Ivohasina Razafimahefa, ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, a échappé à une véritable chasse à l’homme mardi dernier. Après avoir atterri à l’aéroport de Farafangana, à 800 km de la capitale, à bord d’un avion de 15 places de la société Aéromarine, une Beechcraft 99, le ministre et ses collaborateurs devaient s’entretenir avec la population et notamment les opérateurs économiques et les commerçants victimes de pillages. Mais une foule de contestataires, croyant qu’il s’agissait du président, a érigé des barrages sur la piste d’atterrissage et sur les routes menant en ville. L’atterrissage et le transfert en ville ont pu quand même se dérouler : Ivohasina Razafimahefa a réussi à tenir une réunion avec les autorités locales
Les contestataires ont mis le feu à une partie de l’aérogare et à l’aéronef. Vers 20 h, la horde entourait l’hôtel où le ministre et sa délégation s’étaient réfugiés. Ces derniers ont pu s’échapper grâce à la protection des forces de l’ordre et ont pris la direction de la ville la plus proche à bord d’un 4x4. C’est à Vangaindrano que la délégation a pu être récupérée par un hélicoptère envoyé par Marc Ravalomanana. Cet incident s’ajoute ainsi à la longue liste des troubles provoquées par le soulèvement populaire « allumé » par l’ex-maire d’Antananarivo Andry Rajoelina. Après son autoproclamation « à la tête du pays » et avoir nommé un nouveau maire pour le remplacer au fauteuil de premier magistrat de Tana, Andry TGV veut passer à la vitesse supérieure en cherchant à remplacer les chefs des quartiers.
Les expéditions d’installation de chefs étaient prévues hier au départ de Mahamasina mais, comme c’était le jour du marché, le TGV a fait machine arrière et propose qu’une élection soit organisée dans chaque quartier ou Fokontany. Il « donne une semaine à tous les Fokontany pour préparer ces élections ». Autre caprice du jeune ex-DJ : samedi, il va offrir un concert gratuit du groupe Rossy, sur la place du 13 mai, et annoncera par la même occasion la formation de son gouvernement dit de la transition. Comme le vol de Rossy au départ de Roissy hier a été annulé, on ne sait pas si le concert promis — qui attirera assurément tout Antananarivo — va pouvoir se tenir ou pas. Dernière nouvelle de la journée d’hier : le premier ministre Charles Rabemananjara, de retour d’Addis Abeba où il a assisté au 12e sommet de l’Union africaine, a affirmé que « le prochain sommet se tiendra bel et bien à Antananarivo en juillet prochain ». Ce n’est pas gagné parce que tout porte à croire qu’on s’achemine vers une crise à durée indéterminée.
Friday, February 06, 2009
Journée du 6 février à Madagascar
20H45 : Nul n'est au dessus des lois encore faut il l'appliquer " le communiqué de Ambroise Ravonison ici
20H25 : Selon le Quotidien, la station MBS du président n'existe plus. Son matériel a été cédé à la TVM.
20H00 : 300 fausses tenues militaires de combat découvertes à Itaosy
19H05 : Une manifestation Andry TGV est prévue à diégo demain
19H00 : Manakara. 1 mort parmis les émeutiers de cette nuit suite a riposte de l'Emmoreg. 2 blessés parmis l'Emmoreg.
18H35 : Chacun des 192 fonkontany dispose depuis ce jour de son quota de riz à 950 ar/ kg
18H30 : Le PDS Guy Rivo Randrianarisoa a fait une descente auprès du bureau de la commune à Anosipatrana. Il a annoncé que la priorité était à la réhabilitation des infrastrucutures
17H00 : Document explicatif de la sortie de crise proposée par Benjamin Andriamparany Radavidson ici
16H50 : Benjamin Andriamparany Radavidson propose sa solution de sortie de crise
13H30 : Niels Marquat indique sur la BBC qu'il y a peu de chances que Madagascar recoive une aide financière tant que la situtation politique et économique ne sera pas réglée.
13H24 : Niels Marquat, ambassadeur des USA dit que le moment est propice pour écouter la population et une meilleur gouvernance ( RFI)
13H20 : Sur RFI, l'ambassadeur des USA regrette la confusion entre intérêt personnel et intérêt de l'Etat.
13H00 : Pas de sit in place du 13 mai ce jour. Hier Michèle Ratsivalaka appellait a des élections des 192 chefs de fonkontany
11H55 : 4 lycéens malgaches montrent l'exemple devant 2000 personnes à Caen . voir ici
10H35 : Selon RFI, les bailleurs de fonds internationaux ont bloqué 35 millions $ d'aide à Madagascar pour divergences de vues avec l'Etat. Voir ici
10h00 : Manakara : des émeutiers ont essayé de prendre la mairie cette nuit. Repoussés par les forces de l'ordre.
20H25 : Selon le Quotidien, la station MBS du président n'existe plus. Son matériel a été cédé à la TVM.
20H00 : 300 fausses tenues militaires de combat découvertes à Itaosy
19H05 : Une manifestation Andry TGV est prévue à diégo demain
19H00 : Manakara. 1 mort parmis les émeutiers de cette nuit suite a riposte de l'Emmoreg. 2 blessés parmis l'Emmoreg.
18H35 : Chacun des 192 fonkontany dispose depuis ce jour de son quota de riz à 950 ar/ kg
18H30 : Le PDS Guy Rivo Randrianarisoa a fait une descente auprès du bureau de la commune à Anosipatrana. Il a annoncé que la priorité était à la réhabilitation des infrastrucutures
17H00 : Document explicatif de la sortie de crise proposée par Benjamin Andriamparany Radavidson ici
16H50 : Benjamin Andriamparany Radavidson propose sa solution de sortie de crise
13H30 : Niels Marquat indique sur la BBC qu'il y a peu de chances que Madagascar recoive une aide financière tant que la situtation politique et économique ne sera pas réglée.
13H24 : Niels Marquat, ambassadeur des USA dit que le moment est propice pour écouter la population et une meilleur gouvernance ( RFI)
13H20 : Sur RFI, l'ambassadeur des USA regrette la confusion entre intérêt personnel et intérêt de l'Etat.
13H00 : Pas de sit in place du 13 mai ce jour. Hier Michèle Ratsivalaka appellait a des élections des 192 chefs de fonkontany
11H55 : 4 lycéens malgaches montrent l'exemple devant 2000 personnes à Caen . voir ici
10H35 : Selon RFI, les bailleurs de fonds internationaux ont bloqué 35 millions $ d'aide à Madagascar pour divergences de vues avec l'Etat. Voir ici
10h00 : Manakara : des émeutiers ont essayé de prendre la mairie cette nuit. Repoussés par les forces de l'ordre.
Thursday, February 05, 2009
Pour Tina et Bodo ce seront des garçons !!
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Bodo, bientôt mère d'un petit garçon
Elle célèbre cette année sa vingtième année de scène. Elle est déjà mère d'une adorable petite fille. Et bientôt, elle accouchera d'un... petit garçon. Il s'agit en effet de Bodo. Celle qui, 20 ans plus tôt, n'était pas encore aussi connue des mélomanes. Elle se souvient. « C'était le 29 septembre 1989. J'allais affronter le public et monter sur scène pour la première fois. Solo et Rija furent mes invités. Le Cinéma Kanto (Ccesca actuellement) ne fut qu'à moitié rempli ». Et elle n'était remontée sur scène qu'une année plus tard. « C'était le 4mai 1990. Njakatiana fut mon guest, il venait de participer à Mbarakaly ». Mais depuis, elle a traversé bien des épreuves. Aujourd'hui, sa vie artistique comme celle personnelle ont connu d'énormes évolutions. Elle est actuellement l'une des artistes les plus sollicitées et bientôt mère d'un petit garçon.
Mère pour la seconde fois, porteuse pour la première fois. « Oui, je me suis prise en main et consulté de nombreux médecins. Je suis également partie à l'étranger mais ce n'était pas dans cet ordre-là. Eh non, je n'ai pas eu recours ni à l'insémination artificielle ni à aucune autre méthode. J'ai seulement consulté un médecin, le Dr Ihary du Noah Clinique, qui m'a beaucoup aidée et toujours soutenue ». Ces points éclairés, notre future maman a également tenu à nous faire partager son point de vue sur le fait d'être mère. « Pour moi, ce n'est pas le fait d'avoir porté dans son ventre qui est le plus important. Mais plutôt le fait d'aimer son enfant de tout son cœur et de faire tout son possible pour lui donner la meilleure des vies ». Pour la chanteuse, c'est celle qui a ce courage qui est digne d'être mère. Bodo adore les enfants. « Jouer les baby-sitters ne me dérange en aucune manière. Au contraire, je pourrai en faire mon métier ». Son autre métier. « D'ailleurs, l'une de mes ambitions est de bâtir une garderie ainsi qu'un orphelinat ». Mais pour le moment, elle ne se consacre qu'à son rôle de mère et à la préparation de sa 20ème année de scène.
Célébration. Pour le moment, la diva ne prévoit pas de grand spectacle. Il n'y aura que de petits cabarets. « Je préfère être plus proche de mes admirateurs ». Outre ces séries de cabarets qui, normalement, devraient débuter vers le mois de mai, Bodo prévoit également la sortie de 4 albums, toujours dans le cadre de la célébration de cette 20ème année de scène. « Il y aura, outre le 2è album best of contenant mes titres inédits, un album comportant uniquement des chansons évangéliques, un autre où j' interprèterai des tubes de Dear Henri et de Bessa et un dernier où mes fans pourront retrouver mes duos ». Et la cerise sur le gâteau, un livre où on verra non seulement les paroles de ses chansons mais également les poèmes qu'elle a écrits depuis ses débuts.
Enfin, pour notre Tina, c'est confirmé, ce sera un petit gaillard du genre Setra Mahery, ou Fidy, bref tout sauf un Sahondra !!!
Journée du 5 février assez calme
20H00 : Attroupement à Manakara derrière le Sidi Hotel.Dispersé par les forces de l'ordre
14H50 : Rossy n'a pas pu embarquer de Roissy ce jour. Vol annulé pour tous les passagers en fait
12H20: Le PM réaffirme la tenue du sommet africain à Madagascar en juillet prochain
12H15 : De retour ce matin, le PM rabemananjara a tenu une conférence de presse . "toute prise du pouvoir doit passer par une élection"
11H15 : Rossy confirme sa venue pour samedi au meeting TGV
14H50 : Rossy n'a pas pu embarquer de Roissy ce jour. Vol annulé pour tous les passagers en fait
12H20: Le PM réaffirme la tenue du sommet africain à Madagascar en juillet prochain
12H15 : De retour ce matin, le PM rabemananjara a tenu une conférence de presse . "toute prise du pouvoir doit passer par une élection"
11H15 : Rossy confirme sa venue pour samedi au meeting TGV
Wednesday, February 04, 2009
Gaël et Andry seront au rendez vous le 7 février 2009

Le cyclone Gaël se trouve actuellement à 542km de la cote Est de Madagascar et se dirige vers l'île à une vitesse de 15km/h. Il entrera bien à Antananarivo le samedi 7 Février vers 9h00.Ce sera une manifestation bien mouvementée ( vent à 150km/h) ,et arrosée mais sans Rossy. Tous à vos parapluies !!!
Tuesday, February 03, 2009
Menace de rotaka sans précédant aujourd'hui 4 Février

Les étrangers sont priés de ne pas circuler ce jour. C’est la déclaration de Andry Rajoelina hier soir sur VIVA TV après qu’il ait dénoncé la nomination par le ministre de la Décentralisation, d’un Président de Délégation spéciale (PDS) à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Ces étrangers, a-t-on compris, risquent de subir la colère de la population d’Antananarivo.
Le fait est que Andry Rajoelina appelle les citoyens qui l’ont élu et la population d’Antananarivo à observer un sit-in devant les bureaux de la Mairie à Mahamasina et à Tsimbazaza ce jour. La raison invoquée par Andry Rajoelina est que l’arrêté ministériel qui le destitue de son poste ne respecte non seulement les procédures, mais surtout bafoue le droit fondamental des citoyens qui l’ont élu par les urnes.
Andry Rajoelina annule également sa tournée de sensibilisation dans les ex-faritany. Il devait ce jour arriver à Antsiranana mais probablement qu’il va conduire la contestation dans la capitale. En tout cas, il ordonne à ses partisans de prendre le pouvoir dans les « fokontany ». Il ordonne la fermeture des bureaux des divers arrondissements de la CUA.
Monté sur ses grands chevaux de bataille d’élu, Andry Rajoelina s’est entouré hier soir d’autres élus pour faire comprendre aux électeurs de la capitale, que leur droit est en train d’être foulé au pied par le régime en place. Bref, c’est la dictature qui est en marche, a-t-il déclaré.
Remarquons que Andry Rajoelina n’est pas le seul maire à avoir été l’objet d’une telle mesure administrative. La victime la plus connue est Roland Ratsiraka.
La demande de déchéance du Président rejetée
Vacance. « Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions qu'en cas de haute trahison ou de violation grave et répétée de la Constitution. Il ne peut être mis en accusation que par les deux Assemblées parlementaires statuant par un vote séparé, au scrutin public et à la majorité des deux tiers des membres composant chaque assemblée. Il est justiciable de la Haute Cour de Justice et peut encourir la déchéance. Si la déchéance est prononcée, la Haute Cour Constitutionnelle constate la vacance de la Présidence de la République ; il sera procédé à l'élection d'un nouveau Président dans les conditions fixées par l'article 47 ci-dessus. Le Président frappé de déchéance n'est plus éligible à toute fonction publique élective ».
