

Parti de rien, Danil Ismaël est désormais un industriel reconnu dans le monde des affaires. Son parcours exceptionnel couronné de succès fait rêver à l’instar de l’actuel chef de l’Etat Ravalomanana Marc. Issu d’une famille de classe moyenne, M. Danil n’a pas ménagé ses efforts à œuvrer dans des actions sociales en faveur des nécessiteux.
« Depuis mon jeune âge, j’ai rêvé d’être industriel. C’est la création du groupe SMTP (Société Malgache de Transformation des plastiques) en 1996, fabricant de tuyaux PVC, PEHD, tube orange, feuillard, équipements sanitaires, sandales EVA, kyranil, citernes, fosses septiques », nous a confessé Ismaël Danilhoussen, Président Directeur Général du groupe et plusieurs autres sociétés. Né à Toliara et ayant grandi à Antanimora-Sud (Ambovombe-Androy), Danil, pour les intimes a abandonné ses études dès son jeune âge pour être au chevet de sa mère, malade et évacuée en Métropole en 1980, tout en remplaçant son père en tant que vendeur des PPN (Produits de Première Nécessité) à Isotry en cas d’absence. Depuis, il s’est habitué, petit à petit au commerce et au monde des affaires en général. Ainsi, dès 1984, il a lancé ses propres affaires dans le secteur des pièces automobiles et quincaillerie, par la suite.
En 1996, il a fondé la société S.M.T.P. et
Depuis l’année 2006, Danil et consorts se sont lancés, pour la première fois dans le secteur pêche. A cet effet, la société SPSM (Société de Pêche de Sainte-Marie) se spécialise dans la pêche et vente de produits halieutiques : poissons de fond, langoustes, poulpes, calmars, mollusques, thons, petits pélagiques, fait partie du groupe. La société NOSCIM (Nouvelle Scierie de Mahajanga), spécialisée dans la fabrication et le travail du bois et de ses dérivés et en particulier placage et contre-plaqués est la dernière acquisition de ce jeune industriel.
Travail, le sérieux et l’humanisme...
Interrogé sur la clé de sa réussite, M. Danil a reconnu qu’il a beaucoup travaillé sans pour autant minimiser son sérieux vis à vis de ses partenaires et de ses clients... « C’est la confiance réciproque », a-t-il insisté. Abordant le climat d’affaires d’aujourd’hui, cet industriel a déclaré que « tout bouge avec la présence des hommes d’affaires de divers horizons ».
Toutefois, notre interlocuteur déplore les difficultés rencontrées par les opérateurs, notamment le taux très élevé des banques ainsi que le problème d’accès aux crédits des PME (Petites et Moyennes Entreprises).
Dans cette même foulée, cet opérateur tire la sonnette d’alarme pour que
Les consommateurs ne sont pas protégés et pire encore, ils ne comprennent pas les étiquettes en langue Arabe ou en Chinois.
Marié en septembre 1983 avec Sheraly Minaze, Danil Ismaël est actuellement père de 3 enfants. Raison pour laquelle, il a mené des activités sociales en faveur de la population en général et les démunis en particulier.
Membre de l’association sanitaire MOI (Médecins de l’Océan Indien) dirigée par le Dr Firoze Koytcha, il a participé à toutes les missions santé effectuées par MOI depuis plusieurs années à Madagascar.
Fondateur de l’Association Karana Malagasy (AKAMA) en 2002, qui, notons-le, a accompli plusieurs œuvres sociales et humanitaires dont des divers dons à l’hôpital HJRA Antananarivo et celui d’Antsirabe, des divers équipements (ordinateurs et imprimantes) pour le Ministère de
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• Ils ont dit...
Mme Mbola (Secrétaire particulière de Danil) : « Il est compréhensif, mais très rigoureux dans le travail. Toutefois, la communication passe rapidement car il a un esprit ouvert ».
