Saturday, July 06, 2013

L'armée française en Afrique et à Madagascar


L’armée française en Afrique


Le principal outil de contrôle de l’Afrique reste le dispositif militaire français. Et quel dispositif ! Plus de 10 000 militaires français sont actuellement déployés en Afrique.Près de la moitié appartient aux forces prépositionnées, réparties sur trois bases permanentes : 2 900 soldats à Djibouti (contrôle de la mer Rouge), 1 150 au Sénégal (base maritime) et 800 au Gabon (plateforme aérienne des opérations françaises en Afrique). Les autres militaires participent à des « opérations extérieures » (Opex). Les principales sontl’opération Licorne en Côte d’Ivoire (2 400 soldats depuis 2002), l’opération Epervier au Tchad (1 200 militaires, depuis 1986) – ces deux dernières opérations sont en passe de devenir des bases permanentes, compte-tenu de leur durées -, l’opération Eufor, force européenne au Tchad et République Centrafricaine (450 soldats en 2007, bientôt 2100, certains ayant le double statut Epervier/Eufor), et enfin l’opération Boali en République centrafricaine (400 en 2008). Ce dispositif est complété par le Commandement des Opérations Spéciales (COS). Créé en 1992, il s’agit des forces spéciales, constituées d’un réservoir de 3 000 hommes choisis parmi les troupes d’élites, dotés d’équipements ultra-modernes, dépendant directement de l’Elysée et capable d’interventions sur toute la planète.
La présence militaire française en Afrique se base en grande partie sur des accords de défense signés pour la plupart très discrètement, en échange des indépendances du début des années 60, ou des années 70 pour ce qui est de Djibouti et des Comores. Si certains éléments de ces accords ont fini par être révélés, l’opacité continue néanmoins de régner concernant leur nombre et leur contenu précis. « Personnellement, je n’ai jamais réussi à obtenir la totalité des accords et leurs clauses secrètes, (…) tellement secrètes que je ne sais même pas qui les connaît », révélait ainsi Pierre Joxe, pourtant ancien ministre de la Défense. Ces accords sont interprétés assez librement par l’exécutif français en fonction de ses intérêts. De manière générale, leur contenu est le suivant : garantie de protection de l’armée française contre un agresseur extérieur ; aide à la répression de mouvements de rébellion ; rétablissement d’une situation interne « périlleuse », avec exfiltration du chef de l’Etat en cas de besoin. Des accords spéciaux ont été signés avec au moins onze pays dont la Centrafrique (en 1960), le Gabon (en 1960), la Côte d’Ivoire (en 1961), le Togo (en 1963), le Cameroun (en 1974). Certains ont remplacés par des accords d’assistance, comme au Tchad.
En plus de l’installation de bases militaires françaises, chaque chef d’Etat africain est secondé par un responsable des services secrets et un conseiller juridique (souvent magistrat ou conseiller d’Etat) permettant, en cas de crise, d’assister techniquement le pouvoir en matière de réforme constitutionnelle, ou de faire évoluer le système administratif pour écraser toute velléité d’opposition politique trop active. Enfin, des missions de coopération militaire visent la création, l’équipement et la formation de gardes présidentielles modernes, mais également d’une police secrète en lien avec les Renseignements Généraux français, afin de surveiller l’activité des opposants réfugiés en France. Certains des accords franco-africains stipulent également l’accès prioritaire de la France aux matières premières stratégiques du pays.Initialement, comme l’a montré François-Xavier Verschave, l’ensemble de ce dispositif visait à contenir l’avancée communiste dans les anciennes colonies françaises et à maintenir au pouvoir des chefs d’Etat « amis » de la France. »


 Renouveau franco-malgache: des troupes françaises vont s'entraîner à Madagascar
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Des unités de l'armée française de la zone sud de l'Océan Indien (FAZSOI) sont attendues jeudi à Madagascar pour s'entraîner sur un terrain mis à disposition par les forces malgaches. "Cet exercice fait suite à plusieurs stages de formation ou d'aguerrissement accordés aux forces armées malgaches à la Réunion ces derniers mois, Madagascar mettant ses installations de tir à disposition des unités des FAZSOI", a indiqué l'ambassade de France, dans un communiqué.
Après quatre ans d'interruption (ou plutôt de "low profile"), la coopération militaire dans l'océan Indien entre la France et Madagascar a repris début 2012 (un millier de militaires malgaches devraient être formés par la France cette année).
En mars, des militaires des FAZSOI ont suivi un stage d’aguerrissement au Centre national d’entrainement commando de Madagascar, aux côtés de militaires malgaches, à l’occasion du 25ème anniversaire de ce centre.

Il y a deux semaines (du 3 au 9 juin, à Diego-Suarez. Photo: EMA), un exercice anti-piraterie a mobilisé plus de 300 militaires (Marsouins et légionnaires français; 1er et 2e RFI malgaches) au nord de Madagascar.

