Thursday, September 08, 2011

Taxe sodas : Bercy "regrette" la décision de Coca-Cola





François Fillon a annoncé, à la fin d'août, la création d'une taxe sur les boissons à sucres ajoutés, dans le cadre d'un programme d'austérité.AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Après la CGT et une députée UMP, au tour du ministère du budget de s'élever, jeudi 8 septembre, contre la décision de Coca-Cola de suspendre un investissement de 17 millions d'euros en France, en réponse à la nouvelle taxe sur les boissons à sucres ajoutés du plan antidéficit du gouvernement.

Jeudi après-midi, le ministère du budget a jugé "regrettable en termes économiques" la décision de Coca-Cola. "C'est une décision regrettable en termes économiques, mais qui ne peut pas être liée à l'augmentation de 1 centime d'euro sur les sodas à sucres ajoutés, qui est motivée par un objectif de santé public, a indiqué Bercy. Cette taxe de 1 centime ne met pas en danger cette industrie."

Pour "protester symboliquement" contre la nouvelle taxe sur les boissons à sucres ajoutés annoncée le 24 août par le premier ministre, François Fillon, dans le cadre du plan d'austérité, le producteur américain de boissons sans alcool Coca-Cola a annoncé jeudi qu'un important investissement prévu en 2012 dans son usine des Bouches-du-Rhône était remis en question.

>> Lire l'article : Coca-Cola part en guerre contre la "taxe sodas"

"UN CHANTAGE" DE COCA-COLA

Cet investissement de 17 millions d'euros, portant sur la rénovation d'une ligne de production de canettes, devait être officialisé le 19 septembre, à l'occasion de la célébration des 40 ans de l'usine des Pennes-Mirabeau. "Celui-ci n'est pas annulé, mais il doit être réévalué dans le contexte d'incertitude créé par la taxe", annonce le groupe dans un communiqué. La taxe doit être discutée dans les semaines à venir dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Coca-Cola attend de voir comment se déroulera le vote au Parlement, a précisé une porte-parole.

Jeudi après midi, deux députés UMP des Bouches-du-Rhône se sont élevés contre la décision de Coca-Cola. Valérie Boyer s'est dite "absolument choquée et scandalisée" par "le chantage" de Coca-Cola, qui, selon elle, n'a pas à se mêler des politiques de santé publique. "Rien n'empêche cette entreprise de faire des efforts sur des boissons non sucrées qui font aussi partie de ses ventes", a-t-elle estimé.

De son côté, Bernard Reynès, autre député UMP des Bouches-du-Rhône, "trouve" également "ce chantage inacceptable".

"ÇA FAIT UN PEU PEUR"

En réaction, un syndicaliste CGT de Coca-Cola, joint par Le Monde.fr, s'est dit préoccupé : "Les salariés sont inquiets car ils sentent que ce n'est pas bon pour l'avenir du site. Ça fait un peu peur", souligne Christian Locastro, délégué syndical Coca-Cola pour la zone sud.

La décision de Coca-Cola avait été annoncée mercredi soir lors d'une réunion des délégués centraux de l'entreprise. La direction semblant attendre maintenant le vote de la mesure par le Parlement, le syndicaliste CGT s'interroge sur la suite: "L'investissement est-il juste suspendu pour faire pression ou sera-t-il remis en cause ?" L'annulation de la venue de John Brock, président de Coca-Cola Enterprises, pour les 40 ans du site, renforce cette incertitude.

CONTRE LA "STIGMATISATION DES BOISSONS SUCRÉES"

La direction de l'entreprise l'a justifié en déclarant : "Nous entendons ainsi protester symboliquement contre une taxe qui sanctionne notre entreprise et stigmatise nos produits", explique Coca-Cola, qui "réaffirme son opposition vigoureuse à toute forme de stigmatisation des boissons sucrées et à leur assimilation à d'autres catégories de produits tels que le tabac".

Matignon a justifié l'instauration de cette taxe au nom d'une nécessaire lutte contre l'obésité, rappelant que le poids moyen des Français a augmenté de plus de 3 kilos entre 1997 et 2009. La taxe qui doit entrer en vigueur début 2012 devrait rapporter 120 millions d'euros à l'Etat. Elle devrait renchérir le prix de la canette d'un centime d'euro en moyenne, selon les industriels du secteur.

Implanté en France dans l'entre-deux-guerres, le groupe américain emploie 3 000 salariés répartis sur cinq sites de production en France. Le site des Bouches-du-Rhône, le deuxième en terme de production, compte 203 employés et trois lignes de production. Il a fait l'objet de 45 millions d'euros d'investissements depuis cinq ans, selon le communiqué.

Kits scolaires aux écoliers Il faut récupérer les 4x4 Prado


Rappelons-nous de ces nombreux véhicules Toyota Land Cruiser et Prado saisis par Andry Rajoelina et consorts peu après la chute du régime Ravalomanana. Une partie d’entre eux étaient en effet destiné à l’usage de protocole pour le sommet de l’Uunion africaine qui devait se tenir à Madagascar tandis qu’une autre, a-t-on appris dernièrement étaient octroyés par la Banque Mondiale à titre de dons.

33 Toyota Prado de couleur blanche devaient revenir à la Direction régionale de l’Éducation nationale (DREN) dans le cadre du programme « Éducation pour tous ». A l’approche de la rentrée scolaire dans la Grande-Île, la Banque mondiale devrait débloquer la somme de 26 millions de dollars dans le cadre du même projet, aux fins d’octroyer des kits scolaires aux élèves des écoles primaires. Le déblocage de cette somme est toutefois conditionné de la restitution des 33 véhicules cités plus haut par les membres du régime de la Transition.

D’après, Vonintsalama Randriambololona, Secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, une quinzaine seulement de ces véhicules ont été restitués à ce jour. La majorité d’entre eux a été utilisée par les membres du CST, ceux du CT, tandis que d’autres par la présidence de la Transition et le Gouvernement. La présidence de la Transition a été la première à restituer les véhicules dont elle a fait l’usage, tandis que certains ministres et parlementaires limogés sont toujours en possession de quelques-uns et ne les ont pas encore rendus.

Malgré le fait qu’aucun délai n’a été fixé par le Banque mondiale, la rentrée scolaire qui débutera bientôt devrait conscientiser ces opportunistes.Ordre a été donné par le président de la HAT au ministre de l’Education nationale, en conseil des ministres ce mercredi 7 septembre, de récupérer les véhicules 4x4 de modèle Toyota Prado et de couleur blanche réclamés par les bailleurs de fonds dans le cadre du programme Éducation pour tous. Selon le communiqué du conseil des ministres, l’UNICEF avait fait don d’un lot de véhicules (au nombre de 33 selon nos sources) à l’éducation nationale mais ils avaient été affectés à des utilisateurs autres que ceux spécifiés par les donateurs. La réussite de cette opération de récupération est la condition sine qua non du déblocage des subventions des fonds qui doivent servir pour les kits scolaires.

Le ministère de l’Éducation nationale et celui des Finances doivent alors convoquer les actuels détenteurs desdits véhicules, qu’ils soient des civils ou des militaires, pour qu’ils rendent ces biens qui ne leur appartiennent pas, dans l’intérêt du petit peuple des parents dont les élèves sont en train d’être privés de kits scolaires.

Par la même occasion et dans l’objectif d’encourager la fréquentation scolaire, le président de la HAT a donné le top à l’opération « Koba Aina » pour les élèves des EPP, issus des familles démunies des zones touchées par la famine (bas quartiers de la capitale, Sud, etc.).

Wednesday, September 07, 2011

Gouvernement : promenades enfin autorisées ...

A partir de maintenant, apparemment, les ministres peuvent s’adonner librement au tourisme à l’extérieur du pays. Selon le conseil de gouvernement d’hier, en effet, le ministre des Travaux publics sera présent au XXIVème Congrès mondial de la route qui se tiendra à Mexico, du 26 au 30 septembre prochain. On ne voit guère l’intérêt pour nous d’un congrès mondial de la route, surtout à un moment où les financements extérieurs sur la construction de route sont suspendus, notamment ceux de l’Union européenne. Mais ce voyage lointain et coûteux permettra au ministre et à ses compagnons de prendre connaissance des mille attraits de cette ancienne capitale de l’empire aztèque. Si le petit groupe n’est guère intéressé (ce qui peut bien être le cas) par les musées, les cathédrales et les vestiges historiques, il peut participer à la vie nocturne particulièrement animée de Mexico, avec ses innombrables discothèques et boîtes de nuit, et même plus si affinités…

Signalons qu’en mars dernier, manifestant un goût subit pour l’austérité, le conseil des ministres a publié la mesure suivante : « Suspension des missions à l’extérieur des ministres, sauf autorisation du président de la HAT ou du Premier ministre ». Comme le premier s’est récemment rendu en France pour ses vacances privées, tandis que le second a mis le cap sur New-York pour une mission qui ne s’imposait pas, ils sont obligés d’autoriser les autres à s’amuser aussi à l’extérieur, avec l’argent public. Bref, l’austérité n’aura duré que cinq mois. Pourquoi le gouvernement s’autorise-t-il ces petites folies actuellement ? Peut-être parce que des fonds sont disponibles car les élections n’auront pas lieu cette année. Peut-être aussi car on escompte de grosses recettes de la vente prochaine des stocks de bois de rose. Peut-être enfin car la compagnie chinoise Wisco a remis une nouvelle tranche concernant le gisement de fer de Soalala…

Tuesday, September 06, 2011

Un autre regard sur Madagascar

Le roi Radama 1er en campagne militaire avait besoin de poudre et de fusils que lui fournissait Napoléon de Lastelle et la compagnie Rontaunay


C’est un bel ouvrage, ça se voit à l’œil nu, qui est sorti cette année des éditions Orphie au rayon « Histoire » dans une collection intitulée « richesse et diversité d’Outre-mer ». Un pavé sur joli papier aux caractères sépia fleurant bon le document d’antan qui entreprend de raconter le périple d’un Européen qui à Madagascar devint « Prince de Mahéla », par la volonté de la reine Ranavalona. Napoléon de Lastelle (1802-1856).