Mr Shami (Directeur de production) : « J’étais avec M. Danil depuis 1996. Il est très proche de ses employés et cela nous arrange, car il connaît tous les détails. Il est humaniste. A preuve, en cas de maladies, le prix n’a pas d’importance ».
Dr Angèle Rasolofo ( Directrice-adjointe technique à l’hôpital des enfants) : « C’est un homme abordable et de dialogue. Il est généreux ».
Dr Koytcha (numéro un des MOI) : « Je suis très fier de lui. Il est très proche de la population et il a le cœur en or. M. Danil est très sensible aux problèmes de la société malgache, notamment les couches vulnérables ».
Mme Mireille (Responsable financier) : « J’étais avec lui depuis son début. C’est un « Ray aman-dreny » pour nous. Quand on a des problèmes, même dans la vie privée, il nous donne des conseils. Mais, il est strict dans le boulot ».



Violence gratuite
Il est aux environs de 16 h quand Sodjay Ramadany arrive à Ambohimanambola sous haute surveillance de gendarmes. Cet adolescent de 16 ans vient de passer aux aveux. Il sort de la voiture, avance et marmonne tout en regardant droit devant lui. Puis il tend le bras et indique aux gendarmes l’endroit où le corps de Cynthia a été enterré. Au pied d’un pin.
A mesure qu’on creuse, l’on peut deviner peu à peu la silhouette qui se forme. Un mélange d’excitation et d’horreur maintient l’assistance sur place. La famille reconnaît immédiatement le corps. Tout le monde le contemple d’un air estomaqué. Emue, la mère de Cynthia s’évanouit. Le choc de la découverte macabre laisse de profondes traces chez elle. Le médecin légiste examine le cadavre qui est déjà dans un état de décomposition avancé. L’air est devenu irrespirable. Après les procédures d’usage, la dépouille est embarquée à bord de l’une des voitures de la famille.
Meurtre prémédité
Jeudi 21 février. Solomona Randrianarijaona, 24 ans, qui déclarait avoir obtenu un contrat d’animation pour le compte d’une société sise à Ambohimanambola, demande à son ami Hery de se préparer. Tous les deux étant des animateurs DJ. Mais le fait que Hery est venu avec un autre ami bouleverse son plan. Ainsi, avant qu’ils n’arrivent à Ambohimanambola, Solomona Randrianarijaona ne trouve-t-il mieux que de tout reporter à samedi.
Samedi 23 février. Il persuade Hery de ne plus venir avec son ami, sous prétexte qu’il emportera le matériel de sonorisation de son cousin. Ne se doutant de rien, Hery s’exécute. C’était également le jour où sa famille le voit vivant pour la dernière fois.
Lundi 25 février. Il était aux alentours de 17 h 30 quand le commandant de brigade de gendarmerie d’Andoharanofotsy reçoit un appel téléphonique. Celui qui est au bout du fil lui fait savoir qu’une voiture inoccupée, se trouve à Ifarihy Tanjombato. Quinze minutes plus tard, les parents de Hery arrivent à la brigade pour déclarer la disparition de leur fils et de sa voiture. Après vérification, il s’avère que la voiture découverte à Ifarihy n’est autre que celle de Hery. Ensemble, ils partent pour la récupérer. Des vêtements et une paire de chaussures couverts de sables, ainsi qu’une trace de sang, sont trouvés dans la malle arrière. Une insoutenable angoisse s’empare de la famille. A partir de cette découverte, les gendarmes commencent leurs investigations.
Solomona Randrianarijaona étant introuvable, les enquêteurs interrogent sa sœur qui connaît bien le propriétaire de la paire de chaussures. Il s’agit de Sodjay Ramadany. Les gendarmes arrivent à lui tirer les vers du nez. Ils remontent la piste et interpellent un à un les autres membres de l’expédition meurtrière, dont Herimalalatiana Ravololonirina, la petite amie de Solomona Randrianarijaona. Le corps de Hery est déterré mercredi à Ambohimanambola, tandis que celui de sa fiancée l’est hier.
