Sunday, September 11, 2011

Un été à Paris















Troika de la SADC: Consensus d’abord, signature après

Beaucoup de naïveté chez certains tenants du pouvoir qui estiment que la troïka de la Sadc, dont les premiers émissaires débarqueront demain dans l’île, va entériner la signature de la feuille de route. L’évènement, rappelons-le, est programmé pour le 16 septembre dans l’après-midi, par le régime de transition. Impressionnée par la ferme détermination de l’exécutif malgache, pense-t-on, la Sadc se ralliera à l’initiative du 16 septembre et cautionnera l’opération.
C’est mal connaître l’entité d’Afrique Australe. Celle-ci ne fera rien d’autre que ce qu’elle a fait depuis plus de deux ans déjà : attendre que les quatre mouvances s’entendent sur un processus de sortie de crise avant de donner son aval. Rappelons que la troïka a pris pour la première fois en main le dossier malgache le 31 mars dernier à Livingstone (Zambie). On s’attendait à une décision franche, concernant notamment la feuille de route adoptée et signée à Ivato par les parties malgaches trois semaines auparavant. Il n’y eut rien de tel, la troïka s’étant contentée d’une vague exhortation au consensus et à l’inclusivité.

Beaucoup de commentaires en tout cas sur l’attitude de la Sadc faite surtout d’hésitation et de tergiversation. On dit surtout que l’entité, sous l’impulsion du Sud-Africain Jacob Zuma est résolument favorable à Marc Ravalomanana et ne veut faire aucun cadeau au régime de transition. C’est la raison pour laquelle, dit-on, elle ajourne d’un sommet à l’autre la signature de la feuille de route. En fait, on notera une grande constance dans la position de la Sadc : à Madagascar, les mouvances rivales doivent s’entendre sur la sortie de crise, et entrer ensemble dans les institutions de la transition. Dans son esprit en effet, si les mouvances rivales prennent en charge collégialement l’organisation des élections, c’est là un gage de neutralité et de crédibilité pour les scrutins de sortie de crise. La devise de la Sadc est donc celle-ci : consensus d’abord, signature après.

Si la Sadc se montre ferme dans sa position et ne dévie pas de la ligne qu’elle s’est tracée, c’est aussi car elle est soutenue en cela par la communauté internationale. L’Union européenne tient par exemple le même discours sur la con-sensualité, comme on le constate dans la résolution du Parlement européen de juin dernier. Cette instance appelle « à la mise en place d’un gouvernement neutre, consensuel et pluraliste qui aura en charge le lancement d’un processus électoral transparent et indépendant ». Consciente de la responsabilité particulière qui lui incombe, la Sadc mène la médiation avec une rigueur sans faille. Elle ne se laisse pas berner par un régime de transition qui, pour faire croire qu’il a la majorité derrière lui, a pulvérisé les quatre mouvances et morcelé la classe politique. Cautionner une feuille de route non signée par les trois mouvances, cela ferait le jeu de ce que l’Union Européenne appelle « un régime illégal qui monopolise les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ».

Pas de signature appuyée par la communauté internationale donc sans la participation des trois mouvances. On encouragera les initiatives actuelles qui visent à installer autour d’une table les mouvances rivales et à tenter de les amener sur un terrain d’entente. En premier lieu, on saluera la rencontre qui réunit des éléments des trois mouvances et des émissaires des auteurs du pacte républicain. En second lieu, on adressera aussi un coup de chapeau au parti Monima qui invite à une table ronde toutes les forces politiques malgaches.
Voilà des citoyens responsables qui ont au plus haut point le sens du devoir, et qui agissent dans un sens favorable à une véritable sortie de crise. Leur attitude tranche avec celle du régime de transition dont la cérémonie de signature du 16 septembre n’est qu’un forcing qui pourrait coûter cher au pays. Il est vrai que sous leur discours faussement soucieux de l’ « intérêt supérieur de la nation », les barons du régime ont surtout en vue la conservation du pouvoir afin d’en jouir de tous les avantages.

Le 16 septembre, si les tenants du pouvoir et leurs alliés apposent leurs signatures, la Sadc et la communauté internationale pourraient sortir leurs …griffes.

Saturday, September 10, 2011

Classement du bonheur par pays

Le chercheur Ruut Veenhoven, de l'université Erasmus à Rotterdam, a compilé les "données du bonheur" de 95 pays sur les 25 dernières années. Une note moyenne allant de 1 (les plus malheureux) à 10 (les plus heureux) leur a été attribuée. Qui sont les plus heureux sur Terre ? Dans quel pays a-t-on le plus de chance de connaître le bonheur ? Dans quelle nation faudrait-il habiter pour éprouver le plus longtemps possible le sentiment de bien-être ?


Peut-on mesurer le bonheur ? Réflexions sur les indicateurs de bien-être.

La mesure du bonheur est un problème qui a été posé dès la naissance de l'économie classique. Comme le rappelle Annie L. Cot : « avec Jeremy Bentham, l'économie politique trouve une ambition pour deux siècles à venir : la volonté, héritée des lumières, de faire advenir une société transparente et rationnelle, ordonnée sur la base du double principe de l'intérêt individuel et du plus grand bonheur pour le plus grand nombre » . La doctrine utilitariste à travers le calcul des peines et des plaisirs constitue un fondement de la théorie marginaliste qui elle même a produit les outils de raisonnements de l'analyse néoclassique contemporaine. Toutefois, avec l'essor de la macroéconomie et la mise en place d'agrégats de comptabilité nationale, les économistes ont orienté leurs réflexions vers les explications de la croissance économique et des fluctuations cycliques. Il n'y avait que l'économie du bien-être pour prolonger les réflexions de Jeremy Bentham, John Stuart Mill ou Vilfredo Pareto.

Il y eu bien des tentatives pour réintroduire la question du bien-être à travers la construction d'un indicateur de PIB élargi mais c'est surtout depuis quelques années que la problématique de la mesure du bonheur en économie s'est imposée comme une question légitime en économie. Aujourd'hui il y a profusion d'indicateurs économiques, sociaux et environnementaux qui tentent de mesurer le bien-être ou le bonheur (nous ne chercherons pas à distinguer ces deux notions qui sont très largement imbriquées dans les analyses que nous mobiliserons). En 2003, l'Institut international du développement durable en dénombrait plus de 300. Mais pourquoi cet intérêt renouvelé pour la mesure du bonheur en économie ?
Nous procéderons en trois temps pour répondre à cette question. D'abord on analysera les limites de la mesure du bien-être par le PIB ce qui nous amènera à voir comment on a développé d'autres indicateurs pour enfin s'interroger sur la pertinence des comparaisons de bien-être à travers le temps et l'espace.


1 - Croissance, niveau de vie et bien-être
Sir Richard Layard rappelle que la théorie économique élémentaire enseigne : « qu'un comportement égoïste est légitime pourvu qu'il soit possible aux marchés de fonctionner sans entrave : à travers la main invisible, des marchés supposés parfaits doivent nous conduire au plus grand bonheur possible, compte tenu de nos ressources et de nos besoins. Les besoins des individus étant considérés comme donnés, le revenu national est devenu une représentation du bonheur national » (p 19). A partir de ce raisonnement, l'objectif des gouvernements devrait être de réduire les imperfections des marchés afin de stimuler la croissance du revenu national et par conséquent du bonheur national. Mais peut-on réduire le bonheur au revenu national et suffit-il de le faire augmenter pour que le bonheur s'élève ?

1.1 - Du PIB au bien-être.
Premièrement, le bonheur ne peut se réduire au revenu national, même si cette notion est plus précise que celle du PIB. On a vu le président de la république confier au début de l'année 2008 à Amartya Sen et Joseph Stiglitz une mission sur « les limites du produit national brut comme critère de mesure de la performance économique et du bien-être ». On peut donc s'interroger sur les raisons qui font que le PIB ne permettrait pas de bien apprécier le niveau de bien-être dans une économie.
Comme l'indique l'OCDE : « Le « bien-être » est une notion complexe. Sa définition est différente d'un dictionnaire à l'autre, mais elle fait généralement intervenir les concepts de prospérité, de santé et de bonheur. Le bien-être n'est pas chiffrable avec précision. Il existe des indicateurs numériques du bien-être et on peut à juste titre faire valoir que le bien-être général dans l'ensemble d'une société a probablement augmenté ou diminué si un indicateur ou un ensemble d'indicateurs évoluent dans une certaine direction. Mais lorsque les différents indicateurs n'évoluent pas dans la même direction, il n'est pas possible de déterminer si le bien-être s'améliore ou se dégrade.

Il n'est pas évident que le PIB, indicateur de la production économique, soit également le meilleur indicateur possible du bien-être, et ce pour plusieurs raisons :
- Le PIB est un concept qui relève de la production, alors que le bien-être dépend davantage du revenu et de la consommation de l'individu et du ménage.
- Le PIB est un concept « brut » : il ne tient pas compte de l'usure des équipements utilisés pour la production de biens et services et de la nécessité qui en découle de réinvestir une partie de ce qui est produit pour maintenir les capacités de production.
- Le PIB ne prend pas en compte l'épuisement des ressources non renouvelables, qui se répercute sur le bien-être des générations futures.
- Le PIB n'intègre pas les loisirs, qui ont bien entendu une valeur pour la société et contribuent au bien-être.
- Le PIB ne fait pas de distinction entre différents types de répartition des revenus. Une société qui compterait un petit nombre de familles immensément riches, mais dont la majorité de la population vivrait dans une totale pauvreté, connaîtrait très vraisemblablement un niveau plus faible de « bien-être général » qu'une société qui aurait le même PIB, mais où la pauvreté ne serait pas endémique.
- La production peut s'accompagner d'externalités négatives (par exemple la pollution et la dégradation de l'environnement). Or, ces externalités négatives sont rarement prises en compte dans le PIB. »

Le problème n'est pas seulement celui de la relation entre niveau du bien-être et PIB mais aussi celui de la relation entre variation du PIB et évolution du bien-être. En effet la croissance du PIB n'est pas un bon indicateur de la croissance du bien-être
Andrew Clark et Claudia Senik rappellent que « Le débat sur l'utilité « hédonique » de la croissance remonte à un article ancien de Richard Easterlin (1974). Suivi d'une série d'études similaires, ce dernier montre que, depuis l'après-guerre, le score moyen de satisfaction déclaré par la population est resté à peu près constant, malgré l'augmentation spectaculaire de la richesse des pays développés. Ainsi, la proportion d'américains se déclarant « très heureux » n'aurait pas augmenté entre 1973 et 2003 malgré l'accroissement du PNB par tête de deux tiers (Figure 1). La même observation vaut pour les pays européens (Figure 2) et le Japon. De manière générale, la proportion de gens qui se déclarent « très heureux » se trouve systématiquement au voisinage des 30% ; en termes d'échelle, les gens se situent toujours en moyenne sur le sixième échelon quand on leur propose une échelle de 1 à 8. Revenu et bien-être ne seraient donc pas synonymes, et mesurer la croissance du PNB ne serait pas une bonne manière d'évaluer les progrès d'un pays » .






