retour au futur’’ Notons également que l’année dernière, J. Andrianaivo Ravelona avait obtenu à ce même salon le Prix "Coup de Cœur" du Jury.
En principe, chaque artiste présente en moyenne une à 3 œuvres qui doivent être soumises au Comité de Sélection. Si elles sont admises, l’artiste est accepté à exposer au salon. Puis, après l’installation par les responsables dans la salle d’ exposition, les membres de jury passent la veille de l’inauguration pour noter chaque artiste.
Aussi, pour mettre en valeur l’événement et selon le système des salons, les organisateurs invitent chaque année un artiste célèbre. Pour 2007, le salon ARGA (artistes réunis de Gagny) a eu comme invité d’honneur Hubert MAGNIER, 58 ans, peintre bien connu, plusieurs fois lauréats aux divers salons. Plein de talent et d’ énergie, Hubert MAGNIER, par ses couleurs éclatantes, dessine en peignant tout en maîtrisant parfaitement la peinture au couteau.
Du côté de l’organisation, tout est mise selon les normes. Avec un comité dynamique et membres du bureau dévoués, l’équipe entière prépare ce salon durant toute une année. Pour eux, réaliser ce salon est tout comme une oeuvre d’ art, où le créateur procure tout son plaisir et son bonheur innés jusqu’ à la présentation au public. Les visiteurs étaient enchantés devant chacune des créations. Quant aux participants ils ont également vécu une ambiance conviviale et un lien fraternel durant la manifestation. J. Andrianaivo Ravelona, chef de file des artistes malgaches en Europe, a toujours porté haut le flambeau de la culture malagasy pour défendre l’honneur de sa patrie, Madagascar.

Qui est Andrianaivo Ravelona ?


Né à Antanarivo en 1952 Jean Andrianaivo RAVELONA fait ses études artistiques à Madagascar de 1968 à 72 et en Italie de 1976 à 77.

Initialement professeur de dessin et de peinture, ainsi que cadre dans une société à Antananarivo, il démissionne de toutes ces fonctions en 1981 pour réaliser sa vocation d'artiste.

Vers les années 80, il révèle son style "AY Fanahy" : l'osmose du visible à l'invisible, l'équilibre de la matière à l'âme.

Depuis, J.A RAVELONA expose à Madagascar, en Italie, à Nairobi, à l'île Maurice, en Indonésie, en Allemagne et en France.

Installé en France depuis 1998 il expose ses oeuvres à Paris et région parisienne, Aix en provence, Toulouse, Mandelieu, Marseille, Nancy, Le Havre, Martinique, Nantes, Bruxelles,Genève....

Lauréat de nombreux prix aussi bien à Madagascar qu'en France, ses oeuvres sont conservées au musée de l'O.N.U à New York et au musée du Palais de la Reine à Madagascar.

J.A RAVELONA est élu "Homme de l'année 97" en culture à Madagascar. Il est membre correspondant de l'Académie Malgache, membre sociétaire du Salon des Artistes Indépendants et de la Fondation Taylor ainsi que de diverses associations internationales.

L’ariary à 2580,83 contre 1 euro et 193,36 contre 1 dollar.

L’Ariary garde la forme. C’est l’impression que donne la monnaie nationale actuellement sur le MID (Marché Inter bancaire de Devises). En effet, depuis quelques semaines, celle-ci ne cesse de s’apprécier devant les devises pivots du MID en l’occurrence, l’euro et le dollar, les cours étaient respectivement de 1/2580,83 et 1/193,36 jeudi dernier. Les dernières statistiques disponibles sur le site officiel de la Banque Centrale de Madagascar (BCM, dataient du 05 avril 2007.

«L’appréciation de l’Ariary face aux devises pivot du MID ne date pas d’hier», devait noter un cambiste de la place. Celui-ci de faire remarquer que la monnaie nationale a commencé à se redresser vers le début du mois de mars, voire fin février. Mais selon d’autres spécialistes, l’Ariary s’est surtout apprécié vers la moitié du mois de mars et cette tendance s’est maintenue en ce début du mois d’avril. Les cours de changes euro/Ariary sont donc passés de 1/2597,49 le vendredi 30 mars dernier, à 1/2595,08 la séance d’après, c'est-à-dire, le 02 avril. Jeudi dernier, l’Ariary se montrait encore fort et prenait quelques points face à la monnaie unique européenne (1/ 2580,83)

La situation de l’Ariary est semblable pour ce qui est de son comportement face au billet vert. Depuis début mars en effet, les cours dollar/Ariary n’étaient plus descendus en dessous des 1/ 2000. Le dollar se négociait à 1991,90 Ariary le 05 mars dernier, le même dollar se vendant à 1951,67 à la fin du mois de mars. L’Ariary commence fort le mois d’avril en grignotant quelques unités au billet vert, le cours passant à 1944,31 le 02 avril dernier tandis qu’il était monté à 1/193,36 lors de la dernière séance du Mid de la semaine d’avant Pâques.

