Thursday, June 07, 2012

La drogue est-elle vraiment responsable des actes de cannibalisme ?



La compagne de Rudy Eugene, le "cannibale de Miami", affirme que son petit ami a été drogué "à son insu". (AFP TV)
Après deux affaires en quelques jours relatives à des actes de cannibalisme à Miami, la police de la ville a lancé un avertissement jeudi 7 juin : la nouvelle drogue de synthèse qu'avaient absorbée les cannibales serait à l'origine de leur comportement.
Dans la première attaque, Rudy Eugene, l'assaillant, nu, avait agressé un SDF, lui arrachant ses vêtements et le mordant atrocement au visage. La victime est toujours hospitalisée dans un état critique. La deuxième histoire implique un jeune SDF, interpellé dans un restaurant où il était entré en criant des insultes. En route pour le poste, il se frappe la tête contre la vitre de séparation interne du véhicule de police en hurlant "Je vais vous manger". Arrivé au commissariat, il grogne comme un animal et tente de mordre un policier à la main. Les policiers ont dû lui passer un masque anti-morsures et lui lier les jambes. Ces attaques ont nourri craintes et rumeurs, au point que les autorités américaines ont dû démentir une éventuelle épidémie de zombies.
Nous publions dans la matinée un article relayant l'alerte de la police de Miami face aux effets supposés de cette drogue. Un contenu largement consulté et partagé par les lecteurs, qui s'interrogent :



La drogue "Sel de bain"
Autre point de confusion : la police de Miami évoque une drogue de synthèse de type  "ecstasy" également connue sous le nom de "septième ciel" ou de "sel de bain". Les médecins de l'hôpital de Miami cités par CBS parlent eux d'une "nouvelle forme de LSD".
Le "sel de bain" est composé de méhylènedioxypyrovalerone (MPDV), méphédrone et pyrovalerone. Selon la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, l'ecstasy est elle une drogue stimulante appartenant à la famille de la méthylènedioxymétamphétamine, tandis que le LSD est une drogue à puissance hallucinogène fabriquée à partir d'acide lysergique.
Une note de l'Institut national sur l’abus des drogues américain datant de février 2011 faisait état du peu de connaissance de cette nouvelle drogue "sel de bain" et relayait le nombre croissant de visites aux urgences liées à cette drogue : "Les médecins et les hôpitaux ont indiqué que s'injecter ou inhaler des 'sels de bains' contenant des stimulants synthétiques pouvait provoquer des douleurs à la poitrine, faire augmenter la tension, le rythme cardiaque, provoquer de l'agitation, des hallucinations, une paranoïa aiguë et des délires."
"Quand des personnes ingèrent des 'sels de bain', leur température augmente énormément, les poussant à déchirer leurs vêtements. Ils deviennent agressifs, et ce dans un état de délire total", raconte un médecin de Miami à CNN, information relayée par le Daily Mail. 
"Une manifestation aussi précise est vraiment peu probable"
Si les effets de la drogue peuvent être puissants et dangereux, peuvent-ils cependant mener à des actes de cannibalisme ?
"Ça me paraît peu probable qu'une substance puisse donner un symptôme aussi précis que le cannibalisme", affirme Agnès Cadet-Taïrou, médecin de santé publique à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, sur France Info :  "La personne est peut-être porteuse de pathologies psychiatriques et, avec la prise de substances, on peut penser effectivement qu'elle fait un accès de délire, d'agressivité et que ça se manifeste de cette façon. Une manifestation aussi précise c'est vraiment peu probable."
Même analyse d'un spécialiste en maladie infectieuse interrogé par le Daily Beast, dont l'interview est reprise sur The Periscope Post. Selon Kent Sepkowitz, la drogue peut conduire à de fortes hallucinations "mais il est vraiment peu probable qu'elle soit à l'origine d'une épidémie de cannibalisme". "Pour certains, en revanche, parce que la dose consommée était trop grande, cela peut provoquer un comportement étrange, autodestructeur, violent […], mais le besoin de grogner comme un animal, non", ajoute-t-il.
Un ancien toxicomane, consommateur de sel de bain, interrogé par CNN semble corroborer cette analyse : "On a l'impression d'être un géant, d'être invincible, on ne ressent aucune douleur […]. On se sent parano", raconte cet homme qui n'a "jamais eu envie de manger quelqu'un".

Wednesday, June 06, 2012

Un blog à visiter à tout prix !!!

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Air Austral : la recapitalisation ou la mort


JIR
Air Austral : la recapitalisation ou la mort
"Si nous ne faisons rien, nous courrons le risque de voir Air Austral être bradée auprès d’investisseurs aux aguets compte-tenu de sa situation financière actuelle", indique Didier Robert.
En l’absence d’investisseurs extérieurs de poids, la Sematra vole au secours d’Air Austral. La Région entérinera ce matin une nouvelle augmentation de capital à hauteur de 34 millions d’euros que devrait abonder le Département. La Caisse des dépôts et consignations et des investisseurs privés devraient compléter le tour de table. Au total, la compagnie réunionnaise devrait disposer de plus de 80 millions d’euros. Avec les nouveaux apports des collectivités, Air Austral devient, de fait, une compagnie publique. Mais d’ici deux ans, avec le retour espéré à l’équilibre, Région et Département au travers de la Sematra devraient réduire leur participation.

La Région présente son bilan “rigoureux et dynamique?

TRANSPORT AÉRIEN
Si notre île avait un drapeau, il pourrait flotter pendant les deux années à venir sur le fuselage des avions d’Air Austral aux côtés de ceux de la France et de l’Europe. Après le vote sans surprise aujourd’hui par les conseillers régionaux d’une nouvelle augmentation de capital, la compagnie réunionnaise va devenir de facto une compagnie à capitaux majoritairement publics avec la Région et le Département réunis au sein de la Sematra même si la situation n’est que provisoire. Si cette porte de sortie ne s’était pas ouverte in extremis devant elle, Air Austral s’acheminait directement et à brève échéance vers le dépôt de bilan. Avec l’arrivée de Joseph Malé comme président du directoire et directeur général et d’une nouvelle équipe, la compagnie réunionnaise a retrouvé une stratégie. Fermeture de lignes déficitaires, réduction de flotte, plan d’économies, le business plan de Joseph Malé tient la route mais le nerf de la guerre : l’argent, fait défaut.
"Nous sommes toujours dans une situation d’urgence"
Didier Robert, président de la Région et du conseil de surveillance d’Air Austral, a confirmé hier le chiffre que nous vous donnions samedi dernier. L’exercice 2011-2012 se soldera par un résultat négatif de 87 millions d’euros. Chaque mois, Joseph Malé doit aller "quêter" à Paris auprès des banques pour assurer l’intendance et notamment le règlement des salaires. Un tel mode de fonctionnement ne peut s’inscrire dans la durée. Le 16 mai dernier, le PDG d’Air Austral s’était montré très clair : "Le plan de redressement que nous avons soumis au conseil de surveillance ne tiendra pas la route sans l’arrivée de nouveaux actionnaires à brève échéance. Nous sommes toujours dans une situation d’urgence".
Pour en sortir, les collectivités locales Région et Département, réunies au sein de la Sematra actionnaire majoritaire d’Air Austral, n’avaient d’autre alternative que de remettre au pot. "L’équation était simple, résumait hier matin Didier Robert. Soit la Sematra participait à l’augmentation du capital, soit compte-tenu de l’extrême fragilité de la situation financière, Air Austral était condamnée". Au passage, et pour la première fois, le président de la Région et de la Sematra a sévèrement tancé la responsabilité personnelle de Gérard Ethève (voir par ailleurs). "Si nous ne faisons rien, complète Didier Robert, nous courrons le risque de voir Air Austral être bradée auprès d’investisseurs aux aguets compte-tenu de sa situation financière actuelle. Au contraire, si la Région et le Département au travers de la Sematra recapitalisent la compagnie, avec le business plan qui prévoit un équilibre dans deux ans, nous serons alors en position de force pour négocier avec des investisseurs". Certes, mais en attendant, la Sematra qui ne détenait que 46,57% du capital d’Air Austral franchit allègrement la barre des 50% et se retrouve avec 70 à 80% du capital de la compagnie (voir par ailleurs). Cela pourrait lui valoir les foudres de Bruxelles dans la mesure où 80% du capital de la Sematra est désormais entre les mains de collectivités publiques. Didier Robert se veut rassurant. "La Sematra est une société d’économie mixte". Pas sûr que l’argument réussisse à convaincre l’Europe. Le président de la Région et de la Sematra table davantage sur le fait que l’intervention de la Région et du Département se limitera au maximum à deux ans. "Ni la Région, ni le Département n’ont vocation à conserver une participation majoritaire dans Air Austral. Nous ne faisons que l’aider à traverser une zone de turbulences. À terme, la Sematra ne devrait conserver qu’une minorité de blocage au sein de l’actionnariat de la compagnie à savoir 33%"
Alain Dupuis

