Monday, December 19, 2011

Sécurité publique 114 individus placés en garde à vue, libérés

Sans vouloir être alarmiste, on ne peut s’empêcher de s’inquiéter de la libération des personnes qui ont été pour diverses raisons entre les mains des forces de l’ordre pour enquêtes et qui, devant le fait que les délais légaux ont expiré et que le Parquet a fermé ses portes, ont dû être relaxées sous peine que les autorités de police judiciaire ne tombent sous le coup de non respect des lois et règlements et de non observation des droits de l’homme. Ainsi, ce lundi 19 décembre 2011, les gendarmes et policiers ont remis en liberté quelque 114 individus sur les 163 qui avaient été appréhendés et retenus dans les chambres de sécurité soit des commissariats, soit des brigades de la Gendarmerie relevant de la capitale et ses environs immédiats. On ne sait combien sont-ils ceux des autres régions de l’ancienne province d’Antananarivo qui sont dans le même cas, par exemple Arivonimamo, Ankazobe, Antsirabe… D’après les explications des gendarmes, ils n’ont libéré que les auteurs des délits les moins graves (vol à la tire, pickpocket, escrocs et racketteurs) bien qu’il y ait récidive pour certains ; par contre les bandits et auteurs de crimes (attaque à main armée, blessures et/ou meurtres…), jugés dangereux, ont repris le chemin des cellules de la Gendarmerie ou de la Police.

En effet, ce lundi matin du 19 décembre, des convois de véhicules de la Police et de la Gendarmerie, à bord desquels se trouvaient au total 163 individus, objet de déferrement au Parquet ont convergé au Tribunal à Anosy. Les officiers de police judiciaire en charge de ce transfert ont trouvé face à eux un Palais de Justice fermé. Ils ont essayé de parlementer avec les juges qui observaient la grève dans les locaux de la Cour suprême sise en face mais n’ont rien obtenu. Quelques minutes leur ont suffi pour comprendre l’intransigeance des magistrats. Aussi, ont-ils procédé à la libération de près de 70% des produits de leurs efforts pour maintenir la paix. Certes on ne peut pas écarter l’idée que parmi ces 114 qui ont recouvré leur liberté, il y ait des individus innocents ; mais il est fort probable que les forces de l’ordre ont aussi remis sur les rails des voleurs et des racketteurs notoires. Ils vont ainsi continuer d’exercer parce que les magistrats et les forces de l’ordre ne s’entendent pas sur l’affaire de meurtre de Toliara.

La même scène se reproduira ce jour si entretemps les magistrats n’auront pas changé d’avis, regrettent les gendarmes et policiers qui étaient sur place. D’autres délinquants dits mineurs seront encore libérés au fur et à mesure que les délais de leur garde à vue de 48 heures seront dépassés.

En tout cas, la population citadine est dans l’expectative, voire l’indignation. Jamais elle n’a vécu pareille situation de libération de malfaiteurs par les forces de l’ordre, sauf lors de l’assassinat du Colonel Richard Ratsimandrava et l’affaire GMP (Groupe mobile de la Police) en 1975 qui ont occasionné la fuite ou la sortie des détenus de la prison d’Antanimora.

Les protagonistes de ce conflit qui oppose des fonctionnaires de la Police à ceux de la Justice ont haussé à un niveau très élevé leurs exigences respectives. C’est l’Etat qui chancelle d’avoir ses piliers ainsi secoués et c’est la population qui s’inquiète d’être prise ainsi en otage par un chantage basé sur des actions qui ne feraient qu’aggraver l’insécurité publique .La moindre des sagesses inciterait les pouvoirs publics à faire un forcing pour remettre tout le monde dans les rangs. Mais où se trouve donc le vrai pouvoir en ces moments-ci. Le Président de la Transition a rassuré que le dossier étant sur le bureau de la Présidence la solution ne saurait tarder. Actuellement c’est du côté de Mahazoarivo que les regards se tournent y compris le regard du Président de la Transition. Voilà le Premier ministre au pied du mur et il risque de se prendre les pieds dans le tapis.
Chaque jour qui passe pourrit davantage la situation, c’est une constante dans le pays concernant les conflits, chacun de son côté monte la pression pour atteindre des extrêmes qui rendent chacun coupable d’extrémisme. A ce stade les choses vont se traiter en partie hors transparence jusqu’à ce que les conditions de la solution deviennent opaques et la solution elle-même se dilue dans une conclusion sans queue ni tête.
Qui oserait aujourd’hui affirmer que suite à cette ténébreuse histoire où les corps qui ont mission de veiller au respect de la loi ont publiquement transgressé certaines de ces lois, on verra des sanctions qui seront adoptées à la mesure des transgressions. On revient toujours au même schéma, des lobbies politiques militent pour que des infractions de droit commun commises par des gens qui défendent à tort ou à raison une cause, soient considérées comme de simples actions politiques et les auteurs comme des détenus politiques. C’est ainsi que l’on débouche sur le permis de tuer..

Sunday, December 18, 2011

Misisika ny tsy maintsy hody i Marc Ravalomanana



Tsy niandry ela ny valin-kafatra avy amin-dRavalomanana mahakasika an’ilay “notam” manakana azy tsy hody navoakan’ny Fiadidiana ny tetezamita tamin’ny alakamisy. Dia nilaza ny tsy matahotra an’izany ity Filoha teo aloha ity ary misisika mafy ny hiverina an-tanindrazana. “Tsy misy lalàna mihitsy ao amin’ny lalam-panorenana, na amin’ny lalàna malagasy mandrara ny teratany malagasy tsy hiditra eto Madagasikara. Vonona aho ny handray ny risika amin’ny fodiako aty Madagasikara. Mampahafantatra ny rehetra aho fa na inona na inona fanakantsakanana hatao ahy dia ho avy aho” hoy izy nandritra ny fidirany an-telafaonina mivantana tamin’ireo “zanany” tetsy amin’ny Magoro Behoririka tamin’ny sabotsy. Efa ela tokoa no nandrenesana an’izay fa tsy mbola tanteraka ihany. Dia nanamarika Ravalo fa efa nifanome fotoana lava isika ka hody aho, tsy haveriko indray. “Ny fahatongavako any dia hitondra fandaminana fa tsy hitondra fanakorontanana sanatrian’ny vava” hoy izy.

Mivoaka
Mahalala Ravalo fa matahotra ny fahatongavany ireo mpitondra sasany ka na dia tsy mbola nilaza ny daty sy fotoana hahatongavany aza izy dia efa nanentana an’ireo mpomba azy hitsena eny Ivato. “Na inona na inona fanakantsakanana ataon’ireo mpitondra tsy ara-dalana izay vitsy sy kely dia kely ireo sy matahotra dia matahotra ireo, dia ho avy aho ka tongava ianareo mitsena ahy” hoy izy. Tsy nanome baiko mivantana ny hialan’ireo olony ao anaty fitondrana Ravalomanana saingy nilaza fotsiny izy fa “misy ireo olona niditra ao anatin’ny governemanta ao anatin’izao tetezamita izao, misy ireo niditra ao anatin’ny CT na CST. Efa nilaza aho tamin’ny voalohany fa hainareo ny miditra dia tokony ho hainareo koa ny mivoaka.Tsy mila resaka lava io fa milaza amin-dry zareo aho hoe rehefa tsy hain-dry zareo ny mandamina azy am-pilaminana dia miala”. Napetrany amin’ireo mpitarika andrimpanjakana aza ny hafatra. “ Ho anareo izay mpitarika any amin’ireo andrimpanjakana dia ampitao any fa ny zavatra tanterahina dia ny tondrozotra izay nifanarahana ihany” hoy i “Dada”. Marihina fa nidina tetsy an-kianja koa ny Me Hanitra sy parlemantera maro tamin’ny sabotsy.

