Friday, August 30, 2013
Boris Boillon, ancien ambassadeur à Tunis, arrêté avec 350 000 euros en liquide
Selon des documents consultés par Mediapart, Boris Boillon, ex-conseiller deNicolas Sarkozy à l'Elysée et ancien ambassadeur de France en Tunisie, a été interpellé par la douane à la gare du Nord le 31 juillet, alors qu'il s'apprêtait à embarquer à bord d'un Thalis en direction de Bruxelles.
Sans document d'identité ni téléphone portable, vêtu d'un jean et d'un polo, ce diplomate de 43 ans à la personnalité fougueuse transportait dans un sac 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces, raconte Mediapart, qui a pu accéder auprocès-verbal.
"J'AI OUBLIÉ MES DOCUMENTS D'IDENTITÉ EN BELGIQUE"
En vertu de l'article 464 du code des douanes, le transfert dans un autre pays de l'Union européenne de sommes supérieures à 10 000 euros est interdit sans déclaration préalable. En cas d'infraction, le contrevenant peut être puni "d'une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l'infraction ou la tentative d'infraction". "Le service de police judiciaire de la douane a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l'origine des fonds", précise Mediapart.
Lors de son audition, l'ancien diplomate, désormais résident belge reconverti dans les affaires, a tenté de justifier le transport de ces fonds par sa volonté d'ouvrir une filiale de son entreprise de consulting Spartago en Belgique. Il affirme que cette somme lui vient de ses activités auprès de sociétés irakiennes, qui lui ont été rémunérées en "numéraire" à Paris en raison du sous-développement du système bancaire en Irak.
Il affirme également avoir "oublié" ses papiers d'identité en Belgique en partant pour Paris le matin même, "justement" parce qu'il n'était "pas à l'aise avec cet argent", dont une partie était stockée dans une mallette "enterrée à côté de [s]a cave", et qu'il voulait "régulariser la chose au plus vite".
"DÉGAGEZ, PETIT SARKO !"
Cet ancien ambassadeur a été débarqué après l'élection de François Hollande, alors que son passage à Tunis avait été marqué par de multiples bévues. Lors de sa première rencontre avec la presse tunisienne en février 2011, il avait refusé de répondre aux questions des journalistes sur la ministre des affaires étrangèresMichèle Alliot-Marie, les qualifiant de "questions débiles" ou de "n'importe quoi".
Aussitôt, des centaines de Tunisiens avaient demandé son départ devant l'ambassade de France à Tunis, sous les slogans : "M. Boillon, vous occupez un poste diplomatique et vous n'avez rien d'un diplomate", "Dégagez, petit Sarko !","Boris dégage !". Le diplomate avait été contraint de s'excuser publiquement.
La défiance entre Tunis et cet ambassadeur dynamique et atypique, qualifié de"Sarkoboy" par Marine Le Pen, ne s'est pas démentie par la suite, renforcée par des photos malencontreuses, comme celle tirée du réseau social Copains d'avant le montrant en play-boy en maillot de bain. En septembre 2011, l'ambassadeur n'avait pas arrangé son cas en posant à la une du magazine tunisien Tunivisions, en smoking noir, façon James Bond. Dans cet entretien un rien complaisant, il faisait sienne la devise d'Henri Bergson : "Agir en homme de pensée et penser en homme d'action." Les Tunisiens avaient peu apprécié.
Pour finir, il y a eu les déclarations malvenues, sur un plateau de télévision français, du diplomate défendant Mouammar Kadhafi et l'idée "qu'on fait tous des erreurs et qu'on a droit au rachat". C'était avant que la France ne s'engage dans le conflit libyen. Lorsqu'il était conseiller Maghreb-Moyen-Orient de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Boris Boillon était surnommé "mon fils" par le dictateur libyen.
Très proche de Nicolas Sarkozy, dont il fut conseiller diplomatique entre 2007 et 2009, l'ancien diplomate arabophone a depuis quitté le Quai d'Orsay pour monterdeux sociétés de conseil, Spartago et French Group.
Source Le monde
Thursday, August 29, 2013
Les problèmes d'argent rendent-ils moins intelligent ?
Les pauvres sont-ils moins intelligents ? La question peut sembler provocante, mais de nombreux travaux de psychologie ont montré que les personnes vivant dans la pauvreté avaient une tendance malheureuse à s'engager dans des comportements risquant de renforcer leurs problèmes, comme ne pas participer aux campagnes de dépistage du cancer, oublier leurs rendez-vous médicaux ou, plus simplement, mal gérer leurs maigres finances et multiplier les crédits à la consommation.