Dans le milieu financier, l’on explique cette appréciation de l’Ariary face aux devises pivot du MID par l’arrivée à échéance de bon nombre de transactions financières des exportateurs. Cette amélioration de la situation monétaire du pays signifie également que les importations des opérateurs économiques deviennent moins chères. Par contre les exportations coûteront plus cher. De même, les investisseurs trouveront plus coûteux les investissements qu’ils vont réaliser. Une monnaie trop puissante n’est pas toujours bonne pour l’économie d’un pays.

Monday, April 09, 2007

LE DARFOUR , UNE NOUVELLE POUDRIERE POUR TOUTE L’AFRIQUE



L'armée tchadienne est entrée, lundi 9 avril, au Soudan à la poursuite de rebelles hostiles au président tchadien Idriss Deby Itno, mais s'est heurtée aux forces de défense soudanaises lors d'accrochages meurtriers. Un porte-parole de l'armée soudanaise a affirmé que ses forces avaient repoussé une attaque tchadienne dans l'ouest de la région du Darfour à la frontière entre les deux pays, a rapporté lundi soir l'agence officielle soudanaise Suna. Selon ce porte-parole, cette attaque a fait 17 morts, dont un sous-officier, parmi les soldats et policiers soudanais, ainsi que 40 blessés. De même source on fait état, sans plus de précisions,"d'importantes pertes" civiles. D'après l'agence Reuters, huit blindés et une centaine de véhicules tchadiens était impliqués dans cette opération.

La présidence tchadienne a démenti avoir traversé la frontière et attaqué les forces soudanaises. Mais un haut responsable tchadien, qui a requis l'anonymat, a assuré à l'AFP que l'Armée nationale tchadienne (ANT) était entrée au Soudan à la poursuite de rebelles de la Concorde nationale tchadienne (CNT), à la suite de combats avec ce mouvement armé, survenus lundi matin côté tchadien dans la zone d'Amdjérima. Selon lui, les affrontements ont fait une trentaine de morts des deux côtés.

Cet incident survient alors que les hostilités entre armée et rebelles tchadiens ont repris après un mois et demi d'accalmie. Le gouvernement tchadien a accusé lundi les rebelles d'avoir attaqué son armée à Amdjérima, dans la région de Goz Béïda, non loin de la frontière soudanaise. "Les forces de défense et de sécurité ont riposté avec détermination pour mettre en déroute les assaillants", avait affirmé lundi en début d'après-midi le porte-parole du gouvernement de N'Djamena Hourmadji Moussa Doumgor. Les rebelles tchadiens avaient attribué la responsabilité des combats à l'ANT. Après six heures de bataille, "nos forces se sont redéployées sur de nouvelles positions", avaient ensuite ajouté sans fournir davantage de précisions les rebelles de la CNT d'Hassan Saleh al-Djinédi.

En annonçant les combats de lundi matin, N'Djamena avait aussitôt pointé du doigt son voisin soudanais, accusé, comme par le passé, de soutenir les rebelles. "Le Soudan n'a pas renoncé à son sinistre projet de déstabilisation du Tchad", a affirmé M. Doumgor. "Le Tchad attend de la communauté internationale qu'elle condamne sans équivoque cette énième agression menée depuis le Soudan contre le Tchad et prenne des mesures appropriées pour contraindre le gouvernement du Soudan à renoncer à ses visées expansionnistes et déstabilisatrices du Tchad", ajoute Doumgor.

Les deux voisins, qui s'accusent mutuellement de soutien à des rébellions hostiles à leurs régimes respectifs, entretiennent des relations très tendues, envenimées par la guerre civile au Darfour, dans l'ouest du Soudan, qui depuis son début en février 2003 a poussé plus de 200 000 personnes à se réfugier dans l'est tchadien.

