Friday, October 15, 2010

Bientot on aura besoin d'un BAC + 5 pour etre tireur de pousse pousse

Plusieurs quartiers de la ville de Tamatave ont été, hier, le théâtre de plusieurs scènes de pillages, de Bazary Be au Bazary Kely en passant par les trois autres emplacements de marchés que compte le Grand Port. Au milieu de la matinée, la capitale de la région Atsinanana est devenue ville morte. Tous les magasins ont baissé leurs rideaux, les établissements scolaires ainsi que les bureaux de l’administration ont également fermé leurs portes.

Manifs. A l’origine, des tireurs de cyclopousses et des propriétaires de bicyclettes, après une réunion mercredi dernier, ont décidé de tenir une grande manifestation et une marche à travers la ville. Ceci afin de contester l’application d’un arrêté communal exigeant de chaque tireur d’être en possession d’une capacité pour pouvoir exercer sa profession. A défaut, leurs outils de travail seront mis en fourrière durant une dizaine de jours ainsi que l’acquittement d’une amende d’une somme de 9 000 ariary. Depuis l’application de cette mesure, quelque 200 cyclopousses et vélos ont été saisis. Mais ce qui irrite le plus ces travailleurs de bras, c’est que les contrevenants doivent payer également 5 000 ariary à la police municipale lors des contrôles de cette fameuse capacité. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

Quartier populaire. Hier matin, il a été décidé que les manifestants ne se contenteront plus d’un sit-in. Une marche à travers la cité s’ébranle depuis un quartier populaire. Une simple contestation qui a dégénéré en actes de vandalisme. Pillages, mises à sac ont été enregistrés un peu partout. Premières victimes, les taxi- phones se trouvant sur leur passage. Au Bazary Be, cinq magasins ont subi une perte allant de 50 à 80%. D’autres commerçants ont vu leur étalage pillé. Au Bazary Kely, même topo, vendeurs de fournitures scolaires, vendeurs d’ustensiles de cuisine et même de bananes, ont fait les frais de ces actes de pillages. A Anjoma, un restaurateur Halal a subi le même sort.

Des blessés, des arrestations. A Tanambao V, le responsable de l’association des conducteurs de cyclopousses a été tabassé. Deux personnes ont été interpellées ainsi que six autres et parmi elles les supposés instigateurs de ces actes. Ce qui porte à huit le nombre des arrestations.

Ce jour, une rencontre entre une délégation de la municipalité et les manifestants aura lieu pour trouver une solution. En attendant, le chef de district a suspendu l’application de cet arrêté pris en 2008.

Au fait d'où viennent ces pousse pousse ?


Ce sont les pays de cette région du monde, en particulier la Chine, qui sont les premiers à l'utiliser. D'ailleurs, ce sont les mains-d'oeuvre chinoises qui ont débarqué pour la construction des lignes de chemin de fer, qui amenèrent cette technique à Madagascar. En d'autres termes, le pousse-pousse est arrivé sur l'île vers le début du XXe siècle, c'est-à-dire au temps de la colonisation. A l'heure actuelle, les pousse-pousse sont présents dans la plupart des villes malgaches. Ils remplissent aussi bien les rues de Majunga que celles d'Antsirabe, de Tamatave, de Fénérive-Est et de Tuléar. Toutefois, c'est Antsirabe qui est plus connue comme étant la ville des pousse- pousse en raison de ses quelques 4000 véhicules d'une qualité offrant un confort presque parfait. En dépit de sa présence dans la plupart des grandes villes, il convient de rappeler tout de même que les pousse-pousse sont absents des rues d'Antananarivo, ceci en raison des ruelles très abruptes de la capitale. Les pousse-pousse peuvent servir pour des utilisations très diverses dans la vie quotidienne des Malgaches. D'abord, ils sont utilisés pour le transport des passagers qui se déplacent en ville en effectuant leur va-et-vient quotidien.

