Friday, September 02, 2011

Restauration de forêt sur une superficie de 1 128 ha



Divers projets ont été menées par l’ANAE (Agence Nationale pour les Actions Environnementales), en partenariat avec la Banque Mondiale et Conservation International. Comme bilan, une restauration de forêt a été effectuée sur une superficie totale de 1 128ha. Près de 1 700 ménages regroupés au sein des communautés de base ont été appuyés en vue de promouvoir des activités génératrices de revenu tels l’élevage à cycle court et les cultures agricoles. Par contre, la vulgarisation du système de culture intensive SRI a été appliquée sur une superficie de 110ha. C’est ce qu’on a appris dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de l’ANAE qui s’est tenue dernièrement dans la commune d’Andasibe, district de Moramanga.

Réduire la pression sur la forêt. Notons que ce district fait partie des zones d’intervention de cette entité. Le projet TAMS ou la restauration de forêt dans le corridor de Tandavanala Ankeniheny Zahamena y était une réussite. Plus 200 paysans regroupés au sein de 20 communautés locales de base ou VOI y pratiquent entre autres, la culture de semis direct sous couverture végétale en vue d’améliorer leur productivité. Ce qui leur a permis de réduire la pression sur les ressources forestières, notamment la culture sur brûlis. Lors de cette célébration, de nombreux stands ont été érigés en vue de présenter les activités réalisées par l’ANAE durant ces 20 années d’existence. Diverses animations et manifestations se sont également tenues, a-t-on conclu.

Le nouveau joyau de Air Madagascar est attendu ce jour à Ivato. Mais il ne pourra pas assurer les vols longs courriers directs sur Nosy-Be


Plus grand. Le nouveau Boeing de EuroAtlantic Airways loué par la compagnie aérienne nationale présente des dimensions plus importantes que les deux autres qui sont interdits de vol momentanément. Cette différence présente bien des atouts dont un nombre de places plus important à raison de 313 contre 226. Par contre, ce nouvel avion ne descendra pas sur Nosy-Be, le deuxième aéroport après Ivato qui assure les vols longs courriers. La piste de l'île aux parfums s'avère inadaptée pour le moment, et présente des risques d'insécurité assez élevés. « Ce nouveau Boeing est plus grand que les deux autres. Par conséquent, les infrastructures de Nosy-Be ne sont pas adaptées. Il peut y atterrir, mais il existe des risques en matière de sécurité », a expliqué Hugues Ratsiferana, directeur général de Air Madagascar, hier au cours d'une conférence de presse à Analakely.

Par rapport à la situation, les responsables des deux compagnies ainsi que la société ADEMA (Aéroport de Madagascar) sont à la recherche de solutions pérennes dans un bref délai. En attendant, une disposition provisoire est adoptée.

Correspondance

« Compte tenu des infrastructures de Nosy-Be, des études complémentaires sont en cours pour analyser la faisabilité technique du passage dans cet aéroport. En attendant, la compagnie n'assurera pas le passage à Nosy-Be à compter du 2 septembre », relate un communiqué émanant de Air Madagascar. « Pour ne pas pénaliser les clients qui ont déjà acheté des billets Paris-Nosy Be, Air Madagascar met en place des vols de correspondance entre Antananarivo et Nosy-Be pour les vols longs courriers prévus, avec facilitation du transbordement », indique toujours le communiqué.

Cette mesure rassure en tout cas les opérateurs économiques. « L'île de Nosy-Be est l'une des destinations touristiques phares. Tant que la compagnie assure la desserte, nous ne craignons pas la situation », souligne pour sa part Christelle Ramarosoa, employée d'une agence de voyage. Mais, en dehors de ce problème d'inadéquation de cet appareil avec l'aéroport de l'île touristique, le DG de la compagnie aérienne nationale a annoncé plusieurs atouts comme plus de confort par rapport au Boeing affrété auprès de Air Italy, ainsi que le respect des normes et standards de sécurité. Le Boeing est loué sous contrat en ACMI (Aircraft Crew Maintenance and Insurance), un service comprenant l’équipage, la maintenance et l’assurance. De ce fait, les dépenses seront plus onéreuses que si l'avion est loué dans le cadre d'un contrat « Dry lease » dans lequel l'équipage, la maintenance et l'assurance sont pris en charge par la compagnie qui le loue. Mais, ce responsable a tenu à rassurer, durant la rencontre avec la presse, que les coûts seront moins élevés que par rapport à l'affrètement de Air Austral.

