Saturday, May 26, 2012

Journal du 26 mai 2012

Benyoncé " Halo"




Remember those walls I built
Well baby they're tumbling down
And they didn't even put up a fight
They didn't even make a sound
I found a way to let you in
But I never really had a doubt
Standing in the light of your halo
I've got my angel now

It's like I've been awakened
Every rule I had you breakin'
It's the risk that I'm takin'
I ain't never gonna shut you out

Everywhere I'm looking now
I'm surrounded by your embrace
Baby I can see your halo
You know you're my saving grace
You're everything I need and more
It's written all over your face
Baby I can feel your halo
Pray it won't fade away

I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
woah....

Hit me like a ray of sun
Burning through my darkest night
You're the only one that I want
Think I'm addicted to your light
I swore I'd never fall again
But this don't even feel like fallin'
Gravity can't forget
To pull me back to the ground again

It's like I've been awakened
Every rule I had you breakin'
The risk that I'm takin'
I'm never gonna shut you out

Everywhere I'm looking now
I'm surrounded by your embrace
Baby I can see you halo
You know you're my saving grace
You're everything I need and more
It's written all over your face
Baby I can feel your halo
Pray it won't fade away

I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
Halooooo ouuuu
Halooooo ouuuu
Halooooo ouuuu
Ouuuuu ouuuuu ouuuuu

Everywhere I'm looking now
I'm surrounded by your embrace
Baby I can see you halo
You know you're my saving grace
You're everything I need and more
It's written all over you face
Baby I can feel your halo
Pray it won't fade away

I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo

I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo
I can feel your halo, halo, halo
I can see your halo, halo, halo

oohhhh...

Friday, May 25, 2012

Militaire contre « Frère », le choc redouté du second tour de la présidentielle égyptienne


Ce sera donc le "Frère" contre le militaire. Le second tour de la présidentielle égyptienne se jouera entre Mohammed Morsi, le candidat du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la façade politique des Frères musulmans, et Ahmed Chafik, dernier premier ministre d'Hosni Moubarak et ancien général à la retraite. Prévu les 16 et 17 juin, ce deuxième tour s'annonce explosif : il va mettre aux prises les deux principales forces du pays de ces cinquante dernières années, les Frères musulmans et l'armée.
Les résultats officiels du premier tour ne sont pas attendus avant mardi. Mais voici, en nombre de voix et en pourcentage (sur une vingtaine de millions de suffrages exprimés puisque la participation a été de 50 %), l'ordre d'arrivée et le poids des principaux candidats. Attention, ces chiffres, compilés par nos soins de différentes sources n'ont rien de définitif :
- Mohammed Morsi : 5,5 millions de voix (27,5 %)
- Ahmed Chafik : 5,2 millions (26 %)
- Hamdin Sabahi : 4,7 millions (23,5 %)
- Abdel Moneim Aboul Foutouh : 3,9 millions (19,5 %)
- Amr Moussa : plus de 2 millions (plus de 10 %)