RDC : affrontements meurtriers sur une base militaire du Nord-Kivu

Des affrontements entre soldats congolais et rebelles sur une base militaire du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont fait au moins dix-neuf morts, ont indiqué, mercredi 6 juin, le gouvernement et les rebelles.
Selon le gouvernement, l'attaque a été lancée mardi matin par des combattants Maï-Maï liés aux anciens rebelles et au général Kabule Sikula Lafontaine contre la base militaire du territoire de Lubero. "Ils ont attaqué la caserne et tué certains membres du personnel militaire", a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, ajoutant que onze soldats et huit rebelles avaient été tués.
 Le chef rebelle, le général Lafontaine a lui déclaré par téléphone à Reuters qu'un de ses hommes avait été tué ainsi que trente et un soldats. Il a affirmé que les soldats avaient lancé l'attaque contre les positions rebelles à Kasiki, dans le Nord-Kivu. Ces deux versions n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante
CENT MILLE DÉPLACÉS EN DEUX MOIS
L'est de l'ancien Congo belge reste très instable près de dix ans après la signature d'un accord de paix qui a mis fin à une guerre étendue à plusieurs pays voisins.
La région est en proie à de violents affrontements depuis la défection, au début d'avril, de centaines de soldats qui ont rejoint le général mutin en fuite Bosco Ntaganda, recherché depuis 2006 par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre commis pendant la guerre civile (1998-2003). Au total, les combats ont provoqué la fuite de cent mille Congolais au cours des deux derniers mois.

Les religieuses américaines dans le collimateur du Vatican

06 juin 2012


Trop libérales les religieuses américaines? C'est en tout cas ce que semble penser le Vatican. En l'espace de quelques semaines, la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a condamné à deux reprises et avec une grande fermeté les prises de position en vogue dans certaines congrégations féminines aux Etats-Unis. Comme souvent à Rome, ce sont des divergences de vues sur les questions de morale sexuelle, de bioéthique ou sur la place des femmes dans l'Eglise qui ont mis le feu aux poudres.
Masturbation,  mariage homosexuel, divorce, remariage : les points soulevés par soeur Margaret Farley, professeur d'éthique, dans un ouvrage paru en 2006, sont particulièrement explicites. Ainsi, "éprouver du plaisir sexuel auto-érotique" ne pose "aucun problème de moralité", estime la religieuse, quand le Vatican y voit un "acte intrinsèquement et gravement désordonné". Elle justifie aussi les relations et les actes homosexuels,  là où Rome voit des actes "contraires à la loi naturelle". En contradiction encore avec l'Eglise, elle défend le mariage homosexuel et se dit favorable au divorce et au remariage. Pour toutes ces raisons, l'ouvrage de la religieuse ne devra pas être utilisé par les formateurs catholiques, a jugé la CDF, dont la décision a été approuvée par le pape lui-même. La dernière mise à l'index d'un ouvrage remonte à 2007, et concernait les écrits d'un jésuite espagnol, figure de la théologie de la libération.
"Processus vicié"
Mais pour le Vatican, les problèmes d'orthodoxie doctrinale ne se résument visiblement pas aux seuls écarts observés chez soeur Margaret. Sa condamnation intervient en effet quelques semaines après l'annonce d'une sévère reprise en mains de l'association représentant 80% des quelque 57 000 religieuses américaines, la Conférence de direction des femmes religieuses (Leadership conference of women religious, LCWR). Cette organisation avait déjà fait l'objet de mises en garde en 1992 et en 2001.
Cette fois, après deux ans et demi d'enquête, la CDF a rendu public, mi-avril un rapport reprochant aux religieuses de ne pas promouvoir "l'enseignement de l'Eglise sur les questions de sexualité et de famille", notamment sur l'ordination des femmes et sur l'homosexualité. Le Vatican y voit une crise  "grave et inquiétante" et reproche aussi aux religieuses leur silence sur l'avortement et l'euthanasie, de même que leur opposition publique aux évêques américains. Ces derniers se sont notamment mobilisés contre la réforme de santé de l'administration Obama qui généralise le remboursement de la contraception et de l'avortement.
Une remise au pas est prévue dans le cadre d'une "refonte complète" de la LCWR, sous l'égide d'un archevêque américain. Après plusieurs semaines de silence, les soeurs ont réagi le 1er juin, et dans un communiqué, ne mâchent pas leurs mots. Elles jugent les critiques vaticanes, "sans fondement", issues "d'un processus vicié, manquant de transparence" et les sanctions annoncées "disproportionnées". La rencontre prévue le 12 juin à Rome entre les responsables de la Conférence et le préfet de la CDF, l'Américain, William Levada, promet d'être tendue. Comme en Europe, le nombre de religieuses aux Etats-Unis ne cessent de diminuer.

Stéphanie Le Bars

Antananarivo:Dans nos établissements scolaires, le satanisme fait rage...


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Véritable psychose collective dans les établissements scolaires de la capitale actuellement : tous craignent d’être possédés par le démon et essaient de s’en prémunir de diverses manières. Le remède, dit-on, le plus sûr : porter un médaillon saint béni par un prêtre catholique ou par un pasteur protestant. L’épidémie a commencé au début de l’année à Antsirabe où des élèves des écoles ont manifesté tous les signes de la possession par le démon : agitation violentes, cris hystériques, convulsions, transes, etc. On pointe le doigt sur des adeptes du satanisme dans les écoles, lesquels refileraient le mal à leurs camarades de gré ou de force. L’existence de clubs satanistes n’a pas été avérée, mais le bruit s’en répand comme une traînée de poudre. La capitale aujourd’hui est aussi gagnée par ce mal qui plonge surtout les parents dans le désarroi…
En tout cas, la psychose est entretenue par certaines sectes agissantes qui voient Satan partout et le désigne sous le chiffre 666, objet actuellement de nombreux graffitis et inscriptions sur les murs des classes… Mais il faut dire aussi que depuis une ou deux décennies, nos jeunes grandissent sous l’influence de certaines tendances qui accordent la part belle aux démons, aux vampires et autres sorciers. Citons à ce sujet Halloween aux USA, journée célébrée dans de nombreuses écoles, les enfants se déguisant en diable, en fantôme, vampire, hibou ou sorcier.
Mentionnons aussi la grande vogue du jeune Harry Potter qui n’est rien d’autre qu’un apprenti sorcier se livrant à la magie noire. Lors des distributions de prix, des écoles remettent aux meilleurs élèves des livres, des kits ou jeux vidéo sur Harry Potter. Terminons avec la mode actuelle du « gothique » où l’on fait un usage massif du noir dans les effets vestimentaires, avec le port d’accessoires morbides comme des sacs en forme de cercueil, des colliers comportant des crânes humains ou des ossements etc.
On ne s’étonnera donc pas si le « satanisme » frappe en premier lieu les enfants urbains, gagnés par ces tendances à la mode. On se passe actuellement de bouche à oreille les noms de prêtres catholiques ou pasteurs (ou aussi « mpiandry ») protestants qui se livrent à l’exorcisme et qui pourrait délivrer les « malades ». Les parents devraient en premier lieu soustraire leurs enfants à ces tendances qui font du diable un personnage familier et que l’on fréquente quotidiennement…
  1. R.