Entre le 3 et 4 juin, des projections par Transall de l’ETOM 00.050 « Réunion » ont permis la mise en place des unités du 2ème RPIMa, de l’hélicoptère AS 555 Fennec, ainsi que du poste de commandement interarmées, alors que le bâtiment de transport léger (Batral) La Grandière faisait route vers Diego Suarez via Mayotte pour y débarquer du matériel et le DLEM.
Les manœuvres tactiques des unités terrestres ont débuté le 4 juin en fin de journée : largement renseigné dans la profondeur par le groupement commando parachutiste, après saisie d’une tête de pont successivement sur deux sites et leur sécurisation par le groupe d’assaut par mer, les unités du GTIA ont pris pied sur les deux sites de débarquement à l’aube du 5 juin, après une phase embarquée à bord du Batral La Grandière et du patrouilleur malgache Trozona.
S’infiltrant sur deux fuseaux, les unités ont atteint les objectifs à l’aube du 6 juin. Après avoir, en coordination avec les forces malgaches, investi simultanément les deux camps occupés par des pirates débarqués et interpellé les pirates, les militaires ont investi un 3ème camp en fin de journée avant d’être désengagés le 7 juin matin par voie maritime et voie terrestre.
Le général Jean-François Hogard, commandant supérieur des FAZSOI, s’est déclaré satisfait de cette manœuvre. Outre la vertu de fédérer l’ensemble des composantes françaises terre-air-mer et les militaires malgaches, elle a illustré la coopération entre les FAZSOI et les forces armées malgaches. Elle a également été l’occasion de signer un premier protocole d’accord de protection juridique franco-malgache, en présence du chef d'état-major général des armées malgaches (CEMGAM), visant toutes les activités militaires communes réalisées à Madagascar et à La Réunion. Il prévoit notamment la mise en place de plusieurs détachements d’instruction technique (DIT) dans le domaine des communications et des détachements d’instruction opérationnel (DIO) portant sur la lutte contre la piraterie.
Exercice interarmées franco-malgache La Buse 2012 (2)
Sources : EMA 
«Des pirates ont envahi une partie de l’île de Madagascar et l’Etat malgache nous a demandé de le soutenir et de l’aider. Une fois que nous avons des éléments sur le terrain, nous envoyons des hommes.»
A en croire le colonel Hervé Chene, chef d’Etat Major interarmée des FAZSOI, les forces françaises dans la Zone Sud de l’Océan Indien stationnées à La Réunion et Mayotte, Madagascar peut compter sur l’armée française.
En fait, cette mission n’est fort heureusement qu’un exercice, suivi en exclusivité par Antenne Réunion qui en fait le récit.
C'était dans la région d'Antsiranana (ex-Diégo-Suarez), dans le cadre de la manœuvre anti-piraterie La Buse 2012. Du 3 au 9 juin, 450 militaires français (des parachutistes du 2e RPIMa et des Légionnaires de Mayotte) et malgaches (1er et 2eme RFI) ont été mobilisés dans cet exercice. 
Ces manœuvres militaires témoignent d’un fait remarquable, souligné par le blog Lignes de défense du journaliste de Ouest France Philippe Chapleau:
«Après quatre ans d'interruption (ou plutôt de "low profile"), la coopération militaire dans l'océan Indien entre la France et Madagascar a repris début 2012 (un millier de militaires malgaches devraient être formés par la France cette année).»
La zone en question est sensible. Le ministère français de la Défense indique d'ailleurs que «pour les autorités malgaches, le site d’Antsiranana (Diégo-Suarez) constitue un intérêt majeur dans le développement d’un dispositif régional de lutte contre la piraterie». 
L'exercice militaire La Buse 2012 fait suite à «plusieurs stages de formation ou d’aguerrissement accordés aux forces armées malgaches à la Réunion ces derniers mois»rappelle l’ambassade de France à Antananarivo, la capitale malgache.
A présent, c'est au tour des forces françaises de venir s’entraîner à Madagascar.
Du 28 juin au 10 juillet, des unités de la Fazsoi vont réaliser une campagne de tirs à Ankazobe, «profitant des excellentes installations de Tampoketsa [plateaux vallonés sur les Hautes Terres, ndlr]», précise l'ambassade.

La France et ses ex-colonies d’Afrique et à Madagascar




En cette année 2010, les anciennes colonies françaises d'Afrique subsaharienne vont célébrer le cinquantième anniversaire de leur accession à l'indépendance. Après un demi-siècle d'existence, c'est donc l'heure du bilan pour ces jeunes nations africaines. Du Sénégal au Congo, chacun s'apprête à célébrer l'évènement avec plus ou moins de faste, et souvent dans la polémique, de nombreux commentateurs estimant ces effusions hautement déplacées compte-tenu de la situation critique dans laquelle se trouvent la quasi-totalité des pays concernés. En outre, la France a elle-même annoncé son intention de prendre part à ces manifestations, évoquant même son souhait d'organiser des « célébrations concertées » avec ses anciennes colonies africaines. Il n'en fallait pas plus pour relancer l'éternel débat sur la réalité de ces indépendances et sur le maintien de relations souvent qualifiées de néo-coloniales entre la France et un certains nombre de pays africains.
Le bilan de ce cinquantenaire d'indépendance est en effet bien sombre et les déclarations incantatoires de Paris sur la « rupture » et la fin de la Françafrique ne semblent pas parvenir à tromper grand monde tant les faits indiquent au contraire la persistance de forts liens de dépendance entre la métropole et son ancien empire africain. Cette relation particulière est à bien des égards une spécificité franco-africaine. Mais de nombreux éléments semblent également mettre en évidence l'existence d'un système plus global et plus diffus de domination de l'Afrique, ou en tout cas d'exploitation de ses ressources, par et au profit des puissances occidentales et de certains pays émergents...

A l'occasion de cet anniversaire et des nombreux débats qu'il suscite, FarafiNews se penchera régulièrement sur cette délicate question de l'(in)dépendance des anciennes colonies africaines de la France...

Episode I : "Indépendances octroyées" et "décolonisation pacifique" ?

Dans nos livres d'histoire, la décolonisation de l'Afrique subsaharienne tient en quelques lignes à peine : convaincu de l'inexorable aspiration des peuples indigènes à la liberté et à l'autonomie, le Général De Gaulle aurait décidé d'octroyer progressivement leur indépendance aux territoires de l'AEF et de l'AOF, organisant d'abord en 1958 le passage à la Communauté Française, au sein de laquelle les territoires jouissait d'une certaine autonomie, puis accordant les indépendances pleines et entières à tous les territoires africains au cours de l'année 1960. Grâce à cette politique visionnaire, le Général rendit ainsi possible une décolonisation progressive et surtout « pacifique », à l'exception de l'épineux cas algérien... Une vision très officielle de l'histoire que résume ainsi le nouveau secrétaire général du Cinquantenaire des indépendances africaines, l'ancien ministre Jacques Toubon : « Une décolonisation réussie, parce que c’est une décolonisation qui s’est faite par consentement mutuel, la volonté de ces pays de ces territoires, après la loi cadre de 1957, après la marche vers l’autonomie de 1958, après la constitution que le général de Gaulle a fait adopter en 1958, d’accéder à l’indépendance pleine et entière d’états souverains, secondés par la France, à ce moment-là, et soutenus par elle tout au long de ces 50 années ».


Pourtant, la réalité de la décolonisation est moins rose, et en tout cas bien plus nuancée. En fait de grandeur d'âme, la politique africaine de De Gaulle était bien évidemment déterminée par la position délicate de la France sur la scène internationale, et par le climat politique et social de plus en plus houleux dans les territoires de l'empire. La Seconde Guerre Mondiale a en effet irrémédiablement entamé le prestige et l'aura des nations coloniales sur les peuples dominés, et les élites africaines formées aux meilleurs écoles métropolitaines ont constitué de nombreux et puissants syndicats et mouvements politiques. Une aspiration profonde à l'autonomie se fait jour, qui s'appuie sur les nouveaux principes énoncés dans différentes chartes et institutions internationales et sur la posture anti-coloniale de l'Amérique, nouvelle superpuissance mondiale. Le contexte de Guerre Froide et les débuts de la bipolarisation du monde ne jouent pas en la faveur des puissances coloniales traditionnelles que sont l'Angleterre et surtout la France, d'autant plus fragilisée par sa défaite éclair de 1940.

Le concept d'indépendance « octroyée » est donc absurde, et relève largement de la relecture de l'histoire, tout comme celui de "décolonisation pacifique" d'ailleurs... Dans certains pays, des insurrections populaires ou des mouvements indépendantistes sont en effet très sévèrement réprimés, comme par exemple à Madagascar, où l'armée française écrasa dans le sang un important soulèvement populaire en 1947, ou encore au Cameroun où la chasse impitoyable faite aux militants de l'UPC (Union des  Populations du Cameroun) par le colonisateur, puis par l'administration nouvellement indépendante avec l'appui de l'armée française, s'apparente clairement à une guerre d'indépendance de par la violence des affrontements et le nombre de victimes : massacres et déplacements de population, villages rasés etc.

