Tuesday, August 09, 2011
La stratégie chinoise du yuan ruine les finances en Occident
Mi-2007 éclatait la crise des pays occidentaux. Mi-2009, ceux-ci sortaient de leur récession mais ne se débarrassaient pas pour autant de la crise qui restait la leur. Mi-2011, leur situation vient même de rebondir sous forme d'une crise conjointe de leurs finances publiques qui menace maintenant de les faire rechuter en récession...
En face, la Chine manifeste une santé insolente : trente-troisième année d'affilée sans récession, une croissance du produit intérieur brut (PIB) à 10 % l'an depuis vingt ans, un chômage qui ne cesse de reculer, des réserves de change, qui, tout compté, atteignait 3.165 milliards d'euros à la fin du mois de juin 2011...
Ce contraste s'explique par l'énorme sous-évaluation du yuan infligée par la Chine à ses partenaires et rivaux. Grâce à un contrôle des changes draconien qui n'est accessible qu'aux Etats totalitaires, la Chine maintient le yuan à 0,15 dollar et à 0,11 euro, quand, selon le Fonds monétaire international (FMI) et l'ONU, il devrait valoir 0,25 dollar et 0,21 euro !
Les pays occidentaux sont restés totalement passifs face au cours du yuan que leur dicte la Chine. Depuis que, en 2001, ils ont admis la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), armée de son contrôle des changes, ils se sont privés, il est vrai, de la seule arme qui pourrait la faire céder : les représailles douanières.
Il en a résulté à la fois une désindustrialisation majeure des pays occidentaux et une industrialisation intense de la Chine.
La main-d'oeuvre en Chine étant la moins chère au monde, les entreprises qui y sont basées s'emparent de parts croissantes du marché mondial tandis que les multinationales occidentales viennent concentrer leurs investissements productifs sur le territoire chinois. Ce qui renforcera encore les parts du marché mondial captées par la Chine...
Dans les pays occidentaux, le processus de croissance s'est enrayé. Leur commerce extérieur est devenu fortement déficitaire et le montant de l'investissement des entreprises sur leurs territoires ralentit fortement. De ce fait, depuis 2001, les économies occidentales sont exposées à subir une récession prolongée (parce que structurelle et due au yuan).
A deux reprises pourtant, en 2002 puis en 2008, les mêmes dirigeants occidentaux qui restaient passifs sur le yuan ont prétendu découvrir une parade qui leur permettrait de maintenir une croissance honorable et durable. Ces parades successives étaient en réalité des artifices qui leur ont explosé à la figure.
Entre 2002 et 2006, l'apprenti sorcier Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérame (Fed), opta pour une politique prolongée de taux bas pour décourager les ménages de l'épargne et les inciter à l'achat de logement à crédit.
Expédient désastreux ! Pendant quatre ans, le PIB et l'emploi dans les pays occidentaux furent certes tirés par un secteur immobilier devenu euphorique. Mais, après ce succès limité et momentané, l'euphorie induisit des excès qui aboutirent, comme on le sait, à un redoutable effet boomerang. A compter de mi-2007 éclatent, aux Etats-Unis et en Europe, une triple crise immobilière, bancaire et boursière, une récession et une explosion du chômage qui s'avérèrent d'une ampleur historique. Au total, des dégâts très supérieurs à l'avantage initial... Un premier fiasco absolu.
Fin 2008, après avoir rétabli la confiance par quelques mesures exceptionnelles dans le secteur bancaire, les dirigeants occidentaux renoncèrent une nouvelle fois à extraire de la Chine la forte réévaluation du yuan, ce qui était pourtant la seule vraie solution pour redresser durablement leur commerce extérieur, leur PIB et leur emploi.
D'autres apprentis sorciers surgirent, proposant une nouvelle parade. Après la première réunion du G20 de novembre 2008, Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor, et Ben Bernanke, le président de la Fed, optèrent pour une politique de relance budgétaire massive (déficit aux Etats-Unis autour de 10 % du PIB en 2009, 2010 et 2011) assortie de taux courts et de taux longs maintenus très bas.
Les autres pays occidentaux se livrèrent eux aussi à une relance massive, en 2009, qu'ils ne modérèrent que très peu en 2010 et en 2011.
Le succès fut de courte durée. Cette relance sortit certes les pays occidentaux de leur récession franche à compter de l'été 2009. Mais, dès l'été 2010, il s'avéra que cette relance n'induisait qu'une reprise trop molle pour que la croissance s'auto-entretienne.
Désormais, il est vrai, la croissance n'était plus seulement pénalisée par le commerce extérieur et l'investissement des entreprises mais aussi par l'investissement immobilier et par une hausse inopportune de l'épargne des ménages due à un chômage durablement élevé.
Mais il y a pire. Cette relance budgétaire longtemps trop forte a fini par enclencher une crise des finances publiques occidentales. L'étincelle qui mit le feu a surgi en Grèce après les élections d'octobre 2009. Mais le Portugal et l'Irlande, l'Espagne et l'Italie, la Belgique, l'Autriche, la France et par ailleurs le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis partagent tous en réalité avec la Grèce une même configuration : une dynamique très inquiétante de leurs finances publiques et une croissance très modeste de leur PIB.
Cette configuration a fait déraper leurs ratios dette publique/PIB. Ceux-ci approchent les seuils qui inquiètent les agences de notation quant à la remboursabilité de la dette publique. Les investisseurs se portent vendeurs des obligations d'Etat. Cela fait baisser leurs cours et monter leurs rendements.
Une crise de confiance dans les signatures souveraines occidentales vient de s'enclencher. Une fois encore, l'effet boomerang final s'avère très supérieur à l'avantage initial. Un deuxième fiasco absolu.
Le moment est venu de tirer le bilan. La Chine capitalise la stratégie qu'elle a amorcée en 1989, et elle se réjouit de nous avoir déstabilisés sur tous les plans : commercial, économique, social, financier, monétaire, technologique, militaire, diplomatique... Notre capitulation face à elle aboutit maintenant à notre déstabilisation.
Les politiques compensatoires successives ont échoué lamentablement et ont en réalité accentué gravement notre déstabilisation. Preuve est ainsi faite que le pacifisme monétaire face à la Chine est une impasse totale.
Pour que la crise de 2007 ne devienne pas une nouvelle crise de 1929, il faut maintenant renverser le jeu. Il faut se mobiliser pour faire céder la Chine sur sa politique du yuan. Il suffit pour cela de préparer sérieusement et collectivement des représailles douanières à son encontre.
Faute d'une telle initiative, les pays occidentaux s'enfermeront rapidement dans une spirale de déclin économique et financier qui les amènera à se retrouver chacun durablement asservi à la Chine et au Parti communiste qui la dirige depuis 1949.
Effarement au camp militaire « Orangea » d’Antsiranana Des bungalows et des pavillons privés érigés par des Français et des Indiens
La communication de la présidence de la HAT a diffusé à la presse ce mardi 9 août, un communiqué qui relate les hauts faits d’un chef de l’Armée au camp militaire Orangea d’Antsiranana. Selon ce communiqué, le président de la HAT « a mené une descente inopinée au camp militaire « Orangea » d’Antsiranana, ce Samedi 06 Août 2011 ». Il a alors été très étonné de constater « que de nouvelles constructions en dur, notamment de bungalows, ont été érigées presque le long de la plage dudit camp militaire et que des parcelles de terrain sont également déjà délimitées et clôturées » (voir les photos). Ordre a donc été donné, toujours selon le communiqué, au ministre de la Communication de conduire des investigations sur ces nouvelles constructions, à première vue, illicites.
Aguerri à ce genre d’enquêtes, le ministre, ancien journaliste et fervent militant du journalisme d’investigation a révélé qu’ « un haut responsable du camp militaire Orangea a établi et signé un contrat avec chacun des propriétaires de ces nouvelles constructions, ayant ainsi permis à ces derniers de prendre possession des parcelles dudit terrain militaire. Propriétaires qui sont, en majeure partie, des ressortissants français et indiens ». Le chef suprême des Armées a convoqué sur place le Ministre des Forces armées et le Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie Nationale pour discuter des mesures à prendre face à ce problème. Il a donné ordre formel à ce que toutes ces nouvelles constructions soient démolies, dans un délai d’un mois, et à ce que des mesures soient prises à l’encontre du responsable militaire en question.
Les investigations ont également révélé qu’une partie des canons de ce camp militaire a disparu. Des enquêtes approfondies sont menées par rapport à l’enlèvement de ces pièces de canons qui sont des pièces de patrimoine militaire mais surtout historique.
Dans tous les cas, une telle transaction sur des biens de l’Armée et de l’État de la part de chef militaire traduit la gouvernance adoptée par ceux qui abusent de leur autorité mais d’une manière générale, la déviance de l’autorité. Et dire que le mot d’ordre des militaires est « pour la Patrie ».
Météo : Le grand froid de retour
Le début du mois d’août certifie que l’on est en pleine période hivernale. Si les derniers jours du mois de juillet ont été plus cléments, le grand froid est revenu depuis le début de ce mois d’août. Rien de particulier donc, sauf que beaucoup ont commencé à ranger les grands pulls et les couvertures qui tiennent au chaud, espérant un hiver assez doux pour cette année.
Ce grand froid se mesure surtout durant la nuit et au petit matin. Car la tombée de voiles de crachins, le matin, rend le début de la journée glacial. Les températures avoisinent les 13°/14° C à minuit, peuvent remonter jusqu’à 22°C dans la journée, pour vite redescendre à 14°C en début de soirée. Et la situation est loin de s’améliorer, du moins, car les températures continueront à descendre durant toute la semaine. On estime même les températures aller au-dessous des 10°C en milieu de semaine, pour tarder à remonter vers les 23°C en milieu de journée.
Ces estimations préviennent donc la population quant aux comportements à adopter tout au long de la semaine. Les pulls, bottes et grands blousons referont leurs retours, tandis que ceux qui habitent les rues de la capitale devront renforcer leurs systèmes D pour se garder au chaud. La saison estivale ne reviendra que dans deux mois, ceux qui peuvent migrer vers les provinces pourront goûter aux belles sensations de l’été.
Fandrobana volan’ny C.T. : Vehivavy no atidoha nikotrika
Mbola karohina amin’izao fotoana izao Ra-Maître, Tantely ary I Setra.
Niampy enina mianadahy indray ireo olona voarohirohy tamin’ny fandrobana ny karaman’ny Kaongresin’ny Tetezamita (C.T) tamin’ny faha 20 Jolay lasa teo. Misy ireo fito efa any am-ponja ka mpiasa ao amin’ny Kongresin’ny Tetezamita ny dimy. Ny iray tamin’ireo olona voasambotra ireo, antsoina hoe Lalaina, no nanondro ny vehivavy iray antsoina hoe Samira, izay nambarany fa nanangona ireo olona nanantanteraka ny asa ratsy fandrobana. Tamin’ny 03 Aogositra 2011 dia voasambotra teny Ivato i Samira. Nanda ny fiampangana azy izy nefa niaiky ihany rehefa nampifanatrehana tamin’i Lalaina. Araka ny nambaran’i Samira dia i Bien Aimé no naniraka azy hitady olona tamin’ny 16 Jolay, Bien Aimé indray no nanondro an-dRabetsy ho mpaniraka azy, Rabetsy kosa indray avy eo no nanondro an’i Fabien sy Gaston ary Jacquot izay samy mpiasa ao amin’ny Kongresin’ny Tetezamita. Ny 19 Jolay lasa teo dia nivory niaraka nandrafitra ny paikady hanantanterahana ny fandrobana i Fabien sy Samira ary ny lehilahy iray antsoina hoe Ra-Maitre izay mbola tsy tratra. Nizara tamin’ny toerana telo ry zareo tamin’ny andro voatondro hanantanterahana ny fandrobana ka i Fabien nijanona teny amin’ny Lapan’i Tsimbazaza nijery ny fiaingan’ny Fiara, Ra-maitre sy Rabetsy teny Antaninarenina nanaramaso ny fiverenan’ny Fiara ho eny Tsimbazaza ary Samira kosa teny Anosy mandray torimarika avy any Antaninarenina, avy amin’dry Ra-maitre sy Rabetsy, ka mijery ny fotoana nandalovan’ny fiara, avy eo dia manome toromarika ireo olona mpanantanteraka izay efa miandry teny Tsimbazaza akaikin’ny Minisiteran’ny Fizahan-tany. Tamin’ny alalan’i Samira no nahasamborana an’i Bien Aimé, Fabien, Rabetsy, ary Gaston sy Jacquot. Mbola nahitana ambim-bola 3 Millions Fmg tany amin’i Samira ary 5 Millions Fmg kosa no tany amin’i Bien Aimé. Ny mbola karohina ka anentanana ny rehetra hanome vaovao dia i Tantely, Setra ary Ra-Maitre izay nanantanteraka ny asa fandrobana.
Naufrage aux Comores, une cinquantaine de noyés
Une cinquantaine de personnes, dont des enfants, ont péri noyées dans un naufrage mardi au sud de l’île de la Grande Comore, a annoncé le procureur général de l'archipel.
Le naufrage du Madjiriha s’est produit vers 3 heures du matin, en face du village de Chindini, à l’extrême sud de l’île. Le bateau avait quitté la capitale Moroni en fin d’après-midi pour rallier une autre île de cet archipel de l'océan Indien, Anjouan. Il a heurté un récif à environ 3 km des côtes, ses deux moteurs étant tombés en panne.
"Cinquante corps ont été retrouvés jusqu'à maintenant mais d'autres sont bloqués dans l'épave et ne pourront être récupérés que lorsque la mer se sera calmée", a dit le procureur, Soilih Mahmoud.
LA LENTEUR DES SECOURS EN CAUSE
Les recherches se poursuivaient mardi après-midi : des plongeurs devaient inspecter l'intérieur du boutre "si l’état de la mer le permet[tait]", a indiqué Arfachad Salim, responsable du Croissant rouge. Plusieurs blessés graves ont été acheminés vers le centre hospitalier régional El-Maarouf de Moroni, tandis que des blessés légers étaient pris en charge par les centres de santé des localités voisines, notamment Foumbouni et Ouzioini.
Un rescapé, Ali Abdou Moussa, a mis en cause la lenteur des secours. La Croix-Rouge a fait savoir que 60 rescapés avaient été hospitalisés à Ouzioini et Foumbouni.
Les naufrages d'embarcations sont assez courants aux Comores, notamment en raison de conditions de navigation souvent difficiles. Très régulièrement, les victimes sont des candidats à l'immigration clandestine qui tentent depuis Anjouan de gagner la quatrième île géographique de l'archipel, le département français de Mayotte.
Monday, August 08, 2011
Tour Eiffel : Andry Rajoelina amer...
Hier à Mahajanga, Andry Rajoelina a évoqué avec amertume la campagne de dénigrement contre le chantier du grand hôpital local. En effet, beaucoup se posent des questions sur l’intérêt du futur grand hôpital. Pour se justifier, le chef de la transition a pris comme exemple la Tour Eiffel à Paris qui, en son temps, a soulevé les mêmes interrogations sarcastiques. Le monument a surmonté les obstacles et est aujourd’hui la première destination touristique de France, selon Andry Rajoelina. Dans cinquante ans, a-t-il conclu, quand le grand hôpital sauvera des vies, la population de Mahajanga le remerciera.
En fait, il ne faut pas mettre le grand hôpital et la Tour Eiffel dans le même sac. Car dans l’édification du célèbre monument parisien, l’Etat français n’a pas déboursé un seul franc. Le montage financier était simple : la construction a été financée par un consortium de banques privées, celles-ci étant plus tard remboursées sur les billets d’ascension du monument. Cette technique est encore utilisée de nos jours dans la construction des autoroutes à péage.