Le pire scénario
Pour beaucoup d'Egyptiens, le duel Morsi-Chafik est le pire possible : ils vont devoir choisir entre le partisan affiché d'un Etat islamique et le tenant sans complexe d'un retour à l'ordre ancien. Ahmed Khaïry, porte-parole du Parti des Egyptiens libres, résume cette confrontation à "un affrontement entre un islamo-fasciste et un militaro-fasciste".
La campagne, qui s'est jusqu'à présent déroulée sans incident, pourrait prendre un tour nettement plus conflictuel durant les trois semaines qui séparent du second tour. D'autant que le 2 juin est attendu le verdict dans le procès d'Hosni Moubarak, détenu dans un hôpital. Le parquet a requis la peine de mort, le jugeant personnellement responsable des tirs ayant provoqué la mort de près d'un millier de manifestants entre le 25 janvier et le 11 février 2011, jour de sa démission.
Handicaps surmontés
Ces résultats constituent une relative surprise au vu de la campagne et, surtout, des sondages. Chafik comme Morsi sont entrés dans la course quelques heures seulement avant la clôture des candidatures. Ils sont également entrés en campagne avec de gros handicaps : pour Ahmed Chafik, son image de "contre-révolutionnaire" et notamment sa nomination en pleine révolution par un raïs quasi déchu, deux jours seulement avant la fameuse bataille des chameaux ; du côté de Mohammed Morsi, son statut de remplaçant de Khaïrat Al-Chater, l'homme fort de la confrérie dont la candidature a été invalidée, ainsi que le piètre bilan des députés Frères musulmans depuis leur entrée au Parlement en janvier.
Une envie de positions tranchées
Chafik et Morsi ont tous deux largement contredit les sondages et les commentateurs, probablement parce qu'ils incarnent tous deux le mieux l'aspiration à l'ordre de la société égyptienne, un ordre religieux et social dans le cas des Frères et un ordre sécuritaire et économique dans celui du candidat de l'armée. La redoutable machine électorale des Frères musulmans a finalement eu raison du dissident Abdel Moneim Aboul Foutouh, qui tentait de concilier libéraux et islamistes, révolutionnaires et traditionalistes. Cette machine "frériste" a encore fait ses preuves vendredi en donnant avant même les autorités les résultats bureau de vote par bureau de vote. Quant à Ahmed Chafik, les électeurs l'ont préféré à Amr Moussa, probablement pour son passé militaire et sa réputation d'homme à poigne, tandis que le secrétaire général de la Ligue arabe et ex-ministre des affaires étrangères est resté trop flou, tentant de faire convaincre qu'il avait un pied dans la révolution et un pied dehors. Son effondrement est une surprise. Les électeurs égyptiens ont opté pour des discours clairs et tranchés.
La surprise Sabahi
C'est également le cas de l'autre grande surprise de ce premier tour : Hamdin Sabahi, qui arrive troisième et a même menacé un temps la deuxième place d'Ahmed Chafik. Issu de la gauche nassérienne, cet opposant historique inconnu du grand public il y a un an est arrivé en tête dans les grandes villes, qui ont été en pointe durant la révolution, au Caire et à Alexandrie. Il mène également dans les villes industrielles de Suez, à Port-Saïd, à Mehalla Al-Kobra, Damanhour. En revanche, sa faiblesse en Haute et Moyenne-Egypte constitue un handicap trop important. Reste à savoir si le ressort du vote Sabahi est plutôt social ou nationaliste. La question est importante en vue du second tour.
Reports et désistements
Ceux qui ne veulent à aucun prix de l'Etat islamique promis par les Frères musulmans se rallieront-ils à un homme qui brocardait les manifestants de la place Tahrir en pleine révolution en proposant de leur "distribuer des bonbons" ?
D'ores et déjà, les Frères musulmans ont cherché à gagner le vote des pro-révolution, qui s'est porté essentiellement sur le nassérien Sabahi mais aussi sur l'islamiste indépendant Aboul Foutouh, arrivé quatrième. Ce dernier a annoncé vendredi soir qu'il allait "commencer immédiatement un dialogue et des réunions avec toutes les forces nationales afin de rassembler nos efforts et nos votes et nous opposer au régime corrompu", une allusion transparente à Ahmed Chafik. La position de Sabahi, que son passé nassérien rend moins critique envers l'armée, risque d'être plus difficile.
Les trois semaines d'attente jusqu'au second tour s'annoncent passionnantes et mouvementées.
Christophe Ayad