Les explications à ces mauvaises décisions qui entretiennent le cercle vicieux de la misère invoquent en général le contexte socio-économique (faible niveau d'éducation, infrastructures déficientes, etc.). Mais une étude publiée dans le numéro de Science du 30 août propose une autre hypothèse, cognitive celle-là : si les pauvres ne font pas les bons choix, c'est parce que vivre quotidiennement au bord du gouffre financier les rend incapables de se concentrer sur d'autres problématiques que leurs soucis d'argent.
DES CHOIX IMPULSIFS
Pour appuyer leur théorie, les auteurs de cette étude – deux économistes et deux psychologues – ont mené deux expériences intéressantes. La première a été réalisée auprès de commerçants d'une grande galerie marchande du New Jersey (Etats-Unis), gagnant entre 20 000 et 70 000 dollars par an. Il leur était demandé d'imaginer la situation suivante : votre voiture a des problèmes, et la réparation s'élève à X dollars. Que décidez-vous ? Payer tout de suite, contracter un emprunt ou ne pas faire réparer votre auto en espérant qu'elle tienne le coup ? Les expérimentateurs demandaient aux participants de prendre un moment pour réfléchir et, dans l'intervalle, leur faisaient passer deux petits tests cognitifs. Lorsque le coût de la réparation restait modeste (150 dollars), les commerçants les plus pauvres réussissaient les exercices aussi bien que leurs collègues les plus riches. Mais lorsque la facture était multipliée par dix (1 500 dollars), ceux qui gagnaient 20 000 dollars annuels échouaient davantage aux tests, probablement parce qu'ils s'étaient en pensée plongés dans les dilemmes qu'impliquerait cette grosse dépense inattendue.
Mais les chercheurs ne se sont pas arrêtés à cette seule expérience car, après tout, il s'agissait d'une situation en partie imaginaire. Pour leur seconde expérience, ils ont mis à contribution près de 500 paysans indiens de l'Etat duTamil Nadu, qui vivent de la canne à sucre. Ces agriculteurs suivent en effet un cycle de pauvreté bien connu : riches juste après que la récolte annuelle (qui représente 60 % de leurs revenus) leur a été payée et pauvres juste avant. La vie s'en chargeant toute seule, il n'était donc pas besoin d'induire chez eux des problèmes d'argent inventés, et il suffisait de leur faire passer les tests cognitifs à deux reprises : une fois avant la récolte de canne et une fois après.
Ayant pris soin d'écarter d'éventuels biais, comme un moindre apport calorique ou un état de fatigue différent suivant les périodes, les auteurs de l'étude ont retrouvé le même type de résultats que dans la première expérience : libérés de leurs problèmes d'argent après la récolte, les paysans réussissaient les exercices nettement mieux qu'avant.
L'état de pauvreté semble donc bien taxer le système cognitif et l'empêcher d'atteindre ses performances optimales. D'où l'incapacité à réfléchir en profondeur aux pistes qui permettraient de sortir de la misère. D'où aussi la tendance à faire des choix impulsifs risquant d'aggraver la situation. Dans leur article, les chercheurs établissent une analogie avec un aiguilleur du ciel qui, tout à son effort pour éviter une collision aérienne entre deux appareils, en néglige les autres avions au risque de provoquer un accident ailleurs.
13 POINTS DE QI EN MOINS
D'après eux, la pauvreté accapare l'attention de manière dévorante, fait surgir des pensées parasites qui nuisent au raisonnement et réduit les ressources cognitives. Comme le résume un des auteurs de l'étude de Science, Jiaying Zhao, chercheur au département de psychologie de l'université de Colombie-Britannique (Vancouver, Canada), la gestion de la pénurie consomme "de la bande passante mentale". Etre pauvre, c'est non seulement se battre avec de faibles revenus, mais aussi avec moins de ressources cognitives. Selon ces chercheurs, cette dîme prélevée par la misère équivaut à 13 points de QI ou à la baisse de performances intellectuelles qui suit une nuit blanche.
En conclusion de leur travail, ils suggèrent aux décideurs politiques de prendre en compte leurs résultats pour faciliter la vie des populations les moins aisées. Tout comme on exempte d'impôts les personnes à bas revenus, il faudrait réduire les taxes cognitives, par exemple en proposant des formulaires administratifs plus courts, des textes de contrats et règlements plus simples ou des entretiens moins longs.