500 reptiles endémiques destinés à l'export saisis à l'aéroport d'Ivato

Le démantèlement de ce trafic, pour ainsi dire, a été rendu possible, grâce au scanner installé à l’aéroport international d’Ivato et à la vigilance des douaniers. Il s’agit d’animaux (des espèces endémiques) que les deux étrangers ont essayé de faire sortir illicitement du territoire.

Le premier, un Russe originaire de Selezn (Moscou), a été appréhendé le matin du samedi. Dans ses bagages se trouvaient deux grandes sacoches dans lesquelles il a caché des petits reptiles et amphibiens, savamment dissimulés dans des boîtes à aliments en plastiques.

Se disant à la fois touriste et biologiste, il comptait s’embarquer à bord de l’avion de la compagnie Air France, à destination de Paris. Mais lors du passage de ses bagages devant le détecteur, les douaniers les ont trouvés suspects. Immédiatement, ils les ont fait monter sur le banc de fouille. Le propriétaire a été convoqué, mais l’on n’a pas pu approfondir davantage le problème à cause de la barrière de langue. Devant les responsables de la douane, le Russe n’a pu fournir ni une déclaration douanière ni une autorisation d’exporter.

C’était seulement lors de la restitution de ces animaux au responsable du Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza que les douaniers ont appris qu’il s’agissait en fait de caméléons, (environ 235 individus de différentes espèces : Furcifer et Calumma), de lézards, (environ 201 individus de différentes espèces : Paroe Dura, Phelsuma et Uroplatus), de grenouilles (près de 200 unités, également de différentes espèces, du genre Mantella) et de crapauds (38 unités, Mantidactylus et Discophus).

Le soir du samedi, étant sur le qui-vive à la suite de l’événement du matin, les douaniers ont mis sur le banc de fouille les bagages du Chinois. Ce dernier a voulu prendre l’avion de la compagnie Air Mauritius, à destination de la Chine, via Maurice. Et c’était lors de la vérification qu’ils ont fait la découverte : une carapace de tortue de mer et six tortues dont deux de taille moyenne. Il a caché ces dernières dans des boîtes à aliment. Le Chinois n’avait pas non plus les autorisations exigées.

Forts de ces deux infractions, les responsables hiérarchiques de la douane sont en train d’étudier le cas de ces deux étrangers, retenus pour le moment à Madagascar. Ces derniers, selon un responsable, ont le droit de solliciter une «transaction». Une procédure légale qui consiste à payer une amende relative à l’infraction. Cela n’empêche pas, cependant, le ministère des Eaux et forêts d’engager une action en justice. D’autant plus que certains des petits reptiles et amphibiens saisis samedi matin n’ont pas survécu.

Mandeana dia ny malaina fa rehefa mazoto tsy afaka intsony .


« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ». De cette citation, l’on n’a retenu que son esprit négatif: les regrets ne viennent qu’ensuite, quand on a passé l’âge de réaliser ses rêves. Mais on a totalement oublié que cette citation est extraite de l'ouvrage «Les prémices» de Henri Estienne (Paris, 1531 - Lyon, 1598), édité en 1594. Voici un extrait de ce texte dans lequel ce proverbe apparaît:



Jeunesse n'a expérience ;

Pourtant sage n'est pas qui pense

Sagesse en jeunesse trouver,

Qu'il fasse aux autres approuver.

Et ceci n'est pas de cette heure.

Depuis longtemps ce mot demeure,

Qu'on connaît avoir été fait

Par une forme de souhait,

Ô si la jeunesse savait,

Ô si la vieillesse pouvait.

On dit aussi plus brièvement, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.

(Traduction sur le site de Bribes, dictionnaire des citations.)





Et on oublie aussi que, comme toute chose sur terre, une autre citation lui fait pendant, celle d'Henry Maret dans «Pensées et opinions», 1903 :

Le vieux proverbe : «Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !» n'a plus de sens. La jeunesse sait et la vieillesse peut. La jeunesse sait que tout se paie, et la vieillesse peut tout payer.

