Friday, April 14, 2006

Thursday, April 13, 2006

Une jeune femme, accusée de détournement, se travestit en homme


Après avoir tenté de fuir le pays pour la France, une jeune femme a été appréhendée à Ambohipo. Depuis janvier 2006, elle était recherchée dans toute l'île suite à une affaire de détournement de fonds. Elle est passée aux aveux et se trouve actuellement à la prison d'Ambalatavoahangy, attendant son jugement.
Depuis février 2005, cette Karana a pu obtenir la somme de 30 millions d'Ar, collectés au gré des surfacturations dont a été victime la société revendeuse de fer et de carrelage où elle travaillait à Toamasina. Cependant, le propriétaire de la société a souligné que des marchandises d'une valeur de 460 millions d'Ar y ont disparu.
Ce n'est que lors d'une période d'absence de la jeune femme, et alors qu'un client voulait acheter 600 barres de fer, que le propriétaire s'est rendu compte de ces anomalies au sein de son entreprise. Celui-ci a averti les Forces de l'Ordre qui se sont lancées à la recherche de la coupable. Mais celle-ci s'était déjà enfuie pour la capitale pour se réfugier chez ses frères et soeurs, sous les allures d'un jeune homme. Et même sa propre famille ne savait pas qu'il s'agissait en fait d'une jeune fille. Il faut dire qu'elle fait partie d'une famille nombreuse, 10 enfants, lesquels la rencontraient pour la première fois. Elle s'est même fiancée avec une autre jeune fille de 17 ans et lui a promis le mariage.
Bien que même ses proches n'y aient vu que du feu, elle a finalement été démasquée.

Une fillette soûlée avant d’être abusée


Une fille âgée de 13 ans, issue d’une famille nécessiteuse résidant à Itaosy, a été victime d’un viol collectif. Cela s’est produit dans la matinée du samedi 1er avril. Orpheline de mère, la fillette se trouve parfois seule chez elle car son père est toujours à son travail. Trois garçons âgés entre 17 et 19 ans, ses voisins, ont profité de la situation pour abuser d’elle.

Ce samedi-là, ils ont invité la fillette à passer un moment avec eux en dehors de la maison. Selon la victime, tous les trois l’auraient ensuite soûlée avec des boissons alcoolisées de fabrication locale avant de la violer. «J’étais aussitôt inconsciente après quelques verres qu’ils m’ont encouragé à boire. Tous les trois se sont mis à abuser de moi par la suite», a déploré la victime.

Les jeunes délinquants l’ont abandonnée dans une rizière après que le mal a été fait. Ce sont des passants, voyant la jeune fille dévêtue allongée par terre, qui ont avisé un comité du quartier, lequel a alerté le père. Les trois présumés violeurs ont été interpellés dès le lendemain, mais ils ne se sont présentés à la police que lundi. Tous les trois ont nié avoir abusé de la jeune fille et ont affirmé que celle-ci, sous l’emprise de l’alcool, a été consentante. Ils étaient auditionnés au parquet hier. L’un des trois a été placé en détention provisoire.

Wednesday, April 12, 2006

3 millions d’ariary dérobés lors de l’attaque d’une chambre d’hôte


Six hommes munis d’armes à feu ont attaqué un hôtel à Ivato, lundi dans la soirée. Les assaillants ont tiré deux fois sur le fils de la gérante avant de dérober 3 millions d’ariary à un client.
Lundi dans la soirée, un hôtel-restaurant très connu sis à Ivato a été la proie des bandits. Six hommes armés de pistolets y ont fait irruption, vers 21 h, au moment où plusieurs clients se trouvaient encore dans les locaux. Ils se faisaient passer pour des clients et n’ont montré la peau du loup que quelques minutes après leur intrusion à l’hôtel. Les assaillants ont braqué leurs armes sur la gérante et son fils, tout en leur ordonnant avec un ton âpre de leur céder l’argent de la caisse et les bijoux. Un ressortissant français s’apprêtait juste à rejoindre sa chambre. Terrorisé, il est resté muet devant la scène, similaire à un film d’action. Les autres clients qui se trouvaient encore dans le local en ont fait de même. Seul, le fils des propriétaires des lieux a refusé d’obéir facilement aux truands. Il a riposté contre deux assaillants non armés. Maîtrisant parfaitement les arts martiaux, le jeune homme n’a pas mis du temps pour faire tomber l’un des braqueurs. Ce qui a provoqué la rage de l’autre bandit agressant la gérante pour obtenir la clé du coffre de la caisse. Une fois de plus, le fils est intervenu. Les assaillants n’ont donc pas hésité à se servir de leurs armes. Ils ont tiré deux fois sur le jeune homme, lequel a été atteint à bout portant sur son bras.

N’ayant pas pu faire main basse sur la recette, les malfrats se sont acharnés sur le ressortissant français. Ce dernier a été dépouillé de son portefeuille contenant 1200 euro (3 millions d’ariary) et d’un téléphone portable. L’assaut a duré une quinzaine de minutes. Les malfaiteurs, qui opéraient à visage découvert, ont pris la fuite dès que le butin a été extorqué.

Pourqoi l'ariary se dégrade sans cesse ?

La dépréciaiton de l’Ariary est due aux comportements des deux devises étrangères, Euro et Dollar, monnaies pivots du MID en continu, sur les marchés financiers internationaux. C’est en quelque sorte l’explication donnée par le Gouverneur de la Banque Centrale, Gaston Ravelojaona, sur la situation de l’Ariary national ces derniers temps.

«Globalement, sur le marché international, le dollar s’est déprécié, surtout en mars, par rapport à l’euro, d’où la dépréciation du MGA plus importante par rapport à l’Euro que du Dollar», devait-il noter. Et d’ajouter qu’une baisse de la volatilité du cours EUR/MGA et USD/MGA a été enregistrée depuis la mise en place du MID en continu.

Le Gouverneur de la BCM, dans ses explications, met en évidence le rôle qu’avait joué le MID pour améliorer la situation de l’Ariary. Gaston Ravelojaona d’affirmer : «Si la dépréciation EUR/MGA a été de 55,4 % avant le MID en continu, elle a été comprise entre 0,58 % et 1,41 % après la mise en place du MID en continu » avant de poursuivre : «Il en est de même pour USD/MGA : de 45 % de dépréciation en 2004, elle a été de 15,5 % en 2005 et 1,66 % en 2006» et de conclure que le volume annuel des transactions a augmenté soit USD 1.300 Mios en 2003, USD 1.393 Mios en 2004 et USD 1.694 Mios en 2005. Le « SPREAD » a diminué soit de 4 % à 1 %.

