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Vidéo envoyée par SaveManny
Plonger l’instrument à nettoyer dans un verre d’eau où deux capsules de Fandio ont été versées. Après cinq minutes d’immersion, la désinfection est faite. Un geste simple qui sauve des vies. Il a fallu trois années de recherches pour que la société Sigma découvre cette formule composée d’extraits d’huiles essentielles de Madagascar. Christian Rajaosafara, directeur général de Sigma précise : «Ce produit a été entièrement fabriqué avec des matières premières locales. Les laboratoires internationaux Texcell France et SABS de l’Afrique du Sud ont certifié son efficacité.» L’objectif est de créer un produit de masse, «qui allie qualité et accessibilité». Dans un premier temps, 500.000 flacons seront gratuitement distribués dans les quatre coins de l’île d’ici trois mois. «Plus tard, ils seront disponibles à prix abordables», affirme Fenosoa Ratsimanetrimanana, secrétaire général du comité national de lutte contre le Sida (CNLS).
Coiffeurs, tatoueurs, médecins, dentistes seront entre autres les premiers grands utilisateurs de ce produit bien qu’il soit aussi indiqué pour le simple citoyen. Mais la vigilance en matière de prévention n’est pas encore une habitude. «Bien que la sensibilisation et l’information aient déjà été faites, nous n’avons disposé d’aucune solution durable pour éviter que le virus ne se transmette à travers la manipulation des ces instruments coupants. Ce nouveau produit représente donc une avancée importante dans la lutte contre le Sida tant à Madagascar qu’en Afrique.»
Ce nouveau produit sera ainsi disponible dans toutes les régions et particulièrement dans les zones vulnérables afin de devenir une solution durable pour une prévention efficace.
La lutte contre le Sida en chiffre
L’année a été plutôt fructueuse dans le domaine de la prévention et la sensibilisation sur l’utilisation de préservatifs a été importante. Six millions de préservatifs ont été vendus en 2002, contre 25 millions cette année. Un peu moins de 190.000 personnes ont été dépistées depuis 2001, dont 140.000 cette année. 189 personnes sont séropositives, 82 sont prises en charge par le gouvernement. Mais le Sida a aussi laissé ses marques dans l’enfance : 1404 enfants vulnérables ou orphelins du Sida sont ainsi recensés et bénéficient d’un soutien financier de l’Etat.
On estime que 80% des Malgaches sont conscients de l’existence du Sida. Une sensibilisation relayée par le système Allô Fanantenana qui depuis sa création il y a huit mois a reçu 800 appels de personnes désireuses de s’informer, de recevoir des conseils ou des explications. 65 centres de dépistages volontaires ont été créés. 900 centres de prévention de la transmission mère et enfant ont été mis sur pied depuis 2001 dont 533 cette année.
Ce sont les éléments de la brigade de gendarmerie d’Androka, dans le district d’Ampanihy qui a réussi à le coincer au début de ce mois. Pour l’instant, il est en détention à la section de recherches criminelles de Toliara. Il devrait être déféré au plus tard au début de la semaine prochaine.
C’est au mois de juillet que les autorités concernées se sont vraiment concentrées sur l’affaire, suite à des renseignements dénonçant la combine. Une combine qui, faut-il le rappeler, remonte en 1998. Les personnes impliquées sont, respectivement, six employés du Trésor, du ministère des Finances et deux cadres supérieurs de deux hôpitaux de la capitale. En gros, leur chef d’inculpation se résume à un faux et usage de faux documents avec des astuces où un non averti perdrait son latin. Par exemple, le fait qu’ils «prêtent» des millions d’ariary un vendredi à un Karana, que ce dernier rembourse le mardi suivant, avec tout ce que cela comporte de marge bénéficiaire. La plupart du temps, le Karana s’acquitte régulièrement de la somme, et la marge est partagée entre les six employés impliqués dans la combine. Lorsque l’emprunteur n’arrive pas à régler sa dette dans le délai imparti, des faux documents sont «injectés» pour masquer le trou, et quand la somme à verser est enfin au complet, elle n’ira plus dans les caisses, mais sera distribuée «à qui de droit».
Concernant les budgets des deux hôpitaux, ils sont censés sortir du Trésor par le biais d’un bon de sortie. Mais une fois débloquées, les sommes n’arriveront pas à leurs destinataires, en l’occurrence les hôpitaux, puisque les huit personnes se les distribuent. Les hôpitaux, eux, recevront des faux documents accusant réception du budget de fonctionnement.
Toutes ces manipulations machiavéliques ont été perpétrées depuis 1998 jusqu’en juillet 2006, date à laquelle les autorités compétentes ont enfin découvert le pot aux roses. Les inculpés ne s’y attendaient pas, ce qui explique en partie leurs aveux durant l’enquête. Les inculpés étaient toujours retenus chez le doyen des juges, hier dans la soirée.