- L’auteur

Michel Pruche de Lastelle est né en 1945 à l’île d’Ouessant où son père était médecin. Depuis l’adolescence, son port d’attache est Saint Malo, patrie de ses ancêtres. Il a alterné des périodes de vie sur des voiliers, parfois en famille, parfois en solitaire à travers les océans, et la responsabilité de directeur de sociétés filiales de groupes internationaux de transports et logistique. Globetrotter et polyglotte, à présent retraité, il habite la majeure partie de l’année en Thaïlande. En dehors de publications dans des revues nautiques, il a édité quatre livres sous différentes combinaisons de son nom (en fonction de thèmes très divers), dont l’essai toujours plus actuel Dieu créateur du sang et des larmes, par Michel de Lastelle, paru en 2006 chez ABM.

- Histoire

Chronique du temps passé, signée par l’un des descendants du compatriote de Mahé de la Bourdonnais que fut Napoléon de Lastelle, à lire d’urgence chez Orphie ! Michel Pruche de Lastelle, fasciné par l’aventure de son aïeul a eu la riche idée d’exploiter une biographie qui n’avait jamais été contée jusqu’ici et qui s’inscrit dans le XIXe siècle de la Grande Île convoitée par les Anglais et les Français qui tentaient d’y implanter leurs comptoirs. Fils d’un capitaine au long cours Napoléon de Lastelle était né le 7 février 1802 dans l’ile sœur à Rivière du Rempart au sein d’une une famille originaire de Saint-Malo, vivier d’armateurs, de capitaines de commerce, de marine d’État et de corsaires. Il a choisi lui aussi la marine devenant capitaine de commerce. C’est depuis Madagascar où il s’est installé en 1825, à Mahela, qu’il a rallié la société de négoce « Rontaunay et Compagnie » devenant responsable d’un domaine qui comprenait outre une plantation de cocotier, café et canne sucre, une sucrerie, une distillerie et quelques voiliers pour commercer avec les Mascareignes. Seul Européen de l’époque à Madagascar, il sut judicieusement pérenniser son petit empire de 300 km de la côte Est, en y associant le pouvoir en place, bénéficiant ainsi d’une main-d’oeuvre d’esclaves, promettant en échange au roi Radama Ier de lui fournir des canons, des fusils et de la poudre. La reine Ranavalona qui lui a succédé lui a renouvelé ses privilèges et lorsqu’elle expulsa les étrangers de la Grande Ile, Napoléon de Lastelle fut le seul Européen en grâce à Madagascar. À ce titre il fut un acteur principal de la politique et de l’économie de la région au milieu du XIXè siècle (avec Jean Laborde qu’il avait présenté à la reine). Une reine qui le fit Prince de Mahela après qu’il ait succombé à un empoisonnement, à l’âge de 54 ans. Il avait épousé en 1830 une Malgache Betsimiraka, Victoire Sija, veuve de Joseph Arnoux, l’associé de la maison Rontaunay et Compagnie. De leur union est née Elisa de Lastelle, qui fut Princesse de Mahela (1832-1888). Ce livre rare parle de l’histoire de Madagascar, de Maurice, de la Réunion, depuis la fin du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, avec références aux événements extérieurs dont l’influence a compté aussi dans la région comme la Révolution les guerres napoléoniennes, américaines, l’évolution du transport maritime, les découvertes

- En bref…


Un empire
Au départ, les activités de Napoléon de Lastelle consistaient à acheter biens, riz, boeufs, gomme de copal, cire, peaux etc., destinés à la colonie Bourbon, à veiller à la bonne culture des plans de canne à sucre et de café, à négocier l’achat des produits que sa société ne fabriquait pas, à organiser le troc, fusil et poudre en échange des droits accordés par le gouvernement de la reine. Il était présent partout, à Tamatave, sur les autres nombreux points de traite de la cote Est et dans la capitale Antananarivo. Napoélon de Lastelle édifia plusieurs usines, introduisit des plantes et animaux de toutes sortes, créa entre les îles un commerce qui employait des milliers de marins sur plus d’une centaine de bateaux. En 1840, sa société employait 2 300 personnes dans ses forges, ses ateliers mécaniques et ses plantations.


Jean Laborde
En Novembre 1831, Jean Laborde, un gascon français de 25 ans faisait naufrage au nord de Fort Dauphin. Recueilli par un navire de la compagnie Rontaunay il fut déposé à Mahela chez Napoléon De Lastelle.reconnaissant ses nombreux « talents » celui-ci n’hésita pas à l’envoyer à Tana et à l’introduire auprès de la reine Ranavalona pour qu’il fabrique localement les armements et d’autres produits dont elle avait besoin (fusils, balles, canons, poudre, savon…). Ce qu’il fit à l’usine et à la fonderie créées à Ilafy puis à Mantasoa.

La guerre en Libye aura coûté 320 millions d'euros, selon Longuet

Selon le ministre de la défense, Gérard Longuet, le coût de l'intervention militaire en Libye devrait maintenant baisser considérablement.AP/Christophe Ena

En marge des journées d'été de la défense, le ministre de la défense, Gérard Longuet, a indiqué mardi 6 septembre que le coût total de l'opération en Libye pour la France pourrait être estimé à 320 millions d'euros au 30 septembre. Cette somme ne sera pas prélevée sur le budget de la défense, mais "mutualisée dans le budget global" de l'Etat, a-t-il dit, en indiquant avoir obtenu un arbitrage en ce sens du premier ministre, François Fillon.

Le ministre a estimé que le coût de l'opération en Libye devrait désormais baisser "spectaculairement", du fait de l'évolution de la situation militaire sur place. "Des heures de vol, il y en a moins ; des munitions, il y en a moins", et "de toute façon les salaires (des militaires français) sont payés et le matériel entretenu", a-t-il dit.

"Quand vous baissez le régime" des opérations françaises sur le territoire libyen, "vous diminuez dans des proportions spectaculaires" les dépenses, a-t-il ajouté.

Gérard Longuet a par ailleurs affirmé, qu'"il n'y a pas d'urgence" au désengagement en Libye tant que la situation "n'est pas réglée militairement". M. Longuet a affirmé qu'il n'avait "aucune information" en début d'après-midi sur une éventuelle sortie du territoire libyen de Mouammar Kadhafi.

ET APRÈS, LA RECONSTRUCTION

Dans le même temps, les entreprises françaises se préparent à participer à la reconstruction du pays. Environ quatre cents chefs d'entreprises françaises, parmi lesquels plusieurs directeurs de groupes du CAC 40, comme Alcatel, Alstom, Peugeot, Total, Bouygues ou Vinci, ainsi que des patrons de PME, étaient réunis ce mardi au Medef pour une réunion d'information sur la Libye.

Après avoir pris des risques politiques en Libye, la France souhaite maintenant "participer activement à sa reconstruction", a lancé aux chefs d'entreprise le secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Pierre Lellouche. "La France bénéficie d'un capital de sympathie élevé auprès des nouvelles autorités libyennes. Il est normal que les entreprises françaises en profitent", leur a-t-il dit.

POURSUITE DES CONTRATS PÉTROLIERS

Les autorités libyennes ont promis à une délégation de l'Union européenne de respecter les engagements et la "continuité" des contrats signés sous l'ère de Mouammar Kadhafi, a annoncé, mardi, un diplomate européen de haut rang. Lors d'une visite à Tripoli d'une délégation de l'Union européenne, "le message était [qu'il y aurait] une continuité dans les affaires", a-t-il souligné, sous couvert de l'anonymat.

Les interlocuteurs des Européens ont assuré qu'ils respecteraient leurs engagements et que "les contrats signés pendant la période Kadhafi reprendraient, qu'ils continueraient, qu'ils ne seraient ni dénoncés ni annulés", a-t-il précisé.