Eglise luthérienne : le club satanique n’est pas à minimiser
Alors que la pauvreté gagne le pays avec la persistance de la crise politico – économico – sociale, une autre crise se profile aussi à l’horizon. La foi chrétienne est confrontée à une épreuve…  Des faits relatant l’existence et l’expansion d’un club pratiquant des rituels noirs (satanique) dans plusieurs grandes villes de Madagascar : Antsirabe, Ambatolampy et Fianarantsoa. Des informations ou des rumeurs défrayant la chronique font états de son arrivée dans la capitale malgache. Informations ou Intox, ces bruits inquiètent les parents d’élèves et la population en général …
Des informations recueillis auprès du bureau central de l’Eglise luthérienne de Madagascar (FLM) fait état de l’existence de cas de personnes (adultes et enfants) victimes d’actes démoniaques et sataniques. Ces victimes de la force du mal seraient en effet admises au centre luthérien à Ambohimahazo Antsirabe … Selon le pasteur Tiana Randriamangason, les propagateurs de cette pandémie (si on peut l’appeler ainsi) font usage surtout des nouvelles technologies comme les téléphones mobiles, les réseaux sociaux, …  Mais, à part l’usage des nouvelles technologies de la communication, ces agents du mal se placent aussi régulièrement à proximité des établissements d’enseignement pour attirer les élèves. Et ce, afin de proposer aux élèves d’exprimer leurs besoins et leurs désirs. Dans la nuit du rendez-vous fixé par les agents du mal, selon toujours le pasteur luthérien se basant sur les témoignages des parents et familles des victimes, la cible devient possédée … .
Par ailleurs, l’un des deux prêtres catholiques exorciste officialisant à Antananarivo a accepté d’éclaircir nos lanternes.   Interrogé sur la menace que représente la nouvelle technologie aux mains d’un club satanique, ce prêtre peu commun a expliqué que rien n’empêche Satan d’utiliser ces moyens de communications. Pour ce prêtre d’âge mûr, il s’agit d’une « attaque directe » visant à déstabiliser et à séduire son interlocuteur de peu de foie à rejoindre sa cause en lui promettant monts et merveilles … .
En se basant sur le Livre de Job, ce prêtre d’affirmer que Dieu n’interdit pas à Satan, pour qui il n’y a pas d’amour humain désintéressé, de soumettre l’Homme à toutes les formes de tentations qui pourraient le détourner  de l’Eternel. Ces épreuves s’avèrent nécessaires pour que l’Homme conforte et renforce son choix spirituel, car Dieu lui a donné la faculté de choisir entre le bien et le mal.
Mais, Satan dans sa quête ne se limite pas seulement à soumettre l’Homme à la tentation, mais il a aussi le sens du contrat. Le prince des ténèbres propose aussi à ceux qui le veulent un contrat alléchant dans les domaines matériels et financiers, mais pour une durée assez courte. Dans tous ces contrats de courte durée, selon toujours ce prêtre exorciste, l’unique gagnant reste Satan.
Dans tout les cas, pour prévenir ce genre de tentation, le prêtre a souligné que l’Homme doit garder sa foi en Dieu, avoir un sens de l’amour, faire ses prières envers Dieu, … car c’est d’abord le choix de la personne de s’en remettre à Dieu qui pourrait le sauver de l’esprit du mal. Pour ce qui est de la séance d’exorcisme, le prêtre requiert une médaille de Sainte Marie, de l’eau bénite et de la prière. 
Pour l’heure, avec cette panique autour de l’expansion du club satanique, ni les catholiques ni les luthériens ne disposent de données statistiques et essaient de mener des enquêtes là-dessus. Notons que le premier dimanche du mois de juillet, une conférence publique sur ce club satanique se tiendra au temple FJKM Andrainarivo.  Le nom du gourou se retranchant derrière ce club satanique pourrait être connu prochainement … .
Ravolatsara et Lambo T.
 
Etats-Unis : les zombies   sortent des écrans
En ces temps d’apocalypse annoncée pour le 21 décembre prochain, une épidémie de zombies se répand aux Etats-Unis. Un syndrome qui envahit notamment Internet. Sur la Toile, le terme "zombie apocalypse" est la troisième recherche la plus utilisée sur le moteur Google aux Etats-Unis, selon le site du « Monde ». Un scénario qui rappelle plus d’un film.Un scénario prévisible
De récents faits divers scabreux alimentent allègrement ce qui s’identifie à une légende urbaine. Tel cet homme qui s’est jeté sur un SDF à Miami pour lui dévorer le visage. Une scène digne de « Zombies » (1978) de George A. Romero. C’est bien connu, les zombies sont anthropophages. Les actes de cannibalisme vont donc dans ce sens. Un étudiant a reconnu avoir mangé le cœur de son colocataire dans le Maryland. La dérive de Luka Rocco Magnotta, qui a tué, dépecé, puis mangé un jeune homme avant de disparaître, et qui vient d’être arrêté en Allemagne, va dans le même sens.
Les scénarios de fuite de virus « zombifiant » sont pléthore au cinéma. Le plus significatif, sur le ton de la parodie, est sans doute « Planète Terreur » (2007) de Robert Rodriguez, produit par Quentin Tarantino. Si les films de zombies parcourent tout le cinéma depuis 1932 (White Zombie), leur passage à la parodie dans les années 2000 (« Shawn of the Dead »,  « Bienvenue à Zombieland », « Mad Zombies », « Des zombies dans l’avion »…) stigmatise l’intériorisation d’une mythologie chez les spectateurs, qui dépasse le cercle restreint des amateurs de films d’horreur.
L’identification des faits divers évoqués aux films est arrivée à un tel point que la très réputée agence fédérale américaine Center for disease control and prevention (CDC) a fait savoir par communiqué officiel ne connaître à ce jour "aucun virus ni maladie qui ramènerait les morts à la vie, ou qui présenterait des symptômes similaires aux zombies".
Mais il en est des zombies comme des soucoupes volantes. L’expansion des témoignages dans les années 50 correspondait ainsi avec l’âge d’or de la science-fiction cinématographique aux Etats-Unis, dans un contexte de guerre froide à son niveau le plus élevé, avec la crainte d’une invasion intérieure dont plus d’un film de SF se faisait l’écho et auxquels les petits hommes verts de la planète rouge étaient identifiés...

Journal du 6 juin 2012

Eliza, 27 ans, dans le "purgatoire du visa" après l'abrogation de la circulaire Guéant


Le dossier d'Eliza, qui allait être recrutée, est toujours en cours d'examen à la préfecture.
Ses ancêtres, dit-elle, ont quitté la France pour l'Amérique en 1642. Et la circulaire Guéant a bien failli, quatre siècles plus tard, pousser Eliza Struthers-Jobin sur le même chemin d'exil... L'abrogation par le nouveau gouvernement de ce texte, signé le 31 mai 2011 par le précédent, permettra peut-être à la jeune Québécoise d'y échapper.