Règles. Selon le Président de la HCC, Jean-Michel Rajaonarivony, les dispositions suscitées de l'article 126 de la Constitution « fixent clairement les règles de procédure relatives à la déchéance du Président de la République ». D'après cet article, fait-il remarquer, « la compétence de la HCC se limite à la constatation de la vacance de la Présidence de la République après la mise en accusation par les deux Assemblées et le prononcé de la déchéance par la Haute Cour de Justice ».
Majorité. Comme nous l'avions souligné dans notre édition de lundi, la Haute Cour de Justice n'est pas encore mise en place. Et que l'on imagine mal les députés et sénateurs Tim – ultramajoritaires dans les deux Chambres du Parlement – voter la mise en accusation du président fondateur du parti. Il est impensable également que le Président de la République ou la majorité Tim à Tsimbazaza, convoque l'Assemblée nationale en session extraordinaire pour examiner la procédure de déchéance introduite par le maire de Tana. Les griefs invoqués à l'encontre du Président de la République se rapportant à la « violation grave et répétée de la Constitution et à une haute trahison ». Des faits susceptibles d'entraîner la déchéance du Président de la République, estime Andry Rajoelina dont la demande – déposée le 2 février 2009 à Ambohidahy – a été implicitement rejetée hier.
Loi fondamentale. « En l'état actuel, la demande de déchéance du Président de la République ou de son départ immédiat de ses fonctions, ne saurait être régulièrement examinée par notre juridiction », a fait savoir le Président de la HCC dans sa réponse à Andry Rajoelina où il tient à rappeler que « la juridiction constitutionnelle est une Institution qui a été mise en place conformément à la Constitution qui demeure la loi fondamentale devant être respectée par tous car elle a été adoptée par la majorité des citoyens et que les membres de cette Institution sont tenus de respecter et de faire respecter la lettre et l'esprit de la Constitution ». Une allusion on ne peut plus claire à la voie extra-constitutionnelle pour ne pas dire anticonstitutionnelle empruntée par ...TGV.
Règles. Selon le Président de la HCC, Jean-Michel Rajaonarivony, les dispositions suscitées de l'article 126 de la Constitution « fixent clairement les règles de procédure relatives à la déchéance du Président de la République ». D'après cet article, fait-il remarquer, « la compétence de la HCC se limite à la constatation de la vacance de la Présidence de la République après la mise en accusation par les deux Assemblées et le prononcé de la déchéance par la Haute Cour de Justice ».
Majorité. Comme nous l'avions souligné dans notre édition de lundi, la Haute Cour de Justice n'est pas encore mise en place. Et que l'on imagine mal les députés et sénateurs Tim – ultramajoritaires dans les deux Chambres du Parlement – voter la mise en accusation du président fondateur du parti. Il est impensable également que le Président de la République ou la majorité Tim à Tsimbazaza, convoque l'Assemblée nationale en session extraordinaire pour examiner la procédure de déchéance introduite par le maire de Tana. Les griefs invoqués à l'encontre du Président de la République se rapportant à la « violation grave et répétée de la Constitution et à une haute trahison ». Des faits susceptibles d'entraîner la déchéance du Président de la République, estime Andry Rajoelina dont la demande – déposée le 2 février 2009 à Ambohidahy – a été implicitement rejetée hier.
Loi fondamentale. « En l'état actuel, la demande de déchéance du Président de la République ou de son départ immédiat de ses fonctions, ne saurait être régulièrement examinée par notre juridiction », a fait savoir le Président de la HCC dans sa réponse à Andry Rajoelina où il tient à rappeler que « la juridiction constitutionnelle est une Institution qui a été mise en place conformément à la Constitution qui demeure la loi fondamentale devant être respectée par tous car elle a été adoptée par la majorité des citoyens et que les membres de cette Institution sont tenus de respecter et de faire respecter la lettre et l'esprit de la Constitution ». Une allusion on ne peut plus claire à la voie extra-constitutionnelle pour ne pas dire anticonstitutionnelle empruntée par ...TGV.
Vu dans le journal Le Monde du 3 Février

Le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui s'était autoproclamé dirigeant de Madagascar, a été destitué de son poste par le ministère de l'intérieur et remplacé par un administrateur provisoire, proche du pouvoir et donc du président de l'île, Marc Ravalomanana. M. Rajoelina a rapidement indiqué qu'il contestait cette destitution et appelé ses partisans à se réunir, mercredi. MM. Rajoelina et Ravalomanana se livrent un bras de fer pour le pouvoir depuis le mois de décembre.
Le motif officiel de la destitution de M. Rajoelina serait, selon la préfecture, "des manquements dans la conduite de la mission de la commune, par exemple en ce qui concerne la gestion des ordures".
Le nouveau maire de la ville, Guy Randrianarisoa, a été conseiller de Andry "TGV" Rajoelina après son élection en 2007 avant de claquer la porte. Il s'est défendu d'être l'homme de Marc Ravalomanana, affirmant qu'il "ne fait pas de politique" et qu'il a "été nommé simplement pour gérer". Le secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, a déclaré que la France a prévu de mobiliser "des moyens", sans plus de précisions, et de "renforcer notre ambassade sur place". Face à la situation qui "évolue d'heure en heure", M. Joyandet a affirmé être "en contact avec les deux responsables du conflit".
Lundi, Andry Rajoelina avait lui-même intenté une procédure de destitution à l'encontre du président malgache, sans résultat. Les rassemblements de soutien de ses partisans qui ont eu lieu ce week-end dans la capitale, au cours desquels il a promis de présenter son propre gouvernement de transition, ont été moins importants qu'auparavant, laissant entrevoir un possible essoufflement du mouvement, qui a provoqué la mort de soixante-huit personnes dans le pays la semaine dernière.
Journée du 3 février 2009
17H36 : Sur RFI, Andry Rajoelina conteste cette nomination.
17H35 : Le conseil municipal n'a pas été maintenu par le nouveau PDS
17H30: Nomination du PDS. Le Communiqué de l'Etat ici
16H20 : Conseil des ministres : Nomination d'un nouveau chef de région Diana, Mr Aly Hassan
16H15 : Rossy à Tana "pour la musique"
16H00 : La crise a Madagascar a fait l'objet d'une présentation devant l'assemblée nationale française en session ordinaire ce jour.
15H30 : pas de réaction de TGV pour le moment
15H20 : Guy Rivo Randrianarisoa PDS. Edmond Rakotomavo, administrateur. Andry Rajoelina n'a plus selon les textes la gestion de la ville.
15H00 : Guy Rivo Randrianarisoa serait le nouveau PDS de Antananarivo.
14H00 : Tamatave : le calme est revenu. Les écoles sont ouvertes ainsi que les commerces. beaucoup de monde au Jumbo score
12H04 : Andry TGV annonce qu'il dévoilera son gouvernement de transition Samedi et que Rossy sera présent pour l'occasion.
12H00 : Andry Rajoelina annonce qu'il ira à Diégo avec un avion spécial demain
11H50 : Arrivée de Andry Rajoelina Place du 13 mai. Foule présente constante mais visiblement moindre que la semaine dernière
11H : TAMATAVE : LA FOULE ENVOI 4 EMISSAIRES AU RESPONSABLE DE FORCE DE L’ORDRE POUR DIALOGUER.
10H40 : TAMATAVE : ARRIVEE AU CPJS PRES DE GARE ROUTIERE : LA FOULE VENANT DE DIFFERENT COIN DE LA VILLE SE REGROUPE : LES FORCES DE L’ORDRE SE REGROUPENT AU NIVEAU DE L’HOPITAL KELY ;
10H15 : TAMATAVE PONT ANKIRIHIRY : LE FORCE DE L’ORDRE TENTE UN PREMIER EMPECHEMENT MAIS LA FOULE DEVIENT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX ECHEC DE FORCE DE L’ORDRE
11H20 : Place du 13 mai en attente de Tgv
11H00 : Ravalomanana est à Tuléar
17H35 : Le conseil municipal n'a pas été maintenu par le nouveau PDS
17H30: Nomination du PDS. Le Communiqué de l'Etat ici
16H20 : Conseil des ministres : Nomination d'un nouveau chef de région Diana, Mr Aly Hassan
16H15 : Rossy à Tana "pour la musique"
16H00 : La crise a Madagascar a fait l'objet d'une présentation devant l'assemblée nationale française en session ordinaire ce jour.
15H30 : pas de réaction de TGV pour le moment
15H20 : Guy Rivo Randrianarisoa PDS. Edmond Rakotomavo, administrateur. Andry Rajoelina n'a plus selon les textes la gestion de la ville.
15H00 : Guy Rivo Randrianarisoa serait le nouveau PDS de Antananarivo.
14H00 : Tamatave : le calme est revenu. Les écoles sont ouvertes ainsi que les commerces. beaucoup de monde au Jumbo score
12H04 : Andry TGV annonce qu'il dévoilera son gouvernement de transition Samedi et que Rossy sera présent pour l'occasion.
12H00 : Andry Rajoelina annonce qu'il ira à Diégo avec un avion spécial demain
11H50 : Arrivée de Andry Rajoelina Place du 13 mai. Foule présente constante mais visiblement moindre que la semaine dernière
11H : TAMATAVE : LA FOULE ENVOI 4 EMISSAIRES AU RESPONSABLE DE FORCE DE L’ORDRE POUR DIALOGUER.
10H40 : TAMATAVE : ARRIVEE AU CPJS PRES DE GARE ROUTIERE : LA FOULE VENANT DE DIFFERENT COIN DE LA VILLE SE REGROUPE : LES FORCES DE L’ORDRE SE REGROUPENT AU NIVEAU DE L’HOPITAL KELY ;
10H15 : TAMATAVE PONT ANKIRIHIRY : LE FORCE DE L’ORDRE TENTE UN PREMIER EMPECHEMENT MAIS LA FOULE DEVIENT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX ECHEC DE FORCE DE L’ORDRE
11H20 : Place du 13 mai en attente de Tgv
11H00 : Ravalomanana est à Tuléar
Le rouleau compresseur se met en marche


Secrétariat a la communication de la Présidence
Un PDS (Président de Délégation Spéciale) a été installé à la tête de la commune urbaine d'Antananarivo.
La décision a été prise ce matin. Guy Rivo Randrianarisoa, ancien haut responsable de la commune, a pris son poste vers 15h par voie d'ordonnance. Il était chef de mission économique auprès de l'ambassade de Madagascar en France avant d'être désigné en 2004 secrétaire général de la commune d'antananarivo. Il a occupé ce poste au temps du maire Patrick Ramiaramanana et du PDS Hery Rafalimanana. Depuis l'élection du maire Rajoelina, il avait tenu le rôle de conseiller spécial avant d'être désigné Directeur Général de la Décentralisation.
Le PDS aura comme responsabilité d'assurer la marche de la machine administrative et la gestion de la commune. D'après la loi, le PDS occupe le poste au minimum 60 jours. Il est entouré de Edouard Razafimanantena (ancien adjoint au maire de la commune d'Antananarivo) et de Patrick Razakamananifidiny (Secrétaire Général du Ministère de l'énergie et des mines). Le nouveau PDS n'a pas maintenu le Conseiller Municipal.
Le 3 février 2009
Monday, February 02, 2009
Communiqué de presse de l’Organisation Internationale de la Francophonie
Paris, le 2 février 2009
Abdou Diouf appelle au respect de l'ordre constitutionnel et au plein respect des droits et libertés à Madagascar
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, exprime sa grande inquiétude face à l'aggravation de la situation politique à Madagascar. Il dénonce les actes de violence perpétrés depuis le 26 janvier dernier dans le pays et déplore les pertes en vies humaines provoquées par ces violences ainsi que les destructions matérielles consécutives aux manifestations organisées ces derniers jours.
Dans ce contexte de tension, il appelle à un retour rapide au calme et à la sérénité et encourage vivement toutes les parties au dialogue et à la modération. Il condamne fermement toute action visant à déstabiliser le pays et susceptible de porter atteinte à l'État de droit et à remettre en cause l'ordre constitutionnel et ce conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako.
Il estime que tous les Malgaches sont dans l'obligation impérative de respecter pleinement les droits et libertés fondamentaux, et notamment la liberté d'expression dans un environnement apaisé, ainsi que la protection des personnes et des biens.
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, s'engage à appuyer et à s'associer à toutes les initiatives internationales favorisant le dialogue et la réconciliation nationale au service de la paix et de la démocratie.
Il affirme la disponibilité de la Francophonie à œuvrer, dans le respect de la constitution et des lois malgaches, à la résolution des tensions et au retour à la stabilité.
L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.
Abdou Diouf appelle au respect de l'ordre constitutionnel et au plein respect des droits et libertés à Madagascar
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, exprime sa grande inquiétude face à l'aggravation de la situation politique à Madagascar. Il dénonce les actes de violence perpétrés depuis le 26 janvier dernier dans le pays et déplore les pertes en vies humaines provoquées par ces violences ainsi que les destructions matérielles consécutives aux manifestations organisées ces derniers jours.
