Friday, June 28, 2013

Deux nouvelles espèces de lémuriens identifiées


Ces primates découverts dans les forêts de Madagascar pèsent chacun moins d'une centaine de grammes.

Le microcebus tanosi, l'une des deux nouvelles espèces découvertes (AFP)
Le microcebus tanosi, l'une des deux nouvelles espèces découvertes (AFP)
Des biologistes allemands ont identifié dans les forêts de Madagascar deux nouvelles espèces de lémuriens du genre Microcèbe, qui regroupe les plus petites espèces de primates du monde et aussi parmi les plus menacées.
Les biologistes ont découvert ces minuscules primates, qui pèsent moins d'une centaine de grammes, lors de précédentes campagnes menées à Madagascar en 2003 et 2007, explique un communiqué du Centre allemand des primates.
Mais il aura fallu toute une batterie de tests sur l'ADN maternel et paternel des échantillons récoltés pour les identifier formellement comme deux nouvelles espèces distinctes, dont les noms sont dévoilés dans une étude publiée mardi 26 mars dans la revue "International Journal of Primatology".

Les primates les plus menacés de la planète

Il s'agit de Microcebus tanosi, à la tête rousse et relativement grand comparé à d'autres "lémuriens souris" du même genre, et de Microcebus marohita, à la longue queue touffue et aux grands pieds.
Comme tous leurs cousins, ces lémuriens de Madagascar figurent aujourd'hui parmi les primates les plus menacés de la planète, en raison de la destruction de leur habitat et du braconnage.
Madagascar a perdu quelque 11 millions d'hectares de forêts au cours des vingt dernières années, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Dans un rapport publié l'an dernier, l'organisme soulignait que le plus rare lémurien au monde, le Lépilémur septentrional, ne comptait plus que 19 spécimens vivants.
En raison de son isolement géographique, la totalité des primates de Madagascar sont des espèces endémiques, de même que 90% de ses plantes et 80% de ses amphibiens et reptiles.
Les scientifiques y découvrent encore périodiquement de nouveaux animaux, et le nombre d'espèces de lémuriens identifiés a plus que triplé au cours de la dernière décennie.

Pourquoi l’Afrique et Madagascar ne se développent pas


Le continent n'exploite pas ses nombreuses richesses et n'a pas su tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde.


C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant elle regorge de ressources naturelles. Même ci celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources humaines. Et pourtant, elle peine à se développer —c’est le moins que l’on puisse dire.
Au lieu de tirer leçon des succès et des échecs des modèles de développement qui ont été expérimentés de par le monde, elle continue à s’engluer dans ses politiques stériles. Plusieurs facteurs essentiels sont la cause de cette situation.


La faillite des politiques


Depuis la fin de la colonisation, presque tous les pays africains ont été dirigés par une élite sans vision politique à moyen ou long terme. Cette élite, qui s’est substituée aux anciens colonisateurs, a été incapable d’ambition et s’est davantage préoccupée d’elle-même que des peuples dont elle prétend défendre les intérêts. Résultat: le système colonial a été purement et simplement perpétué sous une autre forme dans les domaines politique, économique et culturel au fil des années. A cela, il faut ajouter l’insécurité de l’environnement économique qui ne favorise pas les investissements, et le règne de l’informel.
L’indépendance est donc devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Faute de réflexions endogènes ou prospectives et de volonté politique en vue d’amorcer un changement par une synergie d’actions, les politiques actuelles sont une navigation à vue. Les Etats sont gérés à la petite semaine par les dirigeants, juste le temps d’accomplir les hautes charges qui sont les leurs.

Le marché de consommateurs

Il n’y a pas meilleur marché de consommation que l’Afrique. C’est ce que nous appelons, avec un certain humour, dans nombre de pays africains les «receveurs universels». Comment peut-on se développer quand on consomme tout ce qui vient de l’extérieur sans distinction et qu’on ne produit rien, ou pas grand-chose?
Le comble, c’est que beaucoup d’Africains ont le complexe suranné de la préférence étrangère. Même quand ce qui est produit localement est de bien meilleure qualité que ce qui est importé. L’extraversion est non seulement un phénomène économique, mais aussi culturel. Et cette tendance doit être inversée par la création et la recherche de qualité, afin que les produits africains puissent être concurrentiels à l’échelle internationale.
L’Afrique ne doit pas être uniquement un marché de consommateurs —bien au contraire, elle a tout intérêt à se lancer dans la production tous azimuts. En effet, les Africains doivent encore prouver, comme qui dirait, qu’ils ne savent pas jouer que du banjo.

La négligence de l’agriculture

L’agriculture a toujours été reléguée au dernier rang des activités humaines en Afrique. Le paysan est considéré comme un citoyen de seconde zone. C’est le moins que rien. La plupart des Africains veulent être des commis de l’Etat. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, tous les pays africains font de l’agriculture la base de leur développement. Mais ils ne font rien pourtant pour développer cette agriculture. Et ce n’est qu’un euphémisme.
Il faut bien le dire, depuis l’époque de la pierre, l’Afrique n’a remplacé l’outil agricole que par le fer. Rien de plus. Ce n’est pas avec la houe et la daba que l’Afrique peut se rendre autosuffisante alimentairement avant de parler de développer son agriculture à des fins de commercialisation ou de transformation. Comme les résultats d’investissements dans ce secteur ne s’obtiennent qu’à moyen ou long terme, cela intéresse peu les investisseurs étrangers et les Etats eux-mêmes.
Pourtant, cela concerne la presque totalité de la population du continent. Avec une démographie galopante et un dérèglement climatique qui s’accentue d’année en année, les moyens agricoles traditionnels ne peuvent plus nourrir les nombreuses bouches du continent tant qu’ils n’évolueront pas. Et un homme qui a faim est un homme qui ne pense pas, et par conséquent ne se donne pas les moyens de son développement.