Les indépendances des anciennes colonies africaines de la France ont donc été arrachées à la France par les africains sous la contrainte, ou tout du moins sous la conjonction d'un certains nombre de pressions, et parfois à un prix très élevé. Car la France de De Gaulle est bien consciente de l'importance capitale de ses possessions coloniales, tant sur le plan économique que diplomatique et stratégique. Dans ce nouveau monde en construction, la France de l'immédiat après-guerre paraît en effet bien fragile, et très isolée face aux blocs soviétiques et américains en cours d' édification. Si la France se résout donc à décoloniser officiellement, elle va tout faire pour mettre en place des mécanismes qui lui permettront de maintenir sa mainmise sur ses anciennes possessions africaines. En proclamant les indépendances, la France met donc officiellement fin au colonialisme... Mais dans le même temps, elle met sur pieds un système caché de domination qui va prendre insidieusement le relais de la colonisation. C'est le début de ce qu'on appellera bien plus tard la Françafrique...
  
Episode 2
 Les anciennes colonies africaines de la France à l’heure du bilan

Comme promis, nous poursuivons notre passage en revue de 50 ans d'indépendance dans les anciennes colonies françaises d'Afrique subsaharienne. Dans l’épisode 1 nous revenions sur le contexte et les conditions réelles de la décolonisation, déconstruisant au passage la rhétorique officielle de la décolonisation octroyée et pacifique rendue possible par le génie visionnaire du général De Gaulle. Car si génie il y a eu, c'est comme d'habitude chez le général dans l'habileté politique où la ruse confine parfois à la manipulation. De la même façon que le fameux "je vous ai compris" relevait du pur bluff politique et visait à donner des gages fictifs aux partisans acharnés de l'Algérie française, la proclamation des indépendances a permis de satisfaire aux nouvelles exigences anti-coloniales de la communauté internationale, opportunément défendues par les superpuissances américaines et soviétiques (au bénéfice de leur propre politique impérialiste, cela va sans dire). Il était donc indispensable de céder sur le plan symbolique en proclamant des indépendances en droit, sous peine de voir la France isolée au plan international...
Episode 2 : Indépendances de droit mais dépendance de fait

Mais dans les faits, point question pour De Gaulle de renoncer aux avantages de l'Empire colonial qui, avec l'arme atomique, constituait le seul attribut permettant à la France de prétendre à un rang de puissance mondiale, même secondaire. Ainsi, alors même que les indépendances sont officiellement proclamées successivement tout au long de l'année 1960, De Gaulle met en place avec son bras droit Jacques Foccart tous les éléments d'un système caché de contrôle politique, économique et militaire permettant à la France de garder toute son influence sur ses anciennes colonies, et de continuer à jouir des bienfaits de l'Empire. Car les avantages économiques et stratégiques du maintien de la mainmise française sur son "pré-carré" africain étaient, et restent encore dans une certaine mesure, très importants. On peut d'ailleurs en énumérer les principaux. Sur le plan économique, c'est avant tout l'accès garanti aux matières premières stratégiques et/ou très rentables (pétrole, uranium, bois etc.). Sur le plan géopolitique et stratégique, c'est égalementle maintien d'un poids décisionnel important à l'ONU, qui ne peut être garanti que par des États clients qui soutiennent systématiquement les positions françaises ; et dans une moindre mesure la valorisation du rôle de la France comme « sous-traitante » des États-Unis pour contenir l'expansion communiste sur le continent africain dans un contexte de guerre froide. Enfin, il faut mentionner un dernier élément non-négligeable pour les dirigeants français : le financement occulte de la vie politique française (d'abord du parti gaulliste, puis de tous les grands partis français), à travers les détournements de l'aide et des rentes des matières premières.
Mais comment l'homme de l'ombre du Général De Gaulle, le sulfureux Jacques Foccart, expert es coups tordus et cofondateur du SAC, qui s'est rapidement spécialise sur les affaires africaines, est-il parvenu à maintenir un tel contrôle sur le pré-carré français en dépit des indépendances officiellement proclamées ? La reconnaissance des nouvelles nations africaines est en effet unanime, et un certain nombre d'entre elles affichent dès lors des velléités d'autonomie et de développement, quitte à jouer plutôt le rapprochement avec l'Union soviétique, politiquement et économiquement plus intéressant que la tutelle française dans le nouveau contexte de guerre froide. En dépit de cette volonté d'indépendance réelle et de cette légalité internationale proclamée, c'est donc par tout un ensemble de mécanismes, nécessairement occultes car illégaux, que la France de De Gaulle et de ses successeurs, toujours assistés par l'infatigable Foccart, va parvenir à garder un contrôle extrêmement strict et très profitable sur ses anciennes colonies africaines. Ce système de domination, qu'on désignera bien plus tard par le terme de Françafrique suite aux travaux de François-Xavier Verschave, se joue tout à la fois sur les plans politique, militaire et économique, à travers différents mécanismes que nous allons tenter de décrire ici brièvement.