Dans ce contexte de tension, il appelle à un retour rapide au calme et à la sérénité et encourage vivement toutes les parties au dialogue et à la modération. Il condamne fermement toute action visant à déstabiliser le pays et susceptible de porter atteinte à l'État de droit et à remettre en cause l'ordre constitutionnel et ce conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako.
Il estime que tous les Malgaches sont dans l'obligation impérative de respecter pleinement les droits et libertés fondamentaux, et notamment la liberté d'expression dans un environnement apaisé, ainsi que la protection des personnes et des biens.
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, s'engage à appuyer et à s'associer à toutes les initiatives internationales favorisant le dialogue et la réconciliation nationale au service de la paix et de la démocratie.
Il affirme la disponibilité de la Francophonie à œuvrer, dans le respect de la constitution et des lois malgaches, à la résolution des tensions et au retour à la stabilité.
L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.
2 Février, le mouvement de Rajoelina semble s'éssouffler
C'est Ny Hasina Andriamanjato et Nadine Ramaroson qui ont déposé au près de la Haute Cour Constitutionnelle, le dossier relatif à la destitution de Ravalomanana. Il en est ressorti vers 18h00.
Une réunion se tiendra à nouveau demain mardi 3 janvier sur la place du 13 Mai.
Lundi 2 février au file des heures
21H18 : Diégo. Les écoles étaient fermées ce jour mais les commerces ouverts
20H12 : Infos région :
- Tout est calme à Moramanga
- Ihosy, tout est calme
- Tsiroanomandidy,La ville est calme les élèves reprennent les cours.
- Manakara, Environ 300 personnes se sont regroupées à environ 600m près de la Banque Centrale ce matin.EMMOREG a déjà mis des dispositifs en place et contrôle la situation.
20H10 : La francophonie appelle au respect des règles constitutionnelles .
20H05: selon la Présidence, les Ministères, la Banque Centrale et toute l'administration ont travaillé normalement aujourd'hui. Tous les magasins étaient ouverts
20H00 : Communiqué du ministère de la justice " Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté » ici.
18H00: Le dépôt du dossier relatif à la destitution de Ravalomanana a été fait par Ny Hasina Andriamanjato à la HCC.
17H20 : Annulation de plusieurs concert dont Mika& Davis au CCAC mais celui ci reste ouvert au public. détails ici
16H40 : Mahajanga : 150 personnes sur la place de la démocratie sur la place de démocratie (en face bâtiment Jeunesse et Sports),
14H00 : Mahajanga. L'opposition prévoit une manifestation pro tgv à 15h30
13H30 : Affluence en baisse place du 13 mai.
13H25 : Andry Rajoelina annonce qu'il fera une tournée en provinces. Il annonce qu'il maintient son projet de transition et prochain rendez vous demain. Fin du discours
13H20 : Discours Rajoelina. Il va déposer une plainte au parlement pour destitution cet apres midi
13H19 : Andry Rajoelina demande au président Ravalomanana de quitter son poste " il n'est pas trop tard"
13H17: Tamatave. Manifestation dispersée
13H16 : Tuléar : Certaines banques ont supprimé les avances sur salaires. Ville calme. Magasins karanas ouverts
13H10 : Andry Tgv annonce qu'il va continuer la lutte, qu'il ne trahira jamais Madagascar, qu'il fait tout cela pour le peuple
13H01 : TGV prend la parole place du 13 mai
12H46 : Andry TGV toujours absent. pas de consigne de rester ou partir
12H45 : Nosy Be, situation normale . Forces de police patrouille dans Hell Ville
12H10: Andry TGV toujours absent du 13 mai
11H44 : Communiqué de Assidu Madagascar ( opposition ) ici
11H37 : (Correction )Tamatave : Beaucoup de manifestants au port à la gare routière face aux forces de l'ordre. Commerces ouverts sauf commerces karanas.
11H28 : Mahajanga : Grosse affluence pour la réouverture de Jumbo Score !
11H24 : Andry TGV pas encore place du 13 mai. Affluence en baisse à 11H24
11H00 : Fort Dauphin : Tout est revenu a la normale. commerce ouvert. Hier, petite manifestation de l'opposition
10H35 : Situation a Tana. activité calme. Ecoles pas toutes ouvertes. Activités dans les ministères : en dessous de la normale.
10H30 : Sambava : tous les établissement scolaires sont fermés.
10H25 : L'ADEMA se plaindrait des changements de plans de vols non prévus de Force One.
9H35 : Meeting place du 13 mai Tana prévu à 10h par les Tgv
8H00 : Mahajanga : Tous les établissements scolaires ouverts + bureaux administratifs ouverts + commerces ouverts
20H12 : Infos région :
- Tout est calme à Moramanga
- Ihosy, tout est calme
- Tsiroanomandidy,La ville est calme les élèves reprennent les cours.
- Manakara, Environ 300 personnes se sont regroupées à environ 600m près de la Banque Centrale ce matin.EMMOREG a déjà mis des dispositifs en place et contrôle la situation.
20H10 : La francophonie appelle au respect des règles constitutionnelles .
20H05: selon la Présidence, les Ministères, la Banque Centrale et toute l'administration ont travaillé normalement aujourd'hui. Tous les magasins étaient ouverts
20H00 : Communiqué du ministère de la justice " Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté » ici.
18H00: Le dépôt du dossier relatif à la destitution de Ravalomanana a été fait par Ny Hasina Andriamanjato à la HCC.
17H20 : Annulation de plusieurs concert dont Mika& Davis au CCAC mais celui ci reste ouvert au public. détails ici
16H40 : Mahajanga : 150 personnes sur la place de la démocratie sur la place de démocratie (en face bâtiment Jeunesse et Sports),
14H00 : Mahajanga. L'opposition prévoit une manifestation pro tgv à 15h30
13H30 : Affluence en baisse place du 13 mai.
13H25 : Andry Rajoelina annonce qu'il fera une tournée en provinces. Il annonce qu'il maintient son projet de transition et prochain rendez vous demain. Fin du discours
13H20 : Discours Rajoelina. Il va déposer une plainte au parlement pour destitution cet apres midi
13H19 : Andry Rajoelina demande au président Ravalomanana de quitter son poste " il n'est pas trop tard"
13H17: Tamatave. Manifestation dispersée
13H16 : Tuléar : Certaines banques ont supprimé les avances sur salaires. Ville calme. Magasins karanas ouverts
13H10 : Andry Tgv annonce qu'il va continuer la lutte, qu'il ne trahira jamais Madagascar, qu'il fait tout cela pour le peuple
13H01 : TGV prend la parole place du 13 mai
12H46 : Andry TGV toujours absent. pas de consigne de rester ou partir
12H45 : Nosy Be, situation normale . Forces de police patrouille dans Hell Ville
12H10: Andry TGV toujours absent du 13 mai
11H44 : Communiqué de Assidu Madagascar ( opposition ) ici
11H37 : (Correction )Tamatave : Beaucoup de manifestants au port à la gare routière face aux forces de l'ordre. Commerces ouverts sauf commerces karanas.
11H28 : Mahajanga : Grosse affluence pour la réouverture de Jumbo Score !
11H24 : Andry TGV pas encore place du 13 mai. Affluence en baisse à 11H24
11H00 : Fort Dauphin : Tout est revenu a la normale. commerce ouvert. Hier, petite manifestation de l'opposition
10H35 : Situation a Tana. activité calme. Ecoles pas toutes ouvertes. Activités dans les ministères : en dessous de la normale.
10H30 : Sambava : tous les établissement scolaires sont fermés.
10H25 : L'ADEMA se plaindrait des changements de plans de vols non prévus de Force One.
9H35 : Meeting place du 13 mai Tana prévu à 10h par les Tgv
8H00 : Mahajanga : Tous les établissements scolaires ouverts + bureaux administratifs ouverts + commerces ouverts
Sunday, February 01, 2009
Tetezamita
Tetezamita. Film efa mpandeha eto Madagasikara io. Film miverimberina. Film horreur. Film adim-poko. Film zarazarao anjakana. Film kopaka isasahana. Film izay LaFrantsa Renimalala hatrany foana no mivoy sy mandamina azy avy aty ambadika. LaFrantsa Renimalala no mpanao ny mise en scène sy mibaiko ny rôle sy ny andraikitra omeny ny roa tonta.
Amin’ny Frantsay dia ny Merina “vitsy” an’isa no ataony tompon’ny fahefana ara-toekarena sy mitantana ny vola eto Madagasikara. Ary ny Tanindrana “maro” an’isa no ataony tompon’ny fahefana ara-politika sy mitantana ny fitondrana eto amin’ny Tanindrazantsika. Dia variana sy lany andro mifandrafy noho izany ny roa tonta. Mifandrafy ara-adim-poko.
(...)
Mahazatra
Rotaka 13 Mai 72. Ny Jeneraly Ramanantsoa Gabriel Merin-dahy no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Didier Ratsiraka. Dia nitondra taona 1975 ka hatramin’ny 1991 Ingahy Ratsiraka Didier.
Rotaka 10 Aogositra 1991. Razanamasy Guy Willy Merin-dahy no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Zafy Albert. Dia nitondra 1992 ka hatramin’ny 1995 ny Profesora Zafy Albert.
“Rotaka” Rova Manjakamiadana may 06 Novambra 1995. Norbert Lala Ratsirahonana no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita niverenan’ny Tanindrana Amiraly PADESM Didier Ratsiraka teo amin’ny fitondrana. Dia nitondra teo indray Ingahibe Amiraly ny taona 1996 ka hatramin’ny 2001.
Nitetika ny mbola hitampikotra tamin’ny fitondrana Ingahibe Amiraly, mbola nilatsaka nofidiana izy tsinona ny desambra 2001, dia nipoaka indray ny ROTAKA 2002. Ny Jeneraly Merin-dahy Marcel Ranjeva no efa nomanina sy notetehan’ny Frantsay hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Francisque Ravony. (...) Saingy olon’ny Amerikanina sy olon’ny Alemanina i Ravalo ka tsy nanaiky lembenana. Naleony nanao tetezamita hoan’ny tenany ihany. Dia tafitany 1er tour dia vita ny baolina.
Tokana ny fifanarahany tamin’ny Frantsay. Noraisiny natao Praiministra nandritry ny 5 taona ny Tanindrana PADESM Jacques Sylla dia tsy henjana be loatra ny fifanankorontanan’ny roa tonta mpifanandrina. Dikany : tsy dia korontanin-dRavalo loatra ny tombotsoa frantsay eto Madagasikara, dia tsy korontanin’ny Frantsay be loatra koa ny fitondran-dRavalo.
Mihinam-barin-jaza
Henjana be anefa ny zava-nitranga. Nakipilin’ny tombotsoa Sinoa sy Kanadianina ary tombotsoa Amerikanina sy Japoney ary Alemanina alavitra be ny tombotsoa frantsay. Romotra noho izany i LaFrantsa Renimalala.
Fa ny tena olana goavana sy hadalana mihoam-pampana nataon’ny Prezidà PDG Ravalomanana dia izy variana loatra nanao ampihi-mamba sy nihinam-barin-jaza ary nanamafy orina fanjakan’olon-tokana. Hany ka nijaly sy niha-nahantra hatrany noho izany ny vahoaka, na ny vahoaka Merina na ny vahoaka Tanindrana.
Dia nipoaka tsy hay notohaina iny ROTAKA VIVA DEMOKRASIA MAMAKY MANGAZAY tamin’ny Alatsinainy-Talata-Alarobia 26-27-28 Janoary 2009 lasa teo iny. Manerana ny Nosy. Tsy tongatonga ho azy. Tsy afaka ny ho tongatonga ho azy fa tetika efa nomanina sy tsara rindra hatry ny elabe.
Mazava be indray izany izao ny tetiky ny Frantsay. Baikony hanao tetezamita indray ny Gasy. Dia ny Merin-dahy Andry TGV Rajoelina no ampiasainy manomana sy manao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Rolland Ratsiraka.
(...)
Mbola manana plan B sy plan C ary plan D ny Frantsay raha tsy mahomby ilay planina voalohany Andry Rajoelina miasa manao tetezamita hoan-dRolland Ratsiraka. (...) Mbola afaka tsara izany ny Frantsay mampiasa ny Merin-dahy Jeneraly Praiministra Charles Rabemananjara ohatra hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Pierrot Rajaonarivelo. Na ny Merin-dahy Jeneraly Ramarozatovo (BIANCO) hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Jacques Sylla izay Praiministra teo aloha no Filohan’ny Antenimieram-pirenena ankehitriny. Raha mody arahana izany ny fitsipiky ny Lalam-panorenana. Efa tsy ny Prezidan’ny Sénat intsony tsinona no 2ème personage de l’Etat tamin’ny nanefinefen’i Ramose Ravalo PDG an’ny Repoblika azy.
Tsy miova mihitsy ny tetika
(...)
Adim-poko miorina amin’ny firingan-kevitra hoe “Ny Merina tompon’ny toekarena sy ny vola ataon’ny Frantsay mifanandrina sy mifandrotika amin’ny Tanindrana tompon’ny Fitondrana politika” no rangory fototry ny afo amin’izany. Ka anjarantsika Malagasy ny mieritreritra sy manova izay “zavamisy” izay raha tena te-hanavotra an’i Madagasikara sy hapandroso marina ny Firenena tokoa isika.
