Thursday, July 29, 2010
Wednesday, July 28, 2010
Votovorona : risque de dérapage
Les enseignants entendent multiplier leurs revendications, après la promesse du ministère de l'enseignement supérieur de payer leur indemnité pour les heures complémentaires de l'année 2009. Jusqu'ici, le ministère de tutelle ne semble pas revenir sur les propos des responsables.
« Nous attendons impatiemment la réalisation de ce qu'on a convenu lors de la rencontre avec le ministre. Jusqu'ici, ni la date du paiement des indemnités, ni le taux de la somme à allouer ne sont connues », s'insurge Yvon Andrianaharison, enseignant à l'École supérieure polytechnique de Vontovorona, hier, en début de soirée. Il affirme que la date de reprise des cours pourrait être modifiée, au cas où le versement des indemnités ne serait pas effectué.
Les enseignants à l'ESP révèlent de nouveaux obstacles très importants, entravant le retour à l'ordre, en matière d'enseignement, au campus de Vontovorona. « Les responsables risquent de provoquer une frustration au sein du corps enseignant. On vient d'apprendre qu'ils ont pris une décision tendant à affecter le taux de notre indemnité annuelle d'heures complémentaires », martèle Yvon Andrianaharison. « Ils ont émis un arrêté ministériel portant sur la modification de la somme de discorde, daté de février 2010, sans demander notre avis », dit-il.
Négociation
Si d'habitude, les profs ont droit à un volume horaire de 1 080 heures, il serait modifié suite au texte en date de février. « L'horaire qui nous est accordé est porté à 600 heures. Cette situation mérité d'être négociée », se plaint Yvon Andrianaharison.
Hier, les enseignants polytechniciens ont organisé une réunion avec le président de l'université d'Antananarivo et tous les doyens des facultés. Une autre rencontre de cette envergure a eu lieu, lundi. Outre le président de l'université, le directeur administratif et financier du ministère de l'enseignement supérieur et des recherches scientifiques était aussi de la partie. Une assemblée générale se tiendra vendredi.
De leur côté, les étudiants, partie prenante dans cette affaire, campent sur leur position, mettent même en garde les responsables ministériels. Ils menacent de prolonger la grève et de reculer la date de l'ultimatum.
« Nous attendons impatiemment la réalisation de ce qu'on a convenu lors de la rencontre avec le ministre. Jusqu'ici, ni la date du paiement des indemnités, ni le taux de la somme à allouer ne sont connues », s'insurge Yvon Andrianaharison, enseignant à l'École supérieure polytechnique de Vontovorona, hier, en début de soirée. Il affirme que la date de reprise des cours pourrait être modifiée, au cas où le versement des indemnités ne serait pas effectué.
Les enseignants à l'ESP révèlent de nouveaux obstacles très importants, entravant le retour à l'ordre, en matière d'enseignement, au campus de Vontovorona. « Les responsables risquent de provoquer une frustration au sein du corps enseignant. On vient d'apprendre qu'ils ont pris une décision tendant à affecter le taux de notre indemnité annuelle d'heures complémentaires », martèle Yvon Andrianaharison. « Ils ont émis un arrêté ministériel portant sur la modification de la somme de discorde, daté de février 2010, sans demander notre avis », dit-il.
Négociation
Si d'habitude, les profs ont droit à un volume horaire de 1 080 heures, il serait modifié suite au texte en date de février. « L'horaire qui nous est accordé est porté à 600 heures. Cette situation mérité d'être négociée », se plaint Yvon Andrianaharison.
Hier, les enseignants polytechniciens ont organisé une réunion avec le président de l'université d'Antananarivo et tous les doyens des facultés. Une autre rencontre de cette envergure a eu lieu, lundi. Outre le président de l'université, le directeur administratif et financier du ministère de l'enseignement supérieur et des recherches scientifiques était aussi de la partie. Une assemblée générale se tiendra vendredi.
De leur côté, les étudiants, partie prenante dans cette affaire, campent sur leur position, mettent même en garde les responsables ministériels. Ils menacent de prolonger la grève et de reculer la date de l'ultimatum.
