Wednesday, July 03, 2013

Arrivée de Ravalomanana ce jour : Les chefs militaires et Andry Rajoelina demandent le report

L’ancien président rate pour la énième fois sa rentrée au pays. Andry Rajoelina et les chefs militaires s’y opposent.
Finalement, l’ancien président Marc Ravalomanana ne débarquera pas cet après-midi à l’aéroport international  d’Ivato à 14 h 10mn  à bord d’un vol de la compagnie sud-africaine Airlink. D’après nos sources, le nom de l’exilé d’Afrique du Sud a figuré hier dans la liste des passagers d’Airlink. Mais dans la soirée, alors qu’ils venaient d’assister à une importante réunion au Palais de Mahazoarivo, les chefs  militaires de la Transition auraient signifié à la compagnie aérienne sud-africaine qu’ils ne peuvent pas assurer la sécurité de Marc Ravalomanana s’il arrive aujourd’hui.  Ces chefs militaires de la Transition demandent ainsi le report du retour de l’ancien président qui a déjà eu hier son billet en main. Selon nos indiscrétions, c’est Andry Rajoelina qui s’oppose au retour au pays de son rival pour assister à la conférence au Sommet que le FFKM envisage de débuter aujourd’hui. Quant à la réunion de Mahazoarivo, elle s’est tenue entre le premier ministre Omer Beriziky, des chefs militaires de la Transition et le FFKM représenté par le Mgr Odon Arsène Razanakolona.
D’Andohalo à Ivato. La réunion de Mahazoarivo s’est penchée sur la préparation et l’organisation de la conférence au sommet qui devrait commencer aujourd’hui par un culte à l’église catholique d’Andohalo. Ce culte débutera à 9 h. Tout le monde est invité à ce culte qui sera présidé par les quatre chefs d’églises du FFKM. Après Andohalo, les participants qui sont invités à la fameuse conférence au Sommet rejoindront le Centre de Conférences Internationales d’Ivato où Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Zafy Albert devraient être mis face à face pour débattre des solutions à la crise actuelle. D’après nos sources, les trois anciens présidents et le président de la Transition auraient reçu leurs invitations hier. Mais, au moment où nous mettons sous presse,  plusieurs paramètres indiquent que la conférence au Sommet tant rêvé par le FFKM ne pourrait pas avoir lieu comme prévu. L’absence de Marc Ravalomanana, principal protagoniste de la crise, compromet déjà le projet du Mgr Odon Arsène Razanakolona et consorts. D’ailleurs, le premier ministre Omer Beriziky et les chefs militaires de la Transition qui se sont réunis hier à Mahazoarivo auraient jugé inopportune la tenue de cette conférence au sommet.
Recueillis par RAJAOFERA Eugène de  Midi Madagascar

Nouvelle Transition
Le projet du FFKM compromis
Le carré d’As du FFKM réusira-t-il à gagner la partie ?
Le carré d’As du FFKM réusira-t-il à gagner la partie ?
L'initiative du Conseil chrétien des Églises semble mal partie. À quelques heures de l'ouverture de la Conférence au sommet, la présence de Marc Ravalomanana est incertaine alors qu’Andry Rajoelina a décliné l'invitation.
Le FFKM fonce tête baissée. Après avoir préparé dans une grande discrétion la Conférence au sommet entre les quatre grands acteurs de la crise, le Conseil chrétien des Églises (FFKM) ouvre ce matin, à 9 heures, la réunion par un culte qui sera célébré à la cathédrale d'Andohalo. Par la suite, les participants devraient se rendre au Centre de conférences international d'Ivato où la conférence se déroulera à huis-clos.
Les principaux intéressés seront-ils tous là La question est de taille et rien n'est moins sûr, en particulier concernant ceux qui tiennent le rôle principal.
Pour Marc Ravaloma­nana, dont l'arrivée était annoncée sur certaines chaînes pour ce matin, le flou entoure sa présence. « Pour l'instant, on n'en sait rien. Les négociations entre le FFKM et les forces de l'ordre continuent », confie Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès et chef de délégation de la mouvance Ravaloma­nana, dans la soirée.
Selon une source autorisée, le nom de Marc Ravalo­manana aurait figuré dans la liste des passagers du vol en provenance d'Afri­que du Sud, ce jour, mais les chefs militaires ont signifié à la compagnie que les forces de l'ordre n'assurent pas la sécurité du vol et la compagnie a enlevé son nom. Un baron de la mouvance Ravaloma­nana ne désespère pas et évoque la possibilité de la venue de son patron à bord d'un vol privé. « Les dirigeants de la SADC sont au courant de l'initiative du FFKM », souffle-t-il.
Une source proche du FFKM renie l'existence de négociation tout en précisant que le Conseil des Églises informe les forces de l'ordre de la situation et demande leur collaboration.
Le carré d'As du FFKM s'est réuni, hier soir, à Ambatoroka. L'un d'entre eux s'est, ensuite, rendu à Mahazoarivo où des hauts responsables des forces de l'ordre se trouvaient avec le Premier ministre, Omer Beriziky. Aucune information n'a filtré de cet entretien.
Vrai défi
Quant à Andry Rajoelina, il a quasiment décliné l'offre. « Une telle réunion nécessite des échanges francs au préalable », a-t-il souligné dans une déclaration remise à la presse, hier soir. « Le président de la Transition rappelle sa disposition à dialoguer », rajoute le communiqué avant de préciser les limites de celle-ci.
Andry Rajoelina soutient que l'élection reste la seule voie de sortie de crise et que tous les efforts devront converger vers l'organisation des scrutins prévus par la Feuille de route et qui ne devraient pas étendre davantage la Transition. Une allusion claire à l'intention du FFKM qui concocte depuis le début de sa consultation, le 15 avril, une nouvelle Transition co-dirigée par Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.
Un projet confiné dans un document de neuf pages intitulé « Feuille de route réparée et améliorée » qui sera la base de discussion à Ivato. Dans ce document, la clé de répartition des postes ministériels a déjà été définie entre les quatre mouvances de même que les quatre institutions de la Transition. Les dates des élections y figurent également. Le référendum constitutionnel ouvre le bal, le 25 août.
Autrement dit, un projet qui va à l'encontre du processus de sortie de crise de la Communauté internationale qui s'en tient à la Feuille de route et aux élections. « C'est un véritable défi à la Communauté internationale », commente un proche du camp Rajoelina. « Le FFKM infantilise la population avec ce projet qui remet tout à plat et qui anéantit tous les efforts consentis jusqu'ici. On va encore perdre du temps dans les discussions et les surenchères. La population risque de ne plus pouvoir supporter une prolongation », renchérit un membre du Conseil supérieur de la Transition.
La Conférence au sommet démarre, ainsi, dans la confusion et risque d'être tuée dans l'œuf malgré la présence annoncé des « figurants », Didier Ratsiraka et Albert Zafy, pour le décor.
Herisetra de l'Express de Madagascar


Tuesday, July 02, 2013

Affaire Ratsimandrava, dossier clôturé par Andry Rajoelina.....pourquoi?