Tsotra kely ny ala-olana raha misy ny finiavana hanatanteraka azy marina. Merina sy Tanindrana miray hina tanteraka miara-milofo mampiasa ny Fitondrana sy ny toekarena ary ny vola hamokarana hampiakarana sy hanatsarana tsy an-kiato ny farim-piainan’ny Malagasy mpiray rà sy mpiray tanindrazana tsy misy avakavaka sy tsivakivolo na Merina izy na Tanindrana.
Tsy am-bava sy ambony latabatra fotsiny, fa amin’ny alalan’ny ASA MIVAINGANA maha resy lahatra hita maso sy azo tsapain-tànana. Mora am-piresahana sy am-panoratana izany fa sarotra am-panatanterahana. Izay ny maha tolona ny tolona sy maha asa fampandrosoana ny asa fampandrosoana.
Belanto (nofintinin’i madagascar-tribune.com)
Amin’ny Frantsay dia ny Merina “vitsy” an’isa no ataony tompon’ny fahefana ara-toekarena sy mitantana ny vola eto Madagasikara. Ary ny Tanindrana “maro” an’isa no ataony tompon’ny fahefana ara-politika sy mitantana ny fitondrana eto amin’ny Tanindrazantsika. Dia variana sy lany andro mifandrafy noho izany ny roa tonta. Mifandrafy ara-adim-poko.
(...)
Mahazatra
Rotaka 13 Mai 72. Ny Jeneraly Ramanantsoa Gabriel Merin-dahy no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Didier Ratsiraka. Dia nitondra taona 1975 ka hatramin’ny 1991 Ingahy Ratsiraka Didier.
Rotaka 10 Aogositra 1991. Razanamasy Guy Willy Merin-dahy no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Zafy Albert. Dia nitondra 1992 ka hatramin’ny 1995 ny Profesora Zafy Albert.
“Rotaka” Rova Manjakamiadana may 06 Novambra 1995. Norbert Lala Ratsirahonana no nasain’ny Frantsay nanao tetezamita niverenan’ny Tanindrana Amiraly PADESM Didier Ratsiraka teo amin’ny fitondrana. Dia nitondra teo indray Ingahibe Amiraly ny taona 1996 ka hatramin’ny 2001.
Nitetika ny mbola hitampikotra tamin’ny fitondrana Ingahibe Amiraly, mbola nilatsaka nofidiana izy tsinona ny desambra 2001, dia nipoaka indray ny ROTAKA 2002. Ny Jeneraly Merin-dahy Marcel Ranjeva no efa nomanina sy notetehan’ny Frantsay hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Francisque Ravony. (...) Saingy olon’ny Amerikanina sy olon’ny Alemanina i Ravalo ka tsy nanaiky lembenana. Naleony nanao tetezamita hoan’ny tenany ihany. Dia tafitany 1er tour dia vita ny baolina.
Tokana ny fifanarahany tamin’ny Frantsay. Noraisiny natao Praiministra nandritry ny 5 taona ny Tanindrana PADESM Jacques Sylla dia tsy henjana be loatra ny fifanankorontanan’ny roa tonta mpifanandrina. Dikany : tsy dia korontanin-dRavalo loatra ny tombotsoa frantsay eto Madagasikara, dia tsy korontanin’ny Frantsay be loatra koa ny fitondran-dRavalo.
Mihinam-barin-jaza
Henjana be anefa ny zava-nitranga. Nakipilin’ny tombotsoa Sinoa sy Kanadianina ary tombotsoa Amerikanina sy Japoney ary Alemanina alavitra be ny tombotsoa frantsay. Romotra noho izany i LaFrantsa Renimalala.
Fa ny tena olana goavana sy hadalana mihoam-pampana nataon’ny Prezidà PDG Ravalomanana dia izy variana loatra nanao ampihi-mamba sy nihinam-barin-jaza ary nanamafy orina fanjakan’olon-tokana. Hany ka nijaly sy niha-nahantra hatrany noho izany ny vahoaka, na ny vahoaka Merina na ny vahoaka Tanindrana.
Dia nipoaka tsy hay notohaina iny ROTAKA VIVA DEMOKRASIA MAMAKY MANGAZAY tamin’ny Alatsinainy-Talata-Alarobia 26-27-28 Janoary 2009 lasa teo iny. Manerana ny Nosy. Tsy tongatonga ho azy. Tsy afaka ny ho tongatonga ho azy fa tetika efa nomanina sy tsara rindra hatry ny elabe.
Mazava be indray izany izao ny tetiky ny Frantsay. Baikony hanao tetezamita indray ny Gasy. Dia ny Merin-dahy Andry TGV Rajoelina no ampiasainy manomana sy manao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Rolland Ratsiraka.
(...)
Mbola manana plan B sy plan C ary plan D ny Frantsay raha tsy mahomby ilay planina voalohany Andry Rajoelina miasa manao tetezamita hoan-dRolland Ratsiraka. (...) Mbola afaka tsara izany ny Frantsay mampiasa ny Merin-dahy Jeneraly Praiministra Charles Rabemananjara ohatra hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Pierrot Rajaonarivelo. Na ny Merin-dahy Jeneraly Ramarozatovo (BIANCO) hanao tetezamita hoan’ny Tanindrana PADESM Jacques Sylla izay Praiministra teo aloha no Filohan’ny Antenimieram-pirenena ankehitriny. Raha mody arahana izany ny fitsipiky ny Lalam-panorenana. Efa tsy ny Prezidan’ny Sénat intsony tsinona no 2ème personage de l’Etat tamin’ny nanefinefen’i Ramose Ravalo PDG an’ny Repoblika azy.
Tsy miova mihitsy ny tetika
(...)
Adim-poko miorina amin’ny firingan-kevitra hoe “Ny Merina tompon’ny toekarena sy ny vola ataon’ny Frantsay mifanandrina sy mifandrotika amin’ny Tanindrana tompon’ny Fitondrana politika” no rangory fototry ny afo amin’izany. Ka anjarantsika Malagasy ny mieritreritra sy manova izay “zavamisy” izay raha tena te-hanavotra an’i Madagasikara sy hapandroso marina ny Firenena tokoa isika.
Tsotra kely ny ala-olana raha misy ny finiavana hanatanteraka azy marina. Merina sy Tanindrana miray hina tanteraka miara-milofo mampiasa ny Fitondrana sy ny toekarena ary ny vola hamokarana hampiakarana sy hanatsarana tsy an-kiato ny farim-piainan’ny Malagasy mpiray rà sy mpiray tanindrazana tsy misy avakavaka sy tsivakivolo na Merina izy na Tanindrana.
Tsy am-bava sy ambony latabatra fotsiny, fa amin’ny alalan’ny ASA MIVAINGANA maha resy lahatra hita maso sy azo tsapain-tànana. Mora am-piresahana sy am-panoratana izany fa sarotra am-panatanterahana. Izay ny maha tolona ny tolona sy maha asa fampandrosoana ny asa fampandrosoana.
Belanto (nofintinin’i madagascar-tribune.com)
L'article 126, destiné à destituer Ravalomanana , a très peu de chance d'aboutir

Procédure. Andry TGV entend mettre sur les rails, la procédure de déchéance du président en exercice, « pour haute trahison et violation grave et répétée de la Constitution ». Une procédure qui s'annonce difficile sinon hasardeuse car le président de la République « ne peut être mis en accusation par les deux Assemblées parlementaires statuant par un vote séparé, au scrutin public et à la majorité des deux tiers des membres composant chaque assemblée. Il est justiciable de la Haute Cour de Justice et peut encourir la déchéance. Si la déchéance est prononcée, la Haute Cour Constitutionnelle constate la vacance de la présidence de la République; il sera procédé à l'élection d'un nouveau président (...). Le président frappé de déchéance n'est plus éligible à toute fonction publique élective ».
Ultramajoritaires. Compte tenu de ces dispositions de l'article 126 de la Constitution, force est de reconnaître que la procédure de déchéance a peu de chances d'aboutir pour peu qu'elle soit recevable. En effet, on imagine mal les députés et sénateurs Tim – ultramajoritaires dans les deux Chambres du Parlement – voter la mise en accusation du président fondateur du parti au pouvoir. Les voix des quelque députés indépendants présents samedi sur la Place du 13 mai ne pèseront pas lourd dans la balance des votes. A Anosikely, on ne peut même pas parler de rapport des forces puisque les 33 sénateurs sont composés de 22 élus Tim et de 11 membres nommés par le président de la République.
Session. Par ailleurs, la Haute Cour de Justice n'est pas encore mise en place. Sur les 9 membres appelés à la composer, ceux élus en début de législature par l'Assemblée nationale et le Sénat, ne l'ont pas encore été. Il faudra au moins attendre la prochaine session prévue pour débuter le mardi 5 mai 2009. Et ce, à moins d'une session extraordinaire qui ne peut être convoquée qu'à l'initiative du président de la République ou à la demande de la majorité absolue composant l'Assemblée nationale. La première possibilité est ...impossible car Marc Ravalomanana ne va pas se saborder lui-même. Quant à la seconde possibilité, il est peu probable que la majorité absolue des députés se retourne contre « Ramose ».
Disqualification. Dans ces conditions, la procédure a peu de chances d'arriver jusqu'à la Haute Cour Constitutionnelle. Celle-là même qui avait déclaré à l'époque, l'empêchement du président Zafy Albert. Si Andry TGV n'a pas choisi la procédure d'empêchement, c'est sans doute dans le but de disqualifier Marc Ravalomanana en cas d'élection présidentielle anticipée consécutive à la déchéance du président en exercice. L'homme ayant effectivement les ressources – au propre comme au figuré – pour rebondir. En tout cas, si la Constitution est respectée à la lettre comme la communauté internationale le recommande et tel que les deux parties le prétendent, force est d'admettre qu'en l'état actuel des choses, la procédure de déchéance engagée par Andry TGV a peu de chances d'arriver au terminus.
Antananarivo restera toujours tres belle
Communiqué de l'Ambassade de France
L'ambassade de France à Madagascar indique à tous ses ressortissants que ses administrations ( ambassade, consulat ), ses écoles et lycées seront ouverts lundi 2 février aux horaires habituels.
Comment interpréter ce message. 3 solutions. Soit la France, par ce message, entend montrer qu'elle est indépendante du conflit politique actuel et considère la situation comme normale au point d'ouvrir ses bureaux sans crainte pour la sécurité de ses ressortissants. Soit c'est un message de désolidarité vis à vis des instructions lancés par le Maire hier et pas conséquent un message de soutient implicite à la présidence Ravalomanana.
Comment interpréter ce message. 3 solutions. Soit la France, par ce message, entend montrer qu'elle est indépendante du conflit politique actuel et considère la situation comme normale au point d'ouvrir ses bureaux sans crainte pour la sécurité de ses ressortissants. Soit c'est un message de désolidarité vis à vis des instructions lancés par le Maire hier et pas conséquent un message de soutient implicite à la présidence Ravalomanana.
Communiqué du président Ravalomanana
Le Président de la République a déclaré que lundi, tout le monde doit se remettre au travail. Le Ministère de la Justice ainsi que la Haute Cour Constitutionnelle se chargeront prendront les mesures nécessaires en ce qui concerne le maire de la capitale qui s’est autoproclamé Président. Il a rappelé qu’à Madagascar, c’est le Président de la République qui est le chef de la nation. Il a fait remarqué qu’il y a 1546 maires qui ne peuvent pas tous se proclamer ainsi Président. Il reste Président de la République et fera son nécessaire pour développer le pays.
Il a déclaré que le pays est calme du nord au sud, à l’est et à l’ouest, mais que le grand problème est le manque d’accès de la population aux Produits de Première Nécessité. Il a affirmé que le Gouvernement et les Organisations Internationales travaillent pour essayer de ravitailler la population. Il a affirmé qu’ils y a eu de nombreuses rumeurs, dues surtout au fait de la non transmission de la TVM dans les régions, ce qui a eu de grands impacts sur la population. Mais la situation est en général calme dans tout le pays.
Il a également affirmé que le Premier Ministre, accompagné d’une délégation malagasy, va le représenter à la réunion de l’Union Africaine à Addis Abeba la semaine prochaine. Madagascar accueillera toujours le Sommet de l’Union Africaine en juillet.
Il a déclaré que le pays est calme du nord au sud, à l’est et à l’ouest, mais que le grand problème est le manque d’accès de la population aux Produits de Première Nécessité. Il a affirmé que le Gouvernement et les Organisations Internationales travaillent pour essayer de ravitailler la population. Il a affirmé qu’ils y a eu de nombreuses rumeurs, dues surtout au fait de la non transmission de la TVM dans les régions, ce qui a eu de grands impacts sur la population. Mais la situation est en général calme dans tout le pays.
Il a également affirmé que le Premier Ministre, accompagné d’une délégation malagasy, va le représenter à la réunion de l’Union Africaine à Addis Abeba la semaine prochaine. Madagascar accueillera toujours le Sommet de l’Union Africaine en juillet.
Saturday, January 31, 2009
31 janvier 2009 vue dans le journal Le Monde
Par trois fois déjà depuis l'indépendance de Madagascar en 1960, des émeutes ont abouti au renversement du régime en place à Antananarivo. Les manifestations de rue qui ont causé la mort de dizaines de personnes depuis lundi 26 janvier vont-elles faire bégayer l'histoire de la Grande île ?