L’inadéquation du système éducatif

Plus de cinquante ans après les indépendances de la plupart des pays d’Afrique, le système éducatif ne s’est toujours pas adapté aux réalités du monde actuel et à l’évolution des sociétés africaines. L’enseignement élémentaire reste encore un luxe pour la majorité. Et l’enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés médiocres sans emploi, incapables d’entreprendre ou de s’insérer dans la vie active dès qu’ils quittent leur formation.
Malheureusement, dans un tel contexte, l’enseignement technique et professionnel qui devrait être privilégié demeure le parent pauvre du système éducatif africain. C’est une des questions essentielles du développement de l’Afrique à laquelle il convient absolument d’apporter une solution adéquate. 

L’instabilité sociopolitique

On peut compter sur les doigts d’une seule main les pays africains qui peuvent se targuer d’avoir connu une longue stabilité sociopolitique. Or celle-ci est une condition sine qua non du développement. L’Afrique souffre de la faiblesse de son organisation sociale et politique. Tant et si bien que la conjugaison des conflits internes et des appétits voraces externes que suscitent ses richesses ne sont pas pour la prémunir de crises plus ou moins graves.
L’une des raisons à cette instabilité chronique et récurrente est la difficulté à s’approprier les principes de la démocratie. Qu’ils accèdent au pouvoir, au pire par un coup d’Etatsuccession dynastique ou au mieux par des élections passablement démocratiques, les chefs d’Etat africains finissent la plupart du temps par succomber à la tentation de la dictature. Grâce à l’absence d’armées républicaines, à la corruption, à l’analphabétisme d’une grande partie des peuples, au clientélisme, au culte de la personnalité et tutti quanti. Toutes choses qui engendrent des conflits sociopolitiques. De manière inconsciente ou non, les peuples africains sont eux-mêmes des usines à dictateurs. 

La corruption

La corruption est un véritable fléau en Afrique, qui touche particulièrement les élites. En l’absence d’initiatives individuelles ou collectives de production de richesses, l’Etat reste la seule vache à lait. La politique est ainsi le plus grand pourvoyeur d’emplois et le seul moyen de s’enrichir de façon licite ou illicite sans travailler. Cet état de fait inhibe toute initiative et transforme certains agents de l’Etat, mais surtout ceux qui sont au pouvoir ou proches, en de véritables sangsues. Les économies en sont du coup gangrenées.
Si l’argent qui part en fumée au moyen de la corruption était effectivement investi en faveur des populations, l’Afrique aurait fait un grand bond en avant sur la voie du développement. Mais qui refuse de gagner de l’argent sans travailler? Ils ne sont pas légion, ces agents de l’Etat ou hommes politiques en Afrique. De nos jours, ils sont malheureusement comme des espèces humaines en voie de disparition.
La bonne gouvernance n’est pas le fort des dirigeants africains. Bien au contraire, c’est ce qui leur permet de rester au pouvoir en organisant des élections truquées d’avance par l’achat de conscience non seulement des électeurs en majorité analphabètes, mais aussi de ceux qui organisent les élections. Quand ils ne sont pas purement et simplement des dignes représentants de groupements économiques et politiques étrangers qui font feu de tout bois à cet effet.
Marcus Boni Teiga
Ancien directeur de l'hebdomadaire Le Bénin Aujourd'hui, Marcus Boni Teiga a été grand reporter à La Gazette du Golfe à Cotonou et travaille actuellement en freelance. Il a publié de nombreux ouvrages. Il est co-auteur du blog Echos du Bénin sur Slate Afrique.

Emission spéciale de TV+ du 27 Juin 2013

Huile d’olive : ses incroyables bienfaits santé

Star du régime crétois, l’huile d’olive est reconnue aujourd’hui pour ses nombreux bienfaits santé notamment anti-cholestérol et anti-âge. Elle possède aussi d’autres propriétés moins connues mais très utiles au quotidien.
Huile d’olive : ses incroyables bienfaits santé
L’huile d’olive : anti-cholestérol et anti-âge
Grâce à ses acides gras mono-insaturés et ses antioxydants (flavonoïdes, polyphénols, vitamine E), l’huile d’olive a bien mérité sa réputation de protectrice du système cardio-vasculaire et d’alliée contre le mauvais cholestérol. Elle s’illustre aussi dans le domaine de la beauté où ce sont ses acides gras qui prodiguent tout ce qu’il faut d’hydratation à notre peau et même nos cheveux. Elle est surtout un bouclier anti-âge efficace. Elle protège en effet la peau des agressions extérieures et favorise le ralentissement du vieillissement cutané.
L’huile d’olive : un anti gueule de bois
Pour parer les réveils difficiles après une nuit bien arrosée, on peut boire beaucoup d’eau et prendre une cuillère à soupe d’huile d’olive. Cela devrait ralentir le passage de l’alcool dans le sang et jusqu’au foie. Ce remède de grand-mère anti-gueule de bois n’a toutefois pas été prouvé scientifiquement.

L’huile d’olive : d'anti-douleur à coupe-faim
L’huile d’olive : un anti-douleur naturel
Et si on zappait les médicaments anti-douleur pour passer à l’huile d’olive ? Non ce n’est pas un gag, l’huile d’olive aurait bien des vertus antalgiques. L’huile d’olive contiendrait de l’"oléocanthal ", un composant qui aurait la même action anti-inflammatoire que l’ibuprofène, médicament couramment utilisé pour soulager la douleur.
Bon, c’est vrai, l’huile d’olive ne saurait être aussi efficace que son voisin l’ibuprofène : 50 g d’huile d’olive seraient nécessaires à apaiser un dixième de la douleur traitée par l’ibuprofène.
L’huile d’olive : un bon anti-toux
On connaissait les vertus apaisantes du miel pour la toux nocturne, du sirop de thym pour la toux sèche. Et bien l’huile d’olive a toute sa place dans la famille des recettes naturelles qui calment la touxSi on est sujette aux crises de toux surtout la nuit, on pense à prendre une cuillère à soupe d’huile d’olive avant de se mettre au lit.