Autrement dit, ils sont utilisés par les travailleurs pour se rendre à leur lieu de travail. Ils sont également le moyen de transport privilégié par les écoliers qui font parfois un abonnement mensuel. Les pousse-pousse sont également prêts à servir tous les autres clients qui souhaitent transporter des marchandises. Il faut surtout rappeler que les tireurs de pousse-pousse sont susceptibles de transporter des poids dépassant l'entendement, c'est-à-dire avoisinant le 1,5 tonne.
Pour leur part, les touristes étrangers se servent de ce moyen de transport pour se déplacer en ville, pour faire une petite ballade aussi bien dans la journée que la nuit et enfin, pour goûter au plaisir de cette voiture assez authentique. Par rapport aux autres moyens de transport urbains, les pousse-pousse sont considérés par les citadins comme étant très abordables. Ils affichent un frais de course largement à la portée de tous, c'est-à-dire trois à cinq fois moins cher que celui des taxis. Les pousse-pousse sont également plus pratiques tout en offrant un peu plus d'intimité par rapport au bus. A Madagascar, la plupart des pousse-pousse, quelle que soit la ville, ont des traits très caractéristiques. Ces traits sont constitués par des couleurs très vives telles que l'orange guilleret qui est toujours présent. A ce dernier vient s'ajouter le rouge très intense.

Et à ces deux principales couleurs viennent se joindre, soit le bleu, soit le vert, soit le blanc. En général, les pousse-pousse sont de fabrication locale. Ils sont faits de bois, de fer et d'une toile imperméable et sont portés avant tout par deux roues métalliques de diamètre inférieur ou égal à un mètre environ. Ces roues peuvent être des roues de vélo ou faites d'un cercle de métal recouvert légèrement de caoutchouc. Elles soutiennent une caisse plus ou moins spacieuse destinée à recevoir au maximum deux personnes. A cette caisse est fixée une capote pliable qui sert d'abri. Enfin, deux brancards sont placés en saillie par rapport à l'ensemble de la carrosserie. Par rapport à cette forme classique de pousse-pousse, ces deux dernières années notent aussi l'apparition d'une nouvelle forme à savoir les cyclo-pousses. Ces derniers commencent à inonder un grand nombre de villes malgaches. Par exemple, leur nombre dépasse actuellement la moitié du nombre total des pousse-pousse à Tamatave. Les cyclo-pousse sont légèrement différents des pousse-pousse classiques. Au lieu d'être tirés par des hommes à pied, ils sont tractés par des cyclistes. Ils sont largement préférés aux pousse-pousse classiques puisqu'ils sont plus spacieux et ne présentent pas de risque de basculement. Ils sont appréciés en raison de leur vitesse qui est de deux à trois fois plus vite. Enfin, ils ont révolutionné les pousse-pousse en améliorant leur confort et leur stabilité.

Une fois tous les 823 ans !!!

Ce mois d'octobre 2010 comprend 5 vendredis, 5 samedis et 5 dimanches (5 Week-ends) Vous allez me dire et après !! eh bien sachez que ceci ne se produit que tous les 823 ans ! Presque six milliards de personnes vivent cet évement , par contre vous faites partie du peu qui " savent". Information de plus, chose ignorée en moins.


* En France, mise en service du premier tronçon de l'A65 reliant Langon à Pau
* 1er au 10 octobre : Viêt Nam : Célébration du Millénaire d'Hanoï
* 1er au 20 octobre : XVIème Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie.
* 2 octobre :
o Marche Bleu pour le retour des Nordiques à Québec
* 3 octobre :
o 20ème anniversaire de la réunification allemande.
* 5 octobre :
o 100 ans de la République portugaise.
* 10 octobre :
o 42 Day en hommage à l'écrivain Douglas Adams (101010 est 42 en binaire).
o Pays-Bas Pays-Bas : Dissolution des Antilles Néerlandaises.
o Sortie de Maverick Meerkat, la dernière version d'Ubuntu
o Date symbolique (10/10/10)
* 2 au 17 octobre : Mondial de l'Automobile à Paris
* 18 octobre :
o Ouverture de la 200e fête de l'Oktoberfest de Munich.
* 19 octobre :
o Présentation du Tour de France 2011.
* 31 octobre :
o Clôture de l'exposition universelle de Shanghaï.
o Lettonie Lettonie : Les élections dans Saeima
o Sortie de SAW VII

Thursday, October 14, 2010




Wednesday, October 13, 2010

Olona ambony !!!