Pour ce qui est des grands hôpitaux de Mahajanga, d’Antananarivo et des autres chefs-lieux de province, c’est l’argent public qui finance leur construction. Il s’agit là d’un investissement de propagande en vue de l’entrée en lice de l’actuel président de la transition à l’élection présidentielle… La question est de savoir si un régime de transition, dont le rôle est d’expédier les affaires courantes, est autorisé à ériger des grands hôpitaux et des stades. A Tana-Ville, on s’interroge sur l’utilité du grand hôpital construit actuellement à Andohatapenaka. En effet, à quoi sert un troisième hôpital alors qu’à Befelatanana et à Ampefiloha, beaucoup de salles et pièces sont encore vides. On aurait peut-être mieux fait d’utiliser l’argent pour équiper ces hôpitaux en scanner ou en appareil IRM. Ou à réparer la « bombe à cobalt » de Befelatanana (unique dans l’île) en panne depuis plus de deux ans, et dont l’état plonge dans le désespoir des milliers de cancéreux et leurs familles…
Sunday, August 07, 2011
Londres connaît sa pire nuit d'émeutes depuis des années
Un commissariat de police éventré, un bus à impériale réduit à une carcasse fumante, des magasins d'électronique et de sports saccagés, des bâtiments rasés par les flammes : le quartier de Tottenham, dans le nord de Londres, ressemble à un champ de bataille. De violentes émeutes ont secoué, dans la nuit de samedi 6 à dimanche 7 août, ce quartier pauvre du nord de Londres, lors des pires incidents que la capitale britannique ait connus depuis des années.
Les troubles ont éclaté dans la foulée d'une manifestation organisée samedi soir pour réclamer "justice" après la mort d'un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi par la police à Tottenham. Les émeutiers ont incendié plusieurs véhicules et un bus à impériale, dont il ne restait quelques heures après que les carcasses. Plusieurs bâtiments ont totalement été ravagés par les flammes, et les pompiers s'activaient encore dimanche en fin de journée pour venir complètement à bout des incendies. Les affrontements ont cessé au petit matin seulement.
Les fauteurs de troubles ont aussi saccagé des distributeurs de billets et des magasins, d'où des personnes cagoulées sont sorties en poussant des chariots remplis de marchandises, et s'en sont pris aux forces de police à coups de cocktail Molotov et autres projectiles.
"Aldi (un supermarché appartenant à une chaîne du même nom) était en feu et des barricades étaient mises en place par les émeutiers. C'était vraiment effrayant", a témoigné à l'AFP Stuart Radose, un habitant du quartier dont l'immeuble a été incendié et qui a dû trouver refuge pour la nuit chez son père.
Downing Street a dénoncé ces violences "totalement inacceptables". "Il n'y a aucune justification pour les agressions auxquelles la police et le public ont été confrontés et pour les dégâts" causés, a affirmé le bureau du premier ministre, David Cameron.
La famille du jeune homme tué jeudi a appelé au calme, dimanche. "Nous ne tolérons pas ce genre d'actions", a déclaré le frère de la victime, Shaun Hall, sur Sky News. "Je sais que les gens sont frustrés, ils sont en colère en ce moment, mais je vous dis 's'il vous plaît arrêtez'." "Ce gars n'était pas violent. Certes, il était impliqué dans des trucs, mais ce n'était pas une personne agressive", a affirmé une amie du jeune homme sur Sky News.
Mark Duggan a été tué lors d'une opération de la police contre la criminalité au sein de la communauté noire. Sa mort est "absolument regrettable", a estimé dimanche un responsable de Scotland Yard, Adrian Hanstock, "mais cela ne donne pas le droit à une minorité de délinquants de détruire des commerces (...) et de voler".
Selon plusieurs habitants, la colère montait depuis un certain temps contre les contrôles policiers. "J'habite à Broadwater Farm depuis vingt ans et depuis le premier jour, la police soupçonne toujours les Turcs et les Noirs", a expliqué à Reuters un travailleur social d'origine turque. Un habitant d'une cinquantaine d'années disait comprendre les émeutiers : "Nous savons que le gouvernement nous prend pour cibles, nous néglige. Quand on met un million de jeunes au chômage, comment voulez-vous que nous nous taisions ?"
Tottenham compte un grand nombre de minorités ethniques et certains secteurs affichent des taux de chômage parmi les plus élevés de Londres. Le quartier avait déjà été le théâtre de très violentes émeutes en 1985, après une descente de police chez des particuliers, qui s'étaient soldées par le décès d'une femme de 49 ans à la santé fragile. Lors des affrontements qui avaient suivi, un policier avait été tué à coups de machette.
Les troubles ont éclaté dans la foulée d'une manifestation organisée samedi soir pour réclamer "justice" après la mort d'un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi par la police à Tottenham. Les émeutiers ont incendié plusieurs véhicules et un bus à impériale, dont il ne restait quelques heures après que les carcasses. Plusieurs bâtiments ont totalement été ravagés par les flammes, et les pompiers s'activaient encore dimanche en fin de journée pour venir complètement à bout des incendies. Les affrontements ont cessé au petit matin seulement.
Les fauteurs de troubles ont aussi saccagé des distributeurs de billets et des magasins, d'où des personnes cagoulées sont sorties en poussant des chariots remplis de marchandises, et s'en sont pris aux forces de police à coups de cocktail Molotov et autres projectiles.
"Aldi (un supermarché appartenant à une chaîne du même nom) était en feu et des barricades étaient mises en place par les émeutiers. C'était vraiment effrayant", a témoigné à l'AFP Stuart Radose, un habitant du quartier dont l'immeuble a été incendié et qui a dû trouver refuge pour la nuit chez son père.
Downing Street a dénoncé ces violences "totalement inacceptables". "Il n'y a aucune justification pour les agressions auxquelles la police et le public ont été confrontés et pour les dégâts" causés, a affirmé le bureau du premier ministre, David Cameron.
La famille du jeune homme tué jeudi a appelé au calme, dimanche. "Nous ne tolérons pas ce genre d'actions", a déclaré le frère de la victime, Shaun Hall, sur Sky News. "Je sais que les gens sont frustrés, ils sont en colère en ce moment, mais je vous dis 's'il vous plaît arrêtez'." "Ce gars n'était pas violent. Certes, il était impliqué dans des trucs, mais ce n'était pas une personne agressive", a affirmé une amie du jeune homme sur Sky News.
Mark Duggan a été tué lors d'une opération de la police contre la criminalité au sein de la communauté noire. Sa mort est "absolument regrettable", a estimé dimanche un responsable de Scotland Yard, Adrian Hanstock, "mais cela ne donne pas le droit à une minorité de délinquants de détruire des commerces (...) et de voler".
Selon plusieurs habitants, la colère montait depuis un certain temps contre les contrôles policiers. "J'habite à Broadwater Farm depuis vingt ans et depuis le premier jour, la police soupçonne toujours les Turcs et les Noirs", a expliqué à Reuters un travailleur social d'origine turque. Un habitant d'une cinquantaine d'années disait comprendre les émeutiers : "Nous savons que le gouvernement nous prend pour cibles, nous néglige. Quand on met un million de jeunes au chômage, comment voulez-vous que nous nous taisions ?"
Tottenham compte un grand nombre de minorités ethniques et certains secteurs affichent des taux de chômage parmi les plus élevés de Londres. Le quartier avait déjà été le théâtre de très violentes émeutes en 1985, après une descente de police chez des particuliers, qui s'étaient soldées par le décès d'une femme de 49 ans à la santé fragile. Lors des affrontements qui avaient suivi, un policier avait été tué à coups de machette.
L'avenir de la France dans le club des "AAA" en pointillés
Le club très fermé des pays notés "triple A" se réduit après la dégradation, vendredi 5 août, de la note souveraine des Etats-Unis par l'agence de notation Standard & Poor's.
Le "triple A" de la France, qui lui permet de se financer à des taux avantageux sur les marchés financiers, a été confirmé ces derniers mois par les trois grandes agences de notation : S&P, Moody's et Fitch. Ces deux dernières maintiennent d'ailleurs le "AAA" américain – la note la plus élevée de l'échelle des agences de notation.
Ciaran O'Hagan, stratégiste taux à la Société Générale , expliquait samedi à Reuters ne pas s'attendre à la disparition d'un autre "triple A" dans le monde, notamment celui de Paris. Des observateurs soulignent pourtant régulièrement que la France est le "triple A" de la zone euro affichant les moins bons ratios budgétaires, un des éléments pris en compte par ces agences pour déterminer les notes données aux dettes des pays.
Le déficit public s'est ainsi élevé à 7,1 % du produit intérieur brut l'an dernier en France, un niveau supérieur à ceux des autres "triple A" de la zone euro – Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg. Pour 2011, la Commission européenne prévoit que cet écart subsistera, le déficit français s'élevant à 5,8 % contre -3,7 % pour les Pays-Bas et l'Autriche, -2 % pour l'Allemagne et -1 % pour la Finlande et le Luxembourg.
BAISSER LE RATIO DETTE-PIB
Surtout, la France est le seul de ces pays à afficher un déficit primaire important. Ce solde, qui correspond au déficit hors coût de la dette, devrait être de -3,1 % du PIB en France en 2011, selon la Commission, contre -1,6 % aux Pays-Bas, -0,9 % en Autriche et -0,5 % au Luxembourg. L'Allemagne et la Finlande devraient afficher un excédent primaire de 0,4 % et 0,2 % respectivement, l'arme la plus efficace pour réduire le ratio d'endettement.
Le gouvernement français assure qu'il prendra toutes les mesures nécessaires pour tenir ses objectifs de réduction du déficit, qui permettront selon lui de baisser le ratio dette-PIB dans les prochaines années. Il a ainsi déjà annoncé qu'il réduirait au besoin les niches fiscales qui amputent les recettes publiques dans une proportion supérieure aux 3 milliards d'euros prévus pour l'instant pour 2012.
"Le 'triple A' a été confirmé par les trois agences et on a une ligne rouge à ne pas franchir sur la réduction des déficits, a dit samedi une source proche du ministre des finances, François Baroin. Ça se traduira par des mesures dans le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale présentés en conseil des ministres en septembre". Le gouvernement prévoit de réduire le déficit public à 5,7 % du produit intérieur brut fin 2011, 4,6 % fin 2012, 3 % fin 2013 et 2 % fin 2014. Cette trajectoire devrait selon lui permettre d'inverser la progression du ratio de dette-PIB à partir de 2013 pour le mettre sur une trajectoire décroissante. Le gouvernement estime pour l'instant que ce ratio de dette continuera d'augmenter cette année et l'an prochain à 85,4 % du PIB fin 2011 et 86,9 % fin 2012 puis baissera à 86,4 % fin 2013 et 84,8 % fin 2014.
"REGLE D'OR"
Les responsables français mettent aussi en avant la qualité de la main d'œuvre dans le pays, la vigueur de sa démographie, la solidité de son système bancaire et un endettement privé qui reste sous contrôle. Les agences elles-mêmes soulignent ces derniers points et ont accueilli favorablement la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy et François Fillon, dans laquelle elles ont vu un signe de la capacité du pays à se réformer pour faire face à la perspective d'une explosion des comptes de retraite et de santé avec l'accroissement de la durée de la vie.
Au registre des mauvais points, en revanche : la dégradation des comptes extérieurs de la France, le déséquilibre de ses comptes courants, unique parmi les 'triple A' de la zone euro, et le déficit croissant du commerce extérieur qui signale une perte de compétitivité menaçant la solidité économique du pays.
Majorité et opposition se disputent en parallèle sur la "règle d'or" de contrôle des déficits que Nicolas Sarkozy souhaite inscrire dans la Constitution. Le gouvernement français considère que l'adoption de cette règle pourrait conforter les observateurs.
Le "triple A" de la France, qui lui permet de se financer à des taux avantageux sur les marchés financiers, a été confirmé ces derniers mois par les trois grandes agences de notation : S&P, Moody's et Fitch. Ces deux dernières maintiennent d'ailleurs le "AAA" américain – la note la plus élevée de l'échelle des agences de notation.
Ciaran O'Hagan, stratégiste taux à la Société Générale , expliquait samedi à Reuters ne pas s'attendre à la disparition d'un autre "triple A" dans le monde, notamment celui de Paris. Des observateurs soulignent pourtant régulièrement que la France est le "triple A" de la zone euro affichant les moins bons ratios budgétaires, un des éléments pris en compte par ces agences pour déterminer les notes données aux dettes des pays.
Le déficit public s'est ainsi élevé à 7,1 % du produit intérieur brut l'an dernier en France, un niveau supérieur à ceux des autres "triple A" de la zone euro – Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg. Pour 2011, la Commission européenne prévoit que cet écart subsistera, le déficit français s'élevant à 5,8 % contre -3,7 % pour les Pays-Bas et l'Autriche, -2 % pour l'Allemagne et -1 % pour la Finlande et le Luxembourg.
BAISSER LE RATIO DETTE-PIB
Surtout, la France est le seul de ces pays à afficher un déficit primaire important. Ce solde, qui correspond au déficit hors coût de la dette, devrait être de -3,1 % du PIB en France en 2011, selon la Commission, contre -1,6 % aux Pays-Bas, -0,9 % en Autriche et -0,5 % au Luxembourg. L'Allemagne et la Finlande devraient afficher un excédent primaire de 0,4 % et 0,2 % respectivement, l'arme la plus efficace pour réduire le ratio d'endettement.
Le gouvernement français assure qu'il prendra toutes les mesures nécessaires pour tenir ses objectifs de réduction du déficit, qui permettront selon lui de baisser le ratio dette-PIB dans les prochaines années. Il a ainsi déjà annoncé qu'il réduirait au besoin les niches fiscales qui amputent les recettes publiques dans une proportion supérieure aux 3 milliards d'euros prévus pour l'instant pour 2012.
"Le 'triple A' a été confirmé par les trois agences et on a une ligne rouge à ne pas franchir sur la réduction des déficits, a dit samedi une source proche du ministre des finances, François Baroin. Ça se traduira par des mesures dans le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale présentés en conseil des ministres en septembre". Le gouvernement prévoit de réduire le déficit public à 5,7 % du produit intérieur brut fin 2011, 4,6 % fin 2012, 3 % fin 2013 et 2 % fin 2014. Cette trajectoire devrait selon lui permettre d'inverser la progression du ratio de dette-PIB à partir de 2013 pour le mettre sur une trajectoire décroissante. Le gouvernement estime pour l'instant que ce ratio de dette continuera d'augmenter cette année et l'an prochain à 85,4 % du PIB fin 2011 et 86,9 % fin 2012 puis baissera à 86,4 % fin 2013 et 84,8 % fin 2014.
"REGLE D'OR"
Les responsables français mettent aussi en avant la qualité de la main d'œuvre dans le pays, la vigueur de sa démographie, la solidité de son système bancaire et un endettement privé qui reste sous contrôle. Les agences elles-mêmes soulignent ces derniers points et ont accueilli favorablement la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy et François Fillon, dans laquelle elles ont vu un signe de la capacité du pays à se réformer pour faire face à la perspective d'une explosion des comptes de retraite et de santé avec l'accroissement de la durée de la vie.
Au registre des mauvais points, en revanche : la dégradation des comptes extérieurs de la France, le déséquilibre de ses comptes courants, unique parmi les 'triple A' de la zone euro, et le déficit croissant du commerce extérieur qui signale une perte de compétitivité menaçant la solidité économique du pays.