Dépendance politique

Pour s'assurer du soutien indéfectible et de la soumission politique de ses anciennes colonies, la France a essentiellement procédé par l'installation et la protection de chefs d'États « amis», l'exemple le plus flagrant étant sans doute celui du gabonais Omar Bongo, pilier historique de la Françafrique qui a reconnu être issu des services secrets français. Pour ce faire, différentes méthodes ont été utilisées selon les époques et les situations particulières de chaque pays. D'abord, la violence, comme ce fut le cas au Cameroun où le populaire mouvement indépendantiste de l'UPC mené par Ruben Um Nyobé a été écrasé dans un bain de sang par la France et ses alliés locaux, provoquant entre 1957 et 1970 entre cent et quatre cent mille morts, selon les estimations.
Dans d'autres cas, quand la population était parvenue à se doter de leaders éclairés, la France a procédé directement par l'assassinat politique. Ce fut notamment le cas au Togo où Sylvanus Olympio fut assassiné par un quarteron d'officiers franco-togolais fraîchement débarqué des guerres coloniales indochinoises et algériennes, parmi lesquels se trouvait un certain Etienne Eyadéma. Celui-ci prendra par la suite la tête du pays, instaurant une dictature militaire impitoyable durant près de quarante ans, avant d'être remplacé à sa mort par son fils Faure Gnassingbé. On peut également signaler la mort pour le moins suspecte du prometteur dirigeant Centrafricain Boganda et enfin, quelques années plus tard, le cas de Thomas Sankara, leader charismatique du Burkina-Faso qui fut renversé et assassiné par son ami de l'époque, l'actuel chef d'État burkinabé Blaise Compaoré, avec le soutien de la France (et l'appui de l'indéfectible président ivoirien Félix Houphouët-Boigny).
Dernière méthode, la plus présentable et donc la plus utilisée aujourd'hui, la fraude électorale massive qui permet d'écarter systématiquement tout candidat issu des aspirations des peuples concernés, pour installer des dirigeants dévoués à la cause française. A l'exception de la Guinée de Sékou Touré, coupable d'avoir osé dire « non » à De Gaulle en 1958, et épisodiquement, de quelques pays trop pauvres en ressources pour exciter les appétits français comme le Mali, ou le Niger (jusqu'à la découverte de l'ampleur de ses réserves d'uranium), aucune ancienne colonie africaine de la France n'a échappé à ces coups d'États électoraux soutenus, voire organisés par la France.
Avant d'examiner les mécanismes de prédation économique qui justifient cette ingérence politique, une question s'impose : comment ces dirigeants africains ont-ils pu accepter un tel marché, hypothéquant pour des décennies le développement de leur pays et le bien-être de leurs populations ? La réponse est aussi simple que désolante, c'est l'appât du gain. Les termes du marché implicite passé par la France avec ces potentats locaux peuvent se résumer ainsi « laissez-nous décider de la conduite des affaires du pays, et en échange de votre silence et de votre soutien, servez-vous à volonté dans les caisses de l'État ». Et les intéressés (au premier rang desquels les Eyadéma, Mobutu, Traoré, etc.) ne se sont pas fait prier, constituant parfois des fortunes considérables égalant la dette extérieure de leurs pays ! On notera au passage que ce marché digne de Faust a eu des conséquence terribles sur l'ensemble des sociétés concernées, cette logique de corruption à outrance ayant nécessairement perfusé par capillarité descendante à tous les niveaux de l'administration, et de la sphère économique dans son ensemble...

Domination militaire

Sur le plan militaire, la domination est également flagrante. Elle passe bien sûr par la présence de bases militaires sur le continent africain, dont il ne reste aujourd'hui que deux vestiges (Gabon et Djibouti) depuis la fermeture de la base de Centrafrique et tout récemment de celle du Sénégal, et la transformation de celle de Côte d'Ivoire en statut d'opération extérieure, auxquelles il faut ajouter la présence militaire au Tchad, sous statut d'opération extérieureprovisoire depuis... 1986. Si le nombre de soldats français présents de manière permanente sur le sol africain a fortement diminué depuis les années 1960, il faut noter que cette réduction s’est accompagnée d’un accroissement constant des moyens de projection depuis la métropole, et qu'il reste tout de même à l'heure actuelle environ 6000 soldats français prépositionnés dans les bases permanentes, auxquels il faut ajouter de 3000 à 5000 soldats présents dans le cadre d’opérations extérieures ainsi qu’une présence maritime permanente dans le Golfe de Guinée (affectée à la surveillance des champs pétrolifères).
Les accords de défense constituent l'autre instrument de la domination militaire. Ces accords de défense lient officiellement huit pays africains à la France qui leur garantit son soutien en cas de menace extérieure et intérieure.Ces huit accords officiels s'accompagnent en outre de toute une série d'accords plus ou moins secrets d'assistance technique et de coopération militaire. Le corollaire de cette coopération est bien sûr la vente d'armes pour laquelle la France se classe encore au 3e ou au 4e rang mondial selon les années, et se distingue de ses concurrents, britanniques notamment, par l'opacité qui entoure ces exportations aussi bien en termes de volumes et de types d'équipements que de pays destinataires et des garanties qu'ils offrent en matière de respectabilité.
A tout cela s'ajoute la domination militaro-policière qui s'exerce à travers toute une série d'officines publiques et privées, l'envoi de mercenaires parfois mandatés et équipés par la France (comme le fameux corsaire de la Rpublique Bob Denard), et la fourniture d'agents et de matériel de sécurité visant à former et à équiper des polices politiques comptant parmi les plus violentes du monde et qui s'illustrent régulièrement dans la répression sanglante des mouvements d'opposition. Ces pratiques remontent aux origines de la Françafrique, avec par exemple le recyclage des anciens de l'OAS au service de ces polices politiques africaines, qui sont à leur tour passées maître dans l'usage de la torture. Dernier exemple en date, la fourniture par un groupe français de 500 000 euros d'équipement pour les forces de sécurité togolaises (dont certains des cadres ont été mis en causes pour des affaires de tortures et d'exactions sur des militants de l'opposition) à l'approche des présidentielles de 2010, dans le cadre d'un « projet d'appui à la sécurisation des élections », sans compter la formation à la « gestion démocratique des foules » (selon la terminologie utilisée par la coopération française) assurée par des instructeurs français.

Prédation économique et pillage des ressources

L'exploitation des richesse du continent africain était dès l'origine au cœur du projet colonial. Lorsque celui-ci prend fin, l'accès à certaines ressources stratégiques reste une préoccupation majeure pour le général De Gaulle qui affirme dès 1961 : « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons. » Pour remplir cet objectif, le général crée Elf Aquitaine, avec à sa tête un de ses proches issu des services secrets : Pierre Guillaumat. C'est le début de la mise en place du système Elf, qui vise à assurer la mainmise française sur le pétrole et le gaz africain. Cette entreprise ne sera jamais une simple compagnie pétrolière, comme le montre notamment le nombre d'agents secrets qu'elle emploie (jusqu'à 400), et comme le démontrera partiellement l'affaire Elf, lorsque celle-ci éclate à la fin des années 90, éclaboussant au passage les plus hauts personnages de la République dont l'ancien ministre et président du Conseil Constitutionnel Roland Dumas, et même le Président de l'époque, François Mitterrand. Pour prendre la mesure de l'ampleur du système Elf, le mieux est encore de citer son ancien dirigeant Loïk Le Floch-Prigent : « il ne se passe rien dans les pays pétroliers, en particulier en Afrique, dont l'origine ne soit pas Elf »1. Le groupe était en effet au cœur d'un système de corruption à grande échelle, mêlant entre autres ventes d'armes et financement des partis politiques français, tout cela grâce aux immenses rentes pétrolières détournées des pays producteurs avec la complicité grassement rémunérée de leurs dirigeants.
Mais si l'action d'Elf est unique par son ampleur et sa proximité avec les cercles du pouvoir politique et économique en France et en Afrique, ce groupe n'a pas été le seul acteur du pillage des ressources africaines. On peut ainsi mentionner les entreprises métropolitaines que la décolonisation a laissées en position dominante voire monopolistique dans certains banque en Afrique.
Outre l'action des entreprises, qui bénéficie le plus souvent d'un soutien plus qu'appuyé de la part du pouvoir politique français, l'exploitation économique de l'Afrique est facilitée par des éléments systémiques que sont les accords de coopération économique qui assurent à la France un quasi-monopole d'accès à certaines ressources stratégiques ou particulièrement rentables, et surtout le Franc CFA, véritable camisole contraignant les anciennes colonies africaines à commercer en prioritairement avec la France, et qui fut également un outil de détournements et de blanchiment massifs. Enfin, les pays africains sont également prisonniers du carcan d'une dette exponentielle, contractée par des dictateurs irresponsables avec l'encouragement bienveillant de Paris, et qui entrave aujourd'hui inexorablement le décollage économique de ces pays...

