Près de 46 millions d'Américains, soit 15 % de la population, vivait en avril 2011 grâce à des bons alimentaires, a indiqué vendredi 5 août le ministère de l'agriculture des Etats-Unis. Ce chiffre record a augmenté de 2,5 % entre mai 2010 et avril 2011.
Les Etats où les allocataires sont les plus nombreux sont le Texas (3,9 millions), la Californie (3,7 millions), la Floride (3 millions) et New York (3 millions). L'Alabama, Etat du Sud, a pour sa part doublé le nombre de ses allocataires, passant de 800 000 à plus de 1,7 million. Ce bond spectaculaire est dû en grande partie, selon un responsable du ministère, à la série de tornades qui a touché fin avril cet Etat, faisant 210 morts, plus de 1 700 blessés et des destructions massives.
Les bons alimentaires, qui font partie du programme SNAP d'assistance supplémentaire à l'alimentation, peuvent être demandés sous conditions, en fonction notamment d'un plafond mensuel de ressources selon la taille de la famille. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars. Le montant moyen de cette allocation est de 300 dollars. Les bons peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires, mais pas contre des sandwichs, des produits traiteurs ou de l'alcool.
Friday, August 05, 2011
Ambatondrazaka : Voatifitra totohondry izay tsy manome rakitra
Tranga hafa dia hafa no niseho tany Ambatondrazaka tamin’ny alarobia maraina lasa teo. Nisy rangahy iray tena tomady tokoa tonga nitoriteny tsy lavitra ny tsena. Teny an-tanany nisy baiboly. Nitangorona ny olona nihaino azy. Rehefa maroamro dia avy izy manaty rakitra. Teo no nisy zavatra hafahafa. Izay tsy mandatsaka rakitra mantsy, avy hatrany dia voan’ny totohondry amin’ny vavany. Roa no naratra. Samy taitra ny rehetra ary dia samy nijery lalana handosirana. Nisavoritaka mihitsy ny tsena tamin’io fotona io. Tamin’izay fotoana izay, asa izay nahazo an’Ingahy mpitory teny fa novakiany ny jirona moto taxi efatra teo akaikiny teo. Farany anefa, nisy sahy nisambotra azy ary nanala azy teny an-tsena. Ny tolakandro anefa, niverina indray ny anao lahy ary nanomboka nitory teny indray. Nanomboka tsy faly tamin’ity rangahy ity ny olona ka avy hatrany dia nanao tambabe nidaroka an’ilay lehilahy. Naratra izy vokatr’izany ny anao lahy ary farany nanao tari-dositra niala teo an-tsena.
Yingluck Shinawatra élue première ministre en Thaïlande
Yingluck Shinawatra a été élue Premier ministre en Thaïlande. C'est la première femme à occuper ce poste en Thaïlande : Yingluck Shinawatra a été élue premier ministre par le Parlement vendredi 5 août. Elle a rapidement obtenu les 251 voix nécessaires au Parlement, qui compte 500 membres.
Agée de 44 ans, Yingluck Shinawatra est novice en politique. Son nom est cependant connu : elle est la sœur de l'ancien dirigeant Thaksin Shinawatra.
Les élections législatives du 3 juillet avaient scellé la victoire du parti Puea Thaï (Pour les Thaïs) de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui vit en exil à Dubaï pour échapper à une peine de deux ans de prison pour corruption – qu'il conteste.
Le Puea Thaï avait formé une coalition avec cinq autres partis politiques, ce qui lui donne une majorité de 300 sièges au Parlement. Mais la commission électorale a mis près d'un mois à valider la composition du nouveau Parlement, préalable à la nomination du premier ministre, en raison de nombreuses plaintes visant notamment l'élection d'anciens responsables des "chemises rouges". Ces dirigeants du Front uni pour la démocratie et contre la dictature, le nom officiel des "chemises rouges", étaient accusés d'être à l'origine des violents affrontements entre militants pro-Thaksin et pro-gouvernement qui ont fait plus de 90 morts au printemps 2010.
L'armée, qui avait déposé Thaksin Shinawatra en 2006, a cependant accepté le résultat des élections. Après six années de crise politique marquées, outre les violences, par l'occupation des deux aéroports de Bangkok et la paralysie du Parlement, l'élection de Yingluck Shinawatra devrait selon les analystes réduire les risques d'instabilité en Thaïlande.
Thursday, August 04, 2011
Blanchiment de capitaux : des sectes impliquées
Depuis plusieurs années, on a constaté la prolifération des sectes ou associations religieuses dans la Grande Ile. Ces associations cultuelles, selon leur statut auprès du ministère de l’Intérieur, prêchent l’Evangile à leur façon,tout en demandant aux ouailles de donner 10% de leur fortune ou salaire.
Mais, le un dixième de la richesse ainsi réclamé, évoqué dans l’Evangile, n’est qu’une façade pour couvrir des opérations financières douteuses comme les fraudes douanières, fraudes fiscales, etc., afin d’intégrer des capitaux douteux dans le circuit financier normal. Le service de renseignements financiers (Samifin), dirigé par Jean-Claude Razaranaina, lors de la célébration de son troisième anniversaire, a publié un rapport relatant les modes opératoires de ces « blanchisseurs ».
Ce service de renseignements ainsi que les établissements assujettis ont remarqué au début de l’année 2010, un mouvement de fonds inhabituels au niveau des établissements bancaires. Il s’agit d’un rapatriement de fonds d’un montant de 1 426 336 dollars soit 14 263 360 000 FMG, supposés être une donation.
Les enquêteurs doutent, en effet, qu’un tel montant puisse être une donation. D’autant plus que l’importante somme d’argent provient d’une société off-shore (holding financier), enregistrée à Tortola (îles Britanniques dans l’Océan Atlantique), détenant un compte dans une banque suisse. Les fonds en question ont été transférés dans un compte bancaire d’un établissement financier, établi à Antananarivo, enregistré au nom du président d’une organisation religieuse bien connue dans la capitale. On apprend que le président de ladite association a été dans l’impossibilité de fournir des explications sur l’origine des fonds, d’autant plus que l’intéressé n’a pas payé les obligations fiscales dans le cas de dons et legs prévus par la législation malgache. Bon nombre de ces organisations religieuses s’organisent en vue d’échapper aux contraintes fiscales, en effectuant des fraudes.
On rapporte aussi que le président de ladite secte a effectué plusieurs retraits par des chèques pour des investissements dans le cadre des « affaires religieuses » intéressant l’organisation telle que l’achat de terrains et la construction de bâtiments, l’achat de véhicules automobiles, l’achat de denrées alimentaires… D’ailleurs, un certain gourou ne se prive pas d’étaler en public ses réussites financières, concurrençant les hommes d’affaires malgaches et étrangers, en s’affichant avec des 4x4 dont un Hummer, frappés aux « armoiries » de son association. L’Etat devrait surveiller de près les mouvements de fonds de ces sectes qui infantilisent des Malgaches à travers des prêches rétrogrades....
N’ayant pas le pouvoir répressif, le Samifin se contente de collecter les renseignements relatifs aux déclarations d’opérations suspectes (DOS) et les transmet au gouvernement, principalement au ministère des Finances et du Budget et à celui de la Justice, pour que ce dernier prenne l’initiative de la suite à donner. Il s’agit en effet de crime puisque le blanchiment d’argent forme à lui seul une économie parallèle, échappant aux contrôles des autorités étatiques. La circulation de capitaux douteux dans le circuit parallèle, introduits par la suite dans le circuit légal, constitue un danger pour l’économie nationale et surtout pour les caisses de l’Etat. Il appartient donc au pouvoir exécutif de réprimer ce genre de crime.
Toutefois, le Samifin a reçu plus de 90 déclarations d’opérations suspectes dont 72% proviennent des établissements bancaires. Comme le transfert suspect de fonds pour une organisation religieuse. Et les infractions d’origine sont les mêmes telles que les fraudes fiscales, les fraudes douanières, les défauts de domiciliations bancaires.
Notons que le montant en jeu des déclarations d’opérations suspectes, transmises au parquet, s’élève à 316 milliards Ariary, les transactions douteuses qui prédominent se situent au niveau du secteur BTP (bâtiments, travaux publics et promotion immobilière) qui représentent 231 milliards Ariary, tandis que les capitaux détournés au niveau de l’administration publique s’élèvent à 136,8 millions Ariary.
Le recyclage de fonds douteux apparaît sous différentes formes, mais il existe aussi le blanchiment d’argent, destiné à financer des actions terroristes. Madagascar a été cité à plusieurs reprises, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et sous le régime Ravalomanana avec l’assassinat d’un ex-parent de Ben Laden, comme étant un pays appartenant au rouage du financement terroriste. La prolifération des sectes et des cellules terroristes ne pourrait que nuire à l’image et à l’économie du pays.
Mais, le un dixième de la richesse ainsi réclamé, évoqué dans l’Evangile, n’est qu’une façade pour couvrir des opérations financières douteuses comme les fraudes douanières, fraudes fiscales, etc., afin d’intégrer des capitaux douteux dans le circuit financier normal. Le service de renseignements financiers (Samifin), dirigé par Jean-Claude Razaranaina, lors de la célébration de son troisième anniversaire, a publié un rapport relatant les modes opératoires de ces « blanchisseurs ».
Ce service de renseignements ainsi que les établissements assujettis ont remarqué au début de l’année 2010, un mouvement de fonds inhabituels au niveau des établissements bancaires. Il s’agit d’un rapatriement de fonds d’un montant de 1 426 336 dollars soit 14 263 360 000 FMG, supposés être une donation.
Les enquêteurs doutent, en effet, qu’un tel montant puisse être une donation. D’autant plus que l’importante somme d’argent provient d’une société off-shore (holding financier), enregistrée à Tortola (îles Britanniques dans l’Océan Atlantique), détenant un compte dans une banque suisse. Les fonds en question ont été transférés dans un compte bancaire d’un établissement financier, établi à Antananarivo, enregistré au nom du président d’une organisation religieuse bien connue dans la capitale. On apprend que le président de ladite association a été dans l’impossibilité de fournir des explications sur l’origine des fonds, d’autant plus que l’intéressé n’a pas payé les obligations fiscales dans le cas de dons et legs prévus par la législation malgache. Bon nombre de ces organisations religieuses s’organisent en vue d’échapper aux contraintes fiscales, en effectuant des fraudes.