L'huile d'olive peut faire disparaître  la mauvaise haleine

Une cuillerée à soupe d'huile d'olive extra vierge au réveil de préférence à jeun, et le soir avant de se coucher peut combattre et même faire disparaître votre  mauvaise haleine ou l'halitose.
HALITOSE : LES ORIGINES NON BUCCO-DENTAIRES
Outre les causes bucco-dentaires, des maladies peuvent être à l’origine d’une halitose. Elles peuvent être d’origine :
  • O.R.L (angines, rhinites, sinusites…),
  • gastro-intestinaux,
  • pulmonaires,
  • rénaux,
  • respiratoires,
  • métaboliques,
  • hormonaux.
Quelques médicaments peuvent également provoquer une mauvaise haleine. Faites le point avec votre médecin en cas de doute !


L’huile d’olive, aussi comme coupe-faim
L’huile d’olive aiderait à combattre les petits creux. L’acide oléique, une substance contenue dans cette huile, diminue les sensations de faim et les grignotages intempestifs. Quand on se sent à deux doigts de craquer pour une sucrerie, l’huile d’olive serait plus forte que le thé ou la tisane pour contrôler ses pulsions. Encore faut-il avoir une bouteille sous la main quand on est au bureau par exemple…


Processus de sortie de crise: Vers un nouveau calendrier électoral


Vendredi 28 juin 2013

Le sommet du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC-M) à Addis-Abeba accentue la pression sur les candidats à problèmes en élargissant les menaces de sanctions à leurs entourages et à leurs collaborateurs : interdiction de voyager à l’étranger, gel des avoirs. Mais cela importe peu aux yeux de ces trois candidats « indésirables » qui font appel au « patriotisme » des Malgaches, privés selon leur point de vue, par la communauté internationale, de la liberté de choisir. En tout cas, le Président de la Transition, candidat à la Présidentielle dont la date du scrutin reste encore suspendue, a de nouveau ce 26 juin 2013, exprimé son souhait de voir les législatives se tenir en premier comme il l’avait déjà suggéré le mois de février dernier. Les experts des Nations unies et la Cenit devront-ils s’en résigner ou s’en convaincre ? En effet, une réunion entre la Cenit et les experts onusiens est prévue se dérouler les 4 et 5 juillet 2013, pendant laquelle sera discuté un nouveau calendrier électoral. L’ordre des scrutins sera-t-il modifié ? De l’avis du Sefafi il reste possible d’organiser l’élection présidentielle le 23 août, tout en maintenant le deuxième tour jumelé aux législatives le 25 septembre, et les communales le 23 octobre.

Source : Madagascar Tribune

Fête de l’Indépendance: Les hélico pilotés par des ... retraités


Vendredi, 28 Juin 2013 
Après avoir défrayé la chronique dans l’unique but de discréditer le pouvoir de transition, les hélicoptères Alouette II achetés auprès de l’armée belge ont fait leur réapparition dans le ciel malgache.
C’était mercredi à Mahamasina où 2 appareils seulement sur les 4 achetés ont pu participer au défilé. La raison en est simple : l’armée n’a plus de pilote qualifié en hélicoptère. Les deux appareils qui ont survolé Mahamasina ont été d’ailleurs piloté par un officier supérieur malgache à la retraite et l’autre par un Français non moins à la retraite. Ils étaient appelés pour le défilé uniquement.
Le détail est à signaler car il marque une autre particularité des forces armées malgaches. Chez nous, on a une armée de mer dont de nombreux officiers généraux sans qu’on dispose d’une seule barque. Dans l’armée de l’air où l’honneur est sauf avec la dotation par la France de quatre petits avions, la situation est presque pareille sinon pire : il y a également de nombreux officiers mais pas un seul pilote d’hélicoptère.
On est prêt à parier que les régiments spécialisés manquent terriblement d’éléments faute de formation alors qu’en haut de la hiérarchie, les étoiles s’acquièrent par d’autres voies que le mérite militaire. Qui sait si c’est pour ces raisons que les gens de bonne volonté sont convaincus que ce n’est pas la peine de convaincre la Grande Muette, devenue d’ailleurs de plus en plus bavarde, d’agir enfin pour mettre fin à ce chaos dans lequel s’engloutit chaque jour notre patrie.
Sa:  
La Gazette de la Grande Ile