Le plan Marshall de Andry Rajoelina
Les téléspectateurs ont pu voir une autre facette du régime de Andry Rajoelina, dimanche soir. Pour la première fois, le président de la Haute autorité de transition (HAT) a répondu à des questions économiques, après de nombreuses émissions télévisées. C'était à Mahajanga, dans une émission qui a adopté une nouvelle formule intitulée « Dites-nous monsieur le président ? », diffusée sur les chaînes nationales. Plusieurs sujets ont été abordés dont, les plus importants, le problème de perte d'emplois et de morosité économique. Andry Rajoelina a apporté les réponses en annonçant le lancement prochain de grands projets de constructions d'infrastructures, une sorte de plan Marshall national qui visera à redynamiser l'économie et à créer des emplois. Il sera financé, entre autres, par les 100 millions de dollars issus du droit d'octroi du permis de recherches du gisement de fer de Soalala à la compagnie chinoise Wisco.
« De nombreux projets qui feront béneficier directement la population, vont être effectués ou du moins, seront demarrés avant la fin de l'année », déclare le président de la HAT.
La construction de nouveaux hôpitaux a déjà été annoncée par Andry Rajoelina. La capitale n'est pas en reste. D'après le président de la Transition, un budget de 13 milliards ariary est prêt. Un projet d'adduction d'eau pour le sud de Madagascar est également au programme. L'appel d'offre y afférent est déjà lancé ainsi que le budget d'un montant de 80 millions de dollars.
« Ce ne sont que des exemples. D'autres projets seront encore annoncés au fur et à mesure », précise Andry Rajoelina.
L'opinion publique attend déjà depuis longtemps les réactions du chef de l'État, concernant les sujets chauds qui touchent l'économie. Une initiative louable, mais qui a laissé sur leur faim, ceux qui attendaient de grandes révélations. Pour le dossier bois de rose, par exemple, beaucoup attendaient les noms des responsables qui ont signé les dossiers d'exportation des bois saisis aux Comores. Il n'a pas parlé non plus de la société Nouvelle brasserie de Madagascar (NBM) dont l'ouverture est bloquée. Les aspirations vont également vers une meilleure transparence de la procédure de passation des marchés publics qui seront engendrés par ce plan Marshall. C'est l’une des faiblesses que le régime de Transition devra pouvoir surmonter.
Encadré
Qu'est ce que le plan Marshall ?
Initié par Georges Marshall en 1945, ce plan était destiné à soutenir surtout financièrement, la reconstruction du vieux continent qui était le principal champ de bataille durant la guerre. Une reconstruction qui a engendré d'importants travaux d'infrastructures et qui a contribué au redémarrage de l'économie européenne, notamment à travers la création d'emplois, la reprise de la production des industries et la normalisation des flux financiers.
« De nombreux projets qui feront béneficier directement la population, vont être effectués ou du moins, seront demarrés avant la fin de l'année », déclare le président de la HAT.
La construction de nouveaux hôpitaux a déjà été annoncée par Andry Rajoelina. La capitale n'est pas en reste. D'après le président de la Transition, un budget de 13 milliards ariary est prêt. Un projet d'adduction d'eau pour le sud de Madagascar est également au programme. L'appel d'offre y afférent est déjà lancé ainsi que le budget d'un montant de 80 millions de dollars.
« Ce ne sont que des exemples. D'autres projets seront encore annoncés au fur et à mesure », précise Andry Rajoelina.
L'opinion publique attend déjà depuis longtemps les réactions du chef de l'État, concernant les sujets chauds qui touchent l'économie. Une initiative louable, mais qui a laissé sur leur faim, ceux qui attendaient de grandes révélations. Pour le dossier bois de rose, par exemple, beaucoup attendaient les noms des responsables qui ont signé les dossiers d'exportation des bois saisis aux Comores. Il n'a pas parlé non plus de la société Nouvelle brasserie de Madagascar (NBM) dont l'ouverture est bloquée. Les aspirations vont également vers une meilleure transparence de la procédure de passation des marchés publics qui seront engendrés par ce plan Marshall. C'est l’une des faiblesses que le régime de Transition devra pouvoir surmonter.
Encadré
Qu'est ce que le plan Marshall ?