Florence Jany-Catrice et Stephan Kampelmann, quant à eux, démontrent dans un article publié dans la Revue française d'économie que le bien-être a, depuis 1980 en France, nettement moins augmenté que le produit intérieur brut (PIB) .

1.2 - Approcher la mesure du bien-être avec les indicateurs des comptes nationaux ?
Pour l'OCDE : « La question de savoir quel indicateur des comptes nationaux utiliser pour mesurer le bien-être sous l'angle économique n'est pas difficile à résoudre. Les divers indicateurs proposés... sont dans la plupart des cas étroitement corrélés. Toutefois, plus ils sont ciblés sur le bien-être (par exemple, la consommation de biens et services des ménages, corrigée en fonction de la taille du ménage), plus il est difficile au général d'obtenir des séries fiables et univoques de données largement disponibles dans les différents pays et pour les différentes périodes » . L'OCDE évoque, les indicateurs de consommation et d'inégalité, de loisirs, des indicateurs sociaux (autonomie des individus mesuré par le taux d'emploi, équité mesuré par une distribution des revenus des ménages que le société considère comme juste, les indicateurs d'état de santé, les indicateurs de cohésion sociale et inversement les indicateurs négatifs comme les taux de victimisation, d'incarcération ou de suicide). Le constat est qu'en dehors des indicateurs de cohésion sociale, il y a un lien étroit entre la situation sociale et le niveau de PIB par habitant.
Il est aussi courant d'introduire dans la mesure du bien-être des indicateurs de qualité de l'environnement. Le problème est alors de mettre en place des comptes standardisés qui permettraient de corriger le PIB en fonction de l'état de l'environnement.

La monétarisation en question.

Jusque là nous avons cherché à mesurer le bien-être en introduisant des indicateurs « objectifs » qui permettraient d'améliorer l'information imparfaite donnée par le PIB. On peut aussi comme nous allons le voir, introduire des indicateurs « subjectifs ».

2 - Quel renouvellement dans la mesure du bonheur ?

2.1 - Le bonheur : une dimension objective de l'existence.
Données subjectives et non quantifiables ? L'économiste pense le contraire. "Le bonheur est une dimension objective de notre existence. Et il peut être mesuré, affirme par exemple Richard Layard.

Sur la distinction indicateurs objectifs et indicateurs subjectifs.

Pour un chercheur comme Ruut Veenhoven qui publie un classement comparatif du niveau de bonheur dans 95 pays (voir annexe), il est possible par des enquêtes de mesurer le bonheur des individus. Il écrit « L'inférence à partir du comportement observable étant impossible, nous devons nous contenter de questionner les gens en leur demandant comment ils jouissent de la vie dans son ensemble. Les questions peuvent être posées dans des contextes différents : des entrevues cliniques, des histoires de vie et des enquêtes. Les questions peuvent être posées de différentes façons : directement ou indirectement, à l'aide d'items simples ou multiples. ..
Dans la pratique courante des grandes enquêtes, on utilise des questions simples et directes. » . Ruut Veenhoven accepte des réserves sur la validité et la fiabilité des réponses mais si on exige pas un niveau trop élevé de précision, on obtient des réponses assez fiables même quand on veut comparer des niveaux de bonheur entre les nations : « La première objection aux comparaisons entre nations tient à la différence de la langue qui gêne la comparaison. Les mots comme « bonheur » et « satisfaction » n'ont pas le même sens dans une langue et dans l'autre. Les questions où ces mots sont utilisés pourraient ainsi mesurer des choses légèrement différentes. J'ai vérifié cette hypothèse en comparant l'échelle de rang de trois sortes de questions : une question sur le bonheur, une autre sur la satisfaction de vivre et une question qui établit une échelle entre « la meilleure et la pire vie possible ». L'échelle de rang est sensiblement la même. J'ai aussi comparé les réponses aux questions sur le bonheur et la satisfaction dans deux pays bilingues et je n'ai trouvé aucune évidence de biais non plus.

Une seconde objection soutient que les réponses sont déformées différemment par la désirabilité. Dans les pays où le bonheur obtient un score élevé, les gens seraient enclins à surestimer leur contentement de la vie. J'ai investigué cette supposition en vérifiant si le bonheur rapporté est effectivement plus élevé dans les pays où les valeurs hédonistes sont approuvées. Cela n'a pas été le cas non plus. Dans un deuxième temps, j'ai vérifié si les rapports de bonheur diffèrent des affects éprouvés au cours des dernières semaines puisque les premiers sont plus susceptibles d'être influencés par le contexte social. Tel ne fut pas le cas » .

2.2 - World Value Survey 1981-2007
Les sociologues, psychologues, ou biologistes admettent depuis longtemps que les sociétés et les individus ne peuvent éternellement accroître leur niveau de bonheur et que ce niveau demeure finalement à un niveau constant. Des recherches montrent ainsi que ni une prospérité durable, ni une dépression de long terme n'affectent durablement le bonheur des populations puisqu'après une période d'ajustement, les individus reviennent à leur niveau de bien-être de référence. Ainsi, le niveau subjectif de bien-être (subjective well-being : SWB) est resté stable entre 1973 et 1988 dans les pays d'Europe de l'Ouest. Les données américaines sur la mesure du bien-être compilées depuis 1946 confirment par exemple une absence de progression du bien-être entre 1946 et aujourd'hui. De fait, ce que l'on a pu appeler le « paradoxe d'Easterling » semble montrer que les niveaux de bonheur ne changent pas au cours du temps et que le développement économique ne permet pas d'accroître durablement le bien-être des populations puisque au niveau agrégé, les gains de satisfaction de certains individus compensent les pertes de satisfactions d'autres, ce qui n'affecte pas le niveau général de bien-être. En outre, si le passage d'une société de subsistance à une société assurant la sécurité matérielle accroît indéniablement le bien-être des individus, une fois ce niveau de développement acquis, l'accroissement des richesses ne se traduit plus par un surcroit de bien-être. Aucune étude longitudinale fiable n'a pu jusqu'ici apporter la preuve que le développement économique accroît le bonheur des populations.

L'étude présentée par Ronald Inglehart, Roberto Foa, Christopher Peterson, and Christian Welzel vient pourtant prendre le contre-pied des analyses précédentes en montrant qu'entre 1981 et 2007, le niveau de bonheur s'est accru dans 45 des 52 pays qui composent l'échantillon. L'enquête (World Value Survey), menée auprès de 350000 individus s'efforce de répondre aux critiques méthodologiques adressées jusque là aux études comparatives. Elle montre que, depuis 1981, le développement économique, la démocratisation et l'acceptation croissance de la diversité sexuelle et culturelle ont favorisé l'expression de la liberté des individus ce qui induit des niveaux supérieurs de bonheur dans de nombreux pays du monde. (Les résultats graphiques peuvent être consultés sur le lien suivant :http://www.worldvaluessurvey.org/happinesstrends/).


Entre les deux approches que nous avons jusqu'ici évoquées, le PIB même enrichi par d'autres indicateurs nationaux et les enquêtes de satisfaction auprès d'un échantillon de la population, il existe au moins deux autres voies pour construire des indicateurs alternatifs. On trouvera une synthèse des différentes approches dans le tableau ci-dessous .




2.3 - Les indicateurs du bonheur.
L'extrait ci-dessous d'une note rédigée par Raphaël Wintrebert est une bonne synthèse des questions auxquelles il faut répondre si on cherche à construire des indicateurs plus précis du bien-être.

Extrait de Wintrebert R. (2008), p 23-24
Faut-il (et peut-on) élaborer un indice synthétique unique, qui prenne en compte des dimensions non monétaires participant au bien-être des individus ? Cette interrogation apparemment simple se décompose en de nombreux points :
- Pour appréhender la richesse d'une société, et le bien-être qui en découle pour ses habitants, peut-on se contenter d'un unique indicateur, ou faut-il se résoudre à considérer une batterie d'indicateurs (sous forme de tableau de bord) ?
- Est-il utile (pour qui ? pour quoi ?) d'élaborer un indicateur unique ?
- Peut-on le faire de manière rigoureuse d'un point de vue statistique ?
- S'agirait-il d'un indicateur (1) composite (des éléments non monétaires sont chiffrés, pondérés et agrégés) ou (2) monétaire (ces éléments sont monétarisés et intégrés au PIB) ?
- Si (1), les composantes de cet indice devraient-elles correspondre
à des domaines d'activité (emploi, loisir, vie familiale, etc.) ou à des champs thématiques (économie, social, environnement) ?
- Si (1), doit-on, pour évaluer ces dimensions non monétaires, s'appuyer sur des données objectives (taux de suicide, taux d'émission de gaz à effet de serres, etc.) et/ou sur des données subjectives fondées sur des enquêtes de satisfaction ?
- Si (2), quels éléments (sociaux, environnementaux) faut-il monétariser et comment ?
- Si (2), comment les articuler avec le PIB ?

On peut identifier deux approches pour répondre en partie à ces interrogations :

- La construction d'indices composites
Nous vous proposons ici une présentation de plusieurs indices composites (que vous pouvez retrouver dans le dossier INSEE et la note de veille du CAS ) : l'IDH proposé par le PNUD en 1990 et fortement influencé par les travaux d'Amartya Sen, l'indice de santé sociale, l'indice du BIP 40, l'IPH, le Happy Planet Index, l'indicateur de progrès véritable, l'indice de bien-être économique de Osberg et Sharpe
Le problème de tous ces indices est le caractère arbitraire des pondérations ou des transformations qui sont réalisées pour produire un résultat global.