Telle est, à l'évidence, le dessein de Andry Rajoelina, 34 ans, le maire de la capitale malgache, ancien disc jockey aujourd'hui responsable de deux sociétés spécialisés dans l'affichage publicitaire. Dénonçant la "dictature" du président Ravalomanana, le maire a appelé aux rassemblements qui ont dégénéré en pillages et provoqué une répression. Il a déclaré prendre la tête d'une "transition démocratique" et affirmé vouloir organiser une élection présidentielle "dans deux ans maximum".
Le parallèle avec l'arrivée au pouvoir de l'actuel président malgache est frappant. En 2001, Marc Ravalomanana, lui-même chef d'entreprise, avait utilisé la mairie d'Antananarivo comme tremplin. S'appuyant sur le mécontentement populaire, il avait fini par être élu puis proclamé président au terme d'une longue crise où la rue avait pesé en sa faveur. Symbole de renouveau et d'efficacité, il a lancé une politique de privatisation et d'ouverture aux investisseurs étrangers marquée par de grands travaux.
Réélu en 2006, il est désormais accusé d'avoir confisqué le pouvoir au profit des sociétés qu'il dirige. Les manifestants semblent avoir visé en priorité les magasins Magro dont il est propriétaire. Vice-président d'une Eglise d'obédience protestante, promoteur d'une régression continue des libertés publique, il a perdu le soutien déterminant de l'Eglise catholique. Gérée dans l'opacité, la cession au conglomérat sud-coréen Daewoo Logistics de 1,3 million d'hectares de terres agricoles alimente la colère. Tout comme la hausse des prix sur une île dont 85 % des habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour.
La France, ancien colonisateur, est d'autant plus embarrassée qu'elle a tardé à reconnaître la légitimité du président Ravalomanana. Au-delà des relations avec Paris, les émeutes de Madagascar posent surtout la question des rapports entre la population et le pouvoir, qui se dit démocratiquement élu. De son côté, M. Rajoelina ferait bien de défendre ses revendications par le dialogue avant d'utiliser la rue. Sauf à prendre la responsabilité d'un coup d'Etat aux conséquences plus que dommageables.
Telle est, à l'évidence, le dessein de Andry Rajoelina, 34 ans, le maire de la capitale malgache, ancien disc jockey aujourd'hui responsable de deux sociétés spécialisés dans l'affichage publicitaire. Dénonçant la "dictature" du président Ravalomanana, le maire a appelé aux rassemblements qui ont dégénéré en pillages et provoqué une répression. Il a déclaré prendre la tête d'une "transition démocratique" et affirmé vouloir organiser une élection présidentielle "dans deux ans maximum".
Le parallèle avec l'arrivée au pouvoir de l'actuel président malgache est frappant. En 2001, Marc Ravalomanana, lui-même chef d'entreprise, avait utilisé la mairie d'Antananarivo comme tremplin. S'appuyant sur le mécontentement populaire, il avait fini par être élu puis proclamé président au terme d'une longue crise où la rue avait pesé en sa faveur. Symbole de renouveau et d'efficacité, il a lancé une politique de privatisation et d'ouverture aux investisseurs étrangers marquée par de grands travaux.
Réélu en 2006, il est désormais accusé d'avoir confisqué le pouvoir au profit des sociétés qu'il dirige. Les manifestants semblent avoir visé en priorité les magasins Magro dont il est propriétaire. Vice-président d'une Eglise d'obédience protestante, promoteur d'une régression continue des libertés publique, il a perdu le soutien déterminant de l'Eglise catholique. Gérée dans l'opacité, la cession au conglomérat sud-coréen Daewoo Logistics de 1,3 million d'hectares de terres agricoles alimente la colère. Tout comme la hausse des prix sur une île dont 85 % des habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour.
La France, ancien colonisateur, est d'autant plus embarrassée qu'elle a tardé à reconnaître la légitimité du président Ravalomanana. Au-delà des relations avec Paris, les émeutes de Madagascar posent surtout la question des rapports entre la population et le pouvoir, qui se dit démocratiquement élu. De son côté, M. Rajoelina ferait bien de défendre ses revendications par le dialogue avant d'utiliser la rue. Sauf à prendre la responsabilité d'un coup d'Etat aux conséquences plus que dommageables.
Réunion Teraka Rasoanantoandro repportée
Que va-t-il se passer à Madagascar maintenant
Samedi 31 janvier 2009
23H59 : L'Union Africaine condamne tout changement qui serait anti constitutionnel
19H58 : Toamasina :journée normale .ras.
19H50 : Communiqué de la Présidence de ce jour ici
19H50 : Kenya airways a suspendu ses vols vers Madagascar.
19H40 : Un conseil des ministres suit la conférence de Marc Ravalomanana
19H20 : Le Premier ministre Charles Rabemananjara dirigera la délégation malgache au prochain sommet de l'Union Africaine à Addis Abeba
19H17 : Aux déclarations de Andry Rajoelina, Ravalomanana déclare que le ministère de la justice s'en occupera
19H15 : Ravalomanana déclare qu'il est toujours le président
18H26 : Ravalomanana en route pour Iavoloha depuis Ivato. Conférence de presse attendue
17H20 : La TVM n'emet plus d'émissions depuis deux heures maintenant
17h00 : Ville très calme a Diégo.
16H15: Aucune réaction de Ravalomanana pour le moment.
16H00 : Mahajanga très calme. Pas de suivi de Tana.
14H00 : Dissolution dans le calme de la manifestation
13H51 : Marc Ravalomanana était à Nosy Be à Midi. Il déclare " Nous respectons la Constitution et la légalité"
13H40 : La présidence annonce que Andry TGV refuse la rencontre prévue avec Ravalomanana
13H15 : TGV demande la déchéance du président selon l'art 126 de la constitution
13H12 : TGV ordonne fermeture des ministères Lundi + interdiction de faire sortir de l'argent des banques centrales
13H11 : Andry TGV déclare aux administrations, ministères, armées que c'est lui qui donne les ordres
13H00 : Discours terminé. Andry TGV se déclare dirigeant de Madagascar à partir de maintenant
12H30 : la foule s'étend du tsangam-bato RALAHIMONGO ( Le glacier ) à la Gare
12H15 : Andry Tgv en discours
12H12 : Discours place du 13 mai en cours. Général Dolin présent.
11H54: Ravalomanana a Sambava. Accueil tiède de la population. Visite de magro et Mbs
11H45 : Beaucoup de monde sur l'avenue de l'indépendance à Analakely mais difficile de dénombrer
09H30 : Envrion 2000 personnes à 9h00 sur l'avenue de l'indépedance selon l' AFP
23H59 : L'Union Africaine condamne tout changement qui serait anti constitutionnel
19H58 : Toamasina :journée normale .ras.
19H50 : Communiqué de la Présidence de ce jour ici
19H50 : Kenya airways a suspendu ses vols vers Madagascar.
19H40 : Un conseil des ministres suit la conférence de Marc Ravalomanana
19H20 : Le Premier ministre Charles Rabemananjara dirigera la délégation malgache au prochain sommet de l'Union Africaine à Addis Abeba
19H17 : Aux déclarations de Andry Rajoelina, Ravalomanana déclare que le ministère de la justice s'en occupera
19H15 : Ravalomanana déclare qu'il est toujours le président
18H26 : Ravalomanana en route pour Iavoloha depuis Ivato. Conférence de presse attendue
17H20 : La TVM n'emet plus d'émissions depuis deux heures maintenant
17h00 : Ville très calme a Diégo.
16H15: Aucune réaction de Ravalomanana pour le moment.
16H00 : Mahajanga très calme. Pas de suivi de Tana.
14H00 : Dissolution dans le calme de la manifestation
13H51 : Marc Ravalomanana était à Nosy Be à Midi. Il déclare " Nous respectons la Constitution et la légalité"
13H40 : La présidence annonce que Andry TGV refuse la rencontre prévue avec Ravalomanana
13H15 : TGV demande la déchéance du président selon l'art 126 de la constitution
13H12 : TGV ordonne fermeture des ministères Lundi + interdiction de faire sortir de l'argent des banques centrales
13H11 : Andry TGV déclare aux administrations, ministères, armées que c'est lui qui donne les ordres
13H00 : Discours terminé. Andry TGV se déclare dirigeant de Madagascar à partir de maintenant
12H30 : la foule s'étend du tsangam-bato RALAHIMONGO ( Le glacier ) à la Gare
12H15 : Andry Tgv en discours
12H12 : Discours place du 13 mai en cours. Général Dolin présent.
11H54: Ravalomanana a Sambava. Accueil tiède de la population. Visite de magro et Mbs
11H45 : Beaucoup de monde sur l'avenue de l'indépendance à Analakely mais difficile de dénombrer
09H30 : Envrion 2000 personnes à 9h00 sur l'avenue de l'indépedance selon l' AFP
Friday, January 30, 2009
L'économie mondiale
Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en forte baisse, mercredi 28 janvier, sa prévision pour la croissance économique mondiale en 2009. Celle-ci s'établirait à seulement 0,5 %, soit le niveau le plus faible depuis la seconde guerre mondiale. "Malgré les actions de grande ampleur engagées par les pouvoirs publics, les tensions demeurent aiguës sur les marchés financiers et brident l'économie réelle", a résumé l'institution en préambule de ses "Perspectives de l'économie mondiale". En novembre 2008, le FMI prévoyait encore 2,2 % de croissance mondiale en 2009.
Parmi les pays développés, les Etats-Unis seraient, paradoxalement, celui qui résisterait le mieux à la crise, avec un PIB (produit intérieur brut) en recul de 1,6 %. La zone euro serait plus durement touchée, avec une contraction de 2 %. Pour la France, le repli serait de 1,9 %. L'Allemagne, victime de la contraction du commerce mondial et du ralentissement de ses exportations, subirait un recul de 2,5 %. Les économies en développement connaîtraient pour leur part une croissance relativement faible (3,3 %, après 6,3 % en 2008). La Chine resterait la championne du monde de la croissance (+ 6,7 %), devant l'Inde (+ 5,1 %), tandis que la Russie n'échapperait pas à la récession. Le FMI ajoute que "les risques de déflation augmentent dans plusieurs pays développés". L'inflation serait limitée à 0,3 % en 2009 dans les pays développés.
Enfin, l'institution multilatérale s'inquiète une nouvelle fois de l'état de la finance mondiale et souligne que "la reconnaissance des pertes et la restructuration des créances douteuses ne sont pas achevées". Le FMI a ainsi relevé son estimation des pertes et dépréciations d'actifs des banques à 2 200 milliards de dollars (1 700 milliards d'euros) contre 1 400 en octobre.
Parmi les pays développés, les Etats-Unis seraient, paradoxalement, celui qui résisterait le mieux à la crise, avec un PIB (produit intérieur brut) en recul de 1,6 %. La zone euro serait plus durement touchée, avec une contraction de 2 %. Pour la France, le repli serait de 1,9 %. L'Allemagne, victime de la contraction du commerce mondial et du ralentissement de ses exportations, subirait un recul de 2,5 %. Les économies en développement connaîtraient pour leur part une croissance relativement faible (3,3 %, après 6,3 % en 2008). La Chine resterait la championne du monde de la croissance (+ 6,7 %), devant l'Inde (+ 5,1 %), tandis que la Russie n'échapperait pas à la récession. Le FMI ajoute que "les risques de déflation augmentent dans plusieurs pays développés". L'inflation serait limitée à 0,3 % en 2009 dans les pays développés.
Enfin, l'institution multilatérale s'inquiète une nouvelle fois de l'état de la finance mondiale et souligne que "la reconnaissance des pertes et la restructuration des créances douteuses ne sont pas achevées". Le FMI a ainsi relevé son estimation des pertes et dépréciations d'actifs des banques à 2 200 milliards de dollars (1 700 milliards d'euros) contre 1 400 en octobre.
Un peu d'histoire
1787: l'île est divisée en royaumes sur une base tribale. L'un de
ces royaumes, l'Imerina (région d'Antananarivo), unifie Madagascar sous son autorité.
1883: protectorat français.
1896: annexion de la «Grande Ile» par la France.
1947: la violente répression d'une insurrection contre l'autorité coloniale fait plus de 80 000 morts.
1960: proclamation de l'indépendance. Le premier président est Philibert Tsiranana, dirigeant du Parti social démocrate. Il est reconduit en 1965 et en 1972.
1967: révolte paysanne dans le sud du pays.
1972: la contestation étudiante aboutit à une crise politique. En mai, le président Tsiranana démissionne et un gouvernement de militaires et de techniciens est formé.
1975: après deux années mouvementées, création, en juin, d'un Conseil suprême de la révolution, dirigé par l'amiral Didier Ratsiraka. En décembre, la constitution proclamant la IIe République est adoptée par référendum. La Charte nationale de la révolution malagasy, le «livre rouge» (boki mena en malgache) prône l'entrée du pays dans le camp socialiste.
1990: début d'un mouvement de contestation. Grèves à répétition des étudiants.
1991
Juin-juillet: série de manifestations exigeant une révision de la constitution et le départ de Didier Ratsiraka. Le mouvement des Forces vives (Hery Velona), qui regroupe toute l'opposition, décide la création d'un gouvernement parallèle. Albert Zafy en est le Premier ministre. Des grèves paralysent le pays.