Ces trois dimensions de la domination de la France sur ses anciennes colonies africaines sont encore présentes aujourd'hui, bien que l'on constate une évolution notable dans les formes de la domination comme dans les discours qui entourent cette politique de plus en plus contestée. Nous aurons donc prochainement l'occasion de continuer ce tour d'horizon de 50 ans d'indépendance des anciennes colonies africaines de la France, en examinant notamment les évolutions récentes de la Françafrique, et la problématique plus globale de l'insertion de l'Afrique dans la mondialisation, insertion qui se traduit le plus souvent par une extraversion exacerbée et surtout subie, et qui entrave fortement le développement et l'essor des économies domestiques africaines...

Friday, July 05, 2013

Ca ne se déroule pas à Ivato !!!

Les Etats-Unis pour une élection ouverte à Madagascar


Vendredi 5 Juillet 2013

Les Etats-Unis pour une élection ouverte à Madagascar
Les Etats-Unis ont plaidé pour une présidentielle ouverte à tous les candidats ayant été jugés légaux, en vertu de la loi en vigueur à Madagascar et conformément à l’esprit de la feuille de route de sortie de crise. (source : linfo.re) 


La position des Etats-Unis par rapport à la crise malgache se démarque de celle du reste de la communauté internationale. A l’occasion de l’Independance Day, qui marque le 237e anniversaire de la naissance des Etats-Unis d’Amérique, mercredi 3 juillet, le Chargé d’Affaires Eric Wong a plaidé pour la tenue d’une « élection présidentielle open », sans exclusion aucune, rapporte L’Express de Madagascar. 

Alors que des voix s’élèvent dans les instances internationales pour exiger le retrait des candidatures de Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka, l’ambassade américaine à Tananarive se montre favorable plutôt à la participation de tous les candidats ayant été jugés légaux, aux yeux de la loi malgache et conformément à l’esprit de la feuille de route de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe). 

Le diplomate américain Eric Wong a déclaré que « la tenue des élections libres, justes et transparentes (…) constitue la seule voie vers l’avant ». Il ajoute que « les crises à répétition à Madagascar sont souvent nées des élections contestées, quand des parties prenantes principales se sentent exclues du processus ». 

Pour éviter de reproduire les erreurs du passé, « les Etats-Unis soutiennent un processus électoral qui accepte tout candidat remplissant de manière légitime et juste les conditions légales pour la candidature, telles que prévues par la loi en vigueur à Madagascar et conformément à l’esprit et la lettre de la feuille de route de la SADC », organe en charge de la médiation sur le conflit malgache. 

« De prime abord, les déclarations d’Eric Wong tendent vers la tenue de la présidentielle avec les 41 candidats » officiels, y compris Andry Rajoelina, président de la transition, Lalao Ravalomanana, ancienne première dame et Didier Ratsiraka, ex-président, commente le quotidien L’Express de Madagascar. 

Le Chargé d’Affaires américain précise que « les Etats-Unis ne vont pas juger d’avance une quelconque élection » mais « nous soutenons le droit du peuple malagasy de choisir son dirigeant dans le cadre d’une élection libre, juste et crédible ». Une telle prise de position apportera un nouveau « souffle pour les trois candidats décriés », conclut L’Express de Madagascar. 
N.R.de Madaplus.info

Retour de Ravalomanana : Réunion à huis-clos hier entre les 4 chefs d’Eglise et 6 Généraux


Si les hommes d’Eglise ont réussi à convaincre les chefs militaires, le Sommet à 4 aura lieu à Antananarivo la semaine prochaine. 
Malgré l’échec, si on peut le qualifier ainsi, du « Sommet à trois » qui s’est tenu avant-hier au CCI Ivato, le Conseil des églises chrétiennes de Madagascar ne perd pas la… foi. Dans un communiqué remis à la presse hier, le FFKM de déclarer que pour faire aboutir la rencontre entre les trois anciens présidents et le Président de la Transition, l’on va procéder à une nouvelle organisation et que chaque participant à la réunion d’Ivato prenne chacun ses responsabilités. Le communiqué rapporte également que les deux anciens présidents, Didier Ratsiraka et Zafy Albert, ainsi que le président de la Transition, Andry Rajoelina se sont mis d’accord sur le fait que la rencontre ait lieu à Madagascar. Il a également été convenu de l’importance du pardon et de la réconciliation pour sortir le pays de la crise actuelle. Le FFKM a aussi reconnu que l’absence de l’ancien président, Marc Ravalomanana qui n’a pas pu rentrer à Madagascar à cause du NOTAM émis à son encontre, a eu des impacts sur le bon déroulement de la rencontre. Notons que le FFKM a débuté son communiqué par des versets bibliques, « Pardonnez-vous les uns les autres, comme Dieu vous a pardonnés dans le Christ ». Un message plein de signification.
Mandat d’arrêt.Toujours dans le cadre de la concrétisation de ce projet, les quatre Chefs d’Eglise ont eu une rencontre à huis-clos avec les chefs militaires hier à l’Université Catholique de Madagascar à Ambatoroka. Une occasion pour eux de convaincre les Généraux Rakotoarimasy André Lucien (MFA), Randrianazary (SEG), Ravalomanana Richard (COMGN), Ndriarijaona André (CEMGAM), ainsi que le ministre de la Sécurité Intérieure, le Contrôleur Général de Police, Arsène Rakotondrazaka et le Directeur de la Sécurité publique, Razafimanantsoa Tantely Aimé, de ne pas faire blocage au bon déroulement de la rencontre. Ces derniers envisageant d’exécuter le mandat d’arrêt contre Marc Ravalomanana dès l’arrivée de celui-ci à Antananarivo. Les Forces de l’ordre estimant en effet qu’une décision de Justice doit être appliquée. Aucune information n’a filtré de ce conclave à Ambatoroka. D’une chose, on est sûr, les débats étaient âpres. En tout cas, si les Chefs militaires ont changé d’avis, le Sommet à 4 sera organisé à Antananarivo la semaine prochaine, conformément à la prière des Chefs d’Eglises membres du FFKM.         
Dominique R / Davis R de Midi Madagascar