Jeunes responsables, l’avenir nous appartient. L’on dit bien ici: « jeunes responsables », car l’avenir ne sourit que rarement (sauf si on s’appelle Gontran Bonheur !) aux paresseux, aux indécis, ou aux lâches. Comme le dit si bien cette publicité pour de la lessive: pour apprendre, il ne faut pas avoir peur de se salir! Mais il faut aussi apprendre à ne pas se salir les mains

Peut-être nous faut-il aussi à tous ce petit déclic dans la tête, qui nous parvient comme un signe de Dieu. Même Moïse, appelé devant le Buisson ardent pour libérer le peuple hébreu de l’esclavage et le guider vers la Terre promise, a demandé à deux fois à Dieu s’il aurait la foi et le courage d’accomplir sa mission. Dieu lui a donné la foi, celle qu’il faut pour sortir du lot et faire le premier pas (celui qui coûte !). Mais il faut faire ce pas pour se réaliser et ne rien avoir à regretter plus tard! Au lieu de « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait », on devrait retenir la citation d’Ambrose Bierce : « Jeunesse. L’âge du possible. »

Saturday, April 07, 2007

Les Marmites malgaches



Agé de 38 ans, posé et baraqué, Rasolonjatovo a hérité du savoir-faire et de l’atelier de fabrication de marmites de ses parents à Ambatolampy. Cela fait dix ans qu’il a repris l’affaire en main et seize employés, dont certains sont des membres de sa famille, travaillent pour son compte.

«Même si cela me revient cher, je suis obligé d’acheter des déchets d’aluminium en provenance de Maurice et de La Réunion auprès de mes fournisseurs à Antananarivo ou à Tamatave car Madagascar ne parvient pas à satisfaire la demande» souligne Rasolonjatovo. Et d’ajouter «Chaque semaine je fais l’achat de 500 à 1000 kg de déchet d’aluminium. Le prix du kilo est d’environ 4000 ariary». Ces matières premières sont transportées par les camions des fournisseurs à Ambatolampy.

Toujours selon Rasolonjatovo, «La cherté des déchets d’aluminium est une contrainte pour la production de marmites. Ce sont les taxes qui font augmenter leur prix et les fournisseurs accroissent davantage leur capital. Pourtant, le pouvoir d’achat des fabricants de marmites est loin de correspondre à cette hausse». Et de conclure d’un air maussade

«Les fabricants de marmites sont en difficulté».

Par ailleurs, les autres matières, comme la terre, le moule en terre cuite … sont issues des campagnes d’Ambatolampy.




Un fabricant de marmites gagne 2000 ariary par jour



Marie, 48 ans ; Armand, 50 ans et Rasolo, 45 ans figurent parmi les seize fabricants de marmites qui travaillent pour Rasolonjatovo depuis près de cinq ans.

Chaque jour, de 6h à 13h ou de 7h à 16h, selon la quantité de marmites à produire, ils s’attèlent à un pénible travail.

Une chaleur quasi insupportable émane des fours en briques servant à purifier et à faire fondre les déchets d’aluminium. Une chaleur à laquelle ils se plient pour gagner leur vie.

Tout en sueur et le corps noir plein de suie, l’ensemble des ouvriers parvient à fabriquer 30 grandes ou 40 à 60 petites marmites par jour. Chacun a un salaire journalier de 2000 ariary. A en croire Rasolo, cette somme comble sa vie quotidienne puisque parallèlement, l’agriculture complète ses revenus.

Selon ce même ouvrier, il faut 40 sacs de charbon par jour pour obtenir ces quantités de marmites. Et Marie d’ajouter que le prix d’un sac est d’environ 3000 ariary.

Armand, précise que de nombreux clients originaires d’Antananarivo, Sambava et Fort Dauphin passent leurs commandes à distance. «Ce sont des revendeurs et ils achètent en gros» remarque-t-il. La livraison se fait alors chaque jeudi et vendredi au marché Coum des 67 ha, point de vente exclusif. Cependant, quelques clients achètent au détail en se rendant eux-mêmes à l’atelier d’Ambatolampy.

Quant aux prix, ils varient de 19.000 à 60.000 ariary selon la dimension des marmites. Ces dernières s’écoulent au mieux de juillet à décembre.




240.000 ariary de dépenses journalières pour produire 40 à 50 marmites selon Rabary



Rabary a 33 ans. Il est marié et a quatre enfants. Cela fait sept ans qu’il est à la tête d’un petit atelier de fabrication de marmites qui occupe trois employés. «J’ai pris la relève car mes parents étaient déjà dans le métier» précise-t-il tout en souriant.