Août: malgré un remaniement ministériel, les manifestations se poursuivent. Le 8 août, les forces de l'ordre tirent dans la foule en marche vers le palais présidentiel, faisant 12 morts selon les autorités, plus d'une centaine selon l'opposition.
31 octobre: une Haute autorité de l'Etat pour la transition vers la troisième République, présidée par Albert Zafy, est instituée. Didier Ratsiraka demeure chef de l'Etat en tant que symbole de l'unité nationale, mais Albert Zafy conduit l'essentiel des affaires du pays.
Août 1992: adoption par référendum d'une nouvelle constitution pour l'avènement de la IIIe République.
Février 1993: Albert Zafy est élu président de la République.
Février 1994: le cyclone Geralda fait 300 morts et 350 000 sans-abris.
1996: crise politique entre le président Zafy et le parlement.
5 septembre: de plus en plus critiqué pour sa personnalisation du pouvoir, Albert Zafy est destitué par la Haute cour constitutionnelle.
29 décembre: Didier Ratsiraka remporte de justesse l'élection présidentielle anticipée, avec 50,7% des suffrages contre 49,3 à Albert Zafy.
1998
Mars: les Malgaches approuvent de justesse une nouvelle constitution qui introduit la décentralisation.
Mai: l'Alliance pour la rénovation de Madagascar (Arema), le parti du président Ratsiraka, n'obtient que 62 sièges sur 150 lors des élections législatives.
1999: l'industriel Marc Ravalomanana, indépendant, est élu maire d'Antananarivo.
2000: l'Arema, le parti au pouvoir, remporte la majorité des municipalités lors des élections locales d'octobre.
2001
18 mars: l'Arema remporte la majorité des sièges de sénateurs élus par les grands électeurs.
10 juin: Didier Ratsiraka nomme dix fidèles aux postes de gouverneurs de province.
16 décembre: premier tour de l'élection présidentielle, qui se déroule dans le calme et avec une participation importante.
22 décembre: Marc Ravalomanana organise une manifestation pour «célébrer le Noël de la victoire». Les résultats partiels le créditent de 46,71% des suffrages, contre 40,62% à Didier Ratsiraka.
2002
Janvier: début d'une série de manifestations qui rassemblent chaque jour des centaines de milliers de partisans de l'opposition dans le centre de la capitale.
25: la Haute Cour constitutionnelle proclame Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,9% à Ratsiraka, et convoque un second tour. Le candidat de l'opposition appelle à la grève générale.
Février
22: Marc Ravalomanana s'autoproclame président. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour «avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant. L'OUA, la France, la présidence espagnole de l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis condamnent l'opération. Dans la soirée, le président Ratsiraka décrète l'état d'urgence.
26: Ravalomanana nomme l'avocat Jacques Sylla Premier ministre. Le pays a ainsi deux gouvernements parrallèles.
Avril
10: la Cour suprême annule la nomination de six des neuf membres de la Haute cour constitutionnelle (HCC), qui avait proclamé les résultats électoraux.
18: un accord est conclu à Dakar entre Ratsiraka et Ravalomanana, prévoyant la mise en place d'un gouvernement de réconciliation.
29: la HCC proclame Marc Ramalomanana élu avec 51,4% des voix, contre 35,9% à Didier Ratsiraka, au premier tour de la présidentielle du 16 décembre.
30: deux provinces proclament leur indépendance.
Mai
6: Marc Ravalomanana est officiellement investi président de Madagascar, en présence de plusieurs représentants de la communauté internationale.
27: l'armée s'empare des bureaux du Premier ministre de Didier Ratsiraka pour y installer Jacques Sylla.
Juin : les Etats-Unis reconnaissent le nouveau président.
Juillet: la France reconnaît Marc Ravalomanana; Didier Ratsiraka s'enfuit en France.
15 décembre: le parti du président Marc Ravalomanana, "J'aime Madagascar", remporte avec ses alliés 132 des 160 sièges de l'Assemblée nationale. Marc Ravalomanana engage une politique de privatisations et d'ouverture de l'ïle aux capitaux étrangers.
Novembre 2003 : le parti présidentiel remporte les élections municipales.
3 décembre 2006 : Marc ravalomana est réélu au premier tour de l'élection présidentielle.
4 avril 2007 : les électeurs votent à 75% pour une réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir présidentiel, fait de l'anglais la troisième langue officielle (avec le français et le malgache) et supprime de la Constitution le terme d'« Etat laïc ».
23 septembre 2007 : avec 106 députés sur 127, le parti présidentiel malgache remporte les élections législatives marquées par une abstention proche des 80 %.
2008
Février : le passage du cyclone Ivan tue plus de 90 personnes et fait près de 190 000 sans-abris.
Mars : Madagascar extrait ses premiers barils de pétrole dans le cadre d'un projet de prospection à Tsimiroro, à 560 kilomètres à l'ouest d'Antananarivo.
Décembre : un contrat est passé avec le groupe Daewoo pour la location, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, de quelque 1,3 million d'hectares de terres agricoles destinées à produire 4 millions de tonnes de maïs et 500 000 tonnes d'huile de palme.
2009
24 janvier : le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, appelle à une grève générale contre la «dictature» du président Ravalomanana.
26 janvier : une manifestation contre le président tourne à l'émeute dans la capitale malgache,et faisant en quatre jour, une centaine de victimes dans toute l'île.
31 janvier : Rajoelina annonce qu'il prend le pouvoir, pas de réaction de la part de Ravalomanana.
ces royaumes, l'Imerina (région d'Antananarivo), unifie Madagascar sous son autorité.
1883: protectorat français.
1896: annexion de la «Grande Ile» par la France.
1947: la violente répression d'une insurrection contre l'autorité coloniale fait plus de 80 000 morts.
1960: proclamation de l'indépendance. Le premier président est Philibert Tsiranana, dirigeant du Parti social démocrate. Il est reconduit en 1965 et en 1972.
1967: révolte paysanne dans le sud du pays.
1972: la contestation étudiante aboutit à une crise politique. En mai, le président Tsiranana démissionne et un gouvernement de militaires et de techniciens est formé.
1975: après deux années mouvementées, création, en juin, d'un Conseil suprême de la révolution, dirigé par l'amiral Didier Ratsiraka. En décembre, la constitution proclamant la IIe République est adoptée par référendum. La Charte nationale de la révolution malagasy, le «livre rouge» (boki mena en malgache) prône l'entrée du pays dans le camp socialiste.
1990: début d'un mouvement de contestation. Grèves à répétition des étudiants.
1991
Juin-juillet: série de manifestations exigeant une révision de la constitution et le départ de Didier Ratsiraka. Le mouvement des Forces vives (Hery Velona), qui regroupe toute l'opposition, décide la création d'un gouvernement parallèle. Albert Zafy en est le Premier ministre. Des grèves paralysent le pays.
Août: malgré un remaniement ministériel, les manifestations se poursuivent. Le 8 août, les forces de l'ordre tirent dans la foule en marche vers le palais présidentiel, faisant 12 morts selon les autorités, plus d'une centaine selon l'opposition.
31 octobre: une Haute autorité de l'Etat pour la transition vers la troisième République, présidée par Albert Zafy, est instituée. Didier Ratsiraka demeure chef de l'Etat en tant que symbole de l'unité nationale, mais Albert Zafy conduit l'essentiel des affaires du pays.
Août 1992: adoption par référendum d'une nouvelle constitution pour l'avènement de la IIIe République.
Février 1993: Albert Zafy est élu président de la République.
Février 1994: le cyclone Geralda fait 300 morts et 350 000 sans-abris.
1996: crise politique entre le président Zafy et le parlement.
5 septembre: de plus en plus critiqué pour sa personnalisation du pouvoir, Albert Zafy est destitué par la Haute cour constitutionnelle.
29 décembre: Didier Ratsiraka remporte de justesse l'élection présidentielle anticipée, avec 50,7% des suffrages contre 49,3 à Albert Zafy.
1998
Mars: les Malgaches approuvent de justesse une nouvelle constitution qui introduit la décentralisation.
Mai: l'Alliance pour la rénovation de Madagascar (Arema), le parti du président Ratsiraka, n'obtient que 62 sièges sur 150 lors des élections législatives.
1999: l'industriel Marc Ravalomanana, indépendant, est élu maire d'Antananarivo.
2000: l'Arema, le parti au pouvoir, remporte la majorité des municipalités lors des élections locales d'octobre.
2001
18 mars: l'Arema remporte la majorité des sièges de sénateurs élus par les grands électeurs.
10 juin: Didier Ratsiraka nomme dix fidèles aux postes de gouverneurs de province.
16 décembre: premier tour de l'élection présidentielle, qui se déroule dans le calme et avec une participation importante.
22 décembre: Marc Ravalomanana organise une manifestation pour «célébrer le Noël de la victoire». Les résultats partiels le créditent de 46,71% des suffrages, contre 40,62% à Didier Ratsiraka.
2002
Janvier: début d'une série de manifestations qui rassemblent chaque jour des centaines de milliers de partisans de l'opposition dans le centre de la capitale.
25: la Haute Cour constitutionnelle proclame Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,9% à Ratsiraka, et convoque un second tour. Le candidat de l'opposition appelle à la grève générale.
Février
22: Marc Ravalomanana s'autoproclame président. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour «avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant. L'OUA, la France, la présidence espagnole de l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis condamnent l'opération. Dans la soirée, le président Ratsiraka décrète l'état d'urgence.
26: Ravalomanana nomme l'avocat Jacques Sylla Premier ministre. Le pays a ainsi deux gouvernements parrallèles.
Avril
10: la Cour suprême annule la nomination de six des neuf membres de la Haute cour constitutionnelle (HCC), qui avait proclamé les résultats électoraux.
18: un accord est conclu à Dakar entre Ratsiraka et Ravalomanana, prévoyant la mise en place d'un gouvernement de réconciliation.
29: la HCC proclame Marc Ramalomanana élu avec 51,4% des voix, contre 35,9% à Didier Ratsiraka, au premier tour de la présidentielle du 16 décembre.
30: deux provinces proclament leur indépendance.
Mai
6: Marc Ravalomanana est officiellement investi président de Madagascar, en présence de plusieurs représentants de la communauté internationale.
27: l'armée s'empare des bureaux du Premier ministre de Didier Ratsiraka pour y installer Jacques Sylla.
Juin : les Etats-Unis reconnaissent le nouveau président.
Juillet: la France reconnaît Marc Ravalomanana; Didier Ratsiraka s'enfuit en France.
15 décembre: le parti du président Marc Ravalomanana, "J'aime Madagascar", remporte avec ses alliés 132 des 160 sièges de l'Assemblée nationale. Marc Ravalomanana engage une politique de privatisations et d'ouverture de l'ïle aux capitaux étrangers.
Novembre 2003 : le parti présidentiel remporte les élections municipales.
3 décembre 2006 : Marc ravalomana est réélu au premier tour de l'élection présidentielle.
4 avril 2007 : les électeurs votent à 75% pour une réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir présidentiel, fait de l'anglais la troisième langue officielle (avec le français et le malgache) et supprime de la Constitution le terme d'« Etat laïc ».
23 septembre 2007 : avec 106 députés sur 127, le parti présidentiel malgache remporte les élections législatives marquées par une abstention proche des 80 %.
2008
Février : le passage du cyclone Ivan tue plus de 90 personnes et fait près de 190 000 sans-abris.
Mars : Madagascar extrait ses premiers barils de pétrole dans le cadre d'un projet de prospection à Tsimiroro, à 560 kilomètres à l'ouest d'Antananarivo.
Décembre : un contrat est passé avec le groupe Daewoo pour la location, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, de quelque 1,3 million d'hectares de terres agricoles destinées à produire 4 millions de tonnes de maïs et 500 000 tonnes d'huile de palme.
2009
24 janvier : le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, appelle à une grève générale contre la «dictature» du président Ravalomanana.
26 janvier : une manifestation contre le président tourne à l'émeute dans la capitale malgache,et faisant en quatre jour, une centaine de victimes dans toute l'île.
31 janvier : Rajoelina annonce qu'il prend le pouvoir, pas de réaction de la part de Ravalomanana.
Le néocolonialisme agraire donne des sueurs froides à la France
Comment nourrir son peuple quand on a trop d’habitants et trop peu de terres cultivables ? Il suffit d’aller les chercher où elles sont. C’est ainsi que la Chine, la Corée du Sud ou les Etats du Golfe se sont lancés dans une véritable course à la terre. Ce ne sont pas seulement des récoltes qu’ils achètent mais des régions entières, dans des pays qui ont déjà du mal à alimenter leur propre population. Doan Bui raconte les premiers épisodes de ce qui sera une des grandes batailles du XXIe siècle : celle de la nourriture.