Ratsimandrava: un assassinat inutile


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RATSIMANDRAVA
Il y a 38 ans, le 11 février 1975, le colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava tombait sous les balles d’un commando dirigé par Zimbo lui-même tué au cours de cette embuscade à Ambohijatovo Antananarivo. L’heure n’est donc plus à se demander QUI a tué Ratsimandrava mais POURQUOI l’a-t-on assassiné ? Depuis fort longtemps, j’ai toujours plaidé pour un complot à base d’intérêts plus économiques que politiques. Certains avancent des noms. Voici ma propre thèse. Ma « fiction » serait-elle conforme à la réalité de l’époque ou bien Ratsimandrava n’aura été qu’un martyre de plus ? Voire...

Pas un mystère mais une conspiration

En 1975, il n’y avait pas de portables ni Internet donc pas de communications ni d’informations en temps réel. En ce temps-là, tout était quasiment permis avec cette culture malgache qui n’admet pas que l’impossible puisse se produire (le cas du Rova incendié en 1995 cassera cette croyance). Personnellement, c’est à Paris, alors jeune étudiant de 21 ans, que j’ai entendu l’assassinat de Ratsimandrava, grâce à Rfi. Ce qui suit est ce que j’ai écrit dans le quotidien Madagascar Tribune du 12 février 2004. 11 février 1975-11 février 2013. Cela fait 38 ans que le colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava, chef de l'Etat et du gouvernement malgache et ministre de la Défense nationale et du Plan - après que le général Gabriel Ramanantsoa lui ait remis les pleins pouvoirs, le 5 février 1975 -, a été froidement assassiné. Eléments de réouverture du dossier.

Devoir de mémoire
Les bras armés de cette élimination physique sont des membres d'un commando formé d'éléments du groupe mobile de police (GMP) dont le tristement célèbre Zimbo tué lors de l’embuscade à Ambohijatovo. Actuellement, la question ne doit plus être : qui a assassiné Ratsimandrava mais POURQUOI l'a-t-on assassiné ? Qui avait intérêt à le faire disparaître de manière aussi rapide et durable ? En fait, des tas de personnes et personnalités étaient gênés par sa présence au sommet de la Nation. C'est pourquoi, c'est sans ambages que nous osons écrire que conspiration il y avait. Nous tenons à signaler que nous n'avancerons que des hypothèses glanées à travers des investigations minutieuses, sans fioriture. Il s'agit, ici, d'un devoir de mémoire, pour que le dossier Ratsimandrava ne soit jamais fermé.
L’affaire JFK
Nous prendrons, comme référence de base, le “cas” du président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, assassiné à Dallas, le 22 novembre 1963. Le Terrien moyen ne saura jamais l'exacte vérité, étant donné qu'il s'agissait d'un complot à l'intérieur même de hautes sphères américaines. Par ailleurs, peu de gens, en Amérique et de par le monde, croient que l'assassinat de son frère, le sénateur Robert "Bob" Francis Kennedy, ait été une "coïncidence"... En effet, en 1968, Bob Kennedy se présente aux primaires, afin d'être candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis contre Lyndon Baines Johnson qui assura la transition. Il remporte la victoire aux primaires en Californie, ce qui le conduisait tout droit à la candidature. Mais il se fait assassiner le 5 juin, le soir de sa victoire par Sirhan-Sirhan. Le film "JFK" (1991) d'Oliver Stone fait allusion à tous ces faits, à travers la réouverture du dossier Kennedy, au péril de sa vie, par le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison. "La plus grosse conspiration que l'Amérique n'a jamais connu", où sont impliqués la Cia, le Fbi, la mafia, les républicains, le bloc communiste de l'époque, les Cubains, jusqu'au président Lyndon Baines Johnson qui succèdera à Kennedy jusqu'en 1968 (co-listier démocrate de celui-ci en 1961, Johnson a été réélu en 1964 mais ne s'est plus présenté en 1968. Il décède le 22 janvier 1973).
Trop de groupes de pression...
Pour Richard Ratsimandrava, il est aussi impensable qu'une seule personne ait pu décider de son élimination. Mais quel était le MOBILE ? A la suite de cet horrible assassinat, a été créé un comité national de direction militaire (Directoire) présidé par le général Gilles Andriamahazo. Ci-après les diverses hypothèses à réétudier. Première piste : nommé à la tête de la gendarmerie, Ratsimandrava a commandé la répression contre l’insurrection paysanne d’avril 1971 dans le Sud de l’île, sous l’impulsion de Monja Jaona, leader charismatique du parti MONIMA et père du candidat du 3 décembre 2006 Monja Roindefo. Les médias français avaient alors parlé de « jacquerie »… Seconde piste : nommé ministre de l’Intérieur du gouvernement Ramanantsoa, Ratsimandrava avait élaboré la doctrine du "fokonolona" comme seul cadre institutionnel et économique possible du développement à Madagascar, avec malgachisation de l'économie sans inégalité et décentralisation des pouvoirs. Il y avait même une émission spéciale explicative à ce sujet sur les ondes de la radio nationale. Troisième piste : depuis la colonisation, était ancrée dans les esprits la notion que le président de la République malgache ne pourra jamais être un originaire des hauts-plateaux. Ratsimandrava l'était, mais de la caste "Hova" comme le Premier ministre Rainilaiarivony... Quatrième piste : du long procès -une mascarade- qui se déroula sous le Directoire militaire, aucune lumière n'a été faite sur l'assassinat de Ratsimandrava. A cette époque, le général Roland Rabetafika avait déclaré : "L'assassin n'est pas présent dans cette salle...". A ce procès, Philibert Tsiranana (ancien chef d'Etat), André Resampa (ancien ministre de l'Intérieur et Vice-premier ministre) et Bréchard Rajaonarison (commandant du GMP ayant fait une reddition) étaient parmi les inculpés de "gros calibre". Ils seront tous acquittés. Cinquième piste : parmi les membres de ce Directoire militaire, qui a succédé à Ratsimandrava, après la période transitoire ? Et de quelle manière ? Aucun mystère à ces sujets...
Assassiné pour rien ?
Le 21 décembre 1975, le Directoire militaire est remplacé par un Conseil supérieur de la révolution (CSR). Actuellement, ceux qui ont vécu à l'intérieur même de cette "affaire" se comptent sur les doigts de la main, n'étant pas tous morts de façon naturelle... Bref, beaucoup trop de groupes de pression ayant d’énormes intérêts, financiers surtout, pouvaient souhaiter voir Richard Ratsimandrava disparaître, craignant de voir leurs intérêts fortement remis en question. Actuellement, le paysage politico-social a beaucoup changé à Madagascar. Il existe sûrement, quelque part, des gens ayant des débuts de réponse précis pour axer de nouvelles recherches sur une des pistes citées. Mais oseront-ils se débarrasser de leur lourd secret pour ne pas l'emporter dans leur tombe ? Une chose est sûre alors : 32 ans après, leur silence indique que des risques mortels subsistent encore et toujours. Quoi qu’il en soit, en cette année 2007, beaucoup de personnes impliquées directement ou indirectement par cet assassinat sont décédées depuis. Et, avec la nomination du général Charles Rabemananjara au poste de Premier ministre, il apparaît que Richard Ratsimandrava aura été assassiné pour rien. En effet, sous-lieutenant en 1975, le PM Rabemananjara, déjà originaire des hauts-plateaux fait partie du corps de la gendarmerie, comme Ratsimandrava dont la doctrine du développement à partir « fokonolona » et du « fokontany » est devenue une priorité, le fer de lance du développement. Grosso modo, il s’agit de faire participer les habitants des 17.500 « fokontany » (quartiers) de Madagascar dont les chefs, nommés et non plus élus, dépendent désormais du Président Marc Ravalomanana qui est originaire des hauts-plateaux également et entame un second mandat. Quant aux intérêts économiques de la France, malgré leur place de n°1, avec 600 entreprises tous secteurs confondus, ils commencent durement à être malmenés par ceux des Anglophones et des Chinois. A ce stade, à qui profite ce crime en ce IIIème millénaire . 
DIDIER RATSIRAKA
Un président "référendaire" a qui ce crime a longtemps profité
Le 11 février 1975, moins de deux heures après l'assassinat du Colonel Richard Ratsimandrava, un Directoire militaire composé de 18 officiers, issus des différents corps de l'armée, est créé pour combler le vide au sommet de l'État. Cette même institution cautionnera, quatre mois après, le 15 juin 1975, la prise de pouvoir du capitaine de frégate Didier Ratsiraka par un vote "secret" de ses membres.
Bien que ne faisant plus partie du gouvernement constitué par le colonel Ratsimandrava en février 1975, Ratsiraka (ancien ministre des Affaires étrangères sous Ramanantsoa avec le grade de capitaine de corvette) devint membre du Directoire militaire au sein duquel il était le seul homme politique expérimenté qui pouvait prétendre avoir un soutien populaire et une réputation nationale. Il faut avouer que ce brillant officier s'était préparé, depuis fort longtemps, en France, à accéder au pouvoir mais il a perdu de vue qu'il faut aussi savoir gérer ce pouvoir...
A l'époque, sa stratégie, très militaire, consistera à former autour de sa personne, dans le Directoire militaire, un groupe "socialiste" et indépendant et à essayer de neutraliser, tant à sa gauche qu'à sa droite, ceux qui peuvent s'opposer à lui ou le concurrencer pour le pouvoir. Ayant ainsi rassemblé une minorité décisive, Ratsiraka fera pencher ses votes vers l'une ou l'autre des parties du Directoire, augmentant de ce fait le nombre de ses supporters jusqu'à ce qu'il contrôle la majorité des voix et contraigne le "centre droit" et le "centre gauche” à le rejoindre inconditionnellement.
Dès fin mai 1975, Ratsiraka obtint ainsi une majorité alors que le Commandant Soja, le plus fortement "ratsimandraviste" des membres du directoire, et le général Gilles Andriamahazo se sont vus dans l'incapacité d'accroître le nombre des voix qui leur étaient favorables. Le 26 août 1975, après avoir rédigé et fait publier la "Charte de la révolution socialiste malgache", Didier Ratsiraka, à l'issue d'une campagne référendaire, fait approuver sa nomination à la Présidence de la République de Madagascar par 94,66 % des suffrages exprimés.
La suite, on la connaît... Hasard, coïncidence, opportunisme, coup (d’Etat) longtemps fomenté ? En tout cas, son trop long règne aura instauré la démocratisation de la mendicité, de la corruption et l’extension inouïe du secteur informel dicté par la contrainte des Malgaches à vivre au jour le jour, sous le joug d’un système policé à outrance. Du coup, deux générations de Malgaches ont perdu toute notion d’identité culturelle, de fierté nationale et de discipline. Pour rattraper tout cela, deux décennies ne suffiront pas, quel que soit le président en exercice. Redresser tous ces torts constituent vraiment l’affaire des Malgaches où et qui qu’ils soient. Or, à l’heure où Madagascar n’est plus qu’une partition à trois notes (M, A et P) dans le concert terrestre et terrien, il y en a qui rêvent encore d’entonner la « sociale démocratie ». Réveillez-vous, bon sang !
J .Ramambazafy
Source Madagate