Pendant cinq jours, une délégation dirigée par Agostino Miozzo, directeur chargé de la gestion de crises au service diplomatique européen, s'est entretenue avec une série de représentants de la rébellion libyenne, des diplomates en poste à Tripoli et des représentants de l'ONU.

"Le risque de faillite d'une grande institution financière européenne est réel"

Pour l'économiste Nicolas Véron, "Il faudrait encore plus de transparence pour rassurer les marchés sur la valeur de certains actifs. Le problème, c'est que chaque Etat membre protège ses banques".

Les banques sont à nouveau parmi les premières visées par la panique des marchés. Pour l'économiste Nicolas Véron du centre de recherche Bruegel, l'Europe n'a pas suffisamment renforcé son système bancaire.

Pourquoi les banques continuent-elles de dévisser en Bourse ?

Nicolas Véron : Leur principal problème, c'est leur exposition aux Etats de la zone euro, eux-mêmes affectés par la défiance. Trois crises se confondent : celle des banques, celle des Etats dont les perspectives de croissance sont insuffisantes pour redresser leurs finances publiques, et celle des institutions européennes, incapables d'apporter les réponses nécessaires.

La crise bancaire est déjà ancienne. L'Europe n'a jamais vraiment fait le ménage depuis la chute de [la banque d'affaires américaine] Lehman Brothers, notamment en 2009 quand les conditions de marché étaient plus favorables. Elle le paie aujourd'hui.

La défiance est-elle plus grande à l'égard des établissements européens ?

Le problème n'est pas uniquement européen. Les banques américaines ont aussi pris des coups cet été. Bank of America ou Citigroup ont connu de fortes baisses de cours. Les inquiétudes sur la conjoncture mondiale et américaine pèsent. Et ces banques doivent gérer l'héritage des subprimes, qui leur font courir des risques juridiques importants. Toutefois, ce facteur de risque me semble moins important que ce qui se passe en zone euro. De ce fait, le système bancaire européen est plus fragile qu'aux Etats-Unis ou en Asie.

Comment enrayer cette spirale ?

Le fait que les valeurs bancaires baissent en Bourse ne représente pas un risque en tant que tel pour la stabilité du système. L'épisode actuel est différent de celui de 2008, où les banques ne parvenaient plus à se refinancer. Mais s'il n'y a pas d'action du côté des décideurs publics, la situation va continuer à se dégrader. Il faut remettre le système bancaire d'aplomb et agir en même temps vis-à-vis des crises souveraines et institutionnelles. Agir sur tous ces fronts peut enrayer la dynamique de crise.

Une recapitalisation des banques est-elle indispensable ?

Un certain nombre de banques en ont besoin. Il s'agit de savoir lesquelles. Il faut une transparence accrue sur l'état réel des bilans bancaires par rapport aux "stress tests" de juillet. Les banques qui n'ont pas assez de capital doivent faire appel au marché pour se renforcer. Si elles n'y parviennent pas, il faut les restructurer en injectant du capital public, en les fermant ou en les vendant à des concurrents. Dans le cas du Japon, les banques ont beaucoup trop tardé à accepter la nécessité d'un "triage" qui identifie les maillons faibles. Elles n'ont finalement pas évité ce processus, mais dans l'intervalle, le Japon a perdu une décennie de croissance.

Où sont les poches de faiblesse ?

Certaines sont connues, comme en Espagne ou en Allemagne. Mais même en France, il faudrait encore plus de transparence pour rassurer les marchés sur la valeur de certains actifs. Le problème, c'est que chaque Etat membre protège ses banques. C'est une forme de nationalisme économique. C'est pourquoi l'exercice des tests de résistance n'est pas allé assez loin, même s'il y a eu un progrès cette année par rapport à 2010, grâce entre autres à la création de l'Autorité bancaire européenne en janvier.

Y aura-t-il de nouvelles faillites bancaires ?

Il serait irresponsable de nier le risque qu'une grande institution financière européenne puisse s'effondrer. Il est aujourd'hui bien réel. Il faut donc identifier les maillons faibles et les traiter avant qu'il ne soit trop tard. Toutefois, la crise actuelle ne se réduit plus, comme en 2009, à sa seule dimension bancaire.

Que risquent les clients des banques ?

A l'exception éventuelle de quelques familles très riches, les ménages sont très bien protégés par le système de garantie des dépôts, notamment en France où les finances publiques sont encore robustes. Ils n'ont donc pas de souci immédiat à se faire. Mais la situation est différente pour les grands créanciers institutionnels, qui ne bénéficient pas des mêmes protections.

Le portail est fermé

Révélations de Wikileaks (suite): Marcel Ranjeva et Ivohasina Razafimahefa: A l’origine de la démission de Marc Ravalomanana...

Les circonstances entourant la démission et le départ, en mars 2009, de Marc Ravalomanana pour le Swaziland demeurent flou et entretiennent toujours des suspicions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elles demeurent même le blocage de la reconnaissance internationale du régime transitoire. Le site Wikileaks viennent de publier dernièrement les derniers câbles diplomatiques qu’il a en sa possession et ces câbles révèlent certaines informations sur les prises de positions de l’ambassade américaine, mais relatent aussi des faits survenus pendant la crise.

L’un des câbles révèle en effet l’identité des personnalités à l’origine de la démission et du départ de Marc Ravalomanana pour le Swaziland. Après une réunion des diplomates, le matin du 17 mars 2009, le deputy chef of mission (DCM) Eric Stromayer (actuel Chargé d’affaires américain à Antananarivo) a réuni le comité d’action urgente (CAE) de l’ambassade pour étudier la situation. Ce fut l’occasion pour Eric Stromayer d’informer ses collaborateurs que les ministres Marcel Ranjeva (Affaires étrangères) et Ivohasina Razafimahefa (Economie) ont demandé à l’ambassade US de les soutenir dans leur démarche auprès du président Ravalomanana. Ces ministres ont en effet conseillé ce dernier de démissionner et de quitter Madagascar.

C’est ainsi que Marc Ravalomanana a donné les pleins pouvoirs à un directoire militaire et a quitté le pays. L’ex-président démissionnaire a, donc, suivi les conseils de Marcel Ranjeva et d’Ivohasina Razafimahefa. Pour ce qui est du départ de Marc Ravalomanana pour le Swaziland, ce dernier a expliqué, rapporté par le câble diplomatique, à Niels Marquardt, qu’il a été menacé par des militaires, quinze minutes avant l’arrivée des diplomates venus recueillir l’ordonnance mettant en place le directoire militaire, et qu’il n’a pas démissionné. Et le rapport indique que l’ambassadeur américain n’a pas offert à Marc Ravalomanana son aide, mais ce dernier aurait déjà été en contact avec la SADC pour assurer son exfiltration. Sur ce, l’ambassadeur américain a livré ses impressions en indiquant que, interrogé sur ce transfert de pouvoir, M. Ravalomanana a affirmé aux diplomates que « ce n’est plus son problème ». Et lui de continuer que « son (Marc Ravalomanana) affirmation que des militaires lui ont contraint de signer l’ordonnance ne tient pas la route, il n’y avait pas de signe d’une intrusion militaire à l’entrée du palais, la grille du palais a même été bloquée par ces partisans ».

Concernant les ministres Marcel Ranjeva et Ivohasina Razafimahefa, le premier est resté à Antananarivo et essaie de garder la discrétion même s’il assiste régulièrement à des cérémonies officielles organisées par des chancelleries à Antananarivo. Tandis que le second a pris la poudre d’escampette au lendemain de la chute de M. Ravalomanana en se réfugiant chez la Chargée d’affaires française pour embarquer sur un vol d’Air France pour l’Europe.

Décès de Nadine Ramaroson - Les soupçons de son Oncle

A la suite de l’inhumation de feue Nadine Ramaroson, Alain Ramaroson a finalement parlé du naufrage survenu à Soanierana Ivongo. Sur la chaîne nationale hier, il a ainsi évoqué sa participation active au déroulement de l’enquête pour que Justice soit faite sur cette affaire. Une fondation au nom de la défunte sera, par la suite, fondée.
Alain Ramaroson n’a pas caché ses doutes quant au caractère accidentel de la tragédie de Soanierana Ivongo. « Pourquoi le propriétaire d’une vedette d’une capacité de 6 personnes, a laissé partir ses préposés, avec 16 personnes à bord. Par ailleurs, la liaison entre Soanierana Ivongo et Sainte-Marie se fait habituellement dans la matinée, pourtant il est étonnant de savoir que cette fois-ci la vedette a quitté cette île dans l’après-midi », a avancé Alain Ramaroson.
Quand il a continué d’avancer sa thèse, l’Oncle de Nadine Ramaroson a indiqué que « le Commandant de la vedette ainsi que ses seconds sont sortis indemnes de l’accident, cependant ils n’ont pas daigné prêter main-forte à l’opération de sauvetage ». Les soupçons de la famille reposent surtout sur l’explosion. « Pourquoi la vedette a explosé alors que le moteur n’est plus en état de marche, et le réservoir non abîmé ? Plusieurs questions restent sans réponse, ce qui nous a conduit à participer de manière très active au déroulement de l’enquête. En tant que Président de la Commission Défense et Sécurité, je bénéficie d’une telle prérogative ».
Mais en attendant, « une fondation Nadine Ramaroson sera créée dans les prochains jours, ceci, afin de continuer ses actions et œuvres de bienfaisance, et j’en serai le Président », a-t-il précisé.
Quoi qu’il en soit, Alain Ramaroson a témoigné sa gratitude à l’endroit du Président de la Hat et son épouse d’être venus témoigner de leur empathie et exprimer leur condoléances à toute la famille.