Selon la Banque mondiale, 20 % de la population des pays en voie de développement vivaient en 2010 dans une situation d'extrême pauvreté, avec moins de 1,25 dollar par jour et par personne.
Les recherches récentes en neurosciences disent que le statut socio-économique n'altère pas de manière globale toutes les fonctions cérébrales, mais au contraire que ses effets sont spécifiques de circuits neuronaux jouant un rôle dans des fonctions comme le langage, les capacités "exécutives" (attention, mémoire de travail, contrôle de l'inhibition), la régulation des émotions. Ainsi, chez unepopulation de jeunes enfants soumis à un test linguistique, il a été montré que le statut socio-économique mesuré, ou SSE, corrèle positivement avec le niveau d'activation du gyrus frontal inférieur gauche et que les enfants avec un SSE faible ont une moindre spécialisation hémisphérique pour le langage. Une autre étude menée chez des nourrissons jusqu'à 14 mois a montré que les enfants de familles défavorisées ont des réponses exagérées à des stimuli inattendus, témoignant d'une difficulté à filtrer les événements distracteurs, et recrutent les zones préfrontales impliquées dans l'attention dans une moindre mesure que les enfants de familles à SSE plus élevé.
Les difficultés sociales et économiques ont un effet négatif sur le développement du cerveau, comme sur la plupart des tissus biologiques qui sont soumis au stress et aux conditions matérielles précaires. Sauf qu'être équipé d'un cerveau performant est précisément ce dont ont le plus besoin les enfants issus de cette strate sociale pour espérer un jour accéder à l'ascenseur du même nom. Comment briser le cercle vicieux ?Autre élément relevé sur une période plus étendue de la maturation cérébrale : la relation étroite entre le niveau d'écart par rapport à une trajectoire de développement standard et le nombre d'années de précarité socio-économique. Quelles sont les variables associées à un faible SSE pouvant expliquer de telles différences ? En fait, des facteurs distincts influent sur des périodes et des facettes différentes du neuro-développement. Ainsi, Hengyi Rao et ses collègues de l'université de Philadelphie ont montré que l'investissement parental dans les soins et l'éducation chez l'enfant de 4 ans prédit la taille qu'atteindra à l'adolescence l'hippocampe, une région impliquée dans la mémoire, alors que la stimulation cognitive que procurent l'environnement social extérieur et l'école ne semble pas jouer un rôle significatif. En revanche ceux-ci prédisent mieux les compétences linguistiques et le degré de spécialisation hémisphérique gauche à l'âge adulte.
Pour Martha Farah, professeure à l'université de Philadelphia et qui a fait de ce problème son principal cheval de bataille, il est essentiel de faire évoluer lapolitique sociale et éducative des gouvernements. La petite enfance est une période critique pendant laquelle l'environnement social, affectif et cognitif modifie durablement le cerveau. A défaut de pouvoir changer la société, il est envisageable de créer des programmes ciblés pour réduire l'impact de la pauvreté. Minimiserles disparités intellectuelles à l'âge adulte avec des interventions précoces auprès des enfants en milieu défavorisé est une ambition réaliste. C'est aussi un moyen de capitaliser sur le plus grand potentiel de l'humanité : les cerveaux de demain.
Pierre Barthélémy du journal Le Monde
Wednesday, August 28, 2013
L’enfant commence à apprendre le langage dans le ventre de sa mère
Tous ces indices laissent penser que le cerveau du fœtus est capable de commencer à décrypter le langage et d'en mémoriser certains éléments. Toute la difficulté consiste à confirmer cette hypothèse et c'est ce petit tour de force que vient de réaliser une équipe de chercheurs finlandais et néerlandais dans une étude publiée le 26 août dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine. Pour y parvenir, ils ont recruté une trentaine de couples en attente d'un heureux événement. A la moitié d'entre eux, ils ont confié un CD contenant un enregistrement de 8 minutes au cours duquel un mot inventé de trois syllabes (tatata) était répété des centaines de fois, avec deux variantes. La première était un changement de voyelle (tatota), la seconde une différence d'intonation sur la deuxième syllabe. Le tout était entrecoupé de plages musicales sans paroles.
