Wednesday, November 24, 2010

Francine Aimée Razafindramavo premier ministre avec l'équipe de Charles et Coutiti

Outre les chèques, valant plus de 200 millions d’Ariary, saisis au domicile du Général Noël Rakotonandrasana, les enquêteurs ont également mis la main sur d’importants documents à la demeure du Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina. Mais ce qui a étonné ces enquêteurs a été la découverte de deux documents manuscrits, dont l’un est une… « Ordonnance portant nomination de Chefs d’Institutions » et où le nom d’une femme est inscrit comme étant le Premier ministre.

Elle s’appelle Francine Aimée Razafindramavo et elle faisait partie du groupe de représentants de Marc Ravalomanana - aux côtés des Norbert Ratsirahonana, Rajemison Rakotomaharo, Evariste Marson et Jean Seth Rambeloarijaona – qui menait des négociations auprès de celui de Didier Ratsiraka aux moments forts de la crise de 2002. Francine Aimée Razafindramavo qui, selon un document manuscrit saisi entre les mains des mutins d’Ivato, a été nommée « Premier ministre, Chef du Gouvernement, du Comité militaire pour le Salut public ». Reste à savoir si cette dame a été ou non au courant de cette « promotion » qu’elle a reçue. Toujours est – il que les Généraux Raoelina et Rakotonandrasana l’ont bel et bien désignée pour trôner au Palais de Mahazoarivo, à la place du Général Camille Vital. En tout cas, ledit document manuscrit porte l’appellation de… « Ordonnance n°2010 – 002 du 19 novembre 2010 portant nomination des Chefs d’Institutions ». « Ordonnance » qui a été prise par le « Comité militaire pour le Salut public ». Et « Ordonnance » qui peut donner le vertige aux habitués des arcanes juridiques et administratives, tellement elle recèle des lapsus et autres entorses flagrantes aux textes en vigueur.


En effet, pour ne citer que quelques exemples frappants, cet « acte », dans son visa, fait référence à l’ « Ordonnance n°2009 – 001 du 17 mars 2009 portant transfert des pouvoirs à un Directoire militaire ». Et, le plus curieusement du monde, il mentionne également « la nomination de Monsieur Monja Roindefo Zafitisimivalo, Premier ministre technicien », sans pour autant avoir fait référence à un quelconque acte ayant consacré ce dernier à ce poste. Idem pour l’autre point du même visa qui établit, textuellement (avec les fautes d’orthographe et grammaticales y notées),« l’échec de l’Accord politique pour sortir le pays de la crise signée à Maputo et l’acte additionnelle d’Addis Abeba, conférant à Andry NR la présidence de la transition et nomme Mangalaza Eugène Premier Ministre de consensus ». Mais un tout autre visa ne pourrait que faire hérisser les poils de l’échine des irréductibles de l’Administration générale : « vu la nomination du Colonel Camille Vital en remplacement du Professeur Mangalaza Eugène, dont Monsieur Andry Nirina Rajoelina n’a pas pu sortir le pays de la crise et ne trouve même pas un issu pour la reconnaissance Internationale alors que le délai était déjà dépassé d’un an donné par la Hcc » (sic). Chapeau !


Sept « Provinces autonomes »…
En tout cas, cette « Ordonnance », outre le fait d’avoir nommé une femme à la « Primature », a également « maintenu » les actuels Cemgam et Commandant de la Gendarmerie nationale à leurs postes respectifs. Histoire de jeter le trouble au sein des Forces armées ? Dans son « article 4 », la même « Ordonnance » a également prévu de mettre des « Gouverneurs militaires » à la tête des… « sept (07) provinces autonomes ». Manakara étant désigné être le « Grand Sud – Est », adopté par ces mutins comme une « Province autonome », en sus des six autres régulièrement connues de tous. Et comme il fallait « boucler en beauté » cette « Ordonnance » pas comme les autres, il est stipulé au bas de sa page, sans mention du moindre article, que « toutes dispositions contraires à cette Ordonnance sont nulles et non – avenues ». En d’autres termes, nos « vaillants » mutins ont mené le pas de charge pour carrément déclarer « nulle et non – avenue » la Constitution de la 3e République. Par le biais d’une « Ordonnance » à l’allure folklorique et rocambolesque,quoiqu'il en soit cet acte dévoile en lui seul les « capacités » intellectuelles de ses auteurs qui, pourtant, prétendaient vouloir diriger un Etat, une Nation toute entière.