CUA : Opération « permis d'habiter »

Le permis de construire ne suffit pas. Les propriétaires de biens immobiliers doivent également détenir un permis d'habiter avant d'en investir l'intérieur.

Un « mois de régularisation du permis d'habiter ». La Commune Urbaine d'Antananarivo (CUA) consacre ce mois de septembre à la sensibilisation et à la régularisation. Si le permis de construire est requis avant la construction d'une maison ou autre propriété bâtie, la demande de permis d'habiter doit être déposée 30 jours après la fin des travaux de construction. Ce permis permettra au propriétaire de se faire attribuer une adresse, caractérisée dans le contexte malgache par une suite de chiffres et de lettres pour l'identification d'une construction. C'est alors dans le cadre de l'octroi de ce permis que la CUA procède aux vérifications du respect du plan, tel qu'il a été défini dans le permis de construire.

Ignoré. Visiblement, le permis d'habiter est méconnu de la majorité des propriétaires ou tout simplement sciemment ignoré par ces derniers. 80% des constructions n'ont fait l'objet d'aucune demande de permis d'habiter.

L'opération « permis d'habiter » permettra aux propriétaires de régulariser leur situation en déposant une demande, à laquelle s'ajoutent plusieurs autres pièces, dont la copie du permis de construire. Les propriétaires qui entameront cette démarches devront, par la suite, s'acquitter d'un droit fixe de Ar 50.000 ainsi que des droits de voirie dont le montant est fixé à Ar 1000 par mètre carré de surface habitable. Les réglementations prévoient des pénalités, multipliant les droits de voirie par le nombre d'années de retard. Mais dans le cadre de l'opération permis d'habiter, la CUA accorde des réductions sur ce dernier volet.

Illicites. Avec le foisonnement des constructions illicites, toutefois, il est peu probable que les propriétaires dans l'illégalité s'aventurent à entamer une telle démarche, sachant, d'ailleurs que la copie du permis de construire est requise dans la constitution du dossier. En effet, les constructions illicites, dont une large proportion de maisonnettes ou d'extensions non autorisées, se sont multipliées ces dernières années dans la ville d'Antananarivo. Les opérations de démolition ne concernent, jusqu'ici qu'une infime partie de ces constructions illicites. Les propriétaires en règle vis-à-vis de la municipalité, quant à eux, désapprouvent « l'impunité » dont bénéficient nombre de propriétaires de constructions illicites. Avec le mois de régularisation du permis d'habiter, d'aucuns aspirent à un renversement de la tendance.

Feuille de route : La France derrière Rajoelina

Un « électrochoc ». C’est ainsi que l’on peut qualifier la déclaration de l’actuel Homme fort de Madagascar du 31 août 2011. Rappelons que, suite au mutisme adopté par la Médiation internationale consécutivement à la question que lui avait adressée le pouvoir en place concernant la fixation de la date de signature de la Feuille de route, la décision de procéder à cette cérémonie entre Malgaches avait été annoncée solennellement par le Président de la Hat mercredi dernier.
Une annonce qui a eu pour effet de faire bouger les choses, tant sur le plan interne qu’à l’international. La France est le premier pays à se positionner officiellement sur le sujet.
Ainsi, questionné par téléphone sur cette décision de Andry Nirina Rajoelina, le Porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et européennes, a déclaré hier que « la France salue le discours (du 31 août 2011, ndlr) du Président de la Haute autorité de la Transition qui entend mettre en œuvre la Feuille de route ». Une phrase qui, à elle toute seule, est lourde de signification quant à la position française à ce moment précis du développement de la crise malgache.
Rappelons en effet que, en son état actuel, le déblocage de la situation butte sur l’amendement à apporter à la Feuille de route la sortie de crise. Le Sommet de Sandton du 12 juin avait décidé d’y apporter une modification concernant particulièrement le cas de Marc Ravalomanana. L’amendement a été par la suite formulé par le Docteur Tomaz Salomao qui avait, pour ainsi dire, remis les pendules à l’heure en revenant à l’esprit initial du document, à savoir que le retour de l’exilé d’Afrique du Sud est conditionné par un « climat politique et sécuritaire favorable ».
Feuille de route paraphée
Bien que le Communiqué du Quai d’Orsay se réfère à la Feuille de route « validée par le Sommet de Sandton », plus loin, la France déclare que « la sortie de crise doit s'inscrire dans le cadre de la Feuille de route qui a été paraphée par la majorité des sensibilités politiques malgaches », c’est-à-dire, au final, le document initial auquel, faut-il le souligner, l’amendement version Salomao s’est aligné. D’ailleurs, il convient aussi de rappeler que, dans son discours « salué » par l’Hexagone, Andry Rajoelina avait déjà précisé que la Feuille de route à signer sera celle dont l’amendement a été formulé par le Secrétaire exécutif de la Sadc.
La France encourage par ailleurs les autorités malgaches actuelles « à prendre leurs responsabilités » et ce, « en garantissant une bonne gouvernance des affaires du pays, le respect des Droits de l'homme et l'organisation d'élections libres, crédibles et transparentes ». L’ancienne puissance coloniale exhorte, par la même occasion, la Communauté internationale à « permettre la bonne mise en œuvre de la Feuille de route » tout en soulignant la nécessité de « soulager les maux d'une population qui aura été trop longtemps victime des effets de la crise politique ».
Sur le plan interne, la décision du Président de la Hat du 31 août 2011 a eu aussi pour effet de colmater la « brèche » ouverte par les « six entités » au sein des 8 parties prenantes ayant déjà paraphé la Feuille de route, ces dernières ayant finalement refait bloc (voir article ci-après)pour décider d’un commun accord de la fixation de la date de signature du document pour le 16 septembre prochain. C’est-à-dire indépendamment de la décision de la Sadc sur ce point et quelle que soit l’issue de la prochaine mission de celle-ci en terre malgache .

Après une rencontre avec le Président de la Haute autorité de la Transition, Andry Rajoelina, les 8 entités ayant paraphé la Feuille de route à Ivato, à savoir Udr-C, Tgv, Mdm, Arema, Escopol, Hpm, Uamad et les Autres Sensibilités, ont rencontré la presse hier pour annoncer leur choix d’attendre la Troïka avant de signer la Feuille de route.
Le rendez-vous a été précédé de tiraillements entre les différentes entités censées faire une déclaration unique. D’une part, la tension monte entre les membres de l’Escopol, dont l’Aile conduite par Cyril Rasambozafy a accusé les ténors de faire de la discrimination, et d’autre part ces politiciens ont accordé leurs violons, jusqu’à la dernière minute, entre attendre la venue de la mission ministérielle de la Troïka et passer immédiatement à la signature. Par ailleurs, le pouvoir de la Transition, dans sa détermination d’en finir dans les plus brefs délais avec la Transition, n’a pas caché que sa patience est proche de ses limites et ne peut plus tolérer les innombrables reports de la décision de la Sadc sur la crise malgache, tout en imposant son ultimatum le 30 août dernier.
Chaque tendance a ses raisons, ceux qui ont choisi la dernière option ont avancé que cela fait bien longtemps que les Malgaches ont vainement attendu la concrétisation de la recherche de sortie de crise émanant de la Sadc sans espérer le miracle du dernier moment, avec la venue des membres de la Troïka de la Sadc. Alors que l’Escopol, partant pour attendre ces derniers ont avancé, par la voix d’Alain Andriamiseza, que « patienter constitue une arme à double tranchant, d’un côté la signature nous conduira vers la fin de la crise et de l’autre, la reconnaissance internationale sera garantie ».
Approcher les 3 mouvances
Finalement la déclaration n’a pu avoir lieu qu’après un tour d’horloge après l’heure prévue. Le Pds de la Commune urbaine de Fianarantsoa, Pety Rakotoniaina, non moins fondateur du parti Tambatra, ayant conduit Les Autres Sensibilités, a ainsi fait savoir qu’« après une réunion entre les 8 entités, nous avons fait le pacte d’apposer notre signature à la Feuille de route le 16 septembre, dans l’après-midi. Notre initiative témoigne de notre volonté à faire sortir le pays de l’impasse », avant d’enchaîner que « la sortie de crise n’est pourtant pas une affaire des 8 entités et la présence des trois mouvances et autres entités à la cérémonie de signature est réellement souhaitable. Ainsi, nous avons décidé de mettre en place un comité composé de 3 représentants issus des 8 entités ayant paraphé la Feuille de route, pour entrer en contact avec les trois mouvances, en vue d’une campagne de persuasion ».
Selon toujours les explications du porte-parole des 8 entités, « la date de la signature sera également celle de la restructuration de la Ceni, de la réorganisation de la préparation de la liste électorale, sans oublier d’aborder la question d’amnistie et surtout le calendrier électoral ainsi que la recomposition de toutes les Institutions de la Transition ».
A la fin de sa déclaration, Pety Rakotoniaina a fait savoir que « d’aucuns sont intimement convaincus que l’heure n’est plus au narcissisme, il faut sauver le pays ».