Solomona Randrianarijaona et ses acolytes sont toujours retenus au violon de la gendarmerie d’Andoharanofotsy pour les besoins de l’enquête. Par ailleurs, l’on a également appris que ce fils de «Mpiandry» n’est pas à sa première embrouille avec les gendarmes. Il aurait déjà été impliqué dans deux autres affaires de vol en 2007.
Disparu depuis samedi soir, un jeune homme âgé de 24 ans a été retrouvé mort, dans la nuit de mardi, à Ambohimanambola. Selon nos sources, il aurait été contacté par un ami, samedi pour animer une soirée. Accompagné par sa petite amie, il a emmené avec lui tous les matériels nécessaires en tant que DJ (Disc Jokey) pour joindre l’espace à Ambohimanambola.
Mais en route pour la fête, des individus qui ne seraient autres que ses amis lui ont conduit à un endroit isolé afin de l’ éliminer physiquement. Le jeune homme a été assassiné à l’aide d’une bouteille brisée violemment sur sa tête. Mort sur le coup, il a été emballé dans une bâche en plastique puis enterré dans un champ de culture à Ambohimanambola.
Quant à la petite amie de ce jeune homme, elle n’a donné aucun signe de vie depuis samedi dernier. On ignore encore si elle aurait été également assassinée ou enlevée. La recherche de la jeune femme se poursuit
L a vaste enquête de fraude fiscale lancée mi-février en Allemagne contre environ 700 contribuables qui auraient placé leur argent dans le petit paradis fiscal du Liechtenstein a pris, mardi 26 février, une dimension internationale. Une dizaine de pays seraient désormais concernés par des faits similaires, dont
'est le ministre français du budget, Eric Woerth, qui l'a révélé, mardi, lors d'une émission sur la chaîne Public Sénat. "Nous avons une liste de quelques centaines de noms. Nous l'avons depuis le début de l'année, nous l'expertisons, a-t-il déclaré. Tout cela doit être regardé très sérieusement et nous lancerons les contrôles", a ajouté M. Woerth. Pour l'instant, l'identité de ces contribuables n'est pas connue, mais la liste contient deux cents noms.
Le ministère du budget a précisé qu'il avait obtenu ces données dans le cadre de "conventions internationales pour l'assistance administrative au sein de l'UE". A la différence de l'Allemagne, qui a déboursé plus de 4 millions d'euros pour acheter ces listings à un ancien employé de la principale banque du Liechtenstein (LGT),
Mardi, les Etats-Unis, l'Italie, l'Espagne,
En Allemagne, les investigations se poursuivent. Des perquisitions ont été menées chez 150 suspects. Parmi eux, 91 fraudeurs ont reconnu les faits, et certains ont déjà reversé à l'administration fiscale des avances d'environ 27,8 millions d'euros. Soixante et onze personnes se sont elles-mêmes dénoncées auprès des services des impôts.
Le parquet de Vaduz, capitale du Liechtenstein, a annoncé, mercredi 27 février, l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Heinrich Kieber sous le soupçon de "divulgation de secrets d'entreprise au profit de l'étranger", dans l'affaire de la fraude fiscale via le Liechtenstein. La banque LGT Group, dans le pays, a reconnu que des données, volées en 2002 par Heinrich Kieber, alors employé de l'établissement, avaient non seulement été transmises aux autorités allemandes, mais aussi "apparemment (...) à d'autres autorités".
Le parquet précise aussi que deux demandes d'entraide judiciaire ont été transmises aux parquets allemands de Bochum et de Munich. Dans son communiqué, il dit souhaiter recueillir des informations sur le volume des données informatiques communiquées hors de la principauté et les conditions de leur remise aux autorités allemandes.