Initié par Georges Marshall en 1945, ce plan était destiné à soutenir surtout financièrement, la reconstruction du vieux continent qui était le principal champ de bataille durant la guerre. Une reconstruction qui a engendré d'importants travaux d'infrastructures et qui a contribué au redémarrage de l'économie européenne, notamment à travers la création d'emplois, la reprise de la production des industries et la normalisation des flux financiers.
Le remède du sida en attente de financement
Inculpé pour vol et piratage, Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol bénéficie d’un non-lieu, dans l’affaire l’opposant à Zaraniaina. Il en dit, aujourd’hui, un peu plus sur le JMAR1, le remède, objet de la discorde.
Le phytothérapeute qui affirme avoir trouvé le remède contre le SIDA, le JMAR1, accusé par le chercheur Zaraniaina Christian de vol, piratage, faux et usage de faux et escroquerie, a bénéficié d’un non-lieu pour charges insuffisantes le 14 juillet. Pour Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol, cette affaire lui a été fortement préjudiciable. « Je vais porter plainte contre Zaraniaina pour dénonciation calomnieuse, faux témoignage, diffamation et sabotage de projet humanitaire dit-il
l’affaire a éclaté alors que je m’apprêtais à annoncer l’essai clinique sur deux centaines de patients séropositifs, après les résultats probants que nous avons eus sur 10 malades, à l’île Maurice ».
Ces résultats devaient aboutir sur les essais cliniques de Phase II, exigés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces essais cliniques, phase obligatoire avant la commercialisation du remède, n’ont cependant pu être faits. Aujourd’hui, Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol attend l’aval du comité scientifique et le financement de cette Phase II. « La crise a retardé certaines choses. Le financement également », déplore le phytothérapeute.
Conflit d’intérêts
Depuis la fameuse découverte, Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol, qui a toujours fait appel à l’État malgache pour qu’il l’appuie dans ses démarches jusqu’à la mise en marché du JMAR1, n’a pu avoir que le soutien de pays étrangers. « Pour l’instant, le financement du projet est en suspens à cause de cette affaire de formule totalement infondée qui a nui à ma réputation. Mais je reste ouvert et encore une fois, j’invite l’État malgache soutenir les efforts à d’un Malgache à mener à terme ce remède de l’humanité », assène-t-il.
Le phyothérapeute réalise aussi l'existence du conflit d’intérêts que ce remède peut créer. «Un malade du SIDA dépense jusqu’à 9 000 euros, soit Ar 23 millions par an, et devra prendre des médicaments à vie. Pourtant, avec le JMAR1, le traitement ne dépassera pas trois mois et il est définitif. Après vingt ans de recherches, il est évident que la découverte d'un remède contre ce fléau du siècle dérange », affirme le phytothérapeute, qui laisse entendre une persécution à peine voilée de certaines entités.
Assurant l’efficacité du remède sans écarter la nécessité d’études complémentaires, le phytothérapeute explique que l’un des principaux obstacles dans le développement du remède est le coût des analyses. « On ne peut pas se fier à la disparition des signes cliniques pour déterminer l’efficacité d’un remède contre le virus du SIDA. Il faut un PCR quantitatif ou un compteur de charge virale».
À Madagascar, il n’existe pas. Les malades doivent envoyer leurs analyses à l’étranger. Cela coûte environ Ar 300 000. C’est aussi un obstacle pour suivre l’efficacité du remède, résultant d’extraits phytothérapiques et produit sous forme de sirop. JMAR1 nécessite pour sa composition plusieurs plantes que l’on trouve à Antsiranana, Toliary, Mahajanga, Maroantsetra, Befandriana sud et à Manakara. Et hormis le Sida, le tradipraticien affirme aussi que les recherches sur l’hépatite B, la leucémie, le cancer de la prostate, le diabète et l’asthme, présentent des résultats très prometteurs.
