Monday, June 20, 2011
Sunday, June 19, 2011
Un succès pour Tana sans moteur
Le PDS Edgard Razafindravahy a participé à la marche avec son épouse.Antananarivo n’a pas connu le bruit des voitures et des motos hier. La population a prouvé la possibilité d’un environnement sain dans la ville.
Pas de circulation de voiture, pas de fumées empêchant les piétons de respirer. Tels étaient les défis de la journée Tana sans moteurs, hier. L'office régional du tourisme d'Analamanga (ORTANA), la société Naoxime et la commune urbaine d'Antananarivo ont organisé, hier, des manifestations sociales et culturelles pour la journée de Tana sans moteurs. « Ceci est fait pour redorer l'image de la ville d'un côté et de l’autre pour présenter Antananarivo et ses monuments à la population qui a effectué la marche », explique le président de la délégation spéciale d'Antananarivo, Edgard Razafindravahy, qui a participé à la marche avec son épouse Rindra Razafindravahy.
Des kilomètres
Artistes, écoliers, fonctionnaires, entreprises ayant porté leurs banderoles,... sous la houlette du couple Razafindravahy et des guides professionnels de l'ORTANA ont effectué des kilomètres de marche à pied depuis l'hôtel de ville, en passant par l'escalier Delastelle autrefois, devenu celui de Ranavalona à Antaninarenina actuellement, puis d'Ambatonakanga où les martyrs auraient été détenus avant d'être conduits à Ampahamarinana. Le chemin s'est poursuivi, ensuite, vers l'ancien Palais de Justice à Ambatondrafandrana pour rejoindre la troisième porte d'Antananarivo qui est l'Ambavahadimitafo. Après le passage de la foule sur la place d'Andohalo, la place du mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM) à Ambohijatovo n'était pas en reste avant de revenir à l'hôtel de ville Analakely où des manifestations culturelles ont eu lieu ainsi que des concours de rollers et une course à bicyclette qui sont des moyens de transport sans moteur.
Des collines, couloirs et escaliers ont été traversés par une foule désirant connaître sa ville et ses monuments en chantant et accompagnée des tambours. Une manifestation qu'un bon nombre de ceux qui ont effectué la marche apprécient. « Qu'il y ait encore d'autres marches parce que non seulement l'ambiance a été bonne mais aussi on a pu apprendre des choses qu’on n'a jamais su sur Antananarivo », se réjouit Florentine Raholiarisoa, une mère de famille qui habite à Ambondrona, ayant effectué la marche avec sa famille. Le PDS a déjà répondu, en conclusion, que ceci n'est que le début et que d'autres découvertes suivront.
Zone de pêche : Une surveillance par satellite
Le contrôle des activités de pêches surtout illicites sera renforcé car le CSP vient d’être équipé d’une nouvelle technologie.
Le Centre de Surveillance de Pêche (CSP) dispose maintenant d’un e-Station ou Environmental Station via le programme AMESD financé par l’Union Européenne. Cette station thématique est composée d’une antenne parabolique et de trois micro-ordinateurs. « Ce qui permet ainsi d’assurer une surveillance par satellite de toute la Zone Economique Exclusive de Madagascar pour une meilleure gestion de nos ressources halieutiques», a déclaré le ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Dr Hery Raharisaina, lors de son inauguration hier. « On peut également identifier les zones de pêche potentielle et en même temps contrôler les activités de pêche », a-t-il poursuivi.
Pêches illicites. Plus précisément, c’est un système automatique collectant en temps réel des données océanographiques et météorologiques dont des images satellites et leurs produits dérivés. On peut citer la température de surface de la mer, les courants marins de surface, le vent, la hauteur des vagues et la salinité servant entre autres à protéger l’écologie marine contre les éventuels risques de toxication des produits de pêche. La production primaire sera également identifiée via l’analyse de ces données océanographiques en vue de prédire les potentielles zones de pêche au profit des opérateurs économiques. Le contrôle des activités de pêches surtout illicites dans la Zone Economique Exclusive de Madagascar, sera en plus renforcé grâce à cette nouvelle technologie financée à hauteur de 10 000 Euros dans le cadre de la mise en œuvre du programme AMESD. En effet, le CSP peut programmer à l’avance le mouvement de ses trois navires de surveillance
2 tonnes de requins. Notons qu’un bateau battant pavillon sri-lankais effectuant une pêche illicite dans la région de Nosy-Be vient d’être appréhendé par le Centre de Surveillance de Pêche. C’est le deuxième navire de pêche commettant une infraction dans les zones de pêche de la Grande Ile. Les captures de cet opérateur sri-lankais d’une quantité de 2 tonnes de requins ont été ensuite saisies. Les procédures de transaction sont actuellement en cours suite à la convocation de cet opérateur étranger, selon les explications du ministre de tutelle. Par ailleurs, il a saisi cette occasion pour présenter le site web de son département servant à informer le public sur le secteur de la pêche et de l’aquaculture.
Le Centre de Surveillance de Pêche (CSP) dispose maintenant d’un e-Station ou Environmental Station via le programme AMESD financé par l’Union Européenne. Cette station thématique est composée d’une antenne parabolique et de trois micro-ordinateurs. « Ce qui permet ainsi d’assurer une surveillance par satellite de toute la Zone Economique Exclusive de Madagascar pour une meilleure gestion de nos ressources halieutiques», a déclaré le ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Dr Hery Raharisaina, lors de son inauguration hier. « On peut également identifier les zones de pêche potentielle et en même temps contrôler les activités de pêche », a-t-il poursuivi.
Pêches illicites. Plus précisément, c’est un système automatique collectant en temps réel des données océanographiques et météorologiques dont des images satellites et leurs produits dérivés. On peut citer la température de surface de la mer, les courants marins de surface, le vent, la hauteur des vagues et la salinité servant entre autres à protéger l’écologie marine contre les éventuels risques de toxication des produits de pêche. La production primaire sera également identifiée via l’analyse de ces données océanographiques en vue de prédire les potentielles zones de pêche au profit des opérateurs économiques. Le contrôle des activités de pêches surtout illicites dans la Zone Economique Exclusive de Madagascar, sera en plus renforcé grâce à cette nouvelle technologie financée à hauteur de 10 000 Euros dans le cadre de la mise en œuvre du programme AMESD. En effet, le CSP peut programmer à l’avance le mouvement de ses trois navires de surveillance
2 tonnes de requins. Notons qu’un bateau battant pavillon sri-lankais effectuant une pêche illicite dans la région de Nosy-Be vient d’être appréhendé par le Centre de Surveillance de Pêche. C’est le deuxième navire de pêche commettant une infraction dans les zones de pêche de la Grande Ile. Les captures de cet opérateur sri-lankais d’une quantité de 2 tonnes de requins ont été ensuite saisies. Les procédures de transaction sont actuellement en cours suite à la convocation de cet opérateur étranger, selon les explications du ministre de tutelle. Par ailleurs, il a saisi cette occasion pour présenter le site web de son département servant à informer le public sur le secteur de la pêche et de l’aquaculture.