Une affaire judiciaire opposant Béton France avec son ancien chef d’usine et deux de ses fournisseurs a été présentée devant la barre du tribunal de première instance d’Anosy hier. Les parties se déchirent sur une affaire de 20 millions ariary. Elle remonte en 2003, selon les explications de l’avocat de l’une des parties. Les deux fournisseurs ont livré du sable et du gravillon à Béton France. Les marchandises ont été reçues à Amboropotsy par des agents de sécurité avec un bon de livraison. C’est là que commence le litige. L’entreprise Béton France prétend que la valeur réelle des marchandises fournies ne correspond pas à la somme payée aux fournisseurs. Elle prétend l’existence de fausses écritures sur le bon de livraison. En conséquence, elle a intenté une poursuite contre les deux fournisseurs et son chef d’usine. Ce dernier, par le biais de sa défense, dégage sa responsabilité et avance que « les marchandises ont fait l’objet d’un contre-pesage en présence du magasinier, des agents de sécurité et des fournisseurs, avant l’établissement d’une facture par les fournisseurs. C’est après qu’intervient le chef d’usine pour la vérification avant le début de la procédure de paiement ».
Étonnement
Le chef d’usine a démissionné de son poste en 2004 pour un même poste dans une autre entreprise concurrente, Béton de l’Océan Indien. Il s’étonne que son ancien employeur n’a introduit son action qu’en 2006. L’avocat de la défense qualifie cet acte de « vengeance ». « Un chef d’usine n’a rien à voir avec l’établissement d’une facture ou d’un bon de livraison », a déclaré l’avocat.Selon toujours cet avocat, « Béton France passe actuellement une période de crise. Ses principaux actionnaires sont déjà partis avec leurs matériels pour rejoindre sa concurrente. Alors la demanderesse se venge de ces anciens alliés ». Par contre, l’un des deux fournisseurs a reconnu les faits et Béton France a abandonné la poursuite. Toutefois, le ministère public ne l’a pas entendu de cette oreille et maintient les charges contre toutes les parties.
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Les sinistrés d’Anosimahavelona s’insurgent contre le manque de transparence dans la gestion des 130.000.000 fmg offert par le président de la République.
Des faits scandaleux à Anosimahavelona où19 tentes sont implantées pour héberger 2846 sans abri. D’après ce que nous a raconté Razafindrasoa Rosette Victoire, le chef Fokontany d’Anosimahavelona à qui le préfet de Police d’Antananarivo-Renivohitra a confié la gestion des dons destinés aux sinistrés, s’est evaporé dans la nature avec la somme de 130.000.0000 fmg offerte par le président de la République. « La grande partie de cet argent a été détournée par le chef Fokontany et ses quelques collaborateurs. Ils ne donnent à qui ils veulent que 25.000 fmg par tête. Alors qu’à 1km d’ici, au sein du site d’hébergement de Tanjombato, les sinistrés sans distinction d’âge, ont eu droit chacun à 40.000 fmg. Pire, les sans abri qui sont déclarés et hébergés dans ces tentes n’ont pas bénéficié de cet argent offert par le président Ravalomanana », a dénoncé Razafindrasoa Rosette Victoire, chef des tentes.
Affrontements évités
Des affrontements ont été évités ce mardi à Anosimahavelona. Selon Razafindrasoa Rosette Victoire, les sinistrés en colère s’en sont violemment pris au chef Fokontany qui a pris la fuite par peur d’être tabassé. « Il s’est moqué de nos doléances. Il est rentré chez lui à Ankazotoho et n’a laissé pour nous qu’une modique somme de 1.500.000 fmg. C’est quoi 1.500.000 fmg par rapport au nombre des sinistrés d’Anosimahavelona ? », s’est plainte notre interlocutrice. D’après ce qu’a souligné Razafindrasoa Rosette Victoire, les sinistrés n’ont pas touché à cette somme. « Nous n’avons pas distribué cette modique somme pour éviter les bagarres. Nous l’avons remise au poste de Police de Tanjombato », devait indiquer un autre sinistré d’Anosimahavelona. « Ces agissements du chef Fokontany sont inacceptables. C’est un détournement que le préfet de Police d’Antananarivo-Renivohitra ne devrait pas laisser impuni », s’est indignée Razafindrasoa Rosette Victoire. En tout cas, le cas d’Anosimahavelona, à quelques kilomètres seulement de la ville de Tana, ne serait pas isolé. Des responsables au niveau des régions, des districts, des communes et des fokontany s’enrichissent des dons offerts aux sinistrés. Pourquoi ne pas mettre en place un « Task Force » pour contrôler la distribution de ces aides destinées aux victimes de Fame et d’Ivan ?