On rapporte aussi que le président de ladite secte a effectué plusieurs retraits par des chèques pour des investissements dans le cadre des « affaires religieuses » intéressant l’organisation telle que l’achat de terrains et la construction de bâtiments, l’achat de véhicules automobiles, l’achat de denrées alimentaires… D’ailleurs, un certain gourou ne se prive pas d’étaler en public ses réussites financières, concurrençant les hommes d’affaires malgaches et étrangers, en s’affichant avec des 4x4 dont un Hummer, frappés aux « armoiries » de son association. L’Etat devrait surveiller de près les mouvements de fonds de ces sectes qui infantilisent des Malgaches à travers des prêches rétrogrades....
N’ayant pas le pouvoir répressif, le Samifin se contente de collecter les renseignements relatifs aux déclarations d’opérations suspectes (DOS) et les transmet au gouvernement, principalement au ministère des Finances et du Budget et à celui de la Justice, pour que ce dernier prenne l’initiative de la suite à donner. Il s’agit en effet de crime puisque le blanchiment d’argent forme à lui seul une économie parallèle, échappant aux contrôles des autorités étatiques. La circulation de capitaux douteux dans le circuit parallèle, introduits par la suite dans le circuit légal, constitue un danger pour l’économie nationale et surtout pour les caisses de l’Etat. Il appartient donc au pouvoir exécutif de réprimer ce genre de crime.
Toutefois, le Samifin a reçu plus de 90 déclarations d’opérations suspectes dont 72% proviennent des établissements bancaires. Comme le transfert suspect de fonds pour une organisation religieuse. Et les infractions d’origine sont les mêmes telles que les fraudes fiscales, les fraudes douanières, les défauts de domiciliations bancaires.
Notons que le montant en jeu des déclarations d’opérations suspectes, transmises au parquet, s’élève à 316 milliards Ariary, les transactions douteuses qui prédominent se situent au niveau du secteur BTP (bâtiments, travaux publics et promotion immobilière) qui représentent 231 milliards Ariary, tandis que les capitaux détournés au niveau de l’administration publique s’élèvent à 136,8 millions Ariary.
Le recyclage de fonds douteux apparaît sous différentes formes, mais il existe aussi le blanchiment d’argent, destiné à financer des actions terroristes. Madagascar a été cité à plusieurs reprises, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et sous le régime Ravalomanana avec l’assassinat d’un ex-parent de Ben Laden, comme étant un pays appartenant au rouage du financement terroriste. La prolifération des sectes et des cellules terroristes ne pourrait que nuire à l’image et à l’économie du pays.
Tsiroanomandidy : Rangahy iray voatifitry ny miaramilan’ny DAS
Jeudi, 04 Août 2011
Raim-pianakaviana iray 45 taona no maty voatifitry ny miaramila mitondra ny grady kaporaly avy ao amin’ny DAS na Detachement Autonome de Securité, tany Belavenona - Tsiroanomandidy afakomaly. Teo amin’ny tratrany no niditra ny bala ary nivoaka tany an-damosiny araka ny vaovao voaray.
Araka ny voalaza, noahiahian’ity miaramila ity ho isan’ireo nangalatra omby tao amin’ny tananan’Ambatomitsangakely (kaominina Bevato), toerana izay tsy dia lavitra an’i Belavenona ity raim-pianakaviana ity, ka izay no antony nitifirany azy. Sendra nipetrapetraka teo amin’ny “chalet”, teo an-tokontanin’ny biraon’ny fokontany tany an-toerana moa ity lehilahy ity no izao voatifitra izao. Mbola tsy voaporofo mazava moa na tena tafiditra na tsia tamin’ity resaka halatra omby ity ilay raim-pianakaviana, fa mbola eo am-panaovana fanadihadiana ny mpitandro filaminana any an-toerana amin’izao fotoana izao.
Miaramila avy ao amin’ny CAPSAT, ary nalefa hamita iraka any an-toerana (DAS) ity miaramila kaporaly nahafaty olona ity. Manohitra tanteraka izao famonoana olona ankitsirano izao moa ny mponina any an-toerana. Ka ho fiarovana ny ain’ilay miaramila, sy mba hahamora ny fanatanterahana ny fanadihadiana dia notazonina any amin’ny biraon’ny zandary ilay miaramila.
Raim-pianakaviana iray 45 taona no maty voatifitry ny miaramila mitondra ny grady kaporaly avy ao amin’ny DAS na Detachement Autonome de Securité, tany Belavenona - Tsiroanomandidy afakomaly. Teo amin’ny tratrany no niditra ny bala ary nivoaka tany an-damosiny araka ny vaovao voaray.
Araka ny voalaza, noahiahian’ity miaramila ity ho isan’ireo nangalatra omby tao amin’ny tananan’Ambatomitsangakely (kaominina Bevato), toerana izay tsy dia lavitra an’i Belavenona ity raim-pianakaviana ity, ka izay no antony nitifirany azy. Sendra nipetrapetraka teo amin’ny “chalet”, teo an-tokontanin’ny biraon’ny fokontany tany an-toerana moa ity lehilahy ity no izao voatifitra izao. Mbola tsy voaporofo mazava moa na tena tafiditra na tsia tamin’ity resaka halatra omby ity ilay raim-pianakaviana, fa mbola eo am-panaovana fanadihadiana ny mpitandro filaminana any an-toerana amin’izao fotoana izao.
Miaramila avy ao amin’ny CAPSAT, ary nalefa hamita iraka any an-toerana (DAS) ity miaramila kaporaly nahafaty olona ity. Manohitra tanteraka izao famonoana olona ankitsirano izao moa ny mponina any an-toerana. Ka ho fiarovana ny ain’ilay miaramila, sy mba hahamora ny fanatanterahana ny fanadihadiana dia notazonina any amin’ny biraon’ny zandary ilay miaramila.
La Réunion, escale de deux Sud-Africains partis pour un tour du monde en monomoteur
Aux commandes de ce Sling 4, Mike Blyth et James Pitman s’envoleront samedi prochain de Tedderfied Airpark près de Johannesburg pour rejoindre Durban. Ils quitteront Durban dans la soirée pour atterrir dimanche à Gillot vers 10 heures du matin.Dimanche prochain vers 10 heures, Mike Blyth et James Pitman se poseront à Gillot venant de Durban au terme d’une traversée de plus de 2 600 km en 14 heures de vol d’un seul coup d’aile. La Réunion est la première escale du second tour du monde des deux pilotes sud-africains. Ils seront aux commandes d’un monomoteur Sling 4 sorti de leur propre usine, The Airplane Factory, à côté de Johannesburg.
Mike Blyth et James Pitman ont la passion de l’aviation chevillée au corps. A proximité de Johannesburg, ils ont monté The Airplane Factory dont ils sont chacun propriétaire pour moitié. Entre le 18 juillet et le 27 août 2009, aux commandes d’un monomoteur prototype le Sling sorti de leurs ateliers, Mike Blyth et James Pitman avaient réalisé un premier tour du monde visitant d’est en ouest en 40 jours, 13 pays et parcourant 45 150 km. La dernière escale avant le retour en Afrique du Sud avait été cette fois-là les Seychelles. The Airplane Factory s’est spécialisé dans la fabrication d’avions légers en aluminium alliant un prix compétitif à de hautes performances. C’est pour faire la démonstration de la qualité du Sling que Mike Blyth et James Pitman avait entrepris en 2009 ce premier tour du monde. Fin février 2011, est lancé le projet Sling 5577. Cinq hommes et cinq femmes construisent un Sling en sept jours. Mike Blyth et James Pitman le livrent en Pologne au terme d’un parcours de sept jours. Depuis, le Sling 4 est venu compléter la gamme des Slings aujourd’hui construits en série.
DOUZE ÉTAPES DANS DOUZE PAYS
Les différences d’un modèle à l’autre portent sur l’envergure, la motorisation et l’allongement du fuselage. Le Sling 4 reçoit un moteur plus puissant 115 ch turbocompressé au lieu de 100 ch doté d’une gestion automatique optimale de la puissance. La surface des ailes a été augmentée d’un mètre carré. Le fuselage a été allongé afin de faire du Sling 4 un quadriplace. Pour faire connaître leur dernier-né, Mike Blyth et James Pitman ont eu l’idée de se lancer dans un nouveau tour du monde, cette fois vers l’est. Par rapport au modèle de base, le Sling 4 du périple a été équipé de réservoirs supplémentaires qui portent la capacité en carburant de 150 à 450 litres donnant une autonomie de 24 heures. Les instruments de navigation ont été renforcés afin de répondre aux exigences des longs survols océaniques. Le circuit autour du monde a été divisé en douze étapes dans douze pays soit un parcours de 38 880 km. Trois étapes excéderont 18 heures de vol. La plus longue s’effectuera entre Dakar et le Congo. Aux commandes du Sling 4, Mike Blyth et James Pitman s’envoleront samedi prochain de Tedderfied Airpark près de Johannesburg pour rejoindre Durban. Les deux pilotes privilégient les vols de nuit. Ils quitteront Durban dans la soirée pour atterrir dimanche à Gillot vers 10 heures du matin. Un trajet de 2 631 km réalisé d’un seul coup d’aile en un peu plus de 14 heures de vol.
De la Réunion, Mike Blyth et James Pitman rallieront Mahé, puis Phuket en Thaïlande, Taipeï à Taiwan, Sapporo au Japon, l’île d’Adak dans le détroit de Béring, Anchorage et Los Angeles. A Los Angeles où se trouve la représentation américaine de The Airplane Factory, les deux pilotes seront relevés. Un nouvel équipage assurera la fin du voyage par Austin, Saint-Johns, Santa-Maria aux Açores, Dakar et retour à Tedderfied Airpark
Des vagues impressionnantes à La Réunion
4 août 2011, vers 10h ce matin des curieux essaient d’immortaliser le phénomène.
Le plus gros épisode de houle de l’année a attiré les curieux hier à Saint-Gilles. Le spectacle a été au rendez-vous. Les professionnels de la mer, au chômage technique, ont pris cette contrainte de rester au port avec philosophie. Aucun dégât sérieux n’a été causé par les vagues.