Marc Ravalomanana : Révélations sur son départ d’Iavoloha le 26 mars 2009
Un de ses proches révèle comment l’ancien président a pu quitter Madagascar aux moments les plus chauds de la crise.
27 mois après, bon nombre d’observateurs s’interrogent toujours sur la manière dont Marc Ravalomanana a pu quitter Madagascar aux moments chauds de la crise. Un de ses proches qui a vécu avec l’ancien président l’ambiance au Palais d’Etat d’Iavoloha durant les derniers jours du règne de celui-ci, nous a raconté les péripéties qui ont entouré le départ de Marc Ravalomanana le 26 mars 2009.
Plan d’évacuation. Selon notre interlocuteur, le départ de l’ancien président, contrairement à celui de ses enfants qui ont quitté le territoire de Madagascar de manière précipitée et catastrophique, était bien réfléchi. Pendant qu’on l’intimidait par des tirs d’obus qui ont atterri aux alentours du Palais, la France lui a proposé un « plan d’évacuation ». Marc Ravalomanana n’a pas tout de suite accepté. Entre-temps, le Dr Tomaz Salomao, l’actuel secrétaire exécutif de la SADC, lui a téléphoné en lui proposant un autre plan.
Morondava. Après le coup de fil du Dr Tomaz Salomao, l’ancien homme fort de Madagascar et sa femme Lalao Ravalomanana ont décidé de quitter le Palais d’Etat d’Iavoloha le 26 mars 2009. Contrairement à ce que croyaient jusqu’ici certains observateurs, Marc Ravalomanana n’a pas été récupéré à Iavoloha par l’ambassadeur des Etats-Unis de l’époque, SEM. Niels Marquardt. D’après notre interlocuteur qui était présent au Palais d’Iavoloha au moment du départ de l’ancien président, ce dernier et sa femme ont embarqué ce 26 mars 2009 dans une 4x4 Pick-Up de couleur blanche escortée par deux autres voitures devant et derrière.
Déguisé. Pour ne pas être facilement reconnu, Marc Ravalomanana s’est déguisé en mettant une couverture et une casquette. Le convoi a pris discrètement et à l’insu de ses inconditionnels et des sympathisants qui veillaient à la sécurité de « Dada » à l’entrée du Palais d’Iavoloha, la RN 7 pour rejoindre Morondava où un avion attendait le couple présidentiel. A Miandrivazo, le convoi a été stoppé par un barrage de la gendarmerie, mais le couple a pu poursuivre son chemin sans être inquiété outre mesure.
Statut de président. Notre interlocuteur n’a pas précisé qui a envoyé l’avion ayant récupéré l’ancien président à Morondava. Il a cependant raconté que lorsque l’aéronef a décollé pour rejoindre l’Afrique du Sud où Marc Ravalomanana se trouve en exil actuellement, il a connu un arrêt momentané de son moteur au-dessus du Canal de Mozambique. Malgré tout, le couple Ravalomanana est bel et bien arrivé à sa destination finale. En Afrique du Sud, le fondateur du Groupe Tiko jouit jusqu’à présent de son statut de président de la République.
Cabinet. L’ancien président est doté d’un cabinet restreint composé de conseillers spéciaux qui sont en majorité des experts internationaux dans divers domaines. Ces conseillers spéciaux de différentes nationalités sont les artisans du succès diplomatique de Marc Ravalomanana. L’ancien président est également entouré par des responsables de protocole et de sécurité dont le Malgache Olivier Andrianarisoa. Une manière de dire que l’ancien président dispose encore de tous les moyens lui permettant de contrer ses adversaires politiques sur le plan international. Durant les rencontres de Gaborone et de Sandton, il n’a jamais raté l’occasion pour réitérer à son équipe de Madagascar : « Pour notre réussite, je ne vous demande que 20% de notre action. Les 80%, je le fais à l’étranger. »
Retour de Ravalo : Sécurité assurée par la SADC .
Multiplication des interventions de Marc Ravalomanana, ces derniers temps. Il a fait, ainsi hier, des déclarations à des membres de la presse, réunis dans un restaurant sis aux 67 Ha, à partir de Johannesburg. Concernant son éventuel retour au pays, l’ancien président en exil, d’annoncer : « Je viendrai avec la SADC qui va assurer ma sécurité ». Toutefois, il a tenu à préciser que ce retour dans la Grande Ile est fonction de la signature de la feuille de route. Tout en signalant au passage que « les émissaires de la SADC seront de nouveau à Madagascar, la semaine prochaine ; pour me voir, par la suite ». Et ce, à propos de la signature de la feuille de route amendée, a-t-il indiqué.
Volonté politique. L’ancien locataire d’Ambohitsorohitra se défend par ailleurs d’être à l’origine de la crise qui perdure dans le pays. « Nous en sommes tous responsables, surtout les leaders politiques ». S’adressant à ces derniers, il se demande s’ils ont réellement de la volonté politique. Avant d’ajouter : « Nous n’obtiendrons pas la reconnaissance internationale tant que nous ne suivrons pas la décision de la SADC ». Faisant suite aux résolutions prises par ce bloc régional, le 12 juin dernier, à Sandton, en Afrique du Sud.
Grande muette. Il a touché mot également des déclarations de la Grande muette. « C’est déplorable cette attitude des forces armées qui font de la politique, en soutenant le régime en place ». Faut-il noter la présence des représentants des « Zanak’i Dada », issus des différentes régions de l’île, lors de cette conférence de presse. Une occasion pour ces derniers de poser des questions à l’ancien président. Portant notamment sur son retour au pays et sur la sécurité qui en découle.
27 mois après, bon nombre d’observateurs s’interrogent toujours sur la manière dont Marc Ravalomanana a pu quitter Madagascar aux moments chauds de la crise. Un de ses proches qui a vécu avec l’ancien président l’ambiance au Palais d’Etat d’Iavoloha durant les derniers jours du règne de celui-ci, nous a raconté les péripéties qui ont entouré le départ de Marc Ravalomanana le 26 mars 2009.
Plan d’évacuation. Selon notre interlocuteur, le départ de l’ancien président, contrairement à celui de ses enfants qui ont quitté le territoire de Madagascar de manière précipitée et catastrophique, était bien réfléchi. Pendant qu’on l’intimidait par des tirs d’obus qui ont atterri aux alentours du Palais, la France lui a proposé un « plan d’évacuation ». Marc Ravalomanana n’a pas tout de suite accepté. Entre-temps, le Dr Tomaz Salomao, l’actuel secrétaire exécutif de la SADC, lui a téléphoné en lui proposant un autre plan.
Morondava. Après le coup de fil du Dr Tomaz Salomao, l’ancien homme fort de Madagascar et sa femme Lalao Ravalomanana ont décidé de quitter le Palais d’Etat d’Iavoloha le 26 mars 2009. Contrairement à ce que croyaient jusqu’ici certains observateurs, Marc Ravalomanana n’a pas été récupéré à Iavoloha par l’ambassadeur des Etats-Unis de l’époque, SEM. Niels Marquardt. D’après notre interlocuteur qui était présent au Palais d’Iavoloha au moment du départ de l’ancien président, ce dernier et sa femme ont embarqué ce 26 mars 2009 dans une 4x4 Pick-Up de couleur blanche escortée par deux autres voitures devant et derrière.