Journal du 25 mai 2102

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Thursday, May 24, 2012

Wednesday, May 23, 2012

La peine de mort requise contre Ben Ali devant un tribunal militaire




L'ancien président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali et sa femme Leïla à Tunis en octobre 2009.
Le procureur du tribunal militaire du Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, a requis mercredi 23 mai la peine capitale contre l'ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, jugé par contumace pour complicité d'homicides volontaires dans la répression en janvier 2011 du soulèvement populaire, a-t-on appris de source judiciaire militaire.
Le procureur a requis la peine capitale pour l'ex-président et "les sanctions les plus sévères possibles" pour ses vingt-deux coaccusés, anciens hauts responsables du régime, poursuivis pour la mort d'au moins 22 personnes à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest du pays. Ces deux villes ont payé un lourd tribut au soulèvement populaire qui provoqua la fuite en Arabie saoudite de Ben Ali le 14 janvier 2011.
C'est la première fois que la peine capitale est requise contre l'ancien président tunisien, qui fait l'objet de dizaines d'actions en justice devant les justices militaire et civile. Ben Ali a déjà cumulé au civil des condamnations à soixante-six ans de prison notamment pour détournements de fonds, trafic de drogue et abus de biens publics. Il fait l'objet avec son épouse Leïla Trabelsi d'un mandat d'arrêt international, mais l'Arabie saoudite n'a jamais jusqu'à présent répondu aux demandes d'extradition tunisiennes.

Meurtres de Gérald et Johanna : les deux Français incarcérés ont été libérés


mercredi 23.05.2012, 05:02 - La Voix du Nord
 Alors que l'enquête se poursuit, des proches de Gérald et Johanna se sont rendus à Tuléar ces derniers jours. Alors que l'enquête se poursuit, des proches de Gérald et Johanna se sont rendus à Tuléar ces derniers jours.

|  MADAGASCAR |

Hier soir, c'était le soulagement pour les deux Français et la Malgache ...

mis en cause dans l'enquête sur les meurtres de Gérald Fontaine et Johanna Delahaye, le couple de Boulonnais tué le 12 avril à Madagascar. Ils étaient incarcérés depuis le 5 mai à la prison de Tuléar. Hier, vers 17 heures (heure française), ce patron de discothèque, sa femme malgache et le fils de son associé ont obtenu une mesure de remise en liberté provisoire.
Depuis leur incarcération, ils clamaient leur innocence. À l'origine, le propriétaire de la maison de Gérald et Johanna les avait accusés d'avoir cherché à entrer dans l'habitation alors que les corps n'avaient pas encore été retrouvés. Mais selon eux, ils tentaient seulement de recueillir des informations sur la disparition de leurs amis. Sur cette seule base, ils étaient soupçonnés par les enquêteurs d'être des commanditaires du double meurtre.
« C'est le soulagement, mais on attend maintenant un non-lieu le plus rapidement possible », déclarait hier soir un de leur proches, qui les raccompagnait chez eux.
Six autres Malgaches restent incarcérés dans cette affaire. Pour l'heure, seuls deux suspects ont reconnu leur participation à l'assassinat du couple. La police locale poursuit ses investigations pour déterminer les responsabilités de chacun, sous les ordres du juge d'instruction. Hier, un responsable laissait de nouveau entendre que « d'autres suspects » pourraient être interpellés prochainement.
Par ailleurs, trois membres des familles de Gérald et Johanna se sont rendus sur l'île de Madagascar entre jeudi et hier. « Nous sommes allés récupérer des affaires dans leur maison et leur restaurant », explique Jordan Fontaine, le fils de Gérald. Aucune décision n'a encore été prise concernant une éventuelle reprise de la gestion de la Bernique, le restaurant du couple. •
SYLVAIN DELAGE

Journal du 23 mai 2012

Tuesday, May 22, 2012

journal du 22 mai 2012

Rumeurs de coup d’Etat: Y ‘en a marre !