Alouette II

Trafics de bois de rose: Reprise inévitable

Vendredi, 28 Juin 2013 
Où Andry Rajoelina a-t-il trouvé les financements pour la construction des trano mora, hôpitaly manara-penitra, vary mora, kianja manara-penitra et autre Stade Makis ? La question n’est pas encore d’actualité avec les sanctions qui internationales qui se profilent à l’horizon. Quoique les investigations sur ces grands projets sont très bien avancées dans certaines chancelleries, des organisations de la société civile mais aussi au sein de l’opposition, la question fondamentale qui se pose reste en effet les voies et les moyens pour le pays pour nourrir et soigner ses 22 millions d’habitants.
A la différence de 2009 où la suspension des financements internationaux a été atténuée par les projets en cours de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la BAD, le renforcement des sanctions sera d’autant plus ressenti que lesdits projets sont tous en fin de cycle sinon déjà fermés. Ces projets représentaient cependant des emplois et des revenus pour la population tout en renforçant un tant soit peu les réserves en devises du pays. Alors que sur le plan alimentaire pourtant, la FAO vient de lancer une alerte sérieuse sur une menace de famine dans les mois à venir. Enfin au niveau des finances publiques, les perspectives ne sont guère reluisantes sans aide extérieure et avec la grève de la TVA par les entreprises qui combinée à une baisse générale des activités va s’accompagner inévitablement d’une dégradation des droits de douanes et des impôts sur les revenus.
Comment l’Etat pourra-t-il honorer le salaire de ses 120 000 agents ? Comment faire fonctionner les hôpitaux et les dispensaires, on ne parle même pas des derniers établissements « manara-penitra » ? Comment empêcher le prix du riz à plus de 10 000 Fmg le kilo d’ici le mois de novembre ?
Ce dont on est sûr est que personne ne mobilisera un seul dollar des centaines de millions amassés depuis 2009 et placés quelque part en Asie pour échapper au contrôle du système financier conventionnel international. La piste la plus privilégiée est la reprise des exportations de bois de rose. D’ailleurs, le régime de Transition a déjà autorisé la vente de conteneurs incalculables moyennant le paiement d’une redevance de 70 millions ariary par conteneur. On ne sait pas combien cette taxe a rapporté à l’Etat, aucun rapport d’exécution du budget n’étant rendu public. L’inventaire du stock de bois coupé depuis 2011 et la dégradation de ce stock par les intempéries militent en en faveur de cette piste même si elle va favoriser irrémédiablement la reprise des coupes illicites dans les aires protégées.
L’inscription du bois de rose à l’annexe II de la Convention de Cites constitue a priori  un moyen de protéger cette espèce en empêchant les exportations illicites. Mais dans un régime où on utilise le droit comme bon il semble, il ne serait pas étonnant si les dispositions de cette convention n’étaient pas justement utiliser pour exporter les stocks éparpillés dans tout le pays. D’après cette convention, « le commerce international des spécimens des espèces inscrites à l'Annexe II peut (en effet) être autorisé et doit dans ce cas être couvert par un permis d'exportation ou un certificat de réexportation. La CITES n'impose pas de permis d'importation pour ces espèces (bien qu'un permis soit nécessaire dans certains pays ayant pris des mesures plus strictes que celles prévues par la Convention). Les autorités chargées de délivrer les permis et les certificats ne devraient le faire que si certaines conditions sont remplies mais surtout si elles ont l'assurance que le  commerce ne nuira pas à la survie de l'espèce dans la nature ».
Pour marquer sa souveraineté, le pays et plus précisément ses dirigeants n’auront aucun scrupule à délivrer un permis d’exportation à ceux qui le demandent et répondent à leurs exigences. Le seul facteur qui pourrait bloquer cette solution serait le refus d’Omer Beriziky d’y souscrire. En tant que ministre par interim de l’Environnement, il pourrait refuser de signer tout permis d’exportation dont son département serait le seul habilité à délivrer ce genre d’autorisation. En tant que Premier ministre, il pourrait refuser de signer le décret annulant celui du 31 mars 2010 interdisant l’exportation de bois de rose.
Ce serait donc une nouvelle bataille entre Andry Rajoelina et Omer Beriziky. Une perspective qui réjouit déjà les trafiquants de bois de rose lesquels misent justement sur une dégradation du climat politique pour liquider leurs immenses stocks. Qui plus est, ils sont encouragés et soutenus par des candidats à la présidentielle et aux législatives qui espèrent récolter les subsides indispensables à leur campagne électorale.
Loin de ces visées politiques, les techniciens de la Banque centrale et des Finances verraient d’ailleurs d’un bon œil la reprise des trafics de bois de rose, d’or et autres pierres précieuses dont les recettes ont servi à alimenter un marché parallèle de devises, d’où l’abondance des produits importés sur le marché sans que le franc malgache ait déprécié et qu’il y ait surtout une pénurie de devises. Jusqu’à quand pourrait-on cependant vivre sur ce genre de commerce parallèle ?         
 Toujours est-il que c’est le cadet des soucis de nos dirigeants. Même si l’euro sera à 20 000 Fmg à la fin de la crise, ils s’en foutent éperdument. Les comptes dont ils disposent en Asie sont en dollars et bien garnis. Raison pour laquelle  ils ne pensent aux conséquences des sanctions internationales sur le pays.
Salomon Ravelontsalama

Mahajanga : Bajaj sy taxi ary posy, raikitra ny sakoroka


Raikitra ny sakoroka tao Mahajanga omaly, noho ny olana nisy teo amin’ny ireo mpampiasa ny Bajaj sy ny mpitondra taxi ary ny mpitarika posy. Ny antony dia tsy manaiky ireo mpitatitra sasany amin’ny fidiran’ny Bajaj amin’ny fitaterana olona ao Mahajanga, noho izy ireo lasa ankafizin’ny olona. Araka ny voalazan’ny tomponandraikitra ao an-toerana dia misy mpanao politika ao ambadik’ireto mpanao fihetsiketsehana ireto, ka mitady hanangana adim-poko. Efa voafaritra mazava mantsy ny lalàna mifehy ny fampiasana fitaovam-pitaterana, ary afaka manao izany daholo ny rehetra, rehefa manara-dalàna, toy ny fandoavan-ketra sy ny sisa. Tetika natao hanakorontanana ireny saingy tsy tanteraka fa voafehin’ny mpitandro filaminana, araka ny voalaza.