Les futures mamans suivaient des consignes assez simples : depuis la 29e semaine de grossesse (à partir de laquelle le système auditif du fœtus est opérationnel) et jusqu'au terme, elles diffusaient le contenu du disque cinq à sept fois par semaine, de préférence toujours à la même heure de la journée. Elles ne devaient, pendant cette courte opération, pas parler ni chanter. En moyenne, le "tatata" sous ses diverses formes a été entendu plus de 25 000 fois par les fœtus durant cet apprentissage. Il ne restait plus qu'à attendre les naissances. Dans les jours qui suivaient celles-ci, les chercheurs faisaient passer un électro-encéphalogramme (voir photo ci-dessus) aux nourrissons en surveillant la réaction de leur cerveau à l'écoute d'un enregistrement contenant les fameux "tatata". L'expérience a prouvé que les bébés ayant suivi l'entraînement reconnaissaient le mot inventé et ses variantes alors que les enfants du groupe témoin en étaient incapables.
Non seulement ce travail fournit un protocole solide pour détecter, immédiatement après leur naissance, les souvenirs qu'ont emmagasinés les bébés lors de leur vie intra-utérine mais il montre aussi que l'enfant commence à apprendre le langage dans le ventre de sa mère. Les auteurs de l'étude soulignent que la perméabilité du cerveau fœtal aux sons est à double tranchant : "Si un fœtus est exposé à des environnements bruyants ou des environnements dont le son n'est pas structuré, comme par exemple sur le lieu de travail de la mère enceinte, cette expérience peut entraîner chez le nourrisson une organisation aberrante des structures centrales de son système auditif, ce qui pourrait par la suite affecter sa perception et son apprentissage du langage." Ces chercheurs préconisent donc de faire attention à l'environnement sonore de l'enfant et ce même lorsqu'il est invisible, avant sa naissance.
Pierre Barthélémy
Election à Madagascar : C'est fini pour la mouvance Ravalomanana
Soumis par admin le mer, 28/08/2013 - 08:00
La rencontre qui aura lieu ce jour entre l’ancien président Marc Ravalomanana et la SADC pourrait encore influer sur le processus en cours malgré le rejet par la CES de la nouvelle demande de Lalao Ravalomanana.
Enième coup dur pour la mouvance Ravalomanana. En effet, la Cour électorale Spéciale a déclaré hier irrecevable la « requête aux fins d’acceptation de la candidature de remplacement de Madame Lalao Ravalomanana Rakotonirainy », déposée dans la matinée par le chef de délégation de la mouvance, Mamy Rakotoarivelo. Dans sa décision n°14-CES/D du 27 août 2013 relative à « une demande aux fins d’autorisation de dépôt d’une autre candidature de remplacement », la CES affirme que « la requérante (NDLR : Lalao Ravalomanana) a déjà proposé une candidature de remplacement en sa propre personne le 20 août 2013, laquelle candidature de remplacement a déjà été rejetée par la Cour de céans par sa décision n°11-CES/D du 21 août 2013 ». La même décision de la CES souligne par ailleurs que « la loi n’a pas prévu la présentation d’une autre candidature de remplacement en cas de rejet de la première ». Déclarée irrecevable, la CES n’a même pas donc examiné le contenu de la requête de Lalao Ravalomanana. Chose curieuse, Lalao Ravalomanana a déposé une « requête aux fins d’acceptation d’une candidature de remplacement », alors que dans sa décision, la CES parle d’une « demande aux fins d’autorisation de dépôt d’une autre candidature de remplacement ». Deux choses différentes.
Entre boycott et soutien à un candidat. La mouvance Ravalomanana n’a pas encore officiellement réagi à cette décision de la CES. « Nous avons soutenu que Lalao Ravalomanana n’a pas encore présenté un candidat de remplacement, alors que la Cour Electorale spéciale raisonne autrement en affirmant le contraire. Je réitère que nous avons déposé une requête en rétractation et non une candidature de remplacement. Nous allons nous réunir pour étudier les dispositions à prendre », s’est contenté d’indiquer hier soir le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo. D’après des indiscrétions, ces éventuelles dispositions à prendre seraient, soit le boycott des élections, soit le soutien à l’un des 33 candidats acceptés par la CES. La majorité au sein de la mouvance de l’ancien président opterait pour le boycott. A noter que la CENI-T n’a pas posé de problème quant au délai d’impression du bulletin unique. C’est la CES qui se précipite en favorisant des élections qui excluent une principale force protagoniste dont la mouvance Ravalomanana. A quoi sert donc la rencontre que Marc Ravalomanana aura ce jour à Pretoria avec la SADC ?
RAJAOFERA Eugène
Monday, August 26, 2013
Sunday, August 25, 2013
Les e cigarettes pour ou contre ?