L’atelier produit 40 grandes ou 50 petites marmites par jour. Pour cela, il faut 50 kg d’aluminium, dont l’approvisionnement se fait auprès de fournisseurs à Antananarivo ; du charbon ; deux sacs de terre spéciale, de couleur jaunâtre dite «haboka», qui assurent la production pendant un mois et dont le ravitaillement se fait aux alentours immédiats d’Ambatolampy. «En tout, je débourse 240.000 ariary par jour. Cela comprend le salaire des ouvriers, le charbon, le transport de la terre…».

Toutes les marmites fabriquées sont des commandes et la livraison se fait à Andravoahangy. Cela n’empêche pas que Rabary est présent au marché de Mahamasina chaque jeudi. «Les fonctionnaires sont mes principaux clients. Les marmites s’écoulent bien vers la fin du mois. Mais en période de soudure où les gens font face à la crise et à la cherté de la vie, les affaires vont mal» remarque Rabary. Les jeudis, son chiffre d’affaires est d’environ 300.000 ariary.

En termes d’organisation relative à la commercialisation, une fois la livraison effectuée ou le marché clôturé, Rabary rentre directement à Ambatolampy. Les marmites invendues le jeudi sont transportées en pousse-pousse à Anosibe, où elles sont stockées chez un particulier à raison de 40.000 ariary par mois.

Par ailleurs, Rabary complète ses revenus grâce à l’agriculture et l’élevage.

Friday, April 06, 2007

ARTISTES MALAGASY



Firmin : vers le monde de show-biz



Son choix a été fait. Firmin, le lauréat de Pazzapa 4, a définitivement décidé d’entrer dans le monde du show-biz. «Alamino», son premier album en CD audio, sorti jeudi, en est la première étape. Un album mûrement travaillé, -surtout au niveau de la sonorité-, réalisé en collaboration avec d’autres artistes, tels Tôto Mwandjani, comme guitariste, Max Exception, Rampal, Mamy Gotso et Harinaivo Lalaina, en tant qu’auteurs et compositeurs.

Variété, l’album est composé de 9 titres dont une composition du jeune talent, «Manaiky Aho», littéralement, «J’accepte». Il s’agit d’un morceau évangélique qui évoque son dévouement, son respect et ses remerciements au Seigneur. Quelques morceaux connus de Firmin, entre autres, «Tcherri Nanah», «Sereosereo» figurent naturellement dans cet album, qui sera promu à Antsahamanitra, durant son spectacle avec Melky.


Melky sort «Ianao No Tiako»



Melky fait ses premiers pas dans le paysage artistique. La jeune chanteuse, ancienne locataire de la villa Pazzapa, vient de sortir son premier album. Intitulé «Ianao No Tiako» comme son premier tube qui cartonne à la radio, depuis un mois, ce nouvel album en CD audio sera précédé d’un autre en VCD, présenté ce lundi à Antsahamanitra, pendant son premier spectacle après Pazzapa, où elle partagera la scène avec Firmin.

Composé de 9 morceaux, «Ianao No Tiako» contient les morceaux de Melky qui sont déjà diffusés à la télé et dans les radios. Outre le morceau titre, il comprend entre autres, «Iza Marina ?», et «Aza Adino», qui sont des compositions de Ndondolah, son oncle et manager. Melky interprète également une chanson de Max Exception dans ce nouveau disque.


Andry Mahitsy sort son premier album



Un ouf de soulagement pour Andry Mahitsy! Après 27 ans de carrière musicale et de nombreux palmarès sur le plan international, ce groupe qui véhicule la danse et la musique folkloriques sort enfin son premier album en VCD. Intitulé «Ho Aiza ?», ce nouvel album comprend 8 titres et un discours d’introduction de Hanitra Adriamboavonjy, présidente de l’association des orateurs malgaches, (Fimpima).

Le groupe est composé de 16 membres dont 12 danseurs. Il a déjà effectué des tournées à l’étranger et participé dans des différents concours et ateliers, à savoir, «Sahobin’ny Tanora»-1989 et Karajia, la rencontre de la danse, en 1997. Ses compositions sont des chansons de charme et ses danses sont celles des 18 éthnies de Madagascar. On le connaissait surtout par le concert des cravaches.