Majorité et opposition se disputent en parallèle sur la "règle d'or" de contrôle des déficits que Nicolas Sarkozy souhaite inscrire dans la Constitution. Le gouvernement français considère que l'adoption de cette règle pourrait conforter les observateurs.
Hanim-pitoloha: c'est quoi ?



D’après Hemerson; le hanim-pitoloha : est un terme qui relève de l’imaginaire, littéralement cela signifie de la nourriture pour sept têtes. C’est l’idée de l’aboutissement : le nombre sept et tout ce qui est en rapport avec ce chiffre à Madagascar signifie la plénitude, c’est le caractère de ce qui est parfait. Parce que c’est la somme du second impair ajouté au second pair, c’est à dire 4 + 3, cela offre cette perspective vers un autre sept à venir.

Hanim-pitoloha veut donc dire qu’il y a au moins sept sortes de plats. C’est aussi une référence à l’abondance, l’occasion de manger à volonté et sans restriction. Les malgaches parlent de Hanim-pitoloha essentiellement pour les rituels de réjouissance, l’occasion de manger et de boire. Cela fait référence à un repas très bien servi.

Ainsi, on a pu apprendre toujours via Hemerson l’histoire du Hanim-pitoloha. Auparavant, les familles faisaient de leur mieux pour concocter les plats les plus recherchés; pour nourrir de nombreuses personnes. On préparait des repas pris en communauté particulièrement du riz et de la viande en abondance et c’est l’un des rares moments où les familles malgaches prenaient de la viande parce qu’ils n’en consommaient pas tous les jours.

A l’occasion d’autres rituels également, il y avait toujours un abattage d’élevage qu’on se doit de partager ensemble. Les exceptions sont les poulets ou les oies car ils ne peuvent suffire qu’à une famille restreinte. Il est important de signaler la présence de l’alcool qui marque le caractère extraordinaire de l’instant, il y a le miel aussi, et tout ce qui est préparation de féculent réduit en bouillie et enveloppé de feuilles de manière à pouvoir les distribuer à titre individuel.

Sinon on insiste plus sur la quantité que sur la qualité : c’est une tradition qui se maintient jusqu’à maintenant notamment à la campagne. On élève toujours une place publique où les visiteurs sont grassement nourris avec « le vary be menaka » (riz bien gras) et d’ailleurs dans les références malgaches jusqu’ici, l’idée du gras était devenu un stéréotype parce qu’autrefois on était plus sobre en terme de nourriture au quotidien. Ce qui veut dire qu’on mangeait très léger.


Plus tard, au moment où l’influence européenne a fait son chemin à Madagascar, les rois de Madagascar ont progressivement adopté la mode européenne. L’idée d’abondance se traduisait dans la diversification des mets.



Saturday, August 06, 2011
La notation des Etats-Unis réduite de AAA a AA+ par Standard & Poor’s
06 août 2011
C’est dans la surprise générale que Standard & Poor’s vient d’annoncer une baisse de la notation des Etats-Unis. On croyait, à juste titre, que le programme de réduction des dépenses publiques aurait eu raison de ce risque.
La justification de l’agence de notation est de considérer que le programme voté est « insuffisant pour stabiliser la dette des Etats-Unis à moyen terme. » Mais dans son commentaire, qui dénonce "le fossé entre les partis politiques" ou la "prévisibilité des décisions de la politique américaine", Standard & Poor's tombe de nouveau dans le piège des jugements politiques, ce qui décrédibilise son jugement.
L'indignation de la Maison Blanche est compréhensible: le président venait de rassurer ses concitoyens sur le fait que les Etats-Unis étaient en mesure de faire face a ce risque. D'autant plus que l'agence de notation avait transmis un document a la Maison Blanche avec un erreur de 2 000 milliards de dollars.
Les conséquences immédiates se développeront à plusieurs niveaux
Les taux d’intérêt sur la dette américaine vont augmenter. En effet, les investisseurs demandent des rendements supérieurs en fonction du risque, dont la notation est un indicateur important, même s’il n’est pas le seul.
L’effet budgétaire sera important, au pire moment : une hausse de 1 % des taux d’intérêt représente un coût de 140 milliards de dollars.
La confiance des créanciers internationaux, et singulièrement des banques centrales, est ébranlée par une évolution de ce type, et rendra le financement de la dette américaine plus difficile.
La faiblesse du dollar devrait s’accentuer, quoique dans une moindre mesure.
L'impact sur le traitement des Bons du Tresor sur les banques américaines pourrait également déteriorer la situation.
A cela s’ajoutent les répercussions internationales : ceci intervient au pire moment pour l’Europe. Depuis aujourd’hui, la prime de risque sur la dette italienne est supérieure a celle de l’Espagne. Or l’Italie représente six fois le montant de la Grèce, proche de 2 000 milliards d’euros. A ces niveaux la, l’Europe n’a pas la capacité d’organiser un plan de sauvetage.
Dans le climat de faiblesse significative des bourses européennes et américaines, cette semaine-ci, nous pourrions assister à un mouvement de panique. Il faudra attendre l’ouverture de marchés asiatiques ce dimanche pour mesurer l’impact de cette décision. Après une baisse de 10% du Dow Jones en deux semaines, le pire est à craindre.
La chute de ce tabou implique aussi un risque de baisse de notations en Europe, y compris de la France ou de la Grande Bretagne.
Nous entrons dans un univers d’incertitudes dont il est difficile de mesurer l’ampleur.
Ce que tout le monde redoutait, mais qui pourtant était prévisible est en train d’arriver. Aucune leçon n’a été retenue depuis 2008, qui j’ai bien peur n’était qu’une simple répétition générale a cote de ce qui est en train d’arriver. Oui c’était prévisible, et nul besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre que l’on ne rembourse pas ses dettes en empruntant. Les pays endettés sont aussi ceux qui ne produisent plus rien, du fait des délocalisations imposées d’une part par la finance aux multinationales puis a leurs sous traitants, dans une logique de maxi profits, de profit rapace.
Ce sont quasiment tous nos dirigeants qui sont responsables de cela, tous ceux qui ont soutenue une mondialisation sauvage. La machine ne peut que se gripper lorsque l’on achète a crédit du made in China et que l’on se désindustrialise. La guerre économique mondiale débutée dans les années 90, risque de déboucher sur des guerres civiles généralisées. Les peuples affamées se radicaliseront a la recherche de bouc émissaires (dont certains politiques ont déjà commencé a anticiper cyniquement la partition, alors qu’ils sont au commande donc responsable ).
Les échanges commerciaux doivent être plus équitables et durables, avec les même règles pour tout le monde (éthique et environnementale, seraient déjà un bon début). Il faut aussi savoir que 70% du made in China aux US, est le fait d’entreprises US installées en Chine, le taux est aussi très élevé concernant l’Europe. Les taxes de douanes doivent être revues. Exemple: pourquoi les produits made in Europe, sont-ils plus fortement taxes en Chine que les produits made in china en Europe.
Qui est donc responsable de cela si ce n’est nos dirigeants. Pourquoi cédons nous facilement au chantage qui consiste a vendre nos Airbus aux Chinois a conditions qu’ils soient fabriques chez eux, avec transfert de technologies à la clé (cqfd nous n’en vendrons plus ds 20 ans). Les échanges commerciaux ont toujours existé depuis que l’homme navigue, mais aujourd’hui il n’y a plus d’échanges mais un siphonnage en règle de nos économies.
Et il y en a encore pour en redemander de ce monde « merveilleux », du marche ou crève, a la fois hyper-communicant et si déshumanisé, alors qu’il le prennent en pleine g…tout les jours. Il n’y a pas d’autres issue diront surtout les bénéficiaires de ce système. Vraiment ?
C’est dans la surprise générale que Standard & Poor’s vient d’annoncer une baisse de la notation des Etats-Unis. On croyait, à juste titre, que le programme de réduction des dépenses publiques aurait eu raison de ce risque.
La justification de l’agence de notation est de considérer que le programme voté est « insuffisant pour stabiliser la dette des Etats-Unis à moyen terme. » Mais dans son commentaire, qui dénonce "le fossé entre les partis politiques" ou la "prévisibilité des décisions de la politique américaine", Standard & Poor's tombe de nouveau dans le piège des jugements politiques, ce qui décrédibilise son jugement.
L'indignation de la Maison Blanche est compréhensible: le président venait de rassurer ses concitoyens sur le fait que les Etats-Unis étaient en mesure de faire face a ce risque. D'autant plus que l'agence de notation avait transmis un document a la Maison Blanche avec un erreur de 2 000 milliards de dollars.
Les conséquences immédiates se développeront à plusieurs niveaux
Les taux d’intérêt sur la dette américaine vont augmenter. En effet, les investisseurs demandent des rendements supérieurs en fonction du risque, dont la notation est un indicateur important, même s’il n’est pas le seul.
L’effet budgétaire sera important, au pire moment : une hausse de 1 % des taux d’intérêt représente un coût de 140 milliards de dollars.
La confiance des créanciers internationaux, et singulièrement des banques centrales, est ébranlée par une évolution de ce type, et rendra le financement de la dette américaine plus difficile.
La faiblesse du dollar devrait s’accentuer, quoique dans une moindre mesure.
L'impact sur le traitement des Bons du Tresor sur les banques américaines pourrait également déteriorer la situation.
A cela s’ajoutent les répercussions internationales : ceci intervient au pire moment pour l’Europe. Depuis aujourd’hui, la prime de risque sur la dette italienne est supérieure a celle de l’Espagne. Or l’Italie représente six fois le montant de la Grèce, proche de 2 000 milliards d’euros. A ces niveaux la, l’Europe n’a pas la capacité d’organiser un plan de sauvetage.
Dans le climat de faiblesse significative des bourses européennes et américaines, cette semaine-ci, nous pourrions assister à un mouvement de panique. Il faudra attendre l’ouverture de marchés asiatiques ce dimanche pour mesurer l’impact de cette décision. Après une baisse de 10% du Dow Jones en deux semaines, le pire est à craindre.
La chute de ce tabou implique aussi un risque de baisse de notations en Europe, y compris de la France ou de la Grande Bretagne.
Nous entrons dans un univers d’incertitudes dont il est difficile de mesurer l’ampleur.
Ce que tout le monde redoutait, mais qui pourtant était prévisible est en train d’arriver. Aucune leçon n’a été retenue depuis 2008, qui j’ai bien peur n’était qu’une simple répétition générale a cote de ce qui est en train d’arriver. Oui c’était prévisible, et nul besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre que l’on ne rembourse pas ses dettes en empruntant. Les pays endettés sont aussi ceux qui ne produisent plus rien, du fait des délocalisations imposées d’une part par la finance aux multinationales puis a leurs sous traitants, dans une logique de maxi profits, de profit rapace.
Ce sont quasiment tous nos dirigeants qui sont responsables de cela, tous ceux qui ont soutenue une mondialisation sauvage. La machine ne peut que se gripper lorsque l’on achète a crédit du made in China et que l’on se désindustrialise. La guerre économique mondiale débutée dans les années 90, risque de déboucher sur des guerres civiles généralisées. Les peuples affamées se radicaliseront a la recherche de bouc émissaires (dont certains politiques ont déjà commencé a anticiper cyniquement la partition, alors qu’ils sont au commande donc responsable ).
Les échanges commerciaux doivent être plus équitables et durables, avec les même règles pour tout le monde (éthique et environnementale, seraient déjà un bon début). Il faut aussi savoir que 70% du made in China aux US, est le fait d’entreprises US installées en Chine, le taux est aussi très élevé concernant l’Europe. Les taxes de douanes doivent être revues. Exemple: pourquoi les produits made in Europe, sont-ils plus fortement taxes en Chine que les produits made in china en Europe.
Qui est donc responsable de cela si ce n’est nos dirigeants. Pourquoi cédons nous facilement au chantage qui consiste a vendre nos Airbus aux Chinois a conditions qu’ils soient fabriques chez eux, avec transfert de technologies à la clé (cqfd nous n’en vendrons plus ds 20 ans). Les échanges commerciaux ont toujours existé depuis que l’homme navigue, mais aujourd’hui il n’y a plus d’échanges mais un siphonnage en règle de nos économies.
Et il y en a encore pour en redemander de ce monde « merveilleux », du marche ou crève, a la fois hyper-communicant et si déshumanisé, alors qu’il le prennent en pleine g…tout les jours. Il n’y a pas d’autres issue diront surtout les bénéficiaires de ce système. Vraiment ?
Air Madagascar: Air Force One de nouveau en vol

Air Force One vole de nouveau. Non plus en tant qu’avion présidentiel mais plutôt sous les couleurs d’Air Madagascar qui l’a exploité officiellement en tant qu’avion commercial depuis hier. L’appareil B737 5RMFL a notamment réalisé ce premier vol commercial sur la ligne Antananarivo-Morondava-Tuléar-Antananarivo.
Cet appareil a été acheté fin 2002 auprès de Lauda Air, une compagnie autrichienne appartenant à l’ancien champion de Formule 1 Niki Lauda. Le prix officiel annoncé était de 11 millions de dollars mais les rumeurs d’alors avaient indiqué une surfacturation de l’ordre de 3 millions de dollars. Les fortes critiques émises contre le nouveau régime à la suite de cette acquisition, faite en pleine crise et dans des conditions douteuses quant au prix, ont conduit au limogeage du ministre des Finances d’alors, Narisoa Rajoanarivony qui était officiellement chargé de la transaction. M. Rajoanarivony n’a pas été pour autant lâché par le président Ravalomanana. Il fut nommé ambassadeur à Washington avant d’être muté à Paris, poste qu’il a dû quitter en 2010 avant de regagner le pays pour y mourir, cette année.
Cette année même, le pouvoir de Transition a décidé d’allouer l’appareil à Air Madagascar. Les conditions d’octroi n’étaient pas communiquées. L’Etat propriétaire s’est-il dessaisi de son bien en compensation des dettes vis-à-vis de la compagnie nationale lors de l’exploitation de cet appareil dont les coûts afférents à chaque vol (équipage, carburants, droits aériens et frais aéroportuaires, logistique annexe) étaient supportés par Air Madagascar ?
En tout cas, cette décision est consolidée aujourd’hui par l’avance de fonds accordée à Air Madagascar au titre de compte courant d’associés . Ce qui laisse augurer de nouvelles perspectives pour la compagnie. « En cette haute saison, l’arrivée de cet appareil vient renforcer la flotte desservant le réseau intérieur », indique d’ailleurs le communiqué d’Air Madagascar annonçant l’intégration effective du Fox Lima au sein de sa flotte.
Avec une capacité de 127 sièges dont 12 en classe affaires, cet appareil va certainement améliorer le réseau intérieur dont les besoins ne sont pas toujours assurés par la compagnie.
On espère ainsi que les doléances des opérateurs touristiques à ce sujet soient désormais résolues. D’autant plus que d’après ses configurations, cet appareil est appelé à desservir exclusivement le réseau intérieur. Fox Lima, le désormais nom du nouveau Boeing 737 d’Air Madagascar et ancien Air Force One, a redécollé pour de bon après donc les remises aux normes sur le plan sécuritaire mais aussi pour conformer l’appareil aux couleurs de la compagnie.
Pour la compagnie nationale, c’est une bouffée d’oxygène. Pour le pays, ce n’est plus en exploitant un bien acheté sur les fonds publics. Encore qu’il reste le problème du Force One Two, un Boeing 737 version présidentielle qui a été acheté fin 2008 au prix annoncé de 60 millions de dollars. Cet achat est considéré comme l’une des raisons du mécontentement populaire ayant conduit au renversement de Marc Ravalomanana en 2009.