Le phytothérapeute qui affirme avoir trouvé le remède contre le SIDA, le JMAR1, accusé par le chercheur Zaraniaina Christian de vol, piratage, faux et usage de faux et escroquerie, a bénéficié d’un non-lieu pour charges insuffisantes le 14 juillet. Pour Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol, cette affaire lui a été fortement préjudiciable. « Je vais porter plainte contre Zaraniaina pour dénonciation calomnieuse, faux témoignage, diffamation et sabotage de projet humanitaire dit-il
l’affaire a éclaté alors que je m’apprêtais à annoncer l’essai clinique sur deux centaines de patients séropositifs, après les résultats probants que nous avons eus sur 10 malades, à l’île Maurice ».
Ces résultats devaient aboutir sur les essais cliniques de Phase II, exigés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces essais cliniques, phase obligatoire avant la commercialisation du remède, n’ont cependant pu être faits. Aujourd’hui, Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol attend l’aval du comité scientifique et le financement de cette Phase II. « La crise a retardé certaines choses. Le financement également », déplore le phytothérapeute.
Conflit d’intérêts
Depuis la fameuse découverte, Ramarovahiny Jean Giuliano Nicol, qui a toujours fait appel à l’État malgache pour qu’il l’appuie dans ses démarches jusqu’à la mise en marché du JMAR1, n’a pu avoir que le soutien de pays étrangers. « Pour l’instant, le financement du projet est en suspens à cause de cette affaire de formule totalement infondée qui a nui à ma réputation. Mais je reste ouvert et encore une fois, j’invite l’État malgache soutenir les efforts à d’un Malgache à mener à terme ce remède de l’humanité », assène-t-il.
Le phyothérapeute réalise aussi l'existence du conflit d’intérêts que ce remède peut créer. «Un malade du SIDA dépense jusqu’à 9 000 euros, soit Ar 23 millions par an, et devra prendre des médicaments à vie. Pourtant, avec le JMAR1, le traitement ne dépassera pas trois mois et il est définitif. Après vingt ans de recherches, il est évident que la découverte d'un remède contre ce fléau du siècle dérange », affirme le phytothérapeute, qui laisse entendre une persécution à peine voilée de certaines entités.
Assurant l’efficacité du remède sans écarter la nécessité d’études complémentaires, le phytothérapeute explique que l’un des principaux obstacles dans le développement du remède est le coût des analyses. « On ne peut pas se fier à la disparition des signes cliniques pour déterminer l’efficacité d’un remède contre le virus du SIDA. Il faut un PCR quantitatif ou un compteur de charge virale».
À Madagascar, il n’existe pas. Les malades doivent envoyer leurs analyses à l’étranger. Cela coûte environ Ar 300 000. C’est aussi un obstacle pour suivre l’efficacité du remède, résultant d’extraits phytothérapiques et produit sous forme de sirop. JMAR1 nécessite pour sa composition plusieurs plantes que l’on trouve à Antsiranana, Toliary, Mahajanga, Maroantsetra, Befandriana sud et à Manakara. Et hormis le Sida, le tradipraticien affirme aussi que les recherches sur l’hépatite B, la leucémie, le cancer de la prostate, le diabète et l’asthme, présentent des résultats très prometteurs.
Monday, July 19, 2010
Et si on parlait de bois de roses ?
Des voix s’élèvent ces derniers temps pour réclamer la transparence autour des trafics de bois de rose. Mis à part les membres de l’opposition, Patrick Zakariasy, Tangalamena d’Andovoranto ainsi que de simples citoyens ont dénoncé les pillages du patrimoine forestier, où de hautes personnalités et de hauts gradés des hommes en treillis seraient impliqués. Sans tarder, le Gouvernement de la Transition, par le biais du département de l’Environnement et des Forêts, a décidé d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs ainsi que les complices de ce crime. A cet effet, des enquêteurs, sous la houlette du ministre de l’Environnement et des Forêts, le Général Herilanto Raveloharison, sont à pied d’œuvre depuis quelques jours. Ils ont commencé à Antananarivo avant d’aller à Toamasina et dans la Région Sava (Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa) et celle Analanjirofo.