Bajaj vita sinoa : vidiny 950 $

Ahiana misy ambadika politika sy fanakorontanana ary fikasana hampirehitra adim-poko ity hetsika ity
Taorian’ny ity sakoroka ity dia fantatra izao fa efa misy maro ireo voasambotra.  Ny alakamisy lasa teo, tsy faly tamin’ny hamaroan’ny Bajaj miasa ao an-tanana ny mpitarika posy sy ny mpamily taxi koa dia nidina an-dalambe nanakana ireo mpitondra Bajaj. Araka ny fantatra dia nirongo zava-maranitra, kibay ary vato izy ireo. Ankoatra izany dia nosakanin’izy ireo tsy hiasa koa ireo posy sy ny taxi teny an-dalana fa hanampy azy ireo hirotaka. Nisy fito ireo Bajaj simba ary nisy mpamily naratra.
Nisy mpandeha posy naratra ihany koa vokatr’izany. Ny volana jolay 2012 no nanomboka niasa teto Mahajanga ny bajaj, 40 ny isan’izy ireo tamin’izay. Ankehitriny dia miisa 72 ny bajaj mitatitra olona eto Mahajanga, miisa 3360 ny posy ary 300 kosa ny taxi. Milaza ireo mpitarika posy fa tsy mahazo mpandeha mihitsy hatramin’ny nisian’ny bajaj ary zara raha mahafeno “versement” isan’andro izy ireo. Efa nisy ny fivoriana nihaonan’ireo mpitarika ny grevy sy ny mpitondra eto Mahajanga ny alakamisy io ihany, nitohy ny zoma tontolo andro, hitadiavana vahaolana eo amin’ity resaka bajaj sy ny posy ity.
Teo anatrehan’ny korontana, nivory ny OMC distrika eto Mahajanga, tao amin’ny biraon’ny faritra Boeny, ny zoma maraina. Nambaran’izy ireo tamin’izany fa tsy azo atao ny mampijanona ny fitaovam-pitaterana, izay miasa ho an’ny vahoaka. Nambaran’ny filohan’ny faritra Boeny Rasoloniaina Jean Christophe Noel mihitsy aza fa misy ambadika politika ity grevin’ny mpitarika posy sy ny mpamily taxi eto Mahajanga ity, ary ireo olona hilatsaka hofidiana avokoa no ambadik’izao raharaha izao. Tsy hanaiky ny fanakorontanana ny tanànan’i Mahajanga anefa izy ireo ka nampitandrina an’ireo mpitarika ny grevy.. Efa miditra amin’ny fotoam-pialan-tsasatra ny eto Mahajanga izao, betsaka ny mpizaha tany. Hisy fiantraikany amin’ny zavatra maro ny korontana tahaka izao raha tsy misy vahaolana haingana, ary tsy ny mpitondra ihany no hizaka an’izany fa hatramin’ny mpivarotra madinika sy ny olona miaina amin’ny fitaterana ihany koa. Nambaran’ny filohan’ny faritra Boeny hatrany fa malalaka ny fandraharahana eto Mahajanga ka tsy tokony hisy hifanavakavaka.

J.E. et A.R. de MIDI MADAGASCAR

Ady tany ao Moramanga : Vazaha manampatra fahefana amin’ny fokonolona


Tany mihoatra ny arivo hektara no iadina ao aminy kaomina Anosibe Ifody, distrikan’i Moramanga. Ny marimarina kokoa dia ao anatin’ny fokontany  Ankarefo sy Tsaramiafara io tany io. Io tany io dia misoratra amin’i Guy Gabriel René MACE, vazaha tonga tao Moramanga talohan’ny taona 1947. Niala an’i Moramanga anefa io vazaha izay nanao “requisition” an’io tany io talohany nipoahan’ny tolona 47. Ary voalaza fa efa maty i Guy Gabriel MACE amin’izao fotoana. Rehefa lasa izy dia ny fokonolona teo amin’ireo fokontany roa ireo no nampiasa sy nanamainty molaly ny tany nanomboka ny 1947. Tamin’ny 02 desambra 2010 anefa dia nisy vazaha iray antsoina hoe Gerard Menu, nipoitra tampoka nitondra fanamarinana (Attestation) izay voalazany fa avy amin’i Guy Gabriel René MACE; izay milaza fa nomena fahefana izy hikarakara ny tany. Io vazaha io amin’izao dia manao ramatahora ny fokonolona ka mandroaka azy ireo hiala amin’ny tany izay efa nampiasan’izy ireo hatramin’ny 1947.
Averina aminy Fanjakana. Araka ny voalazan’ny fokonolona anefa dia fanamarinana tsy marina no ananan’i Gerard Menu. Nefa ity farany dia tsy mitsahatra manapotika ny ala kininina; izay mbola tsy ampy enim-bolana akory eo amin’io tany io. Efa betsaka noho izany ny fitarainana nataon’ny fokolonona mahakasika ity vazaha ity, teo amin’ireo manampahefana eo an-toerana, nefa dia tsy nisy valiny. Efa nanoratra tany amin’ny minisiteran’ny Mponina sy ny Fanajariana ny tany izy ireo fa dia mbola tsy nisy valiny ihany koa. Tamin’ny taona 2009 anefa dia nandefa taratasy ary nanome baiko ny tomponandraikitra momba ny  fananan-tany tao an-toerana ny ministry ny Fanajariana ny tany ny tokony hamerenana io tany io amin’nyy Fanjakana, araka ny hitsivolana laharana faha-74-021. Hatramin’izao anefa dia mandà tsy manatanteraka io baiko io ny manampahefana ao an-toerana. Nefa ny mponina dia tsy tafandry mandry amin’ny ataon’ity vazaha ity.
RAJAOFERA Eugène

Ambatondrazaka : Nodoran’ny olona ny sono Jean Aimé


Tsy naharitra ny fijanonana kely vokatry ny tsy fetezana teo amin’ny fanamafisam-peo tamin’ny fampisehoana nataon’ilay mpanankato malaza Jean Aimé, ny mpijery fety tamin’ny faha-26 jona teo ,koa dia raikitra ny sakoroka. Niafara tamin’ny fandrobana sy ny fandoroana ny sônô, ny fiara ilay fampisehoana. Nandeha araka ny tokony  ho izy ny fandehan-javatra. Nisy tsy fetezana kely anefa avy eo ary dia izany no niandohan’ny sakoroka. Maro ny olona tsy nahatsiaro tena vokatry ny fifanjevoana tamin’io fotoana io. Misy ireo nandositra tany anaty tanimbary. Ilay mpanakanto aza moa raha tsy narovan’ny mpitandro filaminana dia tsy fantatra izay mety ho nahazo azy.