Nitohana izay tsy izy ny fifamoivoizana teny Ambolonkandrina omaly maraina tokony ho tamin’ ny 8 ora sy sasany. Samy niezaka nifampiteny sy nifandamina ireo mpamily rehetra izay tratran’ io olan’ ny fitohanana io.Tao ny taksibe, ny fiaran’ olon - tsotra ary ny taksy. Ity farany no nidiran - doza fa lasibatry ny herisetra nataona rangahy iray izay voalaza fa olona ambony, mitana andraikitra goavana etsy amin’ ny Faritany etsy Ambohidahy. Araka ny voalaza, dia fiara madinika tsara tarehy nitondra ny laharana 2729 Tae no nentin’ ity olona ambony ity. Nivoaka ny fiarany izy ary nanao teny maharary sy miendrika fanambaniana tamin’ ireo mpamily taksy sy taksibe. Nampangainy ireto farany fa tena anisan’ ny fositra mahatonga ny fitohanan’ ny fifamoivoizana ary nolazainy mazava fa jiolahimboto. Mba voatohina ihany ny fon’ ilay saoferana taksy ka namaly azy mora foana. Tezitra ilay rangahy ka avy hatrany dia namely totohondry mafy ny tavan’ ilay mpamily taksy. Vaky noho izany ny vavan’ ity farany. Tataka mihitsy aza ny molony ambony. Nivoa - dra be ilay ratra ary saika fanina mihitsy ilay ranamana. Tokony ho nanao kabary tsy valiana an’ ity olona ambony ity nanoloana izay teny miendrika fanambaniana ireo mpitatitr’ olona ireo ilay mpamily. Tezitra mafy ireo olona teny Ambolonkandrina nahita ny fihetsika nataon’ ity rangahy izay voalaza fa olona ambony ity ka saika niharan’ ny fitsaram - bahoaka teo noho eo. Nisy mihitsy aza no efa nitady lasantsy mba handorana ny fiaran’ ilay lehilahy, saingy raha vao nahare izany izy dia rifatra nilefa, namelona fiara haingana. Ilay mpamily taksy lasibatra kosa dia nandeha faingana teny amin’ ny Hjra Ampefiloha. Avy hatrany dia nahazo ny fitsaboana sahaza ho azy izy ary nozairina mihitsy ny molony. « Tsy hanaiky mora foana aho fa hitondra ny raharaha eny anivon’ ny manam - pahefana mahefa isan’ ambaratongany », hoy ity mpamily taksy ity.
Clarisse Razafy