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Thursday, July 04, 2013

Prostitution en Thaïlande

Confédération des fonctionnaires : Ultimatum d’une semaine pour le PHAT


Le ministère de la Fonction Publique aux 67 Ha a fermé toutes ses portes pendant la journée d’hier. Comme prévu, les agents de l’Etat provenant de plusieurs syndicats y ont effectué leur grève pour apporter leurs revendications, principalement, sur l’alignement d’une seule grille indiciaire pour tous les fonctionnaires. A cet effet, ils ont lancé un ultimatum d’une semaine à l’endroit du président de la Transition, Andry Rajoelina pour trouver dans les plus brefs délais des solutions afin de dénouer le problème. Et ces agents de l’Etat, par l’intermédiaire de Daniel Ratovondrahona, membre des syndicats parlementaires, de mettre en garde le régime actuel sur la possibilité de fermeture de tous les ministères en cas d’absence de toutes les mesures adéquates relatives à cette nouvelle grille indiciaire.
« Redonnez-nous nos salaires… ». Pendant la grève, beaucoup de banderoles ont été brandie par les grévistes. « Manoro Régis, aza mamono olona… » l’une des banderoles adressée au ministre de l’Education Nationale l’incite à être conscient de la situation : « Ne nous tuez pas », dit la bannière. Et d’autres évoquent également la solidarité de la confédération des fonctionnaires sur leurs revendications. Parmi elles, celle qui dit « Redonner-nous nos salaires… », semble être frappante. Des syndicalistes de Manakara et de Toliary ont également témoigné leur solidarité par le biais d’un appel téléphonique direct pendant la grève.  
Arnaud R. de Midi Madagascar

Zafy Albert – Didier Ratsiraka : Des Mercedes pour les deux anciens Présidents


Les deux Mercedes 280 Automatic affectées à Zafy Albert et Didier Ratsiraka.
Zafy Albert et Didier Ratsiraka ne sont pas passés inaperçus hier avec leurs Mercedes 280 Automatic. Garées juste devant le parvis de la cathédrale d’Andohalo où les deux anciens Présidents ont assisté au culte œcuménique organisé par le FFKM. Des Mercedes classe C immatriculées respectivement 0886 WWA et 0889 WWA. On se demande alors à qui ont été attribuées les 00887 et 00888. Sans doute pas à Marc Ravalomanana même si ces chiffres semblent l’indiquer. Le troisième ancien Président a effectivement fait l’objet d’un énième Notam. Pris en violation flagrante de l’article 20 de la Feuille de route qui ordonne le retour sans condition des exilés politiques.
Trois mouvances. En tout cas, son épouse de candidate ne pouvait le représenter au CCI Ivato, alors qu’elle était bel et bien présente à Andohalo dans la matinée. Lalao Ravalomanana car il est question d’elle, était venue à bord d’une Toyota 4x4 V8 dont l’immatriculation – de garage également – se termine par …7. Et dont la couleur plutôt claire n’était pas la même que celle des Mercedes noire du Prof. et de l’Amiral qui avaient formé en 2009 les trois mouvances, mais qui semblent faire partie aujourd’hui d’une « trois mouvances » autrement composée avec Andry Rajoelina. De toute façon, celle qui occupera le couloir n°2 dans la prochaine course à la magistrature suprême défendra ses propres couleurs.
R. O

Etats-Unis : Contre l’exclusion des candidats légaux


Pour Eric Wong, les élections sont la seule voie de sortie de crise.
L’Independence Day qui marque le 237e anniversaire de la naissance des Etats-Unis d’Amérique a été célébré hier à Andranomena. Les dirigeants de la HAT n’ont pas été invités à la cérémonie d’hier. Par contre, quelques personnalités de la mouvance Ravalomanana dont Mamy Rakotoarivelo, Me Hanitra Razafimanantsoa et Manandafy Rakotonirina y étaient présents en leur nom personnel. Dans son discours, le Chargé d’Affaires américain à Madagascar, Eric Wong, a touché mots du processus de sortie de crise à Madagascar. Il a déclaré que « la tenue d’élections libres, justes et transparentes, telles que prévues dans la feuille de route de la SADC, constitue la seule voie vers l’avant ». « Les crises à répétition à Madagascar sont souvent nées des élections contestées, quand des parties prenantes principales se sentent exclues du processus. Ainsi, les Etats-Unis soutiennent un processus électoral qui accepte tout candidat remplissant de manière légitime et juste les conditions légales pour la candidature, telles que prévues par la loi en vigueur à Madagascar et conformément à l’esprit et la lettre de la feuille de route de la SADC », a souligné le Chargé d’Affaires des Etats-Unis.
Soutien à la SADC. Selon toujours Eric Wong, les Etats-Unis ne vont pas juger d’avance une quelconque élection. « Nous soutenons le droit du peuple Malagasy de choisir leurs dirigeants dans le cadre d’une élection libre, juste et crédible ; et nous soutenons les efforts de la SADC destinés à trouver une issue crédible et inclusive à la crise politique à Madagascar », a-t-il réitéré. Force est de constater que le Chargé d’Affaires des Etats-Unis a fait allusion à Andry Rajoelina qui a déposé son dossier de candidature hors du délai prescrit par la loi. Pour ne pas dire que le président de la Transition ne remplit pas « de manière légitime et juste les conditions légales pour la candidature ». En tout cas, les Etats-Unis prônent toujours une élection libre et démocratique qui permette au peuple malgache d’élire librement ses dirigeants. Une élection démocratique n’est pas compatible avec toute forme d’exclusion, notamment à l’endroit des « parties prenantes principales ».
Recueillis par RAJAOFERA Eugène; jeudi 4 juillet 2013 source  Midi Madagascar

Le ridicule ne tue pas hier à l'aéroport d’Ivato : NOTAM, intimidations et exercice d’arrestation contre Ravalo