Selon le Gouverneur de la BCM, l’évolution du MID de 2004 à 2006 illustre bien le bon fonctionnement du système. Celui-ci d’argumenter : «Nous avons connu dès le début de l’année 2004 une forte poussée de la demande et une reprise de la tendance inflationniste. Cette situation a provoqué une dépréciation notable de notre monnaie vis-à-vis du dollar et de l’Euro. La correction de ce mouvement ne relève pas de l’intervention quotidienne de la Banque Centrale sur le MID, lequel a fonctionné correctement pour ajuster à la hausse les prix des devises. L’origine du mal étant au niveau macroéconomique, c’est là qu’il convient de trouver la parade».

M.Gaston Ravelojaona note alors qu’un ralentissement de l’inflation a pu être observé en 2005. «Le glissement annuel est de 11,4 % alors que la dépréciation de l’Ariary est de l’ordre de 8 % en moyenne par rapport aux deux devises cotées sur le MID (0,98 % par rapport à l’Euro et 15,5 % contre le Dollar)», indique-t-il avant d’ajouter qu’au niveau macroéconomique, l’ajustement à la baisse de l’Ariary, sans doute accentué par d’autres facteurs d’ordre conjoncturel, est encore dans la fourchette acceptable.

Le Gouverneur de conclure que d’une manière générale, le MID a réagi logiquement par rapport à l’évolution de l’Euro/USD sur le marché international : une dépréciation du dollar contre l’euro sur l’international implique une dépréciation de l’ARIARY par rapport à l’EURO et son appréciation par apport au USD.

Justice, enfin le mandat de dépot ne sera plus systématique

C’est une grande décision que le ministre de la Justice a prise la semaine dernière : le placement en mandat de dépôt ne sera plus décidé que dans des cas très graves, plus particulièrement dans le cas où le prévenu représenterait un danger pour l’ordre public. Jusqu’à présent, la mesure a été, en effet, prise quasi-systématiquement par le juge d’instruction dès qu’un quelconque soupçon pèse sur le prévenu. A un certain moment, il était d’ailleurs notoirement reconnu dans le milieu judiciaire que, quelle que soit la nature de l’affaire, les prévenus convoqués au bureau n°… étaient tous reconduits illico à la Maison d’arrêt d’Antanimora aussitôt après leurs auditions.

L’instruction donnée par le ministre Lala Ratsiharovala n’arrive pas trop tôt et doit être saluée à sa juste valeur en remettant le droit dans sa ligne originelle. Désormais, la présomption d’innocence sera la règle et la détention préventive l’exception, indique-t-on, à Faravohitra.

Jusqu’à présent, des milliers et des milliers de nos concitoyens ont souffert injustement de cette pratique de placement en détention prévention dont l’usage est tel qu’elle est soupçonnée, à tort ou à raison, comme l’une des sources de la corruption dans le monde judiciaire.

Dans son rapport 2006, sur les droits de l’homme à Madagascar, le Département d’Etat américain rapporte d’ailleurs qu’« en décembre, le Ministère de la Justice (malgache) a indiqué que 14.185 personnes, ou environ 70 pour cent de la population carcérale, étaient en détention préventive. Le mauvais système d’archives, le manque de ressources, et la difficulté d’accès aux endroits reculés de l’île ont entravé le monitoring des détenus en attente de leur procès. Malgré les protections légales, les détentions préventives ont souvent dépassé un an. Plusieurs détenus ont passé plus de temps en détention préventive que la peine maximale relative aux charges pesant sur eux (…). Les magistrats avaient souvent recours à un instrument appelé mandat de dépôt, par lequel les prévenus étaient détenus avant leur procès ».

Cette situation a été déjà soulevée sinon condamnée par les différentes associations des droits de l’homme et des organisations caritatives qui viennent en aide aux prisonniers. Lors de l’inauguration des locaux abritant l’Ecole nationale de la magistrature et du greffe, l’ambassadeur de l’Union européenne a centré son discours sur les inhumaines conditions carcérales à Madagascar. Après la récente visite du SG de l’ONU, qui est aussi très sensible sur ce genre de situation, la décision courageuse de Mme Ratsiharovala ferait suite aux pressions des bailleurs de fonds qui ne veulent pas mettre leurs sous dans les prisons malgaches préférant financer le développement.

Outre le problème fondamental de droit, l’assouplissement, voire la révision de la pratique du mandat de dépôt, viserait également la décongestion des lieux de détention. D’après le même rapport des Etats-Unis, « les conditions carcérales étaient dures et représentaient un risque pour la survie. Les 99 locaux pénitenciers du pays, prévus accueillir environ 13 000 prisonniers, contenaient 20 294 à la fin de l’année, selon le Ministère de la Justice. La prison d’Ambositra avait une capacité de 80 prisonniers mais en abritait 400. Une fois jugés, les prisonniers étaient tenus de payer un frais de tribunal avant d’obtenir leur jugement. Les prisonniers incapables de payer les frais étaient renvoyés à la prison, ce qui contribuait à la surpopulation. En moyenne, les cellules des prisons disposaient moins de 1 mètre carré par prisonnier, et le régime d’un prisonnier consistait en 100 grammes de manioc ou de riz par jour. Les familles et les organisations non gouvernementales (ONG), dont l’Aumônerie Catholique des Prisons, complétaient les rations journalières des prisonniers. Des chefs religieux et des ONG ont indiqué que le viol était courant dans les prisons et souvent utilisé par les gardes pénitenciers et d’autres prisonniers pour humilier des prisonniers ».

Dans cette double logique de respect du droit par la présomption d’innocence et de décongestion des prisons qui permettrait à l’Etat d’améliorer les conditions carcérales, la liberté sous caution telle qu’elle est appliquée aux Etats-Unis a été d’ailleurs débattue lors de la réunion tenue au ministère de la Justice. Aucune décision n’a été cependant prise face à la délicatesse du sujet : le principe pouvant être interprété, a priori, comme injuste car permet aux riches de se soustraire à la détention par le seul pouvoir de l’argent. Ce sujet fera certainement l’objet d’un grand débat avant une quelconque proposition de décision.

Par contre, il a été rappelé aux différents responsables que le décret portant organisation de la libération conditionnelle est déjà applicable. « La liberté conditionnelle peut être sollicitée par la personne condamnée ou par son conseil ou proposée par le chef d’établissement pénitentiaire (…). « Peuvent bénéficier d’une liberté conditionnelle, les conditions qui satisfont au temps d’épreuve énoncé à l’article 574 aliéna 2 du Code de procédure pénale :

les condamnés ayant accompli 3 mois de leur peine, si celle-ci est inférieure à 6 mois ;

les condamnés ayant accompli la moitié de leur peine, si celle-ci est supérieure à 6 mois ;

les condamnés ayant accompli 6 mois de leur peine, si celle-ci est inférieure à 9 mois lorsqu’ils sont en état de récidive légale ; les condamnés ayant accompli les deux tiers de leur peine, si celle-ci est supérieure à 9 mois lorsqu’ils sont en état de récidive légale ;

les condamnés ayant accompli 15 ans de leur peine, lorsqu’ils ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité ».