Le Soudan, j’achète ! », « Et moi, le Kazakhstan ! » Imaginez un Monopoly où l’on n’achèterait plus des rues, mais des pays entiers. Evidemment, comme au Monopoly, les gagnants seraient ceux qui amasseraient le plus de terres, bref, les plus riches à la banque. Les perdants ? Eh bien, ce serait les fauchés, obligés de céder leur bout de terrain pour renflouer les caisses. Ce Monopoly serait un peu particulier. Il s’agirait non pas de construire des immeubles, mais d’installer des tracteurs et des machines agricoles pour produire du blé, du riz, du maïs. Bref, de la nourriture. Ce serait un jeu où les nantis, au lieu de piquer l’hôtel de la rue de la Paix au voisin ruiné, lui faucheraient ses récoltes futures. Amusant, non ? Sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu. Depuis quelques mois, une gigantesque partie de Monopoly planétaire est en train de se jouer. Et les participants jouent vite. Et gros. D’un côté, des pays riches ou émergents comme la Chine, la Corée du Sud ou les pays du Golfe, qui tous s’inquiètent pour leur sécurité alimentaire. De l’autre, une cohorte de pays pauvres comme le Soudan, l’Ethiopie, l’Ouganda, l’Indonésie, Madagascar... Des pays aux caisses désespérément vides, mais à qui il reste une richesse : leurs terres, si vastes, si prometteuses. A vendre ou à louer. La terre ! Pour elle, les pays se sont déchirés en guerres meurtrières. Pour elle, les conquistadors ont bravé les mers inconnues, décimé les populations locales afin d’y planter leur drapeau. « La ruée vers les terres n’est pas un fait nouveau. Mais c’est peut-être la première fois dans l’histoire que le phénomène est complètement mondialisé. Et que le rythme est si rapide », s’inquiète Paul Mathieu, expert de la gestion des terres à la FAO (Food Agriculture Organization). Les cris d’alarme de la FAO ont été éclipsés par le krach financier. Et pourtant la crise alimentaire risque d’empirer. Conséquence directe des émeutes de la faim du printemps, les pays importateurs nets de nourriture ont fait de la sécurité de leurs approvisionnements alimentaires leur objectif politique numéro un. Début novembre, la Corée du Sud vient de frapper un grand coup en raflant la moitié - vous avez bien lu : la moitié ! - des terres arables de Madagascar (voir encadré ci- dessus). Mais ce n’est qu’un début. On parle de millions d’hectares en Indonésie ou en Afrique. « On n’arrive même pas à avoir des chiffres exacts tellement cela change vite », se plaint Paul Mathieu. Même l’Ethiopie, où plane à nouveau le spectre des grandes famines, veut entrer dans la danse. Pas comme acheteur, mais comme vendeur. Le Premier ministre éthiopien a déclaré qu’il était « plus que désireux » de signer des accords avec les pays du Golfe. De quoi donner des sueurs froides à Jacques Diouf, le patron de la FAO, qui s’inquiète du « risque d’un néocolonialisme agraire ».
Parmi les néocolons, voici les pays du Golfe. Ils ont du pétrole, des dollars. Mais pas d’eau : il y fait si chaud et si sec qu’il faut rafraîchir les quelques bêtes du cheptel avec des ventilateurs et des machines à va peur pour éviter qu elles ne meurent... Comment nourrir la population ? En allongeant des pétrodollars. Les pays du Golfe importent de 69% à 90% de leur nourriture. C’était tenable. Jusqu’au printemps dernier, où les prix des denrées a explosé. « Là, ils ont eu très peur. Il était tout simplement impossible de trouver du riz, quel que soit le prix. Ils n’ont plus confiance dans les marchés mondiaux, les prix sont devenus trop volatils. Alors ils veulent sécuriser leur approvisionnement en s’achetant des terres », dit Jean-Denis Crola, de l’ONG Oxfam. Sans compter que dans des pays comme les Emirats arabes unis 80% de la population est constituée de travailleurs migrants asiatiques pauvres : le riz était ainsi devenu un sujet politique sensible. Résultat ? Cet été, le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes ont envoyé diplomates et ministres dans des world tours express - six pays d’Asie du Sud-Est en dix jours - à la recherche de terres disponibles. « Nous avons des projets en Indonésie, au Soudan ou au Sénégal. C’est un accord gagnant-gagnant. Eux ont les terres, nous l’argent », explique Khalil Zainy, un businessman saoudien. Le Cambodge n’avait jamais été autant courtisé. Le Koweït est déjà en train ? d’y construire une ambassade, il veut mettre en place des vols directs Phnom Penh-Kuwait City, et signer un accord d’amitié... entre les équipes de foot nationales. Le Qatar a aussi tenté une opération de séduction auprès de Hun Sen, le Premier ministre. Qui gagnera le gros lot ? Le Cambodge a annoncé qu’il devrait avoir signé d’ici à mi- 2009 et que les accords concerneraient 2,5 millions d’hectares (l’équivalent de la Bretagne). Notons que le pays continue de recevoir une aide d’urgence du Programme alimentaire mondial, ce qui permet de douter de sa capacité à nourrir à la fois sa population et celle du Golfe...
Evidemment, en Asie du Sud-Est, les pays du Golfe auront affaire à un sacré concurrent : la Chine, l’un des plus gros joueurs dans cette partie mondiale. « Who will feed China ? » (qui nourrira la Chine ?), demandait déjà en 1993 l’écologiste Lester Brown dans son livre choc. La question est plus que jamais d’actualité. Aujourd’hui, l’Empire du Milieu doit nourrir 1,4 milliard de bouches, soit près du quart de la population mondiale, avec seulement... 7% des terres arables. Avec l’industrialisation et l’urbanisation, le pays a vu sa superficie de terres arables se réduire de 8 millions d’hectares en moins de dix ans. Et certaines régions se désertifient à toute vitesse. Bref, qui nourrira la Chine ? Les autres pays évidement ! Le gouvernement a établi une stratégie d’outsourcing agricole. Et a déjà fait main basse sur une partie de l’Afrique. Pour y faire pousser du riz, du sésame ou du blé. Ou encore de l’huile de palme destinée à la production de biocarburants. Ah, les biocarburants ! Le nouvel or vert ! De Greenpeace à Oxfam, en passant par les Amis de la Terre, toutes les ONG dénoncent les expropriations de millions de petits paysans en Colombie, en Indonésie, en Tanzanie, au Congo... Entraînant souvent la réduction des cultures vivrières. Nourrir les hommes ou les voitures ? Les voitures sont souvent plus rentables. Palmier à huile, canne à sucre, jatropha... Il faut de l’espace, des terres, alors les entreprises énergétiques font feu de tout bois. Au sens littéral du terme. « Les forêts coûtent moins cher que les terrains cultivés. C’est donc toujours plus intéressant de déforester. 1 hectare de forêt rapporte de 4 000 à 5 000 dollars s’il est converti en palmiers à huile, soit 10 à 15 fois plus que s’il était juste exploité pour le bois », dit Alain Karsenty, au Cirad. Une équation implacable qui explique pourquoi la jungle d’Amazonie ou celle de Bornéo partent en fumée, remplacées par des plantations de soja ou de palmiers à huile. « Investissez dans des fermes ! Dans la terre ! » C’est le conseil que répète inlassablement Jim Rogers, le gourou des matières premières, millionnaire globe-trotteur qui, avec George Soros, a fondé le fonds Quantum. Il a été aussitôt pris au mot. George Soros est par exemple très impliqué dans les agrocarburants et possède des terres en Argentine (voir encadré ci-contre). Mais depuis quelques mois, avec le krach, c’est la ruée. La Deustche Bank et Goldman Sachs ont ainsi massivement investi dans des fermes et des usines de viande en Chine. Morgan Stanley a racheté 40 000 hectares en Ukraine. Une broutille par rapport aux 300 000 hectares raflés par Renaissance Capital, un hedge fund russe. « Les prix du foncier agricole sont de toute façon si bas que c’est une bonne affaire à long terme, dit Paul Mathieu. Le problème, c’est que si ces accords sont juste régis par la loi du marché, les négociations seront inégales. Les pays pauvres, ceux qui sont moins informés des prix, se feront avoir et braderont leurs biens. » La grande arnaque ? Dans certains pays, une prise de conscience politique est en train d’émerger. « La terre est un sujet très sensible. C’est l’identité des peuples mêmes qui est en jeu. Au Mozambique, on commence à réfléchir à une réforme du foncier qui reconnaîtrait les droits des communautés locales. Il y a même eu un moratoire sur la cession de terres pour des projets d’agrocarburants », explique Mchael Taylor, de l’International Land coalition. Certes, l’afflux de capitaux étrangers n’est pas en soi une mauvaise chose. Ce pourrait être une bénédiction. A condition que l’agriculture locale en profite, que soient mis en place des systèmes de microcrédit. Sauf que le développement rural, cela prend du temps. « La tentation est d’aller vers un modèle de pillage des ressources, un peu comme la Chine en Afrique, avec une main-d’oeuvre importée et aucun bénéfice local. Mais là, attention au retour de bâton... », dit Alain Karsenty. Instabilité politique, émeutes, soulèvements... La terre a toujours provoqué les passions. Le grand Monopoly pourrait bien virer au jeu de massacre.
Le Soudan, j’achète ! », « Et moi, le Kazakhstan ! » Imaginez un Monopoly où l’on n’achèterait plus des rues, mais des pays entiers. Evidemment, comme au Monopoly, les gagnants seraient ceux qui amasseraient le plus de terres, bref, les plus riches à la banque. Les perdants ? Eh bien, ce serait les fauchés, obligés de céder leur bout de terrain pour renflouer les caisses. Ce Monopoly serait un peu particulier. Il s’agirait non pas de construire des immeubles, mais d’installer des tracteurs et des machines agricoles pour produire du blé, du riz, du maïs. Bref, de la nourriture. Ce serait un jeu où les nantis, au lieu de piquer l’hôtel de la rue de la Paix au voisin ruiné, lui faucheraient ses récoltes futures. Amusant, non ? Sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu. Depuis quelques mois, une gigantesque partie de Monopoly planétaire est en train de se jouer. Et les participants jouent vite. Et gros. D’un côté, des pays riches ou émergents comme la Chine, la Corée du Sud ou les pays du Golfe, qui tous s’inquiètent pour leur sécurité alimentaire. De l’autre, une cohorte de pays pauvres comme le Soudan, l’Ethiopie, l’Ouganda, l’Indonésie, Madagascar... Des pays aux caisses désespérément vides, mais à qui il reste une richesse : leurs terres, si vastes, si prometteuses. A vendre ou à louer. La terre ! Pour elle, les pays se sont déchirés en guerres meurtrières. Pour elle, les conquistadors ont bravé les mers inconnues, décimé les populations locales afin d’y planter leur drapeau. « La ruée vers les terres n’est pas un fait nouveau. Mais c’est peut-être la première fois dans l’histoire que le phénomène est complètement mondialisé. Et que le rythme est si rapide », s’inquiète Paul Mathieu, expert de la gestion des terres à la FAO (Food Agriculture Organization). Les cris d’alarme de la FAO ont été éclipsés par le krach financier. Et pourtant la crise alimentaire risque d’empirer. Conséquence directe des émeutes de la faim du printemps, les pays importateurs nets de nourriture ont fait de la sécurité de leurs approvisionnements alimentaires leur objectif politique numéro un. Début novembre, la Corée du Sud vient de frapper un grand coup en raflant la moitié - vous avez bien lu : la moitié ! - des terres arables de Madagascar (voir encadré ci- dessus). Mais ce n’est qu’un début. On parle de millions d’hectares en Indonésie ou en Afrique. « On n’arrive même pas à avoir des chiffres exacts tellement cela change vite », se plaint Paul Mathieu. Même l’Ethiopie, où plane à nouveau le spectre des grandes famines, veut entrer dans la danse. Pas comme acheteur, mais comme vendeur. Le Premier ministre éthiopien a déclaré qu’il était « plus que désireux » de signer des accords avec les pays du Golfe. De quoi donner des sueurs froides à Jacques Diouf, le patron de la FAO, qui s’inquiète du « risque d’un néocolonialisme agraire ».
Parmi les néocolons, voici les pays du Golfe. Ils ont du pétrole, des dollars. Mais pas d’eau : il y fait si chaud et si sec qu’il faut rafraîchir les quelques bêtes du cheptel avec des ventilateurs et des machines à va peur pour éviter qu elles ne meurent... Comment nourrir la population ? En allongeant des pétrodollars. Les pays du Golfe importent de 69% à 90% de leur nourriture. C’était tenable. Jusqu’au printemps dernier, où les prix des denrées a explosé. « Là, ils ont eu très peur. Il était tout simplement impossible de trouver du riz, quel que soit le prix. Ils n’ont plus confiance dans les marchés mondiaux, les prix sont devenus trop volatils. Alors ils veulent sécuriser leur approvisionnement en s’achetant des terres », dit Jean-Denis Crola, de l’ONG Oxfam. Sans compter que dans des pays comme les Emirats arabes unis 80% de la population est constituée de travailleurs migrants asiatiques pauvres : le riz était ainsi devenu un sujet politique sensible. Résultat ? Cet été, le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes ont envoyé diplomates et ministres dans des world tours express - six pays d’Asie du Sud-Est en dix jours - à la recherche de terres disponibles. « Nous avons des projets en Indonésie, au Soudan ou au Sénégal. C’est un accord gagnant-gagnant. Eux ont les terres, nous l’argent », explique Khalil Zainy, un businessman saoudien. Le Cambodge n’avait jamais été autant courtisé. Le Koweït est déjà en train ? d’y construire une ambassade, il veut mettre en place des vols directs Phnom Penh-Kuwait City, et signer un accord d’amitié... entre les équipes de foot nationales. Le Qatar a aussi tenté une opération de séduction auprès de Hun Sen, le Premier ministre. Qui gagnera le gros lot ? Le Cambodge a annoncé qu’il devrait avoir signé d’ici à mi- 2009 et que les accords concerneraient 2,5 millions d’hectares (l’équivalent de la Bretagne). Notons que le pays continue de recevoir une aide d’urgence du Programme alimentaire mondial, ce qui permet de douter de sa capacité à nourrir à la fois sa population et celle du Golfe...