Thursday, June 27, 2013

Convocation de Jean Marc Koumba à la gendarmerie : ça y est les intimidations et les coups bas ?




Jean Marc Koumba dans l'oeil du cyclone
Jean Marc Koumba dans l’oeil du cyclone
Les observateurs de la vie politique auront remarqué la reprise de service du germano-gabonais Jean Marc Koumba pour le compte de Lalao Ravalomanana, reprise de service d’ailleurs évoquée ici même sur TNN.
Une reprise de service d’ailleurs pas du goût de tout le monde, car à peine remis dans la course, le charismatique Jean-Marc Koumba subit déjà les « affres » des tentatives d’intimidations.
A commencer par une convocation en mauvaise et due forme à la gendarmerie de Fiadanana, lundi en début de cette semaine.
Convocation en mauvaise et due forme, car normalement, quand vous êtes convoqué, on vous expose les motifs de votre convocation n’est-ce pas ? Et bien en l’occurrence, rien de cela. « Vous êtes convoqué » point barre.
Convocation à laquelle le bodyguard n’a pu donner suite, car ayant repris du service comme évoqué plus haut, Jean-Marc Koumba ne pouvait donc être au four et au moulin, à savoir assurer la sécurité de Lalao Ravalomanana dans ses déplacements et répondre à la convocation de la gendarmerie.
Il est là, il ne peut pas être ailleurs en même temps
Il est là, il ne peut pas être ailleurs en même temps
Une absence qui n’a pas été au gout de tout le monde et, habitudes des intimidations aidant, les « enquêteurs » sont donc allés au domicile de Jean-Marc Koumba, à Antsirabe, pour s’enquérir (attraper?) le bodyguard.
Et bien entendu, pas de Jean-Marc Koumba au lieu dit, ce qui est tout à fait normal puisqu’il assure la sécurité de Lalao Ravalomanana. Mais comme certains ne croient que ce qu’ils voient, la petite visite « intimidatrice » à Antsirabe s’imposait donc, en indiquant à femme et enfants : « Dites lui que nous sommes passés ».
Interrogé sur le sujet, le général Richard Ravalomanana de prétexter un : « Oui, mais les candidats ne devraient pas avoir un garde du corps de nationalité étrangère« .
Ah bon ? Peut-il nous indiquer le texte de loi qui stipule noir sur blanc qu’il est interdit pour un ressortissant malgache d’avoir un garde du corps de nationalité étrangère ?
Et comme d’habitude, deux poids deux mesures, car à propos de la photo ci-dessous, le sémillant Général n’a semble-t-il pas pipé le moindre mot ?
2 poids 2 mesures comme d'habitude
2 poids 2 mesures comme d’habitude

Voici quelques aliments à limiter pour leurs apports déséquilibrés et leurs effets néfastes sur l'organisme.


Les chips
Elles contiennent beaucoup de mauvais gras et sont aussi très riches en sel. L'acrylamide, présente dans les chips et les frites comporte un risque cancérigène.
Le soda
Plusieurs recherches ont déjà démontré que le soda était l'une des principales causes de l'obésité et du surpoids. Mais ce que le public ignore, c'est que le soda déclenche également l'apparition de troubles cardio-vasculaires et favorise le développement du diabète. Des études américaines ont démontré que boire du soda d'une façon régulière, amplifiait les risques de développer un cancer du pancréas.
Les fast-foods
Une nourriture trop riche en gras, trop riche en sucre et en sel, trop riche en produits chimiques, pauvre en fibres végétales et vitamines.
La mayonnaise
La mayonnaise industrielle riche en mauvais gras devrait être consommée de façon restreinte.
Le sucre et le sel
Le sucre et le sel sont partout dans notre alimentation même des fois là où on ne s'y attend pas. Tous les nutritionnistes sont maintenant d'accord pour affirmer que l'homme moderne consomme trop de sel et de sucre jusqu'à parfois plus de 3 fois la dose quotidienne dont le corps à réellement besoin.
L'alcool
Cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression): l'alcool a une influence sur le développement de nombreuses maladies et ces maux ne concernent pas que les personnes "alcooliques".
Les charcuteries
La consommation de viandes transformées modélisant des charcuteries est directement responsable d'une augmentation des lésions pré-tumorales au niveau du côlon.
Les aliments frits
La friture modifie les aliments: ils perdent l'eau qu'ils contiennent et absorbent la graisse de la friture. La graisse utilisée, souvent de l'huile, est détériorée par la cuisson, un phénomène encore accentué lorsque l'huile est réutilisée, entraînant par un processus d'oxydation et d'hydrogénation la perte des graisses insaturées et la formation de graisses saturées. Les risques pour la santé - hypercholestérolémie, hypertension artérielle, et obésité.
Les pâtisseries
Riches en graisses dites "saturées" et sucres, consommées avec excès elles sont néfastes pour la santé.
Le pain blanc
Le pain blanc est fait à partir de farine raffinée qui ne contient pas le germe et l'enveloppe du son. Alors que la partie du grain de blé la plus riche en sels minéraux, vitamines et fibres se trouve justement sur l'enveloppe externe du grain.