Prochaine élection présidentielle - Rajemison, candidat


Alors même que l’issue de la présente crise a encore été des plus incertaines, des personnalités politiques malgaches ont déjà annoncé leur candidature à la prochaine élection présidentielle. Si la sortie de crise est toujours aussi floue, on sait au moins qu’elle sera matérialisée par l’organisation d’élections libres et transparentes, qui ne souffriront pas de contestations. On ne sait pas non plus dans quel ordre ces élections seront organisées. Chacun émet des propositions, la Présidentielle d’abord, les autres ensuite et vice-versa. Quoi qu’il en soit, la tenue d’une élection pour choisir le Président de la IVe République est une certitude. Ainsi, répondant à la sollicitation des membres du parti Mamafisoa et de son bureau national, le président de cette formation politique, Rajemison Rakotomaharo, a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Colbert à Antaninarenina hier dans la matinée, le numéro Un du Mamafisoa a fait une déclaration officielle dans ce sens. Il a affirmé que cette décision a été prise après mûres réflexions. Rappelons, en effet, que c’est lors du Congrès national du parti en juillet dernier, que les membres du parti ayant assisté à cette réunion ont demandé à ce que Rajemison Rakotomaharo se présente. Par ailleurs, sur le chapitre des affaires nationales, le président du Mamafisoa a affirmé que son parti a toujours participé activement à la recherche de solutions pour la sortie de crise. Tout en estimant que la signature de la Feuille de route est une étape essentielle dans ce sens, le parti regrette toutefois le côté ambigu de sa mise en œuvre, notamment dans la méthode de sélection des signataires finaux de la Feuille de route parmi les partis qui l’ont paraphée.
Le parti félicite néanmoins la mise en place des Institutions qu’il considère comme étant une grande étape vers la sortie de crise. Le président de Mamafisoa a également touché mot sur la Ceni. Cette dernière sera effectivement la prochaine Institution qui doit être retouchée dans sa composition. Comme pour le Parlement et le Gouvernement, les nouveaux signataires de la Feuille de route devront être intégrés au sein de cet organe important car touchant un sujet sensible. Etant donné cette importance justement, le parti Mamafisoa suggère à ce que ce soit des personnes expérimentées qui soient nommées à composer cet organe. De même, ces membres devront être choisis de façon à garantir l’indépendance de la Ceni et partant, la fiabilité des élections qu’elle est censée organiser. Toujours dans le souci de tenir des élections fiables dans leurs résultats, le parti Mamafisoa estime que des observateurs internationaux devront suivre le déroulement de ces élections.

Vaches laitières: Exemptées de droit de douane


C’est l’une des dispositions douanières proposées dans le projet de loi de finances 2012. Cette année, l’importation de vaches laitières est encore frappée de 20% de droit de douane et d’une TVA de 20%. Si le gouvernement n’entend pas supprimer la TVA pour 2012, il supprime le droit de douane. Cette disposition encourage l’importation de vaches laitières. Depuis la quasi-disparition de Tiko du marché de la filière lait depuis 2009, les consommateurs peuvent noter la forte émergence de plusieurs marques surtout sur le marché de la capitale. Le yaourt est le plus concerné si l’on ne doit citer que quelques marques comme M’lay, Fy Tsiro, Titi, Yafi… sans parler du boom du yaourt maison.

ÉVACUATION Le colonel Charles Randrianasoavina transféré à la Réunion




L'État de santé du lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina est toujours préoccupant, malgré l’intervention chirurgicale qu'il a subie à l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Jugeant son état critique, les médecins ont opté pour son évacuation à l'île de la Réunion. Un avion spécial a été affrété par la présidence de la république de Madagascar.
« Le colonel Charles Randrianasoavina est actuellement mis en observation dans un centre hospitalier de l'île de la Réunion. Son avion est arrivé samedi vers 21 heures », fait savoir le général Rasolomanga Rakotonirina, directeur de la sécurité des établissements pénitentiaires.
« Je ne peux pas me prononcer sur son état, cela relève de la compétence des médecins . Notre travail est d'assurer sa sécurité », poursuit le directeur. À l'entendre, l'administration pénitentiaire a envoyé deux de ses éléments pour escorter le lieutenant-colonel Randrianasoavina.
La présidence de la République prend en charge les frais d'hospitalisation de ce détenu, placé sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy, après une tentative de renversement du régime de la transition, le 17 novembre 2010. Par ailleurs, c'est le ministère de la Justice qui a réglé les procédures, pour son évacuation.

Miss Madagascar La couronne revient à Tanzia

Tanzia (au centre), entourée de ses deux dauphines, a remporté la couronne de Miss Madagascar 2011

Tanzia, 18 ans et nouvelle bachelière vient d'être couronnée Miss Madagascar. Son ambition, se spécialiser dans la communication.
Du haut de son 1,82m, Tanzia, candidate de la région Diana, fond en larmes. Elle vient d'être couronnée Miss Madagascar. Tanzia vient juste d'avoir son baccalauréat, et souhaite faire des études supérieures en communication. Et pourtant, quelques heures auparavant, elle était la seule à rester assise, pensive tandis que les autres candidates s'affairaient à arranger leur tenue ou à parfaire leur maquillage. La candidate de la région Menabe, Ravel Mirana Sarah, a été élue première dauphine et Miorasoa Razafiarijaona de la région Analamanga deuxième dauphine. Retour sur la soirée.
19 heures, à l'hôtel Paon d’or, la pression atteint son comble. Les organisateurs courent dans tous les sens. Les candidates se retrouvent dans une grande pièce avec les accompagnatrices, maquilleurs, hôtesses, photographes et journalistes. Sur une grande table, les vêtements s’amassent, et par terre chaussures, sacs et autres accessoires se dispersent. Tandis que les unes méditent pour évacuer le stress, d’autres répètent leur discours pour que tout soit parfait.
16 prétendantes à la couronne de la Reine de la Beauté, toutes déterminées certes, mais le trac n’est jamais loin, surtout pour celles qui font leur première grande scène. Parmi les candidates, il n’y a pas que des débutantes, la candidate d’Amoron’i Mania est une djette, et celles de Toliara et de l’Itasy sont d’une grande éloquence.
A la table des membres du jury, on retrouve le roi du salegy Jaojoby Eusèbe, la patronne de l’institut de beauté Coyote Girl, Gina Vidot, Hajaina Andrianasolo, secrétaire générale de la Havatsa-UPEM, le directeur de Cléa Paris, Sam Ribes, l’ancienne Miss Mahajanga et speakerine de la TVM, Karen Rakotonirina, Hantanoro Rasendralalao de l'AIFM (Alliance Internationale des Femmes de France et de Madagascar).