Depuis, l’appareil est cloué au sol même si Air Madagascar dont le centre industriel de maintenance est agréé par Boeing assure le maintien de l’appareil. Des tentatives ont été engagées depuis par le pouvoir de Transition en vue de la vente de l’avion. Mais aucune n’a abouti jusqu’à présent. Ne peut-on cependant penser à un échange contre un autre appareil que la compagnie nationale pourrait exploiter sur l’Europe ?
J'ai confiance en toi, n'abandonne surtout pas

Lorsque trop d’erreurs ont été commises,
que tout ton univers menace de s’écrouler et fatigué,
tu sens la confiance t’abandonner…
Repose-toi s’il le faut,
Mais n’abandonne surtout pas.
Tu sais, la vie est parfois étrange,
avec son lot de surprises et d’imprévus,
il ne nous est pas donné de savoir à l’avance
combien d’étapes nous devrons franchir ni
combien d’obstacles nous aurons à surmonter
avant d’atteindre le bonheur et la réussite.
Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
alors qu’il n’aurait peut-être fallu qu’un petit pas de plus
pour transformer un échec en réussite.
Et pourtant, un pas à la fois n’est jamais trop difficile.
Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
pour faire ce petit pas de plus en affirmant que la vie
est une grande puissance amie qui se tient toujours à tes côtés,
prête à te porter secours.
Tu verras alors que cette attitude appellera,
du plus profond de toi-même, des forces de vie
que tu ne soupçonnais même pas et qui t’aideront
à réaliser ce que tu entreprendras.

Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien,
Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront…
Repose-toi s’il le faut,
Mais n’abandonne surtout pas.
Quand la route est remplie d’obstacles
et que tu n’attends aucun miracle
il est permis de t’arrêter
mais non d’abandonner.
Quand le succès te fuit
et que le doute t’envahit
peut-être qu’à ton insu
tu es tout près du but.
C’est quand tu as tout essayé
qu’il ne faut pas abandonner.
Une situation désespérée ne signifie pas désespoir
Car tant qu'il y a vie, il y a espoir.
Friday, August 05, 2011
Près de 46 millions d'Américains vivent grâce à des bons alimentaires
Près de 46 millions d'Américains, soit 15 % de la population, vivait en avril 2011 grâce à des bons alimentaires, a indiqué vendredi 5 août le ministère de l'agriculture des Etats-Unis. Ce chiffre record a augmenté de 2,5 % entre mai 2010 et avril 2011.
Les Etats où les allocataires sont les plus nombreux sont le Texas (3,9 millions), la Californie (3,7 millions), la Floride (3 millions) et New York (3 millions). L'Alabama, Etat du Sud, a pour sa part doublé le nombre de ses allocataires, passant de 800 000 à plus de 1,7 million. Ce bond spectaculaire est dû en grande partie, selon un responsable du ministère, à la série de tornades qui a touché fin avril cet Etat, faisant 210 morts, plus de 1 700 blessés et des destructions massives.
Les bons alimentaires, qui font partie du programme SNAP d'assistance supplémentaire à l'alimentation, peuvent être demandés sous conditions, en fonction notamment d'un plafond mensuel de ressources selon la taille de la famille. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars. Le montant moyen de cette allocation est de 300 dollars. Les bons peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires, mais pas contre des sandwichs, des produits traiteurs ou de l'alcool.
Les Etats où les allocataires sont les plus nombreux sont le Texas (3,9 millions), la Californie (3,7 millions), la Floride (3 millions) et New York (3 millions). L'Alabama, Etat du Sud, a pour sa part doublé le nombre de ses allocataires, passant de 800 000 à plus de 1,7 million. Ce bond spectaculaire est dû en grande partie, selon un responsable du ministère, à la série de tornades qui a touché fin avril cet Etat, faisant 210 morts, plus de 1 700 blessés et des destructions massives.
Les bons alimentaires, qui font partie du programme SNAP d'assistance supplémentaire à l'alimentation, peuvent être demandés sous conditions, en fonction notamment d'un plafond mensuel de ressources selon la taille de la famille. Pour une famille de quatre personnes, ce plafond est fixé à 2 389 dollars. Le montant moyen de cette allocation est de 300 dollars. Les bons peuvent être échangés en supermarché contre des produits alimentaires, mais pas contre des sandwichs, des produits traiteurs ou de l'alcool.
Ambatondrazaka : Voatifitra totohondry izay tsy manome rakitra
Tranga hafa dia hafa no niseho tany Ambatondrazaka tamin’ny alarobia maraina lasa teo. Nisy rangahy iray tena tomady tokoa tonga nitoriteny tsy lavitra ny tsena. Teny an-tanany nisy baiboly. Nitangorona ny olona nihaino azy. Rehefa maroamro dia avy izy manaty rakitra. Teo no nisy zavatra hafahafa. Izay tsy mandatsaka rakitra mantsy, avy hatrany dia voan’ny totohondry amin’ny vavany. Roa no naratra. Samy taitra ny rehetra ary dia samy nijery lalana handosirana. Nisavoritaka mihitsy ny tsena tamin’io fotona io. Tamin’izay fotoana izay, asa izay nahazo an’Ingahy mpitory teny fa novakiany ny jirona moto taxi efatra teo akaikiny teo. Farany anefa, nisy sahy nisambotra azy ary nanala azy teny an-tsena. Ny tolakandro anefa, niverina indray ny anao lahy ary nanomboka nitory teny indray. Nanomboka tsy faly tamin’ity rangahy ity ny olona ka avy hatrany dia nanao tambabe nidaroka an’ilay lehilahy. Naratra izy vokatr’izany ny anao lahy ary farany nanao tari-dositra niala teo an-tsena.
Yingluck Shinawatra élue première ministre en Thaïlande
Yingluck Shinawatra a été élue Premier ministre en Thaïlande. C'est la première femme à occuper ce poste en Thaïlande : Yingluck Shinawatra a été élue premier ministre par le Parlement vendredi 5 août. Elle a rapidement obtenu les 251 voix nécessaires au Parlement, qui compte 500 membres.
Agée de 44 ans, Yingluck Shinawatra est novice en politique. Son nom est cependant connu : elle est la sœur de l'ancien dirigeant Thaksin Shinawatra.
Les élections législatives du 3 juillet avaient scellé la victoire du parti Puea Thaï (Pour les Thaïs) de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui vit en exil à Dubaï pour échapper à une peine de deux ans de prison pour corruption – qu'il conteste.
Le Puea Thaï avait formé une coalition avec cinq autres partis politiques, ce qui lui donne une majorité de 300 sièges au Parlement. Mais la commission électorale a mis près d'un mois à valider la composition du nouveau Parlement, préalable à la nomination du premier ministre, en raison de nombreuses plaintes visant notamment l'élection d'anciens responsables des "chemises rouges". Ces dirigeants du Front uni pour la démocratie et contre la dictature, le nom officiel des "chemises rouges", étaient accusés d'être à l'origine des violents affrontements entre militants pro-Thaksin et pro-gouvernement qui ont fait plus de 90 morts au printemps 2010.
L'armée, qui avait déposé Thaksin Shinawatra en 2006, a cependant accepté le résultat des élections. Après six années de crise politique marquées, outre les violences, par l'occupation des deux aéroports de Bangkok et la paralysie du Parlement, l'élection de Yingluck Shinawatra devrait selon les analystes réduire les risques d'instabilité en Thaïlande.
Thursday, August 04, 2011
Blanchiment de capitaux : des sectes impliquées
Depuis plusieurs années, on a constaté la prolifération des sectes ou associations religieuses dans la Grande Ile. Ces associations cultuelles, selon leur statut auprès du ministère de l’Intérieur, prêchent l’Evangile à leur façon,tout en demandant aux ouailles de donner 10% de leur fortune ou salaire.
Mais, le un dixième de la richesse ainsi réclamé, évoqué dans l’Evangile, n’est qu’une façade pour couvrir des opérations financières douteuses comme les fraudes douanières, fraudes fiscales, etc., afin d’intégrer des capitaux douteux dans le circuit financier normal. Le service de renseignements financiers (Samifin), dirigé par Jean-Claude Razaranaina, lors de la célébration de son troisième anniversaire, a publié un rapport relatant les modes opératoires de ces « blanchisseurs ».
Ce service de renseignements ainsi que les établissements assujettis ont remarqué au début de l’année 2010, un mouvement de fonds inhabituels au niveau des établissements bancaires. Il s’agit d’un rapatriement de fonds d’un montant de 1 426 336 dollars soit 14 263 360 000 FMG, supposés être une donation.
Les enquêteurs doutent, en effet, qu’un tel montant puisse être une donation. D’autant plus que l’importante somme d’argent provient d’une société off-shore (holding financier), enregistrée à Tortola (îles Britanniques dans l’Océan Atlantique), détenant un compte dans une banque suisse. Les fonds en question ont été transférés dans un compte bancaire d’un établissement financier, établi à Antananarivo, enregistré au nom du président d’une organisation religieuse bien connue dans la capitale. On apprend que le président de ladite association a été dans l’impossibilité de fournir des explications sur l’origine des fonds, d’autant plus que l’intéressé n’a pas payé les obligations fiscales dans le cas de dons et legs prévus par la législation malgache. Bon nombre de ces organisations religieuses s’organisent en vue d’échapper aux contraintes fiscales, en effectuant des fraudes.
On rapporte aussi que le président de ladite secte a effectué plusieurs retraits par des chèques pour des investissements dans le cadre des « affaires religieuses » intéressant l’organisation telle que l’achat de terrains et la construction de bâtiments, l’achat de véhicules automobiles, l’achat de denrées alimentaires… D’ailleurs, un certain gourou ne se prive pas d’étaler en public ses réussites financières, concurrençant les hommes d’affaires malgaches et étrangers, en s’affichant avec des 4x4 dont un Hummer, frappés aux « armoiries » de son association. L’Etat devrait surveiller de près les mouvements de fonds de ces sectes qui infantilisent des Malgaches à travers des prêches rétrogrades....
N’ayant pas le pouvoir répressif, le Samifin se contente de collecter les renseignements relatifs aux déclarations d’opérations suspectes (DOS) et les transmet au gouvernement, principalement au ministère des Finances et du Budget et à celui de la Justice, pour que ce dernier prenne l’initiative de la suite à donner. Il s’agit en effet de crime puisque le blanchiment d’argent forme à lui seul une économie parallèle, échappant aux contrôles des autorités étatiques. La circulation de capitaux douteux dans le circuit parallèle, introduits par la suite dans le circuit légal, constitue un danger pour l’économie nationale et surtout pour les caisses de l’Etat. Il appartient donc au pouvoir exécutif de réprimer ce genre de crime.
Toutefois, le Samifin a reçu plus de 90 déclarations d’opérations suspectes dont 72% proviennent des établissements bancaires. Comme le transfert suspect de fonds pour une organisation religieuse. Et les infractions d’origine sont les mêmes telles que les fraudes fiscales, les fraudes douanières, les défauts de domiciliations bancaires.
Notons que le montant en jeu des déclarations d’opérations suspectes, transmises au parquet, s’élève à 316 milliards Ariary, les transactions douteuses qui prédominent se situent au niveau du secteur BTP (bâtiments, travaux publics et promotion immobilière) qui représentent 231 milliards Ariary, tandis que les capitaux détournés au niveau de l’administration publique s’élèvent à 136,8 millions Ariary.
Le recyclage de fonds douteux apparaît sous différentes formes, mais il existe aussi le blanchiment d’argent, destiné à financer des actions terroristes. Madagascar a été cité à plusieurs reprises, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et sous le régime Ravalomanana avec l’assassinat d’un ex-parent de Ben Laden, comme étant un pays appartenant au rouage du financement terroriste. La prolifération des sectes et des cellules terroristes ne pourrait que nuire à l’image et à l’économie du pays.
Mais, le un dixième de la richesse ainsi réclamé, évoqué dans l’Evangile, n’est qu’une façade pour couvrir des opérations financières douteuses comme les fraudes douanières, fraudes fiscales, etc., afin d’intégrer des capitaux douteux dans le circuit financier normal. Le service de renseignements financiers (Samifin), dirigé par Jean-Claude Razaranaina, lors de la célébration de son troisième anniversaire, a publié un rapport relatant les modes opératoires de ces « blanchisseurs ».
Ce service de renseignements ainsi que les établissements assujettis ont remarqué au début de l’année 2010, un mouvement de fonds inhabituels au niveau des établissements bancaires. Il s’agit d’un rapatriement de fonds d’un montant de 1 426 336 dollars soit 14 263 360 000 FMG, supposés être une donation.
Les enquêteurs doutent, en effet, qu’un tel montant puisse être une donation. D’autant plus que l’importante somme d’argent provient d’une société off-shore (holding financier), enregistrée à Tortola (îles Britanniques dans l’Océan Atlantique), détenant un compte dans une banque suisse. Les fonds en question ont été transférés dans un compte bancaire d’un établissement financier, établi à Antananarivo, enregistré au nom du président d’une organisation religieuse bien connue dans la capitale. On apprend que le président de ladite association a été dans l’impossibilité de fournir des explications sur l’origine des fonds, d’autant plus que l’intéressé n’a pas payé les obligations fiscales dans le cas de dons et legs prévus par la législation malgache. Bon nombre de ces organisations religieuses s’organisent en vue d’échapper aux contraintes fiscales, en effectuant des fraudes.
On rapporte aussi que le président de ladite secte a effectué plusieurs retraits par des chèques pour des investissements dans le cadre des « affaires religieuses » intéressant l’organisation telle que l’achat de terrains et la construction de bâtiments, l’achat de véhicules automobiles, l’achat de denrées alimentaires… D’ailleurs, un certain gourou ne se prive pas d’étaler en public ses réussites financières, concurrençant les hommes d’affaires malgaches et étrangers, en s’affichant avec des 4x4 dont un Hummer, frappés aux « armoiries » de son association. L’Etat devrait surveiller de près les mouvements de fonds de ces sectes qui infantilisent des Malgaches à travers des prêches rétrogrades....
N’ayant pas le pouvoir répressif, le Samifin se contente de collecter les renseignements relatifs aux déclarations d’opérations suspectes (DOS) et les transmet au gouvernement, principalement au ministère des Finances et du Budget et à celui de la Justice, pour que ce dernier prenne l’initiative de la suite à donner. Il s’agit en effet de crime puisque le blanchiment d’argent forme à lui seul une économie parallèle, échappant aux contrôles des autorités étatiques. La circulation de capitaux douteux dans le circuit parallèle, introduits par la suite dans le circuit légal, constitue un danger pour l’économie nationale et surtout pour les caisses de l’Etat. Il appartient donc au pouvoir exécutif de réprimer ce genre de crime.
Toutefois, le Samifin a reçu plus de 90 déclarations d’opérations suspectes dont 72% proviennent des établissements bancaires. Comme le transfert suspect de fonds pour une organisation religieuse. Et les infractions d’origine sont les mêmes telles que les fraudes fiscales, les fraudes douanières, les défauts de domiciliations bancaires.
Notons que le montant en jeu des déclarations d’opérations suspectes, transmises au parquet, s’élève à 316 milliards Ariary, les transactions douteuses qui prédominent se situent au niveau du secteur BTP (bâtiments, travaux publics et promotion immobilière) qui représentent 231 milliards Ariary, tandis que les capitaux détournés au niveau de l’administration publique s’élèvent à 136,8 millions Ariary.