Déguisé. Pour ne pas être facilement reconnu, Marc Ravalomanana s’est déguisé en mettant une couverture et une casquette. Le convoi a pris discrètement et à l’insu de ses inconditionnels et des sympathisants qui veillaient à la sécurité de « Dada » à l’entrée du Palais d’Iavoloha, la RN 7 pour rejoindre Morondava où un avion attendait le couple présidentiel. A Miandrivazo, le convoi a été stoppé par un barrage de la gendarmerie, mais le couple a pu poursuivre son chemin sans être inquiété outre mesure.
Statut de président. Notre interlocuteur n’a pas précisé qui a envoyé l’avion ayant récupéré l’ancien président à Morondava. Il a cependant raconté que lorsque l’aéronef a décollé pour rejoindre l’Afrique du Sud où Marc Ravalomanana se trouve en exil actuellement, il a connu un arrêt momentané de son moteur au-dessus du Canal de Mozambique. Malgré tout, le couple Ravalomanana est bel et bien arrivé à sa destination finale. En Afrique du Sud, le fondateur du Groupe Tiko jouit jusqu’à présent de son statut de président de la République.
Cabinet. L’ancien président est doté d’un cabinet restreint composé de conseillers spéciaux qui sont en majorité des experts internationaux dans divers domaines. Ces conseillers spéciaux de différentes nationalités sont les artisans du succès diplomatique de Marc Ravalomanana. L’ancien président est également entouré par des responsables de protocole et de sécurité dont le Malgache Olivier Andrianarisoa. Une manière de dire que l’ancien président dispose encore de tous les moyens lui permettant de contrer ses adversaires politiques sur le plan international. Durant les rencontres de Gaborone et de Sandton, il n’a jamais raté l’occasion pour réitérer à son équipe de Madagascar : « Pour notre réussite, je ne vous demande que 20% de notre action. Les 80%, je le fais à l’étranger. »
Retour de Ravalo : Sécurité assurée par la SADC .
Multiplication des interventions de Marc Ravalomanana, ces derniers temps. Il a fait, ainsi hier, des déclarations à des membres de la presse, réunis dans un restaurant sis aux 67 Ha, à partir de Johannesburg. Concernant son éventuel retour au pays, l’ancien président en exil, d’annoncer : « Je viendrai avec la SADC qui va assurer ma sécurité ». Toutefois, il a tenu à préciser que ce retour dans la Grande Ile est fonction de la signature de la feuille de route. Tout en signalant au passage que « les émissaires de la SADC seront de nouveau à Madagascar, la semaine prochaine ; pour me voir, par la suite ». Et ce, à propos de la signature de la feuille de route amendée, a-t-il indiqué.
Volonté politique. L’ancien locataire d’Ambohitsorohitra se défend par ailleurs d’être à l’origine de la crise qui perdure dans le pays. « Nous en sommes tous responsables, surtout les leaders politiques ». S’adressant à ces derniers, il se demande s’ils ont réellement de la volonté politique. Avant d’ajouter : « Nous n’obtiendrons pas la reconnaissance internationale tant que nous ne suivrons pas la décision de la SADC ». Faisant suite aux résolutions prises par ce bloc régional, le 12 juin dernier, à Sandton, en Afrique du Sud.
Grande muette. Il a touché mot également des déclarations de la Grande muette. « C’est déplorable cette attitude des forces armées qui font de la politique, en soutenant le régime en place ». Faut-il noter la présence des représentants des « Zanak’i Dada », issus des différentes régions de l’île, lors de cette conférence de presse. Une occasion pour ces derniers de poser des questions à l’ancien président. Portant notamment sur son retour au pays et sur la sécurité qui en découle.
Saturday, June 18, 2011
Bonnes fêtes des pères à tous
Au fait, d'où vient la fête des pères ?
Autoritaire, protecteur, papa poule ou papa gâteau : le 20 juin prochain, tous les papas seront à l'honneur. Tout a commencé officiellement en 1909, dans la petite ville de Spokane aux Etats-Unis.
Le mot et ses origines religieuses
Dieu créateur a de tout temps été nommé Dieu le Père. Puis ce fut Abraham, père des croyants (XIXème siècle avant JC) et patriarche biblique. Les peuples juifs, arabes et chrétiens revendiquent tous sa descendance. Les Romains avaient également leurs pères, les empereurs nommés Pères de la Patrie. D'ailleurs Père vient du latin "pater", tantôt utilisé dans le sens de créateur, tantôt emprunt de sentiments paternels à la fois tendres, autoritaires et protecteurs.
Chez les chrétiens, les pères étaient bien sûr les membres du clergé. le pape lui-même est nommé Saint-Père par les catholiques.
La fête, une histoire américaine
C'est semble-t-il aux Américains que l'on doit l'idée de rendre hommage aux papas. L'idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon). Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s'interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910. L'idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l'idée d'une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.
En Europe
C'est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l'officialisation de la fête des mères.
En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
En Italie, c'est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l'on célèbre les papas.
Au Luxembourg, les papas doivent attendre le mois d'octobre. Cette année la fête est donc fixée au 3 octobre.
Le symbole de la fête des pères
Paradoxalement, c'est la rose qui est la fleur de la fête des pères. On porte des roses rouges pour un père qui est vivant et blanche pour un père qui est mort.
Autoritaire, protecteur, papa poule ou papa gâteau : le 20 juin prochain, tous les papas seront à l'honneur. Tout a commencé officiellement en 1909, dans la petite ville de Spokane aux Etats-Unis.
Le mot et ses origines religieuses
Dieu créateur a de tout temps été nommé Dieu le Père. Puis ce fut Abraham, père des croyants (XIXème siècle avant JC) et patriarche biblique. Les peuples juifs, arabes et chrétiens revendiquent tous sa descendance. Les Romains avaient également leurs pères, les empereurs nommés Pères de la Patrie. D'ailleurs Père vient du latin "pater", tantôt utilisé dans le sens de créateur, tantôt emprunt de sentiments paternels à la fois tendres, autoritaires et protecteurs.
Chez les chrétiens, les pères étaient bien sûr les membres du clergé. le pape lui-même est nommé Saint-Père par les catholiques.
La fête, une histoire américaine
C'est semble-t-il aux Américains que l'on doit l'idée de rendre hommage aux papas. L'idée de créer une fête pour que les enfants honorent leurs pères est en effet née à Spokane (Etat de Washingthon). Sonora Smart Dodd fut la première personne à proposer la fête des pères. En écoutant un sermon le jour de la fête des mères en 1909, Sonora s'interrogea sur cette célébration. Elle avait été élevée par son père, Henry Jackson Smart, après la mort de sa mère et elle voulait lui faire savoir à quel point elle lui était reconnaissante. Comme son père était né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères à Spokane le 19 juin 1910. L'idée fit son chemin et en 1924, le président Calvin Coolidge soutint l'idée d'une journée nationale de fête des pères. Mais il fallut attendre 1966 et le Président Lyndon Johnson pour que fût signée la proclamation officielle d'un "Father's Day" le troisième dimanche de juin.