- Le calcul d'un PIB corrigé
En utilisant les mêmes sources, il faut développer : la mesure du bien-être économique (MBE) de Nordhaus et Tobin, l'indice de bien-être économique durable (IBED), les « PIB verts », et aussi l'indicateur de niveau de vie de Fleurbaey et Gaulier. Ces derniers « partent du revenu national net par habitant en parité de pouvoir d'achat (PPA), qu'ils corrigent en imputant six variables - temps de travail, précarité liée au chômage, espérance de vie en bonne santé, composition des ménages, niveau des inégalités et soutenabilité de la croissance. La contribution de ces variables au revenu est évaluée sur la base d'une estimation du consentement à payer des individus, c'est-à-dire de leurs « préférences collectives ». Les résultats obtenus montrent un décalage sensible entre le classement des pays selon le PIB par tête d'une part et selon l'indicateur de niveau de vie d'autre part. La France, par exemple, passe de la 17e à la 8e place sur 24 pays de l'OCDE classés alternativement selon les deux indicateurs. Cependant, ces résultats sont très sensibles aux hypothèses sur les préférences collectives (l'estimation du consentement à payer) et bien que les auteurs insistent sur leur « signification empirique » (c'est-à-dire leur fondement « objectif » sur des données d'enquêtes d'opinion), cette sensibilité témoigne de l'impossibilité de contourner la question normative quel que soit le degré de cohérence formelle de l'indicateur » (note de veille du CAS p 3 et 4).



Cette méthode comme les autres n'échappe pas aux critiques mais les auteurs comme on va le voir cherchent à dégager des modèles de bien-être.


3 - Comment faire des comparaisons ?

Nous allons nous intéresser à deux types de comparaisons, entre pays et entre générations.

3.1 - Identifier des modèles de bien être.
Marc Feurbaey et Guillaume Gaullier identifient trois modèles de bien être (telos-eu du 18 septembre 2006) : « Un « modèle anglo-saxon » se distingue assez clairement. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande partagent plusieurs caractéristiques : fortes inégalités ; temps de travail élevés (sauf Royaume-Uni) ; faibles taux de chômage, essentiellement de courte durée avec rotation rapide sur le marché du travail (sauf Australie) ; forts coûts environnementaux (sauf Royaume-Uni). Le groupe perd son homogénéité pour la santé où l'Australie et la Canada ont des performances supérieures à la moyenne.
La France, l'Italie et l'Espagne constituent un « modèle latin » avec un fort coût du chômage, un temps de loisir important, une espérance de vie en bonne santé élevée.
Le « modèle nordique » regroupe la Norvège, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, l'Autriche et l'Islande. Ces pays riches sont parmi les plus égalitaires, ont des risques de chômage faibles, des économies plutôt intensives en capital physique, un temps de loisir élevé, des performances environnementales satisfaisantes. Plusieurs autres pays européens sont en marge de ce modèle, notamment la Suisse mais avec un temps de travail élevé ».
Cette analyse en termes de modèle est intéressante car elle peut servir à identifier des politiques nationales publiques qui contribuent à influencer et à favoriser les causes du bonheur dans chaque type d'économie.

3.2 - Comparer les situations des générations.
Dans un article de la revue de l'OFCE de janvier 2006, Gérard Cornilleau montre, au prix d'un certain nombre d'hypothèses que l'on est entré dans une période où les générations actuelles pourraient connaître un niveau de bien-être inférieur au niveau atteint par les générations précédentes :
« La croissance continue du bien-être est, comme on l'a vu, exceptionnelle au sein des pays occidentaux dans la seconde moitié du XXe siècle. Compte tenu du caractère relatif de sa définition, il devrait toutefois converger à long terme vers un niveau qui dépend, dans chaque pays, de la répartition des revenus, des structures démographiques et du taux de croissance économique tendanciel. Dans le régime de croissance régulière de longue période, avec une population stable et une répartition des revenus invariante, la croissance du bien-être devient nulle. Vers quels niveaux le bien-être devrait-il converger au sein des quatre pays étudiés et à partir de quand ? Pour répondre à cette question deux scénarios ont été étudiés dans lesquels la structure de la population et la répartition des revenus observées à la fin du XXe siècle restent constantes dans chaque pays. Ils ne se distinguent que par les taux de croissance économique de long terme retenus. Dans le premier scénario, on a prolongé les observations des années 1990 et les écarts entre pays. Dans ce cas, la croissance du revenu par unité de consommation est de 2,3 % aux États-Unis, 1,9 au Royaume-Uni, 1,5 en France et 1,2 en Italie. Dans le second scénario, la croissance tendancielle est la même dans les quatre pays et égale à 2 % par an. Le premier scénario (graphique 7) met en évidence le risque d'une décroissance importante du bien-être en France et en Italie, si le taux de croissance économique devait se maintenir durablement au niveau moyen des années 1990.



Vers 2050, la réduction du bien-être pourrait atteindre près de 40 % en Italie et 20 % en France. La hiérarchie des niveaux de bien-être serait également totalement modifiée puisque le niveau américain se stabiliserait nettement au-dessus des niveaux français (33 %) et italien (45 %). Le niveau britannique serait également stabilisé à un niveau élevé malgré une légère baisse entre 2030 et 2080 » .

4- Une présentation synthétique des principaux indicateurs de richesse.

- Les indicateurs de développement du Pnud (IDH ; ISDH ; IPF ; IPH )

- L'indice de santé sociale

- L'indice du BIP 40

- Happy Planet Index

- L'indice de bien-être économique de Osberg et Sharpe

- La mesure du bien-être économique (MBE) de Nordhaus et Tobin

- L'indice de Bien être Durable (IBED)

- L'IPV, indicateur de progrès véritable (Genuine Progress Indicator).

- L'empreinte écologique.


Conclusion.
L'économie du bonheur est devenue un véritable champ de recherche pour les économistes. Si aujourd'hui il n'y a pas de consensus sur un indicateur de bien-être, il y a la volonté de développer des outils pour améliorer à la fois les décisions individuelles et les décisions publiques afin de contribuer à une élévation du bien-être qui passe par de multiples variables.
On peut vouloir créer des incitations et des réglementations pour modifier les comportements individuels quant ils souffrent de myopie, d'optimisme excessif, de manque d'information (taxes sur les cigarettes, incitation aux formations tout au long de l'existence, incitation à la prévoyance...) et modifier les politiques publiques (renforcement des procédures démocratiques, sécurisation des parcours professionnels, politique de lutte contre les discrimination, renforcement des politiques sanitaires...).
Au delà de ces aspects normatifs, il faut aussi noter une double dimension dans le renouvellement de l'analyse économique qui à la fois utilise des techniques économétriques de plus en plus sophistiquées mais en glissant vers des sujets qui touchent de plus en plus à la vie quotidienne des individus. Cette réflexion sur le bonheur qui, pour les économistes ne fait que s'engager est révélatrice de cette évolution.



Pays Note du bonheur (de 1 à 10) Rang

Afrique du Sud 5,5 63 (ex-aequo)
Albanie 4,4 84 (ex-aequo)
Algérie 5,2 67 (ex-aequo)
Allemagne 7,2 19 (ex-aequo)
Angola 4,4 84 (ex-aequo)
Arabie Saoudite 7 24 (ex-aequo)
Argentine 6,8 29 (ex-aequo)
Arménie 3,7 91
Australie 7,7 6 (ex-aequo)
Autriche 8 4
Azerbaijan 4,9 76 (ex-aequo)
Bangladesh 5,7 56 (ex-aequo)
Belgique 7,3 18
Bielorussie 4 90
Bolivie 5,8 56 (ex-aequo)
Bosnie 5,7 71 (ex-aequo)
Brésil 6,8 29 (ex-aequo)
Bulgarie 7,1 22 (ex-aequo)
Canada 4,2 88
Chili 7,6 9 (ex-aequo)
Chine 6,3 44
Chypre 6,9 26 (ex-aequo)
Colombie* 8,1 2 (ex-aequo)
Corée du sud 5,8 56 (ex-aequo)
Côte d'Ivoire 5,7 58 (ex-aequo)
Croatie 5,9 54 (ex-aequo)
Danemark 8,2 1
Egypte 4,8 79 (ex-aequo)
Espagne 6,9 26 (ex-aequo)
Estonie 5,1 71 (ex-aequo)
Etats-Unis 7,4 17
Finlande 7,7 6 (ex-aequo)
France 6,5 39
Georgie 4,1 89
Ghana 4,8 79 (ex-aequo)
Grande-Bretagne 7,1 22 (ex-aequo)
Grèce 6,4 40 (ex-aequo)
Guatemala 7,6 9 (ex-aequo)
Honduras 7,1 22 (ex-aequo)
Hongrie 5,6 61 (ex-aequo)
Inde 6,2 45 (ex-aequo)
Indonésie 6,6 38
Irak 4,7 81 (ex-aequo)
Iran 6 51 (ex-aequo)
Irlande 7,6 9 (ex-aequo)
Islande 7,8 4
Israël 6,7 34 (ex-aequo)
Italie 6,9 26 (ex-aequo)
Japon 6,2 45 (ex-aequo)
Jordanie 5,2 67(ex-aequo)
Kenya 5,2 67(ex-aequo)
Koweit 7 24 (ex-aequo)
Kyrgyzstan 6,1 49 (ex-aequo)
Lettonie 4,7 81(ex-aequo)
Liban 5,3 66
Lituanie 4,6 83
Luxembourg 7,6 9 (ex-aequo)
Macédoine 4,9 76 (ex-aequo)
Madagascar 3,5 93 (ex-aequo)
Mali 7,9 76 (ex-aequo)
Malte 7,5 15 (ex-aequo)
Maroc 5,6 61 (ex-aequo)
Mexique 7,6 9 (ex-aequo)
Moldavie 3,5 93
Montenegro 5,5 63 (ex-aequo)
Nigéria 6,4 40 (ex-aequo)
Norvège 7,6 9 (ex-aequo)
Nouvelle-Zéland 4,3 87
Ouganda 5,1 71 (ex-aequo)
Ouzbekistan 6,2 47 (ex-aequo)
Pakistan 4,3 87
Pays-Bas 7,5 15 (ex-aequo)
Pérou 6 51 (ex-aequo)
Philippines 6,4 40 (ex-aequo)
Pologne 5,9 54 (ex-aequo)
Portugal 6 51 (ex-aequo)
République dominicaine 6,8 29 (ex-aequo)
République tchèque 6,4 40 (ex-aequo)
Roumanie 5 75
Russie 4,4 84 (ex-aequo)
Salvador 7,2 19 (ex-aequo)
Sénégal 5,7 58 (ex-aequo)
Serbie 5,1 71(ex-aequo)
Singapour 6,8 29 (ex-aequo)
Slovaquie 5,5 63 (ex-aequo)
Slovénie 6,7 34 (ex-aequo)
Suède 7,7 6 (ex-aequo)
Suisse 8,1 2 (ex-aequo)
Taïwan 6,2 47 (ex-aequo)
Tanzanie 3,2 95
Turquie 5,2 67 (ex-aequo)
Ukraine 3,6 92
Uruguay 6,7 37 (ex-aequo)
Venezuela 6,8 29 (ex-aequo)
Vietnam 6,1 48 (ex-aequo)
Zimbabwe 3,3 94