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Depuis hier, diverses informations évoquent un changement au sein de la magistrature suprême de l’Etat.
En clair, il s’agit d’une action militaire apparentée à un autre style de coup d’Etat. Devant les difficultés de la vie sociale, des officiers qui se sont réunis le week-end dernier, se sont mis d’accord pour mettre un terme à la Transition présidée actuellement par le jeune Andry Rajoelina. Un comité émanant des soi-disant officiers concernés de l’affaire a diffusé un communiqué en la matière, à travers la station rebelle « Free-Fm » .
Il s’agit en fait d’une nouvelle structure de la transition, ayant comme institutions un comité militaire pour le salut public (CMSP), une direction collégiale des notables et dignitaires du pays, une haute cour de la Transition et un gouvernement des technocrates. Dans un document divulgué dès hier dans l’après-midi, on sait déjà les principaux responsables de ces organes.
Par exemple, au CMSP garant de la souveraineté nationale et composé d’une vingtaine de personnes, il faut choisir entre des anciens généraux, des généraux et des officiers en activité. Quant à la Haute Cour de la Transition, on cite  la personnalité d’Eric Rakotoarisoa, journaliste, puis membre de la Sefafi et non moins vice-président de l’Université d’Antananarivo.
Ce genre d’annonce de coup d’Etat n’est pas à l’honneur d’une société qui espère rétablir l’ordre constitutionnel, et pratiquement cela ne va pas à l’image de Madagascar. D’ailleurs, aucun nom d’officiers supérieurs n’a été publié dans ce fameux « communiqué ». Le fait de citer qu’ils sont issus des IX ème, X ème et XIème promotions de l’ACMIL ne convainquent personne. Plus, toutes les actions militaires tendant à détrôner le régime de Transition, à l’image de ce qui s’est passé aux FIGN  de Fort Duschene en 2010 et celle de la BANI en 2011 se sont soldées par un échec. Dans ce contexte, il importe de souligner qu’actuellement les Forces Armées malgache comptent plusieurs centaines de colonels qui ne peuvent pas tous être nommés généraux. Les frustrés tentent souvent des coups d’Etat. Ce qui explique l’une des raisons de l’instabilité politique à Madagascar, du moins, de l’avis des spécialistes.
Plus, la Banque mondiale note, dans une de ses récentes analyses sur la situation malgache que l’armée malgache peut être considérée comme un partenaire crucial des réseaux politiques mais pas comme un acteur principal des changements. Plutôt que dominant l’État comme dans d’autres pays africains, les militaires peuvent être la source de changements de coalitions.
La relative instabilité de l’armée résulte d’une politisation de longue date, qui a progressivement sapé sa capacité organisationnelle. Mais, il n’y a pas de militaires « hommes forts » qui domineraient
le paysage politique. C’est le signe d’un rôle restreint de l’armée, dont le budget ne représente que 1,1 % du PIB malgache.
Si le président Andry Rajoelina semble faire face à des problèmes actuellement dans la gestion de la Transition, c’est qu’il fut dans l’obligation de cohabiter avec des opposants, comme l’équipe de Marc Ravalomanana.
En tout cas, sachant qu’une partie de celle-ci fomente un coup d’Etat, l’opinion en a marre ! Il est temps de redynamiser les activités productives de l’époque !  Puisque, trop, c’est trop !  Par exemple, la mouvance Ravalomanana a signé la Feuille de Route, mais tout d’un coup, les ministres de cette entité osent ne plus respecter la hiérarchie en cours.
Pas plus tard qu’hier, lors du face à face gouvernement- CST, les ministres de l’Agriculture, du Commerce et de l’Elevage – tous issus du clan Ravalomanana- ont boudé un tel rendez-vous. Et que dit la SADC ?

Monday, May 21, 2012

Bamako, président blessé, qui a le pouvoir ?


Juste au moment où une solution semblait avoir été trouvée à Bamako, la capitale malienne est secouée par une nouvelle crise, dans la journée de lundi, en attendant la suite. Celle-ci aurait pu entraîner une catastrophe. Même si tous les détails ne sont pas encore clairs, il semble acquis que les manifestants pro-junte qui ont envahi dans la journée le palais présidentiel de Koulouba ont réussi à pénétrer jusqu'au bureau du président de la transition, Diacounda Traoré, et à blesser - légèrement - ce dernier.