Cette disposition devrait permettre de libérer de nombreux prisonniers qui se sont assagis depuis et d’aérer les prisons.

Près du ministère, on précise que ces différentes mesures entrent dans le cadre de la réforme judiciaire. Aucun détail n’a été donné mais sur la seule base du rapport du Département d’Etat américain, il y a encore beaucoup à faire ne serait-ce qu’au niveau de la pratique. On relève par exemple certains passages tels que « bien que la loi stipule que des mandats d’arrêt doivent être obtenus dans tous les cas sauf ceux impliquant des courses-poursuites, des personnes étaient souvent détenues et emprisonnées sur la simple accusation d’une autre personne. Les prévenus jouissent généralement du droit à un avocat et le droit d’être informés des charges pesant contre eux, mais le gouvernement n’assignait un avocat que pour les prévenus indigents faisant face à des peines de plus de cinq ans d’emprisonnement (…) ; bien que la Constitution stipule l’indépendance de la justice, celle-ci était susceptible d’influence de l’exécutif à tous les niveaux et était parfois corrompu (…) ; la loi stipule la présomption d’innocence; pourtant, cette présomption d’innocence était souvent négligée. On n’avait recours au jury que dans les cas de litiges portant sur le travail. Un rapport publié en 2003 par Catholic Relief Services (CRS) a indiqué que les droits d’une personne accusée de crime étaient souvent violés, et qu’il y avait un “large fossé entre les lois ayant servi à protéger les droits de l’accusé et l’application de ces lois.” »

En fait, la réforme n’aboutira pas à la remise en confiance de la population en la justice si les moyens humains, matériels et financiers demeurent insuffisants. Le code de déontologie des magistrats qui a été publié en même temps que le texte sur la liberté conditionnelle, énonce les mesures nécessaires pour la mise en œuvre des principes régissant les devoirs et obligations mis à la charge du magistrat (indépendance, impartialité, intégrité, convenances, égalité devant la loi, compétence et diligence…). Entre l’énoncé et la réalité cependant, il y a parfois un décalage énorme que la réforme doit harmoniser pour harmoniser une justice crédible, pilier de l’Etat de droit.

La justice malgache et ses brebis galeux

Cour d’Antananarivo - Une dizaine d’avocats traduits en conseil de discipline
Au tribunal d’Anosy, on juge tout le monde.

“Une dizaine d'avocats seront traînés devant le conseil de discipline en juin”. C'est ce qui a été annoncé au barreau. Un élève magistrat est également condamné.
Emission de chèque sans provision, escroqueries à l'encontre des clients... tels sont les motifs d'inculpation qui pèsent sur ces membres du barreau. Des plaintes déposées par les victimes ont déclenché l'affaire.
Le bureau de l'ordre des avocats a fait savoir que certains d'entre eux ont déjà été suspendus de leur fonction pour les mêmes motifs et ont donc déjà été sujets à des mesures disciplinaires, “et les voilà qui recommencent”.
Par conséquent, avertissement, suspension voire radiation de l'ordre des avocats seront prononcées à leur encontre.

Ecroué.
“Un élève magistrat est écroué pour avoir détourné une somme de 125 000 000 ariary”. Cette infraction va lui valoir une peine de 2 ans de prison ferme et une amende de 126 000 000 ariary après le procès qui s'est déroulé au niveau du tribunal de première instance.
Pendant l'audience, on a appris que l'accusé aurait illicitement soustrait la somme dans la caisse de son ancien employeur. “Il l'a défalquée sur les soldes des employés”, se lamente le plaignant. L'élève magistrat doit également répondre à un autre chef d'inculpation : escroquerie d'un montant de 4 800 000 ariary.
Il importe de souligner que l'accusé fait partie des candidats reçus à l'école de la magistrature lors du dernier concours national. Fait remarquable : “les épreuves écrites et orales auxquelles il s'était présenté se sont déroulées pendant sa période de détention préventive”. L'accusé était donc dans une situation irrégulière puisqu'il n'a pas été autorisé à assister aux tests. En effet, il aurait dû bénéficier d'une liberté provisoire ou d'une autorisation spéciale émanant du juge pour pouvoir s'y présenter. Pour le moment, il peut recourir à d'autres instances pour contester la décision de la justice.
Ce n'est sans doute qu'une partie cachée de l'iceberg!!!

Tuesday, April 11, 2006

Il était une fois un 11 avril

















Bon anniversaire Joël

Monday, April 10, 2006

Des plages pas trop saines dans le sud de Madagascar

Toliara

La baie et le Grand Récif de Toliara

pollués par des bactéries d’origine fécale

Des études ont été effectuées dans la baie de Toliara ainsi que dans la région de Fort-Dauphin pour y évaluer la qualité de l'eau dans le cadre d’un projet de collaboration entre les universités de Toliara et de Stavanger, «Dialogue Nord Sud«. Trois ans d’études ont confirmé les soupçons des scientifiques en particulier, quant à la pollution de ces eaux, due à la défécation dans les baies et à la présence d’épaves de navires dans la baie de Fort Dauphin.





La baie et le Grand récif de Toliara contaminés par des bactéries d’origine fécale. A Toliara comme dans pratiquement toutes les villes côtières, les riverains utilisent la plage comme toilette publique depuis des générations. Les analyses effectuées deux fois par mois pendant 3 ans par une équipe de l’IHSM dirigée par Dr Christian Ralijaona sur la plage, le lagon et le Grand récif de Toliara ont ainsi permis de connaître l’étendue des conséquences de ces défécations. La présence de matières fécales associée à la destruction de l’écosystème récifal introduit des microorganismes potentiellement pathogènes (bactéries) et induit le développement de microalgues toxiques dans le milieu, ce qui provoque entre autres des Icam (Intoxication par Consommation des Animaux Marins) puisque ceux-ci se trouvent au début de la chaîne alimentaire.

Il ressort entre autres de cette étude que sur les 110 espèces de dinoflagellés reconnus responsables du phénomène d’eau rouge dans le milieu océanique, 37 espèces ont été recensées dans la baie de Toliara. Et sur les 51 espèces potentiellement toxiques, 21 y sont présentes. Concernant les germes d’origine fécale (coliformes, streptocoques et vibrion), on note leur présence tout au long de l’année dans les eaux et sédiments marins.



Protéger les coraux



Ces dinoflagellés toxiques ont pour terrain de prédilection les coraux morts ; argument supplémentaire pour protéger le récif afin de réduire la surface de prolifération de ces dinoflagellés. Rappelons qu’autour des récifs se développe tout un écosystème qui disparaîtra si les coraux meurent.