Tuesday, June 05, 2012


Nintendo présente la Wii U en séduisant challenger à l'E3

Le contrôleur de la Wii U sera doté d'un écran tactile.
Consolier, mais aussi - surtout ? - éditeur de jeux : c'est ainsi que Nintendo s'est présenté, lors de sa conférence à l'E3, mardi 5 juin, à Los Angeles. "Pour être un produit de loisir complet, la console ne doit pas dépendre uniquement de la télévision", a expliqué Shigeru Miyamoto, le directeur du groupe. "La Wii U change la façon de jouer, la façon d'interagir avec ses amis, sa famille, et la façon dont on utilise la télévision", a également promis Reggie Fils-Aime, directeur de Nintendo of America. La nouvelle console du groupe, annoncée l'an dernier à l'E3, proposera notamment un nouveau système de contrôle, avec une manette comportant un écran intégré.
Mais Nintendo n'a toujours pas avancé de date de sortie pour sa nouvelle console. Le groupe japonais a d'abord détaillé son catalogue de jeux maison, à commencer par un nouvel épisode de la saga du plombier Mario. New Super Mario Bros U inclut des fonctions multijoueurs, et avec la Wii U, le joueur pourra transférer sa partie de sa télévision à l'écran de la manette, et inversement. Autres titres maison : Pikmin 3, jeu de stratégie en temps réel, accordant la part belle à de petites créatures stylisées, et Wii Fit, permettant de faire de l'exercice devant sa télévision.
Nintendo, régulièrement accusé de ne se reposer que sur ses propres licences, a également accordé une place importante aux éditeurs tiers. Ceux-ci ont ainsi proposé des titres plus "hardcore" tels Zombi U ou Batman Arkham City, le jeu d'action Mass Effect, ou le titre de combat Tekken. Des productions plus originales, comme le très esthétique Trine 2, et Scribblenauts, jeu de plateformes innovant, introduit également de la variété dans le catalogue de lancement de la Wii U.
LA 3DS EN RETRAIT
La console portable  3DS n'a quant à elle pas eu la même place dans le show, avec peu de titres annoncés lors de cette présentation, tournant principalement autour des héros fétiches de la marque, comme New Super Mario Bros 2, Paper Mario, ou Luigi's Mansion... Durant les prochains mois, la portable de Nintendo vivra au rythme des frères plombiers.
Paper Mario sur Nintendo 3DS.
Pour Nintendo, l'enjeu de cet E3 était important. Le groupe a achevé l'année dans le rouge, sur un déficit net de 43,20 milliards de yens (425 millions d'euros). Le groupe doit assurer la postérité de sa console de salon, la Wii, en fin de vie, écoulé à près de 96 millions d'exemplaires. Sur consoles portables, Nintendo reste largement en tête, avec 17,5 millions de 3DS écoulées dans le monde, contre 2,1 millions de Vita, selon VG Chartz.
Lors de leurs présentations à l'E3, lundi, les deux concurrents de Nintendo ont effectué une prestation mitigée. Pour Microsoft, il s'agit de se reposer sur ses fondamentaux : quelques grands titres d'action, et les fonctionnalités multimédias de la console. Sony a aussi présenté quelques exclusivités, sur sa console de salon et sur PS Vita. Mais les deux groupes sont restés muets sur les consoles de salon de prochaine génération.

Transit de Vénus : un grain de beauté sur le soleil mercredi matin


Transit de Vénus vu depuis Hong Kong le 8 juin 2004.
Sur Terre, l'évènement est attendu de pied ferme par les astronomes. Vénus - déesse romaine de l'amour, déesse saxonne de la fertilité, déesse maya de la guerre - est une cousine de notre planète, née dans le même nuage de gaz et de poussière il y a 4,6 milliards d'années, et qui partage avec elle la spécifité d'être enveloppée d'une atmosphère. Or, l'astre a rendez-vous, cette nuit, avec le Soleil. Sa sphère noire se détachera en ombre chinoise devant le disque solaire, dans un parfait alignement, dès l'aube pour la France métropolitaine.  
  • A quelle fréquence survient ce phénomène ?
L'événement, nommé transit de Vénus, est rare. Car certes, il ne faut que 225 jours à "l'étoile du berger" pour effectuer le tour du Soleil. Mais celle-ci passe presque toujours un poil en dessous ou au-dessus du disque solaire quand on l'observe depuis la planète bleue. Son orbite est en effet inclinée d'environ 3 degrés par rapport à celle que décrit la Terre autour du Soleil.
Les transits surviennent par paires espacées de huit ans. Ces couples d'événements sont eux-même séparés, une fois de 122 ans, l'autre de 105 ans - le tout formant un cycle de 243 ans. L'alignement Soleil-Vénus-Terre de cette nuit est le second du XXIe siècle, après celui observé en juin 2004. Le précédent couple de phénomènes est survenu en 1874 et 1882. A l'avenir, il faudra attendre 2117 et 2125, puis 2247 et 2255, 2360 et 2368, etc.
  • Quand l'a-t-on découvert ?
Le Grand équatorial de huit pouces utilisé par l'expédition française au Chili pour
l'observation du passage de Vénus sur le Soleil en 1882.
C'est Johannes Kepler qui, le premier, prédit le transit de Mercure - l'autre planète intercallée entre la Terre et le soleil - au 7 novembre 1631, ainsi que celui de Vénus un mois plus tard. L'observation de Mercure est relatée par l'astronome Pierre Gassendi en ces termes : "Le rusé Mercure voulait passer sans être aperçu, il était entré plus tôt qu'on ne s'y attendait, mais il n'a pu s'échapper sans être découvert, je l'ai trouvé et je l'ai vu ; ce qui n'était arrivé à personne avant moi, le 7 novembre 1631, le matin."
L'alignement des planètes est, depuis cette date, scruté par les scientifiques. En 1761 par exemple, lorsqu'ils détectent pour la première fois une auréole autour de Vénus, qui leur évoque une possible atmosphère. En 1874, les Français organisent six expéditions, trois dans l'hémisphère boréal et trois dans l'hémisphère austral, desquelles ils tirent des clichés grâce à un "revolver photographique" inventé pour l'occasion par l'astronome Jules Janssen. 


Carte de visibilité de Vénus devant le soleil, les 5 et 6 juin 2012.
L'alignement aura lieu mercredi 6 juin, entre 0 h 10 et 6 h 50, heure de Paris. En métropole, c'est donc à la première heure du lever du soleil, qui pointe ses rayons à 5 h 52 sur la capitale, que le phénomène sera observable. Aux antipodes, les territoires d'Outre-mer, de Tahiti à la Nouvelle-Calédonie, seront aux premières loges.
Comme pour toute éclipse solaire, regarder le phénomène à l'œil nu, avec des lunettes de soleil et films radiologiques ou, pire, à travers jumelles, téléscope ou appareil photo, est hautement dangereux pour la rétine. Il faut donc se munir de lunettes "à éclipse", récentes et certifiées CE, rappelle l'IMCEE (Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides).
  • Qu'est-ce qu'il nous apprend ?
Les astronomes n'ont pas perdu le goût de l'expédition scientifique aux quatre coins du monde. Pour le transit de 2012, cinq observatoires solaires, dont le téléscope spatial Hubble, et six satellites sont réquisitionnés, tandis que neuf équipes partent pour Hawaï, le Japon, l'Australie, le Kazakhstan, l'Inde, l'Arizona, l'océan Arctique, les Iles Marquises et la Mongolie, munis de lunettes astronomiques originales : des "cythérographes".
Si le transit de Vénus a eu son importance lors des siècles passés pour calculer la distance entre la Terre et le Soleil et, grâce à cette unité astronomique, prendre la mesure de l'univers, il a aujourd'hui autre chose à dévoiler. Pour les scientifiques mobilisés, il s'agit de détecter l'atmosphère de Vénus en captant son auréole, au début et à la fin de son passage devant le soleil. Et ainsi de collecter des données sur les hautes couches de cet atmosphère dense, dont la climatologie est encore mal connue. Ces couches se situent au-dessus des nuages d'acide sulfurique qui enveloppent toute la planète, ses montagnes, plaines et volcans.
De densité, de composition chimique et de taille comparable à la Terre, Vénus est toutefois étouffée par un effet de serre qui entraîne des températures atteignant 465°C en surface. Malgré ce qui a longtemps été suspecté, point de vie sur cette planète, donc. Mais la modélisation de son transit devant l'astre solaire, qui permet d'apprendre à détecter une atmosphère, peut servir à reproduire l'expérience avec des exoplanètes, où la possibilité de la vie n'est pas exclue.  