Un bijoux qui coûte cher


Une formation des employés d’Air Madagascar est prévue en vue d’un transfert de compétences.

Le Boeing 777-200 ER appartenant à la compagnie portugaise EuroAtlantic Airways, qui est affrété par Air Madagascar, a atterri à l’aéroport international d’Ivato samedi dernier tôt le matin. Selon les explications du ministre des Transports, Benjamina Ramanantsoa, qui était à bord de cet avion, son affrètement coûte moins cher comparé à celui des Boeing 767 de la compagnie Air Italy. En effet, sa location ne dépasse pas les 6 000 Euros/ heure de vol, soit plus de 15 millions d’Ariary/heure de vol. En outre, cet avion dispose d’une plus grande capacité d’accueil avec 313 places dont 30 sièges en classe Affaires.

Transfert de compétences. C’est même plus compétitif, a-t-on appris. Les premiers passagers, étrangers et nationaux, à bord de cet avion qui a desservi Paris-Tanà pour 10 heures de vol, n’ont pas manqué d’exprimer leur entière satisfaction des services offerts par l’équipage. C’est plus spacieux et confort tandis que les repas étaient délicieux et le personnel était très attentionné et accueillant, d’après leurs dires. Notons que le commandant de bord de cet avion ainsi que son adjoint proviennent de la compagnie EuroAtlantic. Par contre, le reste de l’équipage est constitué des employés malgaches. Une formation du personnel d’Air Madagascar est également prévue d’ici peu en vue d’un transfert de compétences sur l’utilisation de ce nouvel appareil. Ce dernier portera bientôt le logo d’Air Madagascar.

Remise aux normes européennes. « L’acquisition de cet avion résoudra en partie le problème de notre compagnie aérienne nationale », a fait savoir le ministre de tutelle. Des experts de l’Egis-Avia interviendront en octobre prochain en vue d’aider l’Aviation civile de Madagascar à la remise aux normes européennes des deux Boeing d’Air Madagascar, qui étaient interdits de vol sur le ciel européen. Cette action est le fruit d’un partenariat avec cette société française, a-t-il conclu.

Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.




Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Thursday, September 01, 2011

Bestizaraina 1er mai et 13 juin 2011














Lundi de pentecôte 13 juin 2011




























Hira gasy à Andohalo samedi 13 août 2011











Histoire d'eaux

Le corps humain est composé à 60 % d’eau pour l'adulte, et 70% chez les nourrissons, près de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’eau, dont 97 % d’eau salée et 3 % d’eau douce.



L’eau est présente sous forme gazeuse, liquide et solide. La température de vaporisation de l'eau dépend directement de la pression atmosphérique, ainsi par exemple, au sommet de l'Everest, l'eau bout à environ 68 °C, à comparer aux 100 °C au niveau de la mer.



Réciproquement, les eaux profondes de l'océan près des courants géothermiques (volcans sous-marins par exemple) peuvent atteindre des températures de centaines de degré et rester liquides.