Madagascar et quelques chiffres

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Située au sud de l’Équateur, dans l’océan Indien, Madagascar est la cinquième île du monde en superficie (587 000 km²3) après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, séparée du continent africain par le canal du Mozambique. La distance entre la façade ouest de Madagascar et les côtes du Mozambique en Afrique de l'est est estimée à environ 400 km.

La Grande île, parfois appelée « l’Île rouge » en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km d'est en ouest avec un maximum à 575km. Madagascar a pour voisines l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), La Réunion (800 km à l’est), mais aussi l'Île Maurice (à l’est) et les Seychelles (au nord). Une chaîne montagneuse parsemée de massifs coupe la Grande Île dans le sens nord-sud à une altitude moyenne de 1000 à 1 500 mètres (les Hautes Terres représentent 70 % de la superficie du pays). La moitié ouest, la plus large et la plus étalée, est occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité, depuis les hautes terres du centre jusqu’au canal du Mozambique, tandis qu’à l’est une étroite bande de falaises s’aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l’océan Indien. La région nord, volcanique, est isolée par le massif le plus élevé de l’île (où culmine le Tsaratanana de 2 879 m). Le « grand sud » semi-aride est partagé entre plateaux calcaires (sud-ouest), plaine sèche (pointe sud) et chaînes anosyennes (sud-est).

L’Alaotra (182 km²) est le plus vaste des cinq grands lacs de Madagascar. L’originalité de Madagascar, qui a pour emblème l’arbre du voyageur (ravinala), réside dans son extrême diversité : la variété du relief et du climat a favorisé la biodiversité d’une flore et d’une faune caractérisées par un important taux d’endémisme.

L'Égypte en état d'alerte après l'attaque contre l'ambassade d'Israël

Des manifestants devant les locaux de l'ambassade israélienne au Caire, le 9 septembre 2011.




Samedi matin, les stigmates des affrontements devant l'ambassade d'Israël au Caire étaient toujours visibles dans les rues jonchées de pierres et de bris de verre. Au lendemain d'une attaque d'une violence sans précédent lancée par des manifestants égyptiens contre la chancellerie, des véhicules blindés étaient déployés devant l'ambassade et une trentaine de véhicules des forces anti-émeutes postés aux alentours et près du commissariat proche dans le quartier de Guizeh. Néanmoins, la circulation était quasi-normale, seules certaines rues menant à l'ambassade étant fermées, et aucun manifestant n'était visible dans le secteur. Le ministère de l'intérieur égyptien a proclamé la mobilisation générale, en annulant les permissions des policiers, et le premier ministre Essam Charaf a convoqué une réunion de la cellule de crise du gouvernement dans la journée.

Le bâtiment abritant l'ambassade d'Israël, symbole de la paix conclue en 1979 entre les deux pays mais qui cristallise aussi la colère d'une partie de l'opinion égyptienne, a été envahi vendredi par un millier de manifestants égyptiens qui ont jeté des documents et retiré le drapeau israélien. Les manifestants, armés de marteaux, de barres de fer et de cordes avaient au préalable fait tomber un mur de protection érigé ces derniers jours par les autorités égyptiennes devant la mission située en haut d'un immeuble d'une vingtaine d'étages. Ils se sont ensuite battus toute la nuit avec les policiers appelés en renfort pour les disperser. Trois personnes auraient été tuées au cours des heurts, selon les hôpitaux. Le ministère de la santé avait fait état dans la nuit d'environ 450 blessés dont l'un a succombé à une crise cardiaque.

Les manifestants qui ont "envahi" la mission diplomatique ont jeté des documents "confidentiels" depuis un des bureaux de l'ambassade, située en haut d'un immeuble d'une vingtaine d'étages, a indiqué l'agence officielle égyptienne Mena. L'agence cite des témoins, selon lesquels les manifestants auraient envahi une salle dédiée aux archives diplomatiques, un étage en dessous des locaux de la chancellerie.

Les manifestants ont jeté des documents "confidentiels" depuis un des bureaux de l'ambassade.

Les manifestants ont jeté des documents "confidentiels" depuis un des bureaux de l'ambassade.AP

DÉPART DE L'AMBASSADEUR

L'ambassadeur israélien en Egypte Yitzhak Levanon a quitté tôt samedi Le Caire par avion avec son escorte. L'ambassadeur et sa famille étaient arrivés plus tôt à l'aéroport pour prendre "un avion pour revenir en Israël", selon une autre source aéroportuaire. Des commandos égyptiens ont sauvé six Israéliens bloqués dans l'ambassade, a déclaré samedi un responsable israélien.

Israël a maintenu le consul israélien pour les affaires de l'Etat en poste à l'ambassade. Il est l'adjoint de l'ambassadeur Yitzhak Levanon. Il restera en Egypte pendant qu'Israël réfléchit à sa réaction à la suite de l'attaque menée par des manifestants égyptiens contre le bâtiment abritant son ambassade au Caire, a dit le responsable.

INQUIÉTUDE AMÉRICAINE

Le président américain Barack Obama a exprimé sa "grande inquiétude" au premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et a sommé les autorités égyptiennes de protéger la représentation, a annoncé la Maison Blanche. "Le président a exprimé sa grande inquiétude au sujet de la situation à l'ambassade, et de la sécurité des Israéliens qui y travaillent", a déclaré la présidence américaine. M. Obama a aussi "a passé en revue les mesures que les Etats-Unis prennent à tous les niveaux pour aider à trouver une solution à cette situation sans violences supplémentaires, et pour appeler le gouvernement égyptien à honorer ses obligations internationales de protéger la sécurité de l'ambassade israélienne". Le ministre israélien de la défense Ehoud Barak a téléphoné au secrétaire américain à la défense Leon Penetta pour exiger la protection de la représentation.

Les relations entre l'Egypte et Israël traversent une phase délicate, après la mort de cinq policiers égyptiens tués alors que les forces israéliennes poursuivaient des auteurs présumés d'attaques dans le secteur d'Eilat, dans le sud d'Israël, près de la frontière avec l'Egypte, le 18 août. L'Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu un accord de paix avec l'Etat hébreu, en 1979.

Bravo Paulo !!!

Café Philo: réussir sa vie, c'est quoi?



Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes et rassemblées autour des tables du bar « le Because », hier soir jeudi. Pas mal quand même. On a vu moins de personnes par le passé. C’était une rentrée et le thème proposé –par l’assistance, lors d’un précédent « Café Philo » était « Qu’est-ce qu’une vie réussie ».
Le plus intéressant était dans ce qui a pu être exprimé.
La réussite d’une vie tient (ou tiendrait) dans :
-Les choix et la responsabilité que nous avons de les faire au cours de cette vie
-Les échecs provoquent la réflexion et ce n’est pas forcément à cause des autres. Des ratages peuvent ensuite mener vers la réussite (les trois premières personnes à s’exprimer ont estimé que leur vie était réussie)
Les « critères » de réussites sont nombreux et peuvent être d’ordre matériel, social, professionnel, familial.
-Il faudrait alors « ne jamais être blasé »
-« élargir son horizon, savoir regarder autour de soi, donner aux autres, aider… »
-avoir fait ce qu’on a voulu…. ce qui implique des « objectifs » et les réaliser. Mais encore « faut-il avoir vécu », pour avoir cette conscience de réussite(ou pas).
-il ne faut pas de regrets, d’insatisfactions
- il faut « réussir les virages » (de la vie)
-avoir des projets et des rêves et les réaliser
Certains ont pu avoir quelques hésitations à se poser la question, au vu du monde qui nous entoure, avec la misère, les guerres etc…
Il a aussi été question de « modèles de réussite » qui existeraient.
On a aussi parlé « d’authenticité, en étant soi-même ». Si la raison aide à réaliser le rêve, la part du cœur et de l’émotionnel ne peut pas être niée non plus.
- On doit aussi « être capable de rectifier les tirs et avoir le courage de nommer ses ratages »
- Malraux, Camus ont été cités en passant, avec cette conscience du tragique de l’existence et ce sentiment d’inassouvissement qui peut s’emparer de nous
- Par contre, cette fameuse « réussite » peut-elle être différente selon que l’on est un homme ou une femme ? La question a soulevé l’intérêt.
- Le regard des autres, le « code moral de la société », la reconnaissance qu’on peut en obtenir par rapport à ce qu’on a fait jouerait elle aussi un rôle, a-t-il semblé.
- La réussite serait aussi tributaire des personnes qu’on rencontre. « On ne peut pas réussir tout seul » Des rencontres peuvent être « bénéfiques », d’autres « nuisibles ». D’où la capacité « à rebondir », à vivre, qui serait nécessaire….pour « réussir », donc, avant que ne soit évoquée « une vie d’amour », dans le sens le plus large du mot.
Le tableau est-il complet ? La « recette universelle » écrite ? Ça nous étonnerait mais il faut avouer qu’un bon pas en avant a été fait ce soir-là grâce à toutes ces interventions, qu’elles soient finalement d’ordre personnel ou plus général, aucun « philosophe » digne de ce nom n’étant présent pour « corriger le tir »…. !