Evidemment, en Asie du Sud-Est, les pays du Golfe auront affaire à un sacré concurrent : la Chine, l’un des plus gros joueurs dans cette partie mondiale. « Who will feed China ? » (qui nourrira la Chine ?), demandait déjà en 1993 l’écologiste Lester Brown dans son livre choc. La question est plus que jamais d’actualité. Aujourd’hui, l’Empire du Milieu doit nourrir 1,4 milliard de bouches, soit près du quart de la population mondiale, avec seulement... 7% des terres arables. Avec l’industrialisation et l’urbanisation, le pays a vu sa superficie de terres arables se réduire de 8 millions d’hectares en moins de dix ans. Et certaines régions se désertifient à toute vitesse. Bref, qui nourrira la Chine ? Les autres pays évidement ! Le gouvernement a établi une stratégie d’outsourcing agricole. Et a déjà fait main basse sur une partie de l’Afrique. Pour y faire pousser du riz, du sésame ou du blé. Ou encore de l’huile de palme destinée à la production de biocarburants. Ah, les biocarburants ! Le nouvel or vert ! De Greenpeace à Oxfam, en passant par les Amis de la Terre, toutes les ONG dénoncent les expropriations de millions de petits paysans en Colombie, en Indonésie, en Tanzanie, au Congo... Entraînant souvent la réduction des cultures vivrières. Nourrir les hommes ou les voitures ? Les voitures sont souvent plus rentables. Palmier à huile, canne à sucre, jatropha... Il faut de l’espace, des terres, alors les entreprises énergétiques font feu de tout bois. Au sens littéral du terme. « Les forêts coûtent moins cher que les terrains cultivés. C’est donc toujours plus intéressant de déforester. 1 hectare de forêt rapporte de 4 000 à 5 000 dollars s’il est converti en palmiers à huile, soit 10 à 15 fois plus que s’il était juste exploité pour le bois », dit Alain Karsenty, au Cirad. Une équation implacable qui explique pourquoi la jungle d’Amazonie ou celle de Bornéo partent en fumée, remplacées par des plantations de soja ou de palmiers à huile. « Investissez dans des fermes ! Dans la terre ! » C’est le conseil que répète inlassablement Jim Rogers, le gourou des matières premières, millionnaire globe-trotteur qui, avec George Soros, a fondé le fonds Quantum. Il a été aussitôt pris au mot. George Soros est par exemple très impliqué dans les agrocarburants et possède des terres en Argentine (voir encadré ci-contre). Mais depuis quelques mois, avec le krach, c’est la ruée. La Deustche Bank et Goldman Sachs ont ainsi massivement investi dans des fermes et des usines de viande en Chine. Morgan Stanley a racheté 40 000 hectares en Ukraine. Une broutille par rapport aux 300 000 hectares raflés par Renaissance Capital, un hedge fund russe. « Les prix du foncier agricole sont de toute façon si bas que c’est une bonne affaire à long terme, dit Paul Mathieu. Le problème, c’est que si ces accords sont juste régis par la loi du marché, les négociations seront inégales. Les pays pauvres, ceux qui sont moins informés des prix, se feront avoir et braderont leurs biens. » La grande arnaque ? Dans certains pays, une prise de conscience politique est en train d’émerger. « La terre est un sujet très sensible. C’est l’identité des peuples mêmes qui est en jeu. Au Mozambique, on commence à réfléchir à une réforme du foncier qui reconnaîtrait les droits des communautés locales. Il y a même eu un moratoire sur la cession de terres pour des projets d’agrocarburants », explique Mchael Taylor, de l’International Land coalition. Certes, l’afflux de capitaux étrangers n’est pas en soi une mauvaise chose. Ce pourrait être une bénédiction. A condition que l’agriculture locale en profite, que soient mis en place des systèmes de microcrédit. Sauf que le développement rural, cela prend du temps. « La tentation est d’aller vers un modèle de pillage des ressources, un peu comme la Chine en Afrique, avec une main-d’oeuvre importée et aucun bénéfice local. Mais là, attention au retour de bâton... », dit Alain Karsenty. Instabilité politique, émeutes, soulèvements... La terre a toujours provoqué les passions. Le grand Monopoly pourrait bien virer au jeu de massacre.
Samedi 31 janvier Andry Rajoelina sur la place du 13 mai
Journée cruciale ce samedi 31 janvier, en effet si Rajoelina s'autoproclame président d'un gouvernement de transition, Ravalomanana devra prendre les mesures appropriées contre une telle situation , c'est à dire un coup d'état.
Ce qui risquerait d'enfoncer le pays dans la pire crise politico-sociale qu'il n'ai jamais connu : une guerre civile.
Le staff de Andry Rajoelina, réuni ce jour au Carlton lui a donné carte blanche pour diriger un régime de transition, que Zafy et Alain Ramaroson ont toujours souhaiter.
D'autre part,si son plan réussit, la première chose qu'il a promise c'est la libération immédiate de tous les détenus politiques et le retour au bercail de tous les membres de l'ancien régime en exile à l'étranger.
On verra ce que demain va nous réserver ....
Ce qui risquerait d'enfoncer le pays dans la pire crise politico-sociale qu'il n'ai jamais connu : une guerre civile.
Le staff de Andry Rajoelina, réuni ce jour au Carlton lui a donné carte blanche pour diriger un régime de transition, que Zafy et Alain Ramaroson ont toujours souhaiter.
D'autre part,si son plan réussit, la première chose qu'il a promise c'est la libération immédiate de tous les détenus politiques et le retour au bercail de tous les membres de l'ancien régime en exile à l'étranger.
On verra ce que demain va nous réserver ....
30janvier 2009 heure par heure
21H32: Antananarivo est calme
21H25 : Tuléar : regroupement de l'opposition avec Tody (Dr Alexis Bemananjara et Tovonasy Leda) Plateforme de l’opposition ( Robert Razaka et Dr Etarana) Toliara Mijoro (Dafinely)
21H15 : Visite rapide de Ravalomanana à Tuléar avant son passage à Mahajanga. Demande aux forces de l'ordre de maintenir la sécurité
19H15 : Sur Viva radio, Andry Tgv déclare qu'il proposera une solution le 31 janvier lors de la manifestation pour résoudre "très vite" la crise.
19h12 : Sur RFI Andry Rajoelina annonce ne pas être intéressé par le poste de président. Il annonce le soutient de 500 maires indépendant.
18H50 : Le Ministre de la Santé annonce la réhabilitation des grandes infrastructure hospitalières, Tsaratanana, puis HJRA.
17H15 : Mahajanga : un meeting Pro TGV se déroule sans incident
16H45 : 1 250 000 FMG pour un millier d'employés de Zoom, Citic, Supreme Center, Trading Center, autres boutiques d'Analeky du gouvernement
16H15 : Marc Ravalomanana réunit le staff de la région de Mahajanga et toute la sécurité à la Banque Centrale
16H00 : Manifestation organisée par des jeunes et des opérateurs indépendants sur la place du 13 mai pour le droit de travailler. Banderolles « Nous voulons travailler. arrêtez la grève s’il vous plaît ».
16H00 : Majunga, Le président s'est arreté devant le Lycée Philibert Tsiranana et a discuté brièvement avec les lycéens qui ont été sorti de classe à l'occasion
15H45 : Bain de foule pour le président à Mahajanga
15H10 : L'avion présidentiel a atterri à l'aéroport Philibert Tsiranana Amborovy Mahajanga
14H13 : Le nouveau chef de la gendarmerie réaffirme qu'il n'y a pas de commandos à Madagascar
14H10 : Rencontre ce matin entre les commerçants de Supême Center et Citic et le ministre de l'économie. Des propositions d'aides ont été faites
14H00 : Le Ministre des Finances M. Haja Nirina RAZAFINJATO et le DG de la Banque Centrale confirment qu'il n'y a aucun risque de pénuries d'espèces
13H50 : Les revendications sont passés de gouvernement de transition à régime de transition.
13H42 : Benja Razafimahaleo, frère de Herizo Razafimahaleo était le porte parole du groupe ayant rencontré Andry Rajoelina
13H40 : Le communiqué suite a la rencontre au Carlton
13H30 : Rencontre Carlton: donne tout pouvoir à Andry Rajoelina pour un régime de transitation
13H00 : L'ex ministre Benjamin Andriamparany déclare qu'il faut mettre en place une force de proposition neutre
12H30 : Andry Rajoelina a rencontré la société civile au Carlton et différents partis
11h29 : Le port de Tuléar est réouvert depuis ce matin. Rien à signaler en ville.
11H25 : MAhajanga : tout est calme
11H05 : Quelques jets de pierre contre le cortège présidentiel à Toamasina. le Ministre Botozaza Pierrot, originaire de la ville "introuvable"
11H00 : Marc Ravalomanana a quitté Toamasina. il était accompagné de Ivohasina Razafimahefa, Bezara Manasse et le nouveau patron de la gendarmerie nationale Pily Gilbain.
10H00 : Marc Ravalomanana à Toamasina : bon accueil de la population à Ambolomadinika
09h30 : L'avion présidentiel Force One (2) a attéri à Tamatave
07H30 : Andry Rajoelina déclare qu'il faut " une nouvelle vision " pour Madagascar
07h23 : Andry Rajoelina propose une "transition démocratique" pour organiser des élections dans les 2 ans.
21H25 : Tuléar : regroupement de l'opposition avec Tody (Dr Alexis Bemananjara et Tovonasy Leda) Plateforme de l’opposition ( Robert Razaka et Dr Etarana) Toliara Mijoro (Dafinely)
21H15 : Visite rapide de Ravalomanana à Tuléar avant son passage à Mahajanga. Demande aux forces de l'ordre de maintenir la sécurité
19H15 : Sur Viva radio, Andry Tgv déclare qu'il proposera une solution le 31 janvier lors de la manifestation pour résoudre "très vite" la crise.
19h12 : Sur RFI Andry Rajoelina annonce ne pas être intéressé par le poste de président. Il annonce le soutient de 500 maires indépendant.
18H50 : Le Ministre de la Santé annonce la réhabilitation des grandes infrastructure hospitalières, Tsaratanana, puis HJRA.
17H15 : Mahajanga : un meeting Pro TGV se déroule sans incident
16H45 : 1 250 000 FMG pour un millier d'employés de Zoom, Citic, Supreme Center, Trading Center, autres boutiques d'Analeky du gouvernement
16H15 : Marc Ravalomanana réunit le staff de la région de Mahajanga et toute la sécurité à la Banque Centrale
16H00 : Manifestation organisée par des jeunes et des opérateurs indépendants sur la place du 13 mai pour le droit de travailler. Banderolles « Nous voulons travailler. arrêtez la grève s’il vous plaît ».
16H00 : Majunga, Le président s'est arreté devant le Lycée Philibert Tsiranana et a discuté brièvement avec les lycéens qui ont été sorti de classe à l'occasion
15H45 : Bain de foule pour le président à Mahajanga
15H10 : L'avion présidentiel a atterri à l'aéroport Philibert Tsiranana Amborovy Mahajanga
14H13 : Le nouveau chef de la gendarmerie réaffirme qu'il n'y a pas de commandos à Madagascar
14H10 : Rencontre ce matin entre les commerçants de Supême Center et Citic et le ministre de l'économie. Des propositions d'aides ont été faites
14H00 : Le Ministre des Finances M. Haja Nirina RAZAFINJATO et le DG de la Banque Centrale confirment qu'il n'y a aucun risque de pénuries d'espèces
13H50 : Les revendications sont passés de gouvernement de transition à régime de transition.
13H42 : Benja Razafimahaleo, frère de Herizo Razafimahaleo était le porte parole du groupe ayant rencontré Andry Rajoelina
13H40 : Le communiqué suite a la rencontre au Carlton
13H30 : Rencontre Carlton: donne tout pouvoir à Andry Rajoelina pour un régime de transitation
13H00 : L'ex ministre Benjamin Andriamparany déclare qu'il faut mettre en place une force de proposition neutre
12H30 : Andry Rajoelina a rencontré la société civile au Carlton et différents partis
11h29 : Le port de Tuléar est réouvert depuis ce matin. Rien à signaler en ville.
11H25 : MAhajanga : tout est calme
11H05 : Quelques jets de pierre contre le cortège présidentiel à Toamasina. le Ministre Botozaza Pierrot, originaire de la ville "introuvable"
11H00 : Marc Ravalomanana a quitté Toamasina. il était accompagné de Ivohasina Razafimahefa, Bezara Manasse et le nouveau patron de la gendarmerie nationale Pily Gilbain.
10H00 : Marc Ravalomanana à Toamasina : bon accueil de la population à Ambolomadinika
09h30 : L'avion présidentiel Force One (2) a attéri à Tamatave
07H30 : Andry Rajoelina déclare qu'il faut " une nouvelle vision " pour Madagascar
07h23 : Andry Rajoelina propose une "transition démocratique" pour organiser des élections dans les 2 ans.
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