Armée francaise, où va l'argent Fr 2010

Journal du 5 juin 2012

Tête-à-tête Ravalomanana - Rajoelina à Tana cette semaine

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Mardi, 05 Juin 2012 
 050612une
Il appartiendra au médiateur Joaquim Chissano et au vice-ministre Marius Fransman de déterminer dans les jours qui viennent l’endroit et la date de ce rendez-vous.
Quatre capitales figurent dans la liste des endroits susceptibles d’accueillir le tête-à-tête Ravalomanana- Rajoelina tel qu’il est ordonné par les chefs d’Etat de la SADC qui ont tenu un sommet extraordinaire à Luanda vendredi dernier. Il s’agit d’Antananarivo (Madagascar), Luanda (Angola), Pretoria (Afrique du Sud) et Maputo (Mozambique). Ces quatre capitales sont déjà inscrites dans les annales de la résolution de la crise malgache. Outre l’endroit qui va abriter cette rencontre cruciale ou au sommet (c’est selon), la date du rendez-vous reste également à déterminer. Pour répondre à ces deux questions qui attendent de réponses de la part du médiateur Joaquim Chissano et le vice-ministre sud-africain, Marius Fransman, les partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana ont proposé Antananarivo cette semaine. Hier au Magro, un CT de la mouvance Ravalomanana est allé jusqu’à déclarer : «Si ce sera à Antananarivo à la fin de cette semaine, le président Marc Ravalomanana a besoin de rentrer samedi. Nous devons nous y préparer dés maintenant. » A en croire les différents discours qui ont été prononcés hier au Magro, les différentes commissions chargées de préparer le retour de Marc Ravalomanana seront mises en place dès aujourd’hui.
Accord dans un accord. Interrogé sur le lieu et la date du tête-à-tête, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo a adopté une attitude prudente en se contentant de répondre : « Le lieu et la date de la rencontre restent à déterminer. » Par contre, le président du Congrès de mettre les points sur les « i » : « La SADC n’aura plus à demander l’avis de qui que ce soit sur l’opportunité de cette rencontre. C’est un ordre. Je tiens cependant à préciser que la rencontre entre les deux principaux protagonistes de la crise ne sortira pas du cadre de la Feuille de route. Pour la mouvance Ravalomanana, il ne s’agira pas de remettre en cause la Feuille de route. Par contre, les deux personnes vont se pencher sur les questions en suspens quant à la mise en œuvre de cette Feuille de route. Un accord dans un accord serait possible. » Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana de rassurer ensuite les autres signataires de la Feuille de route qui ne pourraient pas participer à ce tête-à-tête : « Les autres entités signataires de la Feuille de route restent dans le système. Seulement, les deux principaux protagonistes ont besoin de s’entendre sur certaines questions qui les concernent particulièrement. Après, les autres y adhèrent. Il ne s’agit pas d’un retour à la case départ. »
4 semaines après. Lors du dernier Conseil des ministres auquel les membres du gouvernement issus de la mouvance Ravalomanana ont assisté, le vice-premier ministre chargé de l’Economie et de l’Industrie, Botozaza Pierrot, a directement interpellé le président Andry Rajoelina sur la nécessité de ce tête-à-tête. Car selon ce membre du gouvernement, le bras de fer entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina se trouve à l’origine de la crise interminable actuelle. Le président Andry Rajoelina n’a pas immédiatement réagi à cette interpellation. Quatre semaines après, les chefs d’Etat de la SADC confirment l’urgence de cette solution qui ne semble pas plaire à ceux qui veulent prolonger en leur faveur la transition. Quoi qu’il en soit, les pro-Ravalomanana ont salué hier au Magro la décision de la SADC. Ils ont encore confirmé que la clé de la sortie de crise se trouve entre les mains de ces principaux protagonistes de la crise et non ailleurs, faisant ainsi allusion au mouvement de contestation actuellement dirigé par les deux animateurs de la « Free FM », Lalatiana Rakotondrazafy et Fidèle Razara Pierre. « A force de dénigrer le président Marc Ravalomanana, ce mouvement s’essouffle », a affirmé la congressiste Fanja de la mouvance Ravalomanana.
Unanimité. Jusqu’ici, aucun des dirigeants politiques membres des entités signataires de la Feuille de route s’opposent à la tenue de ce tête-à-tête entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Les réactions sont conciliantes : « On ne voit pas le pourquoi de dire non si c’est pour trouver la solution à la crise. » Même les plus extrémistes de la mouvance Rajoelina, pour ne citer que l’association des Victimes du 07 Février (AV7) approuve la décision de la SADC. Peut-être pour la simple raison que la crise a trop duré et qu’il est temps d’y mettre fin. Seuls ceux qui n’ont pas signé la Feuille de route trouvent inopportune la décision des chefs d’Etat de la SADC. Ces derniers optent pour la formule : « Ni Ravalomanana, ni Rajoelina ». Une formule qui annonce un nouveau coup d’Etat que la communauté internationale n’acceptera jamais. Pour cette communauté internationale, il faut appliquer en intégralité la Feuille de route pour permettre la tenue d’élections libres, transparentes, crédibles et démocratiques à Madagascar. Hors de cette Feuille de route, point de salut.
RAJAOFERA Eugène.

Investissement: L’Afrique est recommandée par Goldman Sachs

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Mardi, 05 Juin 2012


 Le continent oui, mais Madagascar ? Le pays n’est nulle part quand on parle d’investissement. Les crises successives ont eu raison du climat des affaires. La Grande Ile a été déjà classée par le magazine Forbes comme la pire des économies au monde. Or, l’Afrique commence à sortir de son isolement en termes d’investissement. Une nouvelle étude de la société internationale d’experts-conseils Goldman Sachs indique qu’il est temps d’investir en Afrique. Ce document précise : « L’Afrique est un endroit auquel les investisseurs doivent réfléchir, qu’il s’agisse de croissance à long terme (pour y participer ou en être exclus), d’impact économique sur le monde, ou de la nécessité pour le continent de réussir afin qu’il puisse approvisionner le monde en ressources rares ». L’Afrique est en passe de devenir l’eldorado en ressources pétrolières, minières, etc. Mais si le continent gère l’exploitation avec les principes de la bonne gouvernance, il pourra en tirer des bénéfices colossaux. L’étude de Goldman Sachs indique que l’Afrique « a un rôle majeur à jouer dans la solution aux pressions sur les matières premières, sur l’alimentation et le marché du travail dans le monde à court, moyen et long termes ». 
Le continent devrait disposer fort probablement de la main d’œuvre la plus nombreuse d’ici le milieu du 21ème siècle. Et l’étude estime que 1 Africain sur 10 pourrait faire partie de la classe moyenne d’ici à 2030. Outre la main d’œuvre donc, l’Afrique se présente comme un futur marché à ne pas négliger. A Madagascar, la situation prend le sens inverse : la classe moyenne a disparu depuis des lustres et avec les crises, elle n’est pas près de renaître de ses cendres. Les Malagasy sont actuellement aussi pauvres qu’au début des années 80, une période marquée par les pénuries et une inflation galopante. Le revenu par tête d’habitant n’a pas cessé de dégringoler même si quelques embellies ont été enregistrées par-ci par-là. De plus, les crises aggravent les problèmes de corruption, d’éducation… alors que ce secteur est l’une des clés pour lutter contre la pauvreté, offrir au pays des compétences aptes à exploiter ses potentiels. Une fois de plus, Madagascar va rater le coche en matière d’investissement.