Des cris. L’effet de surprise est total. Il est 16 h 30 et une vague plus grosse que celles qui jusqu’à maintenant s’étaient échouées sur la plage des Roches-Noires à Saint-Gilles vient de s’abattre sous les pieds des curieux. C’est le début des choses sérieuses. Le festival des déferlantes commence. Des trains de vagues interminables vont venir se briser contre le rebord. La plage de Saint-Gilles n’existe plus à cet instant. La jetée, en face, est totalement recouverte. Les embruns passent par-dessus le phare qui marque l’entrée du port. Sous les pontons, le niveau grimpe. En pénétrant dans le port, l’océan forme des tourbillons qui remuent les bateaux. Les amarres sont mises à rude épreuve. Une autre vague a, plus tard, totalement recouvert la plage des Brisants allant jusqu’à se répandre sur le parking. La houle a bien eu rendez-vous avec l’ouest de La Réunion hier. Tout a pourtant commencé calmement. Entre 6 heures et 9 heures, on a déjà pu constater une nette différence dans le rythme des vagues montrant une lente intensification selon les MNS (maîtres nageurs sauveteurs) de la plage des Roches-Noires. Ils ont veillé au grain toute la journée pour s’assurer qu’aucun baigneur ne glisse un orteil dans l’eau. Un sauveteur rappelle d’ailleurs à l’ordre un marmaille qui a chaussé les palmes sur la plage et qui se trouve là où arrive l’écume. Les MNS de Boucan-Canot ont également été aux aguets toute la journée. “On fait de la prévention”, note l’un d’eux en expliquant qu’ils ont condamné l’accès à la piscine (l’endroit où les roches forment une piscine) devant l’hôtel Le Boucan-Canot : “Les établissements ont un accès direct à la plage. Le risque le plus gros c’est qu’une personne fasse la photo de trop…”
“On double les amarres”
Les plaisanciers et professionnels ont donc eu le temps de renforcer leurs amarres avant le gros épisode. Un SMS reçu la veille leur avait conseillé de les doubler. C’est donc ce qu’Alain André a fait hier matin. “On prie”, sourit ce plaisancier, inquiet, d’autant qu’hier soir il prenait l’avion pour la Métropole. Il a donc doublé les bouts rattachant son bateau à la terre ferme. “Il faut que le bateau puisse bouger. Aller vers l’avant. S’il est fixe, les amarres peuvent lâcher. On double aussi les pare-battages.” Tous ont en mémoire le 13 mai 2007. La base nautique a d’ailleurs retiré tous ses catamarans. Il y a quatre ans, tout avait été emporté dans le port. En fin de matinée, seule une barque s’est retournée.
D’autres propriétaires n’ont pas voulu tenter le diable. Surtout ceux dont les embarcations sont “garées” face à l’entrée du port au niveau du restaurant Le Cap Ouest, l’endroit le plus exposé aux vagues. Les places vacantes montrent qu’ils ont pris les devants et mis leurs bateaux à l’abri. Soit au sec. Soit au Port. C’est le cas de ce professionnel de la pêche au gros. Mardi, il a emmené l’un de ses bateaux du côté de la Pointe des Galets. “On arrive à s’arranger”, dit-il. “Là-bas, ça ne craint rien. Si un jour les bateaux se retournent au Port, il ne restera plus rien de Saint-Gilles.”
Pas de pêche au gros, donc, hier. Pas plus de plongée sous-marine ou de jet-ski. Un certain manque à gagner donc. Mais ce professionnel remarque : “Quand on vit de la mer, on vit avec la mer.”
Côté bars ou restaurants, l’activité n’a pas été mauvaise du tout. Déjà au Beach Burger dès le matin on prévoyait : “Notre activité ne sera pas moins forte que d’habitude. Certes, il n’y aura pas les pratiquants de plongée ou de jet-ski. Mais elle peut être compensée par la clientèle venue voir la houle.” Et le restaurateur de glisser en voyant la houle grossir de l’autre côté du port : “C’est beau. Ça a le bruit d’une avalanche.”
Si la foule des curieux était mince en début de journée, elle s’est densifiée en même temps que les vagues se renforçaient. Du coup, les tables des terrasses, surtout à proximité des Roches-Noires, ont été très fréquentées. À deux pas de là, les vestiges de l’Oasis des Roches-Noires, rappellent que la houle n’est pas qu’un beau spectacle. Elle peut aussi faire d’énormes dégâts
Le plus gros épisode de houle de l’année a attiré les curieux hier à Saint-Gilles. Le spectacle a été au rendez-vous. Les professionnels de la mer, au chômage technique, ont pris cette contrainte de rester au port avec philosophie. Aucun dégât sérieux n’a été causé par les vagues.
Des cris. L’effet de surprise est total. Il est 16 h 30 et une vague plus grosse que celles qui jusqu’à maintenant s’étaient échouées sur la plage des Roches-Noires à Saint-Gilles vient de s’abattre sous les pieds des curieux. C’est le début des choses sérieuses. Le festival des déferlantes commence. Des trains de vagues interminables vont venir se briser contre le rebord. La plage de Saint-Gilles n’existe plus à cet instant. La jetée, en face, est totalement recouverte. Les embruns passent par-dessus le phare qui marque l’entrée du port. Sous les pontons, le niveau grimpe. En pénétrant dans le port, l’océan forme des tourbillons qui remuent les bateaux. Les amarres sont mises à rude épreuve. Une autre vague a, plus tard, totalement recouvert la plage des Brisants allant jusqu’à se répandre sur le parking. La houle a bien eu rendez-vous avec l’ouest de La Réunion hier. Tout a pourtant commencé calmement. Entre 6 heures et 9 heures, on a déjà pu constater une nette différence dans le rythme des vagues montrant une lente intensification selon les MNS (maîtres nageurs sauveteurs) de la plage des Roches-Noires. Ils ont veillé au grain toute la journée pour s’assurer qu’aucun baigneur ne glisse un orteil dans l’eau. Un sauveteur rappelle d’ailleurs à l’ordre un marmaille qui a chaussé les palmes sur la plage et qui se trouve là où arrive l’écume. Les MNS de Boucan-Canot ont également été aux aguets toute la journée. “On fait de la prévention”, note l’un d’eux en expliquant qu’ils ont condamné l’accès à la piscine (l’endroit où les roches forment une piscine) devant l’hôtel Le Boucan-Canot : “Les établissements ont un accès direct à la plage. Le risque le plus gros c’est qu’une personne fasse la photo de trop…”
“On double les amarres”
Les plaisanciers et professionnels ont donc eu le temps de renforcer leurs amarres avant le gros épisode. Un SMS reçu la veille leur avait conseillé de les doubler. C’est donc ce qu’Alain André a fait hier matin. “On prie”, sourit ce plaisancier, inquiet, d’autant qu’hier soir il prenait l’avion pour la Métropole. Il a donc doublé les bouts rattachant son bateau à la terre ferme. “Il faut que le bateau puisse bouger. Aller vers l’avant. S’il est fixe, les amarres peuvent lâcher. On double aussi les pare-battages.” Tous ont en mémoire le 13 mai 2007. La base nautique a d’ailleurs retiré tous ses catamarans. Il y a quatre ans, tout avait été emporté dans le port. En fin de matinée, seule une barque s’est retournée.
D’autres propriétaires n’ont pas voulu tenter le diable. Surtout ceux dont les embarcations sont “garées” face à l’entrée du port au niveau du restaurant Le Cap Ouest, l’endroit le plus exposé aux vagues. Les places vacantes montrent qu’ils ont pris les devants et mis leurs bateaux à l’abri. Soit au sec. Soit au Port. C’est le cas de ce professionnel de la pêche au gros. Mardi, il a emmené l’un de ses bateaux du côté de la Pointe des Galets. “On arrive à s’arranger”, dit-il. “Là-bas, ça ne craint rien. Si un jour les bateaux se retournent au Port, il ne restera plus rien de Saint-Gilles.”
Pas de pêche au gros, donc, hier. Pas plus de plongée sous-marine ou de jet-ski. Un certain manque à gagner donc. Mais ce professionnel remarque : “Quand on vit de la mer, on vit avec la mer.”
Côté bars ou restaurants, l’activité n’a pas été mauvaise du tout. Déjà au Beach Burger dès le matin on prévoyait : “Notre activité ne sera pas moins forte que d’habitude. Certes, il n’y aura pas les pratiquants de plongée ou de jet-ski. Mais elle peut être compensée par la clientèle venue voir la houle.” Et le restaurateur de glisser en voyant la houle grossir de l’autre côté du port : “C’est beau. Ça a le bruit d’une avalanche.”
Si la foule des curieux était mince en début de journée, elle s’est densifiée en même temps que les vagues se renforçaient. Du coup, les tables des terrasses, surtout à proximité des Roches-Noires, ont été très fréquentées. À deux pas de là, les vestiges de l’Oasis des Roches-Noires, rappellent que la houle n’est pas qu’un beau spectacle. Elle peut aussi faire d’énormes dégâts
4 août: Bon anniversaire Obama et Mialy
Wednesday, August 03, 2011
Centenaires : les gènes y sont pour quelque chose, plus que le mode de vie
Voilà une étude qui va rassurer et déculpabiliser les épicuriens, ils peuvent vivre très vieux tout en faisant bonne chère.
Des chercheurs israéliens ont découvert et publié dans la revue de la Société américaine de gériatrie que la longévité est davantage liée aux gènes et à l'héridité qu'aux modes de vie et d'alimentation.
C'est sur 477 juifs ashkénazes, tous très âgés (95 à 122 ans) et encore autonomes, que l'étude a été faite. La plupart sont des femmes (75%).
Pourquoi les chercheurs israéliens ont-ils choisi la population de juifs ashkénazes pour faire leur étude? Et bien parce ce que cette population est plus uniforme génétiquement que d'autres, ce qui facilite la découverte de gènes différents expliquent-ils.
Ces 477 personnes ont des points communs à la moyenne de la population : modes de vie, régime alimentaire, consommation de tabac, exercice physique et aussi en termes de ration taille-poids.
Elles ont été comparées avec 3.164 personnes, nées à la même époque qu'elles et qui, lors d'une enquête nationale sur la santé et la nutrition, ont été examinées entre 1971 et 1975.
Or, il a été découvert que les personnes qui sont les plus agées sont celles qui ont bu légèrement plus que les autres et aussi fait moins d'exercice. L'étude montre que 24% des hommes les plus vieux ont bu de l'alcool quotidiennement, contre 22% de la moyenne des hommes. Pour ce qui est de l'exercice fait régulièrement 43% des plus âgés en on fait contre 57% de la moyenne des hommes.
Le directeur de l'Institut de la recherche sur l'âge à la faculté de médecine de l'Université Yeshiva, à New York, Nir Barzilai, qui est l'un des principaux auteur de l'étude, a expliqué que c'est grâce à des gènes de longévité supplémentaires que ces personnes très âgées ont pu être protéger des effets nocifs d'un mode de vie réputé peu sain.
