Monday, June 14, 2010

Thursday, June 10, 2010

COFACE: Madagascar dans la liste noire

Depuis la crise de 2009, les organismes internationaux de notation des performance économique et politique ne cessent de déclasser Madagascar. Ce qui provoque une fuite des capitaux.



« Les perspectives économiques et politiques très incertaines et un environnement des affaires comportant de nombreuses lacunes sont de nature à détériorer sensiblement le comportement de paiement. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est élevée ». Plus que jamais, la situation économique et politique à Madagascar correspond à cette notation de la COFACE (Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur) qui classe toujours la Grande Ile dans la catégorie C, regroupant les pays à très haut risque pour les investissements directs étrangers.

Coup d'Etat

En tout cas, cette constatation de la COFACE, dont les informations sont très suivies sur le plan du commerce et des investissements internationaux, ne fait que concourir à la mauvaise image de Madagascar sur le plan mondial. L'analyse de la COFACE confirme par ailleurs que cette crise a fait beaucoup trop de mal au pays. Selon la COFACE, « La combinaison de la crise politique et de la crise économique a fait chuter la croissance en 2009. Le coup d’Etat a conduit à la remise en cause des flux d’IDE et à la suspension d’une part significative de l’aide bi- et multilatérale (hors aide humanitaire), la communauté internationale ne voulant pas cautionner le renversement d’un gouvernement élu. Par ailleurs, l’effondrement de la demande étrangère a contribué à la chute des exportations malgaches qui ont affecté les secteurs textile, des mines et de la pêche. Les recettes touristiques ont baissé significativement dans le contexte d’incertitude politique. Le bâtiment et les travaux publics ont pâti de la réduction de l’aide internationale »

La note de la COFACE de continuer que: « La persistance de la crise politique freine la reprise de l’activité. La relance des flux d’aides internationales reste, en effet, suspendue au retour à l’ordre constitutionnel. Dans ce contexte, le secteur du BTP, tributaire de l’aide au développement, devrait rester atone. Par ailleurs, l’achèvement des mines d’ilménite, de nickel-cobalt et de charbon, reste suspendu à la reprise des flux d’aides internationales et au maintien des IDE. En outre, le secteur touristique, malgré un léger rebond, continue de pâtir de l’incertitude politique.

Triste réalité

Des notes négatives, en somme, et qui ne font qu'aggraver la position internationale du pays. Ce, d'autant plus que d'autres organismes internationaux confirment cette triste réalité dans leurs analyses, notamment sur l'environnement des affaires à Madagascar où il devient de plus en plus difficile de travailler. A l'instar de la Banque Mondiale qui, dans une récente étude sur le secteur privé, annonce que « la promotion du secteur privé est fortement liée à la mise en place d'un climat des affaires qui réduit les coûts de création d'opérations des entreprises dans le pays. » Cette étude de continuer: « Plus grave, plusieurs carences ont augmenté à la suite de la crise politique, affectant la confiance des investisseurs qui retardent où annulent leurs projets, où même préfèrent partir à l'étranger ». En somme, la crise actuelle se trouve plus que jamais à l'origine des maux du pays. Les politiciens le comprennent-ils?

Tuesday, June 08, 2010

L'ACTA, l'Inde et la Chine



L'Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) est un traité international sur le droit d'auteur, négocié de façon informelle et en secret entre l'Australie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Jordanie, le Maroc, Singapour, les Etats-Unis, l'Union européenne, la Suisse, le Japon, les Émirats arabes unis et le Canada, depuis 2007. Le but du traité serait d'harmoniser la manière dont ces pays protègent la propriété intellectuelle, tant en ce qui concerne la contrefaçon "classique" (médicaments, sacs…) que la contrefaçon numérique (téléchargement illégal). Décryptage avec Michael Geist, chercheur en droit d'Internet à l'université d'Ottawa, au Canada.

La Chine et l'Inde laissent entendre qu'elles s'opposeront à l'ACTA. Pourquoi ces deux poids lourds économiques sont-ils contre ce traité ?

Michael Geist : Ce n'est pas une surprise ; une telle possibilité était déjà évoquée il y a un an. Je pense que l'ACTA représente une menace significative pour de nombreux pays en voie de développement. Il réduirait leur marge de manœuvre au sein des institutions que sont l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Surtout, les Etats-Unis et l'Europe considèrent que l'ACTA ne doit pas s'appliquer aux seuls pays qui négocient, mais à tous les pays. La Chine et l'Inde craignent donc de devoir se plier aux standards édictés par l'ACTA, alors qu'elles sont exclues des négociations.