La Loi d’Attraction Pour Réussir Sa vie. Croyez-Vous Encore Au Hasard ?

Lorsqu’on a du mal à réussir sa vie, bien souvent, on a tendance à dire que c’est la faute à « Pas de chance ». Pourtant, c’est oublier que nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui nous arrive dans la vie. Bien sûr, il peut arriver que des événements qui ne dépendent pas complétement de votre volonté surviennent inopinément, mais est-ce vraiment un hasard ?

C’est à chacun de répondre à cette question, pour ma part, je pense qu’on attire à soi ce qu’on est au fond de soi. Ce processus est aussi connu sous le nom de : loi d’attraction
Qu’est-ce que la loi d’attraction ?

Pour faire simple, il s’agit d’une loi qui dit affirme que l’on récolte ce que l’on sème. Si vous semez de l’amour, vous récoltez de l’amour, si vous semez de la colère, vous récoltez de la colère.

Certains se diront alors : « Moi je récolte pleins de choses que je n’ai pas l’impression d’avoir semé »

Il faut savoir que cette loi tient compte aussi de ce qu’on appel le karma. C’est à dire, la possibilité que vous ayez eu une (voir plusieurs) autre vie. Pour certains, ce concept peut sembler bizarre. Toutefois, si nous sommes né une première fois (ce qui est déjà un miracle en soi) n’est t-il pas envisageable que nous ayons eu d’autres vies ?

Je vous laisse méditer cette question, car ce n’est pas le sujet de cet article.

Pour en revenir à la loi d’attraction, on peut alors la définir comme une force invisible qui attirerait à nous des événements ou des situations plus ou moins consciemment. Ainsi, en apprenant le fonctionnement de celle-ci, il est possible d’attirer les changements que vous désirez dans votre vie comme : Trouver l’âme sœur, obtenir le travail dont vous rêvez, réaliser votre destiné, être plus serein, faire un voyage, gagner plus d’argent, etc…

De nombreuses personnes prennent aujourd’hui conscience de cette force et apprennent à l’utiliser pour vivre une vie harmonieuse. Et vous, aimeriez-vous en faire autant ?

Nous avons tous des idées et des rêves différents sur ce que nous voulons faire de notre vie. Je suis bien conscient que les relations qu'on a, les lieux que l'on fréquente et les biens que l'on possède ne donnent pas la vraie mesure de la réussite personnelle. Pour moi, la réussite, c'est le processus par lequel on s'efforce de devenir "plus". C'est la possibilité de se développer sur le plan affectif, social, spirituel, psychologique, intellectuel, et matériel, tout en apportant quelque chose de positif aux autres. La route qui mène à la réussite est toujours en construction. C'est un parcours progressif, non un but final à atteindre.
Trouver le pouvoir de transformer magiquement notre vie en donnant corps aux rêves grandioses que nous abritons tous en nous et qu'il est temps de libérer!
Je ne parle pas du pouvoir en termes de conquêtes ni d'une volonté personnelle qu'il faudrait imposer. Cette sorte de pouvoir dure rarement. Mais vous devez prendre conscience de ce que le pouvoir est une constante humaine. Ou vous élaborez vos idées, ou quelqu'un les élabore à votre place. Ou vous faites ce que vous avez envie de faire, ou vous exécutez les projets d'un autre. Pour moi, le pouvoir ultime est la capacité d'obtenir les résultats qui vous tiennent à coeur et de contribuer au bien des autres par la même occasion. C'est la capacité à changer votre vie, d'élaborer vos idées, de faire en sorte que les circonstances vous soient favorables et non hostiles. Le vrai pouvoir se partage, il ne s'impose pas. Il permet de définir des besoins humains et de les satisfaire, (vos besoins et ceux des êtres qui vous sont chers. Grâce à lui, vous dirigez votre royaume personnel, votre activité mentale et votre comportement) de manière à obtenir les résultats précis que vous désirez.

Friday, September 09, 2011

Investissements: Affluence des opérateurs locaux

Le chantier de la Tour Orange à Ankorondrano fait partie des grands travaux immobiliers du moment (Photo Hery Rakotondrazaka)
Les opérateurs nationaux lancent de nombreux projets. Une situation contradictoire par rapport à ce qui s'est passé en 2009 où tout a été gelé.
Reprise des investissements locaux. Après avoir freiné leurs activités pendant les deux dernières années, c'est-à-dire entre 2009 et 2010, les opérateurs locaux relancent leurs projets. Ces derniers comprennent aussi bien les malgaches que les autres investisseurs nationaux de diverses nationalités. Plusieurs demandes de financement portant sur des domaines diversifiés dans les secteurs primaires, industriels et surtout dans l'immobilier atterrissent en ce moment auprès des sociétés à capital risque, qui intervient dans le capital d'un projet. « Actuellement, il existe une relance dans les investissements locaux contrairement aux investissements directs étrangers qui ont chuté de près de 20% pour le compte de l'année dernière. Ces opérateurs locaux concernent aussi bien les Malgaches, que les Chinois ou les autres », souligne Hery Rakotoniaina, un responsable auprès d'une société de capital risque. « Si nous regardons seulement aux alentours de la Capitale nous constatons qu'il y a un boom dans l'immobilier », annonce -t-il pour préciser son affirmation.

Les montants des projets sont aussi variés. Il y a ceux qui ont des coûts moins élevés. Selon les estimations de ce responsable, les fourchettes de financement s'affichent entre 50 000 euros à plusieurs millions de dollars. Cette situation de relance s'explique par la reprise de confiance des opérateurs dans l'avenir, l'espérance d'une croissance rapide dans une période d'après-crise. « Des opérateurs se positionnent actuellement, pour que, une fois la crise terminée ils puissent démarrer. Ils croient à la même croissance rapide qui s'est opérée en 2003 après les événements de 2002. Les investisseurs étrangers ont par contre une certaine méfiance dans la sécurisation des investissements à Madagascar », indique pour sa part, un économiste.

Booster les actions

Malgré cette reprise, des organisations et entités continuent à œuvrer dans la promotion des investissements. C'est le cas pour la Jeune Chambre internationale qui organise cette année, les 17 et 18 septembre, la troisième édition du « Carrefour des entrepreneurs » au Carlton Anosy. Cet évènement cible principalement les entrepreneurs déjà en activité, les promoteurs de projets ainsi que les jeunes étudiants. Les visiteurs auront droit à des conseils gratuits sur plusieurs domaines relatifs à l'entrepreneuriat comme le montage de projets dans des « box de conseils ».

Comment...?

Comment rendre une femme heureuse ? C'est simple: il faut être Ami + Compagnon + Amant + Père + Cuisinier + Plombier + Mécanicien + Psychologue + Audacieux + Organisateur + Bon père + Propre + Athlétique + Doux + Attentionné + Galant + Intelligent + Drôle + Créatif + Tendre + Fort + Compréhensif + Tolérant + Prudent + Ambitieux + Courageux + Déterminé + Fiable + Respectueux + Passionné + Riche + Poète +..... Comment rendre un homme heureux ? Lui foutre la paix.

Ny mpangataka sy ny tontolony - Bizina sa hakamoana ?

Rehefa mety ho tanàn - dehibe eto Madagasikara, dia saika ahitana mpangataka avokoa. Henatra ho an ’ ny Firenena ireny amin ’ ny ankapobeny. Tsy iadian - kevitra rahateo, fa taratry ny fahantrana ny firongatry ny mpangataka. Zaza menavava, ankizikely tsy ampy taona, ireo manan - kilema, be antitra, renim - pianakaviana mitaiza kely… ireny rehetra ireny no hita etsy sy eroa manao ity « asa » mpangataka ity. Tontolo hafa kely ny fiainan ’ ireny mpangataka ireny. Ao ireo teren ’ ny tsy fisiana sy ny tsy fananana. Ny hafa kosa, dia nolazaina fa efa tarazo teo amin ’ ny fianakaviana. Ny sasany indray, dia milaza fa tena bizina io ary tahaka ny asa rehetra ihany. Araho àry ny fanadihadiana.

Mampanofa zazakely…
Fianakaviana kely iray enina mianaka, monina eny amin’ ny 67 ha ary « miasa » eny Analakely sy Behoririka, Isotry, Mahamasina , Antaninarenina… arakaraky ny tsena. Amin’ ny ankapobeny, dia nataon’ izy ireo ho fatoriana fotsiny io trano io, fa miala vao maraina amin’ ny 5 ora sy sasany na amin’ ny 6 ora izy ireo, dia amin’ ny 8 ora alina vao mody amin’ ny andavanandro. Amin’ ny 2 ora maraina kosa, rehefa zoma sy sabotsy. Satria miandry ny fivoahan’ ireo tanora efa nahazo zava - pisotro misy alikaola eny amin’ ireny toerana fialamboly isan - karazany ireny. « Satria rehefa dôzidôzy ry zalahy, dia mazoto manome kely », hoy ilay renim - pianakaviana nanazava. Ny alahady tolakandro no mba ipetrahana an - trano indraindray. Mihodina toy ny orinasa kely ny fiainan’ izy enina mianaka. Renim - pianakaviana iray tsy manambady miaraka amin’ ireo zanany telo mianadahy sy zafikely mirahalahy. Ireo zafikely sy zanaka iray mbola kely, samy manodidina ny eo amin’ ny enim - bolana, ka hatramin’ ny herintaona sy tapany no atao fitaovana entinaitadiavam - bola isan’ andro. « Efa ho 5 taona izao no nanaovako an’ ity asa ity, dia tena mety aminay ilay izy, satria afaka mihinana sy misakafo tsara izahay isan’ andro, na tsy tena tonga lafatra aza », hoy ity renim - pianakaviana ity nanazava, no sady nohamafisiny, fa « efa fantatr’ ireo namanay mpangataka ny toerana misy anay eto Analakely, dia izay tonga aloha no mahazo manofa ireo zaza ireo ». Satria tokoa araka ny voalazan’ ity renim - pianakaviana ity ihany, dia « tsy maharaka ny zaza ampanofaina rehefa amin’ ny fotoana fandraisam - bolan’ ny olona mivezivezy eny an - tsena. Dia amin’ ireny fotoana ireny koa izahay no mba manararaotra mampiakatra ny hofan - jaza ». Nolazaina tokoa fa , « manodidina ny 200 ka hatramin’ ny 500 Ariary isaky ny adiny iray ny hofan - jaza iray, ka tsy maintsy aloa mialoha ny hitondrana ilay zaza ny vola. Ohatra ny eny amin’ ny Bar ihany io hoe : payé avant de consommer ry neny â ». Mihodina be ny orinasan’ izy ireo amin’ izany, satria efa tena misy mpandray ireo zaza amin’ ny ankapobeny. Raha atontaly hoy ihany ity renim - pianakaviana ity, dia « tsy latsaky ny 10 000 Ariary isan’ andro ny vola entinay mody. Indraindray aza mihoatra... dia tsy maintsy mipetraka eto Analakely izahay miandry ny fanateran’ ireo mpanofa zazakely, ka na miloka manao « rami » na mitatasika izahay, dia hariva ny andro, mody matory satria ety ihany izahay no misakafo », hoy ihany ity renim - pianakaviana ity nanazava, no sady nihomehy tsy rototra akory. Ny alahady kosa dia izy rehetra mihitsy no mangataka manakaiky Fiangonana, fa tsy ampanofaina ny zazakely, satria hoy ihany izy nanazava « rehefa alahady Fandraisana izahay, dia mifampizara amin’ ireny Fiangonana protestanta be ngetroka ireny. Amin’ ireny no tena mipotsaka ny sôsy, satria avy mibebaka ny kil ( ny olona ), dia aleonay tsy ampanofaina ny ankizy ».