L'ex-président de l'Assemblée nationale, nommé début avril à la tête de la transition post-coup d'Etat, a depuis plus d'un mois toutes les peines du monde à s'imposer face aux militaires putschistes, qui avaient renversé le président le 22 mars avant de se plier à un retour à l'ordre constitutionnel. Cette fois, il a frôlé le pire. Il a été dégagé de son bureau et de la présidence envahis par des manifestants hostiles grâce à sa propre sécurité, qui a ouvert le feu. Il y aurait plusieurs morts parmi les manifestants pro-junte. Diacounda Traoré, lui, n'aurait été blessé que de manière superficielle, semble-t-il, à la paupière. Il ne semble pas avoir été transporté inconscient à l'hôpital comme cela avait été affirmé en fin de journée à Bamako.

Mais dans la capitale, d'autres mouvements ont eu lieu, au cours d'une nouvelle journée sur le fil du rasoir. Des manifestants pro-junte ont notamment bloqué un pont avec des pneus enflammés, et envahi des ministères. D'autres seraient allés jusqu'au camp de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la ville, pour y demander aux soldats du CNRDRE de reprendre le pouvoir. car telle est la manoeuvre : l'ensemble de ces actions est destiné à demander, par la rue, le retour des militaires au pouvoir.

Justement, au cours du week-end, le capitaine Sanogo, chef des ex-putschistes du CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'état) avait accepté de céder sur un point essentiel, en consentant à ce que la transition, présidée par Diacounda Traoré, soit prolongée d'un an au-delà de la date butoir du 22 mai qui devait marquer, selon le texte de la Constitution, la fin de la période de 40 jours accordée au pouvoir intérimaire pour organiser des élections, chose naturellement impossible, alors que le pays est en crise et le Nord aux mains de groupes rebelles. Dimanche, en tout cas, les militaires semblaient se résigner à laisser gouverner les civils. le capitaine Sanogo, chef du CNRDRE, avait même été honoré d'un statut "d'ex-chef d'Etat", avec tous les avantages inhérents.

Le lendemain, comme par enchantement, des manifestants envahissent certains points de Bamako pour appeler les militaires à rester au pouvoir... A ce stade, bien sûr, rien d'irrattrapable ne s'est produit. "Il y a eu plus de peur que de mal", assure Oumar Hamadoun Dicko, président du PSP et l'un des leader du Front du refus (FDR), anti-putschsites.
Une précision s'impose à ce stade : sur le papier, le capitaine Sanogo et ses proches, les membres du CNRDRE, n'exercent plus le pouvoir. La médiation du Burkina Faso a obtenu le retour à la légalité constitutionnelle le 6 avril, lorsque le capitaine Sanogo a accepté de signer un accord cadre restituant le pouvoir aux civils. Mais dans les faits, le centre nerveux de ce pouvoir était resté depuis dans le camp de Kati, d'où sont originaires la plupart des membres du CNRDRE. Cette situation avait pris fin pendant le week-end grâce à la signature d'un nouvel accord.

La Cédéao, l'organisation des pays de la région qui s'est dressée très vite contre le putsch du 22 mars et a encadré depuis les négociation, a multiplié les pression sur les militaires pour qu'ils retournent dans leurs camps et casernes. Le Burkina Faso a oeuvré pour que les négociations l'emportent sur la manière forte, redoutant les conséquences de sanctions ou d'une intervention militaire sur leur propre pays, qui a ses propres sources d'instabilité.

Jusqu'ici, l'approche du Burkina Faso s'est imposée. A présent, les autres chefs d'Etat de la Cédéao favorables à un ton plus dur, voire au déploiement d'une force, vont-ils imposer leur manière de voir ?
Le déploiement d'une force militaire régionale a fait l'objet de discussions. Une force de 3 000 hommes pourrait en théorie être mise sur pied pour se déployer au Mali, mais jusqu'ici, aucun accord n'a été trouvé sur son mandat, et par conséquent ses objectifs précis, pas plus que sur son financement ou son équipement.
La France et les Etats-Unis, l'Europe, ainsi que les Nations unies, pourraient être mis à contribution pour financer et équiper une telle force. Avant d'en arriver là, encore faudrait-il être certain de bien savoir à quelle force exactement il est fait référence. Une force qui se dirigerait vers le nord du pays, pour en chasser les rebelles parmi lesquels se trouvent des combattants islamistes et des groupes djihadistes, ne semble pas à l'ordre du jour. Il fait, à cette période de l'année, une chaleur telle dans la région du Sahara, qu'il semble difficile d'y déployer des soldats originaires de pays au climat moins rude.