La Commission européenne a publié fin avril une "version consolidée" du traité. Négociée depuis plus de deux ans, elle n'avait pas fait l'objet jusqu'alors de communication officielle. Pourquoi l'Inde et la Chine se manifestent-elles seulement aujourd'hui ?

Le calendrier présente une opportunité pour les deux pays : l'Organisation mondiale du commerce réunit, les 8 et 9 juin, un conseil sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Le fait qu'une version "officielle" ait été rendue publique, fin avril, permet aussi aux gouvernements de se positionner plus facilement, car il n'existait jusqu'alors que des versions non-officielles, disponibles sur Internet.

Par ailleurs, le prochain tour de négociations sur l'ACTA aura lieu dans trois semaines en Suisse. Les négociateurs font pression pour que l'accord soit entériné d'ici la fin de l'année. Si les pays qui souhaitent s'opposer ne parlent pas maintenant, il sera peut-être bientôt trop tard...

De telles pressions de la part de l'Inde et de la Chine peuvent-elles réellement peser sur les négociations ?

Des organisations non-gouvernementales sont déjà parvenues à faire pression sur les gouvernements afin qu'ils fassent preuve de transparence et publient les documents des tractations. Si des Etats comme l'Inde et la Chine critiquent à la fois le processus et la substance des négociations, cela peut avoir un impact.

D'autres pays envisagent-ils de rejoindre le front sino-indien ?

Certains États, comme le Brésil, l'Argentine et l'Égypte, semblent partager l'avis de la Chine et de l'Inde. La manière dont les négociateurs d'ACTA vont intégrer cette opposition aura une influence sur la crédibilité de l'accord. Si le traité ACTA doit ensuite s'imposer à tous, il faut que chacun soit inclus dans les négociations dès le début.

Monday, June 07, 2010

Il fallait s'y attendre: La sanction européenne est confirmée

L'aide humanitaire et d'urgence n'est pas affectée. L'appui budgétaire prévu dans les programmes indicatifs nationaux (PIN) des 9e et 10e FED est suspendu. Les projets et programmes déjà en cours au titre du 9e FED continueront à être exécutés à l'exception des actions et paiements impliquant directement le gouvernement et ses agences. Les modifications et avenants aux contrats en cours sont examinés au cas par cas. Les nouveaux contrats sont suspendus. La mise en oeuvre du PIN-10ème FED est suspendue. La Commission européenne peut mettre en oeuvre certains projets et programmes profitant directement à la population. Telles sont les « mesures appropriées » prises hier par le Conseil de l'UE « relatives à la conclusion de la procédure de consultation avec la République de Madagascar au titre de l'article 96 de l'accord de partenariat ACP-UE ».
500 millions d'euros. Ces « mesures appropriées » font perdre à l'économie nationale une aide budgétaire évaluée jusqu'à 500 millions d'euros étalés sur 5 ans. « D'après nos calculs et compte tenu des différentes procédures qui sont compliquées pour l'Union européenne, si on avait eu une reprise des activités, c'est à dire une solution politique dans le courant de cette année, le dixième FED aurait pu être mis en oeuvre à partir de 2012... », a déploré à la RFI, Mme Noro Andriamamonjiarisoa du GEM. Par contre, en coordination avec le GIC-M, l'UE ne rompt pas le dialogue politique. Ce dialogue politique pourrait conduire à la reprise de l'aide avec trois conditions préalables: arrangement consensuel pour un gouvernement de transition, élaboration d'une feuille de route claire en vue de la tenue d'élections, qui soit acceptable pour les parties concernées et permette une campagne électorale libre et régulière, élections régulières, reconnues comme telles par la communauté internationale et pouvant donner une légitimité démocratique au nouveau gouvernement.

17 mars 2009. L'UE a fondé sa décision sur l'événement du 17 mars 2009. Elle considère que « le transfert par la force du pouvoir survenu à Madagascar le 17 mars 2009 constitue une violation flagrante de la démocratie et de l'Etat de droit, éléments essentiels de l'accord de Cotonou conclu entre l'UE et les pays de l'ACP. » La décision du Conseil de l'UE, réuni à Luxembourg le 07 juin 2010, déplore que malgré la poursuite des consultations après la réunion de Bruxelles du 6 juillet 2009, les autorités de fait se soient engagées dans un processus de transition unilatéral. En tout cas, la décision de l'UE est un coup dur pour la HAT. L'histoire nous a appris qu'aucun régime n'a pu résister au manque des financements des baîlleurs de fonds traditionnels: Didier Ratsiraka en 1981, Zafy Albert en 1996 avec son fameux financement parallèle et Marc Ravalomanana en 2009. Actuellement, Andry Rajoelina tente de faire exception avec l'argent des chinois. Attention danger.

Les Razafindramanana

Saturday, June 05, 2010

Friday, June 04, 2010