La cigarette électronique présente "des dangers infiniment moindres" pour la santé
Elle ressemble à un stylo-bille, est souvent considérée comme un remède contre le tabagisme, pourrait avoir un impact sur la santé... Francetv info fait le point sur la e-cigarette, alors que la ministre de la Santé a reçu un rapport sur ses effets.
Avis aux "vapoteurs" : le gouvernement pourrait interdire les cigarettes électroniques dans les lieux publics. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a reçu mardi 28 mai unrapport sur les effets des e-cigarettes (PDF), contenant une vingtaine de recommandations d'experts. Ce dernier devrait être déterminant pour l'avenir de ce produit, utilisé par 500 000 Français selon Les Echos (article payant) en août 2012.
Vous ne savez toujours pas en quoi consiste exactement une cigarette électronique ? Francetv info vous explique.
Comment fonctionne une cigarette électronique ?
Reproduisant la forme et les sensations d’une cigarette classique, une "e-cigarette" est un ustensile électrique composée de trois parties.
Alimenté par une batterie, un atomiseur chauffe le liquide d'une cartouche. Lorsque l'utilisateur aspire, le liquide, mélangé à l'air, se transforme en vapeur inodore ou parfumée. Sur certains modèles, une diode, située à l'extrémité de la cigarette, simule visuellement la combustion de la cigarette traditionnelle, comme le montre cette infographie explicative de Sciences et Avenir.
Que contient le liquide?
Dans les cartouches, on ne trouve pas de tabac ou de goudron, mais un liquide composé de propylène glycol (80%), de glycérine végétale (20%) ainsi que d'une petite quantité d'arômes alimentaires, d'eau et d'alcool.
Le propylène glycol est un solvant "couramment utilisé dans les gels douches, certains médicaments ou encore les produits alimentaires", décrypte le docteur Gérard Mathern de la société française de tabacologie, sur RTL.fr. Quant à la glycérine végétale, on la trouve dans les industries alimentaires, comme additif, ou dans des produits cosmétiques pour la beauté de la peau et des cheveux.
La nicotine est optionnelle et proposée à différents dosages, ce qui permet à l’utilisateur de choisir la quantité qu'il veut absorber, allant d’une absence totale de nicotine jusqu'à des doses maximales de 18 mg/ml. Pour varier les plaisirs, il est possible de choisir des cartouches aux différents arômes : tabac, menthol, mais aussi des goûts fruités.
Où peut-on en acheter ?
Jusqu'en 2011, les cigarettes électroniques n'étaient vendues que sur internet ou dans quelques pharmacies. Depuis 2012, les magasins spécialisés se développent en France et en Europe. On y trouve des cigarettes électroniques jetables dès 9 euros et des rechargeables entre 35 et 90 euros, le flacon de liquide coûtant 6 euros en moyenne.
Début mai 2013, Thierry Lazaro, député UMP du Nord, a confié au micro de RTL qu'il voulait "déposer une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour que les cigarettes électroniques ne soient plus vendues en boutiques spécialisées mais uniquement dans des bureaux de tabac". Selon lui, il s’agit d’une incitation à fumer, alors "pourquoi dans ce cas-là, ne pas l'intégrer au réseau de distribution ?", s’interrogeait-il.
Représente-t-elle un danger pour la santé ?
Le rapport sur les effets de l’e-cigarette, publié mardi 28 mai, explique que la cigarette électronique "bien fabriquée et bien utilisée est en elle-même un produit qui présente des dangers infiniment moindres que la cigarette, mais les dangers ne sont pas totalement absents".
Le manque de recul et d'études font qu'il est difficile d’évaluer les risques sur la santé d’une cigarette électronique. Si le propylène glycol et la glycérine végétale, composants de l'e-liquide, ne présenteraient pas d'effets indésirables ou cas d’intoxication, les effets de l'inhalation à long terme de ces produits restent peu étudiés. Autres sujets depréoccupation : la qualité du liquide, qui peut se répandre et entrer en contact avec la peau ou être ingéré, et celle de la "vapeur", qui "peut provoquer ou entretenir une dépendance à la nicotine", d'après le rapport.
Aide-t-elle à arrêter de fumer ?
Souvent présentée comme une alternative au tabac permettant d’arrêter de fumer ou de réduire le risque de retour au tabagisme, la cigarette électronique serait en effet "favorable à la la réduction des dommages liés au tabac si elle s’adresse essentiellement à des fumeurs dépendants", à court ou long terme, analyse le rapport.