Emission spéciale : Raymond Ranjeva

Comment éduquer un enfant

crit en 1999 (?)
12 conseils pour éduquer son enfant
testés avec mes 3 enfants (et mes élèves chaque année)

    1. Faites ce que vous dites
    ET ne dites pas ce que vous ne ferez pas !
    (pour rester crédible aux yeux de l'enfant)
    - Si vous dites "Encore une fois et tu vas au lit" et que l'enfant désobéit encore une fois, ne lui laissez pas une seconde chance. Ne menacez pas dans le vide. Ne répétez pas 5 fois la même chose. Après une menace, agissez. (Sinon, l'enfant n'aura pas peur de vos menaces et n'obéira pas.)
    - Ne dites pas une menace que vous ne saurez pas respecter. Ex: "Encore une fois et tu ne regarderas plus la TV pendant un mois" alors que vous savez que vous ne tiendrez pas cette interdiction aussi longtemps.
    "Si tu continues, tu me le copieras 1000 fois" alors que vous n'exigerez que 20 fois ou 100 fois.
    - Il est préférable de ne rien dire que de dire quelque chose que l'on ne fera pas.    

    - Soyez fermes, convaincus intérieurement que vous réussirez à obtenir votre demande.  L'enfant ne doit pas déceler de l'hésitation, et de la fragilité dans  vos consignes. (mise à jour du 5 mars 2012)
    Arrêtez de criez;  dites une fois les choses et agissez calmement mais fermement.  Voir réflexion Arrêtez de criez ! (mise à jour du 27 avril 2013)
    2. Soyez plus têtu que lui !
    Trop de parents craquent dès qu'un enfant "pique une crise capricieuse de colère" pour qu'il arrête sa crise.
    Si vous dites "non", il ne faut pas changer d'avis si l'enfant se met à pleurer, à râler, à bouder, à crier, à frapper, à se mordre,... 
    L'entêtement d'un enfant et le refus d'obéir est inversement proportionnel à l'entêtement des parents !
    En effet, plus un parent "craque", cède, change d'avis, et plus l'enfant sera renforcé dans son comportement d'entêtement.
    Un enfant dit "têtu", est donc le résultat d'un parent qui ne l'est pas assez.
    Un des "trucs" dans l'éducation est donc d'ÊTRE PLUS TÊTU QUE SON ENFANT !!
    L'enfant comprendra très vite que cela ne sert à rien d'insister, de pleurer, de faire une crise...