HAT mamo

Ny alin'ny zoma lasa teo, tokony ho tamin'ny folo ora sy sasany, no nitrangan'ity fihetsika mahamenatra izay nataon'ny mpikamban'ny HAT iray ao Tsiroanomandidy. Mamo izy dia niditra an-keriny niaraka tamin'ny mpiambina azy miisa efatra tao amin'ny biraon'ny ONG iray izay sady misy ny foiben'ny radio iray ao an-toerana ihany koa. Nidirany an-keriny tao amin'ilay toerana ary na ny mpiambina aza dia nitsoaka satria efa malaza ratsy ao an-tanàna ity rangahy noho ny fitazonany basy sy ny fampiasany izany tsy amin'antony. Mba ho fiarovany ny ainy dia nitsoaka tao an-trano ilay mpiambina izay nenjehiny rahateo. Rehefa tsy tafiditra tao izy dia nodakadakainy ny varavarana ary nilaza ny haka basy ny tenany. Ny tena tanjony dia ny hanao hazalambo pretra iray izay tompon'io ONG io rahateo saingy tsy tratrany tao io farany hany ka izay hitany no nanamparany ny fony. Isan'izany ny kamiao iray izay sendra nifanojo taminy teo amin’ny fahatongavany tao amin'ilay toerana. Nampihorohoroiny ny mpamily dia nalainy avy hatrany ny fanalahidy. Soa ihany fa tao anatin'ny hamamoana ny tenany ka tsy hainy intsony ny namelona io fiara izay saika nentiny io. Nendahiny niaraka tamin'ireo olona telo niaraka taminy hatramin'ireny takela-by mandràra ny fidirana ao amin'ilay trano ireny. Tsy nisy sahy nivoaka na ireo mpanentana tao amin'ilay radio na koa ireo mpiambina nanoloana ny zava-misy. Nampandrenesina ny pôlisy izay tonga teny an-toerana fa saingy efa tsy nahatratra azy ireo intsony. Mahana ny ratsy nataony angamba ka ny maraim-ben'ny sabotsy dia nisy olona nirahiny nanatitra ilay fanalahidin'ny kamiao ary koa hitondra ny hafatra fialan-tsiny...satria hono izy tao anatin'ny hamamoana loatra ka tsy tompon'ny tenany intsony. Ankehitriny dia mihorohoro avokoa na ny mpiasan'ilay ONG na koa ny mpiasan'ilay onjam-peo ary tsy misy sahy mandeha irery intsony rehefa mivoaka ao amin'ilay toeram-piasana. Efa fanta-daza loatra mantsy ity mpikamban'ny HAT noho izy tsy refesi-mandidy ao an-tanàna. Efa fanaony rahateo ny fampihorohoroana sy ny tsindrihazolena toy izao, raha araka ny fitarainan'ny olona izay tsy sahy anefa noho ny tahotra. Mila mijery akaiky ny tompon'andraikitra eto an-drenivohitra satria mitady hisy fiantraikany amin'ny filaminam-bahoaka ao Tsiroanomandidy ny fitondran-tenan'ity olona ity. Raha araka ny vaovao farany azo dia mbola tafiditra ao anaty lisitry ny CST indray ity HAT mamo ity...

D.R

Tuesday, October 12, 2010

Pouvons nous espérer une reconnaissance internationale

La marche en avant initiée par la HAT imposera t elle une reconnaissance internationale ? C'est la question que se posent les observateurs politiques suite à l'installation du parlement de la transition commencée hier et continuant aujourd'hui au palais de Tsimbazaza. Pour les partisans du pouvoir en place, c'est le début d'un retour à l'ordre constitutionnel avec la mise en place des institutions décidées lors de la Conférence Nationale. Raharinaivo Randrianantoandro, du TIM, déclarait lui même que l'ordre constitutionnel était en cours à Madagascar. Pour les opposants, c 'est tout le contraire, ces derniers avancent comme argument qu'aucun des 346 membres du parlement n'est élu et ne peuvent donc sièger dans une assemblée. La communauté internationale devra prendre en compte qu'il y a une dynamique de sortie de crise qui a été initiée par des horizons divers mais elle devra aussi prendre en compte qu'elle ne repose sur aucune légitimité élective ! Un casse tête donc car il lui faut prendre la réelle valeur des forces en présence dans chaque camp, la volonté de sortir de la crise, et en même temps, elle ne peut faire l'impasse sur des principes qui lui sont chers comme la non reconnaissance d'un pouvoir né de la rue ou la non reconnaissance d'un parlement non élu.

Déclaration de Ranjeva Raymond

Mes chers compatriotes,

1- Voici plus de 18 mois que le pays est enlisé dans une crise politique, diplomatique , économique, sociale sans précédent, nous ne reviendrons plus sur les malheurs qui sévissent au sein de la Nation, de chaque foyer jusque dans la vie de chaque individu.
Nos propositions et notre projet de sauvetage de la Nation « VONJY AINA » n’ont pas été rejetés. Les événements actuels corroborent nos analyses.

2- Des blessures restent profondément ancrées dans les cœurs et dans la chair.
Des hommes et des femmes vivent injustement de grandes souffrances dans les fers.
Le droit n’est plus une garantie de sécurité.

3- Ne pas reconnaître que notre Nation est dans le chaos total relève de la cécité, de la surdité et d’un mépris d’autrui irresponsable.