Kellogg's va dépêcher d'énormes quantités de céréales et Tyson Foods va expédier du boeuf, du poulet et du porc trois semaines avant le début des JO. La cargaison, continuellement sous haute surveillance, sera inspectée minutieusement une fois arrivée en Chine par des agents des douanes américains pour être ensuite délivrée aux représentants de l'USOC. Elle sera enfin stockée à l'université de Pékin où la délégation américaine sera installée. "La sécurité est tellement intense qu'il y aura même une nouvelle inspection avant que le chargement ne me soit finalement livré", précise Terri Moreman, la responsable du service de nutrition de l'USOC.
Les découvertes culinaires chinoises seront-elles pour autant bannies pour les champions américains ? "Pas du tout, affirme Hamilton. Une fois la compétition terminée, nous les encouragerons même à tout tester".
Tout s’est passé très vite, hier soir à Andravoahangy ! Dans une scène digne des feuilletons américains, une bande armée et motorisée s’est adonnée au vu et au su de tout le monde à l’enlèvement d’un opérateur indo-pakistanais dans son magasin sis à Andravoahangy Ambany. Descendus prestement d’un véhicule tout-terrain, quatre hommes cagoulés et armés de fusils d’assaut Kalachnikov se sont emparés du commerçant au moment même où celui-ci allait fermer sa boutique vers 18 heures 30 minutes dans la soirée d’hier. Au vu des armes de guerre, les témoins du drame ont préferé se terrer pour ne pas attirer la foudre des gangsters qui ont donc operé en toute quiétude.
Des menaces par sms
D’après nos investigations, la victime, un dénommé Soeb et tenant de la quincaillerie « Sambatra » à Andravoahangy a été parmi les Karana qui ont reçu des menaces d’enlèvement par sms vers la fin de l’année ! Des questions se posent sur d’éventuels retours des kidnappings visant les membres de la Communauté Karana après ces menaces par sms et les forces de l’ordre auront intérêt à plancher d’avantage sur cet embryon de piste pour enrayer le mal...
La puissante police religieuse d'Arabie saoudite a arrêté 57 jeunes hommes qui auraient cherché à séduire des jeunes filles dans plusieurs centres commerciaux de
Ils sont accusés d'avoir "porté des habits indécents, mis la musique à fond et dansé" dans des centres commerciaux de la ville sainte pour attirer l'attention des jeunes filles, ajoute le Saudi Gazette.
Le cheptel bovin est sérieusement menacé par des maladies. Leurs noms sonnent bizarres : catarrhale, cowdriose. Les éleveurs parlent d’hécatombe. Le gouvernement brille par sa langue de bois. En attendant les résultats des analyses, des vétérinaires déconseillent la consommation de viandes bovines malades. Une suspicion de contamination sur l’homme n’est pas à écarter. Historique.