Mais il a précisé que même si cette étude a démontré que les centenaires peuvent être obèses, ne pas faire d'exercice et fumer, ce mode de vie serait néfaste à ceux qui n'ont pas eu d'ancêtres ayant vécus très très vieux.
Alors amis épicuriens, si vous voulez être rassurés pleinement, il vous est conseillé de consulter votre arbre généalogique, afin de connaître la longévité de vos ascendants !
Quelles sont les recettes pour devenir centenaire ?
Selon des scientifiques américains, on est moins névrosé et plus extraverti dans les familles de centenaires.
De nombreux travaux scientifiques se sont penchés, au cours des dix dernières années, sur les caractéristiques des centenaires, analysant leur mode de vie ou décryptant leurs gènes. Pour la première fois, des chercheurs ont décidé de se pencher sur la psychologie de ces personnes de plus d'un siècle et ont mis en évidence certaines particularités, comme le fait qu'elles sont plus extraverties ou moins névrosées que les autres. Les spécialistes en gériatrie de la faculté de médecine de Boston, aux États-Unis, qui ont publié leurs travaux le 3 avril dernier dans le Journal of the American Geriatrics Society, soutiennent que la personnalité influe sur l'espérance de vie.
Pour aboutir à une telle conclusion, l'équipe de Thomas Perl, directeur de l'étude des centenaires de Nouvelle-Angleterre, a interrogé près de 250 personnes âgées en moyenne de 75 ans, tous descendants de centenaires. On sait en effet que c'est dans les familles de centenaires que se recrutent d'autres centenaires… À l'issue de l'analyse qualitative et quantitative de ces entretiens, les chercheurs sont parvenus à l'idée que dans les familles de centenaires, on est moins névrosé et plus extraverti. «C'est sans doute cela qui a un effet bénéfique sur le vieillissement, estime Thomas Perl. Par exemple, ceux qui sont moins névrosés gèrent mieux le stress. Et les extravertis ont plus d'amis, du coup ils s'occupent mieux d'eux.» Le chercheur estime qu'il serait intéressant d'inclure dans les études sur le vieillissement ces paramètres en plus de ceux traditionnellement étudiés, comme les facteurs génétiques et environnementaux.
Vivre dans un pays riche, de type social-démocratie
Françoise Forette, professeur de gériatrie à l'université Paris-V et directrice de la Fondation nationale de gérontologie, ne dit pas autre chose quand elle explique que pour atteindre les 100 ans, «il faut avoir envie de vivre, être optimiste». Si l'on glose beaucoup sur l'alimentation en vantant les mérites du régime méditerranéen ou japonais, le psychisme n'est pas à négliger. «Arrêter de travailler trop tôt n'est pas une bonne idée, estime ainsi la gériatre. Car à la retraite, on fait dix fois moins de choses que quand on travaille, ce qui est délétère pour les fonctions cognitives. Or pour vivre centenaire, il faut un bon cerveau !»
À la fin du XIXe siècle, l'homme mourait en moyenne à 43 ans, et la femme à 46 ans. Aujourd'hui en France, l'espérance de vie est de 84,3 ans pour les femmes et de 77,5 ans pour les hommes. Chaque année, cette espérance de vie augmente de un à trois mois. On estime donc qu'une petite fille sur deux, née en 2003, deviendra centenaire. La question n'est donc pas de savoir si l'augmentation du nombre des centenaires constitue ou non une bonne chose, mais de voir comment il est possible de vieillir en gardant intactes le plus longtemps toutes ses facultés. «La majorité des maladies qui assombrissent le vieillissement peuvent être prévenues», relève Françoise Forette. C'est tout au long de la vie et même dès le plus jeune âge que l'on peut s'entraîner à bien vieillir.
Le démographe Jean-Marie Robine, directeur du laboratoire démographie et santé de l'Inserm, souligne l'importance de vivre dans un pays riche, de type social-démocratie, pour vivre vieux. «Il existe une corrélation entre la façon de distribuer les richesses et l'espérance de vie, explique-t-il. Le Japon, pays où les femmes vivent en moyenne jusqu'à 86 ans et les hommes 79,2 ans, est une social-démocratie très égalitaire.» Il note qu'en Angleterre, aux États-Unis et au Brésil, où le ratio entre ce que gagnent les plus riches et les plus pauvres peut aller jusqu'à 20 (contre 2 au Japon et 3 en France), l'espérance de vie est plus faible. En Angleterre, elle est ainsi, pour les femmes, de trois ans de moins qu'en France, et, aux États-Unis, de cinq ans de moins. «L'alimentation est marginale pour devenir centenaire, confie-t-il. Par contre, la médecine préventive est fondamentale. Au Japon, les salariés font tous les ans, dans leur entreprise, un check-up complet qui permet de détecter très tôt toutes sortes de pathologies.»
Le nouveau défi des personnes très âgées
En France, on estime qu'il y a entre 15 000 et 20 000 centenaires. Mais les données ne sont pas très précises puisqu'il n'existe pas, à la différence du Japon, de registres de population. Au pays du Soleil-Levant, on compte 36 000 centenaires pour 130 millions d'habitants. Ces deux pays sont les champions du monde de la longévité. Aux États-Unis, on estime à plus de 60 000 le nombre de centenaires et à plus de 9 000 en Grande-Bretagne.
Cette augmentation d'une population très âgée soulève une problématique à laquelle notre société n'est pas bien préparée. Au-delà des questions strictement médicales, qui, elles, sont à peu près correctement gérées, c'est l'aspect social et psychologique qui est le moins bien pris en compte. Pour preuve, cette étude des chercheurs de l'université de Temple à Philadelphie qui ont interrogé 244 centenaires et ont notamment analysé les différents critères définissant la dépression : troubles du sommeil, de l'appétit, tristesse, repli sur soi, etc.
Leurs résultats présentés lors du dernier congrès annuel de la société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées. Ils ont ainsi pu évaluer qu'un centenaire sur quatre, soit 25 % des personnes interrogées, souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % d'entre elles avaient eu auparavant un diagnostic de dépression. Pour les auteurs, la dépression chez les personnes très âgées est largement sous-traitée, alors que ces troubles pourraient être pris en charge, notamment par un soutien sociopsychologique.
Des chercheurs israéliens ont découvert et publié dans la revue de la Société américaine de gériatrie que la longévité est davantage liée aux gènes et à l'héridité qu'aux modes de vie et d'alimentation.
C'est sur 477 juifs ashkénazes, tous très âgés (95 à 122 ans) et encore autonomes, que l'étude a été faite. La plupart sont des femmes (75%).
Pourquoi les chercheurs israéliens ont-ils choisi la population de juifs ashkénazes pour faire leur étude? Et bien parce ce que cette population est plus uniforme génétiquement que d'autres, ce qui facilite la découverte de gènes différents expliquent-ils.
Ces 477 personnes ont des points communs à la moyenne de la population : modes de vie, régime alimentaire, consommation de tabac, exercice physique et aussi en termes de ration taille-poids.
Elles ont été comparées avec 3.164 personnes, nées à la même époque qu'elles et qui, lors d'une enquête nationale sur la santé et la nutrition, ont été examinées entre 1971 et 1975.
Or, il a été découvert que les personnes qui sont les plus agées sont celles qui ont bu légèrement plus que les autres et aussi fait moins d'exercice. L'étude montre que 24% des hommes les plus vieux ont bu de l'alcool quotidiennement, contre 22% de la moyenne des hommes. Pour ce qui est de l'exercice fait régulièrement 43% des plus âgés en on fait contre 57% de la moyenne des hommes.
Le directeur de l'Institut de la recherche sur l'âge à la faculté de médecine de l'Université Yeshiva, à New York, Nir Barzilai, qui est l'un des principaux auteur de l'étude, a expliqué que c'est grâce à des gènes de longévité supplémentaires que ces personnes très âgées ont pu être protéger des effets nocifs d'un mode de vie réputé peu sain.
Mais il a précisé que même si cette étude a démontré que les centenaires peuvent être obèses, ne pas faire d'exercice et fumer, ce mode de vie serait néfaste à ceux qui n'ont pas eu d'ancêtres ayant vécus très très vieux.
Alors amis épicuriens, si vous voulez être rassurés pleinement, il vous est conseillé de consulter votre arbre généalogique, afin de connaître la longévité de vos ascendants !
Quelles sont les recettes pour devenir centenaire ?
Selon des scientifiques américains, on est moins névrosé et plus extraverti dans les familles de centenaires.
De nombreux travaux scientifiques se sont penchés, au cours des dix dernières années, sur les caractéristiques des centenaires, analysant leur mode de vie ou décryptant leurs gènes. Pour la première fois, des chercheurs ont décidé de se pencher sur la psychologie de ces personnes de plus d'un siècle et ont mis en évidence certaines particularités, comme le fait qu'elles sont plus extraverties ou moins névrosées que les autres. Les spécialistes en gériatrie de la faculté de médecine de Boston, aux États-Unis, qui ont publié leurs travaux le 3 avril dernier dans le Journal of the American Geriatrics Society, soutiennent que la personnalité influe sur l'espérance de vie.
Pour aboutir à une telle conclusion, l'équipe de Thomas Perl, directeur de l'étude des centenaires de Nouvelle-Angleterre, a interrogé près de 250 personnes âgées en moyenne de 75 ans, tous descendants de centenaires. On sait en effet que c'est dans les familles de centenaires que se recrutent d'autres centenaires… À l'issue de l'analyse qualitative et quantitative de ces entretiens, les chercheurs sont parvenus à l'idée que dans les familles de centenaires, on est moins névrosé et plus extraverti. «C'est sans doute cela qui a un effet bénéfique sur le vieillissement, estime Thomas Perl. Par exemple, ceux qui sont moins névrosés gèrent mieux le stress. Et les extravertis ont plus d'amis, du coup ils s'occupent mieux d'eux.» Le chercheur estime qu'il serait intéressant d'inclure dans les études sur le vieillissement ces paramètres en plus de ceux traditionnellement étudiés, comme les facteurs génétiques et environnementaux.