En Europe
C'est en 1952 que la France institua la première fête des pères, deux ans après l'officialisation de la fête des mères.
En Belgique, elle a lieu le deuxième dimanche de juin, une semaine avant les autres.
En Italie, c'est le jour de la saint Joseph, le 19 mars, que l'on célèbre les papas.
Au Luxembourg, les papas doivent attendre le mois d'octobre. Cette année la fête est donc fixée au 3 octobre.
Le symbole de la fête des pères
Paradoxalement, c'est la rose qui est la fleur de la fête des pères. On porte des roses rouges pour un père qui est vivant et blanche pour un père qui est mort.
Chine : La pire sécheresse depuis 200 ans

La Chine souffre d’une sécheresse terrible qui accable 24 millions de personnes.
La sécheresse serait la plus grave depuis 200 ans. Deux tiers des zones de production sont affectées. Le cours du blé à Chicago est au plus haut depuis 29 mois. La Chine est le premier producteur mondial.
La terrible et persistante sécheresse qui affecte le nord-est de la Chine donne des sueurs froides aux dirigeants chinois et a fait tirer le signal d’alarme aux agences spécialisées de l’ONU. Elle a aussi pour effet de porter les cours du blé à des niveaux records sur le marché de référence à Chicago. Or, Pékin a averti mercredi que cette anomalie climatique devrait durer au moins dans les dix jours à venir, menaçant gravement la récolte de blé d’hiver.
Selon le ministère chinois de l’Agriculture, les huit provinces concernées produisent plus de 80 % du blé d’hiver du pays. La province du Shandong pourrait ainsi connaître sa plus grave sécheresse depuis 200 ans, selon l’agence Chine Nouvelle. Il n’y est tombé que 12 millimètres de pluie depuis le mois de septembre. «La sécheresse persistante pose potentiellement un problème très grave», affirme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon la FAO, la zone affectée couvrirait pour plus des deux tiers de la production nationale. La Chine est à la fois le plus gros producteur et le plus grand consommateur de blé au monde.
Autosuffisance menacée
Le premier ministre, Wen Jiabao, s’est rendu sur le terrain dans le Shandong. Pour y déclarer que le pays «devait se préparer au pire et se mobiliser». Mercredi, les autorités chinoises ont annoncé de nouvelles mesures de lutte. Le gouvernement va dépenser plus de 6 milliards de yuans (670 millions d’euros) pour détourner de l’eau vers les régions les plus touchées et construire en urgence puits et systèmes d’irrigation. Selon le China Daily, le Shandong a entrepris de réparer ou creuser 30.000 puits.
Lors de ce même voyage, Wen Jiabao a affirmé que la stabilisation des prix était la «tâche principale du gouvernement» et que le cours des céréales était «essentiel» dans ce combat. Or, sur le marché à terme pour produits agricoles de Zhengzhou, le prix de la tonne de blé a bondi de 6,6 % pour atteindre le niveau record de 3 051 yuans. Et à Chicago, les cours ont atteint leur plus haut niveau depuis près de trois ans. Pour des raisons stratégiques évidentes, la Chine s’est attachée à être autosuffisante en blé, et une nécessité de s’approvisionner à l’extérieur aurait un impact sérieux sur le marché mondial. Pékin détient cependant d’importants stocks, ce qui devrait atténuer les conséquences de la pénurie.
Pour le gouvernement chinois, ce cruel caprice du ciel tombe très mal, alors qu’il s’efforce de combattre l’inflation montée à 3,3 % en 2010 et largement tirée par la hausse des prix alimentaires. Plus largement, la FAO a mis en garde contre des troubles sociaux dans certaines régions du globe, les prix alimentaires ayant atteint leur niveau historique le plus élevé au niveau mondial .

Le niveau des rivières au plus bas
Sur le fleuve Yangtsé plus de mille bateaux ne peuvent plus circuler
Le Barrage des Trois Gorges de la Chine, le plus grand barrage du monde, a déversé davantage d’eau afin de faire face à une sévère sécheresse printanière dans la province du Hubei (centre).
Le Barrage des Trois Gorges a déversé environ 400 millions de mètres cubes d’eau entre samedi et mercredi matin, réduisant de 0,7 mètre le niveau d’eau du barrage, a précisé un responsable du Bureau de gestion de la construction et des opérations du barrage.
Le barrage a accéléré son débit à environ 7 000 mètres cubes par seconde, soit 1 500 à 2 000 mètres cubes de plus que la vitesse de l’afflux.
Cette action vise non seulement à soutenir la lutte contre la sécheresse ravageant le cours moyen et inférieur du fleuve Yangtsé, mais également à assurer la sécurité de la navigation, a indiqué Zheng Shouren, membre de l’Académie d’Ingénierie de Chine et ingénieur en chef du Comité des ressources en eaux du fleuve Yangtsé.
« Si le Barrage des Trois Gorges n’existait pas, la sécheresse serait pire et la navigation dans le fleuve Yangtsé serait très dangereuse », a-t-il souligné.
La province du Hubei souffre actuellement d’une sécheresse prolongée.
Environ 400 000 personnes de la province manquent d’eau potable, tandis que près de 13 millions de mu (870 000 hectares) de terres cultivées ont été affectés, selon le département provincial de l’agriculture.

Source: Chine info
Eau douce fossile
Environ 96 % de l'eau douce non gelée se trouve sous terre, ce sont les nappes phréatiques. Les réseaux de nappes phréatiques fournissent entre 25 et 40 % de notre eau potable. Ils représentent une ressource vitale dont la bonne gestion exige une compréhension des différents types d'aquifères et de leur rythmes de renouvellement.
Les aquifères les plus proches de la surface sont souvent reliés aux réseaux d'eau de surface. Ils peuvent se renouveler directement par infiltration des précipitations et de l'écoulement de surface, et s'écouler vers des cours d'eau ou des lacs. Si ces nappes dimunient en raison du pompage, cela risque d'entraîner une réduction du débit des fleuves, un manque d'eau pour l'agriculture ou pour la consommation. Les aquifères les plus profonds peuvent se recharger indirectement a partir des eaux suintant lentement des nappes moins profondes.
Mais toutes les nappes souterraines ne sont pas renouvelables. Dans de nombreuses régions du globe, nous pompons les nappes phréatiques plus rapidement qu'elles ne se rechargent.
La majorité des nappes de certaines régions ont été chargées au cours des periodes précédentes, sous des climats beaucoup plus frais ou plus humides. Comme les carburants fossiles etaient créés sous des conditions qui n'existent plus depuis longtemps, cette «eau douce fossile» est considérée comme non-renouvelable.