Anja, le petit paradis des lémuriens



Bernadette et Léon Doutreleau ont apprécié la visite du site d'Anja Ambalavao, grâce aux prestations des guides locaux
Bernadette et Léon Doutreleau ont apprécié la visite du site d'Anja Ambalavao, grâce aux prestations des guides locaux
Une dizaine de milliers de touristes s’arrêtent chaque année à Anja. Le site intéresse à la fois par sa particularité historique
que par le grand nombre des lémuriens.
Une destination charmante. Située sur la Route nationale n°7, à 13 km d’Ambalavao, en direction du Sud, Anja mérite le détour pour beaucoup de touristes. En pareille période, il est possible de dénombrer, dans la journée, plus d’une dizaine de véhicules touristiques ralliant le site. D’une manière générale, les visiteurs ne s'y arrêtent que pour quelques heures. Une durée qui est largement suffisante pour visiter la totalité du site.
« Anja est assez petite, soit 13 hectares en tout. Il faut au maximum six heures de temps pour faire le tour de l’ensemble du site », explique Victor Samuel Rahovalahy, l’un des vingt jeunes qui ont initialement transformé l’endroit en lieu touristique.
Anja permet surtout aux touristes de dégourdir leur jambe et de faire un peu de sport. Pour visiter le site, il faut avoir l'âme du sportif, ou du moins avoir le sens de l’aventure. Outre le fait que c'est un site touristique, Anja renferme aussi des histoires vieille de plusieurs siècles. Les touristes peuvent ainsi débuter leur visite par celle des cavernes qui ont apparemment abrité les anciens occupants du lieu.
« Nos ancêtres habitaient dans des cavernes pour échapper aux guerres tribales. C’étaient vers le XVIIIè siècle. Dans ces lieux, les ennemis ne pouvaient pas les trouver », raconte fièrement Samson Tsiambanilaza, l’un des 18 guides originaires de l'endroit. En effet, l’accès est assez difficile, malgré les aménagements apportés.
Magnifique
Après la découverte des anciens lieux d’habitation, les visiteurs peuvent ensuite découvrir les tombeaux traditionnels situés en général sur des hauteurs entre des pierres. Selon les récits des guides, leurs ancêtres ne procédaient pas au « famadihana », le retournement de mort. Ainsi, la dépouille mortelle est mise à l’abri couverte par des pierres dans des endroits dont l’accès est relativement difficile.
Les visiteurs d'Anja sont ensuite invités à découvrir le paysage. Ils doivent alors escalader les rochers (vatolampy). Pour les passages plus difficiles, les riverains ont mis des cordes, facilitant ainsi l’escalade. Mais l’effort en vaut la peine. Une fois arrivés au sommet, les touristes peuvent non seulement découvrir des plantes spécifiques du lieu, mais également un paysage magnifique qui fait oublier la fatigue.
Mais toute forme de regret disparaît en voyant les lémuriens. Depuis la restauration du lieu, leur nombre est estimé à environ 600. Si dans la journée, ils se promènent dans les arbres ou effectuent un bain de soleil sur les pierres, le soir, ils dorment dans les cavernes. Ils y jouissent d’une liberté totale et d’une vie sans crainte. En plus, ces occupants du lieu sont aussi surprotégés par les hommes.
« Il est strictement interdit de donner à manger à un lémurien, sous peine d'une amende de 20 euros, dans le cas d'un touriste étranger », prévient Samson Tsiambanilaza.
De par leur grand nombre, rencontrer des lémuriens est facile. Il est possible de trouver une bande de plus d’une dizaine d'individus. Et comme ils sont habitués aux visites, ils se laissent approcher sans pour autant être touchés.
« Dans ce site, on peut regarder et prendre des photos, mais rien ne doit être touché ni sortir du lieu », termine le guide.

Monday, June 04, 2012

Journal du 4 juin 2012


RTA 04 juin 2012 - http://www.anio-info.com par anio-info

Crise à Mada


Le "dépeceur" de Montréal arrêté à Berlin




Luka Rocco Magnotta, ancien acteur pornographique bisexuel, est soupçonné d'avoir tué et démembré un homme à Montréal.
Le dépeceur présumé Luka Rocco Magnotta, en fuite, a été arrêté, lundi 4 juin dans l'après-midi, dans un cybercafé de Berlin, affirme le journal Bild, citant la police, sur son site Internet. "Je confirme que la personne arrêtée est Magnotta", a déclaré un porte-parole de la police allemande, sans fournir d'autre précision. Il a été interpellé dans le quartier populaire et à forte population immigrée de Neukölln, dans le sud de la capitale. Magnotta se trouvait depuis une heure dans le cybercafé sur la Karl-Marx-Strasse, lorsque les policiers ont fait irruption et lui ont passé les menottes, a déclaré le patron de l'établissement, cité par la télévision allemande.
Ce Canadien, âgé de 29 ans, est soupçonné d'avoir tué et dépecé un homme à Montréal puis d'avoir posté une vidéo de son crime sur Internet. Sa victime est un étudiant chinois, Jun Lin, 32 ans, originaire de Wuhan, dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine. Interpol avait confirmé le 1er juin la diffusion internationale d'une demande d'arrestation en vue d'extradition à son encontre.
DE PARIS À BERLIN
Ancien acteur de films pornographiques, Luka Rocco Magnotta, également connu sous les noms d'Eric Clinton Newman ou de Vladimir Romanov, est accusé du meurtre prémédité de l'étudiant chinois, ainsi que d'outrage à cadavre. Il aurait perpétré cet assassinat dans la nuit du 24 au 25 mai, avant de partir pour la France, le 26. La police française avait apparemment retrouvé sa trace à Paris, d'où il serait parti en bus de la gare routière de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
La police française s'efforçait depuis plusieurs jours de vérifier les nombreux appels signalant la présence réelle ou supposée du fugitif en divers points de la région parisienne. Les enquêteurs n'excluaient pas que Magnotta, qui aurait séjourné le week-end dernier dans un hôtel de Bagnolet, ait pris un autocar pour un autre pays d'Europe, cette commune abritant la gare routière internationale.
Le fugitif, surnommé désormais "le dépeceur de Montréal", connaît bien la France pour y avoir séjourné en 2010, comme le montrent ses photos publiées sur des réseaux sociaux. On le voit ainsi posant devant la tour Eiffel et le Moulin rouge.

Sunday, June 03, 2012

La Puissance de l'Esprit pour Guérir le Corps

Rencontre avec Ravalomanana: Andry Nirina Rajoelina lâche du lest.


Le président de la Transition au salon du tourisme, hier,  au Carlton. (Photo : Mamy Mael)
Le président de la Transition au salon du tourisme, hier, au Carlton. (Photo : Mamy Mael)
Le président de la Transition et l'ancien président Marc Ravalomanana ouvrent la voie à une possibilité de rencontre. Les principaux protagonistes de la crise vont dialoguer.
L'idée fait de nouveau son chemin. Andry Rajoelina, président de la Transition et l'ancien chef de l'État Marc Ravalomanana ont tous deux fait savoir leur disposition à discuter ensemble.
« Je ne trouve pas d'inconvénient à un éventuel dialogue [avec Marc Ravalomanana] si cela apporte du bien au pays », a indiqué l'homme fort de la Transition à Anosy hier après-midi, en marge de la visite du Salon international du tourisme. « Pour l'instant, je n'ai pas l'écho d'une telle lettre », a-t-il poursuivi.
Andry Rajoelina a ainsi répondu à une question relative à la proposition formulée par Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud. Ce dernier avait indiqué qu'il est « prêt à répondre à Andry Rajoelina à tout moment, n'importe où, pour parvenir à un accord sur les questions en suspens ». Proposition qu'il avait faite dans une lettre adressée à Tomaz Salomao, secrétaire exécutif de la Com­munauté de développement de l'Afrique australe (SADC) le 27 mai.
La déclaration du président de la Transition donne un peu plus de corps à une autre annonce qu'il avait faite après sa rencontre avec Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, le 18 mai. Il avait indiqué qu'il est « prêt à discuter pour rétablir la paix » et avait fait part de son « ouverture dans le cadre de ce que l'on appelle « fihavanana » pour rétablir la paix à Madagascar », tout en réaffirmant que « tout ce qui est question juridique est clos », sur le cas de l'ancien Président.
Les deux déclarations notent un changement de la position du président de la Transition. Marc Ravaloma­nana avait déjà fait part de sa proposition d'une rencontre entre eux, formulée par l'ancien président mozam­bicain Joaquim Chis­sano, ancien médiateur à la crise, lors du déplacement d'Andry Rajoelina à Maputo en avril 2011.
Questions pendantes
Mais ce dernier avait décli­né l'invitation déclarant qu'il « n'était pas disponible ». « La dernière fois que le président de la Transition était prêt à me rencontrer sous la forme d'un dialogue en tête-à-tête était en avril 2010 à Pretoria », avait rappelé l'ancien Président dans sa lettre.
De là à interpréter ce revirement comme étant les résultats des rencontres d'Andry Rajoelina avec le SG des Nations unies, puis avec Eduardo Dos Santos, président angolais et de la SADC, il n'y a qu'un pas. Joao Honwana, directeur de la division Afrique I (australe et orientale) au département des Affaires politiques des Nations unies, avait soutenu la nécessité d'un règlement des questions politiques pendantes à la crise avant les élections.
L'expression d'une volon­té conciliante des principaux protagonistes à la crise ne semble pas fortuite. Celle-ci intervient au moment du Sommet de la SADC à Luanda pour examiner la mise en œuvre de la Feuille de route. Les deux derniers communiqués de la Troïka, organe de coopération du bloc économique régional, déploraient une « impasse » sur la situation politique et avaient brandi des sanctions contre ceux qui entravent la mise en œuvre du document censé gérer la transition.
Me Hanitra Razafima­nantsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la transition, pense que « la rencon­tre devrait être organisée incessamment s'il y a vraiment une réelle volonté allant dans ce sens ». « L'initiative appartient au président de la Transition dans la mesure où le président Ravalomanana avait fait part de sa disponibilité pour le rencontrer à tout moment et n'importe où », rappelle la membre de la mouvance de l'ancien Président.
La question qui se pose concerne l'entité qui pourrait organiser la rencontre. La vice-présidente de la Chambre haute n'est pas contre une initiative conjointe du Conseil œcuménique des églises chrétiennes et du « Raiamandreny Mijoro », association regroupant des personnalités considérées comme les anciens, ou bien de la SADC.
Les Raiamandreny Mijoro ont exprimé leur disposition à organiser une telle rencontre. « Mais cela ne dépend pas entièrement de nous », a toutefois fait remarquer le pasteur Paul Ramino, président de l'association, hier matin à Ankadivato.
Iloniaina Alain