Pourtant, en "développant un discours autour de cigarettes saines, on contribue à 'renormaliser' le tabac dans notre société", ajoute le document. Un usage décomplexé de la nicotine pourrait donc ouvrir aux non-fumeurs une nouvelle porte vers le tabac et sa dépendance.
Source Frantvinfo
Les cigarettes électroniques "pas si inoffensives", selon 60 millions de consommateurs
Les cigarettes électroniques "ne sont pas aussi inoffensives" que le disent leurs fabricants et "peuvent émettre des composés potentiellement cancérogènes", assure la revue 60 millions de consommateurs de septembre, qui a testé une dizaine de modèles, jetables ou rechargeables.
"Les cigarettes électroniques sont loin d'être les gadgets inoffensifs qu'on nous présente. Ce n'est pas une raison pour les interdire. C'est une raison pour mieux les contrôler", écrit Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l'Institut national de la consommation (INC).
Constatant un étiquetage non conforme au contenu de certains produits, l'INC a alerté les autorités. Il dénonce aussi l'absence de bouchon de sécurité sur certaines recharges alors que la nicotine est particulièrement toxique pour les petits. Ingérées, les doses élevées de certains produits de l'étude peuvent tuer un enfant.
La revue affirme en outre avoir décelé, grâce à une méthode inédite, des"molécules cancérogènes en quantité significative" dans les vapeurs d'e-cigarettes qui, selon elle, n'avaient jamais été mis en évidence jusque là. "Ainsi dans trois cas sur dix, pour des produits avec ou sans nicotine, les teneurs en formaldéhyde (couramment dénommé formol) relevées flirtent avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles." Également décelée, l'acroléine, une molécule très toxique, émise en quantité très significatives par l'E-Roll, et "à des teneurs qui dépassent même parfois celles que l'on peut mesurerdans la fumée de certaines cigarettes". Ceci vraisemblablement en raison d'un dispositif qui chauffe trop vite.
Quant à l'acétaldéhyde, classé cancérogène possible, les teneurs parfois loin d'être négligeables relevées restent très inférieures à celles observées avec les cigarettes de tabac. Des traces de métaux "potentiellement toxiques" ont été détectées dans Cigartex qui libère autant de nickel et de chrome qu'une vraie cigarette et dans la Cigway jetable qui libère plus d'antimoine.
Le magazine relève aussi que la dose de nicotine des recharges liquides ne correspond pas toujours à ce qui est mentionné, avec des teneurs inférieures dans tous les cas.
Autre défaut d'étiquetage : des produits annoncés "sans" propylène glycol qui en contienne ou des fabricants qui "oublient" de mentionner sa présence.
"Le code de la consommation pourrait encadrer la véracité de l'étiquetage et imposer un bouchon de sécurité", relève M. Laurenceau. Mais pour le magazine, qui appellent les autorités de santé à réagir, "désormais, il faudra prendre en compte les risques" liés à l'utilisation de l'e-cigarette, qui aurait plus d'un million d'adeptes en France, soucieux de fumer moins voire de s'arrêter.
Le tabac est responsable de 73 000 morts par an en France.
Source Le Monde
La Cigarette Electronique : Comment ça marche ?
La cigarette électronique a été inventée au départ par un Japonais en 2002, puis les Chinois ont perfectionné le système et déposé les premiers brevets.
Depuis, de nombreuses améliorations ont été apportées aux différents modèles.
Les cigarettes électroniques sont fabriquées en Chine, à Shenzhen et Hong-Kong, dans diverses usines.
Les éléments composant la cigarette électronique sont assemblés à la main.
Les revendeurs du monde entier sélectionnent leurs produits via des intermédiaires sur place et se font livrer les kits tout prêts, ou achètent les divers éléments et font eux-mêmes le conditionnement des kits.
Certains gros revendeurs louent des ateliers au sein des usines de production ou possèdent des ateliers de montage sur place.
Jusqu'à preuve du contraire, il ne semble pas y avoir d'usines en Europe qui fabriquent les cigarettes électroniques, pour des raisons évidentes de coût de la main-d'oeuvre.
Le principe de fonctionnement est le même pour tous les modèles, à quelques exceptions près.
Nous avons une batterie rechargeable, un atomiseur (ou plus simplement, une résistance chauffante) et une cartouche qui contient du e-liquide.
Depuis, de nombreuses améliorations ont été apportées aux différents modèles.
Les cigarettes électroniques sont fabriquées en Chine, à Shenzhen et Hong-Kong, dans diverses usines.
Les éléments composant la cigarette électronique sont assemblés à la main.