Vivre dans un pays riche, de type social-démocratie
Françoise Forette, professeur de gériatrie à l'université Paris-V et directrice de la Fondation nationale de gérontologie, ne dit pas autre chose quand elle explique que pour atteindre les 100 ans, «il faut avoir envie de vivre, être optimiste». Si l'on glose beaucoup sur l'alimentation en vantant les mérites du régime méditerranéen ou japonais, le psychisme n'est pas à négliger. «Arrêter de travailler trop tôt n'est pas une bonne idée, estime ainsi la gériatre. Car à la retraite, on fait dix fois moins de choses que quand on travaille, ce qui est délétère pour les fonctions cognitives. Or pour vivre centenaire, il faut un bon cerveau !»
À la fin du XIXe siècle, l'homme mourait en moyenne à 43 ans, et la femme à 46 ans. Aujourd'hui en France, l'espérance de vie est de 84,3 ans pour les femmes et de 77,5 ans pour les hommes. Chaque année, cette espérance de vie augmente de un à trois mois. On estime donc qu'une petite fille sur deux, née en 2003, deviendra centenaire. La question n'est donc pas de savoir si l'augmentation du nombre des centenaires constitue ou non une bonne chose, mais de voir comment il est possible de vieillir en gardant intactes le plus longtemps toutes ses facultés. «La majorité des maladies qui assombrissent le vieillissement peuvent être prévenues», relève Françoise Forette. C'est tout au long de la vie et même dès le plus jeune âge que l'on peut s'entraîner à bien vieillir.
Le démographe Jean-Marie Robine, directeur du laboratoire démographie et santé de l'Inserm, souligne l'importance de vivre dans un pays riche, de type social-démocratie, pour vivre vieux. «Il existe une corrélation entre la façon de distribuer les richesses et l'espérance de vie, explique-t-il. Le Japon, pays où les femmes vivent en moyenne jusqu'à 86 ans et les hommes 79,2 ans, est une social-démocratie très égalitaire.» Il note qu'en Angleterre, aux États-Unis et au Brésil, où le ratio entre ce que gagnent les plus riches et les plus pauvres peut aller jusqu'à 20 (contre 2 au Japon et 3 en France), l'espérance de vie est plus faible. En Angleterre, elle est ainsi, pour les femmes, de trois ans de moins qu'en France, et, aux États-Unis, de cinq ans de moins. «L'alimentation est marginale pour devenir centenaire, confie-t-il. Par contre, la médecine préventive est fondamentale. Au Japon, les salariés font tous les ans, dans leur entreprise, un check-up complet qui permet de détecter très tôt toutes sortes de pathologies.»
Le nouveau défi des personnes très âgées
En France, on estime qu'il y a entre 15 000 et 20 000 centenaires. Mais les données ne sont pas très précises puisqu'il n'existe pas, à la différence du Japon, de registres de population. Au pays du Soleil-Levant, on compte 36 000 centenaires pour 130 millions d'habitants. Ces deux pays sont les champions du monde de la longévité. Aux États-Unis, on estime à plus de 60 000 le nombre de centenaires et à plus de 9 000 en Grande-Bretagne.
Cette augmentation d'une population très âgée soulève une problématique à laquelle notre société n'est pas bien préparée. Au-delà des questions strictement médicales, qui, elles, sont à peu près correctement gérées, c'est l'aspect social et psychologique qui est le moins bien pris en compte. Pour preuve, cette étude des chercheurs de l'université de Temple à Philadelphie qui ont interrogé 244 centenaires et ont notamment analysé les différents critères définissant la dépression : troubles du sommeil, de l'appétit, tristesse, repli sur soi, etc.
Leurs résultats présentés lors du dernier congrès annuel de la société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées. Ils ont ainsi pu évaluer qu'un centenaire sur quatre, soit 25 % des personnes interrogées, souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % d'entre elles avaient eu auparavant un diagnostic de dépression. Pour les auteurs, la dépression chez les personnes très âgées est largement sous-traitée, alors que ces troubles pourraient être pris en charge, notamment par un soutien sociopsychologique.
Tuesday, August 02, 2011
Bois de rose : Même Paris Match ne s'y retrouve pas...
Une méthode très risquée pour convoyer la précieuse cargaison.J'avais lu, en différents endroits, que Paris Match venait de consacrer un reportage à l'exploitation du bois de rose malgache. J'étais, évidemment, curieux de voir ça. Sans être le National Geographic, l'hebdomadaire français cultive le goût de l'image. Les six pages d'illustrations réalisées par Pascal Maître sont à la hauteur de l'attente.
Malheureusement, elles sont suivies d'un article de deux pages signé par Pierre Delannoy où, à côté du choc des photos, le poids des mots semble avoir été apprécié avec une certaine légèreté, voire une légèreté certaine. Il n'y a plus de correcteurs à la rédaction de Paris Match?
Comment expliquer qu'on laisse paraître un texte dans lequel la "densité extraordinaire" du bois de rose est estimée "jusqu'à 1,4 kilo par mètre cube"? Je suppose que le journaliste voulait dire 1,4 tonne par mètre cube. Ce qui n'est, bien sûr, pas tout à fait la même chose.
Un peu plus loin, il fait, avec patience mais sans rigueur, la répartition des sommes générées par la vente en Chine d'un meuble fabriqué en bois de rose. Coût à l'achat: 20.000 euros, sur lesquels 19.200 reviennent à la chaîne chinoise (importation, transformation, distribution). Restent, le calcul n'est pas trop compliqué, 800 euros pour la partie malgache. Dont - accrochez-vous - "666 constituent le bénéfice de l'exportateur, 131 vont dans les caisses de l'État, 55 aux coupeurs et aux équipes qui ont sorti le bois de la forêt, 6 aux camionneurs, 2 aux dockers du port."
Ce qui fait, là ça se complique, 666 + 131 + 55 + 6 + 2 = (calculette à la main) 860 euros et non 800.
Ce n'est pas très grave, en soi. Sinon que, outre l'inquiétude légitime suscitée chez les lecteurs fidèles de Paris Match (comment, non seulement ils n'ont pas de correcteurs, mais ils n'ont même pas de calculette?), des erreurs aussi grossières font naître une sorte d'incrédulité par rapport à tout ce qui est dit dans ces pages.
Le sujet ne méritait vraiment pas un traitement aussi approximatif
Neil Bush, le frère de George W. Bush, chez Andry Rajoelina

Aussitôt rentré au pays, le président de la HAT a accueilli au palais d’Etat d’Iavoloha, une personnalité des États-Unis, Neil Bush. C’est le frère de l’ancien président américain, George W. Bush, lit-on dans le communiqué du chargé de communication auprès de la Présidence de la HAT ce lundi 1er août 2011. C’est la première fois qu’il vient à Madagascar et il y séjourne pour voir avec le président de la HAT les possibilités d’investissement. En tout cas, le communiqué officiel le présente comme étant un grand investisseur dans le domaine de l’industrie et de la finance. Neil Bush est accompagné de ses collaborateurs et il est intéressé par le développement du secteur privé en Afrique.
La rencontre entre le président de la HAT et Neil Bush s’était déroulée à huis clos pendant plus d’une heure. À l’issue de cette rencontre, Neil Bush a déclaré, continue-t-on de lire dans le communiqué : « je suis particulièrement attentionné aux efforts déployés par le président Andry Rajoelina et le secteur privé malgache en vue de développer davantage ledit secteur ; et J’espère pouvoir contribuer au développement des entreprises, malgaches ou étrangères, qui œuvrent à Madagascar, même si, pour le moment, aucun projet concret n’a encore été fixé », a-t-il conclu.
Neil Bush, enième investisseur en visite dans le pays
Neil Bush est le enième grand investisseur qui se présente aux plus hautes autorités de la HAT. On se souvient de ce prince saoudien qui avait été présenté comme l’un des plus fortuné et qui aurait voulu exploiter l’hôtel 5 étoiles et investir dans le tourisme et l’hôtellerie. Il n’a plus donné signe de vie. Un autre grand investisseur avait été accueilli à Mahazoarivo par le Premier ministre de l’époque. Si la mémoire est bonne, celui-là aurait voulu nous ravitailler en l’ensemble des PPN et en produits pétroliers. Lui non plus n’a plus donné de ses nouvelles.
Quant à Bernard Tapie et son fils, ils n’ont plus donné aucun signe de vie. L’école dont il était question s’est évanouie comme fumée. On ne sait ce qu’il adviendra des promesses de cet autre opérateur saoudien qui avait été tout récemment accueilli par le ministre du Tourisme à Tsimbazaza.
Neil Bush et ses collaborateurs pour leur part dégagent des impressions de diplomatie. Ils arrivent au moment où le pays fait des pieds et des mains pour attirer l’attention de Washington et faire fléchir les positions du gouvernement américain par rapport au régime Andry Rajoelina.
En tant qu’investisseur et homme d’affaires, Neil Bush est connu dans la presse étrangère pour des affaires qui sont présentées comme louches. Il avait été l’objet d’enquêtes de la part des régulateurs fédéraux américains qui avaient révélé de multiples conflits d’intérêts lorsqu’il avait dirigé une des caisses d’épargne de Denver. Il avait aussi déjà été condamné à payer 50 000 dollars et été interdit d’activités bancaires pour avoir accepté des pots de vin de 100 000 dollars.
Dans la même lignée que Messieurs Alawid ou Tapie voici que passe Monsieur Neil Bush. Qu'est-ce qui peut donc attirer ce beau linge à Madagascar? Ces rois que l'on veut bien croire "mages" tout en semant la bonne parole d'une volonté généreuse de reverdir le pays, n'ont pas caché leur détermination à rester fidèle à leur nature d'homme d'affaires. Pas de lézard à être homme d'affaires, encore que certains trainent autant d'affaires qu'ils n'en ont brassées. Ces trois personnages constituent à chacun d'eux des références, que tout le monde n'apprécie pas à leur valeur, mais nul ne peut nier que question aventure financière chacun d'eux sait s'en défaire autant avec panache qu'en laissant traîner une odeur parfois sulfureuse, en ce domaine chacun a donné des gages quant à la pointure dont il se chausse.
Que viennent-ils donc faire dans cette galère? Sue l'on se détrompe! La Grande Ile a la réputation d'être une galère, ce qui n'est pas faux si on s'arrête à considérer les conditions de vie de la majorité de ses ressortissants, mais comme tout corps en décomposition elle attire chacals et vautours, aux yeux perçants des prédateurs ça présente plus la couleur d'une aubaine que ça ne dégage l'image d'une galère.