Chats à gogo

Bonne fête à toutes les mamans

Quand la chance nous sourit

Saturday, June 02, 2012

Plus fou que moi tu meurs

La belle vie en Russie

RTA 2 JUIN 2012


RTA 02 juin 2012 - http://www.anio-info.com par anio-info

Info du 2 juin 2012

L'invité du zoma du 1 er Juin 2012

Facebook est le troisième pays du monde!


Mis à jour le 04.05.2012
Le réseau social compte plus de 900 millions d'utilisateurs actifs, dont plus de la moitié se connectent au moins une fois par jour. Quelques chiffres pour évaluer le poids de Facebook dans.
Mark Zuckerberg, patron de Facebook, possède une fortune de 17,5 milliards de dollars selon un classement du magazine Forbes en 2012.
Mark Zuckerberg, patron de Facebook, possède une fortune de 17,5 milliards de dollars selon un classement du magazine Forbes en 2012.
Image: Keystone

Si Facebook était un pays, ce serait le troisième du monde après la Chine et l'Inde. Plus de la moitié des internautes du monde utilisent Facebook. Une minute sur sept passée en ligne dans le monde est consacrée à Facebook (chiffre comScore).
Les États-Unis comptent le plus grand nombre d'utilisateurs de Facebook (169 millions, +15% en an), selon le site, qui souligne que l'Inde (51 millions d'utilisateurs, +107%) et le Brésil (45 millions, +180%) sont des foyers de croissance clé. Selon le cabinet comScore, qui comptabilise uniquement les internautes de plus de 15 ans se connectant chez eux ou au travail, Facebook compte aussi 20 millions d'utilisateurs au Mexique, et 11 millions en Indonésie.
Facebook est le numéro un des sites communautaires dans presque tous les pays, à de rares exceptions comme la Russie, où il est devancé par Odnoklassniki et VKontakte, et la Chine, où il est interdit. Il est également devancé au Japon, en Corée du Sud et au Vietnam, selon comScore.
66 millions de fans
Trois des quatre fondateurs de Facebook sont milliardaires, à commencer par son patron Mark Zuckerberg (17,5 milliards de dollars selon un classement du magazine Forbes en 2012), ainsi que Dustin Moskovitz (3,5 milliards de dollars), plus jeune que lui de huit jours, et Eduardo Saverin (2 milliards de dollars). Sean Parker, fondateur de Napster et l'un des premiers mentors de Mark Zuckerberg, a une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars grâce à ses parts dans Facebook.
Plus de 300 millions de photos sont mises en ligne sur le site chaque jour. Plus de 488 millions de mobinautes se connectent à Facebook sur des appareils portables.
Les utilisateurs de Facebook ont en moyenne 130 «amis» dont ils peuvent suivre les actualités sur le site. La page la plus populaire du site est celle où l'entreprise Facebook elle-même communique avec ses utilisateurs, qui est suivie par près de 66 millions de fans.
Elle devance la page d'un site de poker, avec 61 millions de fans, celle du site de vidéos YouTube (57 millions), celle du rappeur Eminem (56,5 millions de fans), et celle de la chanteuse Rihanna (55,3 millions). Facebook, qui comptait 3539 employés fin mars, prévoit d'en embaucher «des milliers» d'autres cette année.
 Madagascar compte plus de 226.000 utilisateurs de Facebook soit le 119ème pays utilisateur de ce réseau social


Friday, June 01, 2012

Trafic d'or L'État malgache s’attaque aux contrebandiers


D’importants trafics lingots d’or ont été découverts à Moroni, aux Comores
D’importants trafics lingots d’or ont été découverts à Moroni, aux Comores
Une commission rogatoire est initiée, en vue d'extrader des trafiquants aux Comores. Une exportation frauduleuse de lingots d'or de Madagascar a été mise à nu à deux reprises.
Ce n'est pas trop tôt. Après l'arrestation de deux trafiquants malgaches, pris en possession de 14 kilogrammes de lingots d'or à l'aéroport de Moroni-Hahaya, le jeudi 24 mai, le consulat de la République de Madagascar auprès de l'union des Comores a donné le «la» des poursuites lancées contre ces contrebandiers.
Prenant au plus haut degré de ses préoccupations ce trafic, qui a finalement éclaté au grand jour, la diplomatie malgache auprès de l'union des Comores a regardé de près l'affaire avec les autorités locales, en l'occurrence le procureur général de Moroni. L'un des points saillants de cette collaboration porterait, entre autres sur l'ouverture d'une commission rogatoire, prémisse d'une extradition, afin d'impliquer la justice malgache dans la poursuite des enquêtes. Les documents afférents devraient être transmis incessamment aux autorités judiciaires comoriennes. Aux dernières nouvelles, la balle serait, depuis mercredi, dans le camp du ministère de la Justice, seule ayant voix au chapitre pour une pareille décision.
Aucune disposition légale ne semblerait interdire l'importation et l'exportation d'or dans l'Union des Comores. Du coup, il serait fort possible que les deux trafiquants soient relâchés et dans la foulée, qu'ils récupèrent les lingots d'or pesant 14 kilogrammes sur simple procédure. Soucieux de la restitution à l'État Malgache de ces ressources minières illicitement exportées et pour que les auteurs ne soient pas impunis, le consulat de la République de Madagascar auprès de l'union des Comores a mis la puce à l'oreille du gouvernement de la transition.
Passoire
Les trafiquants avaient chacun deux passeports, lorsqu'ils sont tombés dans les mailles des filets tendus par la police aux frontières commoriennes. À la lumière des premiers éléments de l'enquête, il n'en seraient pas à leur premier coup. Aux dernières nouvelles, ils allaient s'envoler pour Nairobi, à bord d'un vol régulier, lorsque le pot aux roses a été écouvert.
Par ailleurs, la perméabilité des frontières malgaches fait des vagues. Le samedi 26 mai, deux jours après le premier coup de filet, un Mauricien et un Britannique qui se sont fait passer pour des personnalités importantes, ont réussi à quitter la Grande Île à bord d'un vol privé en embarquant, ni vu ni connu, 48 kilogrammes de lingots d'or. Démasqués à Moroni par la police des frontières, les quidams avaient le même itinéraire que les deux Malgaches arrêtés.
Seth Andriamarohasina