Les revendeurs du monde entier sélectionnent leurs produits via des intermédiaires sur place et se font livrer les kits tout prêts, ou achètent les divers éléments et font eux-mêmes le conditionnement des kits.
Certains gros revendeurs louent des ateliers au sein des usines de production ou possèdent des ateliers de montage sur place.
Jusqu'à preuve du contraire, il ne semble pas y avoir d'usines en Europe qui fabriquent les cigarettes électroniques, pour des raisons évidentes de coût de la main-d'oeuvre.
Le principe de fonctionnement est le même pour tous les modèles, à quelques exceptions près.
Nous avons une batterie rechargeable, un atomiseur (ou plus simplement, une résistance chauffante) et une cartouche qui contient du e-liquide.
Différents modèles de cigarette électronique, même principe de fonctionnement
La batterie comporte un switch (interrupteur) automatique ou manuel ainsi qu'une diode lumineuse et un circuit intégré.
Sur cette photo, deux batteries Joye510, l'une manuelle, l'autre automatique.
L'accumulateur Lithium/Ion contenu dans la batterie délivre un courant de 3.7V en fonctionnement nominal.
Cette tension est en fait variable, une batterie pleinement chargée délivre du 4.2V, et une sécurité arrête le fonctionnement de la batterie aux alentours de 3V, afin d'éviter une décharge trop importante de l'accumulateur qui pourrait être dommageable pour son fonctionnement.
La puissance de l'accumulateur est variable elle aussi, suivant les modèles.
On peut noter que plus la batterie est puissante, plus longtemps elle pourra fournir de courant.
La diode a pour but d'indiquer le fonctionnement de la batterie. Un clignotement spécifique indique que la batterie doit être rechargée ou que l'on a trop fait chauffer la résistance et que l'on doit faire une petite pause.
Cette diode est absente sur la plupart des batteries à switch manuel.
Elle peut être orange, rouge, bleue, verte, suivant les modèles.
Le switch sert à déclencher l'envoi du courant par la batterie.
Il peut donc être manuel, avec un petit bouton poussoir, ou automatique, avec un système de mise en route à l'aspiration, soit utilisant une membrane en caoutchouc, soit avec un mini microphone (communément appelé « Air switch »).
Le circuit intégré gère le niveau de charge de l'accu et son utilisation.
Vue d'une batterie démontée.
1 : Corps métallique 2: Accumulateur 3 : Embout plastique 4: Diode lumineuse et sa platine
5: Switch automatique et microprocesseur 6: Isolateurs 7 : Pas-de-vis
L'atomiseur a pour fonction de vaporiser, par échauffement, le e-liquide contenu dans la cartouche, et ainsi créer la vapeur.
Différents types d'atomiseurs.
De gauche à droite : M403, Mini-Liberty, DSE102, J118, DSE901, DSE801
Il est constitué de plusieurs pièces.
La résistance chauffante est au milieu d'un bloc de céramique poreuse, lui-même cerclé d'une tresse métallique.
Un arc de tresse métallique, connecté à celle qui entoure la céramique, surplombe la résistance.
De la fibre est parfois insérée sous la tresse, à proximité de la résistance (mais, théoriquement, pas en contact direct).
Toutes ces pièces sont insérées dans un cylindre métallique, comportant un pas de vis permettant de connecter l'atomiseur à la batterie.
Le but de la tresse métallique et de la fibre est d'assurer, par capillarité, le transfert du e-liquide de la cartouche vers la céramique et de jouer le rôle de « réservoir tampon ».
La résistance, au passage du courant délivré par la batterie, chauffe à une température supérieure à 60°c qui est la température de vaporisation du Propylène glycol ou des autres constituants spécifiques du e-liquide, ce qui, mélangé à l'air aspiré, produit la vapeur.
Nous reparlerons de ces différents produits dans un autre chapitre.
La fibre, que nous appelons la « bourre », contenue dans la cartouche joue le rôle du réservoir principal de e-liquide.
Vue en coupe d'une cartouche en position sur un atomiseur type DSE102
Quand la cartouche est insérée dans l'atomiseur, la bourre entre en contact avec la tresse qui conduit le e-liquide vers le bloc en céramique et donc, par conséquent, vers la résistance.
Lorsque le switch se met en marche, par l'aspiration ou l'appui sur le bouton, la résistance chauffe le bloc en céramique à une température supérieure à 60°c et le e-liquide contenu dans la céramique se vaporise et se mélange à l'air aspiré par la personne qui vapote.