Missions à Mahanoro, Nosy-Be et Diégo : Un ministre puise 200 millions de Fmg dans la caisse de la Jirama

C’est la Jirama qui régularise toutes les dépenses engagées.

Les factures sont lourdes pour un déplacement d’un ministre et sa suite dans les régions. Ce premier responsable d’un département ministériel a, entre autres, effectué en tout quatre missions à Mahanoro, Nosy-Be et Diégo entre les mois d’avril et de juin de cette année. Il puise ensuite de l’argent dans la caisse de la Jirama, qui est une société d’Etat produisant de l’Eau et de l’Electricité, pour régulariser ses dépenses engagées totalisant une somme de plus de 200 millions de nos francs, a-t-on appris de sources bien informées. Il n’est pas ainsi étonnant que cette entreprise fournissant des services publics rencontre actuellement des difficultés chroniques de trésorerie, sans parler des arriérés de l’administration portant une valeur de plus de Ar 72 millions.

Vache à lait. Notons que le Trésor Public a déjà évoqué dans son bulletin intitulé « Tahiry » paru en août dernier qu’il y a un manque de transparence et de gestion de la Jirama. En fait, cette entreprise continue à être une vache à lait des autorités, et ce, depuis toujours, a-t-on précisé. A titre d’illustration, des voitures 4x4 sont louées durant le déplacement du ministre et sa suite dans les régions. Cela peut durer entre 5 à 7 jours. Lors de son passage à Nosy-Be, entre autres, plus de 3 millions d’Ariary ont été dépensés en matière de location de véhicules 4x4 pendant 5 jours, et ce, à raison de 190 000 Ariary par voiture par jour. Il a en plus loué un bateau pour une valeur de 600 000 Ariary afin de visiter le Nosy Iranja, sans compter les frais d’hébergement en pension complète que les boissons au bar pour une valeur de 307 000 Ariary et les extrarestaurants à 310 000Ariary. La consommation de carburants se chiffrait à plus de 900 000 Ariary.

Location des voitures. Quant à son déplacement à Diégo, la demande de fonds auprès de la Jirama s’élève à plus de 14 millions d’Ariary. A part les hébergements, l’organisation d’une réception a également un coût énorme à supporter par cette entreprise. On loue même un camion pendant 2 jours pour une valeur de 600 000 Ariary. La location des voitures 4x4 dont entre autres, une pour le ministre et une autre pour sa femme, pour une durée de quatre à six jours se chiffre à 4 200 000 Ariary. Le prix unitaire est fixé à 200 000 Ariary par voiture par jour. A part cette location exorbitante, la facture à payer par la Jirama pour la consommation de carburants s’élève à plus d’un million d’Ariary. Le ministère doit avoir son propre budget pour réaliser de telles dépenses au lieu de puiser dans la caisse de la Jirama qui a déjà une lourde charge d’exploitation en matière d’achat des carburants pour fournir des services publics, a-t-on conclu.

On ne le lira qu'une fois


La vie est comme un livre. Le sot en tourne les pages au hasard, mais le sage le savoure avec un soin réfléchi, sachant qu’il ne le lira qu’une fois!

Monday, September 05, 2011

Nirefotra ny basy - Miaramila Serzà nikasa hanao « kidnapping »


Fanamparam - pahefana no nataon ’ ny Miaramila Serzà iray am - perinasa monina eny Ampandrana Andrefana. Nanapoaka basy izy ary rangahy sy ramatoa iray izay tompon - tranony ihany no nokasainy halaina an - keriny. Tsy mbola voafaritra mazava kosa ny anton ’ izany.
Nivarahontsana ny mponina eny amin’ ny Fokontany Ampandrana Andrefana, raha nahare feom - basy ny alin’ ny sabotsy lasa teo. Poa - basy indroa no nataon’ ny Miaramila iray manana gradina Serzà. « Nitabataba tao aminy ity Miaramila ity ary nitaky ny tokony hamoahana ny basiny tamin’ ireo vady aman - janany », hoy ny voalaza. « Avoahy iny, fa basim - panjakana. Nandritra izany, dia nitomany ireo zaza amam - behivavy ireo ary mety ho namoaka ilay basy, satria niteny indray ilay rangahy avy hoe aiza ny bala ? Navoakan’ ilay vadiny izany ary niara - nanisa izy mivady, ka teo ho eo amin’ ny 60 no isan’ izany renay farany. Kotaba no nisy tao ary lasa nivoaka ny trano ireo vady aman - janany ireo avy eo », hoy ihany ny fanazavan’ ireo mponina teo amin’ ny manodidina.

Nikasa haka an - keriny
« Rehefa niato kely ny tabataba, dia iny ilay rangahy tompon - trano fa tazanay nentin’ ilay Miaramila ary nambanany tamin’ ny basy avy ao afara. Nony tonga teny amin’ ny parking, teo am - pamohana ny varavaran’ ny fiara iray ilay Serzà no nitsoaka ilay rangahy. Niverina tao amin’ ny tranon’ ilay tompon - trano izy ary nakapony ny varavarana. Ny vadin’ ilay rangahy indray no nokotrokotrohany tao, saingy tsy nety nivoaka. Tokony ho tamin’ ny 8 ora sy sasany alina teo ho eo, dia nanapoaka basy ilay Miaramila. Tamin’ ny 11 ora alina tany ho any kosa vao niferotra ny faharoa, izay efa nihanalefaka ny feony. Kolonely iray monina eny an - toerana niaraka tamin’ ny Fokontany sy ny vaomieran’ ny fandriampahalemana no namoaka ny vadin’ ilay rangahy tao amin’ ilay trano », hoy ihany ny fanampim - panazavana azo.

Tsy hita popoka
Nanomboka tamin’ io alina io, dia tsy hita popoka ireo tompon - trano. Nihidy tanteraka ny tranon’ izy ireo omaly. Raha ny fanadihadiana natao teny an - toerana, efa matetika no mifamaly ao an - trano ilay Miaramila sy ny vadiny ary efa mahazatra ny mpiara - monina amin’ izy ireo izany. Nahagaga ihany koa ny antony nitondran’ ity Serzà ity ny basiny nody tany an - tranony.
Voalaza, fa « Kalachnikov » ilay basy hita teny aminy tamin’ io alina io. Raha ny vaovao azo ihany, nampandre ny mpitandro filaminana mikasika ny fisian’ io poa - basy io ny olona teny an - toerana, kanefa nilaza ireto farany fa tsy afaka misambotra ilay Miaramila, noho ny fifanaraham - piaraha - miasa misy eo amin’ ny samy mpitandro filaminana. Ny zava - misy anefa, dia ny basy napoakan’ io Miaramila io no tokony handraisana andraikitra, ka aterina any amin’ ny toby misy azy ity Manampahefana nihoa - pefy ity.

Révélations de Wikileaks sur Madagascar


Lundi, 05 Septembre 2011
Un câble en date de janvier 2010, décrit l’opinion de Chissano pour faire plier Andry Rajoelina pour que celui-ci accepte de négocier. Il est clairement établi qu’Andry Rajoelina restera intransigeant tant qu’il bénéficie d’un support total de la part du gouvernement français. Chissano a également déclaré que des expatriés français à Madagascar avaient un lien direct avec le président français et qu’ils l’ont persuadés que la meilleure solution était de supporter le parti TGV par tous les moyens. Cependant, Andry Rajoelina pourrait être également influencé par l’Allemagne, mais celle ne s’est pas engagée complètement dans la crise malgache et donc, la France est la seule qui peut faire pression sur TGV.

-------

Un autre câble date de février 2009, a été rédigé par Niels Marquardt. Il indique que des proches d’Andry Rajoelina, notamment Zazah Ramandimbarasoa sont fatigués de la conduite d’Andry Rajoelina et de son intransigeance et qu’il lui propose un ultimatum, soit il accepte la proposition de Jean Ping, soit il crée un nouveau Conseil consensuel qui dirigerait le pays et qui pourrait organiser des élections. Le fait qu’à cette époque, les responsables français et des Nations Unis avaient déclaré que les sanctions seraient plus sévères si le gouvernement malgache n’acceptait pas les propositions de Jean Ping. Il fallait aussi négocier le départ de Fetison Rakoto Andrianirina de la co-présidence et faire accepter à Marc Ravalomanana que le PM serait peut-être Camille Vital (ce dernier n’a pas caché son aversion pour l’ancien président, car celui-ci avait mis fin à sa carrière militaire).