La protection du Grand récif de Toliara peut prendre plusieurs formes. Il faudrait ainsi réaménager la pêche sur les récifs, car les pratiques actuelles (piétinements du platier, retournement des blocs, prélèvements de massifs) détruisent irrémédiablement cet écosystème fragile. Il faut par ailleurs procéder à l’assainissement de la ville (incluant la plage) par une responsabilisation plus active des autorités (la voirie de la ville de Toliara), les différents services administratifs et les riverains afin qu’une prise de conscience naisse face aux dangers liés à la gestion des déchets d’une manière générale et au péril fécal en particulier et enfin sensibiliser la population aux conséquences de la déforestation en amont qui entraîne l’ensablement du lagon qui asphyxie les coraux.

Tous ces efforts sont à réaliser le plus rapidement possible dans nos agglomérations côtières, car la permanence de ces microalgues particulièrement dans la baie de Toliara est la preuve que la capacité d’autorégulation et d’autoépuration de l’écosystème du récif est dépassée.

Ce genre d’études nous permet de mettre le doigt sur un problème de Santé publique, qui risque de prendre de l’ampleur avec le développement anarchique des villes côtières qui se fait sans tenir compte de cet aspect hygiénique de l`occupation spatiale.

Il revient aux autorités de mettre en place les infrastructures afin d’améliorer la situation sanitaire de la ville en considérant toujours l'aspect environnemental. Mais il revient aussi à la population urbaine d’adopter de nouveaux comportements pour veiller à la qualité de son environnement et donc de sa Santé.

Thursday, April 06, 2006

Un seul être vous manque et..... il faut tout tuer même son propre fils

Surprise totale ces derniers temps à Mahajanga. Le corps d'un petit garçon d'environ deux ans a été trouvé sur la plage de Maroala.


Il était enveloppé d'un tissu et attaché. Selon les enquêteurs, le petit garçon serait décédé depuis deux à trois jours et le corps a été jeté à la mer après la mort. Cette découverte macabre a révulsé les Majungais. Comment peut-on assassiner un petit être sans défense?

Selon certains riverains, le petit garçon serait le fils d'une femme résidant à Antsahabingo. Son mari l'aurait quittée pour une autre femme et c'est ce qui l'aurait amenée à tuer son propre fils.

En tout cas, tous s’accordent à dire qu'un tel acte est innommable et le ou la coupable mérite la peine la plus sévère. L'instruction est en cours. Espérons que la vérité en sortira.

Wednesday, April 05, 2006

Qu'il est loin le XXI eme sciècle !!!

Un couple gérant un bar sis à Antohomadinika a failli être lynché par des riverains du quartier, lundi. La dame a accusé sa femme de chambre de lui avoir volé des sous-vêtements lesquels étaient rangés dans sa garde-robe.

Elle a retrouvé ses effets personnels dans le sac de son employée après une fouille méticuleuse. Interrogée, cette dernière a tout simplement répondu qu’elle les y a placés accidentellement.

La patronne, se sentant trahie par une employée qu’elle a toujours considérée comme une personne de confiance, a vite monté le ton avant d’ordonner à cette dernière de se plier à ses propres coutumes. Selon ses dires, dans sa terre natale, un voleur pris en flagrant délit doit être mutilé. Elle a donc imposé la même chose à la jeune fille comme punition pour lui avoir chipé ses effets personnels.

La femme de chambre n’a pas voulu s’exécuter immédiatement. Toutes les deux se sont ainsi disputées. La patronne a réussi à arracher une partie de la peau du doigt de son employée qui s’est mis à crier afin d’alerter les riverains. Ces derniers, à la vue du sang coulant de la main de l’employée, sont intervenus. Certains étaient furieux et ont cassé des objets au bar avant de pourchasser le couple, lequel a été obligé de quitter son domicile. Le couple n’y est pas encore revenu jusqu’à hier, tandis que la jeune fille a fait une déposition de plainte.

Mentalité malagasy ou mentalité malgache ?

.Parait il de mettre une ceinture de sécurité en voiture à Madagascar. D'ailleurs si on se moque des gens qui mettent leur ceinture, c'est qu'ils n'ont plus l'esprit gasy ! C'est pareil pour les casques de moto vu que seuls les vazahas le mettent à Tana. A Paris, il ne me viendrait jamais l'idée de prendre mon scooter ( pour vous dire que je roule en scooter ) sans casque, ni de conduire sans ceinture mais à Tana, adieu la ceinture et adieu le casque car je veux me fondre dans le paysage ! D'ailleurs, savez pourquoi les gens ne mettent pas de casques à Tana ? Il faut bien comprendre la psychologie malgache pour trouver la réponse: d'abord, ce n'est pas une question de moyens car quand on a un scooter ou une moto on peut s'offrir un casque made in china pour rien du tout. C'est tout simplement pour montrer qui on est sur le scooter ! et deux scooters qui se croisent à Tana, c'est une scène digne des western spaghettis : yeux dans les yeux !! C'est d'autant plus vrai si on est une fille car pas question d'abimer le brushing avec un casque ! Bref, pour éviter d'être pris au volant pour un vendu à l'esprit vazaha ou pour bien se faire voir en deux roues, on est donc prets a mettre de coté les règles de sécurité élémentaires. C'est ridicule mais comme ca qu'on avance à Mada ( si on avance ) !

Le Trano Gasy Vaovao ( TGV) avance tres lentement

Au pays du mora mora rien ne sert de courir...
Lancée au mois de septembre 2005 lors du dernier Salon de l’Habitat (4ème édition) au Palais des Sports de Mahamasina, l’exécution du projet de construction des logements sociaux connu sous le fameux sigle TGV ou « Trano Gasy Vaovao » patauge actuellement. Avant-hier, lors de notre passage à Iavoloha, la construction d’une vingtaine de logements dont le délai d’exécution prévu est d’un mois et demi, n’est pas encore terminée six mois après, alors que des « clients » ont déjà fait la commande lors de cette quatrième édition du Salon d’Habitat en remplissant la fiche d’inscription y afférente. Six mois après le lancement de ce grand projet, aucun logement n’est livré. Plus d’un s’interrogent alors sur ce qui se passe exactement au niveau du TGV. A en croire les propos d’un responsable que nous avons pu contacter lors de notre descente sur place, ce retard est dû aux problèmes d’approvisionnement en matériels de construction.
A Madagascar, ce ne sont pas idées qui manquent...mais les moyens techniques et financiers, c'est à dire autant rêver!!!

Monday, April 03, 2006

Réussir sa vie ou dans la vie ?