Faut-il alors déployer des troupes ouest-africaines entre le Nord et le Sud, pour faire tampon entre les rebelles et le reste du Mali ? Cela risquerait de geler la situation pour longtemps, en offrant un sanctuaire aux rebelles. En Côte d'Ivoire, pays voisin, ce genre de déploiement a entériné une partition de fait pendant près d'une décennie. Nul ne veut reproduire cette expérience au Mali.

Reste alors l'hypothèse d'une force de protection des institutions, qui se déploierait à Bamako pour y protéger le président de transition, son premier ministre, le gouvernement, l'assemblée, certains responsables politiques. Cela afin d'éviter, justement, les violences de lundi. Les militaires, capitaine Sanogo en tête, y sont naturellement fortement opposés. Mais une partie de l'opinion malienne, dans des proportions impossibles à mesurer, y est également hostile, jugeant qu'une force régionale violerait la souveraineté du pays. Le gouvernement de transition devait régler cette question en appelant officiellement à ce déploiement. Le principe d'une force, une fois le mandat définir, aurait alors été validé par la Cédéao, puis par l'Union africaine, et enfin par les Nations unies. On en est encore loin, mais les événements de lundi vont pousser à réfléchir plus en profondeur sur ce projet.

Après tout, des manifestants pro-junte ont réussi entrer dans le palais présidentiel malien, jusqu'au bureau du chef de l'Etat par intérim. Koulouba (la présidence malienne) se trouve sur une haute colline qui domine la capitale. On y accède par une route en lacets. C'est dire si les manifestants, venus à pied, n'ont pas précisément bénéficié d'un effet de surprise. Petit rappel : le soir du 21 mars, lorsque une mutinerie s'est muée en coup d'Etat, renversant le président Amadou Toumani Touré, les soldats venus du camp de Kati, qui se trouve à une dizaine de kilomètres après Koulouba, avaient cerné les bâtiments avec leurs blindés. Il y avait eu des combats, contre les éléments des "bérets rouges", unité d'élite fidèle à Amadou Toumani Touré (ATT), qui s'est exilé depuis au Sénégal.

Alors que les "bérets rouges" décrochaient dans la nuit du 21 mars, une partie de Koulouba avait été la proie des flammes. Et l'ensemble du palais avait été pillé. Tout comme la "cité administrative" - ex-cité Mouammar Kadhafi - dont la construction avait été financée en grande partie par la Libye. C'est dans cette cité administrative que se trouvent la plupart des nouveaux ministères de Bamako, dans un quartier proche du fleuve. C'est aussi dans cet ensemble d'immeubles flambant neufs, mais déjà débaptisés (lors de la crise en Libye) et déjà pillés (dans les heures ayant suivi le putsch), que le premier ministre Cheick Modibo Diarra a installé ses propres bureaux. Il ne semble pas avoir subi de violences lundi, alors que des manifestants scandant des slogans favorables au maintien au pouvoir du président du CNRDRE, le capitaine Sanogo, avaient envahi les lieux.