Tuesday, June 25, 2013

L’injustice sereine ?


lundi 24 juin 2013, VU DANS LE JOURNAL TRIBUNE DE MADAGASCAR

Les derniers mois mettent les magistrats malgaches sur le devant de la scène, et pas nécessairement à leur avantage. Après les juges de la Cour électorale spéciale (CES) qui ont pris les décisions que l’on sait, avec les conséquences politiques que l’on sait, l’histoire du moment est cette altercation entre une femme magistrat et Iharizaka Rahaingoson (photo), pour une banale histoire de parking bloqué. Du fait de l’article 226 du Code pénal malgache (PDF), je ne me permettrais pas de commenter cette décision de justice, car ce genre d’acte serait plutôt périlleux face à un pouvoir judiciaire du Tiers-monde.
Par contre, sans commenter le verdict, mais en se basant sur les témoignages disponibles, on peut se poser des questions en complément de tous les points déjà abordés de façon pertinente par Patrick A. dans son édito de samedi dernier. C’est la dame qui a agressé physiquement M. Rahaingoson, lequel s’est par la suite défendu. Voilà donc un magistrat, ayant étudié le Droit, chargé de l’appliquer, et comme l’ont fait remarquer plusieurs internautes sur Facebook, est membre de l’Association des jeunes malagasy pour la protection des Droits de l’homme, mais qui en arrive à venir aux mains pour une dispute de parking. Comment croire qu’une personne incapable de se maîtriser ainsi puisse appliquer le principe de sérénité qui est fondamental à l’exercice de la justice ? De plus, alors que c’est la dame qui avait bloqué la place de parking, elle s’est permis de répondre ainsi aux reproches effectués par M. Rahaingoson : « même si tu es en colère, qu’est-ce ce que tu peux faire ? ». Cette arrogance en situation de tort résulte-t-elle d’une question d’éducation, ou bien du sentiment de toute-puissance et d’impunité dû à son statut ?
Au-delà de l’anecdote de fait divers que représente ce qui passera à la postérité comme l’affaire Rahaingoson, c’est une réflexion sur le système qui est devenue nécessaire pour se protéger de l’arbitraire et de l’impunité grandissantes de la part de certains tenants de l’autorité publique. Et ce, même si l’ambiance de crise post-coup d’État, avec ce que cela implique comme impact sur l’état de droit, n’offre pas le meilleur contexte.

Une nécessaire réflexion sur le système.

Selon de nombreux avocats, la plainte pour « coups et blessures » est devenue l’arme favorite des Malgaches qui veulent nuire à d’autres, en s’appuyant sur des médecins véreux pour produire, moyennant finances, le certificat médical adéquat. À partir de ce document, c’est la porte ouverte au racket, souvent avec l’aide de ripoux qui peuvent également y rajouter la pression d’un « outrage à agents dans l’exercice de ses fonctions » : soit on se montre « conciliant » et on met la main au portefeuille, alors la plainte est levée ; soit on n’obtempère pas, et l’affaire suit son cours jusqu’à la clé de voûte du processus d’intimidation : la détention préventive, mesure exceptionnelle devenue systématique à Madagascar. L’article 309 du Code pénal malgache prévoit qu’en cas d’incapacité de travail personnel pendant plus vingt jours, la peine peut aller jusqu’à cinq ans de prison. Je m’interroge sincèrement : quel genre de blessure faut-il pour occasionner vingt (ou même douze) jours d’arrêt de travail ?
Parmi les témoignages qui sont actuellement partagés par certaines mailing-lists, il y a celui de Monsieur R. qui eut « l’imprudence » il y a quelques années d’engueuler vertement son gardien, lequel se permettait des libertés inacceptables quand le maître des lieux avait le dos tourné. Vexé d’avoir été ainsi réprimandé, ce gardien (ancien membre des forces de l’ordre, et accessoirement proche parent d’un fonctionnaire du Ministère de la justice) activa ses réseaux. Monsieur R. fut donc convoqué au commissariat « pour affaires le concernant », car le gardien (ancien instructeur de sports de combat) avait porté plainte pour … « coups et blessures » contre son employeur, et lui a tracé un chemin direct vers la case prison, avec la complicité d’amis policiers et magistrats. Mais il semble que dans ce cas, l’abruti de gardien se soit attaqué à plus fort que lui.
L’actualité récente invite à remettre à l’honneur une partie du discours du bâtonnier lors des Assises nationales de la Justice en février 2012.
« Et nous ne devons pas nous voiler la face, la corruption gangrène notre système judiciaire et nous devons tous réagir par des mesures drastiques. À cette tribune, M. Le Premier Ministre a dénoncé l’existence de magistrats véreux. Nul ne peut hélas en disconvenir. Le mal est profondément ancré dans tout le système. La corruption commence dès le concours d’entrée à l’ENMG, se poursuit dans les couloirs et bureaux des juridictions jusqu’à guider les décisions judiciaires. La corruption remonte même aux plus hautes instances de la justice ».
Rappelons les données d’un rapport sur la corruption à Madagascar présenté par le cabinet Casals & Associates (2006) :
- 60 pour cent des usagers et 48 pour cent des agents de l’État jugent que les pots-de-vin visant à changer les décisions de la justice sont courants (p.ix).
- Les ménages malgaches rapportent que le montant trop élevé des pots-de-vin et l’influence de la corruption sur les décisions de justice représentent le plus grand obstacle au recours aux tribunaux (p. x).
- Selon les fonctionnaires eux-mêmes, les magistrats, les hommes d’affaires, les dirigeants des partis politiques et la police semblent être les acteurs nationaux les moins honnêtes (p.32).
La situation est connue des partenaires techniques et financiers de Madagascar. Le Document de stratégie-pays de l’Union européenne à Madagascar pour la période 2008-2013 affirme que malgré des efforts, « le niveau de corruption dans le pays n’a pas encore sensiblement baissé, notamment dans les secteurs de la police, de la justice, des domaines, des services de communes urbaines et des impôts » (pp. 4-5).
Les autorités judiciaires malgaches elles-mêmes reconnaissent l’existence d’un problème de crédibilité et de corruption de la Justice, et affirment toutes vouloir lutter contre ce phénomène (sic). Parmi les déclarations d’intention, on citera celle de la Ministre Christine Razanamahasoa lors de la sortie de promotion des élèves-greffiers en avril 2013, et l’intervention sur le sujet de Ranary Robertson lors de son installation à la tête du Parquet général de la Cour suprême. Mais la palme reviendra sans aucun doute àl’interview sur RFI d’Arnaud Marius Auguste, président du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), et qui a eu le courage de reconnaître« qu’effectivement il y a eu des imperfections, des erreurs, dans le comportement des magistrats ou à travers les décisions rendues. Nous sommes conscients aujourd’hui qu’il est temps de changer tout cela ».
Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de savoir si après toutes ces belles déclarations d’intention, les choses ont changé : le SMM et M. Ranary Robertson sont-il toujours scotchés devant le Mur des lamentations, ou bien ont-ils avancé vers celui des actions ? Rien que l’actualité récente nous invite à rire jaune.
Sur les fora internet et les discussions de salon, certains arguent que les magistrats ne sont pas tous corrompus. Je veux bien le croire. Mais dans ce cas, que font et que disent ces héros de la Magistrature quand ses zéros bafouent manifestement le Droit ? La Magistrature malgache ronronne toujours en silence, même devant les dérapages perpétrés par les siens, et l’expérience montre qu’elle ne se réveille que dans deux cas : soit pour faire une grève de revendication pour ses avantages, soit parce que l’un des siens est victime d’une injustice ou d’assassinat (comme dans le cas dujuge Rehavana à Toliara).
Ce sont des magistrats qui ont adoubé le coup d’État de février 2002. Ce sont des magistrats qui ont validé le coup d’État de 2009. Ce sont des magistrats qui siègent au sein de la CES. Et cette partie émergente de l’iceberg du Droit public ne doit pas faire oublier ce qui se passe dans les tribunaux civils depuis (au moins) les fables de la Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » (Les animaux malades de la peste). Sous Rajoelina, mais aussi sous Ravalomanana ou Ratsiraka, ce sont des magistrats qui servent de carpette au pouvoir exécutif pour intimider les opposants et les journalistes à travers procès-bidon et accusations fallacieuses. Beaucoup de magistrats, qui s’agitent derrière la bannière des Droits de l’homme pour se donner bonne conscience, ne sont pas nécessairement les plus intègres.