Réalisme

Les invités commencent à arriver à 19h20. Le ministre de la communication, Harry Laurent Rahajason est arrivé avec le directeur de l’ORTM, Johary Ravoajanahary, donnant ainsi le coup d’envoi de la soirée. Dans son allocution, le directeur de l’ORTM a mis l’accent sur l’association de la TVM à cet événement inscrit dans la politique du ministère de la Communication, visant donner un nouveau souffle à la chaîne nationale. De son côté, le ministre de la Communication rappelle que cette initiative s’impose dans un contexte de concurrence dans le milieu de l’audiovisuel.
Les meilleures candidates se sont distinguées dès la première partie où les candidates, en tenue traditionnelle, se sont présentées. Si les unes s’embrouillent dans le discours, les autres laissent paraître un brin de timidité. Par contre, quelques-unes surprennent dans leur élocution fluide et claire, ainsi qu'à travers leurs projets réalistes et concrets.


Ankadindravola Ambohibao Un gendarme frappe à mort un civil

C’était ce vendredi 15 décembre à Ankadindravola Ambohibao ; sous l’emprise de l’alcool, un gendarme s’en est pris à un civil et le bat jusqu’à ce que mort s’ensuive. Aussitôt le lendemain, le corps de la Gendarmerie nationale conduit par le Secrétaire d’Etat, le général Randrianazary, accompagné par le Commandant en chef de la Gendarmerie, le général Jean Bruno Razafindrakoto, et le général Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription inter-régionale d’Antananarivo, ont accouru pour présenter des excuses et en même temps les condoléances à la famille de la victime. La grande famille des femmes des gendarmes elle aussi, a étoffé les rangs pour réconforter les proches de la victime innocente et exprimer la compassion envers eux.

Le général Randrianazary a déclaré après les présentations des condoléances que des mesures ont déjà été prises et que l’enquête est ouverte. Il a insisté que la Gendarmerie ne tolèrera aucun écart de conduite de la part de ses membres comme dans le cas présent. Une initiative qu’aurait du prendre la Police nationale, diront les observateurs, le lendemain sinon aussitôt l’événement de Toliara car le ministre de la Police était sur place lors du lynchage à mort de ce magistrat.

Le président de la Corée du Nord Kim Jong-il est mort

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, âgé de 69 ans, "a succombé à un grand épuisement mental et physique" le 17 décembre.


Le président de la Corée du Nord, Kim Jong-il, dont la santé était réputée chancelante depuis des années, est mort samedi 17 décembre. Son fils Kim Jong-un, né en 1983 ou 1984, a été désigné pour prendre sa succession à la tête de l'unique dynastie communiste de l'histoire, ont annoncé lundi, 19 décembre, les médias officiels du régime communiste.

Le dirigeant nord-coréen, âgé de 69 ans, "a succombé à un grand épuisement mental et physique" le 17 décembre à 8 h 30, heure locale, soit minuit et demie, heure française, a annoncé l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA), l'agence officielle. Kim Jong-il, dont la mobilité était réduite depuis un accident cérébral en 2008, est décédé d'un "infarctus du myocarde sévère et d'une crise cardiaque" dans son train au cours d'un de ses traditionnels déplacements sur le terrain, a-t-elle ajouté, soulignant qu'une autopsie avait été réalisée dimanche.

"Tous les membres du Parti, les militaires et le public devraient suivre fidèlement l'autorité du camarade Kim Jong-un et protéger et renforcer le front uni du parti, de l'armée et du public", a exhorté l'agence nord-coréenne. Les funérailles de l'ex-dirigeant ont été fixées au 28 décembre à Pyongyang. Les autorités ont décrété un deuil du 17 au 29 décembre.

RÉACTIONS DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

A Séoul, le gouvernement était placé en état d'alerte à l'annonce de la mort de Kim Jong-il, les deux pays restant techniquement en état de conflit armé depuis l'armistice précaire signé à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953). Le Conseil de sécurité national sud-coréen devait se réunir en urgence lundi.

Même vigilance au Japon, où le premier ministre Yoshihiko Noda a invité les membres de son gouvernement à se préparer à toute conséquence inattendue, notamment sur les questions financière et frontalière, à la suite de l'annonce de la mort du dirigeant. Lors d'une réunion extraordinaire, le gouvernement n'a pas décidé de relever le niveau d'alerte pour les forces japonaises, mais cette question pourrait être de nouveau soulevée lors de réunions ultérieures, a déclaré lundi le secrétaire général du gouvernement Osamu Fujimura.

Les Etats-Unis ont également réagi avec prudence, insistant sur la "stabilité" de la région mais se gardant de commenter sur le fond la disparition de l'un de leurs ennemis les plus acharnés et les plus imprévisibles. "Nous surveillons de près les informations sur la mort de Kim Jong-il. Le président a été mis au courant, et nous sommes en contact étroit avec nos alliés en Corée du Sud et au Japon", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

UNE MAIN DE FER

Kim Jong-il a dirigé la Corée du Nord d'une main de fer depuis 1994 et laisse à son fils une économie moribonde dans un pays marqué par la famine et de graves pénuries alimentaires à répétition. L'ex-dirigeant a utilisé la propagande, un culte exacerbé de la personnalité, une armée docile et les camps de travail pour maintenir son pouvoir, comme l'avait fait son père avant lui.

Il a donné tort à ceux qui prévoyaient un effondrement du régime après l'assèchement de l'aide soviétique, au début des années 1990. A la fin de cette décennie, une famine a tué un million de personnes. Mais il est resté "le Cher Leader" et a continué un programme de fabrication d'armes nucléaires, marqué par deux essais, en octobre 2006 et mai 2009.

La Corée du Nord connaît régulièrement des pénuries alimentaires sérieuses. L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a relevé le mois dernier une amélioration des récoltes, mais a souligné que de graves problèmes nutritionnels persistaient, estimant que près de 3 millions de personnes continueraient à avoir besoin d'une aide alimentaire en 2012.

Il y a pire ailleurs

Les militaires égyptiens répriment les manifestants comme leurs pires ennemies...

Saturday, December 17, 2011

Ravalomanana va se lancer dans la musique

Les troubles mentaux augmentent chez les salariés

Sur fond de crise économique, de mondialisation et de nouvelles organisations du travail, la santé mentale des travailleurs se dégrade. Tel est le constat de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointé dans une étude publiée le mercredi 14 décembre, "Mal être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale au travail ".

Selon l'organisation, qui regroupe 34 pays parmi les économies les plus avancées, mais aussi quelques émergents comme le Chili, la Turquie ou le Mexique, "la précarisation croissante des emplois et l'augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir". Et l'OCDE n'hésite pas à qualifier la santé mentale de "nouveau défi prioritaire pour le marché du travail".

Par "mauvaise santé mentale", l'OCDE entend les dépressions graves, les toxicomanies sévères (alcool, drogue), les troubles maniaco-dépressifs... tous ces maux étant établis par un diagnostic médical.

La mauvaise santé mentale des salariés, et celle des demandeurs d'emploi, encore plus vulnérables, intéresse l'OCDE, parce qu'elle coûte cher. "Selon une estimation prudente de l'Organisation internationale du travail, écrivent les auteurs du rapport, les coûts d'une mauvaise santé mentale pour les individus concernés, les employeurs et la société représentent 3 à 4 % du produit intérieur brut dans l'Union européenne." Les taux de chômage élevés, la "forte incidence de l'absentéisme pour maladie et d'une moindre productivité du travail" expliquent les coûts de ce fléau grandissant.

Car la plupart des personnes souffrant de troubles mentaux travaillent. Leur taux d'emploi oscille, selon les pays, entre 60 % et 70 %, soit une quinzaine de points de moins que les personnes en bonne santé. "Ces salariés sont plus souvent malades, plus longtemps, et, surtout, quand ils sont au travail, ils ne font rien, ce qu'on appelle "présentéisme"", explique Miranda Veerle, économiste et responsable du rapport.