Coup de feu à Ambohijatovo : Un nommé Rahaja…

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Lundi, 21 Mai 2012
Les forces de l’ordre pensent avoir identifié l’auteur du coup de feu entendu samedi, lors de la « manif », à Ambohijatovo. Selon le général Richard Ravalomanana, chef de l’Emmo-Reg, il s’agit d’un nommé Rahaja, âgé de 29 ans et dont le domicile a déjà été perquisitionné samedi même. Mais introuvable chez lui, le présumé coupable est recherché, les forces de l’ordre l’invitant d’ailleurs à se rendre car sa photo serait déjà entre les mains de la Police. En tout cas, certains contestent l’existence du coup de feu, estimant que la détonation résultait peut-être d’une des nombreuses explosions de grenades lacrymogènes entendues sur le site. Ces dernières semaines d’ailleurs, pour on ne sait quelle raison, les forces de l’ordre sont soupçonnées d’« invention » ou de « montage ». On doute par exemple de la réalité du projet de lancer de grenades contre les élèves qui sont descendus dans la rue. Certains estiment qu’il s’agit d’une mise en scène, destinée à intimider les élèves et à les éloigner des manifestations de rue. Le général Richard Ravalomanana lui-même a d’ailleurs reconnu publiquement l’existence de ces rumeurs…
L’autre affaire qui aurait fait l’objet d’un « montage » est celle des deux sorciers qui auraient projeté l’assassinat d’Andry Rajoelina. Car quand les avocats ont demandé à voir les amulettes et fétiches, montrées à la télévision, la DST aurait refusé. Certains pensent qu’il s’agit de ces amulettes qui sont conservées dans nos musées et qui sont nombreuses et variées.
En tout cas, beaucoup ont remarqué un fait : souvent ces temps-ci, les forces de l’ordre conseillent aux recherchés de se rendre d’eux-mêmes à la Police. Il en était ainsi dans l’affaire du vol de la couronne de Ranavalona, de la découverte d’armes à feu par la DST à Andraharo, de la bombe de chez Naza Electronic… Ceci donne la fâcheuse impression que les forces de l’ordre ne veulent pas faire l’effort de traquer et d’arrêter leurs coupables.

Sunday, May 20, 2012


Elodie Frégé - L'hymne à l'amour par EloMonCoeur

Combien d’eau y a-t-il sur Terre ?

L'infographie est parlante. Il faut imaginer qu'un puissant sorcier a, grâce à un maléfice habile, siphonné toute l'eau présente sur Terre et l'a réunie dans une sphère, un petit satellite liquide posé sur notre globe soudain asséché. D'un coup d'un seul, notre planète bleue est devenue brune et il y a comme une surprise à voir les océans, mers, lacs, calottes polaires, rivières et glaciers, qui recouvrent en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre, se résumer à un cochonnet de seulement 1 385 km de diamètre, soit à peu près la distance qui sépare Paris d'Alger à vol d'oiseau.
L'eau sur Terre est un peu comme une feuille de papier cadeau recouvrant une boule de bowling. Depuis l'espace on ne voit presque qu'elle, elle donne sa couleur à notre planète mais ne représente qu'une minuscule fraction (0,023 %) de sa masse. Combien y en a-t-il exactement ? Si l'on revient à notre image, cette bulle contient 1,386 milliard de km3 d'H20. Comment se répartit-elle ? Les plus gros fournisseurs, et de loin, sont évidemment les océans et les mers, avec 1,338 milliard de km3. Ils arrivent loin devant deux quasi ex-aequo (environ 24 millions de km3 chacun) : les calottes polaires (Groenland et Antarctique), glaciers et neiges éternelles d'un côté, l'eau contenue dans le sous-sol et dans la croûte terrestre de l'autre. Les miettes qui restent reviennent, dans l'ordre décroissant, aux glaces du pergélisol, aux lacs, à l'humidité des sols, à l'atmosphère, aux marais, aux cours d'eau et, enfin, à toute cette eau si importante pour nous, celle qui est prisonnière des organismes vivants, celle sans qui vous et moi ne serions que des momies. On estime que toute la vie terrestre regroupe un peu plus de 1 100 km3 de cette eau dite biologique.
A lire cette longue énumération, on s'est sans doute aperçu que l'eau douce ne représente qu'une part minoritaire du total : environ 35 millions de km3. C'est la perle à droite du cochonnet sur la carte ci-dessous. Mais, dans cette petite portion, la plus grande partie de l'eau est hors d'atteinte des êtres vivants, soit parce qu'elle est congelée dans les inlandsis, soit parce qu'elle est enfouie dans les entrailles de la Terre. Si l'on ne prend en considération que l'eau facile d'accès, celle que l'on trouve dans les lacs non salés, les marais, les fleuves et les rivières, il ne reste plus grand chose. Avez-vous repéré le petit point bleu sur cette deuxième infographie, sous la perle dont je viens de parler ?
 