REFERENDUM : OUI NON OUI OUI

RÉSULTATS
Nombre des inscrits
: 5 999 220
Nombre des votants : 2 556 989
Blancs et nuls : 61 125
Suffrages exprimés : 2 495 864
Taux de participation : 42,62%
Nombre de bureaux de vote : 12183/17586 ou 69,28%
OUI : 1 847 590 soit 74,03%
NON : 648 274 soit 25,97%

Wednesday, April 04, 2007

USA-Italie-Japon. Trois ambassadeurs "remerciés"



Les trois diplomates sont tous rompus aux négociations avec les bailleurs de fonds

Ce n'est plus un secret dans le milieu diplomatique, l'abrogation des nominations des trois ambassadeurs, dans trois grands pays. Il s'agit de Narisoa Rajaonarivony, de Paraina Auguste et de Jocelyn Radifera, qui étaient respectivement en poste aux Etats-Unis, en Italie et au Japon.

Le premier, outre les Etats-Unis, est en charge également des pays latino-américains, en l'occurrence, le Mexique, le Brésil et la Colombie. Le second est aussi ambassadeur auprès d'autres pays européennes, à savoir, l'Albanie, la Roumanie, la Yougoslavie, la Turquie et la Grèce. Quant au troisième, en plus du pays du soleil Levant, il s'est occupé parallèlement des pays à forte potentialité économique du continent asiatique, Singapour, la Thaïlande et la Corée du Sud.

Cursus

Accrédités dans ces pays développés, les trois diplomates ont chacun un cursus assez étoffé.
Narisoa Rajaonarivony : titulaire d'un Ph-D, vice-Pm chargé de l'Economie, des Finances et du Budget avant sa nomination au 2374, Massachusetts Avenue à Washington DC 20008, Paraina Auguste: docteur en économie, député élu sous le label Firaisankinam-pirenena à Farafangana où son frère Ndremanjary Jean André a retourné lors de la dernière élection présidentielle sa veste rouge de l'Arema au profit du président candidat. Bon nombre d'observateurs ont vite conclu que cette pirouette de l'aîné allait conforter la place du cadet à la Via Riccardo Zandonai A/84 à Rome. Radifera Jocelyn: ancien cadre du FMI. Il fait partie des experts expatriés récupérés par le Président Marc Ravalomanana qui l'a placé au 3-23 Moto Azabu 2, Chome Minato-Ku à Tokyo.

Négociations

Les trois ambassadeurs "remerciés" sont tous rompus aux négociations avec les bailleurs de fonds. Est-ce qu'ils seront recasés quelque part ? Notamment au niveau de la Présidence de la République où leurs compétences cadrent avec le nouvel organigramme composé entre autres, d'un secrétariat général chargé des relations internationales et des projets spécifiques. Et d'un secrétariat général chargé du conseil et du suivi du MAP.

En somme, il y a jusqu'à présent, 4 postes d'ambassadeurs à pourvoir avec celui laissé vacant en Afrique du Sud par Yvan Rasandratriniony devenu ministre auprès de la Présidence chargé de la Décentralisation et de l'Aménagement du Territoire.

Friday, March 30, 2007

CYCLONE :Jaya pointe à 1750 km de Vohémar.


Madagascar commence à peine à panser ses blessures laissées par Indlala et voilà qu’un autre météore s’annonce. Jaya, le 14ème système dépressionnaire de la saison, s’est formé jeudi dernier. Au stade de tempête tropicale modérée, Jaya a été localisée, hier dans l’après-midi, à 1750 km au large de Vohémar et fait cap Ouest avec une vitesse de 9 km/h.

Pour l’instant, ce météore n’affecte pas encore le temps qu’il fait dans le pays, rassurent les techniciens du service de la Météorologie à Ampasampito. D’ailleurs pendant ce week-end, il fera beau sur tout le territoire national à quelques exceptions près. Des pluies faibles et localement orageuses sont, en effet, attendues dans l’extrême Sud et dans la région d’Analanjirofo.

Toutefois, le temps pourrait se gâter dès le début de la semaine prochaine. «Jaya va s’intensifier dans les prochaines heures. Ainsi, si elle garde sa trajectoire actuelle, cette tempête tropicale modérée se rapprocherait progressivement du littoral Est malgache. Elle pourrait donc constituer une réelle menace pour le pays », analysent les météorologues malgaches.

La population croise les doigts pour que Jaya nous épargne.