La crise économique et ses conséquences apparaissent comme l'une des explications majeures de la détérioration de la santé mentale des salariés. Ainsi, établit l'étude, "la perte de l'emploi aggrave la détresse psychologique plus que n'importe quel autre événement de la vie, comme un accident ou la perte d'un conjoint".

Mais le chômage n'est pas seul en cause. "Les récessions peuvent en effet s'avérer très stressantes pour les salariés qui conservent leur emploi." Le risque de perte d'emploi a augmenté pour tous les travailleurs. Cette "insécurité" est passée de 14 % en 2005 à 17 % en 2010, et de 21 % à 40 % chez les travailleurs temporaires, qui sont "plus nombreux à souffrir de troubles mentaux".

L'évolution même des modèles économiques joue un rôle important. Ainsi, les demandes de pensions d'invalidité, autrefois liées aux accidents dans l'industrie, sont de plus en plus dues aux maladies mentales. En compilant des études menées dans quelques pays et des comparatifs internationaux comme l'enquête sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe (Share) ou encore l'Eurobaromètre, l'OCDE estime qu'une demande de pension d'invalidité sur trois, et dans certains pays une sur deux, est motivée par des problèmes mentaux, un chiffre en augmentation depuis le milieu des années 1990.

Pour Miranda Veerle, "l'évolution vers une économie de services complique la donne : le contact avec les gens fragilise les personnes plus faibles mentalement qui résistent moins bien à la pression". Résultat, la tension au travail a fortement augmenté dans presque tous les pays de l'OCDE. Au Royaume-Uni, elle concernait 40 % des salariés en 2010, contre 25 % en moyenne sur la période 1995-2005. En France, 30 % contre 20 % sur les mêmes périodes de référence, et en Espagne, 41 % contre 29 %. Les salariés les moins qualifiés sont les plus exposés. L'accroissement des troubles mentaux s'explique aussi en partie parce qu'ils sont plus nombreux à être détectés et divulgués, "grâce au recul progressif des préjugés et de la discrimination", tempère l'OCDE.

Mais celle-ci ne s'en tient pas au seul constat et met en avant quelques exemples vertueux, car la responsabilisation des entreprises dans le suivi des salariés atteints de troubles mentaux a une incidence réelle. "Aux Pays-Bas, indique Miranda Veerle, l'employeur reste responsable de ses salariés, même s'ils sont en arrêt, pendant deux ans, ce qui facilite la réinsertion et limite les conséquences désastreuses d'un licenciement sur la santé mentale."

En Grande-Bretagne, la compagnie Bristish Telecom fait de l'état mental et du bien-être des salariés un élément de l'évaluation de ses managers. Mais ces initiatives sont encore trop rares.

Jeudi 15 décembre, le Parlement européen a adopté un rapport visant à renforcer la sécurité et la santé au travail. Karima Delli, rapporteure et députée européenne Europe Ecologie-Les Verts, a insisté sur la nécessité pour tous les Etats membres de mettre en oeuvre l'accord-cadre de 2004 sur le stress au travail. "Le stress au travail est reconnu comme un obstacle majeur à la productivité", a-t-elle expliqué.

Monde RDC : Joseph Kabila proclamé vainqueur de la présidentielle, l’opposition va manifester




Le président sortant de la RD Congo, Joseph Kabila, 40 ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ) malgré des semaines de contestation du scrutin au plan national et international.

La CSJ a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) et rejetés par l’opposition, qui attribuaient la victoire à M. Kabila, avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l’opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé second. Ce dernier avait rejeté ces résultats et s’était autoproclamé "président élu" de la RDC.

Vendredi soir, son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a annoncé l’organisation de manifestations "lundi ou mardi" en RD Congo pour "faire échec à ce hold-up électoral", a déclaré à l’AFP Jacquemin Shabani, secrétaire général du parti. La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Monsieur Joseph Kabila", a déclaré vendredi soir le premier président de la CSJ Jérôme Kitoko, juste après avoir rejeté pour "manque de preuves" le recours du candidat et opposant Vital Kamerhe (3e avec 7,74%), qui dénonçait de nombreuses irrégularités lors du scrutin. Sans attendre la proclamation de la CSJ, initialement prévue samedi, six pays voisins - Ouganda, Kenya, Zambie, Tanzanie, Burundi et la République centrafricaine - avaient "félicité" vendredi le président Kabila pour sa réélection.

La veille, l’Afrique du Sud avait jugé "globalement OK" les élections. M. Kamerhe dénonçait notamment des "violations intentionnelles" de la loi électorale par Céni, "la circulation illégale" de bulletins de vote avant le scrutin, des différences entre des résultats de la Céni et ceux publiés dans les bureaux de vote ou encore des scores de 100% obtenus par M. Kabila dans plusieurs bureaux de vote.

Des rapports d’observateurs nationaux et internationaux, notamment de l’Union européenne, du Centre Carter et ses Etats-Unis, ont aussi déploré le "manque de transparence" ou de "crédibilité" du processus électoral et dénoncé aussi de nombreuses "irrégularités".

Etienne Tshisekedi avait d’emblée écarté toute idée de contester les résultats devant la Cour suprême, en la qualifiant "d’institution privée de Kabila". Le chef de l’Etat, qui ne s’est pas encore adressé à la nation depuis le 9 décembre, a reconnu des "erreurs" lors de la présidentielle tout en estimant qu’elles n’invalidaient pas les résultats, lors d’une conférence de presse en anglais lundi pour des médias anglophones principalement. Il doit prêter serment mardi.

"Comme le peuple souverain a voté, il faut respecter le choix du peuple et ensuite dialoguer", avec l’opposition, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Munaku, en faisant part de sa "joie" après la réélection du chef de l’Etat.

Héritier du pouvoir à 30 ans après l’assassinat en 2001 de son père Laurent-Désiré Kabila - le tombeur de Mobutu -, élu une première fois en 2006 en promettant le retour à la paix et la reconstruction d’un pays ruiné par deux guerres (1996-1997, 1998-2003), Joseph Kabila s’était déclaré "sûr" de ne pas perdre lors de sa campagne, après avoir opportunément fait réviser la Constitution en janvier pour faire passer la présidentielle de deux à un seul tour. En 2006, il avait largement devancé (58,05%) au second tour le vice-président Jean-Pierre Bemba, devenant alors le premier président de RDC élu au suffrage universel direct.

La fin de campagne électorale et le scrutin du 28 novembre dernier avaient été émaillés de violences dans le pays, où au moins 18 civils ont été tués par les forces de sécurité, selon l’ONG Human Rights Watch. L’annonce de la réélection de Kabila par la Céni le 9 décembre avait aussi déclenché des violences, principalement à Kinshasa où au moins cinq personnes sont mortes, d’après les autorités.

Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations, notamment dans le quartier de Limete (est), où le parti de M. Tshisekedi -l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS- a son siège. Après avoir fait appel à l’ONU, à l’UE et l’Union africaine notamment, "en vue de solliciter leur médiation", l’UDPS a demandé au "peuple de protéger" sa victoire à travers des "manifestations pacifiques".

En province, des première "marches pacifiques" de l’opposition ont rassemblé quelques centaines de personnes à Goma, Bukavu (est) et Lubumbashi (sud-est) mardi et mercredi, très vite été dispersées par la police ou l’armée. A Lubumbashi, les soldats de la Garde républicaine ont violemment stoppé la marche, et à Goma des opposants ont été arrêtés. Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d’élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu’à l’été 2013.