Au bout de quelques jours seulement, les enquêteurs sont désormais en possession de preuves tangibles, voire accablantes. De source informée, on nous a signalé que des Officiers supérieurs de la Gendarmerie, de hauts gradés de la Police nationale, trois membres de la Haute autorité de la Transition (Hat), des douaniers, des agents du ministère de l’Environnement et des Forêts ainsi que des opérateurs économiques sont impliqués dans cette affaire. Un membre de la Hat, très connu de tout le monde pour ses actions controversées, figure parmi les cerveaux des trafics de bois de rose.
Des interventions…
Notre source a également révélé l’existence d’interventions venant d’en haut afin de stopper les enquêtes ou du moins, de les bâcler. Mais, le Président de la Haute autorité, Andry Rajoelina, reste intransigeant quant à la poursuite de la recherche de la vérité sur le trafic illicite de bois de rose. Il a donné un ordre formel à son Premier ministre et aux quelques membres du Gouvernement, dont le patron de la Justice, d’aller jusqu’au bout. En un mot, le numéro un de la Transition a donné le feu vert pour que la lumière soit faite sur ce fléau.
La balle est désormais dans le camp des enquêteurs et du ministère de l’Environnement. La semaine dernière, la Police nationale a déjà procédé à l’arrestation d’un jeune opérateur économique, mais pour des raisons qu’on ignore, il a été relaxé, vers minuit.
Par ailleurs, on vient de nous signaler que les agents du Bureau indépendant anti - corruption (Bianco) et ceux du Samifin (Sampana Malagasy iadiana amin’ny famotsiam - bola) ou Service de renseignements financiers, dans leur mission de lutte contre la corruption ou le blanchiment d’argent, sont mobilisés à l’heure actuelle. A vrai dire, des investigations sont désormais menées à l’encontre de certains hommes d’affaires, suspectés d’être impliqués dans le trafic de bois de rose. Les mouvements de leurs comptes et les virements en provenance de l’extérieur, notamment de la Chine et des pays de l’Asie, sont décortiqués ou scrutés à la loupe. L’Interpol et le Gafi ou Groupe d’actions financières internationales, dont Madagascar n’a qu’un statut d’observateur, sont également sollicités pour prêter main - forte aux enquêteurs nationaux. Une manière de dire que cette affaire aura une dimension internationale.
Interpellations !
En dehors des organismes internationaux œuvrant dans la protection de l’environnement, qui n’ont eu de cesse d’interpeller l’équipe dirigeante, certains Gouvernements des pays occidentaux ont vivement critiqué le pillage du patrimoine forestier à Madagascar. La dernière intervention en date était celle de l’Ambassadeur de France à Madagascar, Jean - Marc Châtaigner, qui a interpellé les dirigeants du régime de Transition. « …Cet appel s’adresse tout d’abord aux dirigeants actuels de la Transition. Votre responsabilité est grande pendant cette période intérimaire de mettre effectivement en place la gouvernance démocratique que vous aviez promise, en garantissant : (…), le refus de toute corruption et la préservation, pour vos enfants, des richesses exceptionnelles de Madagascar que sont le bois de rose ou les espèces protégées. Les trafiquants et leurs complices doivent être traduits en justice et sanctionnés », a annoncé cet Ambassadeur. Mais, le réseau mafieux ne se laisse pas faire. On s’attend à une riposte !
A cet effet, l’appui matériel et financier de ces pays est urgent pour qu’on puisse mettre la main sur les trafiquants et leurs complices. La mission du Général Herilanto Raveloharison semble délicate mais non impossible !
Au bout de quelques jours seulement, les enquêteurs sont désormais en possession de preuves tangibles, voire accablantes. De source informée, on nous a signalé que des Officiers supérieurs de la Gendarmerie, de hauts gradés de la Police nationale, trois membres de la Haute autorité de la Transition (Hat), des douaniers, des agents du ministère de l’Environnement et des Forêts ainsi que des opérateurs économiques sont impliqués dans cette affaire. Un membre de la Hat, très connu de tout le monde pour ses actions controversées, figure parmi les cerveaux des trafics de bois de rose.
Des interventions…
Notre source a également révélé l’existence d’interventions venant d’en haut afin de stopper les enquêtes ou du moins, de les bâcler. Mais, le Président de la Haute autorité, Andry Rajoelina, reste intransigeant quant à la poursuite de la recherche de la vérité sur le trafic illicite de bois de rose. Il a donné un ordre formel à son Premier ministre et aux quelques membres du Gouvernement, dont le patron de la Justice, d’aller jusqu’au bout. En un mot, le numéro un de la Transition a donné le feu vert pour que la lumière soit faite sur ce fléau.