4- Il est clair que les réponses apportées jusqu’à ce jour sont restées vaines car :
- bafouer les fondamentaux de la démocratie en refusant le dialogue,
- s’affubler d’une pseudo légalité,
- utiliser la violence des mots et des gestes et la force des armes pour faire taire ceux qui ont mal ,
- persister dans la pensée unique en excluant tous ceux qui pensent et envisagent l’avenir autrement,
Ne peuvent être qu’une politique de fuite en avant suicidaire pour les Malgaches.

5- Isoler diplomatiquement le pays, c’est le priver de tous les apports légitimes et légaux.

Pire. Faire croire aux Malgaches que l’enfermement serait la preuve de notre souveraineté est duperie.

Je le dis clairement :

C’est à toutes ces dérives : mascarades, réponses trompe-l’œil, humiliations, arrogance, avidité qu’il faut mettre fin. Cela écœure nos compatriotes de la chose et du monde politiques.

NON, nos compatriotes et notre pays ne méritent pas un sort pareil et dégradant.

NON, le destin de notre pays et d’une nouvelle République ne peuvent s’écrire dans l’unilatéralisme , l’exclusion, l’inconstance des orientations et des actes , la manipulation de la légitimité et de la souveraineté populaires, qui sont source d’instabilité et d’aventurisme.

La transition que je propose doit se concevoir et être menée dans une nouvelle démarche caractérisée par une neutralité positive et incarnée par des hommes et des femmes capables de rassembler et qui ne sauraient être suspectés de partialité et dont la compétence est incontestable au plan national et international.

C’est pourquoi, prenant à témoin la Nation toute entière,

J’invite Messieurs Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina à mettre un terme définitif à leurs différends. A Monsieur Andry Rajoelina en particulier je demande simplement de transmettre les responsabilités à une vraie transition neutre.

Pour la Patrie, c’est un geste de grandeur, d’honneur et un devoir d’homme digne.

N’étant pas candidat aux élections présidentielles je me tiens à la disposition de la vraie transition.

Je vous remercie.

Antananarivo le 12 octobre 2010

Monday, October 11, 2010

Une nouvelle espèce de petit carnivore découverte à Madagascar


Une nouvelle espèce de petit carnivore, connue sous le nom de Vontsira Durrell (Salanoia durrelli) a été identifiée par des chercheurs du Durrell Wildlife Conservation Trust, du Museum d’histoire naturelle de Londres, de Nature Heritage (Jersey) et de Conservation International. Le petit carnivore brun moucheté, de la taille d’un chat, vit dans les marais de la zone humide du lac Alaotra, dans le centre Est de Madagascar et pèse un peu plus d’un demi-kilo. Il appartient à une famille de carnivores connue seulement à Madagascar. Il est susceptible d’être l’un des carnivores les plus menacés dans le monde.Comme vient de le prouver un impressionnant recencement de la faune marine, on ne connaît pas encore très bien tous les habitants des grandes profondeurs. En revanche, l’homme a une idée assez précise des animaux avec qui il cohabite sur les parties émergées du globe. Un nouveau mammifère a pourtant été découvert près du lac Alaotra de Madagascar. Et il mange de la viande… ce qui n’est pas courant puisque le dernier carnivore découvert remonte à 1986.

Cet animal de la taille d’un petit chat a été idenfié en 2004. Une équipe de la Durell wildlife conservation trust, une organisation dont le but est de protéger les espèces menacées, a capturé un specimen de ce qui allait devenir plus tard l’espèce salanoia durrelli ou “vontsira de Durell”, en hommage à Gerald Durrell. Il appartient à la famille eupleridae, endémique de Madagascar.

Après sa découverte, des prélèvements ont été effectués sur l’animal et les échantillon recueillis ont été passés au crible pour être certain qu’il s’agissait bien d’une espèce inconnue à ce jour. Il s’agissait bien d’une découverte. Le faire-part de naissance de cette nouvelle espèce a été publié dans la revue Systematics and biodiversity.

Il y a si peu d’individus vivant autour de ce lac malgache que cette nouvelle espèce pourrait rapidement entrer dans la catégorie des espèces éteintes, comme l’explique Frank Hawkins, l’un des auteurs des recherches :

“Il s’agit sans doute de l’espèce de carnivore qui compte le plus petit nombre d’individus et qui est l’une des plus menacées. Les zones humides du lac Aloatra ont subi une pression considérable. Seuls de rapides efforts de conservation pour faire de cet animal un symbole [de la lutte pour les expèces menacées] permettrait d’éviter son extinction”.