Un simple jeu de mot ? Pas du tout. En fait il existe une différence énorme entre réussir sa vie et réussir dans la vie, même que ce sont là deux choses totalement différentes comme nous allons le voir ensemble.

Jésus disait jadis qu’il était aussi difficile pour un riche d’entrer dans le royaume de Dieu que pour un chameau de passer par le chat d’une aiguille. Pourquoi donc ? Et en quoi la richesse pourrait-elle être un obstacle ? Serait-ce mal d’accumuler des biens matériels ?

Tout d’abord, Il serait important de préciser ici la pensé de Jésus qui était maître dans l’art d’illustrer avec une étonnante précision et une perspicacité hors du commun, différentes réalités de la vie humaine. Comprenons donc que le chat d’une aiguille, auquel faisait allusion l’homme de Nazareth, était une ouverture dans une muraille, donnant accès à la ville. Cette forme d’entrée, étroite et basse, en forme de pointe au sommet, avait pour but de ralentir considérablement l’accès à la ville, de manière à rendre les invasions pratiquement impossibles par des cavaliers. Or il faut comprendre ici que Jésus ne disait pas qu’il était impossible pour un chameau d’y passer, mais que l’opération était difficile. Car pour franchir ces seuils, les bêtes de grandes tailles devaient absolument s’agenouiller et être délestés de leur chargement si celui-ci s’avérait trop volumineux. Remarquable en symbolique !

Dans le cadre du parallèle qu’il traçait entre l’homme riche et le chameau, il est intéressant de comprendre que pour pouvoir accéder au royaume de Dieu, l’homme riche devrait lui aussi s’agenouiller, c'est-à-dire s’humilier et être délesté de sa charge, c'est-à-dire séparé de sa fortune. Durant une discussion avec un jeune homme riche, alors que ce dernier demandait à Jésus ce qu’il devait faire pour accéder au royaume de Dieu, Jésus lui répondit directement qu’il devrait Aimer Dieu par-dessus tout, manifester un respect profond pour autrui, se départir de sa fortune en la distribuant aux pauvres et le suivre.

En d’autres mots, il devrait absolument placer Dieu au centre de ses priorités, utiliser ses avoirs charitablement en en faisant bénéficier ceux qui étaient dans le besoin, et finalement suivre l’exemple de l’homme de Nazareth en plaçant l’amour au cœur de sa vie et en vivant dans la simplicité et l’humilité.

Or, le problème ne réside pas dans les biens proprement dits, car tous en ont besoin pour s’assurer un confort, une sécurité et une existence acceptable. Toutefois, il y a une marge entre veiller à se procurer le nécessaire et faire du matérialisme une priorité absolue, au détriment de sa croissance intérieure.

Ainsi, ceux qui font pratiquement une religion du capitalisme, en consacrant la majeure partie de leur temps, de leurs talents, de leur imagination et de leur énergie, à faire en sorte de toujours avoir plus d’argent, de luxe, de prestige et d’admiration, passent malheureusement à côté de l’essentiel. Pour parvenir à se distinguer, à réussir dans la vie, ils devront être prêt à faire les plus grands sacrifices, confinant souvent entre autres, leur divin Père, leur spiritualité et leur famille au dernier rang dans la répartition de leur temps et de leurs attentions.

Leur vie durant, ils accumuleront donc une pléiades de choses qu’ils devront éventuellement laisser derrière eux au moment de quitter leur enveloppe charnelle. Ainsi la majeure partie, sinon la totalité, de leurs acquis ne leur sera d’aucune aide dans le cadre de leur cheminement dans l’éternité.

Voilà ce que tentait de faire comprendre Jésus aux gens qui l’entouraient. L’homme vivant en société se voit contraint de choisir entre le matérialisme et la spiritualité. L’un comme l’autre apporte des retombées agréables, mais la différence réside principalement au niveau de la durée du bénéfice offert.

Regardons ensemble ces deux choix distincts qui s’offrent à nous encore aujourd’hui.

Réussir dans la vie

La société matérialiste qui nous entoure, s’est donnée comme mission première, de faire survivre le système économique en place et pour ce faire, elle doit s’assurer de maintenir un minimum de circulation d’argent. Or le moyen employé globalement consiste à créer une foule de besoins et de standards dans l’esprit des gens, de manière à ce que ces derniers se sentent en quelque sorte contraints de consommer, sans égard à leur propre intérêt.

Le principe élaboré est des plus simple. D’abord, l’argent est pratiquement présenté comme une vertu qu’il faut travailler à acquérir, ou plus encore comme un dieu qui mérite respect et vénération. Pour faire la promotion de ces valeurs sociales, un large éventail de modes, de produits et services, se voit systématiquement associé au bonheur, à la joie, au bien-être, au succès, à la santé et à la beauté par ceux qui en assurent la production et la mise en vente. L’idée sous jacente à la majeure partie des slogans publicitaires se résument en peu de mots : Si vous achetez nos vêtements, consommez nos produits ou faites appel à nos services, vous serez non seulement heureux et satisfaits, mais par surcroît, vous serez admirés et aimés. Autrement dit, si vous ne suivez pas les modes, si vous ne consommez pas nos produits ou si vous n’avez pas recours à nos services, vous êtes insatisfaits et vous le demeurerez tant et aussi longtemps que vous n’aurez pas fait affaire avec nous.

Une fois l’appât stratégiquement étudié et conçu, les experts du marketing s’occupent alors de propager le message à grande échelle, le plus fréquemment possible et de toutes les façons imaginables. À force d’être inondé par la sollicitation commerciale, le consommateur fini par se laisser tenter et tombe dans le piège. Étant alors momentanément réjouit par son geste de docilité et de soumission capitaliste, il s’empresse de s’en vanter autour de lui, incitant ses proches à en faire autant, si ils le peuvent, de sorte à se convaincre lui-même du bien fondé de son geste.

Évidemment, tous ne peuvent se permettre le même niveau de consommation, n’ayant pas le même revenu or pendant que certains exhibent fièrement leurs nouvelles acquisitions ou vantent l’agrément du nouveau service qu’ils utilisent, d’autres rêvent jalousement de pouvoir un jour en faire tout autant. Se dessine alors un fossé entre les consommateurs en fonction de leur revenu respectifs. Donc, une minorité peut se permettre du luxe et du superficiel, ayant peu ou pas de restriction au niveau de leur consommation, alors que les moins biens nantis financièrement ne peuvent que les envier. Or étant donné que l’envie est une forme de souffrance psychologique, on dit alors que les gens qui ne peuvent consommer librement sont malheureux.

Ainsi, le bonheur se voit faussement associé à la consommation de luxe et de superficialité. Autrement dit, pour être heureux il faut pouvoir consommer abondamment. De là à dire qu’une personne qui en est capable, a bien réussis dans la vie, il n’y a qu’un pas et ce pas, bien des gens le font allègrement à chaque jour.