En des moments de trouble comme celui qui dure depuis plus de deux ans, se pose à chaque fois l'antagonisme entre partisans d'un financement classique par des endettements sur le "marché légal international" et partisans de ce qui est convenu de qualifier financements parallèles. s'il faut considérer la taille des fourchettes de l'un ou de l'autre système, on s'aperçoit que les deux fourchettes aussi acérées l'une que l'autre rivalisent de taille, la différence c'est que l'un des systèmes obéit à des règles, qui sont évidemment celles qu'il impose, et que l'autre pratique par des deals dans lesquels il emberlificote, ligote et essore souvent les partenaires. Il existe évidemment une troisième, celle d'aliéner une partie des meubles et immeubles patrimoniaux pour faire tourner la boutique. D'une confidence publique d'Andry Rajoelina lui-même, la Transition face aux besoins de l'Etat a coupé la poire en deux, en finançant partiellement le fonctionnement par les taxes perçues sur le (trafic) de bois précieux.
L'UE écarte tout plan de sauvetage pour l'Espagne, l'Italie et Chypre
La Commission européenne a affirmé qu'aucun plan de sauvetage n'est "sur la table" pour venir en aide à l'Espagne, l'Italie et Chypre, trois pays de la zone euro qui demeurent sous la pression croissante des marchés et des agences de notation. "La question d'un sauvetage n'est certainement pas sur la table, ce n'est pas une question qui est discutée", a soutenu Chantal Hugues, porte-parole du commissaire aux services financiers.
"Ce qui est important, c'est que les autorités prennent les mesures nécessaires en matière de consolidation fiscale. Nous sommes confiants" sur ce point, a-t-elle ajouté, estimant que la situation n'a pas "changé dans les derniers jours", ni à Madrid, ni à Rome. En dépit de la hausse des coûts d'emprunts, l'Espagne et l'Italie se "sont engagées à payer la prochaine tranche d'aide à la Grèce", qui doit être versée mi-septembre, a rappelé la porte-parole, alors que des rumeurs circulaient récemment sur la non participation de certains pays.
"Un mécanisme est prévu pour compenser le renchérissement du coût du crédit" et permettre à ces pays de participer, comme prévu, au plan d'aide en faveur de la Grèce, a-t-elle précisé, tout en affirmant que "les rumeurs disant que certains pays ne paieront pas sont non fondées".
RECORD DES OBLIGATIONS ESPAGNOLES ET ITALIENNES À 10 ANS
Par ailleurs, les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans ont atteint mardi de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro, les investisseurs craignant que le problème de la dette en zone euro n'empire à cause d'un ralentissement de la croissance économique.
En Espagne, le chef du gouvernement , José Luis Rodriguez Zapatero, a décidé de retarder son départ en vacances afin de surveiller la situation sur les marchés, l'Espagne faisant face à un regain de tension, comme les autres pays fragiles de la zone euro.
Interrogée sur la situation de Chypre, qui a vu sa note abaissée consécutivement par Standard & Poor's et Moody's, Mme Hugues a affirmé qu'il n'était "pas question d'un plan d'aide", sachant que le pays est "déterminé à faire le nécessaire en matière de consolidation fiscale". Lundi, la plus grande banque commerciale de Chypre, Bank of Cyprus, avait appelé le gouvernement de Nicosie à prendre rapidement des mesures pour éviter de demander à Bruxelles un plan de sauvetage financier.
Les pays de la zone euro se sont certes mis d'accord sur un deuxième sauvetage de la Grèce d'un montant d'environ 160 milliards d'euros et ont défini des mécanismes pour venir en aide aux autres pays en difficulté, mais de nombreuses zones d'ombres subsistent, ce qui inquiète les marchés.
"Ce qui est important, c'est que les autorités prennent les mesures nécessaires en matière de consolidation fiscale. Nous sommes confiants" sur ce point, a-t-elle ajouté, estimant que la situation n'a pas "changé dans les derniers jours", ni à Madrid, ni à Rome. En dépit de la hausse des coûts d'emprunts, l'Espagne et l'Italie se "sont engagées à payer la prochaine tranche d'aide à la Grèce", qui doit être versée mi-septembre, a rappelé la porte-parole, alors que des rumeurs circulaient récemment sur la non participation de certains pays.
"Un mécanisme est prévu pour compenser le renchérissement du coût du crédit" et permettre à ces pays de participer, comme prévu, au plan d'aide en faveur de la Grèce, a-t-elle précisé, tout en affirmant que "les rumeurs disant que certains pays ne paieront pas sont non fondées".
RECORD DES OBLIGATIONS ESPAGNOLES ET ITALIENNES À 10 ANS
Par ailleurs, les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans ont atteint mardi de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro, les investisseurs craignant que le problème de la dette en zone euro n'empire à cause d'un ralentissement de la croissance économique.
En Espagne, le chef du gouvernement , José Luis Rodriguez Zapatero, a décidé de retarder son départ en vacances afin de surveiller la situation sur les marchés, l'Espagne faisant face à un regain de tension, comme les autres pays fragiles de la zone euro.
Interrogée sur la situation de Chypre, qui a vu sa note abaissée consécutivement par Standard & Poor's et Moody's, Mme Hugues a affirmé qu'il n'était "pas question d'un plan d'aide", sachant que le pays est "déterminé à faire le nécessaire en matière de consolidation fiscale". Lundi, la plus grande banque commerciale de Chypre, Bank of Cyprus, avait appelé le gouvernement de Nicosie à prendre rapidement des mesures pour éviter de demander à Bruxelles un plan de sauvetage financier.
Les pays de la zone euro se sont certes mis d'accord sur un deuxième sauvetage de la Grèce d'un montant d'environ 160 milliards d'euros et ont défini des mécanismes pour venir en aide aux autres pays en difficulté, mais de nombreuses zones d'ombres subsistent, ce qui inquiète les marchés.
Monday, August 01, 2011
La dérobade de l'Europe face à la crise grecque
Trois ans après l'été meurtrier qui conduisit à la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, l'économie mondiale court vers un nouveau krach. L'activité industrielle ralentit fortement. Le marché interbancaire se ferme tandis que les financements en dollars se tarissent. Alimentées par l'inflation, les bulles spéculatives enflent sur les matières premières, l'immobilier ou le franc suisse, soit autant d'actifs improductifs. La dette publique, qui dépasse désormais 100 % du produit intérieur brut (PIB) dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), s'est substituée au crédit privé comme le vecteur de la prochaine catastrophe financière.
Dans le même temps, les bouleversements stratégiques se multiplient : révolutions dans le monde arabe, disparition de Ben Laden, tragédies en chaîne du Japon.
Nul ne peut ignorer que le XXIe siècle est placé sous le double signe de la mondialisation et des risques. Des risques systémiques qui transforment un choc local en crise mondiale. Des risques complexes dont les effets se cumulent : croissance et vieillissement démographique, révolutions scientifiques, dégradation de l'environnement, interdépendance et concurrence mêlées des nations et des continents.
La crise n'est donc plus économique et financière mais politique, liée à l'incapacité des Etats à faire face à la gestion des risques du XXIe siècle. Jamais depuis les années 1930, la politique n'a été aussi nécessaire face aux transformations radicales du système mondial ; rarement elle a été aussi défaillante, bredouillant les recettes du passé au lieu d'inventer l'avenir.
Les Etats-Unis échouent à trouver un accord de long terme pour restaurer leurs finances publiques par la hausse des impôts et la réduction des dépenses militaires et sociales ; ils ne se retrouvent que dans l'abus du privilège du dollar pour exporter l'inflation. La classe politique japonaise étale son impuissance à reconstruire le pays sur fond d'explosion de la dette (220 % du PIB). L'Europe prouve son incapacité à gérer les crises en accumulant les demi-mesures ruineuses pour la Grèce comme pour les contribuables des pays de la zone euro.
PRIORITÉ AU COURT TERME
Le nouveau plan d'aide n'est qu'un sursis, qui ne traite ni le problème économique du retour à la croissance, ni le problème financier de la décote de la dette grecque qui atteint aujourd'hui 50 % et dépassera demain 70 %, ni le risque de contagion à l'Europe méditerranéenne. En réalité, la crise ne manquera pas de rebondir, avec des coûts croissants pour la zone euro comme pour ses contribuables.
L'Occident, qui a su gouverner le capitalisme jusqu'à la chute de l'URSS, se trouve en plein désarroi, désarmé face aux chocs compte tenu du délabrement des finances publiques et du bilan des banques centrales. Les pays émergents, forts de leur faible endettement (35 % du PIB) et de la détention de 80 % des réserves de change, montrent une meilleure efficacité pour convertir leurs modèles économiques. Mais tous privilégient des stratégies non coopératives qui interdisent la gestion des nouveaux risques et la stabilisation de l'économie mondiale. Tous accordent la priorité au court terme.
La crise est exacerbée dans les démocraties occidentales par les difficultés économiques et financières ainsi que par la peur du déclassement qui nourrit le populisme et le terrorisme, comme l'illustre la tragédie norvégienne. Elle est en réalité universelle car elle découle de la remise en question de l'Etat-nation au sein duquel a été inventée la modernité.
L'Etat est en passe de perdre son monopole dans la gestion des risques. Il ne faut plus seulement réparer mais anticiper. Il ne suffit plus d'intervenir, il faut garantir la soutenabilité des actions publiques. L'Etat doit responsabiliser et coordonner les acteurs économiques et sociaux tout en transférant certaines compétences desouveraineté au plan international.
Voilà pourquoi la dérobade de l'Europe face à la crise grecque comporte une dimension universelle. L'Union européenne est la première construction multinationale fondée sur la liberté. Le double choc de l'élargissement et de la mondialisation a débouché sur la renationalisation des politiques économiques, au moment où le lancement de l'euro imposait le fédéralisme. L'intégration européenne est ainsi sous le feu des passions extrémistes et populistes, alors qu'elle constitue une réponse aux risques du XXIe siècle.
Voilà pourquoi la refondation de l'Europe à travers un accord franco-allemand, est impérative. Elle doit faire la vérité sur la durée de la crise, sur la fin de la croissance à crédit, sur la fausseté des principes qui ont présidé à la création de l'euro (impossibilité du défaut d'un Etat, absence de solidarité financière, respect des critères de Maastricht, indépendance absolue de la Banque centrale européenne...).
L'Europe ne peut plus être le bouc émissaire de l'impuissance des gouvernements nationaux ; elle doit être repensée, assumée et ancrée dans la conscience des citoyens comme le gestionnaire des risques systémiques. En prenant pour boussole la maxime de Montesquieu : "(...) Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe (...) et au genre humain, je le regarderais comme un crime."