Le carnivore a été vu nager dans un lac par des chercheurs de la Durrell Wildlife Conservation Trust lors d’un voyage d’étude des lémuriens du bambou (alaotrensis Hapalemur griseus) en 2004. Après un bref examen de l’animal, l’équipe soupçonna qu’elle était témoin d’une nouvelle espèce et a pris des photos. En examinant les spécimens de Vontsira à queue brune (Salanoia concolor) des collections du Museum d’histoire naturelle, les zoologistes ont confirmé que l’animal faisait partie d’une nouvelle espèce. Le Vontsira à queue brune est le plus proche parent de la nouvelle espèce, que les zoologistes ont nommé en l’honneur de l’écologiste et écrivain Gerald Durrell, qui est décédé il y a 15 ans.

Fidimalala Bruno Ralainasolo, le biologiste de la conservation travaillant pour Durrell Wildlife Conservation Trust qui a le premier capturé le nouveau carnivore, a déclaré : « Nous savions depuis un certain temps qu’un carnivore vivait dans les marais du lac Alaotra, mais nous avions toujours supposé que c’était un Vontsira à queue brune que l’on retrouve aussi dans les forêts tropicales de l’Est. Toutefois, les différences dans le crâne, les dents, et les pattes ont montré que cet animal est clairement d’une espèce différente, avec des adaptations à la vie en milieu aquatique. C’est une découverte très excitante et nous avons décidé d’honorer le fondateur de notre organisation, le célèbre écologiste Gerald Durrell, en nommant de son nom cette nouvelle espèce. Toutefois, l’avenir de l’espèce est très incertain car les marais du Lac Alaotra sont extrêmement menacés par l’expansion agricole, les incendies, les plantes et poissons envahissants. C’est un site très important pour la faune et les ressources que celle-ci offre aux gens, et Durrell Wildlife Conservation Trust travaille en étroite collaboration avec les communautés locales pour assurer sa utilisation durable et préserver le Vontsira Durrell et d’autres espèces importantes ».

Paula Jenkins, zoologiste du Muséum d’Histoire Naturelle a dit : « Nous savons très peu sur les Vontsiras qui ressemblent à des petites mangoustes, parce qu’ils sont mal connus et rarement vus ou étudiés dans la nature. Cette recherche est un exemple fantastique de l’importance et de la pertinence des collections du Musée pour la recherche scientifique contemporaine. Bien que les gens savent que des musées comme le Muséum d’Histoire Naturelle détiennent des collections de référence, peu de gens sont conscients d’à quel point ces collections aident à notre compréhension du monde d’aujourd’hui ».

L’habitat de Vontsira Durrell a souffert d’un certain nombre de menaces au cours des dernières décennies, des poissons introduits à l’ensablement et à la pollution par les engrais et les pesticides. Bien que l’état de conservation de l’espèce nouvelle reste à être formellement évalué, elle est susceptible d’être menacée en raison de la petite taille de sa population, de sa distribution restreinte et de l’impact de la dégradation de l’habitat.

Il est remarquable que le lac Alaotra a défrayé la chronique il y a seulement quelques mois lorsque l’extinction de la grèbe d’Alaotra (Tachybaptus rufolavatus) a été annoncée. Maintenant, une nouvelle espèce a été décrite à partir de la zone même où la grèbe d’Alaotra avait été dernièrement vue.

Frank Hawkins de Conservation International, co-auteur de l’article décrivant l’espèce, a dit : « Cette espèce est probablement le carnivore ayant l’un des plus petits domaines au monde, et est susceptible d’être l’une des plus menacées. Les zones humides du Lac Alaotra sont sous une pression considérable, et seuls des travaux de conservation d’urgence pour faire de cette espèce un étendard de la conservation pourraient empêcher son extinction ».