MoneyGram International bientôt à Madagascar


Guillaume Dewaël, directeur de développement d’Affaires de MoneyGram International et Monja Roindefo, directeur de Trans-Ex Money, ont signé tout récemment à Paris, un contrat de partenariat tout en nommant ce dernier comme Super agent pour Madagascar.
A ce titre, il est en charge de la mise en place des structures de réception de l’envoi d’argent modulé en réception seule dans tout le territoire malgache. Sa société recrutera, par la suite des sous-agents intéressés à collaborer avec cette structure, comme les bureaux de change, institutions de micro crédit, la poste ou autres.
MoneyGram International est une société de haute performance en matière de paiement, transfert d’argent et de services financiers internationaux. Elle est présente avec un réseau de plus de 100 000 agences à travers le monde.

Elle offre à ses clients; les particuliers, les sociétés et les institutions financières, une large gamme de produits de paiement et services, allant du traditionnel ordre de transfert et service officiel de chèques au paiement électronique de facture et du service de transfert d’argent utilisant la dernière technologie de pointe en la matière.
L’histoire de MoneyGram remonte à 1940, quand une petite société de paiement et d’ordre de transfert de petite somme a ouvert sa porte à Minneapolis, Minnesota aux Etats-Unis d’Amérique, sous le nom de Travellers Express, qui est devenue MoneyGram International depuis 2005. MoneyGram est une des grandes sociétés dominantes sur le marché américain pour les opérations de ce genre. Côtée en bourses sous MGI, MoneyGram œuvre aussi pour les soutiens des organisations culturelles, éducationnelles et des œuvres sociales. Les chèques de MoneyGram sont utilisés par des banques américaines comme alternatives à leurs propres chèques.

A signaler que MoneyGram est très rigoureux en matière de politique anti-blanchiment d’argent international et respecte les réglementations de chaque pays. Après le Western Union et Maeri (Paositra Malagasy), MoneyGram sera la troisième société spécialisée des opérations de transfert d’argent installée dans la Grande île.

Toute une famille brûlée vive à Ambohidratrimo

Scène atroce. Des bandits ont attaqué une villa à Ampoirano Ampangabe, dans le district d’Ambohidratrimo, la nuit du 28 mars. Ils ont brûlé vifs les six occupants de la maison après que ces derniers eurent tenté de donner l’alerte.

Les six personnes brûlées vives étaient une mère de famille et ses trois enfants, dont une jeune fille de 17 ans et deux garçons de 15 et 13 ans. Les deux autres étaient un garçon de 22 ans vivant depuis des années avec la famille, et le frère de la dame propriétaire des lieux. Le chef de famille était en mission à Tolagnaro lors de l’attaque.

Les informations recueillies sur place laissent croire que la mère de famille se serait aperçue la première de l’attaque aux environs de 23 heures. Dans la panique, elle aurait essayé de joindre son mari par téléphone, ce dernier ayant à son tour contacté ses proches, lesquels étaient censés alerter le fokonolona…

Quand le fokonolona était sur place, il était déjà trop tard puisque les bandits ont déjà quitté les lieux, et ont mis le feu sur la maison avant de déguerpir. Les personnes présentes ont fait ce qu’elles ont pu mais malheureusement, le feu se déclarait de l’intérieur. Ce qui rendait la tâche très difficile malgré l’arrivée des sapeurs-pompiers qui n’ont pu arriver à bout des flammes qu’aux environs de 2 heures.

Quand les sauveteurs sont parvenus à pénétrer dans la maison, il n’y avait plus rien à faire pour les six personnes. Leurs cadavres ont été découverts sur le parquet du rez-de-chaussée, entièrement méconnaissables. Selon toute vraisemblance, les victimes se trouvaient auparavant dans une même pièce à l’étage mais le parquet qui n’a pas résisté au feu a déversé leurs cadavres en bas. Et la forme de leurs bras respectifs laisse supposer qu’elles ont été ligotées. L’unique indice ayant permis au médecin chargé de les identifier reposait sur leur denture…

Par ailleurs, certains objets que les bandits ont abandonnés dans leur fuite ont été retrouvés aux alentours, à savoir quelques marmites, une bicyclette, une mini chaîne, l’étui en carton d’un lecteur VCD, et l’étui en cuir d’une caméra…

(suite)

Bien que les tueurs n’aient pas laissé des traces palpables, le meurtre de six membres d’une famille d’Antanambahiny-Ampangabe ne restera pas impuni. Moins d’une semaine après ce meurtre atroce qui en a secoué plus d’un, sept individus sont actuellement interpellés par la gendarmerie.