Rwanda : un rapport de l'ONU pose la question du rôle de la France


En septembre 2007, le juge antiterroriste Marc Trevidic succède au juge Bruguière sur le dossier. Il reprend les investigations et se rend au Rwanda. Deux ans plus tard, Richard Mugenzi, témoin-clé de l'accusation étayant les accusations du juge Bruguière se rétracte.
Un rapport des Nations unies daté de 1994 exhumé presque par hasard des archives de l'ONU par une journaliste et chercheuse britannique, Linda Melvern, et détaillant les armes à disposition de l'armée rwandaise avant le génocide en 1994, jette un nouveau voile sur les circonstances de la mort du président rwandais (hutu) Juvénal Habyarimana, tué le 6 avril 1994 par un missile tiré contre son avion à Kigali. Cet attentat, dès le lendemain, déclenchait le génocide planifié de longue date de la minorité tutsie et le massacre de Hutu modérés.
Comme c'est souvent le cas dans le feuilleton judiciaire rwandais, le rapport de l'ONU pose plus de questions - sur le rôle de la France, notamment - qu'il n'apporte de réponses.
Depuis 18 ans, les débats font rage pour déterminer qui a tiré ce fameux missile, même si tout le monde s'accorde à dire que cet événement tragique ne fut que le déclencheur d'une abomination préméditée.
Deux versions s'affrontent. Les uns accusent l'actuel président rwandais, Paul Kagamé, au pouvoir à Kigali depuis la fin du génocide. Selon leur théorie, Paul Kagamé, alors chef rebelle tutsi d'une Armée patriotique rwandaise (APR) à l'offensive contre les forces régulières de Kigali, avait décidé de se débarrasser du président Habyarimana parce que celui-ci proposait de faire la paix avec l'APR et d'organiser des élections que Kagamé, représentant de la minorité tutsi, n'avait aucune chance de gagner face à la majorité ethnique hutue. Les desseins de Juvénal Habyarimana condamnaient sa marche vers le pouvoir. Il l'aurait fait tuer tout en sachant que le Rwanda est un baril de poudre ethnique. En d'autres termes, le chef de guerre Kagamé, tel un monstre froid, sacrifiait sa propre communauté pour se saisir du pouvoir par les armes. Ce qu'il accomplissait cent jours plus tard, au prix de quelque 800 000 morts, des civils Tutsis, pour la plupart, massacré par des machettes hutues. Pour l'écrivain français Pierre Péan, partisan de cette thèse, cela fait de Paul Kagamé "le plus grand criminel de guerre vivant".
Le président du Rwanda Paul Kagame, en visite devant la communauté rwandaise française à Aubervilliers, en septembre 2011.
Pour les Tutsis en revanche, il ne fait pas de doute que l'attentat est l'œuvre des extrémistes du "Hutu power" qui planifiaient depuis des mois le génocide et véhiculaient leur haine des "cafards" tutsis sur les ondes de Radio mille collines. Ils ne voulaient pas entendre parler de paix avec l'APR ni de partage de pouvoir. Habyarimana s'apprêtait à le faire. Ils auraient donc abattu le Falcone à bord duquel il se trouvait en compagnie du président (hutu) du Burundi voisin, Cyprien Ntaryamira, de plusieurs officiers supérieurs et d'un équipage français.
Les thèses s'affrontent depuis des lustres. Le document retrouvé par Linda Melvern après des années d'errements dans les archives de l'ONU ne permettra pas de trancher. Qu'est ce que ce rapport ? La journaliste explique dans le quotidien Libération daté du 1er juin, qu'il s'agit d'un document daté du 6 avril 1994 rédigé par des observateurs militaires de la Minuar, la mission d'observation de l'ONU envoyée au Rwanda quelques mois avant le génocide. Linda Melvern dit que, dans la liste des armements détenus par l'armée rwandaise avant le 6 avril, les observateurs de la Minuar notent la présence d'un nombre "indéterminé [de] missiles sol-air de type SA-7 [de fabrication russe] et de 15 missiles sol-air Mistral [français]".
Ce constat bat en brèche l'un des principaux arguments des accusateurs de Kagamé. Devant le tribunal spécial pour le Rwanda, notamment, ils ont répété depuis le début que l'armée rwandaise ne possédait pas de missiles. Ne disposant pas de l'arme du crime, ils se disaient donc innocents de ce crime.
Cet argument n'avait jamais convaincu les avocats des sept Rwandais, parmi lesquels des proches de Paul Kagamé, inculpés depuis 2006 par le juge français Jean-Louis Bruguière alors en charge du dossier de l'attentat ouvert en France. "On sait très bien qu'il existe des filières quasiment intraçables qui permettent de se procurer des armements y compris des missiles", remarque Me Léon-Lev Forster. C'est d'ailleurs l'argument utilisé par le camp d'en face qui accuse les Tutsi de l'APR d'avoir eu recours à une filière passant par l'Ouganda pour obtenir des missiles soviétiques.
Le 6 avril 1994, le président rwandais Habyarimana - ici avec le président français François Mitterrand en 1982 - est tué dans un attentat contre son avion, au-dessus de Kigali.
Dans le même temps, le rapport pose la question sensible du rôle joué par la France au Rwanda de 1990 à 1994. Paris - qui vit alors sous le régime de la cohabitation entre la présidence socialiste de François Mitterrand et un gouvernement de droite - soutient le régime en place à Kigali. La coopération militaire française au Rwanda est très active. Hors, que ce soit le socialiste Hubert Védrine, secrétaire général de l'Elysée à l'époque où le libéral François Léotard qui occupait, lui, le ministère de la défense, les deux hommes ont toujours soutenu que le Rwanda ne possédait pas de lance-missiles en 1994. Ce que dément, donc, le rapport de l'ONU "authentifié début mai par le général Roméo Dallaire, commandant en chef de la Minuar à l'époque", précise Linda Melvern. "Il faut rester prudent", précise Philippe Meilhac, avocat d'Agathe Habyarimana, la veuve du président assassiné. "Nous allons quand même demander une authentification de ce document", versé au dossier des juges Nathalie Poux et Marc Trevidic en charge de l'information judiciaire ouverte en France sur cette affaire.
Les juges Marc Trevidic et Nathalie Poux enquêtent sur les circonstances de la mort du président Juvénal Habyarimana, au Rwanda en septembre 2010.
On se demande donc comment des missiles français ont atterri à cette époque entre les mains de l'armée rwandaise alors que Paris affirme que ses premières ventes de tels engins remontent à 1996. "C'est troublant", glisse Me Bernard Maingain, avocat belge défendant Kigali. Certes, rien ne dit que l'avion a été abattu par un Mistral mais la question se pose dorénavant, lourde sur le plan politique. L'utilisation d'un Mistral avait été écartée d'emblée dans le rapport remis en janvier au juge Trevidic par des experts balistiques qu'il avait mandatés. Considérant qu'il n'y avait aucun Mistral dans la région au moment de l'attentat, les experts avaient alors privilégié le tir d'un SA-16 russe avec "une grande probabilité", rappelle Me Meilhac.
Pour ajouter à la confusion, cette expertise est aujourd'hui partiellement contestée par la défense de la veuve Habyarimana qui a demandé, jeudi 31 mai, au juge Trevidic, des compléments d'enquête et des contrexpertises. Le rapport de janvier avait précisé, par déduction, un lieu du tir du missile où les soldats de l'APR ne pouvaient se trouver, disculpant ainsi le président Kagamé. Me Meilhac conteste aujourd'hui la méthode et les mesures, acoustiques notamment, retenues pour arriver à cette conclusion. Le juge dispose d'un mois pour juger cette requête recevable ou non.
Peu importe la décision. Qui a tué Juvénal Habyarimana ? Cette énigme risque de demeurer longtemps sans réponse.

journal du 1er mai 2012

journal du 31 mai 2012