Aux yeux d’un grand nombre, il est important pour ne pas dire essentiel de tout mettre en œuvre pour réussir dans la vie. Cela sous entend, faire en sorte de pouvoir éventuellement se payer la maison trop grande, la voiture de luxe de l’année, des vêtements griffés les plus dispendieux, de nombreux repas gastronomiques dans les restaurants les plus chics, des visites fréquentes dans les endroits prisés par le jet-set, des voyages dans les lieux les plus exotiques, etc.

Ceux qui parviennent à s’ajuster à ce standard sont vus comme des gens ayant bien réussis dans la vie alors que les autres sont souvent malheureusement vus comme des personnes ayant tout simplement échoués.

Pourtant il existe un grand nombre de gens ayant « assez bien réussis dans la vie », qui sont loin d’être heureux. Ils ont beau avoir l’admiration générale, le prestige, la maison, le chalet, la voiture, les bijoux, les cartes de crédit sans limite et les tous derniers gadgets, cela ne fait pas d’eux pour autant des gens authentiques, bien dans leur peau, épanouis, sereins, sages, réfléchis, emphatiques, appréciés, intéressants et en plein contrôle d’eux-mêmes. Et c’est justement là que se trouve la différence entre ces derniers et ceux qui ont réussis leur vie.

Réussir sa vie

Réussir dans la vie consiste à se distinguer à l’intérieur des balises matérielles fixées par un système dont la survie dépend directement de la consommation, alors que réussir sa vie se rapporte exclusivement au développement spirituel de l’individu.

Tout être incarné ici-bas se voit très tôt initié aux rudiments du savoir plaire. Il apprend entre autre, que pour être aimé, il doit dire et faire, non pas ce qu’il croit juste, mais ce que les gens attendent de lui. Ainsi, poussé par ses besoins viscéraux d’Amour, de tendresse et d’affection, il se crée malgré lui un personnage séduisant apte à favoriser son acceptation par le milieu où il évolue de manière à pouvoir y combler ses besoins par l’entremise d’un sentiment momentané d’appartenance conditionnelle. Sa vie durant il exercera son pouvoir de séduction et peaufinera son personnage en fonction de la pression qu’exerceront en lui ses besoins contextuels. Ainsi dilué dans l’essence même de son identité, il perdra graduellement contact avec sa réalité propre et deviendra peu à peu le fruit d’un système déshumanisant axé sur l’avoir et sur le paraître plutôt que sur l’être.

On lui enseignera qu’il importe de toujours agir de manière à être bien vu afin d’avoir droit aux bonnes grâces des gens. Dans certains milieux il sera d’avantage apprécié s’il sait faire preuve de soumission inconditionnelle et s’il apprend à user adéquatement de la flatterie plutôt que de manifester une autonomie de pensée et franchise ouverte. Dans d’autres milieux, il découvrira qu’il est plutôt avantageux pour lui d’endosser la peau d’un personnage rebelle, agressif, méprisant et immoral, au style quelque peu voyou afin de s’attirer la sympathie de l’entourage. Mais dans un cas comme dans l’autre, il adoptera graduellement une façon de penser, de parler et d’agir, contextuellement favorable à ses objectifs, qui détruiront lentement mais sûrement sa véritable identité profonde.

Ainsi, nonobstant le niveau de popularité, le prestige, le confort et la réussite acquise dans sa vie, l’être déformé par le rôle se verra avec le temps, enchaîné par le personnage et finira tôt ou tard par en souffrir. Ne sachant plus qui il est ni ce qu’il doit faire pour se débarrasser du mal d’être et de l’insatisfaction quasi chronique qui le rongent, il tentera bien souvent d’adoucir la souffrance intérieure qui le ronge douloureusement et d’alléger ce fardeau qui l’écrase jour après jour en se vautrant dans l’alcool, les drogues, le jeux, le sexe ou le luxe. Mais ce sera en vain car les carences profondes de son âme, de son individualité proprement dites demeureront toujours présentes et inassouvies.

Or même s’il a, aux yeux de la majorité, apparemment bien réussis dans la vie, en fonctions évidemment des normes matérielles établies par le système social superficiel de consommation, dans les faits, cette personne aura totalement ruiné sa vie en causant son propre malheur et bien souvent celui de son entourage direct.

Il s’agit là d’une réalité vécue par un grand nombre de gens qui ayant acquis une certaine notoriété temporairement enviable à court terme, se retrouvent à plus long terme, intérieurement fissurés, fragmentés et isolés par leur personnage dans un monde où ils se sentent bien souvent malheureux et incompris.

Réussir sa vie n’a donc rien à voir avec la notion superficielle et matérielle qu’illustre l’expression « réussir dans la vie ». Pour réussir sa vie, l’être doit, contrairement à la tangente populaire, d’abord se départir des illusions et des valeurs sociales imposées pour découvrir ce qu’il est au plus profond de lui-même. Ensuite il doit assumer son développement intérieur et s’efforcer d’être, en tout temps et en toute chose, plutôt que de paraître. Durant ce long processus d’éclosion qui ne s’achève qu’à la mort du corps, l’individu prend peu à peu conscience de ses forces et de ses faiblesses et fait graduellement connaissance avec ses impulsions animales, la superficialité des valeurs sociales basées presque uniquement sur les apparences, ainsi qu’avec ses besoins réels. Confronté dès lors à sa propre réalité, il apprend à contrôler ses instincts et à dominer sa soif de grandeur, de pouvoir, de prestige et de domination. Il s’assume pleinement en tant qu’être unique et évite de se laisser corrompre dans sa personnalité propre par les influences de toutes sortes qui l’assaillent de toutes parts, tout au long de sa vie. Travaillant quotidiennement sur son caractère et cultivant en lui l’Amour, la douceur, la sagesse, l’empathie, la charité, le pardon, la tolérance, l’honnêteté, la franchise, l’humilité, le respect de lui-même et d’autrui, la simplicité, la retenue et l’authenticité, il devient lentement mais sûrement un être entier, spirituel, intègre et pacifique, capable de vivre en harmonie avec son créateur, avec l’univers dans son ensemble, avec la nature, avec les autres et avec son propre corps.