    Pour réussir à "tenir tête", il faut
    prendre distance au niveau affectif,
    ne pas se laisser amadouer par les pleurs,
    ne pas avoir de compassion pour des comportements capricieux
    se dire que si on craque, il aura "gagné"
    se dire que si on craque, sa "crise" sera renforcée pour les prochaines fois
    se dire que ce ne sont pas les enfants qui décident, mais les parents
     
     (ils peuvent donner leur avis et dire ce qu'ils pensent)


    3. Félicitez, encouragez ses bons comportements
    - Ne lui faites pas seulement des remarques lorsqu'il désobéit, lorsqu'il fait quelque chose de mal.
    Veillez à équilibrer vos critiques : qu'il y ait au moins autant de remarques positives que négatives.
    - Évitez les récompenses matérielles systématiques. "Si tu as un beau bulletin, tu auras de l'argent, un vélo"
    (Il doit bien se comporter par plaisir, pour faire plaisir, parce qu'il sait que c'est mieux et non pour recevoir quelque chose.)
    - Récompensez le comportement plutôt que le résultat : un enfant peut travailler beaucoup et avoir 70 % à son bulletin pendant qu'un autre ne fait aucun effort et a 80 % à son bulletin.
    Il faut donc récompenser, féliciter le travail fourni, les efforts consentis, le comportement plutôt que le résultat.
    Préférez-vous un enfant qui triche et qui gagne son match de tennis ou un enfant qui reste honnête, fair-play et qui perd son match ?         
    4. Donnez-lui beaucoup d'amour
    - À côté de votre discipline, des punitions que vous lui donnez, passez du temps avec votre enfant. Jouez, discutez avec lui, intéressez-vous à ce qu'il fait et montrez-lui que vous l'aimez.  Écoutez-le. (C'est la meilleure manière pour qu'il comprenne et accepte la discipline que vous exigez.)
    - Ne lui donnez pas de l'amour lorsqu'il fait quelque chose de mal, lorsqu'il désobéit.
    Mis à jour le 18/01/2013 : 
    - Faites-leur des câlins régulièrement !  Gâtez-les affectivement !
    - Dites-leur explicitement que vous les aimez !
    5. Sanctionnez directement
    (et pas deux jours après)
    - Une sanction faite plusieurs jours après l'infraction aura nettement moins d'effet qu'une sanction qui suit directement le fait commis.
    - Ne laissez pas votre enfant manquer de politesse, insulter quelqu'un sans intervenir, sans le sanctionner.  
    Choisissez des sanctions qui ennuient l'enfant. (Sinon il continuera à dépasser les limites sans craindre la punition.) 
    Ne choisissez pas de sanctions qui durent des jours, des semaines ou des mois. 
    (Mise à jour du 5 mars 2012)
    6.C'est vous qui décidez !


    Trop souvent, les parents laissent choisir l'enfant, et le laissent décider.
    Or, c'est au parent à décider ce qui est le mieux pour l'enfant APRÈS AVOIR ÉCOUTÉ L'ARGUMENTATION ET L'AVIS DE L'ENFANT.

    J'entends des parents me dire "Mon enfant ne fait plus de sieste, il ne veut plus." 
    Je réponds "Ce n'est pas à lui de décider !  C'est vous qui savez s'il en a besoin, si c'est bon pour lui."


    (Mise à jour du 5 mars 2012) 
    7. Inculquez des valeurs (en montrant l'exemple)

    Pour que votre enfant soit armé à résister et à lutter contre l'égoïsme, la jalousie, la paresse, l'argent, la moquerie,... transmettez-lui les valeurs de respect des autres, de l'environnement, de patience, de calme, de persévérance, de politesse, de travail, de tolérance, d'écoute, de courage, d'esprit positif, de personnalité (oser être différent),...
    en appliquant vous-mêmes ces principes !


    (Mise à jour du 5 mars 2012) 
    8. Ne le gâtez pas matériellement !

    Beaucoup d'enfants pensent que c'est normal de recevoir des cadeaux, d'être conduit à leur sport, de recevoir de l'argent, un gsm, de recevoir à manger sans travailler, de recevoir de nouvelles chaussures et de nouveaux vêtements, de recevoir un ordinateur,...

    Ne leur offrez pas tout ce qu'ils veulent
    . Ne leur offrez pas trop de cadeaux (superficiels)
    Apprenez-leur la frustration de ne pas avoir ce que l'on veut quand on veut.

    L'enfant blasé de cadeaux et de jouets n'est plus satisfait de rien.
    (Mise à jour du 5 mars 2012) 
    9. Priorité au comportement, PAS AU RÉSULTAT

    Que cela soit à l'école, dans le sport, ou dans les activités de l'enfant, n'accordez de l'importance qu'au comportement, qu'à l'attitude de l'enfant, pas au résultat.
    En effet, exiger un résultat augmente d'une part le stress et met de la pression sur l'enfant, et d'autre part ne récompense pas toujours les efforts consentis par l'enfant.
    Un enfant peut travailler beaucoup et ne pas réussir, pendant qu'un autre peut ne rien faire et réussir.  



    (Mise à jour du 5 mars 2012) 
     10. Évitez, interdisez les DS, PSP, Xbox, Wii, TV (dans la chambre)

    Laissez-les s'ennuyer pour qu'ils trouvent des occupations intéressantes (comme lire, travailler, jeux de société, jeux de rôle, dessiner, construire,...).
    Ces jeux électroniques favorisent l'individualisme, "empêchent" de réaliser d'autres activités éducatives.
    Chez nous, il n'y a aucun de ces jeux électroniques.  Seule UNE TV dans le salon est utilisée avec beaucoup de modération.
    Résultat : des enfants avec beaucoup d'imagination qui inventent et jouent ensemble (entre frères et soeur)
      
    Offrez-lui de BONS jeux (voir 40 jeux recommandés (dobi.be))

     
    (mise à jour du 9 janvier 2013)
     11.  Ne le faites pas à sa place ! 
    Développez son autonomie et son "sens de l'activité" !
      

    Pour favoriser l'autonomie, la débrouillardise, arrêtez de faire tout à sa place :

    Apprenez-lui très tôt puis...

    laissez-le faire ses tartines  (dès 5-6 ans)
    laissez-le couper sa viande tout seul (dès 4 à 5 ans)
    laissez-le manger avec deux couverts;
    laissez-le s'habiller tout seul, mettre ses chaussures, faire ses lacets;
    laissez-le ranger ses habits;
    laissez-le téléphoner, et répondre au téléphone;
    laissez-le porter son cartable (dès la maternelle);
    laissez-le nettoyer ses chaussures;
    laissez-le lacer ses chaussures;
    laissez-le se déplacer à pied, à vélo (plutôt que de le conduire n'importe où, quand il le veut).
    Et surtout, laissez-le se tromper, rater, recommencer,...