Friday, December 16, 2011

Les tour-opérateurs français ont souffert en 2011 et jugent 2012 incertain

Le printemps arabe et la crise asiatique post-tsunami ont fait souffrir les tour-opérateurs français, qui s'en tirent en 2011 grâce à des reports de destinations et une bonne tenue du long-courrier mais s'inquiètent pour 2012.

"On a pris de plein fouet le printemps arabe et l'incidence sur l'Asie (...) Mais on a aussi prouvé qu'on était capables de retrouver des destinations de compensation", a déclaré le président de l'Association des tours-opérateurs Ceto, René-Marc Chikli, en tirant mardi le bilan annuel du secteur à Saint-Cyr-sur-Mer (Var).

Entre novembre 2010 et fin octobre 2011, les 77 membres du Ceto ont fait voyager 7,76 millions de clients (+1,9%) pour un volume d'affaires de 5,71 milliards d'euros (+3,6%). Et la recette unitaire moyenne a augmenté de 1,7% à 736 euros.

"Pas de catastrophe" globale, donc, a souligné le patron du Ceto, qui regroupe des voyagistes comme Nouvelles Frontières, Marmara ou Voyageurs du Monde. "Mais ce ne sera pas forcément une bonne année" en terme de résultats financiers, a-t-il dit.

Les chiffres masquent en réalité une situation très contrastée selon les acteurs et les pays concernés, ainsi que certains effets mécaniques.

"Le chiffre d'affaires du Ceto augmente parce que les taxes et le carburant augmentent, mais on a dû rogner sur les marges pour maintenir le nombre de clients. L'année 2011 a été mauvaise en termes de rentabilité", a déclaré Patrice Caradec, PDG de Transat France.

Le volume d'affaires des voyages à forfait progresse ainsi de 1,7% à 4,54 milliards d'euros à cause d'une hausse de la recette unitaire moyenne (+3,2% à 950 euros), mais le trafic est en recul de 1,5%, avec une perte de 73.000 clients sur un an, à 4,77 millions.

A cause du printemps arabe, les destinations moyen courrier "reculent énormément" en clients (-6,3% à 2,82 millions) et en volume d'affaires (-6,4% à 2,19 milliards d'euros).

Sur un an, l'Afrique du Nord a perdu un tiers de sa clientèle en voyages à forfait (-33,6%) et un tiers de ses recettes (-34,8%). Le marché de la Tunisie et de l'Egypte s'est effondré: ces deux pays ont perdu respectivement 45,2% et 43,7% de leur clientèle. Le Maroc a aussi souffert (-16%), tout comme le Moyen-Orient (-14,1%), avec -51,7% en Jordanie.

L'Europe du Sud et de l'Ouest en a profité (+24,5% de clients et +26,4% de volume d'affaires). Les gagnants sont la Sardaigne, l'Espagne continentale "qui prend un grand élan", les Canaries et les Baléares, et la Grèce.

"Le long courrier s'est lui globalement bien porté" en 2011, a relevé M. Chikli, avec les Caraïbes et l'Amérique du Sud notamment. Le Brésil ou le Cap Vert ont aussi le vent en poupe, tout comme l'île Maurice.

Mais la situation est moins rose pour la zone Japon-Chine-Indonésie, à cause du tsunami japonais et de ses suites, a souligné le patron du tour-opérateur Asia, Jean-Paul Chantraine.

Autre point d'inquiétude pour le Ceto: les voyages à forfait continuent de perdre inexorablement du terrain au profit des vols secs.

Pour 2012, "c'est l'incertitude totale", a concédé M. Chikli - en particulier pour la Tunisie et l'Egypte.

Les réservations de séjours, en croissance au début de l'automne, ont nettement fléchi sur novembre (-17,5% pour les voyages à forfait). Sur septembre-novembre, elles sont "largement en retard" pour les destinations moyen courrier (-11,5%), et le long courrier a flanché ces dernières semaines (-6,1%), s'est inquiété M. Chikli.

Les professionnels évoquent un climat anxiogène lié à la crise financière qui perturbe le consommateur et s'attendent pour 2012 à "l'attentisme qui accompagne toujours une année électorale".

"Il faudra rétablir le climat de confiance en Tunisie, destination phare, et c'est loin d'être fait (...) Le seul point positif, c'est qu'a priori, les Français disent vouloir toujours voyager", assure René-Marc Chikli.

Les Perspectives Économiques en Afrique

L’Afrique devrait favoriser le rapprochement avec les nouveaux géants économiques et la croissance pour tous, préconisent les Perspectives économiques en Afrique 2011


Lisbonne, 6 juin 2011 – Selon le rapport Perspectives économiques en Afrique, dont l’édition 2011 a été lancée aujourd’hui, les pays africains devraient resserrer leurs liens transfrontaliers et renforcer leur intégration économique, afin de tirer pleinement les bénéfices des relations avec leurs partenaires traditionnels et les pays émergents, et ainsi favoriser leur croissance durable et inclusive.



Les économies des pays d’Afrique ont surmonté la crise mondiale relativement bien et ont même amorcé une reprise en 2010. Toutefois, les récents événements politiques en Afrique du Nord et les prix élevés des produits alimentaires et pétroliers auront vraisemblablement pour effet de ralentir la croissance du continent à 3,7 % en 2011. Pour l’année en cours, l’Afrique subsaharienne va croître plus rapidement que l’Afrique du Nord. Par ailleurs, le nouveau rapport prévoit une reprise à 5,8 % en 2012.



« L’Afrique connaît une croissance, mais des risques sont présents. Il faut porter de toute urgence une attention à la stimulation d’une croissance inclusive, à l’amélioration de la redevabilité politique et aux effets de l’explosion démographique », déclare Mthuli Ncube, Économiste principal et Vice-président de la Banque africaine de Développement (BAD).



Rédigé conjointement par la Banque africaine de Développement (BAD), le Centre de Développement de l’OCDE, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le rapport souligne que les efforts des gouvernements doivent comprendre des mesures visant à la création d’emplois, à l’investissement dans des services sociaux de base et dans la promotion de l’égalité des genres.



«Si l’on veut s’assurer que les plus vulnérables ne soient pas laissés pour compte, il est fondamentalement important d’accorder la priorité à la santé, à l’éducation et aux services de base », déclare Pedro Conceição, Économiste principal au Bureau régional du PNUD pour l’Afrique. Selon le rapport, la seule croissance économique ne suffira pas au développement humain. La croissance doit être aussi étendue que possible afin de réduire les forts niveaux d’inégalité qui prévalent.



Le rapport fait cependant ressortir que les nouvelles voies de coopération créées entre l’Afrique et les pays émergents sont prometteuses. « De nouveaux partenaires amènent de nouvelles opportunités aux pays africains. Pour tirer pleinement les bénéfices de cette nouvelle situation, il est impératif que les priorités nationales de développement et les objectifs en matière d’échanges, d’aide et d’investissements soient clairement définis », ajoute Mario Pezzini, Directeur du Centre de Développement de l’OCDE.



L’Afrique est en train d’accroître son intégration dans l’économie mondiale et de diversifier ses partenariats, ce qui révèle des opportunités sans précédent. En 2009, la Chine a dépassé les États-Unis et est devenue le principal partenaire commercial de l’Afrique ; par ailleurs, la part des échanges de l’Afrique avec les pays émergents a sensiblement augmenté au cours des dix dernières années, passant de 23 % à 39 %. Les cinq pays émergents partenaires de l’Afrique les plus importants sont dorénavant la Chine (38 %), l’Inde (14 %), la Corée (7,2 %), le Brésil (7,1 %) et la Turquie (6,5 %).