L’eau des océans de la Terre représente, plus de 1 milliard de Km3, soit 1 320 millions de KM3, soit 1 320 millions de cubes de 1 Km de coté…

Feuille de route de la SADC Andry Rajoelina décide d’organiser la cérémonie de signature




Alors que la SADC est restée de marbre devant l’ultimatum du pouvoir HAT qui a expiré ce mercredi 31 août, Andry Rajoelina décide de passer aux actes. La patience a des limites disait-il ce mercredi 31 août devant la presse conviée à Ambohitsorohitra et les 20 millions d’habitants n’en ont que trop souffert ; aussi parce que le pays est souverain et qu’il faut mettre fin à son calvaire en quelque sorte, le pouvoir va organiser la cérémonie de signature de la feuille de route au nom des intérêts supérieurs de la nation. C’est la déclaration ou la décision capitale annoncée à la suite du lancement de l’ultimatum à l’endroit de la SADC. Le président de la HAT n’a pas indiqué de date de la tenue de cette cérémonie qui se veut malgacho-malgache.

Notons que la feuille de route a été proposée par le Dr Simão après consultations des parties malgaches mais sans tenir compte, selon la mouvance Albert Zafy, des propositions qu’elle avait présenté. Cette feuille de route avait été paraphée par des formations politiques malgaches le 9 mars 2011, en l’absence des trois mouvances. Et aussi bien pendant qu’à l’issue de la cérémonie de paraphe, les adhérents à la feuille de route avaient juré qu’ils ne signeront aucune autre feuille de route qui soit modifiée ou amendée. Aujourd’hui donc le pouvoir va procéder à la cérémonie de signature d’une feuille de route mais cependant amendée par le Secrétaire exécutif de la SADC.

À cette feuille de route est opposée par les trois mouvances, ou plus exactement par deux mouvances (mouvances Albert Zafy et mouvance Marc Ravalomanana ; la mouvance Didier Ratsiraka ne s’était pas prononcée à son sujet car l’amiral avait dit qu’il avait au moins trois propositions à présenter au peuple malgache une fois qu’il serait rentré au pays comme il l’avait déjà annoncé aux tenants du pouvoir ; et il attend son retour), la même feuille de route paraphée à Ivato mais amendée par les chefs d’État de la SADC à Sandton en Afrique du Sud. En quelque sorte il y aurait deux feuilles de route, celle de Gaborone et celle de Sandton ou pour parler autrement, celle de Salomão et celle des chefs d’État de la SADC ; la première ne comporte qu’un seul amendement tandis que la seconde en compterait plusieurs, cinq ou six. La principale pomme de discorde réside dans le retour de Marc Ravalomanana et de tous les exilés ou réfugiés politiques dans le pays.

Quoi qu’il en soit, le président de la HAT a présenté les raisons de sa décision de s’en tenir à la feuille de route comme étant un sacrifice car le pays dispose déjà d’une constitution adoptée par référendum au mois de novembre dernier. « Comme la majorité des groupements politiques penchent pour la feuille de route, disait-il, nous allons la mettre en œuvre ». Il lance alors un appel officiel à tous les groupements politiques sans exception pour cette cérémonie de signature de la feuille de route et pour son application stricte dans les plus brefs délais.

Cette cérémonie de signature marquera la fin de toutes ces étapes de dialogue politique, conclut-il car dorénavant il s’agit de préparer sérieusement les élections dont la détermination du type de scrutin à organiser en premier et de la date revient aux formations politiques et à la CENI. Donc, ce n’est pas le président de la HAT qui va décider du scrutin à organiser ; ce n’est pas lui non plus qui fixera la date de son déroulement. Andry Rajoelina, malgré les pleins pouvoirs qui lui avaient été en son temps remis sur un plateau d’argent, ne donne guère l’impression d’exercer ce pouvoir ; il s’en offusque et confie des responsabilités qui lui reviennent à des entités politiques dont les intérêts sont toujours divergents et partisans.


Andry Rajoelina l’a décrété hier : la feuille de route sera bientôt signée, sans l’aval de la Sadc et à une date qui sera fixée par la partie malgache. Une issue que tous ont devinée, depuis l’expiration mardi de l’ultimatum lancé en direction de la Sadc. Mise en scène réussie donc pour le régime de transition. En effet, afin d’activer la signature d’une feuille de route qui lui est favorable et qui ne le contraint pas à un partage du pouvoir, il a monté un plan qu’il a appliqué de A à Z.