Apparemment idéaliste comme objectif, cet accomplissement pourtant bien réaliste et possible, demeure néanmoins le travail de toute une vie. Toute personne ayant choisi de cheminer en ce sens pourrait témoigner de la somme importante de persévérance et d’efforts requis. Mais comme je le précisais plus tôt, la graduation clôturant cet apprentissage ne survient qu’à la toute fin de l’existence terrestre. Or comment une personne peut-elle procéder à une évaluation juste lorsqu’il est question de savoir si elle est parvenue à réussir sa vie ? C’est bien simple. Il n’a alors tout bonnement qu’à se comparer. Non pas avec les autres, mais avec lui-même, avec ce qu’il était jadis. S’il peut constater une amélioration sur le plan du caractère, s’il peut honnêtement voir un progrès dans sa façon d’agir, de réagir, de penser et de parler, s’il peut noter des changements positifs au niveau de sa patience, dans sa façon de percevoir et de traiter les autres, ou dans sa manière de gérer ses impulsions négatives telles la frustration, la colère, l’envie, la jalousie, la possessivité, si sa maturité à fait de lui un individu plus sociable, plus aimable, plus tendre, plus enclin à tenter de comprendre autrui plutôt qu’a juger, plus ouverte d’esprit, plus modérée dans ses prétentions, plus terre à terre dans ses rêves, plus rationnel dans ses raisonnements, autrement dit, plus humain et en meilleur contrôle de lui-même, alors il peut se dire qu’il est véritablement sur la bonne voie conduisant à l’accomplissement personnel.

Celui qui s’engage sérieusement sur ce chemin, ne peut que réussir sa vie, peu importe le niveau de progrès qu’il aura atteint au moment de conclure son passage temporaire sur terre, car le principe n’est pas d’atteindre un degré de perfection qui n’existe en ce monde qu’au niveau théorique, mais bien d’utiliser intelligemment le temps qui nous est alloué pour croître, pour grandir, pour maturer spirituellement parlant, en apprenant à privilégier le réel plutôt que l’illusion et l’authenticité plutôt que la personnification, en apprenant à cultiver l’amour plutôt que l’ego, en cherchant à accumuler les vertus plutôt que les biens matériels et en saisissant toute opportunité qui nous est offerte par la vie de découvrir et de comprendre les diverses subtilités composant la réalité humaine, c'est-à-dire, notre réalité cosmique. Voilà en quoi consiste la véritable croissance.

Pour y parvenir, il n’est point nécessaire d’avoir, de posséder, d’acheter ou de consommer. La pauvreté n’est pas même un obstacle, mis à part la pauvreté de cœur. Le confort autour de soi ne peut rivaliser avec les bienfaits du confort en soi. Être utile ne peut se comparer à bonheur, d’être aimé véritablement et profondément, non pas pour ce que l’on fait ou pour ce que l’on prétend être, mais simplement pour ce que l’on est réellement. Acquérir des biens et de l’argent ne peut remplacer les bienfaits d’acquérir de la sagesse. Être respecté par crainte ou par peur ne peut équivaloir au bonheur d’être apprécié par amour.

La liste pourrait ainsi s’allonger sur de nombreuses pages, mais l’essentiel du principe est simple, les apparences sont généralement fort différentes de la réalité. Celui qui choisit de paraître, s’il y parvient, risque de gagner l’admiration, l’adulation et la crainte de ceux qui ne voient guère au delà des apparences et d’attirer à lui les gens suffisants, flatteurs, opportunistes, profiteurs, hypocrites, menteurs et manipulateurs qui se complaisent dans la critique, qui aiment la zizanie, qui prennent plaisir à fomenter le trouble et les dissensions, qui se complaisent dans l’illusion de connaissance, qui aiment se croire supérieurs aux autres et dont la morale est aussi élastique que la conscience. Ils lui témoigneront un amour apparent mais surfait en espérant, d’une façon comme d’une autre, tirer profit de cette relation intéressée et calculée. Cela aura pour effet de faire naître en lui de nombreuses désillusions, d’amères déceptions, de la frustration, de la colère, de l’anxiété, de l’inquiétude face à l’avenir, de l’impatience, de l’amertume, de l’insatisfaction persistante, en plus du sentiment marqué d’être généralement incompris et d’une crainte quasi constante d’être trahis ou de perdre la reconnaissance populaire.

En contrepartie, l’être authentique croît en sérénité en confiance et en contrôle de lui-même. Les gens qui recherchent sa présence, apprécient et partagent généralement les valeurs véritables et durables qu’il cultive en lui et apprécient sa présence pour l’authenticité qu’il incarne, pour la sensation de paix et d’harmonie qui est palpable autour de lui, pour la franchise, la sincérité, la sagesse et le respect qu’il manifeste au quotidien, pour l’empathie et la grandeur d’âme qui le distingue, pour l’humilité qui le caractérise, pour le charisme qu’il dégage et pour l’amour qu’il témoigne aux gens.

C’est là toute la différence entre ces deux réalités distinctes. Maintenant, à vous de décider pour vous-mêmes s’il vous est préférable d’établir vos priorités de sorte à investir temps et efforts pour réussir dans la vie, selon les normes sociétaires ou si vous n’auriez pas plutôt intérêt à privilégier avant tout, votre cheminement intérieur en accumulant des trésors que les voleurs, la rouille et les vers ne pourront vous enlever, et ainsi réussir votre vie et savourer éternellement tous les bienfaits profonds et durables qui découlent d’un tel choix.

À VOUS DE CHOISIR !

Comment rester jeune plus longtemps ?



Notre espérance de vie ne cesse d'augmenter. Reste à garder la forme. Si on ne peut pas stopper le vieillissement, on peut le ralentir grâce aux progrès de la médecine et à la prévention.
On ne sait pas quelle est la longévité maximale de l'homme. Jusqu'à présent, le record est de 122 ans. L'espérance de vie a doublé en moins d'un siècle. Et, aujourd'hui, chaque Bébé qui naît a une chance sur deux de devenir centenaire!
Chez les hommes, les éléments vieillissant sont les cheveux gris, les rides la calvitie. Mais plus étrange et aussi du au taux de cholestérol et d’hémoglobine, stress.


LES PILULES MIRACLES

Le VIAGRA : la petite pilule bleue (citrate de sildénafil) du laboratoire Pfizer a été essayée au moins 1 fois par 300.000 français. Elle est destinée aux hommes qui ont des troubles de l'érection (quel que soit l'âge). Viagra n'est ni une hormone, ni un aphrodisiaque, si le problème vient du manque de désir, le Viagra ne sert à rien. D'autre part, le Viagra ne doit pas être prescrit aux gens souffrant de maladies cardio-vasculaires, ni à ceux qui prennent certains médicaments.
Quel est le taux de réussite de Viagra :Les dernières analyses cliniques sponsorisées par Pfizer comprenaient 654 hommes. Après avoir pris Viagra, 54% des participants ont eut un rapport sexuel avec succès à la première tentative. 86% des hommes y sont parvenus après 8 tentatives.