Ce principe général de fonctionnement est valable pour tous les modèles, à de rares exceptions près.
Dans le cas de la MINI-Liberty, la bourre est absente dans les cartouches, dans le cas des Loongtotem LT-V9, des KR808 ou de la GreenCig 220, l'atomiseur et la cartouche ne font qu'un.
Il y a donc production de vapeur, composée en majeure partie de vapeur d'eau et des arômes contenus dans l’e-liquide de la cartouche.
Cette vapeur, contrairement à la fumée de tabac, ne contient pas de goudron, pas de monoxyde de carbone ni autres substances toxiques.
Elle est de plus sans odeur et relativement volatile, suivant le degré d'humidité ambiante.
Notez toutefois que nous ne possédons pas un recul suffisant pour affirmer avec certitude l'innocuité totale de la cigarette électronique.
Des études à long terme sont en cours.
Son utilisation est donc réservée aux personnes majeures, et fortement déconseillée aux femmes enceintes, aux non-fumeurs et aux personnes allergiques aux produits composant le e-liquide.
Des études à long terme sont en cours.
Son utilisation est donc réservée aux personnes majeures, et fortement déconseillée aux femmes enceintes, aux non-fumeurs et aux personnes allergiques aux produits composant le e-liquide.
La preuve que les Sirènes existent
?
Une sirène sur un rocher situé à Kiryat-Yam en Israël a été filmée par un groupe de jeunes
Les sirènes, créatures hybrides, mi-femme et mi-poisson ... Créatures mythologiques ou réèles ?
Cette vidéo montre bien un être s'apparentant à une sirène s'échappant des yeux curieux de ces jeunes touristes.
Y a t-il eu, lors de l'évolution de l'être humain, une branche qui a favorisé la vie aquatique à la vie terrestre ?
Cette vidéo montre bien un être s'apparentant à une sirène s'échappant des yeux curieux de ces jeunes touristes.
Y a t-il eu, lors de l'évolution de l'être humain, une branche qui a favorisé la vie aquatique à la vie terrestre ?
Saturday, August 24, 2013
Madagascar :Ravalomanana, Ratsiraka,et Zafy n'ont pas de candidats à l’élection présidentielle
Selon Joaquim Chissano, l’éventuel boycott ou retrait du système de la mouvance Ravalomanana n’aura pas d’impacts sur le processus électoral.
Si le nouveau calendrier électoral est respecté, les trois mouvances (Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy) sont exclues. Répondant hier à la question portant sur l’éventuel retrait du système de la mouvance Ravalomanana après le rejet de la candidature de l’ancienne Première Dame, l’ancien président mozambicain de marteler : « Boycott n’est pas blocage. Les élections sont pour ceux qui ne boycottent pas. » Joaquim Chissano d’enfoncer le clou : « Il ne faut pas confondre la mouvance Ravalomanana avec le peuple malgache. Le peuple malgache est mûr. » Interrogé si l’éventuel boycott et retrait de la mouvance Ravalomanana risquent de compromettre le processus électoral, le médiateur de la SADC de déclarer : « Le débat a été fait. Maintenant, c’est au peuple malgache de choisir. » Quant à la crédibilité des futures élections, Joaquim Chissano d’affirmer : « C’est le peuple malgache qui va décider. » Lors de la conférence de presse d’hier, le médiateur de la SADC a exhorté les partenaires internationaux de Madagascar à apporter tout le soutien financier, matériel et logistique nécessaire pour la tenue cette année d’élections libres, équitables et transparentes.
Sur le point de non-retour ?Pour la énième fois, la SADC a réitéré hier sa détermination à appliquer, en collaboration avec l’Union africaine, le GIC-M et l’ensemble de la communauté internationale, des sanctions robustes ciblées à tous ceux qui cherchent à saper la bonne exécution du processus électoral. « L’équipe de la médiation de la SADC exhorte le peuple malgache, en particulier les acteurs politiques malgaches à jouer un rôle positif et à maintenir la paix, la stabilité et l’esprit de tolérance, apaisement et réconciliation nationale au moment où le pays marche vers les élections pour mettre fin à la crise, et rétablir l’ordre constitutionnel à Madagascar », a déclaré hier Joaquim Chissano. En tout cas, on a l’impression que Madagascar est sur le point de non-retour quant à la tenue d’élections cette année. Mais de l’autre côté, il y a les trois mouvances de l’opposition qui n’y participent pas. Le problème de légitimité des futurs élus risque de se poser.
RAJAOFERA Eugène
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