Nicolas Baverez, économiste et historien
Dans le même temps, les bouleversements stratégiques se multiplient : révolutions dans le monde arabe, disparition de Ben Laden, tragédies en chaîne du Japon.
Nul ne peut ignorer que le XXIe siècle est placé sous le double signe de la mondialisation et des risques. Des risques systémiques qui transforment un choc local en crise mondiale. Des risques complexes dont les effets se cumulent : croissance et vieillissement démographique, révolutions scientifiques, dégradation de l'environnement, interdépendance et concurrence mêlées des nations et des continents.
La crise n'est donc plus économique et financière mais politique, liée à l'incapacité des Etats à faire face à la gestion des risques du XXIe siècle. Jamais depuis les années 1930, la politique n'a été aussi nécessaire face aux transformations radicales du système mondial ; rarement elle a été aussi défaillante, bredouillant les recettes du passé au lieu d'inventer l'avenir.
Les Etats-Unis échouent à trouver un accord de long terme pour restaurer leurs finances publiques par la hausse des impôts et la réduction des dépenses militaires et sociales ; ils ne se retrouvent que dans l'abus du privilège du dollar pour exporter l'inflation. La classe politique japonaise étale son impuissance à reconstruire le pays sur fond d'explosion de la dette (220 % du PIB). L'Europe prouve son incapacité à gérer les crises en accumulant les demi-mesures ruineuses pour la Grèce comme pour les contribuables des pays de la zone euro.
PRIORITÉ AU COURT TERME
Le nouveau plan d'aide n'est qu'un sursis, qui ne traite ni le problème économique du retour à la croissance, ni le problème financier de la décote de la dette grecque qui atteint aujourd'hui 50 % et dépassera demain 70 %, ni le risque de contagion à l'Europe méditerranéenne. En réalité, la crise ne manquera pas de rebondir, avec des coûts croissants pour la zone euro comme pour ses contribuables.
L'Occident, qui a su gouverner le capitalisme jusqu'à la chute de l'URSS, se trouve en plein désarroi, désarmé face aux chocs compte tenu du délabrement des finances publiques et du bilan des banques centrales. Les pays émergents, forts de leur faible endettement (35 % du PIB) et de la détention de 80 % des réserves de change, montrent une meilleure efficacité pour convertir leurs modèles économiques. Mais tous privilégient des stratégies non coopératives qui interdisent la gestion des nouveaux risques et la stabilisation de l'économie mondiale. Tous accordent la priorité au court terme.
La crise est exacerbée dans les démocraties occidentales par les difficultés économiques et financières ainsi que par la peur du déclassement qui nourrit le populisme et le terrorisme, comme l'illustre la tragédie norvégienne. Elle est en réalité universelle car elle découle de la remise en question de l'Etat-nation au sein duquel a été inventée la modernité.
L'Etat est en passe de perdre son monopole dans la gestion des risques. Il ne faut plus seulement réparer mais anticiper. Il ne suffit plus d'intervenir, il faut garantir la soutenabilité des actions publiques. L'Etat doit responsabiliser et coordonner les acteurs économiques et sociaux tout en transférant certaines compétences desouveraineté au plan international.
Voilà pourquoi la dérobade de l'Europe face à la crise grecque comporte une dimension universelle. L'Union européenne est la première construction multinationale fondée sur la liberté. Le double choc de l'élargissement et de la mondialisation a débouché sur la renationalisation des politiques économiques, au moment où le lancement de l'euro imposait le fédéralisme. L'intégration européenne est ainsi sous le feu des passions extrémistes et populistes, alors qu'elle constitue une réponse aux risques du XXIe siècle.
Voilà pourquoi la refondation de l'Europe à travers un accord franco-allemand, est impérative. Elle doit faire la vérité sur la durée de la crise, sur la fin de la croissance à crédit, sur la fausseté des principes qui ont présidé à la création de l'euro (impossibilité du défaut d'un Etat, absence de solidarité financière, respect des critères de Maastricht, indépendance absolue de la Banque centrale européenne...).
L'Europe ne peut plus être le bouc émissaire de l'impuissance des gouvernements nationaux ; elle doit être repensée, assumée et ancrée dans la conscience des citoyens comme le gestionnaire des risques systémiques. En prenant pour boussole la maxime de Montesquieu : "(...) Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe (...) et au genre humain, je le regarderais comme un crime."
Nicolas Baverez, économiste et historien
La plus grande tour de l’Océan Indien construite à Madagascar
100 mètres, c’est la hauteur finale que mesurera la Tour Orange, actuellement en construction dans une zone industrielle de Antananarives à Madagascar. Cet impressionnant building sera alors le plus haut de l’Océan Indien.
La plus grande tour de l'Océan Indien construite à Madagascar
Actuellement élevée à 75 mètres, la Tour Orange domine déjà le quartier industriel d’Ankorondrano, à Antananarivo dans le Nord-Est de Madagascar. A la fin du chantier, ce bâtiment comptera 30 étages et mesurera une centaine de mètres. La tour s’imposera comme la plus haute de la Grande Ile et de l’ensemble de l’Océan Indien. Articulée sur trois noyaux, dont le central, bâti sur des charpentes métalliques et deux autres en béton.
Du haut du 20 ème étage, la tour offre déjà une vue panoramique sur toute la ville d’Antananarives. En face le palais de la reine Manjakamiadana, d’un côté de la ville les rizières et cabanes et de l’autre le grand supermarché Jumbo Score.
Le chantier de cette construction qui utilise des technologies modernes et récentes est assuré par une majorité d’ouvriers malgaches. Pour le Ministre des Travaux Publics et de Météorologie, Alain Razafimbelo, l’érection de la Tour Orange est une grande fierté, d’autant que ce bâtiment attirera de nouveaux investisseurs.
La plus grande tour de l'Océan Indien construite à Madagascar
Actuellement élevée à 75 mètres, la Tour Orange domine déjà le quartier industriel d’Ankorondrano, à Antananarivo dans le Nord-Est de Madagascar. A la fin du chantier, ce bâtiment comptera 30 étages et mesurera une centaine de mètres. La tour s’imposera comme la plus haute de la Grande Ile et de l’ensemble de l’Océan Indien. Articulée sur trois noyaux, dont le central, bâti sur des charpentes métalliques et deux autres en béton.
Du haut du 20 ème étage, la tour offre déjà une vue panoramique sur toute la ville d’Antananarives. En face le palais de la reine Manjakamiadana, d’un côté de la ville les rizières et cabanes et de l’autre le grand supermarché Jumbo Score.
Le chantier de cette construction qui utilise des technologies modernes et récentes est assuré par une majorité d’ouvriers malgaches. Pour le Ministre des Travaux Publics et de Météorologie, Alain Razafimbelo, l’érection de la Tour Orange est une grande fierté, d’autant que ce bâtiment attirera de nouveaux investisseurs.
Grâce aux bois de rose, l'état va pouvoir assainir ses finances
Les agents de l'Etat peuvent dormir sur leurs oreillers : les finances de l'Etat ne rencontrent aucun problème. Les grognes et autres revendications financières par les nouvelles recrues de l'Armée, les agents électoraux des fokontany mais aussi les étudiants seront résolues d'ici peu. Andry Rajoelina a donné l'assurance, hier soir à son arrivée à Ivato, en affirmant qu'il a donné ordre au Premier ministre de ne tolérer aucune défaillance des responsables étatiques, étant entendu qu'aucun problème financier n'existe au niveau de l'Etat en dépit des sanctions internationales.
L'homme fort de la Transition a rassuré les citoyens en révélant par exemple que les taxes imposées sur le bois de rose ont permis à l'Etat de collecter des recettes d'environ 40 milliards Ar en 2009. Les notes économiques établies par les bailleurs de fonds estiment à environ 200 millions de dollars le montant global des recettes de l'Etat qui avait exigé des taxes de la part des pseudo-trafiquants, du fait que les coupes de bois de rose étaient une réalité.
" Cette taxe a permis d'équilibrer les finances publiques de l'Etat ", a d'ailleurs reconnu le président de la Transition en réitérant toutefois son engagement contre le trafic de ce bois précieux. Ainsi, le chef de la Transition Andry Rajoelina a indiqué que des opérations d'inventaires des stocks de bois de rose sont actuellement menées dans les régions du nord de la Grande Ile. Aussi, chaque personne disposant d'un stock de bois de rose devra-t-elle faire une déclaration auprès du ministère de tutelle pour légaliser sa situation sans que cela ne veuille dire autorisation d'exportation, encore moins amnistie sur une exploitation interdite par la loi.
Un document devrait sortir de cette grande opération, afin d'établir une méthode et un programme de gestion du bois de rose. Il est vrai que l'inventaire mené actuellement pourrait servir à l'évaluation du stock aux fins d'une commercialisation légale et bénéfique pour le pays. Ce serait en effet une rentrée d'argent assez importante pour l'Etat malgache qui peine aujourd'hui à financer l'organisation des élections à venir sans un financement international, alors que l'exportation de bois de rose et d'autres ressources naturelles du pays peut constituer une alternative.C'est ce qu'on appelle : faire feu de tout bois...
Sur ce sujet notamment l'organisation des élections, Andry Rajoelina a souligné qu'il appartient aux politiques de déterminer des scrutins à réaliser prochainement, même s'il a rappelé que le mandat des maires arrive à terme à la fin du mois de novembre.
En tout cas, le président de la HAT a révélé que les informations à lui communiquées, indiquent que la refonte de la liste électorale s'est déroulée sans problème et laisse envisager un optimisme sur la tenue des élections. Reste à savoir quel genre de scrutin sera organisé. Les municipales et régionales comme on laisse l'entendre ou la présidentielle dont le pays a besoin pour sortir de la crise ? Touchons du bois de rose.
L'homme fort de la Transition a rassuré les citoyens en révélant par exemple que les taxes imposées sur le bois de rose ont permis à l'Etat de collecter des recettes d'environ 40 milliards Ar en 2009. Les notes économiques établies par les bailleurs de fonds estiment à environ 200 millions de dollars le montant global des recettes de l'Etat qui avait exigé des taxes de la part des pseudo-trafiquants, du fait que les coupes de bois de rose étaient une réalité.