La balle est désormais dans le camp des enquêteurs et du ministère de l’Environnement. La semaine dernière, la Police nationale a déjà procédé à l’arrestation d’un jeune opérateur économique, mais pour des raisons qu’on ignore, il a été relaxé, vers minuit.
Par ailleurs, on vient de nous signaler que les agents du Bureau indépendant anti - corruption (Bianco) et ceux du Samifin (Sampana Malagasy iadiana amin’ny famotsiam - bola) ou Service de renseignements financiers, dans leur mission de lutte contre la corruption ou le blanchiment d’argent, sont mobilisés à l’heure actuelle. A vrai dire, des investigations sont désormais menées à l’encontre de certains hommes d’affaires, suspectés d’être impliqués dans le trafic de bois de rose. Les mouvements de leurs comptes et les virements en provenance de l’extérieur, notamment de la Chine et des pays de l’Asie, sont décortiqués ou scrutés à la loupe. L’Interpol et le Gafi ou Groupe d’actions financières internationales, dont Madagascar n’a qu’un statut d’observateur, sont également sollicités pour prêter main - forte aux enquêteurs nationaux. Une manière de dire que cette affaire aura une dimension internationale.
Interpellations !
En dehors des organismes internationaux œuvrant dans la protection de l’environnement, qui n’ont eu de cesse d’interpeller l’équipe dirigeante, certains Gouvernements des pays occidentaux ont vivement critiqué le pillage du patrimoine forestier à Madagascar. La dernière intervention en date était celle de l’Ambassadeur de France à Madagascar, Jean - Marc Châtaigner, qui a interpellé les dirigeants du régime de Transition. « …Cet appel s’adresse tout d’abord aux dirigeants actuels de la Transition. Votre responsabilité est grande pendant cette période intérimaire de mettre effectivement en place la gouvernance démocratique que vous aviez promise, en garantissant : (…), le refus de toute corruption et la préservation, pour vos enfants, des richesses exceptionnelles de Madagascar que sont le bois de rose ou les espèces protégées. Les trafiquants et leurs complices doivent être traduits en justice et sanctionnés », a annoncé cet Ambassadeur. Mais, le réseau mafieux ne se laisse pas faire. On s’attend à une riposte !
A cet effet, l’appui matériel et financier de ces pays est urgent pour qu’on puisse mettre la main sur les trafiquants et leurs complices. La mission du Général Herilanto Raveloharison semble délicate mais non impossible !
Sunday, July 18, 2010
Deux femmes malgaches arrêtées en Malaisie
Selon M&C en date du 16 juillet, la douane de l’aéroport international de Kuala Lumpur (Malaisie) a interpellé deux ressortissantes de Madagascar, deux femmes, qui avaient dans leurs bagages des centaines d’animaux protégés. Il s’agit de 369 tortues radiées, de 5 tortues de Madagascar, de 47 grenouilles et de plusieurs caméléons, précise un haut responsable du Département Faune et Flore de la Malaisie. Il explique : « les tortues ont été attachées avec du papier adhésif pour les empêcher de se déplacer tandis que les caméléons ont été fourrés dans des chaussettes. Ces animaux protégés seraient destinés à des animaleries malaises et pourraient rapporter environ 78.125 dollars ».
Les deux femmes encourent une peine de sept (7) ans de prison et une amende de 100.000 ringgit (31.000 dollars) pour chaque espèce. La vente d’espèces en voie de disparition est populaire en Malaisie, tant comme des animaux de compagnie que pour la marmite, dans un pays où on croit aux vertus thérapeutiques des animaux. Pas plus tard que le mois dernier, la douane malaise a découvert des centaines de tortues en provenance de Madagascar dans deux valises que les destinataires ou les convoyeurs éventuels n’avaient pas récupéré.