Le rapport fait encore ressortir que quoique, dans leur ensemble, les partenaires traditionnels assurent encore la plus grande partie des échanges commerciaux (62 %), de l’investissement (80 %) et de l’aide publique au développement (90 %) de l’Afrique, les économies émergentes sont en mesure de fournir le savoir-faire, les technologies et les expériences de développement supplémentaires nécessaires au relèvement du niveau de vie de millions de personnes vivant sur le continent.



La priorité accordée aux personnes doit aller de pair avec les efforts à consentir pour accélérer la coordination et l’intégration régionales. Les accords commerciaux qui bénéficient au continent dans son intégralité, qui permettent de tirer pleinement parti des activités du secteur privé et qui stimulent les perspectives d’investissement au niveau régional constituent la voie à suivre.



« Une course pour attirer les montants d’investissement et d’aide les plus importants à n’importe quel prix auprès des partenaires des pays émergents devrait être évitée », déclare Emmanuel Nnadozie, Directeur du Développement économique de la CEA. « L’Afrique doit progresser davantage en matière d’intégration régionale et de développement de ses marchés, afin que le pouvoir de négociation des pays du continent puisse s’améliorer et que sa croissance économique s’accélère ».



Bien qu’une plus grande diversification de ses partenariats soit susceptible de bénéficier à l’Afrique, la spécialisation excessive en matières premières non-transformées, le poids de la dette et les problèmes de gouvernance demeurent d’importants défis à relever. Le rapport recommande que, pour surmonter ces défis, les pays africains adoptent des politiques de développement qui promeuvent un large éventail de secteurs d’activités et qui réduisent leur dépendance de produits de base tels que les cultures de rente et les minéraux.

La Banane et ses vertus incroyables

Après avoir lu ceci, vous ne regarderez plus JAMAIS une banane de la même manière!!! et vous comprendrez pourquoi il est super bon d'en manger !!!


Les bananes contiennent 3 sucres naturels:

Sucrose, fructose et glucose combiné avec des fibres, une banane
donne instantanément un gain d'énergie substantiel. Les recherches
ont prouvé que juste 2 bananes fournissent assez d'énergie pour un
entraînement rigoureux de 90 minutes. Pas étonnant que la banane
soit le fruit numéro 1 du monde des
athlètes.
Toutefois l'énergie n'est pas la seule façon dont la banane peut
vous aider à garder la forme. Elle peut également aider à guérir
ou prévenir un nombre incalculable de maladies, intégrez-la à votre
régime alimentaire quotidien.
Dépression: Selon un récent sondage produit par MIND auprès de gens
souffrant de dépression, plusieurs se sentent beaucoup mieux après
avoir mangé une banane. Cela parce que la banane contient du
tryptophane, un genre de protéine que le corps
convertit en sérotonine, connu comme relaxant, améliore votre état
émotionnel et vous fait généralement sentir plus heureux.

Oubliez les pilules: mangez une banane.

La vitamine B6 qu'elle contient régularise le niveau de glucose
dans le sang, lequel peut affecter votre état émotionnel.

Anémie:

Élevée en fer, la banane peut
stimuler la production d'hémoglobine dans le sang aidant dans les
cas d'anémie.

Pression:
Ce fruit tropical unique est extrêmement élevé en
potassium toutefois faible en sel, le rendant parfait pour
combattre la pression. Tellement, que l'administration 'US Food
and Drug' vient tout juste d'accorder à l'industrie de la banane le
droit de déclarer la propriété qu'a ce fruit de réduire le risque
de pression et de crise cardiaque.

Pouvoir de concentration:

la recherche démontre que le fruit élevé
en potassium peut aider à l'apprentissage en rendant les pupilles
plus alertes.

Constipation:

Élevée en fibres, inclure la banane dans votre
alimentation quotidienne peut aider la régularité, sans avoir
besoin de laxatifs.

Gueule de bois:

Une des façons les plus rapides de guérir une
gueule de bois est de se faire une barbotine à la banane, sucrée au
miel. La banane calme l'estomac et avec l'aide du miel, fait
grimper le niveau de sucre dans le sang, pendant que le lait calme
et hydrate votre système.

Brûlement d'estomac:

La banane contient un antiacide naturel, donc
si vous souffrez de brûlements d'estomac, essayez de manger une
banane pour calmer la douleur.


Nausées matinales:

Prendre une banane comme collation entre les
repas aide à garder et stabiliser le niveau de sucre dans le sang
et ainsi éviter les nausées matinales.

Piqûres de maringouin:

Avant d'attraper la bombonne d'insecticide,
commencez par frictionner la région affectée avec l'intérieur d'une
pelure de banane. Plusieurs personnes ont été étonnées par le
succès de cette méthode à réduire l'enflure et
l'irritation.

Nervosité:
Élevée en vitamines B, la banane aide à calmer le
système nerveux.

Obésité:
Études effectuées par l'Institut de Psychologie en
Autriche ont démontré que le stress au travail amène les gens à se
gaver de chocolat, bonbons et croustilles. Après vérification
auprès de 5,000 patients d'hôpitaux, les chercheurs en sont
venus à la conclusion que les gens obèses avaient un emploi plus
stressant.

Le rapport conclut que, pour éviter des rages de sucré / salé, nous
devons contrôler notre niveau de sucre dans le sang et prendre des
collations élevées en hydrates de carbones toutes les 2 heures
permet de le garder stable.

Ulcères:
La banane est utilisée dans les diètes pour combattre les
problèmes intestinaux. C'est le seul fruit cru qui peut être mangé
sans inconfort pour ces genres de cas. Elle protège également
l'estomac en neutralisant l'hyperacidité et réduisant
l'irritation.

Contrôle la température:
Plusieurs cultures voient la banane comme
un fruit rafraîchissant pouvant baisser autant la température
autant physique qu'émotionnelle des femmes enceintes. En
Thaïlande, par exemple, les femmes enceintes mangent des bananes
pour s'assurer que leur bébé naisse avec une faible température.

Désordre Affectif
Saisonnier (DAS): la banane peut aider les gens souffrant de DAS
car elle contient du tryptophane, qui est un relaxant émotionnel
naturel.

Fumeur:
La banane peut également aider les gens voulant arrêter de
fumer. Le B6, B12 qu'elle contient, de même que le potassium et
magnésium s'y retrouvant, aide le corps à récupérer des effets de
manque de nicotine.

Stress:
Le potassium est un minéral vital, lequel aide à normaliser
le pouls, envoie de l'oxygène au cerveau et régularise la rétention
d'eau.

Lorsque vous êtes stressé, votre métabolisme augmente, réduisant
votre niveau de potassium. Ceci peut être calibré avec l'aide
d'une collation élevée en potassium telle qu'une banane.

Crise cardiaque:
Selon une recherche effectuée par 'The New England
Journal of Médicine,' manger des bananes régulièrement peut réduire
le risque de décès par crise
cardiaque d'environ 40%!

Verrues:
Ceux qui n'utilisent que la médecine naturelle jurent que
si vous voulez vous débarrasser d'une verrue, prenez un morceau de
peau de banane et placez-la sur la verrue, le côté jaune vers le
haut. Maintenez la peau en place avec un 'diachylon' ou un ruban
chirurgical!