" Cette taxe a permis d'équilibrer les finances publiques de l'Etat ", a d'ailleurs reconnu le président de la Transition en réitérant toutefois son engagement contre le trafic de ce bois précieux. Ainsi, le chef de la Transition Andry Rajoelina a indiqué que des opérations d'inventaires des stocks de bois de rose sont actuellement menées dans les régions du nord de la Grande Ile. Aussi, chaque personne disposant d'un stock de bois de rose devra-t-elle faire une déclaration auprès du ministère de tutelle pour légaliser sa situation sans que cela ne veuille dire autorisation d'exportation, encore moins amnistie sur une exploitation interdite par la loi.
Un document devrait sortir de cette grande opération, afin d'établir une méthode et un programme de gestion du bois de rose. Il est vrai que l'inventaire mené actuellement pourrait servir à l'évaluation du stock aux fins d'une commercialisation légale et bénéfique pour le pays. Ce serait en effet une rentrée d'argent assez importante pour l'Etat malgache qui peine aujourd'hui à financer l'organisation des élections à venir sans un financement international, alors que l'exportation de bois de rose et d'autres ressources naturelles du pays peut constituer une alternative.C'est ce qu'on appelle : faire feu de tout bois...
Sur ce sujet notamment l'organisation des élections, Andry Rajoelina a souligné qu'il appartient aux politiques de déterminer des scrutins à réaliser prochainement, même s'il a rappelé que le mandat des maires arrive à terme à la fin du mois de novembre.
En tout cas, le président de la HAT a révélé que les informations à lui communiquées, indiquent que la refonte de la liste électorale s'est déroulée sans problème et laisse envisager un optimisme sur la tenue des élections. Reste à savoir quel genre de scrutin sera organisé. Les municipales et régionales comme on laisse l'entendre ou la présidentielle dont le pays a besoin pour sortir de la crise ? Touchons du bois de rose.
Sunday, July 31, 2011
La dette des Etats-Unis : le Congrès de la Honte

La manière dont les Républicains ont géré leur majorité a la Chambre des Représentants fait du Congrès celui de la honte pour les Etats-Unis. Le plan Boehner est passé à la Chambre, malgré le fait que 22 Républicains ont suivi les Démocrates dans un vote négatif. Le rejet par le Senat était prévisible.
Entre les deux plans, deux différences essentielles : Les Républicains ne veulent pas réduire les dépenses militaires liées aux guerres d’Iraq et Afghanistan (1.200 milliards de dollars dans le plan démocrate) et ils ne sont pas disposés à donner une autorisation qui aille au-delà de l’élection présidentielle. Ils veulent a tout prix faire de cette question un enjeu électoral.
Entendons-nous bien. Le déficit budgétaire est trop élevé, mais le refus d’augmenter les impôts des plus fortunés, de toucher au budget exorbitant de la défense, et de maintenir les privilèges de certaines entreprises -alors que les Démocrates avaient commencé à toucher à certains avantages sociaux- est irresponsable. Qui plus est, si l’augmentation ne passe pas, le cout financier de la dette publique américaine augmenterait, créant un surcroît de déficit budgétaire de 100 à 200 milliards de dollars.
Mais ce n’est pas le débat. Il ne s’agit pas d’une approbation du budget. Il a été approuvé à la fin 2010 après une concession majeure des Démocrates : le maintien des avantages fiscaux des contribuables les plus fortunés. Le seul abandon des privilèges de l’ère Bush, diminuerait à terme la dette publique américaine de 2.000 milliards de dollars, selon une étude publiée par JP Morgan ce vendredi.
Il s’agit ici de donner au Gouvernement la possibilité de « payer ses factures » comme le disait le Président Obama hier. L’hypocrisie est totale : on vote un budget et on bloque les autorisations d’emprunt de ce budget. Il est irresponsable de voter un budget et de ne pas donner au Gouvernement les moyens de le financier. Ce double langage est proprement scandaleux.
Faut-il rappeler que dans les 14.000 milliards de dollars de dette publique la seule guerre en Irak atteint un montant de 3.000 milliards de dollars ? Que la guerre en Afghanistan représente plus de 1.000 milliards ?
Ce faisant les Etats-Unis risquent de s’empaler sur leur propre sabre, et la réaction de Wall Street a enfin commencé a faire savoir au Congres que plus personne n’accepte cette attitude. Une impasse le 2 aout pourrait provoquer une crise mondiale des finances publiques comme nous n’en avons jamais connue.
Je suis convaincu que, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, nos dirigeants politiques et les élus du peuple ont perdu leur compas. Rivés plus que jamais sur leurs échéances électorales et maladives des sondages, Ils sont devenus incapables de prendre des décisions cohérentes.
Si le problème va au-delà des Etats-Unis, le blocage politique aux Etats-Unis est dramatique. Car l’inquiétude, la vraie, c’est un retour à la croissance faible. Les chiffres corrigés de la croissance américaine au second trimestre représentent une baisse de 50% par rapport au premier trimestre. Nous n’avons pas de croissance en Occident et nous continuons à vouloir a tout prix maintenir un train de vie des Etats qui est au-dessus de leurs moyens. Quant à Madame Lagarde (FMI) qui tance Madame Lagarde (Ministre des Finances) sur le déficit budgétaire français, ce serait comique si ce n’était dramatique.
Lors du post que j’ai publié en novembre 2010 et qui annonçait cette crise, au milieu d’un scepticisme général, je me suis permis de conclure que la démocratie est en jeu. Plus que jamais, des deux côtés de l’Atlantique, c’est le fonctionnement des institutions démocratiques qui est menacé par une politisation à outrance qui ignore le bien-être général et ne cherche que sa propre satisfaction narcissique et électorale.
Même si, en fin de compte, le problème se résout, une partie du dommage est irréversible. Pour le reste du monde (et je suis en ce moment en Asie), le simple fait que des problèmes aussi fondamentaux se posent aux Etats-Unis est une énorme surprise, qui les amènera incontestablement a être plus prudents dans leurs évaluation du risque américain.
Accord provisoire en vue sur la dette américaine
A 48 heures de la date butoire à partir de laquelle les Etats-Unis se retrouveront en situation de défaut de paiement, le suspense est à son comble. Selon plusieurs hauts responsables américains, un accord de dernière minute serait en train de se dessiner entre les dirigeants démocrates et républicains du Congrès et la Maison Blanche. Cet accord viserait à relever le plafond de la dette de près de près de 3 000 milliards de dollars, et prévoirait des réductions budgétaires d'un montant équivalent.
Le chef de la minorité républicaine du Sénat américain, Mitch McConnell, a déclaré dimanche sur CNN : "Nous sommes très proches d'un accord, nous avons eu une excellente journée hier". Il a apporté quelques précisions sur les principaux points de l'accord en discussion, dont les termes encore à finaliser sont susceptibles de changer au cours des prochaines heures :
Relèvement du plafond et réduction budgétaires. L'accord vise à relever le plafond de la dette - actuellement de 14 294 milliards de dollars - d'environ 2 800 milliards de dollars. Ce relèvement interviendrait en deux étapes : une première tranche couvrirait environ 1 000 milliards de dollars, accompagnée de coupes d'un montant équivalent sur 10 ans.
En tout, les discussions portent sur 3 000 milliards de dollars de baisse des dépenses sur dix ans, a précisé Mitch McConnell. Une commission spéciale bipartite serait également créée afin d'identifier d'autres postes pouvant être soumis à des réductions avant la fin de l'année. Cet organe serait chargé de faire des recommandations sur quelque 1 800 milliards de nouvelles réductions budgétaires avant Thanksgiving, fin novembre.
Une commission spéciale. L'accord mettrait sur pieds une commission spéciale bipartite du Congrès chargée de faire des recommandations équivalentes à la deuxième tranche de relèvement du plafond de la dette, soit environ 1 800 milliards de dollars. Les recommandations devraient être publiées à Thanksgiving, fin novembre, cette année, a précisé M. McConnell.
Mécanisme contraignant. En cas de blocage au sein de la commission spéciale, un mécanisme contraignant se mettrait en place, imposant automatiquement un certain nombre de coupes, y compris pour la défense et le programme de santé Medicare pour les personnes âgées. C'est sur ce point notamment que les négociations ont stagné ces derniers jours.
LA HAUSSE DES IMPÔTS AU CŒUR DES DISCUSSIONS
Les deux parties ont fait des concessions au fil des négociations, mais leurs positions restent largement opposées. D'un côté, les républicains réclament des baisses d'impôts et des réductions budgétaires drastiques. De l'autre, les démocrates veulent accompagner la rigueur budgétaire d'efforts fiscaux de la part des plus riches.
M. McConnell a également affirmé que le compromis ne prévoyait aucune hausse d'impôts sous aucune forme. Ce dernier point risque de mal passer auprès de certains démocrates. Le président Obama lui-même avait espéré une augmentation des revenus, notamment en taxant les ménages les plus riches et certaines niches fiscales.
"IL N'Y A PAS D'ACCORD. L'HORLOGE TOURNE"
Sur son compte Twitter, le directeur de la communication de la Maison Blanche, Dan Pfeiffer, a tempéré l'enthousiasme ambiant. Républicains et démocrates ne sont pas parvenus à trouver un accord sur un relèvement du plafond d'endettement de Washington, écrit-il : "D'importantes difficultés doivent encore être résolues".
Le chef de file des démocrates au Sénat, Harry Reid, s'est dit "prudemment optimiste", mais souligne également qu'aucun accord n'a pour le moment émergé des négociations. Le conseiller de Barack Obama, David Plouffe, s'est lui aussi voulu prudent : "La journée d'aujourd'hui (dimanche) est bien évidemment cruciale", a-t-il déclaré dans l'émission "Meet the Press" sur la chaîne NBC. "Il n'y a pas d'accord. L'horloge tourne", a-t-il rappelé.
Le sénateur démocrate Charles Schumer a assuré sur CBS qu'il se sentait "beaucoup mieux" maintenant qu'il savait qu'un défaut pouvait être évité. Mais il a aussi estimé sur CNN qu'il y a avait "encore beaucoup d'espaces blancs à remplir".
De son côté, l'économiste Mark Zandi, de l'agence Moody's, a qualifié dimanche de "bonnes nouvelles" les derniers développements sur un projet d'accord au Congrès.
En relevant ainsi le plafond de la dette, qui permettra au Trésor d'emprunter de l'argent frais, le Congrès éviterait que les Etats-Unis ne soient plus en mesure de rembourser leurs créances après la date butoir du mardi 2 août ou de devoir faire des choix dans le paiement d'aides sociales et de retraites ou des traitements des fonctionnaires.
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