Les Forces de l’ordre se sont préparées pour appliquer le mandat d’arrêt contre l’ancien président.
D’après les explications d’un haut responsable au sein de la Gendarmerie nationale, les Forces de l’ordre ont prévu de procéder à l’arrestation de l’ancien président, Marc Ravalomanana si ce dernier était rentré hier. C’est ce que les Chefs militaires auraient annoncé au Premier ministre, Jean Omer Beriziky et aux quatre chefs d’Eglises membres du FFKM lors de leur réunion qui s’est tenue mardi dernier. A entendre les explications de ce haut gradé de la Gendarmerie, les Forces de l’ordre se sont préparées à exécuter le mandat d’arrêt que la Justice malgache a pris contre « Dada ». « Nous n’avons aucun problème pour son retour au pays, toutefois, une décision de Justice doit être appliquée », a soutenu notre interlocuteur pour justifier ce projet d’arrestation de l’ancien président. Et lui d’ajouter que « si l’on se réfère au Code de procédure pénale, nous sommes passibles d’une poursuite judiciaire en refusant d’appliquer cette décision de Justice ».
Décision de Justice. La présence hier à Ivato de nombreux éléments des Forces de  l’ordre, notamment d’une forte  équipe de la Direction de la Sûreté du Territoire (DST), dirigée par le Commissaire Harison Samy Olivier n’est certainement pas un simple hasard. Ce dernier a d’ailleurs expliqué que la décision de Justice contre Ravalomanana doit être exécutée. A noter également qu’hier matin, des éléments de l’Emmoreg ont effectué à l’intérieur même de l’aéroport un « exercice d’évacuation d’une personne ou des personnes considérées comme dangereuses ou des terroristes  ». Un exercice que bon nombre d’observateurs considèrent comme « une manœuvre d’intimidations contre Ravalo ». Pour sa part, le Commandant de la CIRGN, le Colonel Rakotomahanina Florens a expliqué que cet exercice n’a rien à voir avec le retour annoncé de l’ex-président.
NOTAM. En tout cas, Marc Ravalomanana n’a pas pu embarquer dans l’avion de la Compagnie Airlink qui a atterri à Ivato en début d’après-midi. Pourtant, son nom a figuré sur la liste des passagers de ce vol. D’après les informations, les autorités transitoires auraient encore émis un NOTAM contre le président en exil en Afrique du Sud. La décision aurait été signée par le Premier ministre, Jean Omer Beriziky. Et ce, bien malgré la demande des 4 chefs d’Eglise du FFKM qui ont souhaité que cette rencontre de la dernière chance se tienne à Antananarivo. Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès de la Transition et non moins chef de délégation de la mouvance Ravalomanana a d’ailleurs condamné cette décision des autorités transitoires. L’on sait en effet que le Sommet à 4 est infondé sans la présence du numéro Un de l’Empire Tiko qui est un acteur clé de la crise malgache.
Soutien financier. En ce qui concerne ce Sommet, l’on a appris hier que les chefs d’Eglises membres du FFKM ont sollicité un soutien financier et technique auprès de la SADC. En réponse à cette demande, la SADC aurait imposé une condition qui consiste à réclamer une assurance manuscrite émanant des Forces de l’ordre afin que ces dernières s’engagent à assurer la sécurité de Marc Ravalomanana. Une demande qui a évidemment été rejetée par les Chefs militaires. En effet, ces derniers se sont sentis trahis par le FFKM lors du conclave qui s’est tenu à Ivato. « Il n’était pas question de mettre en place une nouvelle Transition », a fait savoir notre interlocuteur. Ce haut responsable militaire considère la résolution du conclave d’Ivato comme « de la provocation ».
Scission. Hier, des rumeurs sur la tenue d’une réunion de quelques  Officiers supérieurs qui souhaitent sécuriser le retour de Ravalo ont circulé. Pourtant, joint au téléphone, le Commandant de la Gendarmerie, le Général Richard Ravalomanana a annoncé qu’il n’était pas au courant de l’existence de cette réunion. Certaines sources ont en effet laissé entendre que le ministre des Forces armées, le Général Rakotoarimasy André Lucien, le président du CMDN, le Gal Ranto Rabarisoa et le COMGN, considérés comme proches du président de la Transition, Andry Rajoelina, ont été exclus de cette rencontre. Cette information confirme en tout cas l’existence d’une scission au sein des Forces armées. Histoire à suivre.
Davis R source Midi Madagascar

Les mystérieux pouvoirs des chats


Les mystères du chat par LPDE

Wednesday, July 03, 2013

My dog lover

The Strongest Family in the World | My Crazy Obsession

Troue dans la caisse de l'état:Selon les inspecteurs d’Etat, 30 milliards d’ariary ont été détournés...


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jeudi 4 juillet 2013
L’Etat malgache fait la sourde oreille, face aux revendications des inspecteurs d’Etat qui sont en grève depuis quelques semaines déjà. Car une fois de plus, nos dirigeants veulent noyer le poisson dans l’eau, au lieu de régler le problème. Cette histoire ressemble de plus en plus à un feuilleton télé interminable mais riche en rebondissements. Face à l’indifférence de l’Etat quant à leur situation, ces inspecteurs ont procédé à ce qu’ils appellent humblement le premier pas vers la transparence. Ce qui ne nous déplait pas, car cela conduira certainement à la mise en lumière des affaires restées jusque là confidentielles.
Hier, lors d’une conférence de presse qu’ils ont organisée, ces inspecteurs  nous ont dévoilés que suite aux contrôles qu’ils ont entamées, les statistiques démontrent que 30 milliards d’ariary ont été détournés dans les caisses de l’Etat, de 2009 à ce jour. Et pourtant, à l’heure où l’on parle, le recouvrement de cette somme colossale n’atteint même pas le 1 %.
Ces chiffres sont effrayants, pourtant ce n’est que la partie immergée de l’iceberg, car les inspecteurs d’Etat n’ont pu faire leur travail convenablement. Faute d’effectifs et de moyens, ils n’ont  pas pu inspecter tous les services et toutes les différentes branches de l’Etat. A titre d’exemple, les différentes ambassades de Madagascar à l’étranger n’ont pas fait l’objet d’inspection depuis plus de… 20 ans. Et pourtant on n’est pas sans savoir que des sommes colossales sont consacrées à ces ambassades tous les ans, sont dépensées sans le moindre contrôle. Si jadis, les cas de détournement de fonds étaient d’ordre public et ponctuellement portés à la connaissance des médias, actuellement ces faits sont généralement étouffés et les recouvrements des sommes détournées se font très rares.
Et même ces inspecteurs, qui ont comme mission principale de veiller à la bonne gestion du budget de l’Etat, sont souvent muselés. En 2002-2003, ils ont soumis un projet de loi qui leur permettra d’inspecter librement la gestion de l’Etat. Projet de loi qui n’a pas été adopté jusqu’à ce jour.    La vérité est simple, le gouvernement ne veut pas d’une inspection efficace, car cela mettra au grand jour des faits que nos dirigeants préfèrent garder secrets. Raison pour laquelle, de nombreuses personnes préfèrent la dissolution de ce corps.
Après des discussions stériles avec le ministre des Finances et le Premier ministre, ces inspecteurs d’Etat veulent actuellement une rencontre avec le Président de la Transition lui-même afin de lui expliquer les raisons de leur grève et ce qu’ils attendent du gouvernement.
Rappelons que la requête de ces inspecteurs porte sur deux points essentiels : l’amélioration de leurs conditions de travail en total harmonie avec leur statut les mettant en-dessus de tous les autres corps de fonctionnaires. Afin de motiver les fonctionnaires issus des autres corps à passer le concours pour être inspecteurs d’Etat. Ainsi que la tenue au plus vite d’un concours d’entrée pour le corps des inspecteurs d’Etat, concours qui n’a pas eu lieu depuis 2003.
Depuis son commencement, la grève des inspecteurs d’Etat a été mal interprétée, on les accuse actuellement de vouloir accroître les dépenses de l’Etat, ce qui selon eux est une accusation gratuite car ils peuvent au contraire aider au renflouement des caisses de l’Etat en détectant l’argent détourné. Et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les dirigeants du pays traînent des pied pour résoudre ce problème.
Yanne L. source La Gazette de La  Grande Ile

Une américaine se nourrit de sang humain




Découvrez Michelle, une jeune femme américaine accro au sang. Pour les âmes sensibles qui ne supportent pas la vue du liquide rouge, passez votre chemin !