    Le travail et la participation aux tâches ménagères et extérieures sont de bons moyens pour inculquer la valeur des choses, la valeur du travail, le courage,...
    Tout ce que vous ferez à sa place l'empêchera de grandir, d'apprendre et de devenir responsable.

    Le laisser faire habitue votre enfant à être ACTIF, à BOUGER pour obtenir ce qu'il veut et non à attendre qu'on lui apporte sur un plateau.
     
    12. N'interdisez pas trop ni trop peu.
    Repère pour l'interdiction : "Fait-il quelque chose de mal ?"
    - N'interdisez pas systématiquement l'enfant d'aller jouer sous prétexte qu'il va se salir. Mettez-lui de moins beaux habits pour qu'il puisse s'exprimer, jouer librement. L'enfant n'a que faire des beaux habits si ceux-ci l'empêchent de jouer, de s'assoir* par terre,…
    (Il ne fait rien de mal)
    - N'interdisez pas systématiquement l'enfant de parler, de crier (dehors) sous prétexte que vous n'aimiez pas le bruit.
    (Il ne fait rien de mal)
    Si vous interdisez tout, trop, l'enfant ne saura pas s'épanouir ou n'acceptera pas votre discipline.
    - Interdisez-lui de polluer, de frapper, de fumer, de jouer sur la route, de trop regarder la TV, de jouer à la DS, d'insulter…
    (Il fait du mal aux autres, à l'environnement ou à lui-même)  
        
     
     
    Établissez un contrat avec lui
    (s'il a au moins 8 ans, surtout avec les adolescents) 
    ATTENTION, JE N'AI PAS ENCORE EXPÉRIMENTÉ CE DERNIER CONSEIL.  Je ne peux donc pas vous assurer sa réussite et son efficacité.
    Faites une liste de ce que vous aimeriez qu'il fasse, de ce qui vous déplait chez lui, de ce que vous n'admettez pas.
    De son côté, l'enfant fait également une liste de ce qu'il vous reproche, de ce qu'il aimerait faire, de ce qui ne va pas.
    Chacun prend connaissance de la liste de l'autre et vous commencez ensemble à négocier, à faire des concessions. (La présence d'un médiateur, d'une tierce personne objective peut être utile)
    Une fois que vous vous êtes mis d'accord, que vous avez trouvé un terrain d'entente, définissez ensemble les sanctions à appliquer si l'un ou l'autre ne respecte pas le contrat.
    EX: Si l'ado désobéit au contrat, il pourrait être privé d'une liberté qui était prévue dans le contrat.
    Si un parent désobéit au contrat, l'enfant aurait une liberté en plus comme ne pas devoir faire la vaisselle pendant une semaine.
    Chaque semaine, rediscutez, réévaluer le contrat, son application et modifiez-le si nécessaire (ensemble).
    (L'avantage du contrat est que l'enfant accepte et comprend beaucoup mieux les limites à respecter et les sanctions qui en découlent.)

Marc Ravalomanana sera de retour au pays ce mercredi 3 juillet 2013

Vacances


Ambovombe : Trois bandits brûlés par le fokonolona, la famille des victimes recrutent 200 hommes et menacent de se venger


Quelques jours, plus exactement huit, après l’exécution par le feu de trois bandits par le fokonolona, la famille des victimes a annoncé que la vengeance serait terrible  à l’encontre de ceux qui sont trempés dans cette vindicte populaire. Face à ces menaces, l’Androy profond vit actuellement dans la peur. Et les rumeurs fondées, selon les informations, indiquent que des menaces de mort ont été lancées et que  plusieurs localités seront des cibles privilégiées. La famille des victimes, toujours elle, est en train de recruter au moins deux cent gaillards fortement armés pour lancer cette opération de vengeance. Face à cette situation, la population a pris des mesures contraignantes. Dès la tombée de la nuit, les femmes et les enfants quittent leurs habitations pour se réfugier dans les forêts de cactus environnantes pour ne revenir que le lendemain matin. Ils emmènent avec eux tous les objets de valeur pour les ramener le lendemain, de peur d’être dépouillés la nuit. Et le calvaire, pour la population, les marchés locaux ne sont plus approvisionnés. Les déplacements dans ces lieux de rencontre s’avèrent être trop risqués et personne n’ose plus s’y aventurer de peur d’être victime d’attaque en règle. Car pas plus tard que le 25 juin, des marchands ambulants ont été la cible des bandits. Ces personnes ont tous perdu, bijoux, argent et surtout l’argent de la vente de ce jour de marché. Et parallèlement à cette situation, les règlements de compte entre bandits de grand chemin se matérialisent. En terme plus clair, rien ne va plus dans cette partie de l’île où tout se règle à coup de fusil.
Bebey VIRO de Midi Madagascar

Omer Beriziky : Soutien au Sommet à 4


Le 26 juin, Omer Beriziky avait assisté au défilé militaire  à Mahamasina, mais avait boudé la réception à Iavoloha
Le 26 juin, Omer Beriziky avait assisté au défilé militaire à Mahamasina, mais avait boudé la réception à Iavoloha
Le Premier ministre affiche son amertume face à l’enlisement de la crise. Il s’en remet à l’initiative du FFKM si elle reste dans le cadre de la réconciliation nationale.
Un constat amer. Le Premier ministre Omer Beriziky partage son inquiétude quant à l'évolution du processus de sortie de crise. « Ma déception est grande. C'est triste de voir la population qui aspire à la sortie de crise alors que la situation reste incertaine », a-t-il déclaré hier soir. « Nous devons sortir de la crise et retrouver notre place dans le concert des Nations. Au lieu d'avancer, nous marchons à reculons », a-t-il regretté.
Le Premier ministre sort de son silence après la réunion du Groupe international de contact (GIC) le 26 juin. Les partenaires techniques et financiers entérinent le report de la prési­dentielle et brandissent des sanctions contre « toutes les parties prenantes malgaches qui sapent le bon déroulement du processus électoral et la mise en œuvre complète de la Feuille de route ».
Le chef du gouvernement avance que les consultations populaires devaient conduire à la sortie de crise. « La population espère une sortie de crise. Maintenant, la situation reste confuse », déplore-t-il avant de faire part de l'attente de la venue de Joaquim Chissano, médiateur de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), annoncée pour le 9 juillet, pour y voir plus clair. Ce dernier devrait « transmettre [les] conclusions aux parties malgaches et les exhorter à répondre positivement à l’appel qu’il leur a lancé », selon communiqué du GIC.
Le Premier ministre évoque l' « échec de la sortie de crise ». « Nous pensions que les élections devaient nous conduire à cela. Malheureusement, celles-ci n'ont pas pu se faire alors que la population continue de souffrir. Nous avons besoin d'un gouvernement légitime. L'autorité de l'État est en déliquescence », avance-t-il.
Omer Beriziky remet sur le tapis la médiation de la SADC comme il l'avait fait devant les parlementaires il y avait quelques mois. « Nous constatons que c'est l'intérêt personnel qui prime sur l'intérêt supérieur de la Nation », affirme-t-il, égratignant d'une manière indirecte Andry Rajoelina, président de la Transition, à l'ancien président Didier Ratsiraka et à l'ancienne Première Dame Lalao Ravalomanana dont le désistement à la présidentielle est exigé par la communauté internationale.
Calendrier hypothétique
Le Premier ministre fait part de son « soutien » à l'ini­tiative du Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM). « C'est une autorité morale. Il faut le soutenir dans ses efforts de réconciliation et d'apaisement évoqués dans la Feuille de route », prône-t-il. Omer Beriziky précise pourtant que la démarche devrait « rester dans le cadre de la réconciliation. S'il [FFKM] entre dans la politique, c'est autre chose ».
Pour l'instant, l'établissement d'un nouveau calendrier électoral reste hypo­­thétique, compte tenu d'une situation politique incertaine. La tenue de la présidentielle cette année, insistée par la communauté internationale à un moment donné, reste un pari. La restructuration de la CES réclamée par le GIC, couplée au réexamen de la liste des candidats à la présidentielle, n’est pas une mince affaire du fait des obstacles juridiques et politiques autour de leur mise en œuvre.
Andry Rajoelina avait anticipé les sanctions décidées par le GIC le 26 juin à Iavoloha. « Personne ne peut ôter aux Malgaches leur droit fondamental, à savoir le droit de choisir la voie à suivre pour le pays », avait-il lancé, se montrant inflexible contre le retrait de sa candidature.
La France, par le biais de Philippe Lalliot, porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, a invité « les institutions malgaches compétentes à faire preuve de responsabilité et à prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de l'impasse », lors d'un point de presse, repris sur le site du Quai d'Orsay, hier à Paris. Interrogé sur son analyse de la situation après la réunion du GIC, il réitère l'appel lancé aux trois candidats de se retirer de la course à la magistrature suprême.
Iloniaina Alain