En voici les étapes : d’abord, adresser un ultimatum (dont on connaît l’issue) à une Sadc qui hésite à donner une date à la cérémonie de signature. Ensuite, pour préparer l’opinion à une initiative unilatérale, organiser un colloque, dirigé par des groupements de la société civile (Ray aman-dReny Mijoro et Finona) notoirement connus comme étant acquis à la cause du régime. Ceux-ci ont orienté les débats dans le sens d’une signature de la feuille de route sans l’adhésion de la Sadc. Enfin, ayant en main la résolution de ce colloque, s’en servir comme d’un prétexte pour décréter la signature du document.

Bref, cornaqué par le personnel politique médiocre qui l’entoure, Andry Rajoelina poursuit dans la voie de l’unilatéralisme. Le pays est toujours divisé en deux camps rivaux et la sortie de crise ne se profile pas encore à l’horizon. La population n’est pas au bout de ses peines et devrait se préparer à subir encore durablement une crise pénible.

Après la signature de la feuille de route qui va survenir bientôt, il faut s’attendre aux événements suivants dans les prochains jours. En premier lieu, l’augmentation du nombre (déjà pléthorique) des membres du CST et du CT. Ces deux Chambres du Parlement seront élargies avec des éléments des partis déjà gratifiés et d’autres qui sont avides de prendre part au festin. En second lieu, le vote d’une loi d’amnistie au bénéfice des personnalités qui ont rejoint le régime de transition. Les adversaires politiques, comme Marc Ravalomanana, seront écartés des faveurs du régime et ne doivent s’attendre à aucune largesse. En troisième lieu, des élections (dont la nature n’a pas encore été précisée) seront tenues et ne concerneront que le régime et les partis alliés.

Fort probablement, tout ce beau monde va s’entendre pour se repartir les sièges et les circonscriptions grâce à diverses combinaisons. L’objectif étant de quadriller et de contrôler le territoire afin de ne laisser aucune miette à l’opposition. De cette manière, on perdure au pouvoir et on en jouit de tous les avantages, comme cela s’est vu lors des deux années et demie de transition.

Quelle est la différence entre la feuille de route de la Sadc et celle du régime de transition ? La première inclut les mouvances Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana et ouvre la voie à une transition concertée. La seconde refuse cette ouverture, n’entend faire aucune concession à l’opposition et ne vise qu’à monopoliser le pouvoir à des fins personnelles. On notera qu’en lançant leurs invitations, les Ray aman-dReny Mijoro et Finona ont cité incidemment les trois mouvances parmi d’autres entités, sans insister outre mesure sur ce point pourtant crucial.

Avant de se lancer dans la signature unilatérale de la feuille de route, Andry Rajoelina n’a pas tendu la main aux opposants et n’a esquissé aucun geste de rapprochement dans leur direction. Dans les vraies démocraties pourtant, avant d’entreprendre une opération qui engage l’avenir de la nation, le chef de l’Etat se concerte avec les principaux chefs de l’opposition. Rien de tel chez nous, ce qui laisse planer un doute sur les convictions démocratiques et les capacités d’homme d’Etat du chef de la transition. Mais aussi sur sa volonté réelle d’implanter le changement au pays…

La signature unilatérale de la feuille de route n’installera pas la paix et la concorde, contrairement à ce qu’a annoncé hier le chef de la transition. Les explosions de grenade par-ci par-là et les rumeurs de coup d’Etat dans l’Armée indiquent que la « sortie de crise » ne sera pas de tout repos. La méthode du régime, fondée sur l’exclusion et non sur la réconciliation, nourrit la rancœur et l’amertume et pourrait de nouveau déboucher sur une tumultueuse conjoncture de violence.

Quelle idée, en tout cas, d’instrumentaliser les Ray aman-dReny Mijoro pour lancer à la cantonade une invitation aux trois mouvances. Au palais d’Ambohitsorohitra, on semble ignorer que le vrai Ray aman-dReny, c’est… Andry Rajoelina.