L'Afrique du Nord, la Péninsule Arabe, l'Australie, la Sibérie et le centre des Etats-Unis contiennent de grands volumes d'eau fossile souterraine. L'eau douce fossile peut être un bienfait pour ceux qui vivent sous des climats arides ou semi-arides. Mais elle pose un dilemme aux gestionnaires de l'eau : l'utiliser aujourd'hui ou la conserver pour plus tard ?
Une fois que les aquifères non renouvelables auront baissé et atteint un niveau qui ne justifiera plus le coût du pompage, ils cesseront d'être une ressource car ils ne se rechargeront pas dans un futur proche ni même lointain. Le pompage de cette eau risque d'avoir d'autres conséquences, par exemple l'augmentation de la salinité de l'eau due à une intrusion d'eau salée ou à un affaissement du sol.
Friday, June 17, 2011
Plantes médicinales: Les exportations explosent
Pervenche malgacheSamedi, 18 Juin 2011 06:12
Rien que pour le premier trimestre 2011, les exportations de plantes médicinales totalisent plus de 1,5 milliard Ar en valeur FOB. L’année dernière, elles ont approché les 8 milliards Ar selon les données de l’Institut national de la statistique (INSTAT). En 2009, elles ont dépassé les 6 milliards Ar. Cela veut dire qu’il y a une évolution vers le haut pour ce qui est des exportations de plantes médicinales. Certes, celles-ci évoluent quelque peu en dents de scie, mais la tendance haussière est là. Il faut aussi noter que le volume exporté augmente : il était de 940 000 kg en 2009. C’est le niveau le plus élevé depuis 2005. Mais au premier trimestre de cette année, l’on enregistre déjà près de 273 000 kg de plantes médicinales exportées. Madagascar est riche en biodiversité et c’est ce qui explique cette explosion des exportations. Mais si le pays a besoin de devises pour financer ses importations, il faut noter aussi que l’exportation de plantes médicinales devrait être mieux régulée. L’idée est de mieux conserver ces ressources via une gestion rationnelle et durable. A part quelques plantes comme le « ravintsara » et de certaines plantes qui donnent des huiles essentielles et qui font l’objet de plantations, la plupart des plantes médicinales sont récoltées à l’état sauvage.
Comme dans plusieurs secteurs, les textes qui réglementent cette filière sont soit vieux soit méconnus et par les agents économiques concernés et par le système judiciaire. Or, ces plantes font souvent l’objet d’importantes pressions humaines dont les feux de brousse pour le fourrage ou pour les cultures sur brûlis… A l’international pourtant, les besoins en remèdes et en produits naturels sont en hausse. Le retour au naturel ne se dément pas depuis des décennies déjà. Cet engouement pourrait constituer un danger pour les plantes médicinales de Madagascar. Cela signifie que le pays a grand besoin de veiller sur ces ressources, de mener des expériences pour des plantations réussies et rentables, de mieux gérer les collectes de plantes sauvages…
TAGV , vrai faux attentat ?
Jugé pour attentat contre la vie du président de la HAT, un espion a dénoncé un ancien ministre, mis à l’index comme étant à la tête d’une organisation secrète.
Un procès a fait grand bruit au palais du tribunal à Anosy, hier matin. Inculpé pour attentat contre la vie du président de la Haute autorité de la transition et de celle de milliers de personnes qui ont assisté à la cérémonie officielle de célébration du cinquantenaire de l’Indépendance au stade de Mahamasina le 26 juin 2010, Henri Rakotondravelo, 57 ans, était au banc des accusés à la Cour criminelle hier. Pour ce chef d’inculpation, il a été acquitté au bénéfice du doute.
Le deuxième chef d’accusation concerne une vente d’armes. Une grenade lacrymogène a été découverte dans sa poche lorsque la police l’a arrêté à Ambondrona le 1er juillet 2010. Lors des interrogatoires, il a indiqué que la grenade devait servir à semer le trouble pendant la fête de l’Indépendance. Jugé coupable, Henri Rakotondravelo a été condamné à un an de réclusion criminelle.
« Je suis agent de renseignements », a indiqué l’accusé lorsqu’il a comparu à la barre, hier. Dans la foulée, il a mentionné le nom d’un ancien ministre du pouvoir de la transition, mis à l’index comme étant à la tête d’une organisation d’espionnage.
La déclaration d’Henri Rakotondravelo a été appuyée par la défense. Son avocat a souligné qu’il aurait servi pour le compte d'une certaine organisation qui se nommerait TAGV, sise à Faravohitra. D’ailleurs, la défense a présenté une lettre de la TAGV, mandant l’accusé. Pendant les plaidoiries, elle a ajouté que l’organisation d’espionnage pour laquelle aurait travaillé Henri Rakotondravelo, devait intervenir pour sa libération.
Existence illégale
Avant de requérir l’application de la loi à l’endroit de l’accusé, l’avocat général a fait remarquer que l’organisation secrète à laquelle appartiendrait l’accusé, n’a pas d’existence légale.
Agée de 38 ans, une femme de gendarme, domiciliée à la caserne d’Ankadilalana au moment des faits, a également été impliquée dans cette affaire. Henri Rakotondravelo affirme l’avoir rencontrée au Magro en 2010 pendant son infiltration. Celle-ci l’aurait appelé, le 25 juin, pour lui confier comme mission de perturber les fêtes du 26 juin se déroulant à Mahamasina. Il aurait été payé avec 24 autres fauteurs de trouble, 200 000 ariary chacun. Henri Rakotondravelo a avancé qu’un certain Gérard lui aurait donné la grenade et dénoncé le complot aux gendarmes par la suite.
La femme de gendarme n’était pas présente au procès hier. Elle avait déjà nié en bloc les allégations d’Henri Rakotondravelo lors des enquêtes préliminaires et de l’instruction. La trentenaire a été acquittée au bénéfice du doute lorsque le verdict a été rendu. Elle a déjà fait l’objet d’une mise en détention préventive avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire en août 2010.
Seth Andriamarohasina
Vendredi 17 juin 2011
Un procès a fait grand bruit au palais du tribunal à Anosy, hier matin. Inculpé pour attentat contre la vie du président de la Haute autorité de la transition et de celle de milliers de personnes qui ont assisté à la cérémonie officielle de célébration du cinquantenaire de l’Indépendance au stade de Mahamasina le 26 juin 2010, Henri Rakotondravelo, 57 ans, était au banc des accusés à la Cour criminelle hier. Pour ce chef d’inculpation, il a été acquitté au bénéfice du doute.
Le deuxième chef d’accusation concerne une vente d’armes. Une grenade lacrymogène a été découverte dans sa poche lorsque la police l’a arrêté à Ambondrona le 1er juillet 2010. Lors des interrogatoires, il a indiqué que la grenade devait servir à semer le trouble pendant la fête de l’Indépendance. Jugé coupable, Henri Rakotondravelo a été condamné à un an de réclusion criminelle.