Le recyclage de fonds douteux apparaît sous différentes formes, mais il existe aussi le blanchiment d’argent, destiné à financer des actions terroristes. Madagascar a été cité à plusieurs reprises, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et sous le régime Ravalomanana avec l’assassinat d’un ex-parent de Ben Laden, comme étant un pays appartenant au rouage du financement terroriste. La prolifération des sectes et des cellules terroristes ne pourrait que nuire à l’image et à l’économie du pays.
Tsiroanomandidy : Rangahy iray voatifitry ny miaramilan’ny DAS
Jeudi, 04 Août 2011
Raim-pianakaviana iray 45 taona no maty voatifitry ny miaramila mitondra ny grady kaporaly avy ao amin’ny DAS na Detachement Autonome de Securité, tany Belavenona - Tsiroanomandidy afakomaly. Teo amin’ny tratrany no niditra ny bala ary nivoaka tany an-damosiny araka ny vaovao voaray.
Araka ny voalaza, noahiahian’ity miaramila ity ho isan’ireo nangalatra omby tao amin’ny tananan’Ambatomitsangakely (kaominina Bevato), toerana izay tsy dia lavitra an’i Belavenona ity raim-pianakaviana ity, ka izay no antony nitifirany azy. Sendra nipetrapetraka teo amin’ny “chalet”, teo an-tokontanin’ny biraon’ny fokontany tany an-toerana moa ity lehilahy ity no izao voatifitra izao. Mbola tsy voaporofo mazava moa na tena tafiditra na tsia tamin’ity resaka halatra omby ity ilay raim-pianakaviana, fa mbola eo am-panaovana fanadihadiana ny mpitandro filaminana any an-toerana amin’izao fotoana izao.
Miaramila avy ao amin’ny CAPSAT, ary nalefa hamita iraka any an-toerana (DAS) ity miaramila kaporaly nahafaty olona ity. Manohitra tanteraka izao famonoana olona ankitsirano izao moa ny mponina any an-toerana. Ka ho fiarovana ny ain’ilay miaramila, sy mba hahamora ny fanatanterahana ny fanadihadiana dia notazonina any amin’ny biraon’ny zandary ilay miaramila.
Raim-pianakaviana iray 45 taona no maty voatifitry ny miaramila mitondra ny grady kaporaly avy ao amin’ny DAS na Detachement Autonome de Securité, tany Belavenona - Tsiroanomandidy afakomaly. Teo amin’ny tratrany no niditra ny bala ary nivoaka tany an-damosiny araka ny vaovao voaray.
Araka ny voalaza, noahiahian’ity miaramila ity ho isan’ireo nangalatra omby tao amin’ny tananan’Ambatomitsangakely (kaominina Bevato), toerana izay tsy dia lavitra an’i Belavenona ity raim-pianakaviana ity, ka izay no antony nitifirany azy. Sendra nipetrapetraka teo amin’ny “chalet”, teo an-tokontanin’ny biraon’ny fokontany tany an-toerana moa ity lehilahy ity no izao voatifitra izao. Mbola tsy voaporofo mazava moa na tena tafiditra na tsia tamin’ity resaka halatra omby ity ilay raim-pianakaviana, fa mbola eo am-panaovana fanadihadiana ny mpitandro filaminana any an-toerana amin’izao fotoana izao.
Miaramila avy ao amin’ny CAPSAT, ary nalefa hamita iraka any an-toerana (DAS) ity miaramila kaporaly nahafaty olona ity. Manohitra tanteraka izao famonoana olona ankitsirano izao moa ny mponina any an-toerana. Ka ho fiarovana ny ain’ilay miaramila, sy mba hahamora ny fanatanterahana ny fanadihadiana dia notazonina any amin’ny biraon’ny zandary ilay miaramila.
La Réunion, escale de deux Sud-Africains partis pour un tour du monde en monomoteur
Aux commandes de ce Sling 4, Mike Blyth et James Pitman s’envoleront samedi prochain de Tedderfied Airpark près de Johannesburg pour rejoindre Durban. Ils quitteront Durban dans la soirée pour atterrir dimanche à Gillot vers 10 heures du matin.Dimanche prochain vers 10 heures, Mike Blyth et James Pitman se poseront à Gillot venant de Durban au terme d’une traversée de plus de 2 600 km en 14 heures de vol d’un seul coup d’aile. La Réunion est la première escale du second tour du monde des deux pilotes sud-africains. Ils seront aux commandes d’un monomoteur Sling 4 sorti de leur propre usine, The Airplane Factory, à côté de Johannesburg.
Mike Blyth et James Pitman ont la passion de l’aviation chevillée au corps. A proximité de Johannesburg, ils ont monté The Airplane Factory dont ils sont chacun propriétaire pour moitié. Entre le 18 juillet et le 27 août 2009, aux commandes d’un monomoteur prototype le Sling sorti de leurs ateliers, Mike Blyth et James Pitman avaient réalisé un premier tour du monde visitant d’est en ouest en 40 jours, 13 pays et parcourant 45 150 km. La dernière escale avant le retour en Afrique du Sud avait été cette fois-là les Seychelles. The Airplane Factory s’est spécialisé dans la fabrication d’avions légers en aluminium alliant un prix compétitif à de hautes performances. C’est pour faire la démonstration de la qualité du Sling que Mike Blyth et James Pitman avait entrepris en 2009 ce premier tour du monde. Fin février 2011, est lancé le projet Sling 5577. Cinq hommes et cinq femmes construisent un Sling en sept jours. Mike Blyth et James Pitman le livrent en Pologne au terme d’un parcours de sept jours. Depuis, le Sling 4 est venu compléter la gamme des Slings aujourd’hui construits en série.
DOUZE ÉTAPES DANS DOUZE PAYS
Les différences d’un modèle à l’autre portent sur l’envergure, la motorisation et l’allongement du fuselage. Le Sling 4 reçoit un moteur plus puissant 115 ch turbocompressé au lieu de 100 ch doté d’une gestion automatique optimale de la puissance. La surface des ailes a été augmentée d’un mètre carré. Le fuselage a été allongé afin de faire du Sling 4 un quadriplace. Pour faire connaître leur dernier-né, Mike Blyth et James Pitman ont eu l’idée de se lancer dans un nouveau tour du monde, cette fois vers l’est. Par rapport au modèle de base, le Sling 4 du périple a été équipé de réservoirs supplémentaires qui portent la capacité en carburant de 150 à 450 litres donnant une autonomie de 24 heures. Les instruments de navigation ont été renforcés afin de répondre aux exigences des longs survols océaniques. Le circuit autour du monde a été divisé en douze étapes dans douze pays soit un parcours de 38 880 km. Trois étapes excéderont 18 heures de vol. La plus longue s’effectuera entre Dakar et le Congo. Aux commandes du Sling 4, Mike Blyth et James Pitman s’envoleront samedi prochain de Tedderfied Airpark près de Johannesburg pour rejoindre Durban. Les deux pilotes privilégient les vols de nuit. Ils quitteront Durban dans la soirée pour atterrir dimanche à Gillot vers 10 heures du matin. Un trajet de 2 631 km réalisé d’un seul coup d’aile en un peu plus de 14 heures de vol.
De la Réunion, Mike Blyth et James Pitman rallieront Mahé, puis Phuket en Thaïlande, Taipeï à Taiwan, Sapporo au Japon, l’île d’Adak dans le détroit de Béring, Anchorage et Los Angeles. A Los Angeles où se trouve la représentation américaine de The Airplane Factory, les deux pilotes seront relevés. Un nouvel équipage assurera la fin du voyage par Austin, Saint-Johns, Santa-Maria aux Açores, Dakar et retour à Tedderfied Airpark
Des vagues impressionnantes à La Réunion
4 août 2011, vers 10h ce matin des curieux essaient d’immortaliser le phénomène.
Le plus gros épisode de houle de l’année a attiré les curieux hier à Saint-Gilles. Le spectacle a été au rendez-vous. Les professionnels de la mer, au chômage technique, ont pris cette contrainte de rester au port avec philosophie. Aucun dégât sérieux n’a été causé par les vagues.
Des cris. L’effet de surprise est total. Il est 16 h 30 et une vague plus grosse que celles qui jusqu’à maintenant s’étaient échouées sur la plage des Roches-Noires à Saint-Gilles vient de s’abattre sous les pieds des curieux. C’est le début des choses sérieuses. Le festival des déferlantes commence. Des trains de vagues interminables vont venir se briser contre le rebord. La plage de Saint-Gilles n’existe plus à cet instant. La jetée, en face, est totalement recouverte. Les embruns passent par-dessus le phare qui marque l’entrée du port. Sous les pontons, le niveau grimpe. En pénétrant dans le port, l’océan forme des tourbillons qui remuent les bateaux. Les amarres sont mises à rude épreuve. Une autre vague a, plus tard, totalement recouvert la plage des Brisants allant jusqu’à se répandre sur le parking. La houle a bien eu rendez-vous avec l’ouest de La Réunion hier. Tout a pourtant commencé calmement. Entre 6 heures et 9 heures, on a déjà pu constater une nette différence dans le rythme des vagues montrant une lente intensification selon les MNS (maîtres nageurs sauveteurs) de la plage des Roches-Noires. Ils ont veillé au grain toute la journée pour s’assurer qu’aucun baigneur ne glisse un orteil dans l’eau. Un sauveteur rappelle d’ailleurs à l’ordre un marmaille qui a chaussé les palmes sur la plage et qui se trouve là où arrive l’écume. Les MNS de Boucan-Canot ont également été aux aguets toute la journée. “On fait de la prévention”, note l’un d’eux en expliquant qu’ils ont condamné l’accès à la piscine (l’endroit où les roches forment une piscine) devant l’hôtel Le Boucan-Canot : “Les établissements ont un accès direct à la plage. Le risque le plus gros c’est qu’une personne fasse la photo de trop…”
“On double les amarres”
Les plaisanciers et professionnels ont donc eu le temps de renforcer leurs amarres avant le gros épisode. Un SMS reçu la veille leur avait conseillé de les doubler. C’est donc ce qu’Alain André a fait hier matin. “On prie”, sourit ce plaisancier, inquiet, d’autant qu’hier soir il prenait l’avion pour la Métropole. Il a donc doublé les bouts rattachant son bateau à la terre ferme. “Il faut que le bateau puisse bouger. Aller vers l’avant. S’il est fixe, les amarres peuvent lâcher. On double aussi les pare-battages.” Tous ont en mémoire le 13 mai 2007. La base nautique a d’ailleurs retiré tous ses catamarans. Il y a quatre ans, tout avait été emporté dans le port. En fin de matinée, seule une barque s’est retournée.
D’autres propriétaires n’ont pas voulu tenter le diable. Surtout ceux dont les embarcations sont “garées” face à l’entrée du port au niveau du restaurant Le Cap Ouest, l’endroit le plus exposé aux vagues. Les places vacantes montrent qu’ils ont pris les devants et mis leurs bateaux à l’abri. Soit au sec. Soit au Port. C’est le cas de ce professionnel de la pêche au gros. Mardi, il a emmené l’un de ses bateaux du côté de la Pointe des Galets. “On arrive à s’arranger”, dit-il. “Là-bas, ça ne craint rien. Si un jour les bateaux se retournent au Port, il ne restera plus rien de Saint-Gilles.”
Pas de pêche au gros, donc, hier. Pas plus de plongée sous-marine ou de jet-ski. Un certain manque à gagner donc. Mais ce professionnel remarque : “Quand on vit de la mer, on vit avec la mer.”
Côté bars ou restaurants, l’activité n’a pas été mauvaise du tout. Déjà au Beach Burger dès le matin on prévoyait : “Notre activité ne sera pas moins forte que d’habitude. Certes, il n’y aura pas les pratiquants de plongée ou de jet-ski. Mais elle peut être compensée par la clientèle venue voir la houle.” Et le restaurateur de glisser en voyant la houle grossir de l’autre côté du port : “C’est beau. Ça a le bruit d’une avalanche.”
Si la foule des curieux était mince en début de journée, elle s’est densifiée en même temps que les vagues se renforçaient. Du coup, les tables des terrasses, surtout à proximité des Roches-Noires, ont été très fréquentées. À deux pas de là, les vestiges de l’Oasis des Roches-Noires, rappellent que la houle n’est pas qu’un beau spectacle. Elle peut aussi faire d’énormes dégâts
Le plus gros épisode de houle de l’année a attiré les curieux hier à Saint-Gilles. Le spectacle a été au rendez-vous. Les professionnels de la mer, au chômage technique, ont pris cette contrainte de rester au port avec philosophie. Aucun dégât sérieux n’a été causé par les vagues.
Des cris. L’effet de surprise est total. Il est 16 h 30 et une vague plus grosse que celles qui jusqu’à maintenant s’étaient échouées sur la plage des Roches-Noires à Saint-Gilles vient de s’abattre sous les pieds des curieux. C’est le début des choses sérieuses. Le festival des déferlantes commence. Des trains de vagues interminables vont venir se briser contre le rebord. La plage de Saint-Gilles n’existe plus à cet instant. La jetée, en face, est totalement recouverte. Les embruns passent par-dessus le phare qui marque l’entrée du port. Sous les pontons, le niveau grimpe. En pénétrant dans le port, l’océan forme des tourbillons qui remuent les bateaux. Les amarres sont mises à rude épreuve. Une autre vague a, plus tard, totalement recouvert la plage des Brisants allant jusqu’à se répandre sur le parking. La houle a bien eu rendez-vous avec l’ouest de La Réunion hier. Tout a pourtant commencé calmement. Entre 6 heures et 9 heures, on a déjà pu constater une nette différence dans le rythme des vagues montrant une lente intensification selon les MNS (maîtres nageurs sauveteurs) de la plage des Roches-Noires. Ils ont veillé au grain toute la journée pour s’assurer qu’aucun baigneur ne glisse un orteil dans l’eau. Un sauveteur rappelle d’ailleurs à l’ordre un marmaille qui a chaussé les palmes sur la plage et qui se trouve là où arrive l’écume. Les MNS de Boucan-Canot ont également été aux aguets toute la journée. “On fait de la prévention”, note l’un d’eux en expliquant qu’ils ont condamné l’accès à la piscine (l’endroit où les roches forment une piscine) devant l’hôtel Le Boucan-Canot : “Les établissements ont un accès direct à la plage. Le risque le plus gros c’est qu’une personne fasse la photo de trop…”
“On double les amarres”
Les plaisanciers et professionnels ont donc eu le temps de renforcer leurs amarres avant le gros épisode. Un SMS reçu la veille leur avait conseillé de les doubler. C’est donc ce qu’Alain André a fait hier matin. “On prie”, sourit ce plaisancier, inquiet, d’autant qu’hier soir il prenait l’avion pour la Métropole. Il a donc doublé les bouts rattachant son bateau à la terre ferme. “Il faut que le bateau puisse bouger. Aller vers l’avant. S’il est fixe, les amarres peuvent lâcher. On double aussi les pare-battages.” Tous ont en mémoire le 13 mai 2007. La base nautique a d’ailleurs retiré tous ses catamarans. Il y a quatre ans, tout avait été emporté dans le port. En fin de matinée, seule une barque s’est retournée.