Au cours d’une intervention diffusée hier sur la TVM, le Premier ministre de consensus, Jean Omer Beriziky a exprimé son soutien à la rencontre des 4 chefs de file des mouvances initiée par les chefs d’Eglises membres du Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes à Madagascar (FFKM). « Ce sont des Raiamandreny, une sorte de matrice morale. Il faut être attentif à leurs propositions, car elles pourraient être la solution à la crise », a-t-il soutenu. Une manière à lui de convaincre les différentes entités politiques protagonistes à faire confiance à la médiation des leaders du FFKM. Pourtant, certains acteurs politiques remettent en cause l’impartialité et la crédibilité de ces derniers. En ce qui concerne la décision du Groupe International de Contact qui a maintenu les sanctions contre les acteurs politiques malgaches dont la candidature est jugée illégale et non conforme aux principes de la Feuille de route, le locataire de Mahazoarivo a exprimé sa consternation. « Je suis triste et déçu que le GIC en soit arrivé à cette décision », a-t-il annoncé. Et d’exhorter au passage tous les acteurs concernés à laisser de côté leurs ambitions personnelles et de songer plutôt aux intérêts supérieurs du peuple. A noter que cette résolution du GIC sera débattue au cours du Conseil du gouvernement de ce jour.
Davis R de Midi Madagascar

Déclaration du Quai d’Orsay : La France insiste sur le retrait de leurs candidatures


Décidément, la France ne lâche pas prise. Hier, par le biais du porte-parole de son ministère des Affaires Etrangères, l’ancienne puissance colonisatrice « appelle de nouveau Mme Ravalomanana, MM. Rajoelina et Ratsiraka à observer les recommandations faites par la communauté internationale, et donc à retirer leurs candidatures aux prochaines élections présidentielles. » Le porte-parole du Quai d’Orsay rappelle que le « Groupe de contact réuni le 26 juin a souligné que l’ensemble de la communauté internationale ne reconnaîtra pas des autorités malgaches qui seraient élues en violation des décisions pertinentes de l’Union africaine et de la SADC ». « La France invite par conséquent les institutions malgaches compétentes à faire preuve de responsabilité et à prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de l’impasse », souligne le Quai d’Orsay.
Avec unité. Le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères français rappelle que « le groupe international de contact sur Madagascar réuni à Addis-Abeba le 26 juin a exprimé avec unité son inquiétude et sa déception suite aux derniers développements politiques à Madagascar ». « Le groupe de contact encourage la communauté internationale à envisager l’application de sanctions fermes et ciblées contre ceux qui sapent le déroulement du processus de sortie de crise à Madagascar. La France mène une réflexion avec ses partenaires européens et participe aux  consultations organisées par la Commission de l’Union africaine à ce sujet », explique-t-il. Bref, la France joue actuellement le rôle de chef d’orchestre du Groupe International de Contact qui prépare en ce moment à travers la Commission de l’Union africaine la liste des personnalités malgaches à sanctionner. D’après nos sources, cette liste serait publiée après le passage de Joaquim Chissano à Madagascar le 09 juillet.
Recueillis par RAJAOFERA Eugène de Midi Madagascar

Monday, July 01, 2013

Début des vacances


Vaovao du 1er Juillet 2013

Une femme enceinte depuis... 60 ans!

Huand Yijun, 90 ans, vient de découvrir la provenance des maux de ventre qui la terrassent depuis des années: elle est, en fait, enceinte depuis 60 ans!

En 1948, la dame avait appris qu'elle attendait un enfant. Malheureusement,, il était mort au cours de sa grossesse. Les médecins lui avaient alors proposé de l'opérer mais elle n'avait pas les moyens de se payer des soins de santé décents. Elle avait donc espéré faire une fausse couche naturelle... Elle n'est jamais venue.

Elle a mis cet épisode de côté (espérant peut-être que ce bébé se désagrège?) et a continué sa vie, ressentant régulièrement de fortes douleurs au ventre. Vu que son mal s'est accentué ces derniers mois, elle a enfin décidé de consulter un docteur. C'est lui, au cours d'une radiographie, qui a constaté que le foetus était toujours là.

"Normalement les bébés morts pourrissent. C'est vraiment étonnant que cette dame n'ait pas été plus malade", explique Xu Xianming, le chef du département obstétrique et gynécologie de l'hôpital où Madame Yijun s'est rendue.

VIOL EN NOUVELLE-ZÉLANDE : L'ENFANT DE 11 ANS MET ENCEINTE LA FEMME DE 36 ANS


Viol en Nouvelle-Zélande : l'enfant de 11 ans met enceinte la femme de 36 ans
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CI-DESSUS
Des femmes passent en scooter le 27 décembre 2012 à New Delhi devant une affiche réclamant la peine de mort pour les auteurs de viol 
La Nouvelle-Zélande est toute ébranlée depuis l’annonce récente dans un journal du pays du viol d’un enfant de 11 ans par une femme de 36 ans. L’atrocité de cette histoire ne s’arrête pas là : la violeuse est désormais enceinte de sa victime.
Chez elle dans son domicile d’Auckland, la femme a saoulé avec de la bière à plusieurs reprises le jeune garçon (qui n’est autre qu’un copain de son propre enfant) pour pouvoir parvenir à ses fins.
Cette scène sans nom se serait reproduite plusieurs fois au cours de ces derniers mois, sans que l’on sache toutefois précisément la fréquence de ces relations sexuelles.
Reste que la violeuse présumée risque de ne jamais être condamnée. Pour la simple et bonne raison, qu’en Nouvelle-Zélande, une femme ne peut pas être poursuivie pour viol. Judith Collins,  la responsable de la Justice en Nouvelle-Zélande, a d’ores et déjà annoncé son intention d’envisager des recours pour modifier la loi actuelle.