« Je suis agent de renseignements », a indiqué l’accusé lorsqu’il a comparu à la barre, hier. Dans la foulée, il a mentionné le nom d’un ancien ministre du pouvoir de la transition, mis à l’index comme étant à la tête d’une organisation d’espionnage.
La déclaration d’Henri Rakotondravelo a été appuyée par la défense. Son avocat a souligné qu’il aurait servi pour le compte d'une certaine organisation qui se nommerait TAGV, sise à Faravohitra. D’ailleurs, la défense a présenté une lettre de la TAGV, mandant l’accusé. Pendant les plaidoiries, elle a ajouté que l’organisation d’espionnage pour laquelle aurait travaillé Henri Rakotondravelo, devait intervenir pour sa libération.
Existence illégale
Avant de requérir l’application de la loi à l’endroit de l’accusé, l’avocat général a fait remarquer que l’organisation secrète à laquelle appartiendrait l’accusé, n’a pas d’existence légale.
Agée de 38 ans, une femme de gendarme, domiciliée à la caserne d’Ankadilalana au moment des faits, a également été impliquée dans cette affaire. Henri Rakotondravelo affirme l’avoir rencontrée au Magro en 2010 pendant son infiltration. Celle-ci l’aurait appelé, le 25 juin, pour lui confier comme mission de perturber les fêtes du 26 juin se déroulant à Mahamasina. Il aurait été payé avec 24 autres fauteurs de trouble, 200 000 ariary chacun. Henri Rakotondravelo a avancé qu’un certain Gérard lui aurait donné la grenade et dénoncé le complot aux gendarmes par la suite.
La femme de gendarme n’était pas présente au procès hier. Elle avait déjà nié en bloc les allégations d’Henri Rakotondravelo lors des enquêtes préliminaires et de l’instruction. La trentenaire a été acquittée au bénéfice du doute lorsque le verdict a été rendu. Elle a déjà fait l’objet d’une mise en détention préventive avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire en août 2010.
Seth Andriamarohasina
Vendredi 17 juin 2011
Bras de fer Etat/pétroliers: L’Etat achemine l’économie vers l’effondrement

Vendredi, 17 Juin 2011 05:35
Enquête à la police économique pour 6h durant avant-hier pour le directeur général intérimaire de Shell. Hier, même scénario pour d’autres directeurs généraux de compagnies pétrolières. Le ministère des Mines et des Hydrocarbures a annoncé la couleur mardi : il a promis une enquête pour déterminer l’origine de la perturbation de l’approvisionnement des stations-service après le week-end de la Pentecôte. Des experts du secteur réagissent : « Est-ce la solution du comité interministériel composé de 7 ministres pour résoudre les problèmes d’approvisionnement ? Depuis des mois, ce comité n’a trouvé aucune solution à même d’aller dans ce sens. Avec cette enquête et ces pressions contre les pétroliers et surtout avec les ventes à pertes qu’ils doivent subir, il est fort probable que ces compagnies iront tout droit devant un arbitrage international. La situation actuelle affecte leur fond de commerce ». A leurs yeux, l’évolution négative du bras de fer entre les deux parties pollue gravement le climat des affaires à Madagascar et pourrait même déteindre sur la recherche de la reconnaissance internationale du régime en place. Pire, ils avancent que l’Etat achemine l’économie vers l’effondrement.
Pour l’heure, le stock est à un niveau de 36 à 71 jours selon les produits. Mais si la situation actuelle perdure, il n’y aura plus une goutte de carburant bientôt. Les banques refusent de signer les lettres de crédit des compagnies. Or, ces documents sont indispensables pour financer les importations. Nos sources avancent que les compagnies ne sont plus solvables à force de vendre à perte depuis des mois. D’où le refus des banques. Notons que la vente à perte est interdite par la loi mais l’Etat l’autorise indirectement en décidant de fixer lui-même et de faire stagner les prix à la pompe depuis fin février. Dans une lettre des compagnies adressée en haut lieu pour signaler la gravité de la situation courant mai, les pétroliers enregistrent des pertes approchant les 300 Ar/litre sur certains produits. Nos interlocuteurs ne comprennent plus la situation : « Les autorités regardent sans rien faire la prolifération du marché noir où le gasoil s’achète à 4 000 Ar/litre pour 5 000 Ar pour l’essence. Pourquoi ne pas accorder aux compagnies la hausse nécessaire au lieu de laisser faire le marché noir, les prix y sont 1 000 Ar plus chers qu’à la pompe ? Pourquoi favoriser ce genre de marché et étrangler les pétroliers qui ont repris la Solima en y investissant plusieurs dizaines de millions de dollars pour faire fonctionner au mieux le secteur et créer des emplois ? ».
Des gros arriérés d’entreprises d’Etat
Pour envenimer la situation, une injonction de l’Etat a forcé l’ouverture du dépôt d’Alarobia dans la capitale pour l’approvisionnement de stations-service le mercredi 15 juin. Les documents y afférents ne respectent pas les procédures exigées dont les normes de sécurité, la nécessité d’examiner la solvabilité ou non des gérants… En effet, certains gérants sont au bord de la faillite ou ont démissionné à cause de la stagnation des prix à la pompe et donc de l’incapacité des pétroliers de les rémunérer normalement. Avec la distribution anarchique de mercredi dernier, personne ne sait qui paiera les factures des gérants non solvables mais dont la station a été abondamment approvisionnée. Quant aux pétroliers, ils ne sont plus en mesure de payer les taxes douanières, alors qu’ils contribuent grandement à alimenter les recettes fiscales. Des sources proches du comité interministériel avancent que certains membres de ce comité roulent pour une augmentation progressive des prix à la pompe pour éviter de subventionner les produits pétroliers et d’assécher la caisse de l’Etat.
En attendant, les pétroliers risquent aussi de ne plus pouvoir payer leurs fournisseurs bientôt. Ils n’arrivent pourtant pas à recouvrer les gros arriérés d’entreprises d’Etat comme ceux de la Jirama et d’Air Madagascar. A la longue donc, ces entreprises tout comme l’économie dans son ensemble seront victimes de l’absence de solutions pérennes pour résoudre les problèmes du marché pétrolier. Depuis des mois, des rumeurs circulent sur l’intention de l’Etat d’importer lui-même des produits pétroliers. Soit. Mais avec une réserve en devises en dessous des 800 millions de dollars, un tel projet ne pourra pas tenir la route. Rappelons que la facture pétrolière pour les 4 premiers mois de l’année a dépassé les 200 millions de dollars. Il n’est pourtant pas possible de trouver du carburant bon marché avec les cours mondiaux flirtant toujours avec les 100 dollars/baril pour le pétrole brut. Nos interlocuteurs avancent : « Si les pétroliers coulent et ils sont actuellement proches de cette situation, l’économie coulera aussi. Même les avoirs des banques ne réussiront pas à redresser la situation ».
Wednesday, June 15, 2011
Au ministère des Hydrocarbures: Un opérateur « vexé »
Mercredi, 15 Juin 2011 05:35
Dans ce problème de carburants , on apprend qu’il existe d’autre part des opérateurs qui veulent monopoliser l’importation de carburants et soumettre les filiales des grands majors pétroliers de la place.