D’autres propriétaires n’ont pas voulu tenter le diable. Surtout ceux dont les embarcations sont “garées” face à l’entrée du port au niveau du restaurant Le Cap Ouest, l’endroit le plus exposé aux vagues. Les places vacantes montrent qu’ils ont pris les devants et mis leurs bateaux à l’abri. Soit au sec. Soit au Port. C’est le cas de ce professionnel de la pêche au gros. Mardi, il a emmené l’un de ses bateaux du côté de la Pointe des Galets. “On arrive à s’arranger”, dit-il. “Là-bas, ça ne craint rien. Si un jour les bateaux se retournent au Port, il ne restera plus rien de Saint-Gilles.”
Pas de pêche au gros, donc, hier. Pas plus de plongée sous-marine ou de jet-ski. Un certain manque à gagner donc. Mais ce professionnel remarque : “Quand on vit de la mer, on vit avec la mer.”
Côté bars ou restaurants, l’activité n’a pas été mauvaise du tout. Déjà au Beach Burger dès le matin on prévoyait : “Notre activité ne sera pas moins forte que d’habitude. Certes, il n’y aura pas les pratiquants de plongée ou de jet-ski. Mais elle peut être compensée par la clientèle venue voir la houle.” Et le restaurateur de glisser en voyant la houle grossir de l’autre côté du port : “C’est beau. Ça a le bruit d’une avalanche.”
Si la foule des curieux était mince en début de journée, elle s’est densifiée en même temps que les vagues se renforçaient. Du coup, les tables des terrasses, surtout à proximité des Roches-Noires, ont été très fréquentées. À deux pas de là, les vestiges de l’Oasis des Roches-Noires, rappellent que la houle n’est pas qu’un beau spectacle. Elle peut aussi faire d’énormes dégâts
4 août: Bon anniversaire Obama et Mialy
Wednesday, August 03, 2011
Centenaires : les gènes y sont pour quelque chose, plus que le mode de vie
Voilà une étude qui va rassurer et déculpabiliser les épicuriens, ils peuvent vivre très vieux tout en faisant bonne chère.
Des chercheurs israéliens ont découvert et publié dans la revue de la Société américaine de gériatrie que la longévité est davantage liée aux gènes et à l'héridité qu'aux modes de vie et d'alimentation.
C'est sur 477 juifs ashkénazes, tous très âgés (95 à 122 ans) et encore autonomes, que l'étude a été faite. La plupart sont des femmes (75%).
Pourquoi les chercheurs israéliens ont-ils choisi la population de juifs ashkénazes pour faire leur étude? Et bien parce ce que cette population est plus uniforme génétiquement que d'autres, ce qui facilite la découverte de gènes différents expliquent-ils.
Ces 477 personnes ont des points communs à la moyenne de la population : modes de vie, régime alimentaire, consommation de tabac, exercice physique et aussi en termes de ration taille-poids.
Elles ont été comparées avec 3.164 personnes, nées à la même époque qu'elles et qui, lors d'une enquête nationale sur la santé et la nutrition, ont été examinées entre 1971 et 1975.
Or, il a été découvert que les personnes qui sont les plus agées sont celles qui ont bu légèrement plus que les autres et aussi fait moins d'exercice. L'étude montre que 24% des hommes les plus vieux ont bu de l'alcool quotidiennement, contre 22% de la moyenne des hommes. Pour ce qui est de l'exercice fait régulièrement 43% des plus âgés en on fait contre 57% de la moyenne des hommes.
Le directeur de l'Institut de la recherche sur l'âge à la faculté de médecine de l'Université Yeshiva, à New York, Nir Barzilai, qui est l'un des principaux auteur de l'étude, a expliqué que c'est grâce à des gènes de longévité supplémentaires que ces personnes très âgées ont pu être protéger des effets nocifs d'un mode de vie réputé peu sain.
Mais il a précisé que même si cette étude a démontré que les centenaires peuvent être obèses, ne pas faire d'exercice et fumer, ce mode de vie serait néfaste à ceux qui n'ont pas eu d'ancêtres ayant vécus très très vieux.
Alors amis épicuriens, si vous voulez être rassurés pleinement, il vous est conseillé de consulter votre arbre généalogique, afin de connaître la longévité de vos ascendants !
Quelles sont les recettes pour devenir centenaire ?
Selon des scientifiques américains, on est moins névrosé et plus extraverti dans les familles de centenaires.
De nombreux travaux scientifiques se sont penchés, au cours des dix dernières années, sur les caractéristiques des centenaires, analysant leur mode de vie ou décryptant leurs gènes. Pour la première fois, des chercheurs ont décidé de se pencher sur la psychologie de ces personnes de plus d'un siècle et ont mis en évidence certaines particularités, comme le fait qu'elles sont plus extraverties ou moins névrosées que les autres. Les spécialistes en gériatrie de la faculté de médecine de Boston, aux États-Unis, qui ont publié leurs travaux le 3 avril dernier dans le Journal of the American Geriatrics Society, soutiennent que la personnalité influe sur l'espérance de vie.
Pour aboutir à une telle conclusion, l'équipe de Thomas Perl, directeur de l'étude des centenaires de Nouvelle-Angleterre, a interrogé près de 250 personnes âgées en moyenne de 75 ans, tous descendants de centenaires. On sait en effet que c'est dans les familles de centenaires que se recrutent d'autres centenaires… À l'issue de l'analyse qualitative et quantitative de ces entretiens, les chercheurs sont parvenus à l'idée que dans les familles de centenaires, on est moins névrosé et plus extraverti. «C'est sans doute cela qui a un effet bénéfique sur le vieillissement, estime Thomas Perl. Par exemple, ceux qui sont moins névrosés gèrent mieux le stress. Et les extravertis ont plus d'amis, du coup ils s'occupent mieux d'eux.» Le chercheur estime qu'il serait intéressant d'inclure dans les études sur le vieillissement ces paramètres en plus de ceux traditionnellement étudiés, comme les facteurs génétiques et environnementaux.
Vivre dans un pays riche, de type social-démocratie
Françoise Forette, professeur de gériatrie à l'université Paris-V et directrice de la Fondation nationale de gérontologie, ne dit pas autre chose quand elle explique que pour atteindre les 100 ans, «il faut avoir envie de vivre, être optimiste». Si l'on glose beaucoup sur l'alimentation en vantant les mérites du régime méditerranéen ou japonais, le psychisme n'est pas à négliger. «Arrêter de travailler trop tôt n'est pas une bonne idée, estime ainsi la gériatre. Car à la retraite, on fait dix fois moins de choses que quand on travaille, ce qui est délétère pour les fonctions cognitives. Or pour vivre centenaire, il faut un bon cerveau !»
À la fin du XIXe siècle, l'homme mourait en moyenne à 43 ans, et la femme à 46 ans. Aujourd'hui en France, l'espérance de vie est de 84,3 ans pour les femmes et de 77,5 ans pour les hommes. Chaque année, cette espérance de vie augmente de un à trois mois. On estime donc qu'une petite fille sur deux, née en 2003, deviendra centenaire. La question n'est donc pas de savoir si l'augmentation du nombre des centenaires constitue ou non une bonne chose, mais de voir comment il est possible de vieillir en gardant intactes le plus longtemps toutes ses facultés. «La majorité des maladies qui assombrissent le vieillissement peuvent être prévenues», relève Françoise Forette. C'est tout au long de la vie et même dès le plus jeune âge que l'on peut s'entraîner à bien vieillir.
Le démographe Jean-Marie Robine, directeur du laboratoire démographie et santé de l'Inserm, souligne l'importance de vivre dans un pays riche, de type social-démocratie, pour vivre vieux. «Il existe une corrélation entre la façon de distribuer les richesses et l'espérance de vie, explique-t-il. Le Japon, pays où les femmes vivent en moyenne jusqu'à 86 ans et les hommes 79,2 ans, est une social-démocratie très égalitaire.» Il note qu'en Angleterre, aux États-Unis et au Brésil, où le ratio entre ce que gagnent les plus riches et les plus pauvres peut aller jusqu'à 20 (contre 2 au Japon et 3 en France), l'espérance de vie est plus faible. En Angleterre, elle est ainsi, pour les femmes, de trois ans de moins qu'en France, et, aux États-Unis, de cinq ans de moins. «L'alimentation est marginale pour devenir centenaire, confie-t-il. Par contre, la médecine préventive est fondamentale. Au Japon, les salariés font tous les ans, dans leur entreprise, un check-up complet qui permet de détecter très tôt toutes sortes de pathologies.»
Le nouveau défi des personnes très âgées
En France, on estime qu'il y a entre 15 000 et 20 000 centenaires. Mais les données ne sont pas très précises puisqu'il n'existe pas, à la différence du Japon, de registres de population. Au pays du Soleil-Levant, on compte 36 000 centenaires pour 130 millions d'habitants. Ces deux pays sont les champions du monde de la longévité. Aux États-Unis, on estime à plus de 60 000 le nombre de centenaires et à plus de 9 000 en Grande-Bretagne.
Cette augmentation d'une population très âgée soulève une problématique à laquelle notre société n'est pas bien préparée. Au-delà des questions strictement médicales, qui, elles, sont à peu près correctement gérées, c'est l'aspect social et psychologique qui est le moins bien pris en compte. Pour preuve, cette étude des chercheurs de l'université de Temple à Philadelphie qui ont interrogé 244 centenaires et ont notamment analysé les différents critères définissant la dépression : troubles du sommeil, de l'appétit, tristesse, repli sur soi, etc.
Leurs résultats présentés lors du dernier congrès annuel de la société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées. Ils ont ainsi pu évaluer qu'un centenaire sur quatre, soit 25 % des personnes interrogées, souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % d'entre elles avaient eu auparavant un diagnostic de dépression. Pour les auteurs, la dépression chez les personnes très âgées est largement sous-traitée, alors que ces troubles pourraient être pris en charge, notamment par un soutien sociopsychologique.
Des chercheurs israéliens ont découvert et publié dans la revue de la Société américaine de gériatrie que la longévité est davantage liée aux gènes et à l'héridité qu'aux modes de vie et d'alimentation.
C'est sur 477 juifs ashkénazes, tous très âgés (95 à 122 ans) et encore autonomes, que l'étude a été faite. La plupart sont des femmes (75%).
Pourquoi les chercheurs israéliens ont-ils choisi la population de juifs ashkénazes pour faire leur étude? Et bien parce ce que cette population est plus uniforme génétiquement que d'autres, ce qui facilite la découverte de gènes différents expliquent-ils.
Ces 477 personnes ont des points communs à la moyenne de la population : modes de vie, régime alimentaire, consommation de tabac, exercice physique et aussi en termes de ration taille-poids.
Elles ont été comparées avec 3.164 personnes, nées à la même époque qu'elles et qui, lors d'une enquête nationale sur la santé et la nutrition, ont été examinées entre 1971 et 1975.
Or, il a été découvert que les personnes qui sont les plus agées sont celles qui ont bu légèrement plus que les autres et aussi fait moins d'exercice. L'étude montre que 24% des hommes les plus vieux ont bu de l'alcool quotidiennement, contre 22% de la moyenne des hommes. Pour ce qui est de l'exercice fait régulièrement 43% des plus âgés en on fait contre 57% de la moyenne des hommes.
Le directeur de l'Institut de la recherche sur l'âge à la faculté de médecine de l'Université Yeshiva, à New York, Nir Barzilai, qui est l'un des principaux auteur de l'étude, a expliqué que c'est grâce à des gènes de longévité supplémentaires que ces personnes très âgées ont pu être protéger des effets nocifs d'un mode de vie réputé peu sain.
Mais il a précisé que même si cette étude a démontré que les centenaires peuvent être obèses, ne pas faire d'exercice et fumer, ce mode de vie serait néfaste à ceux qui n'ont pas eu d'ancêtres ayant vécus très très vieux.
Alors amis épicuriens, si vous voulez être rassurés pleinement, il vous est conseillé de consulter votre arbre généalogique, afin de connaître la longévité de vos ascendants !
Quelles sont les recettes pour devenir centenaire ?
Selon des scientifiques américains, on est moins névrosé et plus extraverti dans les familles de centenaires.
De nombreux travaux scientifiques se sont penchés, au cours des dix dernières années, sur les caractéristiques des centenaires, analysant leur mode de vie ou décryptant leurs gènes. Pour la première fois, des chercheurs ont décidé de se pencher sur la psychologie de ces personnes de plus d'un siècle et ont mis en évidence certaines particularités, comme le fait qu'elles sont plus extraverties ou moins névrosées que les autres. Les spécialistes en gériatrie de la faculté de médecine de Boston, aux États-Unis, qui ont publié leurs travaux le 3 avril dernier dans le Journal of the American Geriatrics Society, soutiennent que la personnalité influe sur l'espérance de vie.
Pour aboutir à une telle conclusion, l'équipe de Thomas Perl, directeur de l'étude des centenaires de Nouvelle-Angleterre, a interrogé près de 250 personnes âgées en moyenne de 75 ans, tous descendants de centenaires. On sait en effet que c'est dans les familles de centenaires que se recrutent d'autres centenaires… À l'issue de l'analyse qualitative et quantitative de ces entretiens, les chercheurs sont parvenus à l'idée que dans les familles de centenaires, on est moins névrosé et plus extraverti. «C'est sans doute cela qui a un effet bénéfique sur le vieillissement, estime Thomas Perl. Par exemple, ceux qui sont moins névrosés gèrent mieux le stress. Et les extravertis ont plus d'amis, du coup ils s'occupent mieux d'eux.» Le chercheur estime qu'il serait intéressant d'inclure dans les études sur le vieillissement ces paramètres en plus de ceux traditionnellement étudiés, comme les facteurs génétiques et environnementaux.
Vivre dans un pays riche, de type social-démocratie
Françoise Forette, professeur de gériatrie à l'université Paris-V et directrice de la Fondation nationale de gérontologie, ne dit pas autre chose quand elle explique que pour atteindre les 100 ans, «il faut avoir envie de vivre, être optimiste». Si l'on glose beaucoup sur l'alimentation en vantant les mérites du régime méditerranéen ou japonais, le psychisme n'est pas à négliger. «Arrêter de travailler trop tôt n'est pas une bonne idée, estime ainsi la gériatre. Car à la retraite, on fait dix fois moins de choses que quand on travaille, ce qui est délétère pour les fonctions cognitives. Or pour vivre centenaire, il faut un bon cerveau !»
À la fin du XIXe siècle, l'homme mourait en moyenne à 43 ans, et la femme à 46 ans. Aujourd'hui en France, l'espérance de vie est de 84,3 ans pour les femmes et de 77,5 ans pour les hommes. Chaque année, cette espérance de vie augmente de un à trois mois. On estime donc qu'une petite fille sur deux, née en 2003, deviendra centenaire. La question n'est donc pas de savoir si l'augmentation du nombre des centenaires constitue ou non une bonne chose, mais de voir comment il est possible de vieillir en gardant intactes le plus longtemps toutes ses facultés. «La majorité des maladies qui assombrissent le vieillissement peuvent être prévenues», relève Françoise Forette. C'est tout au long de la vie et même dès le plus jeune âge que l'on peut s'entraîner à bien vieillir.
Le démographe Jean-Marie Robine, directeur du laboratoire démographie et santé de l'Inserm, souligne l'importance de vivre dans un pays riche, de type social-démocratie, pour vivre vieux. «Il existe une corrélation entre la façon de distribuer les richesses et l'espérance de vie, explique-t-il. Le Japon, pays où les femmes vivent en moyenne jusqu'à 86 ans et les hommes 79,2 ans, est une social-démocratie très égalitaire.» Il note qu'en Angleterre, aux États-Unis et au Brésil, où le ratio entre ce que gagnent les plus riches et les plus pauvres peut aller jusqu'à 20 (contre 2 au Japon et 3 en France), l'espérance de vie est plus faible. En Angleterre, elle est ainsi, pour les femmes, de trois ans de moins qu'en France, et, aux États-Unis, de cinq ans de moins. «L'alimentation est marginale pour devenir centenaire, confie-t-il. Par contre, la médecine préventive est fondamentale. Au Japon, les salariés font tous les ans, dans leur entreprise, un check-up complet qui permet de détecter très tôt toutes sortes de pathologies.»