La MELATONINE : est une hormone liposoluble et hydrosoluble sécrétée par une petite glande du cerveau, l'EPIPHYSE. Les niveaux de Mélatonine sont très abondants chez les enfants, diminuent dès la puberté et baissent ensuite régulièrement, de plus de 90%, jusqu'à l'âge de 70 ans. Parée de toutes les vertus, elle n'a prouvé sont efficacité que sur le sommeil ( Jet Lagen ) accélérant la phase de l'endormissement et en permettant des phases de sommeil profond. Certains aliments en renferment des traces, qui se mesurent en picogrammes, soit en millièmes de milliardième de gramme. Il y a notamment : le gruau, le maïs sucré, le riz, ...

Le PROPECIA : lancé début 99 pour lutter contre la calvitie masculine lorsqu'elle est légère. Il n'agit pas sur l'alopécie féminine et il est même contre indiqué chez la femme en raison de malformations de foetus pendant la grossesse. Son principe actif, le FINASTERIDE, inhibe la conversion de l'hormone mâle testostérone en dihydrotestostérone (DHT). La DHT est l'hormone responsable de la calvitie. Le Propecia doit être pris à vie. Selon des chercheurs des laboratoires de Merck, qui l'ont mis au point, le Propecia n'empêchera pas le front et les côtés de la tête de se dégarnir de cheveux, si vous arrêtez, la calvitie revient. Et puis il y a les effets secondaires : baisse de la libido, troubles de l'érection...

La PREGNENOLONE : est une hormone fabriquée par l'organisme à partir du cholestérol et qui peut se transformer en cortisone ou en DHEA . A 15-16 ans, le niveau est très élevé mais diminue ensuite fortement pour atteindre son plus bas niveau à 36-37 ans. Les premières études sur l'homme datent de 1944 et avaient mis en évidence son rôle contre la fatigue. Un demi siècle plus tard aux USA, le Dr Roberts faisait ressortir l'effet positif de cette hormone sur la mémoire, étude à nouveau confirmée par une équipe française à la même époque. Malheureusement, tous les tests jusqu'ici ont été réalisés sur les animaux (rats, souris,...), rarement sur l'homme ; ceux menés aux USA (université de St Louis) relatif aux effets de ce médicament sur des personnes âgées auraient mis en évidence des effets différents sur la mémoire de l'homme et de la femme. Cette molécule influencerait favorablement sur la mémoire spatiale chez l'homme et sur la mémoire verbale chez la femme. Les effets secondaires ne sont pas encore connus mais devraient se révéler dangereux du côté vasculaire.

La DHEA : La DHEA, déhydroépiandrostérone, est l’hormone stéroïde la plus abondante dans l’organisme humain. De faibles niveaux de DHEA sont associés au vieillissement et à certaines maladies. En particulier, des déficiences en DHEA ont été reliées à des dysfonctionnements immunitaires, des inflammations, un plus grand risque de certains cancers, des maladies cardiaques ou à l’ostéoporose. la DHEA n'est pas un médicament, en France elle doit cependant être prescrite par un médecin. Les pharmaciens ont le droit d'en faire des préparations magistrales, mais il leur appartient de vérifier la bonne qualité du produit qu'ils préparent.

LES OLIGOELEMENTS

Le Bore : prévient, décalcification et déminéralisation osseuse. Il enlève aussi le taux de testostérone et améliore la masse musculaire chez l'homme ; athlètes et culturistes fréquemment. Le Bore est présent dans la majorité des fruits et légumes mais absent de la viande et des produits à base de viande.

Le Calcium : Prévient l'ostéoporose et préserve la santé de la peau. Il permet au corps de métaboliser le fer, prévient certains cancers, et les maladies cardiaques,... Des études récentes ont démontré que nous ne consommons qu'environ 1/3 de nos besoins en calcium. Sources de calcium : lait, fromage, produits laitiers, oeufs ....

Le Cuivre : Oligoélément capital pour la production de collagène, déterminant pour la santé de notre ossature, du cartilage et de la peau. De plus, c'est un antioxydant qui nous protège des radicaux-libres. Sources : fruits, huîtres, crustacés, noix, légumes, rognons.

Le Manganèse : Indispensable aux oestrogènes et à la structure osseuse et nécessaire à la synthèse des protéines des cellules. Le Molybdene un antioxydant nécessaire à la santé, que l'on trouve dans les oeufs, les moules, haricots, céréales, légumes secs. Le Sélénium oligoélément important, c'est un des nutriments les plus essentiels à notre santé et un antioxydant très important. Il protège la peau et les cheveux et freine les effets du vieillissement ; ses vertus sont multiples. On en trouve dans le son, le germe de blé, pain complet ...

Le Silicium : joue un rôle important dans la formation des tissus conjonctifs, des os, de la peau et des ongles. Il est déterminant dans la prévention de l'ostéoporose car il facilite l'assimilation du calcium par les os. On en trouve dans les céréales, légumes, fruits de mer.

Le Zinc : indispensable à l'activation de plus de 200 enzymes de notre organisme. C'est lui aussi un antioxydant qui prévient les effets de dégénérescence liés au vieillissement. Mais ses propriétés sont bien sûr plus étendues. On en trouve dans la viande, les huîtres, les champignons, oeufs, levure de bière,....

Les substances antioxydantes :(les vitamines A, C et E , le sélénium et le zinc), qui ralentissent le phénomène d’usure des articulations le calcium, le silicium, le manganèse et le soufre, qui participent à la synthèse du cartilage articulaire les acides gras polyinsaturés, notamment l’acide gammalinolénique (dont les huiles de bourrache, pépins de cassis et onagre constituent les meilleures sources) et l’EPA (dont les huiles de chair de poisson sont gorgées), ainsi que les vitamines B (surtout la B3, la B5 et la B6), qui combattent les processus inflammatoires.

L'étude "Val-de-Marne", la plus représentative de tous les âges, montre que 40% de la population présente un risque élevé de déficience pour au moins une des vitamines ou un des minéraux étudiés.
- Les femmes en âge de procréer, pour le Fer, Zinc, Magnésium, Cuivre, les vitamines B1, B6, C, A, E
- Les enfants pour le Fer, Zinc, Cuivre, les vitamines A et E
- Les sujets âgés pour le Zinc, Cuivre, Magnésium, les vitamines B1, B6, A et E
- Les adultes de sexe masculin pour les vitamines B6, C, A et E

Vivre vieux c'est bien mais bien vieillir c'est autrement meilleure. Il suffit d'avoir dès maintenant les bons réflexes : un peu de sport, une alimentation saine, un entourage agréable et essayer fréquenter des gens rigollots. Fuyez le stress comme la peste évitez les fumées de tabac, évitez les disputes sans lendemain. Inondez votre famille de bonheur, de sourire, de gentillesse, de mots doux. Ne prenez pas trop à cœur votre travail, car la retraite est encore loin et n’oubliez pas que celui qui veut voyager loin doit ménager sa monture.