Apparue en décembre dans le district d’Anjozorobe, plus précisément dans le village d’Alakamisy, l’épidémie de cowdriose fait des ravages actuellement dans plusieurs districts de l’île. Au total, six régions sont touchées par cette épidémie. D’Anjozorobe à Ambalavao, en passant par Moramanga, Arivonimamo et dans le Vakinankaratra, près d’une centaine de zébus ont succombé à « cette étrange maladie », selon les éleveurs désemparés. Ils se plaignent de la réaction tardive du ministère de l’Agriculture et de l’élevage pour sauver les bêtes. Ils estiment que l’Etat n’avance pas de solutions rapides et durables pour endiguer l’hémorragie dont souffre leur cheptel. De même, les autorités politiques et sanitaires brillent par leur valse-hésitation. Selon les spécialistes, la prolifération des tiques et des sangsues est à l’origine de cette épidémie. Des équipes de vétérinaires ont été envoyées dans les zones touchées par la maladie. Et aussitôt, les autorités rassurent que la situation se normalise à l’heure actuelle. Le ministre Marius Ratolojanahary, chargé de l’Elevage pointe du doigt les éleveurs qui pratiquent l’élevage traditionnel. Point ou pas suffisamment de détiquetage et de déparasitage, insiste-t-on. Une déclaration qui ne convainc pas les éleveurs craignant le pire. Le cheptel est toujours menacé car la catarrhale est à côté, à La Réunion.
La maladie peut- elle contaminer l’homme. Pour l’instant, aucun élément de réponse. Les experts attendent les résultats des analyses confiées à l’Institut Pasteur avant de s’exprimer. Le recoupement fait auprès de cet organisme français n’a pas donné satisfaction. Un responsable de l’institut, entretenant le doute, n’a voulu ni confirmé ni infirmé l’existence de ces analyses. Entretemps, le médecin-chef, le vétérinaire et le chef de région Alaotra-Mangoro appellent sur les antennes d’une radio privée à ne pas consommer les viandes des bœufs malades pour éviter d’éventuelle contamination de cette maladie sur l’homme. La psychose gagne une partie des consommateurs. Ils boudent la viande bovine. Chose curieuse, depuis le début de cowdriose, la population locale a constaté l’apparition d’une nouvelle maladie mortelle chez les humains. Un organe de presse de la capitale a signalé que 17 personnes sont mortes à Mandialaza, dans le district de Moramanga, depuis le mois de janvier. D’autres sont tombées malades dans les zones frappées par l’épidémie. Simple coïncidence ou une contamination à partir de la maladie des bœufs ?
Gouffre financier sans précédent
Ceci dit, les pertes financières des éleveurs sont énormes. Selon les estimations, les préjudices financiers s’élèvent à plusieurs centaines de millions d’ariary, voire plus. Force est également de constater que les autres activités, notamment l’agriculture, sont au ralenti. L’élevage et l’agriculture sont intimement liés dans le milieu rural. Bien que la « Révolution verte » soit sur toutes les lèvres du pouvoir, tout laisse à penser que le monde rural ne figure pas sur les priorités. À preuve, la Grande île ne compte que 280 vétérinaires seulement dont la plupart évolue dans le secteur privé. Les lycées agricoles sont tombés en ruine. En conséquence, les agriculteurs et les éleveurs n’ont bénéficié d’aucun encadrement technique rationnel depuis des années. Il n’est pas étonnant si la production a chuté et si les différents cheptels sont à la merci de la moindre maladie.
Cowdriose: Maladie infectieuse, virulente, inoculable, non contagieuse due à une ehrlichia Cowdria ruminantium de l'ordre des rickettsiaceae. Le vecteur transmettant cette maladie est une tique du genre Amblyomma, communément appelée "tique sénégalaise".
Catarrhale:Cette maladie ne touche que les ruminants et se manifeste chez les ovins principalement par différents symptômes : fièvre, boiteries, oedèmes, cyanose des muqueuses, amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux ou à une guérison lente avec d'importantes pertes économiques. L'épizootie actuelle semble se distinguer par une atteinte non négligeable des bovins habituellement résistants à la maladie. Les signes cliniques observés dans l'épisode actuel sont les suivants : œdèmes et ulcérations buccales ou nasales, boiteries, œdème et érythème des mamelles.