Le nouveau défi des personnes très âgées
En France, on estime qu'il y a entre 15 000 et 20 000 centenaires. Mais les données ne sont pas très précises puisqu'il n'existe pas, à la différence du Japon, de registres de population. Au pays du Soleil-Levant, on compte 36 000 centenaires pour 130 millions d'habitants. Ces deux pays sont les champions du monde de la longévité. Aux États-Unis, on estime à plus de 60 000 le nombre de centenaires et à plus de 9 000 en Grande-Bretagne.
Cette augmentation d'une population très âgée soulève une problématique à laquelle notre société n'est pas bien préparée. Au-delà des questions strictement médicales, qui, elles, sont à peu près correctement gérées, c'est l'aspect social et psychologique qui est le moins bien pris en compte. Pour preuve, cette étude des chercheurs de l'université de Temple à Philadelphie qui ont interrogé 244 centenaires et ont notamment analysé les différents critères définissant la dépression : troubles du sommeil, de l'appétit, tristesse, repli sur soi, etc.
Leurs résultats présentés lors du dernier congrès annuel de la société américaine de gérontologie montrent que beaucoup reste à faire pour améliorer le bien-être des personnes très âgées. Ils ont ainsi pu évaluer qu'un centenaire sur quatre, soit 25 % des personnes interrogées, souffrait de troubles dépressifs, alors que seulement 8 % d'entre elles avaient eu auparavant un diagnostic de dépression. Pour les auteurs, la dépression chez les personnes très âgées est largement sous-traitée, alors que ces troubles pourraient être pris en charge, notamment par un soutien sociopsychologique.
Tuesday, August 02, 2011
Bois de rose : Même Paris Match ne s'y retrouve pas...
Une méthode très risquée pour convoyer la précieuse cargaison.J'avais lu, en différents endroits, que Paris Match venait de consacrer un reportage à l'exploitation du bois de rose malgache. J'étais, évidemment, curieux de voir ça. Sans être le National Geographic, l'hebdomadaire français cultive le goût de l'image. Les six pages d'illustrations réalisées par Pascal Maître sont à la hauteur de l'attente.
Malheureusement, elles sont suivies d'un article de deux pages signé par Pierre Delannoy où, à côté du choc des photos, le poids des mots semble avoir été apprécié avec une certaine légèreté, voire une légèreté certaine. Il n'y a plus de correcteurs à la rédaction de Paris Match?
Comment expliquer qu'on laisse paraître un texte dans lequel la "densité extraordinaire" du bois de rose est estimée "jusqu'à 1,4 kilo par mètre cube"? Je suppose que le journaliste voulait dire 1,4 tonne par mètre cube. Ce qui n'est, bien sûr, pas tout à fait la même chose.
Un peu plus loin, il fait, avec patience mais sans rigueur, la répartition des sommes générées par la vente en Chine d'un meuble fabriqué en bois de rose. Coût à l'achat: 20.000 euros, sur lesquels 19.200 reviennent à la chaîne chinoise (importation, transformation, distribution). Restent, le calcul n'est pas trop compliqué, 800 euros pour la partie malgache. Dont - accrochez-vous - "666 constituent le bénéfice de l'exportateur, 131 vont dans les caisses de l'État, 55 aux coupeurs et aux équipes qui ont sorti le bois de la forêt, 6 aux camionneurs, 2 aux dockers du port."
Ce qui fait, là ça se complique, 666 + 131 + 55 + 6 + 2 = (calculette à la main) 860 euros et non 800.
Ce n'est pas très grave, en soi. Sinon que, outre l'inquiétude légitime suscitée chez les lecteurs fidèles de Paris Match (comment, non seulement ils n'ont pas de correcteurs, mais ils n'ont même pas de calculette?), des erreurs aussi grossières font naître une sorte d'incrédulité par rapport à tout ce qui est dit dans ces pages.
Le sujet ne méritait vraiment pas un traitement aussi approximatif
Neil Bush, le frère de George W. Bush, chez Andry Rajoelina

Aussitôt rentré au pays, le président de la HAT a accueilli au palais d’Etat d’Iavoloha, une personnalité des États-Unis, Neil Bush. C’est le frère de l’ancien président américain, George W. Bush, lit-on dans le communiqué du chargé de communication auprès de la Présidence de la HAT ce lundi 1er août 2011. C’est la première fois qu’il vient à Madagascar et il y séjourne pour voir avec le président de la HAT les possibilités d’investissement. En tout cas, le communiqué officiel le présente comme étant un grand investisseur dans le domaine de l’industrie et de la finance. Neil Bush est accompagné de ses collaborateurs et il est intéressé par le développement du secteur privé en Afrique.
La rencontre entre le président de la HAT et Neil Bush s’était déroulée à huis clos pendant plus d’une heure. À l’issue de cette rencontre, Neil Bush a déclaré, continue-t-on de lire dans le communiqué : « je suis particulièrement attentionné aux efforts déployés par le président Andry Rajoelina et le secteur privé malgache en vue de développer davantage ledit secteur ; et J’espère pouvoir contribuer au développement des entreprises, malgaches ou étrangères, qui œuvrent à Madagascar, même si, pour le moment, aucun projet concret n’a encore été fixé », a-t-il conclu.
Neil Bush, enième investisseur en visite dans le pays
Neil Bush est le enième grand investisseur qui se présente aux plus hautes autorités de la HAT. On se souvient de ce prince saoudien qui avait été présenté comme l’un des plus fortuné et qui aurait voulu exploiter l’hôtel 5 étoiles et investir dans le tourisme et l’hôtellerie. Il n’a plus donné signe de vie. Un autre grand investisseur avait été accueilli à Mahazoarivo par le Premier ministre de l’époque. Si la mémoire est bonne, celui-là aurait voulu nous ravitailler en l’ensemble des PPN et en produits pétroliers. Lui non plus n’a plus donné de ses nouvelles.
Quant à Bernard Tapie et son fils, ils n’ont plus donné aucun signe de vie. L’école dont il était question s’est évanouie comme fumée. On ne sait ce qu’il adviendra des promesses de cet autre opérateur saoudien qui avait été tout récemment accueilli par le ministre du Tourisme à Tsimbazaza.
Neil Bush et ses collaborateurs pour leur part dégagent des impressions de diplomatie. Ils arrivent au moment où le pays fait des pieds et des mains pour attirer l’attention de Washington et faire fléchir les positions du gouvernement américain par rapport au régime Andry Rajoelina.
En tant qu’investisseur et homme d’affaires, Neil Bush est connu dans la presse étrangère pour des affaires qui sont présentées comme louches. Il avait été l’objet d’enquêtes de la part des régulateurs fédéraux américains qui avaient révélé de multiples conflits d’intérêts lorsqu’il avait dirigé une des caisses d’épargne de Denver. Il avait aussi déjà été condamné à payer 50 000 dollars et été interdit d’activités bancaires pour avoir accepté des pots de vin de 100 000 dollars.
Dans la même lignée que Messieurs Alawid ou Tapie voici que passe Monsieur Neil Bush. Qu'est-ce qui peut donc attirer ce beau linge à Madagascar? Ces rois que l'on veut bien croire "mages" tout en semant la bonne parole d'une volonté généreuse de reverdir le pays, n'ont pas caché leur détermination à rester fidèle à leur nature d'homme d'affaires. Pas de lézard à être homme d'affaires, encore que certains trainent autant d'affaires qu'ils n'en ont brassées. Ces trois personnages constituent à chacun d'eux des références, que tout le monde n'apprécie pas à leur valeur, mais nul ne peut nier que question aventure financière chacun d'eux sait s'en défaire autant avec panache qu'en laissant traîner une odeur parfois sulfureuse, en ce domaine chacun a donné des gages quant à la pointure dont il se chausse.
Que viennent-ils donc faire dans cette galère? Sue l'on se détrompe! La Grande Ile a la réputation d'être une galère, ce qui n'est pas faux si on s'arrête à considérer les conditions de vie de la majorité de ses ressortissants, mais comme tout corps en décomposition elle attire chacals et vautours, aux yeux perçants des prédateurs ça présente plus la couleur d'une aubaine que ça ne dégage l'image d'une galère.
En des moments de trouble comme celui qui dure depuis plus de deux ans, se pose à chaque fois l'antagonisme entre partisans d'un financement classique par des endettements sur le "marché légal international" et partisans de ce qui est convenu de qualifier financements parallèles. s'il faut considérer la taille des fourchettes de l'un ou de l'autre système, on s'aperçoit que les deux fourchettes aussi acérées l'une que l'autre rivalisent de taille, la différence c'est que l'un des systèmes obéit à des règles, qui sont évidemment celles qu'il impose, et que l'autre pratique par des deals dans lesquels il emberlificote, ligote et essore souvent les partenaires. Il existe évidemment une troisième, celle d'aliéner une partie des meubles et immeubles patrimoniaux pour faire tourner la boutique. D'une confidence publique d'Andry Rajoelina lui-même, la Transition face aux besoins de l'Etat a coupé la poire en deux, en finançant partiellement le fonctionnement par les taxes perçues sur le (trafic) de bois précieux.
L'UE écarte tout plan de sauvetage pour l'Espagne, l'Italie et Chypre
La Commission européenne a affirmé qu'aucun plan de sauvetage n'est "sur la table" pour venir en aide à l'Espagne, l'Italie et Chypre, trois pays de la zone euro qui demeurent sous la pression croissante des marchés et des agences de notation. "La question d'un sauvetage n'est certainement pas sur la table, ce n'est pas une question qui est discutée", a soutenu Chantal Hugues, porte-parole du commissaire aux services financiers.
"Ce qui est important, c'est que les autorités prennent les mesures nécessaires en matière de consolidation fiscale. Nous sommes confiants" sur ce point, a-t-elle ajouté, estimant que la situation n'a pas "changé dans les derniers jours", ni à Madrid, ni à Rome. En dépit de la hausse des coûts d'emprunts, l'Espagne et l'Italie se "sont engagées à payer la prochaine tranche d'aide à la Grèce", qui doit être versée mi-septembre, a rappelé la porte-parole, alors que des rumeurs circulaient récemment sur la non participation de certains pays.
"Un mécanisme est prévu pour compenser le renchérissement du coût du crédit" et permettre à ces pays de participer, comme prévu, au plan d'aide en faveur de la Grèce, a-t-elle précisé, tout en affirmant que "les rumeurs disant que certains pays ne paieront pas sont non fondées".
RECORD DES OBLIGATIONS ESPAGNOLES ET ITALIENNES À 10 ANS
Par ailleurs, les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans ont atteint mardi de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro, les investisseurs craignant que le problème de la dette en zone euro n'empire à cause d'un ralentissement de la croissance économique.
En Espagne, le chef du gouvernement , José Luis Rodriguez Zapatero, a décidé de retarder son départ en vacances afin de surveiller la situation sur les marchés, l'Espagne faisant face à un regain de tension, comme les autres pays fragiles de la zone euro.
Interrogée sur la situation de Chypre, qui a vu sa note abaissée consécutivement par Standard & Poor's et Moody's, Mme Hugues a affirmé qu'il n'était "pas question d'un plan d'aide", sachant que le pays est "déterminé à faire le nécessaire en matière de consolidation fiscale". Lundi, la plus grande banque commerciale de Chypre, Bank of Cyprus, avait appelé le gouvernement de Nicosie à prendre rapidement des mesures pour éviter de demander à Bruxelles un plan de sauvetage financier.
Les pays de la zone euro se sont certes mis d'accord sur un deuxième sauvetage de la Grèce d'un montant d'environ 160 milliards d'euros et ont défini des mécanismes pour venir en aide aux autres pays en difficulté, mais de nombreuses zones d'ombres subsistent, ce qui inquiète les marchés.
"Ce qui est important, c'est que les autorités prennent les mesures nécessaires en matière de consolidation fiscale. Nous sommes confiants" sur ce point, a-t-elle ajouté, estimant que la situation n'a pas "changé dans les derniers jours", ni à Madrid, ni à Rome. En dépit de la hausse des coûts d'emprunts, l'Espagne et l'Italie se "sont engagées à payer la prochaine tranche d'aide à la Grèce", qui doit être versée mi-septembre, a rappelé la porte-parole, alors que des rumeurs circulaient récemment sur la non participation de certains pays.
"Un mécanisme est prévu pour compenser le renchérissement du coût du crédit" et permettre à ces pays de participer, comme prévu, au plan d'aide en faveur de la Grèce, a-t-elle précisé, tout en affirmant que "les rumeurs disant que certains pays ne paieront pas sont non fondées".
RECORD DES OBLIGATIONS ESPAGNOLES ET ITALIENNES À 10 ANS
Par ailleurs, les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans ont atteint mardi de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro, les investisseurs craignant que le problème de la dette en zone euro n'empire à cause d'un ralentissement de la croissance économique.
En Espagne, le chef du gouvernement , José Luis Rodriguez Zapatero, a décidé de retarder son départ en vacances afin de surveiller la situation sur les marchés, l'Espagne faisant face à un regain de tension, comme les autres pays fragiles de la zone euro.
Interrogée sur la situation de Chypre, qui a vu sa note abaissée consécutivement par Standard & Poor's et Moody's, Mme Hugues a affirmé qu'il n'était "pas question d'un plan d'aide", sachant que le pays est "déterminé à faire le nécessaire en matière de consolidation fiscale". Lundi, la plus grande banque commerciale de Chypre, Bank of Cyprus, avait appelé le gouvernement de Nicosie à prendre rapidement des mesures pour éviter de demander à Bruxelles un plan de sauvetage financier.
Les pays de la zone euro se sont certes mis d'accord sur un deuxième sauvetage de la Grèce d'un montant d'environ 160 milliards d'euros et ont défini des mécanismes pour venir en aide aux autres pays en difficulté, mais de nombreuses zones d'ombres subsistent, ce qui inquiète les marchés.
Monday, August 01, 2011
La dérobade de l'Europe face à la crise grecque
Trois ans après l'été meurtrier qui conduisit à la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, l'économie mondiale court vers un nouveau krach. L'activité industrielle ralentit fortement. Le marché interbancaire se ferme tandis que les financements en dollars se tarissent. Alimentées par l'inflation, les bulles spéculatives enflent sur les matières premières, l'immobilier ou le franc suisse, soit autant d'actifs improductifs. La dette publique, qui dépasse désormais 100 % du produit intérieur brut (PIB) dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), s'est substituée au crédit privé comme le vecteur de la prochaine catastrophe financière.
Dans le même temps, les bouleversements stratégiques se multiplient : révolutions dans le monde arabe, disparition de Ben Laden, tragédies en chaîne du Japon.
Nul ne peut ignorer que le XXIe siècle est placé sous le double signe de la mondialisation et des risques. Des risques systémiques qui transforment un choc local en crise mondiale. Des risques complexes dont les effets se cumulent : croissance et vieillissement démographique, révolutions scientifiques, dégradation de l'environnement, interdépendance et concurrence mêlées des nations et des continents.