Pistes pour que le Droit soit moins tordu.

Pour ceux qui aiment faire l’intéressant à exiger qu’un papier propose des solutions, relire l’article du SEFAFI : Quelle justice pour le présent et l’avenir ?
Pour ma part, il y a donc deux points que je laisse à la sagacité de la société civile et des citoyens.
Primo, une réflexion sur les formules de recours contre les médecins véreux, les policiers ripoux et les magistrats corrompus. Quand un justiciable se retrouve face à de telles personnes dans une procédure, quels sont les recours possibles et non pollués par les réseaux corporatistes pour protéger le citoyen de l’arbitraire, ce qui est une des fonctions du Droit ? Autre exemple, quand un certificat médical est manifestement bidon, par exemple parce que la personne censée être frappée d’incapacité de travail de plus de dix jours, est pourtant aperçue gambader allègrement en ville, par quelles voies peut-on exiger une contre-expertise ?
Secundo, une réflexion plus générale sur la qualité de certains hauts fonctionnaires. La corruption dans les concours administratifs est un secret de polichinelle. Cela pose deux problèmes. Tout d’abord, le recrutement dans certains corps de gens qui n’ont pas nécessairement le niveau requis de compétence ou de valeurs morales. Ensuite, il y a un système qui perpétue la corruption. Plus les fonctions en jeu peuvent se révéler juteuses à la sortie de l’École concernée, plus le cours de l’arrosage à l’entrée est élevé. Le discours du bâtonnier cité plus haut mentionnait l’École nationale de la magistrature et des greffes - ENMG, mais elle n’est pas la seule à mettre en cause. Par conséquent, une fois en poste, certains rentabilisent « cet investissement » en monnayant l’exercice de leur fonction.
À quelque chose, malheur doit être bon. La triste expérience de M. Rahaingoson doit amener les Malgaches à se réveiller pour renforcer leur capacité à dénoncer avec force et vigueur les injustices. Wake Up Madagascar, comme diraient certains. À moins que le contexte si trouble depuis 2009 n’encourage certains à s’asseoir sur leur bougie au lieu de porter la lumière dans la Cité, et à se faire les complices éhontés de pratiques sans vergogne, soit comme auteur en agissant à l’encontre de leurs serments, soit comme complice en contemplant benoîtement les choses malsaines se dérouler, mais sans lever le petit doigt. Avant d’aller hypocritement, quelques jours après, se masturber intellectuellement les uns les autres en traçant des planches symboliques ou philosophiques, en faisant le diakona de parade, ou encore en jouant au bienfaiteur de l’humanité dans des clubs de service : gloire au paraître, et tant pis pour l’être. À ce rythme où les Vénérables Ponce Pilate de service laissent faire, le système judiciaire finira tellement pourri qu’on devra un jour se boucher le nez en passant devant les tribunaux.
Selon la formule consacrée, toute ressemblance du contenu de la vidéo ci-après avec des événements ou des personnes ayant existé ne serait que le fruit du hasard et une pure coïncidence. L’objectif est juste de compléter en audiovisuel la connaissance du mot après « l’approche via dictionnaire » proposée par Patrick samedi.

P.-S.

Les internautes africains et malgaches s’extasient (à juste titre) du comportement de la Sénégalaise Bousso Dramé, qui a préféré refuser un voyage tous frais payés à Paris pour protester contre le comportement des agents chargés de la délivrance des visas au consulat français de Dakar. Pendant ce temps, à Tana, malgré les avertissements, des Malgaches se pressent pour rencontrer un « juriste » (encore un) qui se propose de les aider dans les démarches d’acquisition de la nationalité française, contre six millions d’Ariary payables sans aucune garantie de résultats. Après les ouvrières qui rêvent du Liban, voilà une nouvelle espèce de pigeon à plumer, sans que qui que ce soit ne trouve à redire : ceux qui rêvent d’être vazaha taratasy. C’est bien beau de critiquer la communauté internationale, thème qui trouve toujours une bonne audience à Madagascar, mais il faudrait commencer par réflechir avant de gober les propositions du premier bonimenteur vazaha venu.