Madagascar: l'impasse politique paralyse le pouvoir de transition


Andry Rajoelina, le président de la transition malgache.
Andry Rajoelina, le président de la transition malgache.
AFP PHOTO / BILAL TARABEY

Par RFI mardi 1er juillet 2013
Madagascar n’a toujours pas de date pour son élection présidentielle, déjà reportée à deux reprises cette année. Et les trois candidats contestés, Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka n’ont pas l’intention de se retirer comme l’exige les principaux partenaires internationaux de la Grande Île. L’impasse politique paralyse également l’action des plus hautes instances du pouvoir de transition.

L’autorité d’Andry Rajoelina est désormais contestée par une partie des membres du gouvernement. Le président de la transition et candidat n’a pas démissionné. Certains, comme Pierrot Rajaonarivelo, considèrent qu’il s’est mis hors-la-loi. Le ministre des Affaires étrangères démissionnaire est lui aussi candidat : « J’ai démissionné en tant que membre du gouvernement parce que je respecte la loi. Puisque la passation n’a pas encore été effectuée, j’assume les affaires courantes mais je ne peux pas prétendre être le ministre des Affaires étrangères car je ne suis pas au courant d’une décision officielle sur un report de la date d’élection ».
En tout, trois ministres candidats ne peuvent plus se consacrer pleinement à leur activité gouvernementale. Les capacités du pouvoir de transition à gérer la politique économique et sociale du pays, déjà grevée par la suspension d’une partie de l’aide internationale, en ressortent très affaiblies. Plusieurs projets sont à l’arrêt. Les 500 bus chinois promis le mois dernier pour remplacer les taxis de la capitale ne sont toujours pas arrivés.

Jean-Marc Koumba : Devant la Gendarmerie de Fiadanana ce matin


Jean-Marc Koumba risque une garde à vue de 48 heures.
Le germano-gabonais comparaîtra ce jour devant la brigade de la Gendarmerie de Fiadanana pour subir la « vérification » de son permis de séjour à Madagascar.
Le garde du corps de Lalao Ravalomanana, Jean-Marc Koumba, n’a pas pu répondre lundi dernier à la convocation de la bridage de la Gendarmerie de Fiadanana. Pour la simple et unique raison qu’il était absent de la Capitale pendant la semaine passée. Aujourd’hui, le germano-gabonais se rendra à Fiadanana pour répondre à sa convocation dont les motifs officiels restent inconnus. Jean-Marc Koumba sera assisté par son avocat, Me Bakoly Rakotomalala. A rappeler que selon le colonel Florens Rakotomahanina, commandant de la CIRGN, Fiadanana vérifiera le permis de séjour de Jean-Marc Koumba en soulignant que tout étranger qui travaille à Madagascar doit d’abord avoir un permis de séjour. Devant ces explications du Colonel Florens Rakotomahanina, bon nombre d’observateurs s’interrogent : « Comment Jean-Marc Koumba peut-il résider à Madagascar depuis des années sans permis de séjour ? ».
Sous regards attentifs. L’affaire Koumba attire l’attention, non seulement des nationaux, mais également de la communauté internationale. Une communauté internationale qui vient de mettre l’accent à Addis-Abeba sur le respect des droits de l’Homme et des lois nationales malgaches. On peut s’attendre ce matin à une effervescence particulière à la brigade de la gendarmerie de Fiadanana. Le germano-gabonais bénéficierait d’un soutien populaire, notamment celui des partisans de Marc Ravalomanana qui ont condamné la convocation de Fiadanana. Pour eux, c’est parce que Jean-Marc Koumba, qui s’installe depuis des années à Antsirabe, assure aujourd’hui la sécurité de Lalao Ravalomanana qu’on le convoque à la Gendarmerie. En tout cas, on apprendra aujourd’hui si Jean-Marc Koumba pourra encore continuer à assurer la garde de l’épouse de l’ancien président.
RAJAOFERA Eugène de Midi Madagascar