Sept personnes interpellées. Elles sont des employés ayant travaillé dans la villa incendiée, ou, au moins, ayant effectué dans le temps des petites tâches pour le compte de la victime. Cependant, la présomption d’innocence est de mise, la procédure étant en cours.

Hier, afin de calmer l’opinion publique et de donner des informations sommaires sur cette affaire, le général Raharijaona, commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo et le colonel Clément Violet Ratsironkavana, commandant de groupement de la gendarmerie Antananarivo, ont tenu un point de presse à la salle opération d’Ankadilalana.

Le lendemain même de cet abominable crime, soit dans la matinée du 29 mars, les enquêteurs du groupement d’Antananarivo et de la section des recherches criminelles avec le concours de la brigade cynophile, ont procédé à l’interpellation de deux suspects. Après avoir reniflé le poignet d’une valise et un vélo que les bandits ont abandonnés durant leur fuite, le chien pisteur s’est rué, dans un premier temps, vers le domicile d’un employé, habitant à environ 300 mètres de la maison incendiée. Curieusement, les cheveux de ce dernier auraient émis une forte émanation, probablement une odeur de fumée. Le chien s’est, par la suite, dirigé vers une autre maison dont l’occupant est également un employé de la victime. Leur interpellation a aidé les enquêteurs à remonter vers les autres suspects.

«Comme mobiles, nous sommes actuellement en train d’examiner trois hypothèses. Est-ce qu’il s’agissait d’un simple acte de banditisme ou d’une violente antipathie ? Est-ce que ça a à voir avec les fonctions exercées par le couple ? Rien ne sera laissé au hasard. Toutes les pistes pouvant élucider ce crime seront minutieusement étudiées. Vingt personnes, incluant les suspects et les témoins ont été auditionnées jusqu’ici», a expliqué le général Raharijaona.

Wednesday, March 28, 2007

Un petit coin de PARADIS

Lala du groupe Njava écope de 15 ans de travaux forcés


Ayant engagé la voie de recours concernant la décision de la cour criminelle qui a rendu par défaut son verdict en novembre, deux des membres du groupe Njava ont comparu devant les prétoires hier. La cour a confirmé la peine précédemment prononcée, 15 ans de travaux forcés pour Gabrielle Raharimalala dit Lala.

L’affaire dans laquelle quelques membres du groupe Njava sont impliqués, a refait surface hier. Absents lors du premier procès, Pierre Lucien Razafitsotra, Lucie Razafy Nirina, Adeline Miarisoa et Gabrielle Raharimalala se sont opposés au verdict rendu en novembre dernier, où ils ont été condamnés à 15 ans de travaux forcés. Faux et usage de faux, et trafic d’enfants, des accusations qui leur ont valu de comparaître une nouvelle fois.

Hier, accusation et défense ont clairement montré leurs points de vue. Si l’avocat général a réprimé la pratique de la famille Njava, les leurs ont quant à eux expliqué que cette dernière a agi pour la bonne cause, tout en admettant l’existence des fausses copies d’acte de naissance. «Il s’agit d’un bon faux. C’était pour le bonheur de ces enfants que bon nombre de gens ont souvent délaissés», a avancé maître Willy Razafinjatovo. La cour a rendu son verdict, 12 mois d’emprisonnement avec sursis pour Adeline. 3 ans d’emprisonnement avec sursis pour Lucie et Pierre Lucien. Lala, encore une fois absente lors du procès, a été condamnée à 15 ans de travaux forcés.

Le 22 décembre 1997, suite à une mésentente au sein du clan Njava, Nicole Hortensia a dénoncé son frère Jean Pierre Razafitsotra qui, selon elle, envoyait illicitement des enfants vers la Belgique. Elle aurait entendu lors d’une conversation téléphonique, qu’à l’époque, un enfant aurait coûté 60.000 FF. Avec l'utilisation de fausses copies d’acte de naissance fournies par Adeline Miarisoa, adjoint d’administration et avec le concours d'un avocat étranger, les enfants étaient envoyés en Belgique. Le réseau aurait brassé des millions et des millions avec cette activité.