Ireo mpanofa zazakely…
Ramatoa iray sy ankizivavy kely iray no nanaiky nitafa taminay. Iry voalohany dia nilaza mazavan, fa « tsy te hiasa an - trano intsony aho, fa masiaka be daholo ny patirao niasako, dia aleoko mangataka ohatra an’ izao. Ny zanako koa efa lehibe daholo, dia inona fotsiny ary no ataoko eo ? ». Nambaran’ ity ramatoa ity mantsy, fa « efa mba nanasa lamban’ olona ihany koa aho taloha, saingy nangalarin’ ilay rain - janako daholo ny lamban’ olona, dia efa nigadra enim - bolana tany Antanimora aho. Dia hitako hoe ny mangataka no fitadiavam - bola tsy misy arakaraka, dia izay. Fa izaho aloha tsy maintsy mahazo e. Voaloako tsara foana ny hofan - janak’ olona, dia mahazo 3 000 Ariary isan’ andro aho rehefa mazoto. Indraindray aho kamo, dia ilaozako mitatasika miaraka amin’ ny namako eny fotsiny », hoy ity renim - pianakaviana ity nanazava fohy. Ilay ankizivavikely kosa indray dia nilaza, fa « sahirana be ny reniko dia aleoko mikandrakandra kely mangataka ety, fa rehefa tsy mangataka aho, dia tsy mikaly ( mihinana ) ». Nohamafisin’ ity ankizivavy kely ity ihany koa fa « ilay manofa zanak’ olona no tena ahazoam - bola, toy izay mandeha irery. Amin’ iny mantsy ny olona mangoraka an’ ilay zazakely, dia vetivety kely dia mahazo. Indraindray aza tsy ampy adiny iray akory aho dia mahazo « gala iray », 1 000 Ariary. Dia averiko ilay zanak’ olona, dia mba lasa aho milalao miaraka amin’ ny namako ». Nolazain’ ity ankizivavy kely ity ihany koa, fa mbola tsy nanitsaka varavaran - tsekoly ny tongony ary tsy manantena sy tsy vonona ny hianatra rahateo satria « efa ity mangataka ity ny asan’ ny ankamaroan’ ny havanay, dia efa zatra izahay sady izao koa ve izaho vao hibôsy ( hianatra ) ? Ohatra ny tsy poinsa ( tsy mety ) intsony izany an », hoy izy namaly. Marihina, fa mampiasa voambolana hafa mihitsy ireny olona ireny.

Kilemaina sy beantitra…
Ireo olona kilemaina sy beantitra mangataka kosa indray, dia toa nahay nandaha - teny nanazava ny antony anaovan’ izy ireo ity « asa » mangataka ity, satria tokoa, be fangorahana ny ankamaroan’ ny Malagasy, mora ontsa sy mitsetra, ka ny fihetsika sy ny fomba fiteny kosa indray ny azy ireo no fitaovana mety ahazoam - bola bebe kokoa. Misy ireo beantitra mbola ao anatin’ ny fahatanjahany, saingy « ohatra ny efa tarazo ilay mangataka, satria ny reniko izao dia nangataka tety Analakely. Efa narary tsy afaka nandeha intsony izy izay vao nijanona, dia ohatra ny nandeha ho azy koa ny ahy. Ny zanako sahirana ara - pivelomana daholo, ny sasany migadra eny Antanimora, ka tsy aleoko miavotena irery mangataka ety », hoy ilay ramatoabe nanazava. Araka ny nambarany mantsy, « avy dia omeko tsodrano amin’ ny feo mitalaho be ny olona dia mahazo aho, dia afaka mividy hani - masaka ety ihany, dia voky tokoa ». Tiana ny manamarika, fa rehefa niresaka taminay ity ramatoabe ity, dia niteny tsotra izy, fa rehefa mangataka kosa izy dia tena hainy ny manintona ny fon’ ny olona hanolotra vola aminy. Araka ny voalazany àry dia « Ariary zato na roanjato Ariary no omen’ olona iray azy. Indraindray aho, dia mahazo hatrany amin’ ny 5 000, ka hatramin’ ny 10 000 Ariary isan’ andro, rehefa atambatra ny vola azo ». Ireo olona manan - kilema kosa indray, dia namaly tsotra rehefa nanontanianay ny antony anaovany ity asa fangatahana ity hoe : « Inona intsony ry neny ny asa vitako amin’ izao a ? » no sady lasa nanohy mora ny asa fanaony, fa tsy te handany fotoana nitafa taminay.

Fanakalozana vola madinika…
Ireny mpangataka ireny kosa indray matetika no mahavonjy ireo mpivarotra amoron - dalana amin’ ny fitadiavana vola madinika. Satria tokoa, efa fantatr’ ireo mpivarotra, fa misy vola taratasy madinika maromaro any amin’ izy ireo. Ireo mpangataka koa etsy andanin’ izany, dia zarany aza mba mitondra ravin - taratasim - bola vaventy rehefa mody, amin’ izay hita sy tsapa fa tena avy niasa. Ny ankamaroan’ izy ireny, dia saika manofa trano avokoa, eny fa na ireny trano baoritra sy trano vita amin’ ny selofanina ireny aza, dia hofaina tsotra izao. Tsikaritra, fa betsaka ireo mpangataka no mifanaretsaka eny amin’ ireo toerana be mpandalo, indrindra ny eny an - tsena eny. Safidy ny azy ireny amin’ ny ankapobeny. Tsy marina ny hoe « tsy fidiny » no anaovan’ izy rehetra ireny io « asa » io. Ny sasany kosa, dia hakamoana tsotra izao. Vitsy dia vitsy ny tena hoe mangataka noho ny tsy fananana sy ny tsy fahafahana miasa. Ny ankamaroan’ ireo mpangataka, dia mahazo vola betsaka kokoa noho ireo olona mitsemboka sy mifofotra amin’ ny herin’ ny tenany, na koa ireo olona mamelon - tena amin’ ny hatsembohan’ ny tavany.
( Marihina, fa tsy nisy nanaiky nalaina sary ireo olona nanaovana fanadihadiana, ka nohajainay fatratra izany )

Thursday, September 08, 2011

Paul Rabary « La crise n’est pas malgache mais franco-américaine »




Sur la Radio Antsiva où il intervient souvent, le sociologue Paul Rabary réagit autrement par rapport aux déclarations du porte parole du ministère français des Affaires étrangères (voir article de la veille, en date du 6 septembre). A son avis, le fonds des déclarations demeure le même qui est, si l’on a bien compris, que la France est incontournable pour plusieurs raisons (historique, économique et social) mais ce sont les formes d’expression qui varient suivant la conjoncture.

En quelque sorte à travers ces déclarations officielles, la France réitère à qui veut l’entendre, aux parties malgaches, à la SADC et plus généralement à la communauté internationale et à ceux qui brandissent la défense des droits de l’homme, qu’elle ne doit pas être ignorée pour les raisons précitées et que ses intérêts doivent être considérés comme tel dans toute recherche de solution à la crise malgache. Paul Rabary décrypte et révèle les convictions de plus d’un malgache selon lesquelles, la crise ne peut être résolue tant que les Français et les Américains ne se sont pas entendus sur l’avenir de Madagascar. Loin de manifester un pessimisme ou un fatalisme quelconque, ce sociologue dit ceci : « la solution à la crise est réduite au sort de Marc Ravalomanana. La France veut écarter tout risque de retour de Marc Ravalomanana au pouvoir, voire dans le pays. Quant aux Etats-Unis, ils ne veulent pas de Andry Rajoelina à la tête du pays. Donc aussitôt que Paris et Washington se mettent d’accord sur la personne à installer au pouvoir (une personne suffisamment crédible de leurs points de vue), la crise sera résolue ».

Obama dévoile un plan de 447 milliards de dollars pour l'emploi





S'adressant aux deux chambres du Congrès, dans un discours télévisé, le président américain a mis les élus du Capitole, dont ceux de la Chambre des représentants majoritairement républicaine, au défi d'approuver son train de mesures pour endiguer un taux de chômage à plus de 9 %.AP/KEVIN LAMARQUE

Barack Obama a dévoilé, jeudi 8 septmbre, un plan de 447 milliards de dollars pour soutenir l'emploi aux Etats-Unis – gros point noir de son bilan à quatorze mois de la présidentielle de 2012 – avec des baisses d'impôts et de nouvelles dépenses fédérales.