-------

Niels Marquardt écrit également que Zazah Ramandimbarasoa a longuement parlé de l’incompétence d’Andry Rajoelina, du non respect des droits de l’homme et du pillage des ressources naturelles de Madagascar sur le court terme. Dans le cas où Andry Rajoelina ne signait pas la proposition de Jean Ping, Zazah Ramandimbarasoa et certains proches allaient créer un Conseil consensuel qui serait composé de technocrates et d’officiers militaire qui conduiraient le pays vers des élections libres. La condition est qu’Andry Rajoelina devrait quitter la présidence de la HAT et s’il refuse, la présence d’officiers militaires dans ce conseil le convaincrait qu’il n’a pas le choix. Niels Marquardt a argué que ce n’était vraiment pas le moment pour Madagascar de connaitre un second coup d’état, mais Zazah Ramandimbarasoa a assuré que ce ne serait pas un coup d’état et qu’il sortirait le pays de la crise. De plus, Zazah Ramandimbarasoa a présenté une liste impressionnante de généraux militaires qui supporteraient ce plan B et que la France devrait reconnaitre l’échec d’Andry Rajoelina et qu’elle devrait maintenant regarder les autres alternatives possibles.

-------

Le troisième câble date toujours de février 2009 et il concerne la frustration du gouvernement français concernant le blocage de la crise malgache. Rémi Maréchaux, le conseiller du président français pour l’Afrique, a clairement critiqué Chissano de son manque d’efforts et de communication envers les différentes étapes des négociations. L’un des meilleurs exemples de l’incompétence de Chissano concerne Maputo III qui devait officialiser les précédents arrangements, à savoir, deux co-présidents qui devaient être sous l’autorité du président de la Transition. Mais la négociation de Maputo III a changé les termes de cette négociation en arguant que les deux co-présidents et le président de HAT ne représentaient qu’une seule entité. Face à ce manque de communication, Andry Rajoelina a eu la voie libre pour renier ses précédents engagements en déclarant que l’accord était caduc, car il n’a jamais accepté ces conditions pour le partage du pouvoir.

-------

Rémi Maréchaux a également déclaré que la Lybie pouvait devenir une bonne source de financement pour Andry Rajoelina. Ce dernier a demandé une aide d’environ 200 000 dollars que les Lybiens ont refusés. Maréchaux a également mentionné une photo qui montrait Andry Rajoelina et Robert Bourgui qui étaient assis côte à côte. De ce fait, Marechaux a critiqué le fait que c’était une tentative pour prouver que la France contrôlait Andry Rajoelina. Marechaux a également nié le fait que la France faisait pression sur la République Démocratique du Congo pour qu’elle supporte Andry Rajoelina. L’une des raisons est que la RDC était la présidente temporaire de la SADC à cette époque et qu’Andry Rajoelina aurait un allié de taille dans l’Union Africaine et les membres de SADC.

A chaque fois qu’on parlait de Madagascar avec Marechaux, on avait l’impression que sa colère et sa frustration augmentaient de plus en plus à cause de l’enlisement de la situation et le fait que le rôle de la France était extrêmement difficile, car d’un coté, elle ne pouvait supporter ouvertement Andry Rajoelina et de l’autre, prétendre qu’elle était contre les prises illégales de pouvoir.

Sunday, September 04, 2011

Andrahamasina le 15 Aout 2011 ( photos réalisées par tatie Yo)











DSK sourit, salue et puis s'en va : le film de son retour à Paris

Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair, à Paris, le 4 septembre 2011.



L'ancien patron du FMI et sa femme Anne Sinclair sont arrivés dimanche matin à l'aéroport parisien de Roissy.

7 heures : une cinquantaine de journalistes ont investi le terminal 2E de Roissy. Devant le panneau des arrivées, ils se mêlent aux quidams venus chercher un de leurs proches. A l'extérieur, une dizaine de fourgons de CRS sont stationnés. Tout le monde est sur les dents. Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train. Mardi, la candidate à la primaire socialiste, Martine Aubry, a confirmé sur le plateau du Grand Journal de Canal+ que l'ancien patron du FMI serait de retour " dans les jours qui viennent ". Trois jours plus tard, Le Figaro annonce sur son site Internet que DSK atterrira à Roissy dimanche à 8h35 par le vol AF007 en provenance de New York. Depuis, plusieurs versions ont circulé sur un retour samedi puis dimanche mais avec un changement à Bruxelles ou Genève. Seule certitude : Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair sont partis samedi soir de l'aéroport de JFK de New York.

7h10 : Nouvelle info : DSK aurait pris le précédent vol, celui de 7h30 qui arriverait dans quelques minutes. Un journaliste de Radio France lance à la cantonade : " Il est dedans, une dépêche est tombée. " Finalement, le Boeing 777 d'Air France se pose avec quelques minutes d'avance.

7h20 : A quelques mètres de là, des barrières métalliques sont installées devant une sortie de secours. Une quinzaine de CRS sécurisent le lieu. Les journalistes se précipitent à cet endroit, les photographes grimpent sur des chaises et des escabeaux, espérant faire la bonne photo. Même un CRS a sorti une petite caméra et se tient prêt à filmer. " C'est la merde, il peut sortir par deux endroits différents ", lance affolée une journaliste télé pendue au téléphone avec sa rédaction.

7h30 : On ne sait toujours pas si DSK va sortir par là. A travers les vitres transparentes, on aperçoit les passagers en train de récupérer leurs bagages. Plusieurs observent cette petite foule massée à l'extérieur, le regard interrogateur. La porte de l'issue de secours s'entrouve. Le personnel d'ADP fait des va-et-vient, talkie walkie à la main.

7h35 : Derrière les portes vitrées, quelque chose se passe. Les passagers ne peuvent plus sortir et c'est l'embouteillage. D'un coup, on aperçoit la chevelure grisonnante de DSK. Il s'avance, discute avec les passagers, Anne Sinclair à ses côtés. Un cordon de sécurité se forme et le guide jusqu'à la sortie de secours.

7h40 : DSK passe les portes vitrées, en poussant son chariot devant lui, un sourire aux lèvres. Les flashs crépitent. Il salue les journalistes de la main. Certains l'interpellent : " M. Strauss-Kahn, une déclaration. M. Strauss-Kahn, une déclaration. " Il ne dira pas un mot mais avant de sortir, il se retourne pour saluer de nouveau les médias. Dehors une voiture l'attend. Avec sa femme, ils s'engouffrent dedans. Quelques quidams tentent de prendre une photo. Certains, expliqueront-ils plus tard, sont là depuis 5 heures du matin.
7h45 : Le véhicule démarre et se fraye difficilement un passage. Des applaudissements retentissent. Direction : le domicile parisien des Strauss-Kahn, place des Vosges.

8h20 : le couple arrive place des Vosges. Une foule de journalistes les y attend et plusieurs camions avec des paraboles sont prêts à relayer une éventuelle déclaration. C'est peine perdue, l'attachée de presse de l'ancien patron du FMI fait savoir aux médias qu'ils peuvent rentrer chez eux. Seule information : DSK s'exprimera bien, mais ce ne sera pas maintenant. Ce sera sur un plateau de télé. Reste à savoir où et quand.

En attendant les médias continuent à faire le pied de grue devant le domicile. "Allez, allez les paparazzi, circulez, y'a rien à voir", invective un voisin visiblement excédé, et ce n'est pourtant qu'un début.

Crise d'adolescence : pourquoi tant de violence ?



Difficile d'être parents d'un ado en crise ! D'autant que ce passage vers le monde des adultes se fait de plus en plus violemment… Pourquoi n'en fait-il qu'à sa tête ? Comment l'aider à retrouver ses repères ? Un rapport récent a tenté d'y voir plus clair… Décryptage.

L'adolescence est une période difficile pour les jeunes, mais aussi pour les parents, qui doivent gérer le conflit permanent. Or cette fameuse crise semble de plus en plus en plus dure à gérer. Impression erronée ou effet d'un environnement de plus en plus violent ?
Le conflit malgré lui…
Pas facile d'être un parent d'ado ! Entre les disputes, les conflits, les désaccords et quelques fois l'indifférence que leur "grand" leur manifeste, il y a de quoi être déstabilisé. Surtout lorsque leur progéniture refuse de leur parler, leur ressasse sans cesse qu'ils sont "ringards", qu'en plus ils n'hésitent pas à leur crier dessus. Des comportements "provocateurs", évocateurs du mal être adolescent plein de paradoxe.
En effet, comme le précise Françoise Rougeul, "l'adolescent demande à être compris mais en gardant ses secrets. Il affiche des opinions contraires à toutes les autres mais exige d'être considéré et reconnu". Sans parler de son indifférence qui traduit malgré tout son attachement à sa famille. De quoi désarmer des parents face à ces comportements caractéristiques de "l'âge bête" ou "l'âge ingrat".