Cette tête d'épingle a moins de 60 km de diamètre. Elle contient toute l'eau douce aisément disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc. Et, si on met Homo sapiens de côté, quantité d'autres organismes vivants en dépendent aussi. C'est en voyant ce genre d'image que l'on s'aperçoit mieux, qu'entre la sécheresse et nous il n'y a presque rien. Que l'eau est plus rare qu'il n'y paraît. Parce que la Terre est une brune qui se teint en bleu.

La vulnérabilité de la corne de l'Afrique.

Réchauffement climatique et conséquence d'un courant marin sont les deux principales raisons avancées par les scientifiques pour expliquer le phénomène.

Une sécheresse frappe 12 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique, la pire depuis 60 ans selon les Nations unies. En Somalie deux régions du sud ont été déclarées en état de famine. Les scientifiques ne savent pas encore exactement quelles sont les causes exactes de cette sécheresse, mais avancent deux éléments d'explication.
•El Niño assèche la corne de l'Afrique depuis 10 ans
La Corne de l'Afrique est une zone aride et sèche naturellement. La température ne descend pas en dessous de 23 degrés la nuit et peut monter au delà de 40 degrés. D'avril à août, les terres sont habituellement irriguées par la saison des pluies. «Depuis 10 ans, explique Pascal Scaviner, responsable de la prospective à Météo Consult, ces pluies sont de moins en moins importantes, le sol retient donc moins l'humidité et les nappes phréatiques se remplissent moins chaque année».
Pascal Scaviner estime que cet assèchement est en partie du à El Niño, un courant chaud venu de l'océan Indien. El Niño possède une double influence sur la Corne de l'Afrique. Dans un premier temps, il réchauffe l'océan Indien, et «plus l'océan est chaud, moins il y a d'évaporation, poursuit le météorologue. Moins d'évaporation signifie moins de pluie.»
Dans un second temps, El Niño réchauffe anormalement l'océan Pacifique d'avril à juin. «Le climat est un jeu de pousse-pousse, explique Hervé le Treut, climatologue au CNRS. Ce courant d'air chaud bouleverse le mouvement naturel des masses d'air. Tout bouleversement des masses d'air est un risque de dérèglement pour les zones sensibles comme la Corne de l'Afrique». Ici, ce dérèglement se traduit par une absence de précipitation.
•Le réchauffement climatique se fait sentir
Pour Hervé le Treut, le réchauffement climatique peut contribuer a modifier le climat dans cette région. «Depuis 20 ans, la température des océans augmente, et les océans ont une forte influence sur les climats tropicaux», explique le chercheur. «Nous savons que, de manière générale, si nous produisons des gaz à effet de serre les risques de sécheresse augmentent dans les zones semi-arides comme la corne de l'Afrique», poursuit-il. Pour les scientifiques, la Corne de l'Afrique est un terrain d'observation complexe : très peu de données sont collectées par des laboratoires locaux. Une chose est sûre cependant : «Si nous ne pouvons pas savoir à 100% si la sécheresse est due au réchauffement climatique, nous savons que ce type de sécheresse est un exemple de situations qui deviendront plus fréquentes si le réchauffement se poursuit.»
•La pluie va-t-elle revenir ?
«La tendance est favorable à l'arrivée des pluies, note le prévisionniste de Meteo Consult. C'est normalement la saison». Ces pluies, orageuses pour la plupart , devraient surtout concerner l'Éthiopie et le Kenya. En Somalie, de très faibles pluies sont attendues au sud du pays.