La crise n'est donc plus économique et financière mais politique, liée à l'incapacité des Etats à faire face à la gestion des risques du XXIe siècle. Jamais depuis les années 1930, la politique n'a été aussi nécessaire face aux transformations radicales du système mondial ; rarement elle a été aussi défaillante, bredouillant les recettes du passé au lieu d'inventer l'avenir.
Les Etats-Unis échouent à trouver un accord de long terme pour restaurer leurs finances publiques par la hausse des impôts et la réduction des dépenses militaires et sociales ; ils ne se retrouvent que dans l'abus du privilège du dollar pour exporter l'inflation. La classe politique japonaise étale son impuissance à reconstruire le pays sur fond d'explosion de la dette (220 % du PIB). L'Europe prouve son incapacité à gérer les crises en accumulant les demi-mesures ruineuses pour la Grèce comme pour les contribuables des pays de la zone euro.
PRIORITÉ AU COURT TERME
Le nouveau plan d'aide n'est qu'un sursis, qui ne traite ni le problème économique du retour à la croissance, ni le problème financier de la décote de la dette grecque qui atteint aujourd'hui 50 % et dépassera demain 70 %, ni le risque de contagion à l'Europe méditerranéenne. En réalité, la crise ne manquera pas de rebondir, avec des coûts croissants pour la zone euro comme pour ses contribuables.
L'Occident, qui a su gouverner le capitalisme jusqu'à la chute de l'URSS, se trouve en plein désarroi, désarmé face aux chocs compte tenu du délabrement des finances publiques et du bilan des banques centrales. Les pays émergents, forts de leur faible endettement (35 % du PIB) et de la détention de 80 % des réserves de change, montrent une meilleure efficacité pour convertir leurs modèles économiques. Mais tous privilégient des stratégies non coopératives qui interdisent la gestion des nouveaux risques et la stabilisation de l'économie mondiale. Tous accordent la priorité au court terme.
La crise est exacerbée dans les démocraties occidentales par les difficultés économiques et financières ainsi que par la peur du déclassement qui nourrit le populisme et le terrorisme, comme l'illustre la tragédie norvégienne. Elle est en réalité universelle car elle découle de la remise en question de l'Etat-nation au sein duquel a été inventée la modernité.
L'Etat est en passe de perdre son monopole dans la gestion des risques. Il ne faut plus seulement réparer mais anticiper. Il ne suffit plus d'intervenir, il faut garantir la soutenabilité des actions publiques. L'Etat doit responsabiliser et coordonner les acteurs économiques et sociaux tout en transférant certaines compétences desouveraineté au plan international.
Voilà pourquoi la dérobade de l'Europe face à la crise grecque comporte une dimension universelle. L'Union européenne est la première construction multinationale fondée sur la liberté. Le double choc de l'élargissement et de la mondialisation a débouché sur la renationalisation des politiques économiques, au moment où le lancement de l'euro imposait le fédéralisme. L'intégration européenne est ainsi sous le feu des passions extrémistes et populistes, alors qu'elle constitue une réponse aux risques du XXIe siècle.
Voilà pourquoi la refondation de l'Europe à travers un accord franco-allemand, est impérative. Elle doit faire la vérité sur la durée de la crise, sur la fin de la croissance à crédit, sur la fausseté des principes qui ont présidé à la création de l'euro (impossibilité du défaut d'un Etat, absence de solidarité financière, respect des critères de Maastricht, indépendance absolue de la Banque centrale européenne...).
L'Europe ne peut plus être le bouc émissaire de l'impuissance des gouvernements nationaux ; elle doit être repensée, assumée et ancrée dans la conscience des citoyens comme le gestionnaire des risques systémiques. En prenant pour boussole la maxime de Montesquieu : "(...) Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe (...) et au genre humain, je le regarderais comme un crime."
Nicolas Baverez, économiste et historien
Dans le même temps, les bouleversements stratégiques se multiplient : révolutions dans le monde arabe, disparition de Ben Laden, tragédies en chaîne du Japon.
Nul ne peut ignorer que le XXIe siècle est placé sous le double signe de la mondialisation et des risques. Des risques systémiques qui transforment un choc local en crise mondiale. Des risques complexes dont les effets se cumulent : croissance et vieillissement démographique, révolutions scientifiques, dégradation de l'environnement, interdépendance et concurrence mêlées des nations et des continents.
La crise n'est donc plus économique et financière mais politique, liée à l'incapacité des Etats à faire face à la gestion des risques du XXIe siècle. Jamais depuis les années 1930, la politique n'a été aussi nécessaire face aux transformations radicales du système mondial ; rarement elle a été aussi défaillante, bredouillant les recettes du passé au lieu d'inventer l'avenir.
Les Etats-Unis échouent à trouver un accord de long terme pour restaurer leurs finances publiques par la hausse des impôts et la réduction des dépenses militaires et sociales ; ils ne se retrouvent que dans l'abus du privilège du dollar pour exporter l'inflation. La classe politique japonaise étale son impuissance à reconstruire le pays sur fond d'explosion de la dette (220 % du PIB). L'Europe prouve son incapacité à gérer les crises en accumulant les demi-mesures ruineuses pour la Grèce comme pour les contribuables des pays de la zone euro.
PRIORITÉ AU COURT TERME
Le nouveau plan d'aide n'est qu'un sursis, qui ne traite ni le problème économique du retour à la croissance, ni le problème financier de la décote de la dette grecque qui atteint aujourd'hui 50 % et dépassera demain 70 %, ni le risque de contagion à l'Europe méditerranéenne. En réalité, la crise ne manquera pas de rebondir, avec des coûts croissants pour la zone euro comme pour ses contribuables.
L'Occident, qui a su gouverner le capitalisme jusqu'à la chute de l'URSS, se trouve en plein désarroi, désarmé face aux chocs compte tenu du délabrement des finances publiques et du bilan des banques centrales. Les pays émergents, forts de leur faible endettement (35 % du PIB) et de la détention de 80 % des réserves de change, montrent une meilleure efficacité pour convertir leurs modèles économiques. Mais tous privilégient des stratégies non coopératives qui interdisent la gestion des nouveaux risques et la stabilisation de l'économie mondiale. Tous accordent la priorité au court terme.
La crise est exacerbée dans les démocraties occidentales par les difficultés économiques et financières ainsi que par la peur du déclassement qui nourrit le populisme et le terrorisme, comme l'illustre la tragédie norvégienne. Elle est en réalité universelle car elle découle de la remise en question de l'Etat-nation au sein duquel a été inventée la modernité.
L'Etat est en passe de perdre son monopole dans la gestion des risques. Il ne faut plus seulement réparer mais anticiper. Il ne suffit plus d'intervenir, il faut garantir la soutenabilité des actions publiques. L'Etat doit responsabiliser et coordonner les acteurs économiques et sociaux tout en transférant certaines compétences desouveraineté au plan international.
Voilà pourquoi la dérobade de l'Europe face à la crise grecque comporte une dimension universelle. L'Union européenne est la première construction multinationale fondée sur la liberté. Le double choc de l'élargissement et de la mondialisation a débouché sur la renationalisation des politiques économiques, au moment où le lancement de l'euro imposait le fédéralisme. L'intégration européenne est ainsi sous le feu des passions extrémistes et populistes, alors qu'elle constitue une réponse aux risques du XXIe siècle.
Voilà pourquoi la refondation de l'Europe à travers un accord franco-allemand, est impérative. Elle doit faire la vérité sur la durée de la crise, sur la fin de la croissance à crédit, sur la fausseté des principes qui ont présidé à la création de l'euro (impossibilité du défaut d'un Etat, absence de solidarité financière, respect des critères de Maastricht, indépendance absolue de la Banque centrale européenne...).
L'Europe ne peut plus être le bouc émissaire de l'impuissance des gouvernements nationaux ; elle doit être repensée, assumée et ancrée dans la conscience des citoyens comme le gestionnaire des risques systémiques. En prenant pour boussole la maxime de Montesquieu : "(...) Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l'Europe (...) et au genre humain, je le regarderais comme un crime."
Nicolas Baverez, économiste et historien
La plus grande tour de l’Océan Indien construite à Madagascar
100 mètres, c’est la hauteur finale que mesurera la Tour Orange, actuellement en construction dans une zone industrielle de Antananarives à Madagascar. Cet impressionnant building sera alors le plus haut de l’Océan Indien.
La plus grande tour de l'Océan Indien construite à Madagascar
Actuellement élevée à 75 mètres, la Tour Orange domine déjà le quartier industriel d’Ankorondrano, à Antananarivo dans le Nord-Est de Madagascar. A la fin du chantier, ce bâtiment comptera 30 étages et mesurera une centaine de mètres. La tour s’imposera comme la plus haute de la Grande Ile et de l’ensemble de l’Océan Indien. Articulée sur trois noyaux, dont le central, bâti sur des charpentes métalliques et deux autres en béton.
Du haut du 20 ème étage, la tour offre déjà une vue panoramique sur toute la ville d’Antananarives. En face le palais de la reine Manjakamiadana, d’un côté de la ville les rizières et cabanes et de l’autre le grand supermarché Jumbo Score.
Le chantier de cette construction qui utilise des technologies modernes et récentes est assuré par une majorité d’ouvriers malgaches. Pour le Ministre des Travaux Publics et de Météorologie, Alain Razafimbelo, l’érection de la Tour Orange est une grande fierté, d’autant que ce bâtiment attirera de nouveaux investisseurs.
La plus grande tour de l'Océan Indien construite à Madagascar
Actuellement élevée à 75 mètres, la Tour Orange domine déjà le quartier industriel d’Ankorondrano, à Antananarivo dans le Nord-Est de Madagascar. A la fin du chantier, ce bâtiment comptera 30 étages et mesurera une centaine de mètres. La tour s’imposera comme la plus haute de la Grande Ile et de l’ensemble de l’Océan Indien. Articulée sur trois noyaux, dont le central, bâti sur des charpentes métalliques et deux autres en béton.
Du haut du 20 ème étage, la tour offre déjà une vue panoramique sur toute la ville d’Antananarives. En face le palais de la reine Manjakamiadana, d’un côté de la ville les rizières et cabanes et de l’autre le grand supermarché Jumbo Score.
Le chantier de cette construction qui utilise des technologies modernes et récentes est assuré par une majorité d’ouvriers malgaches. Pour le Ministre des Travaux Publics et de Météorologie, Alain Razafimbelo, l’érection de la Tour Orange est une grande fierté, d’autant que ce bâtiment attirera de nouveaux investisseurs.
Grâce aux bois de rose, l'état va pouvoir assainir ses finances
Les agents de l'Etat peuvent dormir sur leurs oreillers : les finances de l'Etat ne rencontrent aucun problème. Les grognes et autres revendications financières par les nouvelles recrues de l'Armée, les agents électoraux des fokontany mais aussi les étudiants seront résolues d'ici peu. Andry Rajoelina a donné l'assurance, hier soir à son arrivée à Ivato, en affirmant qu'il a donné ordre au Premier ministre de ne tolérer aucune défaillance des responsables étatiques, étant entendu qu'aucun problème financier n'existe au niveau de l'Etat en dépit des sanctions internationales.
L'homme fort de la Transition a rassuré les citoyens en révélant par exemple que les taxes imposées sur le bois de rose ont permis à l'Etat de collecter des recettes d'environ 40 milliards Ar en 2009. Les notes économiques établies par les bailleurs de fonds estiment à environ 200 millions de dollars le montant global des recettes de l'Etat qui avait exigé des taxes de la part des pseudo-trafiquants, du fait que les coupes de bois de rose étaient une réalité.
" Cette taxe a permis d'équilibrer les finances publiques de l'Etat ", a d'ailleurs reconnu le président de la Transition en réitérant toutefois son engagement contre le trafic de ce bois précieux. Ainsi, le chef de la Transition Andry Rajoelina a indiqué que des opérations d'inventaires des stocks de bois de rose sont actuellement menées dans les régions du nord de la Grande Ile. Aussi, chaque personne disposant d'un stock de bois de rose devra-t-elle faire une déclaration auprès du ministère de tutelle pour légaliser sa situation sans que cela ne veuille dire autorisation d'exportation, encore moins amnistie sur une exploitation interdite par la loi.
Un document devrait sortir de cette grande opération, afin d'établir une méthode et un programme de gestion du bois de rose. Il est vrai que l'inventaire mené actuellement pourrait servir à l'évaluation du stock aux fins d'une commercialisation légale et bénéfique pour le pays. Ce serait en effet une rentrée d'argent assez importante pour l'Etat malgache qui peine aujourd'hui à financer l'organisation des élections à venir sans un financement international, alors que l'exportation de bois de rose et d'autres ressources naturelles du pays peut constituer une alternative.C'est ce qu'on appelle : faire feu de tout bois...
Sur ce sujet notamment l'organisation des élections, Andry Rajoelina a souligné qu'il appartient aux politiques de déterminer des scrutins à réaliser prochainement, même s'il a rappelé que le mandat des maires arrive à terme à la fin du mois de novembre.
En tout cas, le président de la HAT a révélé que les informations à lui communiquées, indiquent que la refonte de la liste électorale s'est déroulée sans problème et laisse envisager un optimisme sur la tenue des élections. Reste à savoir quel genre de scrutin sera organisé. Les municipales et régionales comme on laisse l'entendre ou la présidentielle dont le pays a besoin pour sortir de la crise ? Touchons du bois de rose.
L'homme fort de la Transition a rassuré les citoyens en révélant par exemple que les taxes imposées sur le bois de rose ont permis à l'Etat de collecter des recettes d'environ 40 milliards Ar en 2009. Les notes économiques établies par les bailleurs de fonds estiment à environ 200 millions de dollars le montant global des recettes de l'Etat qui avait exigé des taxes de la part des pseudo-trafiquants, du fait que les coupes de bois de rose étaient une réalité.
" Cette taxe a permis d'équilibrer les finances publiques de l'Etat ", a d'ailleurs reconnu le président de la Transition en réitérant toutefois son engagement contre le trafic de ce bois précieux. Ainsi, le chef de la Transition Andry Rajoelina a indiqué que des opérations d'inventaires des stocks de bois de rose sont actuellement menées dans les régions du nord de la Grande Ile. Aussi, chaque personne disposant d'un stock de bois de rose devra-t-elle faire une déclaration auprès du ministère de tutelle pour légaliser sa situation sans que cela ne veuille dire autorisation d'exportation, encore moins amnistie sur une exploitation interdite par la loi.
Un document devrait sortir de cette grande opération, afin d'établir une méthode et un programme de gestion du bois de rose. Il est vrai que l'inventaire mené actuellement pourrait servir à l'évaluation du stock aux fins d'une commercialisation légale et bénéfique pour le pays. Ce serait en effet une rentrée d'argent assez importante pour l'Etat malgache qui peine aujourd'hui à financer l'organisation des élections à venir sans un financement international, alors que l'exportation de bois de rose et d'autres ressources naturelles du pays peut constituer une alternative.C'est ce qu'on appelle : faire feu de tout bois...
Sur ce sujet notamment l'organisation des élections, Andry Rajoelina a souligné qu'il appartient aux politiques de déterminer des scrutins à réaliser prochainement, même s'il a rappelé que le mandat des maires arrive à terme à la fin du mois de novembre.
En tout cas, le président de la HAT a révélé que les informations à lui communiquées, indiquent que la refonte de la liste électorale s'est déroulée sans problème et laisse envisager un optimisme sur la tenue des élections. Reste à savoir quel genre de scrutin sera organisé. Les municipales et régionales comme on laisse l'entendre ou la présidentielle dont le pays a besoin pour sortir de la crise ? Touchons du bois de rose.
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