Crise d'adolescence

La crise d'adolescence est essentiellement marquée par l'opposition : l'ado se cherche et essaie de trouver sa place au sein de la famille et de la société. Et cette quête passe souvent par le conflit. Difficile alors pour les parents de rester calme face à un jeune qui n'écoute jamais et qui n'en fait qu'à sa tête ! Pourtant, ce comportement s'explique : selon Philippe Jeammet, psychiatre, cette provocation permanente est liée à un paradoxe, "la peur d'être abandonné si personne ne s'occupe de lui et la peur d'être sous influence, s'il fait l'objet de l'attention d'autrui". Même s'il semble les rechercher, sachez que ces altercations l'affectent autant que vous, voire même plus ! Car l'enfant souffre d'une hypersensibilité au conflit. Ces affrontements le perturbent souvent profondément.

De plus en plus violente

Il arrive que le mal-être et la fragilité de l'adolescent soient si profonds que la crise d'adolescence devienne pathologique, notamment à l'occasion d'événements anodins. La stabilité familiale apparaît donc comme un facteur de grande importance.

Si la crise d'adolescence a toujours existé, elle semble de plus en plus mal vécue. Ses manifestations sont de plus en plus violentes, traduisant un mal-être croissant. Est-ce parce qu'il est aujourd'hui plus compliqué encore qu'hier de trouver sa place dans la société ? De nombreux observateurs soulignent ainsi l'augmentation de comportements et troubles traduisant les difficultés des ados : anorexie, boulimie, consommation de drogues… Selon les spécialistes, dans 15 à 20 % des cas, l'ado peut être lui-même dépassé par ce qui lui arrive et entrer dans une spirale infernale. Alors que certains se réfugient dans l'isolement, d'autres expriment leur malaise par une révolte plus ou moins violente. Les manifestations les plus extrêmes (délinquance, suicide…) ne concernent heureusement qu'une minorité de jeunes.

Comment gérer cette crise ?

D'après Françoise Rougeul, même si la crise d'adolescence "s'accompagne de tensions et de souffrance (...), il ne faut donc pas vouloir à tout prix éviter ou étouffer la crise mais accompagner le changement dont elle est le témoin."

Comment ? Tout d'abord, en prêtant attention à la crise car elle ne se résoudra pas toute seule. Comme dans toute crise, la parole et les échanges apparaissent indispensables pour éviter que la situation ne s'aggrave.

Même si les parents se sentent débordés, c'est à eux de faire le premier pas pour découvrir sans dramatiser pour autant le sérieux des questions que se posent leurs enfants. Il revient aux parents d ‘écouter, de trouver les bonnes paroles et la bonne distance par rapport à leur ado.


Il est ainsi de plus en plus difficile pour les parents de gérer ce passage vers l'âge adulte. Si c'est bien sûr à chacun d'affronter la crise d'adolescence, quelques conseils peuvent vous aider à passer ce cap. Il faut être conscient que l'ado passera d'autant plus sereinement la crise qu'il possèdera des repères solides auxquels se raccrocher. Et c'est aux parents de lui fournir ces balises. En commençant par l'image qu'ils donnent : difficile pour un ado de faire siennes des règles de vie que ses parents ne respectent pas… Et en posant les interdits lorsque cela est nécessaire, alors que de plus en plus en plus d'adultes ont choisi de devenir des parents "copains"…



Etre parents, ça s'apprend aussi !

Julie et ses zafy kely le 4 septembre 2011

Clément blotti dans les bras de Mamy Julie
Julia et Tiana

Saturday, September 03, 2011

Clément et son sourire ce samedi 3 septembre 2011 à 18h00


Vorom-potsy


Entre cousines












Nouvelle pompe à fric en vue




Dans la série, on vous flique encore plus. Attention bientôt tous les automobilistes pourraient être des gendarmes ou des policiers "déguisés" en civil. Des radars embarqués dans des véhicules de police, capables de repérer en mouvement des excès de vitesse, sont actuellement testés par les policiers des Yvelines et les gendarmes de l’Oise.
Tout dépassement des vitesses autorisées qu’ils pourraient détecter ne donnera toutefois pas lieu à verbalisation durant la période de test, ont précisé une source policière et la gendarmerie. Cette période d’essai devrait être "de deux mois", a précisé une source policière.
Les policiers seront chargés des tests en zone urbaine, pendant que les gendarmes le seront sur les routes de campagne, a-t-on précisé. Selon leparisien.fr, un modèle italien et un français sont essayés. Le 21 mars, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait annoncé aux associations de lutte contre la violence routière que policiers et gendarmes seraient prochainement dotés de ce "radar de nouvelle génération permettant de contrôler les automobilistes dans le flux de la circulation depuis un véhicule en mouvement".
Deux modèles, qui viennent d’être reçus, sont actuellement testés.
L’ancienne déléguée interministérielle à la Sécurité routière Michèle Merli avait annoncé en mars l’expérimentation dès l’été "pour six mois" de ces appareils avant une généralisation. Elle avait également souhaité que ces appareils puissent être embarqués sur les motos.
Selon la sécurité routière, les radars ont contribué à faire baisser la vitesse de 10 km/h depuis l’installation des premiers en 2002, ce qui a permis de sauver 11 000 vies. La France compte plus de 2800 radars et un millier de plus doivent être déployés d’ici 2012.

Les radars mobiles prennent un coup de jeune avec la gamme Mesta 1000 spécialement conçue pour mesurer la vitesse des différents types de véhicules en circulation (véhicules légers, poids lourds et motos). Il est garanti « sans défaillance sur plusieurs millions d’infractions » par ses créateurs et dispose du dernier cri en matière de calcul de vitesse : prise de vue numérique haute définition jour et nuit, très haute capacité de stockage, connexion sans fil sécurisée (WiFi), etc. Une arme imparable pour sa compacité et sa discrétion.
Embarqué dans le break de la gendarmerie ou de la police il est capable de surveiller jusqu’à 4 voies avec une marge de 10 à 300 km/h.

Friday, September 02, 2011

Descente en roue libre



Le pays par une initiative du régime de la HAT pénètre une nouvelle étape. La situation générée risque de durcir les difficultés qui essoufflent suffisamment tout le monde, dont chacun a marre, mais auxquelles la société semble s’être adaptée. Et pour cause : en matière de survie une seule règle ordonne le reste, « marche ou crève ». L’instinct oblige à survivre, nombreux vivent mal, l’ensemble digère mal la prolongation de la situation.
L’annonce faite par Andry Rajoelina à propos d’une approche inédite concernant la recherche d’une solution à cette crise interroge, non tellement en raison de son contenu, mais à cause du décorum que le Président de la HAT prise spécialement et qui semble le lasser. On ne retrouve pas cet enthousiasme si frais que ça en paraissait juvénile et qui le caractérisait il y a quelque temps. Le bonhomme serait-il blasé des dorures et de son tapis rouge, ou y aurait-il une lassitude du pouvoir, ou réalise-t-il qu’il dévale en roue libre une pente vertigineuse sans objectif à l’horizon. La Très Grande Vitesse, enivrante c’est vrai, ne fait pas un programme de vie, encore moins un programme à servir à tout un peuple.
Il est quelque part un ressort qui a pété. Depuis qu’il est là on lui connaissait une réelle fraîcheur d’enthousiasme, et même dans une opération de mystification s’il n’arrivait pas à convaincre beaucoup de monde il parvenait au moins à se convaincre d’avoir été convaincant.
La décision prise de signer une rupture avec la SADC (un jour élevée au pinacle, le lendemain vouée au pilori) engendre de lourdes conséquences dans les relations avec la communauté internationale. Le fanion (ce qui reste du prétendu panache derrière lequel tous devaient se rallier) porte en inscription « sans SADC ». Ca n’égale évidemment pas « sans chemise, sans pantalon », car ça équivaut à vivre en quelque sorte, cul nu, sevré de tout financement extérieur.
Si ce n’est cette déchirure d’avec la formule antérieure, qui était la recherche d’un consensus large, le Président de la HAT n’a adopté aucune disposition précise, et laisse à des organes ad hoc la responsabilité d’établir un calendrier et même de définir les élections que l’on va organiser.
Décidément quelque chose a changé dans cette sphère. Jusque là Andry Rajoelina tranchait seul (au moins dans l’apparence) dès qu’il s’agissait de questions importantes et ce jusque dans les détails. Cette fois ci, rien ou presque. On dirait que le régime a mangé son pain blanc et qu’à force d’avoir tourné en rond il s’est épuisé à avoir servi les mêmes formules et finit par ne plus croire lui-même ni en ses promesses ni en ses initiatives.