Recueilli par Yann

Saturday, October 09, 2010

De "lol" à "ndlr"

"lol" est un sigle d'origine anglaise qui remplace "Lots Of Laughs," littéralement "beaucoup de rires" ;ou aussi Laughing Out Loud ; car en anglais, le nom "laugh" peut être employé dans une telle expression, à l'inverse du français. Cela signifie donc approximativement "Rires abondants" ou "mort de rire" et est employé, comme vous le savez, dans le langage SMS, MSN ou chat pour alléger le ton de la conversation et pour préciser, s'il est nécessaire, que l'énoncé précédant portait à rire.

S'il m'est permis de donner mon avis, je dirais que l'emploi abusif de ce sigle tend à faire s'habituer à celui-ci, au point que de nos jours, si on ne précise pas un "lol" pour dire "je rigole," nos interlocuteurs on tendance à mal prendre ce que nous disons, car nos propos leur semblent plus froids, alors qu'il n'en est rien.
Et c'est sans compter sur l'extrême subtilité des gens qui vous glissent un reproche flanqué d'un "lol" pour mieux le faire passer !

Quant au "NDLR" des journaux, il s'agit là encore d'un sigle : cela veut dire "Note De La Rédaction." Il prévient donc qu'un parenthèse s'opère au milieu d'une information ou d'une citation, afin que le journaliste apporte une information supplémentaire qui aidera le lecteur à comprendre son propos.

Une note de la rédaction est, dans la presse écrite, une note qu'une personne insère au sein d'un texte dont elle n'est pas l'auteur. Cette portion est alors placée en incise, suivie ou précédée du sigle NDLR, le tout séparé du texte original par des parenthèses ou des crochets.

Ce complément peut être d'ordre factuel, ou tenir de l'opinion. Il peut provenir :

* de la rédaction en chef du journal qui publie un texte, mais souhaite émettre un point de vue différent, par exemple dans un article écrit par l'un de ses journalistes, un éditorial, le courrier d'un lecteur, un droit de réponse ;
* d'un journaliste qui signale ainsi qu'il reprend la parole au sein de propos qu'il rapporte dans son article : courte citation ou interview in extenso.

Bien que le sigle « NDLR » devrait normalement apparaître en capitales, on trouve parfois celui-ci typographié « NdlR » ou « Ndlr », voire totalement en minuscules (« ndlr »).

Il est également possible de mentionner NDR pour « Note du rédacteur ».

Dans la première formule de Libération, il y avait des « notes de la claviste » (NDLC), par lesquelles les opératrices de saisie avaient la possibilité de faire connaître leur avis sur des passages des articles qu'elles tapaient.

Vous comprendrez donc pourquoi il est rare de trouver un "lol" et un "ndlr" dans le même texte ! A ne pas confondre avec "mdr" (mort de rire).

L'abréviation CQFD est utilisée pour :

* CQFD, la conclusion du raisonnement mathématique (Ce qu'il fallait démontrer).
* CQFD, journal de critique sociale (Ce qu'il faut dire, détruire, développer).
* Ceux qu'il faut découvrir, concours organisé par le magazine Les Inrockuptibles.
* C.Q.F.D...utronc, un album de Jacques Dutronc
* C.Q.F.D., une série télévisée québécoise diffusée de 1957 à 1958.
* CQFD (coût qualité fiabilité délais) est un label du ministère français du Logement et de la Ville.

Friday, October 08, 2010

Thursday, October 07, 2010

Wednesday, October 06, 2010


Des morts suspects ?

Le Lieutenant-Colonel Etovontsoa, issu de la 20ème promotion de l’ACMIL et élément du tristement célèbre camp militaire CAPSAT est décédé le 04 octobre dernier. Notons que cet officier comptait parmi les premiers à s’être levés aux côtés du Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina (auparavant Commandant) lors de la mutinerie de 2009. Les raisons de son décès n’ont pas été révélées jusqu’à présent. Un décès qui aurait pu être normal, si ce n’est que quatre autres proches du Lieutenant-Colonel Etovontsoa se trouvent en soins intensifs à l’Hôpital Militaire. Deux d’entre eux sont dans le coma. Un sort auquel le Cl Richard Ravalomanana a quant à lui pu échapper. Ce dernier est en fin de convalescence et reprendra très bientôt du service.