Donc, la banane est vraiment un remède naturel pour beaucoup de des
maladies.


Lorsque vous la comparez à une pomme, elle contient 4 fois plus de
protéines, 2 fois la quantité d'hydrate de carbone,
3 fois plus de phosphore, 5 fois plus de vitamine A et fer, et 2
fois des autres vitamines et minéraux. Elle est également riche en
potassium et est l'un des aliments les plus nutritifs.

Alors il est peut être temps de changer la célèbre phrase par ce
qui suit :' une banane par jour nous garde en santé ' ?

Historique et Vertu du Tamarin




Originaire de l’Afrique, le tamarin est connu et cultivé en Inde depuis de nombreux siècles, puis s’est répandu dans l’ensemble des pays tropicaux.

Les anciens grecs et égyptiens l’utilisent depuis IV siècle avant Jésus Christ.

Toutes les parties du tamarinier sont utilisée en médecine traditionnelle, mais les pharmacopées occidentales s’intéressent essentiellement à la pulpe du fruit.

En effet la pulpe représente 40 % de la gousse, elle est riche en pectine et en sucre simple (20 à 40 %). Parmi les acides organiques et les sels qu’elle renferme, l’acide tartrique et le bi tartrate de potassium sont les plus importants et responsable de son pouvoir laxatif.

Certains gousses sont douces et sucrées, d’autres sont très acides ou âcres selon les arbres et le degré de maturité ; des composés terpéniques lui donnent une légère odeur aromatique.

Le tamarin à des vertus suivantes : laxatif doux, fébrifuge, carminatif, digestif, expectorant, bon pour le foie et les reins, cathartique et antiseptique (yeux, ulcères).

Il contient aussi des vitamines tels que la vitamine A, la vitamine B1, la vitamine B2, la vitamine PP et la vitamine C.

Il contient également des sels minéraux tels que le calcium, le potassium, le fer, le phosphore et le Sodium.

Spécialisation en imagerie médicale et radiothérapie

Le développement des techniques laisse prévoir l’élargissement de la radiologie traditionnelle par l’imagerie médicale. L’appareillage utilisé est de plus en plus sophistiqué et exige, en nombre et en qualité, des professionnels de haut niveau. La formation leur permet de contribuer à la réduction des risques et des coûts inhérents à l’évolution des examens et à une meilleure gestion des ressources.

Etre infirmier en imagerie médicale et radiothérapie c’est :
- exercer ses compétences professionnelles dans des secteurs hautement spécialisés, allant de la radiographie simple à la tomodensiométrie digitalisée et à la résonance magnétique nucléaire, de l’endoscopie diagnostique à l’endoscopie interventionnelle, de l’échographie à la médecine nucléaire ;
- mettre au service des patients et de leur entourage ses connaissances théoriques, ses capacités techniques et affectives pour leur assurer les meilleures conditions de réalisation des investigations et des traitements de radiothérapie ;
- jouer un rôle important d’information et d’accompagnement des patients devant subir examens et traitements sophistiqués ;
- se montrer curieux de technologies modernes et désireux de ne pas rater son entrée professionnelle dans le XXIe siècle.

Cette spécialisation est accessible aux étudiants titulaires d’un diplôme de Bachelier en Soins Infirmiers.

La formation vise à l’acquisition de connaissances scientifiques, médicales, techniques, administratives et de soins infirmiers spécifiques au secteur de l’Imagerie Médicale et de la Radiothérapie mais aussi à clarifier les motivations professionnelles, à affronter diverses situations professionnelles, exploiter les occasions de se perfectionner ou de contribuer à la recherche.
Les perspectives professionnelles

L’infirmier spécialisé en imagerie médicale et radiothérapie peut exercer son activité dans les services suivants : radiologie traditionnelle ; services d’endoscopie, scanographie, angiographie numérisée ; médecine nucléaire à visée diagnostique et/ou thérapeutique ; imagerie par ressource magnétique ; radiologie interventionnelle (lithotripsie par exemple) ; unités thérapeutiques (simulateur cardiaque, radiothérapie anti-cancéreuse, ...) ; ainsi que dans différents secteurs qui ne manqueront de se développer dans l’avenir.

Magistrature contre police: Indécision en haut lieu

L'affaire qui oppose les magistrats aux policiers traîne en longueur. Voilà bientôt dix jours que le meurtre et les exactions de Toliara ont eu lieu, mais rien n'a encore été tranché. Si l'affaire fait du surplace, c'est notamment car le président de la HAT (Haute Autorité de l'Etat) et le Premier ministre ne veulent pas prendre la responsabilité d'une décision et se renvoient la balle. Approché par les magistrats, le Premier ministre s'en est remis au président de la HAT. Interrogé, celui-ci déclare avoir confié le règlement de l'affaire au Premier ministre. Visiblement en haut lieu, c'est l'indécision et le flottement. Car on a affaire à deux chefs de l'exécutif qui manquent de punch et d'énergie, et qui préfèrent botter en touche plutôt que d'adopter une résolution ferme et sans appel. Les circonstances pourtant réclament de la détermination puisque ne pas agir, c'est ouvrir la porte à l'indiscipline et à la rébellion dans les autres corps en uniforme.

Tant de tergiversations étonnent, notamment quand on prend connaissance des propos suivants, tenus jeudi par Andry Rajoelina : "Les brutalités commises à Toliara par quelques policiers sont inadmissibles, d'autant qu'elles ont entraîné la mort d'un magistrat… ". Le chef de la transition s'est donc fait une opinion précise sur les événements de Toliara. Il pointe carrément le doigt sur des policiers et les tient pour responsables de la mort du substitut du procureur. Signalons que ces derniers jours, pour sauver le ministre de la Sécurité intérieure, menacé de destitution, des gradés de la police ont voulu noyer le poisson et ont attribué le décès à un arrêt du cœur ou à un AVC. Destinataire des témoignages et surtout du rapport d'autopsie, Andry Rajoelina n'est pas tombé dans le piège et est persuadé de la culpabilité des fonctionnaires de Police mutins de Toliara. Fort de ses convictions, l'homme devrait prendre les mesures qui s'imposent, mais n'en fait rien…

De cette attitude, on peut tirer la conclusion suivante : le président de la HAT tient un double langage et est en contradiction avec ses déclarations faites récemment en France. Interrogé sur le retour de Marc Ravalomanana, l'homme s'est montré hostile à l'impunité, notamment sur les crimes de sang, et s'en est donc remis à la justice sur ce cas d'espèce. Son comportement actuel prend le contre-pied de ces affirmations. A Toliara, en effet, il y eut un crime de sang manifeste (le rapport d'autopsie fait état de blessures effroyables infligées au magistrat Rehavana Michel) et l'impunité ne devrait donc pas être de mise. Au lieu de cela, Andry Rajoelina et Omer Beriziky s'attachent à rapprocher les magistrats et les policiers et à les amener sur un terrain d'entente. But de l'opération : un accord à l'amiable destiné à enterrer l'affaire, avec, selon les propos d'Andry Rajoelina, " une reconnaissance publique de leur faute par les auteurs ".

Bref, il y a une semaine en France, le chef de la transition s'est montré intransigeant à l'endroit des crimes de sang, censés avoir été commis par Marc Ravalomanana. De retour aujourd'hui dans l'île, l'homme change du tout au tout et plaide pour une tolérance à l'endroit du crime de sang de Toliara. Il semble même être favorable à l'impunité et au pardon…

En tout cas, en grève totale depuis une dizaine de jours, les magistrats ont paralysé l'appareil judiciaire. Lundi prochain, ils devraient se livrer à un geste fort, même si l'initiative ne fait pas l'unanimité dans leur camp : déposer en bloc leur démission si le ministre incriminé n'est pas destitué.