Les deux femmes encourent une peine de sept (7) ans de prison et une amende de 100.000 ringgit (31.000 dollars) pour chaque espèce. La vente d’espèces en voie de disparition est populaire en Malaisie, tant comme des animaux de compagnie que pour la marmite, dans un pays où on croit aux vertus thérapeutiques des animaux. Pas plus tard que le mois dernier, la douane malaise a découvert des centaines de tortues en provenance de Madagascar dans deux valises que les destinataires ou les convoyeurs éventuels n’avaient pas récupéré.
Wednesday, July 14, 2010
Les parents de Rainimangalahy
Le pasteur Rainimangalahy était marié avec Ratsiveronoro. Son père se nommait Andriatsalama et sa mère Ratoandro. Les parents d'Andiatsalama s'appelaient Ramody et Rafotsiraivo.
Tuesday, July 06, 2010
Julie aux Ulis et Saholy à Anthony
Saturday, July 03, 2010
Friday, July 02, 2010
Fini les gros avantages accordés aux pétroliers
Consternation chez les automobilistes ce vendredi 2 juillet ; les prix de l’essence et du gasoil à la pompe ont augmenté. En général cette hausse de l’essence est de 8% tandis que pour le gasoil, elle est de 12%. C’est la deuxième hausse de l’année disent les usagers. Le ministre en charge des Hydrocarbures, Mamy Ratovomalala est intervenu dans la soirée dans les médias pour expliquer les procédures de négociations qui sont en cours depuis le mois de février 2010, mais surtout pour appeler les compagnies de distribution à revenir à la table des négociations et à suspendre leur initiative en attendant. Il a déclaré que dans des situations d’exception comme c’est le cas actuellement, il faut des mesures d’exception et c’est pourquoi, on ne peut appliquer directement la loi du marché libre et la vérité des prix. Il faut observer une certaine méthodologie précise-t-il.
La hausse semble liée à la fin de l’application d’un accord entre l’État et les pétroliers garantissant une certaine stabilité du cours de change du dollar. Depuis, les nouveaux prix sont déjà entrés en vigueur, et on peut s’attendre à un effet boule de neige sur tous les produits qui doivent emprunter les moyens de locomotion à moteur, à commencer par tous les PPN. Les frais de transport ne peuvent plus demeurer de la sorte sans subvention de l’État. La crise économique serait-elle en train de reprendre de la vigueur ? Cela en a tout l’air ! puisque l'arrangement passé entre les pétroliers et la Banque Centrale ne pouvait pas durer indéfiniment. Appuyé par le gouvernement de la HAT, cet arrangement consistait à accorder aux pétroliers un taux fixe sur le MID afin de leur éviter les effets haussiers de la dévaluation de l'ariary. Ce taux était de 2 100 ariary pour un dollar. Autrement dit, dès que le dollar dépassait ce taux, les pétroliers pouvaient ne pas payer plus. Par exemple, si le dollar était avant-hier à 2 258 ariary sur le MID, les pétroliers, eux, ne payaient que les 2 100 Ar avec leur taux fixe. Par contre, au moment où le dollar était descendu en dessous des 2 200 ariary, les pétroliers pouvaient échanger sur le taux du MID.
Un gros avantage qu'on accordait aux pétroliers, en somme. Et qui provoquait logiquement la jalousie des autres opérateurs économiques. « Pourquoi ne pas accorder cet avantage aux distributeurs de produits de première nécessité ? » protestaient certains opérateurs. Par ailleurs, la mesure d'octroi de taux fixe était considérée comme anti-économique par les observateurs économiques. La thèse se confirmait d'ailleurs dans la réalité puisque cela a provoqué une hémorragie de devises du côté de la Banque Centrale qui a vu ses réserves diminuer considérablement ces derniers temps. En somme, malgré les énormes efforts de gestion de la part des dirigeants de la Banque Centrale, la conjoncture aggravée par cet octroi d'avantages aux pétroliers a faussé les calculs.