S'adressant aux deux chambres du Congrès, dans un discours télévisé, le président américain a mis les élus du Capitole, dont ceux de la Chambre des représentants majoritairement républicaine, au défi d'approuver son train de mesures pour endiguer un taux de chômage à plus de 9 %.

Le principal axe de ce plan consiste en un abaissement des charges salariales et patronales pour un montant de 240 milliards de dollars. Obama propose également d'étendre l'assurance chômage, pour un coût chiffré à 49 milliards, de moderniser les écoles pour 30 milliards et d'investir dans les infrastructures de transports pour 50 milliards de dollars.

"Cela secouera une économie qui a marqué le pas et donnera de la confiance aux entreprises qui, si elles investissent, trouveront des clients pour leurs produits et leurs services. Vous devez adopter ce plan au plus vite", a-t-il dit.

Le président américain a également proposé de refinancer des prêts immobiliers avec les géants du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac et plaidé pour l'adoption rapide d'accords de libre-échange avec le Panama, la Colombie et la Corée du Sud. Barack Obama a promis un plan "ambitieux" de réduction des déficits qui, a-t-il toutefois assuré, n'entraînera que des "ajustements modestes" aux programmes d'assurance santé Medicaid et Medicare.

CRAINTES D'UNE RÉCESSION

Le montant évoqué est à mettre en rapport avec les 787 milliards de dollars du plan de relance initial adopté au tout début de la présidence de M. Obama, en février 2009. Il s'agissait alors de tenter de surmonter les effets de la crise des crédits "subprimes" ayant éclaté à l'automne 2008, et qui s'était propagée à l'économie réelle et à l'emploi. Mais deux ans et demi plus tard, la situation sur le front du chômage, même stabilisée, reste préoccupante.

L'économie américaine a détruit autant d'emplois qu'elle en a créé en août, mettant fin à dix mois consécutifs d'embauches nettes, et le taux de chômage officiel du pays s'est maintenu à 9,1 %. Les Etats-Unis sont encore très loin d'avoir regagné les huit millions d'emplois perdus lors de la récession. Ce chiffre, conjugué à d'autres indicateurs économiques à l'orange, alimente les craintes d'une replongée dans la récession trois ans après l'éclatement de la crise du crédit, et pèsent sur les marchés.

Etre une femme, c’est quoi, au juste?





Etre une femme, c’est quoi, au juste? Il y des femmes qui commencent à se poser cette question. J’ai entendu dire que d’être une femme dépend de notre état civil, de nos hormones, nos chromosomes ou même de nos organes génitaux.

Mais tout cela ne peut pas définir ce qu’est une femme; parce qu'il y a des femmes qui produisent des taux élevés de testostérone, qui peuvent même avoir une barbe, il y en a d’autres dont les chromosomes sont XY, XO, XXY, XXXY, etc., sans pour autant faire allusion à celles, comme moi, qui sont nées avec des organes génitaux atypiques, oui, les intersexués.

Je connais beaucoup de femmes qui expriment leur côté masculin sans vouloir, ni désirer pour autant s’identifier en tant qu’homme, et c’est aussi vrai pour beaucoup d’hommes qui ont un côté plus tendre, plus féminin. Ils sont confortables avec le sexe qu’on leur a assigné; ils se trouvent seulement à un degré plus marginal sur le spectre du genre.

On connaît tous des femmes masculines et des hommes féminins et on les accepte: mais que faire quand une femme vous dit qu’elle est prisonnière de son corps d’homme? Et l’homme qui vous dit la même chose? Est-ce qu’ils sont des illuminés, des psychotiques souffrant d’hallucinations?

Il y a des femmes qui n’acceptent pas leur sœurs intersexuées ou transsexuées dans les endroits réservés aux femmes. Il y a en a qui, à cause de ce qu’elles ont appris, disent que les femmes intersexuées et/ou transsexuées ne sont pas des femmes. Elles croient que nous travaillons pour la patriarchie afin d’usurper le contrôle et l’assimilation du mouvement féministe et la féminité, que les femmes IS et TS sont là pour les remplacer, pour envahir leurs endroits sacrés, mais en même temps ces femmes acceptent les hommes IS et/ou TS parmi elles, c’est-à-dire, les hommes nés avec un corps qui ressemble plus à un corps de femme. Cette ouverture aux hommes FTM par les femmes dans leurs endroits privés semblent ignorer que ces hommes sont des hommes et donne l’impression que leur identité en tant qu’homme n’est pas authentique. Eh bien voilà, on a deux poids, deux mesures…on accepte des hommes (par une sorte d’oblitération de leur identité) tout en refusant d’accepter des femmes nées avec des organes génitaux atypiques ou mâles.

Cela va sans dire que pour moi aussi, ce serait très difficile d’être confrontée par une toute nouvelle façon de regarder la réalité. J’aurais des doutes et des questions, c’est certain. Cependant, on a attendu et c’est l’heure d’agir car on a toutes les preuves nécessaires pour que ces femmes soient accueillies parmi toutes leurs sœurs, et sans équivoque, afin de participer au grand mystère de la féminité, quelque chose qui leur a été refusé depuis trop longtemps.

Je suis une telle femme... lesbienne *femme* très féminine, une féministe capable d’évoluer et de comprendre à fond les différences, enfin, une «*femme* femme» et même dans la communauté lesbienne, être *femme* est plus souvent méprisé et suspect, pas à cause de ma condition intersexuelle mais parce que je ne suis pas comme d’autres lesbiennes plus masculines, pas à la mode, ringarde peut-être. Bien entendu, je suis une lesbienne queer très fière et « out », qui se détache de la foule, quelquefois à cause de ma condition intersexuelle et parfois à cause de ma féminité qui semble embêter quelques-unes de mes sœurs puisqu’elles sont d’avis que j’ai capitulé sans condition aux idées stéréotypées que les hommes se font de la femme. Parce que j'aime et je veux me maquiller, mettre du rouge à lèvre, et surtout faire du shopping sans jamais acheter une paire de Birkendocks (je m’excuse, mais ce n’est pas ma tasse de thé.)

Il y a des femmes de toutes sortes: grandes, petites, rondes, minces, musclées. Il y en a qui sont Chrétiennes, Musulmanes, athées, conservatrices, communistes, même de tendance fasciste. Il y en a de tous les différents milieux socioéconomiques et culturels. Les femmes dans toutes les couches sociales et dans toutes les cultures sont sujettes aux mauvais traitements. Elles sont partout la cible de blagues malignes et haineuses, traitées sans respect et avec une hostilité pure et simple, pleine de haine, sous forme de violence et d’autres tortures, dans tous les pays et toutes les cultures, malgré « l’évolution » des mentalités dans certains pays .

Une femme n’est pas nécessairement «une mère attentionnée» ou même une personne désireuse d’être une mère. Elles sont ce qu’elles veulent être et devraient pouvoir vivre leur vies comme elles veulent … parce qu’une femme, c’est la source de la vie, la source de l’humanité.

Mais, tout de même, nous nous trouvons souvent piégées par le désir d’être ce que nos oppresseurs nous ont convaincu d’être… comme eux.

C’est souvent notre ignorance et notre peur de l’inconnu qui motivent nos réactions quand une femme intersexuée ou transsexuée se tourne vers nous pour trouver une place dans un abris pour femmes maltraitées ou abusées. C’est une atteinte à leur dignité si nous perpétuons la mutilation de ces femmes « bizarres » sur un plan moral déjà entamée sur leurs corps par les médecins dans leur enfance…il s’agit plutôt de la mutilation de leur féminité, de leur amour propre, de leur for intérieur. Néanmoins, ces femmes «bizarres» ne sont pas des hommes et ne l’ont jamais été. C’est lamentable de constater la peur qu’on a de ces femme à cause de ce qu’elles ont (ou n’ont pas) sous leurs jupes en croyant qu’elles sont plus disposées à des agression sexuelles – une attitude un peu hypocrite puisque les femmes aussi violent et abusent d’autres femmes. Je ne préconise pas de droits spéciaux à l’égard des femmes TS ou IS si elles n’ont pas enlevé leur «appendice» … ce que je préconise c’est qu’on les accepte en tant que femmes, car elles le sont. Et si nous, qui sommes nées sans aucune ambiguïté physique, leur tendions la main pour les aider et les guider, les aimer et les accepter telles qu’elles sont…des femmes. Cela sera un grand pas en avant pour elles dans leur quête de le redécouverte de leur féminité. Levez-vous, s'il vous plaît, et aidez vos sœurs TS et IS!

L’habit ne fait pas le moine et la silhouette ne fait pas la femme. C’est le cerveau et ses fonctions qui déterminent la féminité et le sexe de la personne. Pas besoin de règles pour se sentir et penser comme une femme. Beaucoup de femmes n’ont pas de règles et on les accepte sans problème.

A mon avis, ce qui détermine qu’on soit femme ou non, ce ne sont pas les chromosomes, ni les hormones, ni les organes génitaux…..c’est plutôt le cerveau, l’organe le plus important du corps humain.

Depuis plusieurs années, Dr. Eric Vilain, sommité des conditions intersexuelles, fait de la recherche à UCLA sur la sexuation du cerveau et ses études sont définitives. Il y a une différence entre le cerveau mâle et le cerveau femelle et cette différence est quantifiable.

Ce que cela signifie dans le fond, c’est que toutes ces femmes nées avec une condition intersexuelle, connue sous le terme scientifique comme «le transsexualisme », sont ce qu’elles disent…des femmes! Et un jour, il y aura une possibilité de déterminer le sexe du cerveau d’un enfant dans sa toute petite enfance.

Imaginez un peu! … Vous êtes toujours au lit, à moitié endormie quand tout d’un coup, vous sentez quelque chose, une grosseur. Vous savez qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Vous voulez hurler, vous rendormir, et puis, vous avez l’impression de faire un cauchemar…. Bon, vous pensez que ce cauchemar s’en ira, il faut seulement se réveiller. Mais, au fond, vous savez que ce n’est pas la vérité. Vous mobilisez tout votre courage et à tâtons vous dirigez votre main vers la grosseur, d’abord sur le ventre, puis plus bas encore, et au lieu de trouver ce qui hier était toujours le sexe d’une femme, vous frôlez furtivement cette grosseur qui ne devrait pas être là – ce qui constitue un affront cuisant dans votre for intérieur. Les larmes commencent à couler à flots, vous sanglotez et vous vous sentez envahie par une sensation terrifiante, la sensation de perdre votre identité personnelle. Enfin, vous faites tous les efforts possibles et vous arrivez jusqu’en bas et glacée d’horreur, vous touchez cette grosseur. Qu’est-ce qu’on est en train de devenir? Qu’est-ce que c’est que ce monstre, cette appendice?