Madagascar: Election officiellement reportée

Résolution du GIC-M : Nouvelle liste de candidats, nouvelle CES

Les parents de Andry Rajoelina et de son épouse Mialy  figureront sur la liste des personnes sanctionnées par la communauté internationale.
Ce que le GIC-M a oublié, c’est de préciser si les candidats contestés peuvent proposer d’autres personnes dans la nouvelle liste de la nouvelle CES.
Finalement, le communiqué final de la 7e réunion du Groupe International de Contact sur Madagascar qui s’est tenu le 26 juin à Addis Abeba est disponible. Le point 8 dudit communiqué stipule après avoir mis l’accent sur la nécessité de la recomposition et de la restructuration de la Cour Electorale Spéciale que la nouvelle CES doit valider et sortir une nouvelle liste de candidats aux futures présidentielles. D’après le GIC-M, Ambohidahy a pris « une décision politique » qui « a violé les lois nationales malgaches » et la Feuille de route. Parlant toujours de liste, le communiqué final de la réunion d’Addis Abeba souligne que « la liste récapitulative des personnes auxquelles les sanctions s’appliqueront sera élaborée à travers des consultations entreprises par la Commission de l’Union africaine avec les organisations et pays participant aux travaux du GIC-M de façon à disposer, autant que possible, d’une liste unique ».
Gel temporaire. Le point 11 du communiqué final d’Addis Abeba énumère les types de sanctions qu’encourent les personnes qui font blocage au processus électoral. En effet, ces sanctions « devraient inclure l’interdiction de voyager et le gel des avoirs de ces dirigeants, de leurs parents, collaborateurs et proches partenaires commerciaux ». Par ailleurs, le GIC-M « a recommandé aux partenaires internationaux de Madagascar qui ont apporté des contributions ou fait des promesses de contributions au processus électoral à prendre les dispositions qui s’imposent pour geler temporairement un tel appui jusqu’au retrait du processus électoral de toutes les candidatures illégales et l’établissement d’un environnement propice à la tenue d’élections transparentes et crédibles ». Le Point 7 du communiqué déplore qu’avec la participation de ces candidats « illégaux », « les conditions nécessaires à la tenue d’élections transparentes, crédibles et paisibles ne sont plus remplies ».
« Pratiquement impossible ». La 7e réunion du Groupe International de Contact sur Madagascar a reconnu qu’« en raison du contexte national actuel, il est pratiquement impossible d’organiser les élections le 24 juillet 2013, tel qu’initialement prévu ». En conséquence, le GIC-M a encouragé la CENI-T, en étroite collaboration avec les Nations Unies, à décider de nouvelles dates pour les élections. A noter que le fameux décret de report aurait été déjà signé par le premier ministre Omer Beriziky et le ministre de l’Intérieur, Florent Rakotoarisoa qui aurait hésité à déposer sa signature. Par contre, ce décret n’est pas jusqu’à présent publié dans le journal officiel, raison pour laquelle des candidats continuent de mener leur campagne électorale car pour eux, la date du 24 juillet reste la date officielle du 1er tour de l’élection présidentielle à Madagascar. La CENI-T aurait été déjà notifiée de ce décret. C’est pour cette raison qu’elle a déclenché le processus menant vers la fixation des nouvelles dates.
Présence renforcée. Le GIC-M a décidé à Addis Abeba de renforcer sa présence à Madagascar, au lieu d’abandonner. A ce propos, il a été convenu qu’il se réunirait au moins une fois tous les deux mois, et que le chapitre local à Antananarivo se réunirait à chaque fois que de besoin. Le Groupe pourrait envisager la tenue d’une réunion extraordinaire à Antananarivo si les conditions s’y prêtent. Par ailleurs, le GIC-M a ehxorté la SADC à renforcer sa présence à Antananarivo avec un représentant de son équipe de médiation. A rappeler qu’après le départ de Sandile Schalke en février 2013, chef de bureau de liaison de la SADC, cette dernière ne dispose plus d’une équipe solide à Madagascar. En tout cas, force est de constater que la communauté internationale reste solidaire et unie face à la crise politique à Madagascar.
Recueillis par RAJAOFERA Eugène de Midi Madagascar
Financement électoral à geler
Béatrice Atallah a du souci à se faire
Béatrice Atallah a du souci à se faire
Outre la pression sur les acteurs politiques, la Communauté internationale annonce des mesures préventives qui touchent la CENIT, dans le cadre de la tenue des scrutins.
La pression
s’étend. Le Grou­pe international de contact (GIC) prend des mesures relatives à l’organisation des élections en parallèle à la recommandation de sanctions contre certains acteurs politiques dans le cadre du processus de sortie de crise.
« Le Groupe a recommandé aux partenaires internationaux de Madagascar qui ont apporté leur contribution ou fait des promesses de contribution au processus électoral, à prendre les dispositions qui s’imposent pour geler temporairement un tel appui [à la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT)] », a indiqué le communiqué de la réunion du 26 juin, publié ce week-end.
La décision a été prise lors de la réunion des représentants des membres permanents du Conseil de paix et de sécurité des Nations unies et plusieurs organisations continentales et régionales, à Addis-Abeba. Elle est suggérée « jusqu’au retrait du processus électoral de toutes les candidatures illégales et l’établissement d’un environnement propice à la tenue d’élections transparentes et crédibles », assortie d’une promesse de non-reconnaissance des résultats en cas de participation des candidats dont la communauté internationale exige le retrait.
Le GIC inclut une exception à la mesure. Il demande à ce qu’on veille « à ne pas compromettre la capacité opérationnelle de la CENIT à mener à bien les préparatifs en amont du processus ». Il reconnaît au passage l’impossibilité de la tenue de la présidentielle le 24 juillet.
Thierry Venty, directeur de cabinet de Béatrice Atallah, présidente de la CENIT, indique que la décision touche en particulier l’impression des bulletins de vote. « Nous avons discuté avec les représentants de nos partenaires dès la publication du communiqué. Il est convenu de maintenir les acquis, tout comme le personnel de la CENIT », soutient-il après avoir attribué l’initiative aux résultats des tournées internationales de Béatrice Atallah.
Calendrier en question
Compte tenu des décisions du GIC, la question sur la possibilité de la tenue de la présidentielle cette année se pose. La réclamation de la restructuration de la Cour électorale spéciale (CES) suppose l’amendement de texte instituant la chambre spéciale au sein de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Il en est de même du réexamen des dossiers de candidature de ceux qui se présentent à la course à la magistrature suprême.
Thierry Venty précise que la réunion organisée par la CENIT les 4 et 5 juillet, avec la participation des partenaires techniques et financiers, vise à « examiner la situation ». « Il ne s’agit pas nécessairement d’un rendez-vous pour établir un nouveau calendrier électoral. On ne va pas s’y aventurer à en établir tant que le contexte politique reste flou », avertit-il. « Des recommandations sur les prochaines étapes pourraient être faites si on ne peut pas fixer la date des scrutins », poursuit-il, après avoir indiqué la possibilité de la tenue du scrutin en cas de résolution des problèmes politiques « d’ici un mois ».
Le directeur de cabinet de Béatrice Atallah exclut au passage l’organisation « unilatérale » des consultations populaires. « C’est nous qui avons sollicité la tenue des élections selon les normes internationales. Celles-ci exigent, entre autres, le respect de la loi en vigueur dans le pays organisateur de l’élection », avance-t-il.
Thierry Rabary, président du groupe PHAT au Congrès « déplore » la décision du GIC. « Nous avons l’impression que c’est la communauté internationale qui échafaude d’une manière indirecte une stratégie pour qu’il n’y ait pas d’élection », soutient-il. Le parlementaire s’indigne contre l’ « ingérence internationale dans une institution nationale ».
Le membre du Congrès s’étonne de l’ « absence de réaction internationale dès le dépôt de candidature » de certains candidats. « Elle ne s’est exprimée qu’après la publication de la liste des candidats », regrette-t-il. « À mon avis, la Communauté internationale devrait accompagner le processus et laisser la population exprimer son choix », réitère-t-il.

Sanctions confirmées 
Le GIC confirme et officialise les mesures censées matérialiser la pression sur certains acteurs de la vie nationale, annoncées par une source diplomatique après la réunion du 26 juin. « Le Groupe a encouragé la Communauté internationale à envisager d'appliquer des sanctions robustes et ciblées à l’encontre de toutes les parties prenantes malgaches qui sapent le bon déroulement du processus électoral et la mise en œuvre complète de la Feuille de route », a-t-il avancé.
Les candidats dont le retrait de la liste à la présidentielle est exigée par la communauté internationale, sont touchées par la mesure. Il en est de même de leurs collaborateurs. Une source diplomatique avait déjà indiqué la possibilité de l’extension de la mesure aux dirigeants militaires.
Ces sanctions devraient inclure « l'interdiction de voyager et le gel des avoirs de ces dirigeants, de leurs parents, collaborateurs et proches partenaires commerciaux ». Le communiqué évoque l’élaboration de la liste des personnes ciblées «?à travers des consultations entreprises par la Commission de l’Union africaine avec les organisations et pays participant aux travaux du GIC-M de façon à disposer, autant que possible, d'une liste unique ». 
Iloniaina Alain de l'Express de Madagascar