On apprend même que certaines attitudes du ministre des Hydrocarbures et des Mines Mamy Ratovomalala auraient vexé des opérateurs pétroliers. Il a ces derniers temps ignorer un patron d’une compagnie pétrolière qu’il aurait pris pour un chinois (ndlr : mais où est le mal s’il est chinois ?). Le ministre a fait planter ce chef d’entreprise pétrolière venu lui discuter sur l’avenir du ravitaillement pétrolier, durant des heures et des heures, dans la salle d’attente.
Même si l’opérateur n’a pas levé le ton, on sent qu’il est vexé d’un tel comportement, que nous considérons comme minime.
A ce rythme, le risque de bras de fer entre l’Etat et les pétroliers pourraient à nouveau surgir … .
Dans ce problème de carburants , on apprend qu’il existe d’autre part des opérateurs qui veulent monopoliser l’importation de carburants et soumettre les filiales des grands majors pétroliers de la place.
On apprend même que certaines attitudes du ministre des Hydrocarbures et des Mines Mamy Ratovomalala auraient vexé des opérateurs pétroliers. Il a ces derniers temps ignorer un patron d’une compagnie pétrolière qu’il aurait pris pour un chinois (ndlr : mais où est le mal s’il est chinois ?). Le ministre a fait planter ce chef d’entreprise pétrolière venu lui discuter sur l’avenir du ravitaillement pétrolier, durant des heures et des heures, dans la salle d’attente.
Même si l’opérateur n’a pas levé le ton, on sent qu’il est vexé d’un tel comportement, que nous considérons comme minime.
A ce rythme, le risque de bras de fer entre l’Etat et les pétroliers pourraient à nouveau surgir … .
Pénurie de carburant : la menace plane sur Madagascar

Certaines compagnies pétrolières opérant dans la Grande île ont suspendu depuis lundi 13 juin le ravitaillement de leurs stations-services pour des raisons inconnues. Du coup, les rumeurs de pénurie se sont très vite enflammées, faisant craindre une rupture de stock généralisée, rapporte le journal l’Express de Madagascar.
La psychose de la panne sèche s’est emparée des automobilistes, et dès mardi matin,
les stations-services d’Antananarivo ont été prises d’assaut. Des perturbations ont été constatées au niveau des transports en commun. Le retour à la normale est annoncé pour ce mercredi 15 juin, mais un bon nombre de stations-service restent fermées ce matin.
Le ministre des mines et des hydrocarbures, Mamy Ratovomalala, a décidé de convoquer la presse mardi à Antananarivo pour démentir la menace de pénurie de carburants. " Nous disposons d’un stock suffisant à Toamasina pour répondre aux besoins du pays pendant au moins deux mois", déclare le ministre. Pour renflouer les cuves des stations-services, " 41 camions citernes ont été déployés ", détaille le ministre qui tente de rassurer l’opinion.
Selon des sources recueillies par l’Express de Madagascar, la rupture de stock de certaines stations-service pourrait être d’ordre financier. En effet, certaines sociétés du secteur ont laissé quartier libre à leurs employés durant le long week-end de Pentecôte pour éviter de payer des heures supplémentaires. Conséquence : le réseau de distribution n’a pas été alimenté normalement.
Quoi qu’il en soit, le gouvernement a demandé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes de la pénurie dans la capitale malgache. Hier, le ministre Mamy Ratovomalala a donné 24 heures aux opérateurs pétroliers défaillants pour reprendre leurs activités. Le responsable malgache a mis en garde contre de possibles dessous politiques derrière cette suspension d’approvisionnement. " Si tel est le cas, les mesures seront sévères car la distribution des carburants ne doit en aucun cas faire l’objet d’un chantage ", prévient le ministre des mines et des hydrocarbures. Le retour à la normale est attendu aujourd’hui, sauf prolongation du bras de fer. Le quotidien Midi Madagasikara s’inquiète des risques de mise en place de marché noir.
Tuesday, June 14, 2011
L’Asie manque de femmes

On estime que, chaque année à partir de 2010, plus d’un million de Chinois resteront des candidats bredouilles au mariage, faute de femmes. Dans certains villages de l’Etat indien du Pendjab (au nord), par exemple, des hommes partent en quête d’une épouse dans d’autres Etats du pays, du fait de la pénurie de femmes à marier.
L’Inde et la Chine, qui représentent à elles seules plus du tiers de la population mondiale (37 %), partagent en effet une caractéristique pour le moins atypique : un déficit de femmes. Dans une population donnée, quand hommes et femmes sont traités sur un pied d’égalité et si les femmes n’ont pas une propension à migrer plus forte que celle des hommes, elles sont naturellement majoritaires.
La Chine, qui, il y a encore trente ans, s’imposait comme l’un des fleurons du communisme mondial, fervent défenseur de l’égalité des sexes, est désormais l’un des pays où les discriminations envers les femmes, sur un plan démographique, sont les plus aiguës. Revers de la libéralisation économique et sociale dans ce pays, les rapports de pouvoir traditionnels, structurellement défavorables aux femmes, resurgissent. L’Inde, grande puissance économique émergente – actuellement au septième rang des puissances industrielles mondiales –, discrimine, elle aussi, ses femmes.
Avec ces deux géants, sont également touchés le Pakistan, le Bangladesh, Taïwan, la Corée du Sud et, dans une moindre mesure, l’Indonésie – pays qui, à eux seuls, regroupent trois des six milliards et demi d’habitants de la planète. Elimination des filles par les avortements sélectifs, traitements inégaux des enfants selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, statut social secondaire et mauvaises conditions sanitaires à l’origine d’une surmortalité féminine dans l’enfance et à l’âge adulte représentent autant de particularités qui concourent à ce déficit.
La structure sexuée d’une population dépend de la proportion de chaque sexe à la naissance, d’une part, et de la fréquence des décès des hommes et des femmes à chaque âge de la vie, d’autre part. En temps ordinaire, on observe une proportion de garçons à la naissance légèrement supérieure à celle des filles et une surmortalité des hommes à chaque âge de la vie, laquelle vient compenser de manière naturelle l’excédent de garçons à la naissance. Or, dans nombre de pays asiatiques, l’une ou l’autre de ces lois – voire, parfois, l’une et l’autre – sont contrecarrées par des pratiques sociales. Il naît donc moins de femmes qu’il ne faudrait, et il en meurt plus qu’il ne devrait, d’où des proportions accrues d’hommes.

Désormais, les progrès technologiques permettent d’intervenir sur le sexe de sa descendance : au bout de quelques mois de grossesse, la future mère passe une échographie ou une amniocentèse. Si c’est un garçon, on peut rentrer chez soi et attendre patiemment l’heureux événement. Mais en cas de fille, c’est le dilemme : si on la garde, aura-t-on une nouvelle occasion d’avoir un fils ? Et, le cas échéant, sera-t-on en mesure de faire face à l’escalade des coûts d’entretien des enfants ? Bien souvent, plutôt que de devoir renoncer à un fils, on prend la décision de se débarrasser de la fillette indésirable, et la femme avorte. Ainsi, en Chine, l’excédent de garçons à la naissance est de 12 % au-dessus du niveau normal ; en Inde, de 6 %.