Mais c’est impossible, vous pensez, c’est sûrement une erreur, une blague délirante. Une hallucination psychotique. C’est affolant.

Vous vous mettez à imaginer toutes sortes de choses. Comment faire face à cette nouvelle réalité? Vous pensez à tous les vêtements que vous ne pouvez plus porter, à tous les plaisirs féminins perdus à jamais. Et soudain, vous vous rendez compte …mais ça va tout chambarder dans mes rapports avec mes sœurs…vont-elles m’ éviter; me demander de m’ éloigner des endroits réservés aux femmes? être compréhensives, vont-elles vouloir prendre une douche avec moi? Vont-elles me traiter comme un homme qui fait semblant d’être une femme?

Et si on croyait les femmes IS et TS quand elles vous disent la vérité – elles sont des femmes. Les femmes nées avec une condition intersexuelle sont comme toutes les autres femmes et c’est une honte et un manque de respect pour toutes les femmes de les éviter et de les humilier. Quand une femme se comporte ainsi, elle devient complice de l’ennemi -- la patriarchie qu’elle méprise tellement.

Ayons plus de tendresse et de compassion pour nos sœurs et nous-mêmes, malgré notre apparence ou l’assignement de sexe à la naissance.Attention à la féminité d'apparat

On observe que les filles prennent des allures de femme de plus en plus jeunes. Elles semblent manier les armes de la séduction à égalité avec leurs aînées. Talons, jupes, maquillage, sacs à main – elles n'ont aucun accessoire à envier aux femmes mûres, et sont même en position de leur opposer jeunesse et fraîcheur. En outre les standards physiques et les valeurs qui ont le vent en poupe actuellement – minceur, voire androgynie, jeunesse éternelle – avantagent indéniablement plus une adolescente prépubère qu'une femme "dans la force de l'âge" comme on dit.

Ni pudeur, ni conservatisme – c'est au nom d'une idée de la femme qu'on peut regretter cette ruée, de plus en précoce, dans les brancars d'une séduction par l'image. Précisons encore qu'il ne s'agit pas ici de faire une leçon de convenances, mais de mettre en garde contre un jeu dangereux. Peut-être faudrait-il manier rouge à lèvre et talons aiguille avec un peu plus qu'un savoir-faire de magazine féminin... Il n'y a bien évidemment aucun mal à vouloir plaire physiquement. Seulement ce mode de séduction a parfois des effets kiss-kool très violents. S'afficher ainsi revient à se mettre en position de marchandise, d'objet de consommation – ce qui, pour demeurer un mode d'être-au-monde foncièrement incontournable, ne doit pas obligatoirement devenir une règle absolue.
Il faut savoir qu'une fois l'image consommée, s'ils n'ont pas été envoûtés au-delà, les hommes ont souvent vite fait de courir après une autre image, un autre mirage. Car ils n'ont fantasmatiquement d'autre accès à La femme – qui n'existe pas – qu'en les possédant toutes, une à une. Rappelez-vous Don Juan… (pour les plus féministes, notons ici que le donjuanisme est un fantasme féminin d'après Lacan, mais ce sera pour une prochaine fois…).

Le devenir-femme

Il n'y a pas d'âge où on puisse se déclarer une "femme accomplie", une bonne fois pour toutes. Il n'y a aucune barrière à franchir, aucune étape obligée. C'est à proprement parler un art de vivre : le féminin, accessible aux deux sexes, est affaire d'invention. Il est sans référent, se soustrait à tout jugement de valeur, se moque des convenances. Comparable au souffle créateur de l'artiste, le féminin est une respiration dans le système établi.

Etre une femme, ça veut dire être un homme plus quelque chose d'autre – un plus qui est un moins, de l'air dans la rigidité des oppositions dialectiques, du vide qui s'installe dans le plein de l'image aussi, du doute qui s'insère dans les certitudes.
Etre une femme ça veut dire accepter l'inconnu, l'impossible, le non-su, en avoir cette drôle de conscience paradoxale.
Etre une femme ça veut dire savoir intégrer cette part de mystère inscrite dans la vie elle-même.

Tout comptes faits, l'expression qui convient n'est pas "être une femme" mais "se sentir femme" : on rejoint ainsi le champ lexical de l'effluve, du parfum, qui est aussi celui du féminin.

Record de pessimisme des Français au sujet de la situation économique, selon BVA

Le moral économique des Français s'est effondré en août et leur pessimisme a retrouvé les niveaux qu'il avait atteint après la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008 : c'est ce que révèle une enquête réalisée par l'institut BVA les 1er et 2 septembre 2011 auprès d'un échantillon représentatif des Français de 15 ans et plus.

L'indice de confiance en l'avenir que ce sondage mesure pour BFM et Challenge, est en chute libre. La proportion d'optimistes a été réduite de moitié depuis l'été, passant de 34% à 17%, et celle des pessimistes s'est accrue de 19 points par rapport à juillet pour s'établir à 82%. Du jamais vu depuis depuis la crise financière de 2008! Et "même à l'époque", précise Gaël Sliman, "la chute de moral n'était pas aussi spectaculaire qu'aujourd'hui".

L'enquête montre également que l'exécutif peine à retrouver la confiance des Français : 75% des sondés (contre 25%) ne le croient pas capable de réduire les déficits. Le PS doit toutefois rester vigilant : si, comme les marchés, les Français ne croient pas que la règle d'or effacera le problème, "ils ne comprendraient pas que les socialistes refusent de la voter", prévient le sondeur.

Un autre enseignement du sondage ne fera sûrement pas plaisir à l'UMP : une nette majorité de Français, gauche (65%) et droite (63%) confondues, serait favorable à la suppression de la TVA à taux réduit dans la restauration (dont Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre parler) et une proportion encore plus forte (83% des Français et 75% des sympathisants de droite) pense qu'il faut abaisser le seuil d'assujettissement à la future contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, provisoirement fixé à 500 000 euros et plus.

Le débat interne à la majorité au sujet de la taxation des plus hauts revenus n'est pas clos. Lors de la discussion du deuxième collectif budgétaire de l'année au Parlement, mercredi 7 et jeudi 8 septembre, le ministre de l'économie et des finances, François Baroin, et la ministre des comptes publics, Valérie Pécresse, ont d'ailleurs réaffirmé que ce débat restait "ouvert".

Kadhafi a vendu 20 % de l'or libyen avant sa fuite


Environ 29 tonnes d'or, soit 1,7 milliard de dinars (98 millions d'euros), ont été "liquidées pour payer les salaires et disposer de liquidités, en particulier à Tripoli".AFP/PATRICK BAZ

L'ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a vendu plus de 20 % des réserves en or du pays au cours des derniers jours du régime, a annoncé, jeudi 8 septembre, le gouverneur de la banque centrale libyenne, Qassem Azzoz. D'après lui, environ 29 tonnes, soit 1,7 milliard de dinars (980 millions d'euros), ont été "liquidées pour payer les salaires et disposer de liquidités, en particulier à Tripoli".

Selon des responsables de la banque centrale, l'or est vraisemblablement sorti du pays notamment vers la Tunisie voisine. Alors que le système financier du pays est en train de se remettre sur pied après des mois des sanctions et de perturbations causées par la guerre, la recherche des milliards de dollars que le Guide et son régime auraient mis à l'abri à l'étranger ne fait que commencer.

TRAQUER LES AVOIRS LIBYENS "PAYS PAR PAYS"

Même si le solde des avoirs libyens reste positif avec un montant total détenu par la banque centrale s'élevant désormais à 115 milliards de dollars, dont 90 sont à l'étranger, plusieurs milliards n'apparaissent pas dans les comptes, selon Qassem Azzoz. "Aucun avoir de la banque centrale n'a été volé, que ce soit l'or ou autre chose. Seule une partie de la réserve d'or a été liquidée, a-t-il dit. Le régime de Kadhafi avait la réputation de détenir des montants importants hors du système bancaire, dont on n'a pas de trace, et ils peuvent avoir été concernés par des mouvements."

Le gouverneur de la banque centrale libyenne a assuré qu'il allait traquer les avoirs libyens "pays par pays, banque par banque, compte par compte", en reprenant la formule de Mouammar Kadhafi, qui a promis de pourchasser ses opposants "rue par rue, impasse par impasse et maison par maison".

Les responsables de l'institution disent ne pas avoir d'estimation précise des montants qui auraient été cachés par Kadhafi et son régime, parce que ces avoirs n'étaient pas inscrits dans les registres. "Nous devons estimer les revenus pétroliers pendant le régime [de Kadhafi] et évaluer combien il en manque", a indiqué Wafik Chater, qui fait partie d'une équipe de l'exécutif transitoire, chargée de remettre sur pied les ministères et la banque centrale.

RÉSERVES SUFFISANTES

En attendant, le nouveau pouvoir a assez de moyens pour faire fonctionner le pays. Les réserves disponibles équivalent à 200 % du produit intérieur brut et peuvent suffire pendant deux ans, le temps que la production pétrolière atteigne son niveau d'avant guerre.

Tout en travaillant à améliorer la santé financière du pays, la banque centrale dit vouloir alléger l'impact de la guerre sur la population : Qassem Azzoz a ainsi insisté sur le fait que la situation était sous contrôle, même si les Libyens se plaignent d'un manque de liquidités et d'une hausse des prix.

Environ 65 % de 2 milliards de dinars libyens qui étaient bloqués à Londres sont actuellement en circulation à travers le système bancaire, et le reste est en voie d'acheminement. Pour empêcher que le flux de liquidités ne favorise encore l'inflation, le gouverneur de la banque centrale a indiqué que le plafond fixé pour les retraits bancaires serait maintenu, mais qu'il pourrait passer dès cette semaine à 500 dinars (292 euros) au lieu de 250.