On s'achemine, donc, vers un blocage total de la machine judiciaire, et le chef de la transition devrait réagir avec vigueur pour conjurer la menace. Au lieu de cela, celui qui, selon la Constitution, est le " garant par son arbitrage du fonctionnement régulier des pouvoirs publics" se montre passif et inconsistant. Ne parlons pas de la grève des enseignants-chercheurs…

Actuellement, en tout cas, la démarche officielle consiste à réunir autour d'une table magistrats et policiers. Apparemment, une mesure fermement refusée à Marc Ravalomanana sera aussi accordée aux policiers meurtriers de Toliara : l'amnistie.

Il ne s’agit nullement de mettre de l’huile sur le feu, ni de remuer le couteau dans la plaie. La situation est encore et toujours suffisamment confuse et délétère pour qu’il faille encore en rajouter. Toujours est-il que les faits étranges se succèdent en cette période où la classe politique et dirigeante avec la Communauté internationale qui est en cours de reconnaissance du régime actuel.
Pour la présence même pas inclusive de tous les acteurs politiques puisque des groupes ont été écartés tandis que d’autres refusent toujours de signer et de siéger au sein des Institutions. Ainsi l’apaisement, selon le microcosme politique n’est pas encore à l’ordre du jour puisque reste en suspens le cas des prisonniers politiques, de certains exilés volontaires ou non, des médias qui n’ont pas encore été rouverts. Sur la question de l’amnistie, le pouvoir actuel continue de tergiverser alors qu’on se rappelle que la libération des prétendus prisonniers politiques du précédent régime s’est fait en deux temps trois mouvements et leur statut n’a pas encore été régularisé quand bien même certains ont fini par siéger au sein des instances dirigeantes de cette Transition. Deux poids deux mesures donc qui pourraient s’expliquer par certaines craintes fondées et suscitées par la personnalité et le tempérament des actuels prisonniers politiques qui n’incluent pas ceux qui ont déjà recouvert leur liberté. Laquelle a été sans doute négociée avec des contreparties qui commencent à être connues.
Le cas d’un prisonnier politique est en train de défrayer la chronique. Primo, parce qu’il n’est pas n’importe qui, puisqu’il a été une des pièces maîtresses ou un des éléments actifs déterminants dans l’avènement de cette Transition. Secundo, parce que les circonstances de son limogeage d’une structure de répression ont mis à jour des jeux de relations pour le moins fumeuses. Tertio, ce personnage a rejoint des « mutins » dont le but a été de renverser le même régime que la plupart d’entre eux ont contribué à porter au pouvoir. Quarto, de sa cellule, et même bien avant, il a menacé publiquement de révéler les dessus de l’affaire du 8 mars 2009. En fait, il en a déjà divulgué quelques aspects. La chute ou mieux la descente aux enfers, dans tous les sens du terme, de cet officier de l’armée a été spectaculaire. Elle l’est encore puisque le voilà hospitalisé pour une maladie tellement bizarre que les spéculations iront bon train dans les jours à venir.
Les premiers témoignages font état de délires hallucinatoires. Son hospitalisation serait due par contre à une perforation gastrique. Il aurait été opéré avant-hier et serait maintenant sorti du coma.
La situation politique dans le pays depuis bientôt trois ans ne donne pas seulement le tournis à tous ceux qui s’en préoccupent. Elle provoque la folie qui se traduit par des actes violents et des paroles virulentes. Cette folie ne touche pas seulement la population plongée dans la misère et dans la pauvreté, elle concerne également les politiciens et les dirigeants. Si l’on devrait évoquer un diagnostic médical, les habitants de Madagascar - y compris d’ailleurs les étrangers qui y sont installés- seraient atteints de schizophrénie paranoïde. Une expression savante pour dire que les personnes affectées ou infectées n’agissent plus correctement et ne pensent plus clairement (les discours ne sont pas seulement démagogiques, ils sont incohérents). Leur esprit est coupé des réalités (elles ignorent les souffrances des proches et des compatriotes). Elles sont sujettes à des hallucinations auditives (des voix de Dieu). Elles sont atteintes de déficiences intellectuelles profondes (elles ne se concentrent pas sur les vrais problèmes du pays et sont incapables de les résoudre). Quant à la paranoïa, elle se manifeste par des obsessions de complots et d’attentats.
Une personnalité, mais elle n’était pas la seule, avait déclaré il y a quelque temps, que le pays était malade, il ne croyait pas si bien dire. En fait, ce sont quasiment tous les Malgaches et les étrangers du pays qui le sont à des degrés divers et différents. Y compris et surtout ceux qui se prennent pour les sauveurs, guérisseurs et spécialistes.

Quinze années d'existence, cela se fête et la Radio Télévision Analamanga n'a pas dérogé à la règle.


La fête au dôme de la Rta a été une communion.
Quinze années de diffusion et une place d'honneur, méritée et nationale, dans le divertissement pour la Radio Télévision Analamanga. Une commémoration digne du travail fourni durant toutes ces années s'est tenue au Dôme de la Rta à Ankorondrano, hier soir. Avec la présence du propriétaire de la station, Edgard Razafindravahy, c'est la fête qui a devancé le discours. Ce sont les danseurs de Dih'vin qui ont ouvert les hostilités par une prestation tout en « malgache attitude ». Marion a, ensuite, sonné la charge, suivi de Narindra la lauréate de Pazzapa 2011, avec une interprétation vibrante de Ento aho de Mirado.
Ce dernier était présent au dôme en tant qu'invité de marque. Sont ensuite passées la chorale Tgc et la diva Bodo. Princio et Francis Turbo ont annoncé l'arrivée du gâteau d'anniversaire avec leur chanson Happy Birthday to you. Honneur aux dames, c'est la femme du Pds, Rindra Razafindravahy qui a eu l'insigne honneur de le découper. Naidu Selven, le directeur de la Rta n'a pas manqué de souligner les points forts de cette station, acquis au fil des émissions.
« En 2005, le studio pouvait accueillir 450 personnes maintenant nous avons une capacité de mille. Sous peu, il y aura un troisième studio qui sera aux normes, avec fond bleu … », annonce t-il. Avec lui, la Rta signe aussi la fierté d'une station jeune, dynamique et créative.

Professionnalisme

La présence des invités comme le chargé de la Communication et de la Culture de l'ambassade des États-unis, Brett Bruen, ou encore Jaobarison Randrianarivony, président de Média Consulting. Ce dernier a fait remarquer, « l'évolution permanente de la télévision au fil des années, avec le professionnalisme requis ». En tout, la Rta arrive maintenant à produire une trentaine d'émissions, qui sont estampillés « Made in Madagascar » ou
« Made in Rta », c'est selon. L'un des points d'orgue, c'est l'émission Sport 6, qui suit de manière journalière le milieu sportif malgache. Une prouesse en quelque sorte. Pour ne pas dire que les précurseurs de la téléréalité n'étaient autres que les émissions Pazzapa, Vox Pop, Sangy Sary et tant d'autres. « Il y a des moments où les discussions sur les déroulements des concours occupaient les foyers au lieu des problèmes de la vie quotidienne », fait remarquer Christian Ratovonony, présentateur vedette de la soirée.