Des facteurs complexes concourent à privilégier les hommes et à malmener les femmes. Mais les sociétés asiatiques qui s’illustrent par un déficit de naissances
féminines ont en commun une forte préférence pour les fils, exacerbée par la baisse récente du nombre d’enfants. En Chine, sous le coup de la politique autoritaire de contrôle des naissances, le nombre moyen d’enfants par femme est tombé de plus de 5 au début des années 1970 à moins de 2. Alors, que faire quand on ne veut – ou ne peut, comme en Chine – avoir qu’un nombre très limité d’enfants, et qu’on souhaite à tout prix un fils ? Un seul choix : empêcher dans la mesure du possible la naissance d’une fille ou, quand elle survient, tout faire pour qu’elle ne prive pas ses parents de la possibilité d’avoir un fils.
« Cultiver le champ d’un autre »
Négliger ses filles, les faire passer après ses fils quand il s’agit de les nourrir, de les soigner, de les vacciner sont des pratiques fréquentes et souvent fatales, d’où de fortes inégalités des sexes devant la mort, en particulier dans l’enfance. La mortalité infanto-juvénile, entre la naissance et le cinquième anniversaire, est normalement plus forte chez les garçons que chez les filles. En Inde, elle est, pour les filles, de 7 % plus élevée que pour celle des garçons ; au Pakistan, de 5. L’anomalie atteint son paroxysme en Chine, où la mortalité infanto-juvénile des filles est supérieure de 28 % à celle des garçons.

Les avortements sélectifs selon le sexe et les négligences dans le traitement des petites filles, à l’origine de leur surmortalité, sont responsables de la plus grande partie du déficit, les autres formes de discrimination (notamment l’infanticide féminin) ne jouant plus qu’un rôle mineur. Ces pratiques découlent directement du statut inférieur des femmes dans ces sociétés : système patriarcal, familles patrilinéaires, socialisation encourageant la soumission à leur mari et à leur belle-famille, mariages arrangés... Il faut un fils pour maintenir la famille, perpétuer son nom et en assurer la reproduction sociale et biologique.
En Chine, à Taïwan, en Corée du Sud, l’absence d’héritier mâle signifie l’extinction de la lignée familiale et du culte des ancêtres. Dans la religion hindouiste, elle condamne les parents à l’errance éternelle, car c’est le fils qui, traditionnellement, est chargé des rites funéraires à leur décès. En Inde comme en Chine, une fille n’est, chez ses parents, que de passage. A son mariage, elle partira pour se dévouer à sa belle-famille et, dès lors, ne devra plus rien à ses propres parents. Dans les campagnes chinoises, on sait qu’il faut « élever un fils pour préparer sa vieillesse », puisqu’on ne touchera jamais de pension de retraite. « Elever une fille », dit un dicton chinois, c’est « cultiver le champ d’un autre » ; pour les Indiens, c’est « arroser le jardin de son voisin ».
Les pratiques discriminatoires ne concernent cependant pas l’ensemble des couples indépendamment de leur statut social, économique ou religieux. En Inde, par exemple, le recours à la sélection prénatale touche plus massivement les classes les plus favorisées économiquement et les plus instruites. Curieusement, l’autonomie acquise par la mère se révèle également être un facteur déterminant, les femmes les plus autonomes recourant plus souvent aux avortements sélectifs que les autres. Constat similaire pour la Chine, où les femmes les plus jeunes et les mieux éduquées, notamment en ville, pratiquent plus systématiquement ces méthodes de sélection prénatale.
Cela ne signifie pas que le reste de la population épargne ses filles. Au contraire. En Chine comme en Inde, la préservation du patrimoine économique familial ou de ses moyens de production – en l’occurrence, le plus souvent, la terre – influence largement la décision de privilégier un fils. En Inde, l’inflation récente du montant de
la dot, qui fait peser une menace de plus en plus lourde sur l’équilibre économique des familles, constitue l’une des principales incitations à éliminer une fille. Y compris dans les milieux nantis, avoir une fille est souvent vu comme un mauvais coup du sort. A son mariage, il faudra céder une partie de la fortune familiale à la belle-famille, en guise de dot, tandis que le mariage d’un fils implique une rentrée d’argent importante.
A l’échelle des pays concernés, l’enjeu démographique se révèle considérable. La conséquence la plus immédiate se mesurera dès le milieu de la prochaine décennie, lorsque les cohortes déficitaires en filles atteindront l’âge de se marier, hypothéquant ainsi, pour quantité de jeunes hommes, la possibilité de trouver une épouse.
En Chine, le déséquilibre des sexes sur le marché matrimonial sera de plus en plus aigu à partir de 2010, avec un excédent d’hommes qui pourrait atteindre les 20 % vers 2030, où environ 1,6 million d’hommes pourraient se trouver chaque année dans l’impossibilité de se marier.
Pour répondre à cette demande croissante d’épouses, en particulier en Chine, des réseaux transnationaux s’organisent. A la frontière sino-vietnamienne, par exemple, la migration des femmes à des fins de mariage est en pleine expansion. Pour certaines familles chinoises pauvres, acheter une épouse serait désormais le seul moyen de trouver, à moindres frais, une femme pour leur fils.

Des lois antidiscrimination
Les autorités des pays concernés, conscientes de la gravité de la situation, tentent d’apporter des réponses politiques. En Inde, une loi interdit depuis 1994 de dévoiler aux parents le sexe de leur futur enfant. Bien que prévoyant des peines d’emprisonnement et des amendes, il continue d’être violé impunément. En Chine, diverses lois datant des années 1990 interdisent tout mauvais traitement ou toute discrimination à l’encontre des filles, de même que la sélection prénatale du sexe.
Cependant, les lois ne suffisent pas. Dans ces sociétés, les valeurs patriarcales sont si profondément ancrées dans les mentalités que les femmes, continuent à préférer avoir un fils, même si certaines d’entres elles reconnaissent que les filles restent plus attachées à leur mère que les fils, et qu’elles sont plus attentives à leurs parents lorsque ceux-ci vieillissent. Aussi peut-on craindre qu’il ne faille plusieurs générations avant que, l’amélioration du statut de la femme aidant, les couples ne finissent par devenir indifférents au sexe de leurs enfants.
L’avenir de ces générations féminines reste à écrire. Si le déficit de femmes poursuit sa course actuelle, se creusant de plusieurs millions chaque décennie, il aura de lourdes répercussions. Car qui dit moins de femmes dit à terme moins d’enfants, donc mathématiquement moins de filles, donc moins de femmes dans les générations futures, donc décélération rapide de la croissance démographique dans ces pays aujourd’hui les plus peuplés du monde.
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