Ny olona taty ivelan’ireo no nahita ny afo efa mijoalajoala ka nanaitra ireo olona tao an-trano



Tao anatin’ny ora roa monja dia kila forehitra ny trano, ny fanaka, ny biby fiompy sy izay harena rehetra niharan’ireo fianakaviana miisa 31. Manodidina any amin’ny 300 tapitrisa any ho any no totalim-bidin’izany fananana may izany, izay voalaza fa ankasomparana marindrano. Ny talata hifoha ny alarobia teo tokoa mantsy, tokony ho tamin’ny 12 ora alina tany ho any, dia nisy olona tsy fantatra nanipy afo tamina tafon-trano telo teny amin’ny tanana antsoina hoe Andohalo Ilafy, Ankadikely. Araka ny fitantarana nataon’ireo niharam-boina teny an-toerana tamin’alalan’ny solontenany, Ingahibe Ratsianovana Jean de Dieu, 81 taona, dia ny hika sy horakoraka, “may may, vonjeo, vonjeo, mivoaha ny trano” no nanaitra ny fianakaviana tao amin’ireo trano telo, izay efa nitatra tamina trano telo hafa. Saika tafo-bozaka avokoa moa ireo trano may ireo, hany ka vetivety foana ny fitaran’ny afo. Nanampy trotraka an’izay, saika tsy nisy rihana ireo trano, hany ka izay nanavotana ny aina hialana ny trano nirehitra no nimasoan’ireo tokantrano isanisany. Avy any atsimo no niandohan’ny afo, hoy ny filazana izay nataon’ireo niharam-boina, avy eo nitatra nianavaratra, nahery fitsoka rahateo ny rivotra ka tsy nisy azo novonjena. “Ny fitafiana teny an-koditra sisa no hitanareo ety aminay, fany sisa may avokoa”. Ankoatra ny trano, ny fanaka, ny lamba firakotra, ny akanjo dia niara-may tao avokoa na ny tahirim-bola, eny hatramin’ny vilany aza nirehitra ihany koa, hoy ny fitalahoana nataon’ireo niharam-boina. Ankoatra ireo anefa dia niara-may koa ny tranon’ireo biby fiompy, ka kila tao ny omby roa, bitro, akoho amam-borona. Teo ihany koa anefa ny ambioka na ny masimboly .
Noho izao voina nahazo ny tokoantrano telo izao dia miantso vonjy amin’ny manampahefana ny fianakaviana, ny fokontany mba hifanome tanana sy hanampy azy izy ireo. Efa nisy moa ny tsipaipaika nataon’ny fokonolona sy ny kaominina, saingy kely ihany izany raha ampitahaina amin’ny fahavoazana nisy.
Fa ankoatra ny trano telo nisy nandoro teny Andohalo Ilafy dia fantatra ihany koa, tamin’io alinan’ny talata hifoha alarobia io, fa nisy nandoro ihany koa ny taratasim-pifidianana, na ny lisi-pifidianana tao amin’ny biraon’ny fokontany Antsampandrano-Ilafy. Novakian’ireo olon-dratsy mantsy ny biraom-pokontany ary dia nodorany teo ampovoan’ny arabe ny taratasy rehetra mahakasika ny lisi-pifidianana.
Miezaka manao ny fiambenana ny vohitra sy ny tanana ihany ny fokonolona sy ny kartie mobile isaky ny alina, saingy tsy mahovoka firy manoloana ny tranga tahaka izao. Efa eny am-pelatanan’ny mpitandro ny filaminana moa ity raharaha ity.

Santé et beauté: quelques astuces


Le café




Le café contient des antioxydants qui aident la peau à se protéger des méfaits du soleil et à prévenir la dégradation du collagène et d'élastine, qui entraîne rides et relâchement de la peau.Attention n'en buvez pas plus d'une tasse par jour.


La caféine est souvent utilisée comme ingrédient dans les crèmes anti-cellulite, car elle donne temporairement à la peau une apparence plus lisse. Le marc de café froid est un très bon produit de gommage sur les cuisses et les fesses, endroits où la cellulite tend à apparaître.
Le café appliqué sur les cheveux bruns peut également approfondir leur teinte. Sous la douche, Versez 2 tasses de café fort et froid sur votre shampooing, mettez un bonnet de douche et rincez






Le yaourt




Pour des dents blanches et un sourire de star, il est conseillé de manger des yaourts, riches en calcium et de phosphore qui peut renforcer l'émail des dents.
Des variétés telles que le yaourt à la grecque sont riches en protéines, qui est un nutriment essentiel pour la production de collagène, substance qui maitient la peau jeune.




Le yaourt contient de l'acide lactique, idéal pour éliminer les cellules mortes et resserer les pores. On peut utiliser le yaourt nature comme un masque : Appliquez une fine couche sur une peau propre et laissez agir 10 minutes avant de rincer.
Le yaourt fouetté s'utilise aussi comme masque capillaire. Mélangez 1 / 2 pot de yaourt, 3 cuillères à soupe de miel et 1 jaune d'oeuf et fouettez le mélange. Appliquez sur les cheveux, mettez un bonnet de douche et attendez 15 minutes avant de rincer et laver comme d'habitude.





Les amandes



Des cheveux blancs? Les amandes contiennent des niveaux élevés de catalase, une enzyme qui aide à ralentir le processus de vieillissement dans les follicules qui peuvent causer des cheveux gris. Les amandes ne sont pas seulement servies pour l'apéritif : on peut les réduire en poudre au mixeur et les ajouter à la pâte à gaufres, ou l'utiliser comme un revêtement croustillant pour le poulet.


Kym Douglas, l'auteur de The Cookbook Beauté, nous conseille une recette de crême exfoliante aux amandes : passez au mixeur 1/4 tasse d'amandes jusqu'à obtenir une poudre très fine, puis mélangez 2 cuillères à soupe d'huile de coco vierge bio pour faire une pâte. Dans la douche, frottez le mélange adoucissant sur les zones rugueuses comme les genoux et les coudes, puis rincez.




Le cacao




Le cacao a une forte concentration de composants végétaux aux propriétés antioxydantes qui aident à protéger la peau des méfaits du soleil.



Pour profiter des bienfaits de ses composants végétaux : faites-vous un bain de cacao! Pour ce faire, ajoutez 1 / 8 de tasse de cacao en poudre non sucré, pour nourrir aussi la peau sèche, et 1 / 3 tasse de lait en poudre dans votre bain.





Les fraises




Des études montrent que l'acide ellagique et la vitamine C, tout deux présents dans les fraises aident à protéger la peau contre les dommages environnementaux. En effet, la vitamine C est essentielle pour la production de collagène et agit comme une antioxydant, son apport élevé permet de réduire les rides et de la sécheresse cutanée. L'acide ellagique, quant à lui, aide à s'estomper taches sombres provoquées par l'exposition solaire.
Une nouvelle idée recette pour ajouter les fraises à votre menu : Ajoutez une touche de vinaigre balsamique aux fraises en purée et utilisez le mélange comme une sauce sucrée pour le poulet grillé.



Les fraises ont donc d'excellentes vertus dans le cadre d'un traitement de beauté. Essayez cette recette masque à la fraise: Mixez les fraises et mélangez-les avec un yaourt et quelques gouttes de jus de citron (qui a des propriétés antiseptiques et peut aider à éclaircir les taches sombres). Appliquez le mélange sur votre visage, laissez reposer 20 minutes, puis rincez.




Le thé






Toutes les sortes de thés contiennent des antioxydants, mais les thés vert et blanc sont particulièrement bons pour la peau car ils en contiennent le double par rapport au thé noir ainsi que de l'EGCG (épigallocatéchine gallate), un type d'antioxydant qui "protège la peau contre les dommages causés par l'exposition au soleil".



Le thé a des vertus bienfaisantes pour les cheveux, il apporte de la brillance aux cheveux, qu'ils soient naturels ou teints. La camomille illumine les reflets dorés des cheveux blonds, le thé noir est fait pour les cheveux bruns ou chatains, et boire du thé rouge embellit les reflets auburns des cheveux roux. Préparez 250g de feuilles de thé, laissez-les refroidir, puis appliquez la solution sur vos cheveux. Mettez un bonnet de douche et attendez 15 à 30 minutes, puis rincez.



L'avocat




L'avocat est considéré comme LE produit alimentaire beauté le plus performant.
Il est riche en antioxydants protecteurs et acides gras essentiels, qui aident à garder la peau lisse et douce.
On remplace la mayo de notre sandwich par une tranche d'avocat ou on se prépare une salade vinaigrette-avocat.



Un masque d'avocat peut aider à traiter le vieillissement cutané. Selon une étude, l'application de l'huile d'avocat pour la peau peut stimuler la production de collagène et d'élastine.
Faire un masque hydratant anti-âge : réduisez en purée un avocat mûr et mélangez-le avec la 1/4 d'une tasse de crème, dont l'acide lactique permet d'exfolier les cellules mortes de la peau. Appliquez le masque sur votre visage et laissez agir pendant 10 minutes avant de rincer.
Beauté-sécurité alimentaire

Avant d'utiliser des aliments ou des boissons sur la peau ou les cheveux, faites un test: Préparez l'aliment en suivant la recette, appliquez-en un peu à l'intérieur de votre poignet, puis attendez 48 heures pour voir si vous développez une réaction. Si votre peau ne fait aucune réaction, allez-y.