Weird Addiction Sang Buzz
 Il y a quelques jours, un nouvel épisode de l'émission de télé réalité "My Strange Addiction" a été diffusé sur la chaîne TLC. On rencontre donc Michelle, une tatoueuse complètement accro à un liquide un peu particulier, puisqu'elle se nourrit de sang. Attention, elle n'est pas pour autant une vampire, même si des crânes et autres potions trainent dans son salon.

 La jeune femme est obligée de boire 7 litres de sang par semaine, sinon elle ressent un véritable manque. Elle se nourrit principalement de sang d'animaux, préférant celui du porc à celui du bœuf. Ce que Michelle adore par dessus tout c'est quand même le goût de celui des humains, le buvant à même la veine. Par contre, elle ne réalise pas ce genre de pratique avec n'importe qui, suçant uniquement le sang de ses amis ou de ses ex. Elle adore également cuisiner le liquide rouge, dans des soupes et mêmes dans des
cocktails !

Journal TVplus du mercredi 3 juillet 2013

Madagascar: l'ancien président Marc Ravalomanana toujours empêché de rentrer au pays


L'ancien président malgache Marc Ravalomanana.
L'ancien président malgache Marc Ravalomanana.
AFP PHOTO / Joshua Berger

Par RFI
Nouvel échec de retour à Madagascar pour l’ancien président Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis qu’il a été renversé en 2009. Il a tenté une nouvelle fois de prendre l’avion, ce mercredi 3 juillet 2013, à Johannesburg, mais les autorités malgaches, notamment l’actuel président de transition Andry Rajoelina, s’opposent toujours à son retour.



C’est la troisième tentative de retour en quatre ans pour l’ancien président et c'est un troisième échec. Selon son porte-parole, Marc Ravalomanana s’est rendu à l’aéroport de Johannesburg ce mercredi matin, mais il n’a pas pu embarquer. La compagnie aérienne a reçu des instructions des autorités malgaches, elle a donc retiré son nom de la liste des passagers.
Marc Ravalomanana voulait rentrer à Antananarivo pour assister à un nouveau cycle de négociations politiques initié par le FFKM, le Conseil œcuménique des églises qui tentent de réconcilier les acteurs de la crise politique malgache.
Le FFKM veut rassembler autour d’une même table quatre personnages clés : les trois anciens chefs d’Etat -Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy- ainsi que l’actuel président transitoire Andry Rajoelina. Mais celui-ci s’oppose fermement depuis quatre ans au retour d’exil de son rival.
L’initiative des chefs d’Eglise est soutenue par les médiateurs internationaux. La SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) les a encouragés à organiser le retour de l’ancien président pour la tenue du sommet.
TAGS: AFRIQUE DU SUD - MADAGASCAR - MARC RAVALOMANANA

Chine : Lait maternel pour adultes fortunés

« Le lait humain est plus sain et plus nourrissant que celui des vaches ». Avec ce slogan, une entreprise de Shenzhen (sud de la Chine) espérait attirer de riches clients fatigués du lait à la mélamine et adeptent des produits évidemment « 100 % naturel ».
La compagnie allant jusqu’à proposer aux amateurs de boire à la source, autrement dit directement au sein nourricier moyennant un supplément. L’affaire est sortie dans la presse, ce qui a fait déborder la casserole

En chinois, on les appelle les « nai ma » ; des « nounous à lait » qui viennent remplacer les jeunes mamans ne désirant pas, ou ne pouvant pas donner le sein. Ces nourrices qu’on a connu autrefois en Europe ont fait leur retour dans les pages de l’un des quotidiens du groupe Nanfang ce mardi. L’article a mis le feu aux téléphones du patron de la compagnie. 

Nourrices pour adultes

Panique dans les bureaux de Xinxinyu Services à Domicile ce matin ! « Le téléphone n'arrête pas de sonner, on nous contact de toute la Chine y compris de Hong Kong et des journalistes sont à la porte de mon bureau » nous confie le patron visiblement embarrassé. La publication des services proposés par l’entreprise dans le journal Nanfang Dushibao risque en effet de lui attirer des ennuis
    
A Shenzhen, les riches peuvent désormais se fournir en lait maternel racontent nos confrères de ce grand quotidien du sud de la Chine. Mais ce qui est nouveau ici évidemment, c'est l'âge des bibronneurs : Un nombre croissant d'adultes ont embauché des nourrices afin qu'ils puissent consommer du lait maternel pour sa valeur nutritive  affirme l'un des responsables de Xinxinyu au journal Nandu.  La société basée dans la province méridionale du Guangdongentend d'ailleurs toujours selon le quotidien, développer ce service de "nounous à lait" à domicile, des bébés jusqu'aux adultes. Ces derniers peuvent boire le précieux breuvage directement au sein de ces nourrices un peu spéciales poursuit le cadre de la compagnie : « Rien n’est plus fortifiant pour les personnes en convalescence que le lait maternel »

Délit sexuel

Les nounous qui viennent pour la plupart de la campagne seraient rémunérées 16 000 yuan par mois selon le Nafang Dushibao (un peu plus de 2 000 euros).« Celles qui sont en bonne santé et jolies peuvent même espérer un meilleur salaire » sachant que beaucoup d’entre elles acceptent de donner le sein à leur client « pourvu qu’elles soient bien payées ». Le problème c’est que ce genre de service peut s’apparenter à de la prostitution. L'embauche de « nounou à lait » pour adulte est un délit affirme la police de Shenzhen. Mais prouver qu'il y a eu"crime sexuel" est difficile notent les policiers, car généralement les clients et leur nounous refusent de reconnaître les faits.
En attendant, l’histoire amuse les internautes. « Moi aussi je vais proposer mes services » plaisante l’un d’eux qui s’est dessiné une poitrine de femme sur le torse (image ci-dessus). Le patron est lui gêné dans ses réponses et nie en bloc : « Nous n’avons jamais proposé ce genre de services nous a-t-il expliqué dans un premier temps en expliquant que ces "ragots" risquaient de le contraindre à fermer son entreprise. » Avant d’ajouter dans un second temps :« Les affaires ne sont pas bonnes en ce moment, il n’y a pas beaucoup de client, on ne propose plus de nounous à lait pour adultes pour le moment. »
Vive le biberon !

Source RFI  Stéphane Lagarde