La hausse semble liée à la fin de l’application d’un accord entre l’État et les pétroliers garantissant une certaine stabilité du cours de change du dollar. Depuis, les nouveaux prix sont déjà entrés en vigueur, et on peut s’attendre à un effet boule de neige sur tous les produits qui doivent emprunter les moyens de locomotion à moteur, à commencer par tous les PPN. Les frais de transport ne peuvent plus demeurer de la sorte sans subvention de l’État. La crise économique serait-elle en train de reprendre de la vigueur ? Cela en a tout l’air ! puisque l'arrangement passé entre les pétroliers et la Banque Centrale ne pouvait pas durer indéfiniment. Appuyé par le gouvernement de la HAT, cet arrangement consistait à accorder aux pétroliers un taux fixe sur le MID afin de leur éviter les effets haussiers de la dévaluation de l'ariary. Ce taux était de 2 100 ariary pour un dollar. Autrement dit, dès que le dollar dépassait ce taux, les pétroliers pouvaient ne pas payer plus. Par exemple, si le dollar était avant-hier à 2 258 ariary sur le MID, les pétroliers, eux, ne payaient que les 2 100 Ar avec leur taux fixe. Par contre, au moment où le dollar était descendu en dessous des 2 200 ariary, les pétroliers pouvaient échanger sur le taux du MID.
Un gros avantage qu'on accordait aux pétroliers, en somme. Et qui provoquait logiquement la jalousie des autres opérateurs économiques. « Pourquoi ne pas accorder cet avantage aux distributeurs de produits de première nécessité ? » protestaient certains opérateurs. Par ailleurs, la mesure d'octroi de taux fixe était considérée comme anti-économique par les observateurs économiques. La thèse se confirmait d'ailleurs dans la réalité puisque cela a provoqué une hémorragie de devises du côté de la Banque Centrale qui a vu ses réserves diminuer considérablement ces derniers temps. En somme, malgré les énormes efforts de gestion de la part des dirigeants de la Banque Centrale, la conjoncture aggravée par cet octroi d'avantages aux pétroliers a faussé les calculs.
Thursday, July 01, 2010
Belmondo abusé par sa nouvelle compagne...

Il y a quelques jours, l’acteur Jean-Paul Belmondo a été entendu, à son domicile parisien, par des policiers français, à la demande de policiers belges.
Selon les enquêteurs belges, de nouveaux soupçons pèseraient sur les affaires financières de Barbara Gandolfi, sa compagne, et de son ex-mari, Frédéric Vanderwilt, rapporte Le Parisien.
Les policiers belges, qui ont trouvé la trace de "dons en liquide et d’achats immobiliers", souhaitaient vérifier que Jean-Paul Belmondo n’avait pas été abusé.
Selon une source judiciaire belge rapportée par Le Parisien, "les sommes ne sont pas astronomiques, mais il y a une succession de mouvements financiers que nous devons vérifier".
Par ailleurs, un proche du dossier indique que la justice belge dispose désormais d’écoutes téléphoniques "accablantes" qui "jetteraient un trouble" sur la nature exacte de la relation entre Barbara Gandolfi et l’acteur français.
Une source qui ajoute, toujours selon Le Parisien:
"Il y a maintenant des preuves sur les intentions réelles de cette jeune femme".
L’an dernier, Jean-Paul Belmondo avait été déjà entendu par la police en tant que "victime potentielle" de la jeune femme.
La justice avait découvert une promesse de prêt de 200.000 euros que Jean-Paul Belmondo avait contracté avec Barbara Gandolfi.
La justice belge se penche de plus en plus sur la nature de la relation qui unit Jean-Paul Belmondo à Barbara Gandolfi, sa nouvelle et très décriée compagne.
Cette créature belge de 32 ans est déjà dans le collimateur de la justice belge depuis quelques années. Cette ex-candidate de L'île de la tentation version suisse se présente comme une femme d'affaires à la tête de 14 sociétés, notamment à Dubaï, mais aussi en Belgique où elle dirige avec son ex-mari des boîtes de nuit.
Le couple divorcé est soupçonné de blanchiment d'argent et actuellement sous le joug d'une enquête qui devrait se terminer à la fin de l'année. Un passé sombre et sulfureux qui a vite attisé la méfiance des proches de Bebel.
Jean-Paul Belmondo avait défendu sa compagne en indiquant qu’aucune somme d’argent n’avait été versée, rappelle Le Parisien
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