L’autre « acte », également saisi, établit l’ « organigramme » du fameux « Comité militaire pour le Salut public » : une « Direction générale de l’opération » dirigée conjointement par Raoelina et Rakotonandrasana ; le Colonel Randrenjamahaleo comme « Chef Cab » ; le « service logistique » entre les mains du Lieutenant – Colonel Rabezandry ; celui « financier » dirigé par le Commandant Lehimena et la « Communication » par le Lieutenant – Colonel Luc Ramilijaona ; un « Officier coordinateur » dirigé par le Colonel Mamisoa ; au « service renseignements » trônent les Colonels Faustin, Toto Vincent, Benjamin et Andriamihoatra ; les « Responsables opérations » sont les Colonels Coutiti et Jadifara ainsi que le Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina ; les deux Lieutenants – Colonels Randria et Zafimahita s’occupent du « Protocole » tandis que la « Rédaction » est confiée aux Colonel Patrick, Commandant Raisidrimanana et le « Bp » Mahatsara. Et tout le monde siège aux « relations publiques » (Raoelina, Rakotonandrasana, Ravoavahy, Ramboasalama, Raberanto, Ramaharavo, Coutiti, Andrianasoavina et Raisidrimanana).

Tuesday, November 23, 2010

Affaire de gros sous

Le colonel Richard Ravalomanana révèle que les perquisitions au domicile du général Noël Rakotonandrasana ont permis de découvrir des chèques d’un montant de plus d’un milliard de FMG qui se ventilent ainsi : un chèque de 200 millions Ar, un autre chèque de 16 millions Ar et un dernier de 3 millions Ar. Les perquisitions au domicile du lieutenant colonel Charles Andrianasoavina par contre ont mis à jour des dossiers divers ayant trait aux préparatifs du coup dont des noms de personnes parmi lesquels un nom de femme qui aurait été la future Premier ministre si le coup avait réussi. Le nom de cette femme n’a pas été dévoilé.

D’autres domiciles ont aussi été l’objet de cette fouille. Parmi eux, celui où habite le Pr Raymond Ranjeva. Le domicile en question abrite normalement la fille de cet éminent juriste de renom international et son époux qui est le directeur de publication du journal Madagascar Tribune format papier. Les époux ont été entendus un à un à la CIRGN Ankadilalana ce lundi 22 novembre. La fille de Raymond Ranjeva aurait pu être retenue en garde à vue pendant plusieurs heures. Il semble qu’on les soupçonne d’atteinte à la sûreté de l’Etat. En tout cas, on croit savoir que le Pr Raymond Ranjeva serait lui aussi entendu ce jour à Ankadilalana par les hommes du colonel Richard Ravalomanana.

Comment fonctionne le financement?
La Sacau, ou « Southern African Confederation of Agricultural Unions », est une sorte d’Organisation non - gouvernementale qui a été établie en Afrique du Sud depuis 1992. Son Secrétariat général est basé dans ce pays de Nelson Mandela et l’adhésion en son sein est ouverte à tout syndicat national d’exploitations agricoles ainsi qu’aux associations professionnelles agricoles régionales d’Afrique australe. La Sacau est impliquée dans le développement agricole de la région en appuyant le renforcement de capacités (tiens, une phrase très chère à celui que l’on connaît) des organisations d’exploitants agricoles, en constituant une voix collective pour les exploitants agricoles de la région sur les questions régionales et internationales ayant trait à l’agriculture, et en fournissant de l’information agricole à ses membres ainsi qu’aux autres parties prenantes. Actuellement, la Sacau compte 15 membres issus de 11 pays d’Afrique australe : Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Namibie, Seychelles, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. En ce qui concerne Madagascar, deux formations paysannes en sont membres et dont nous tairons, du moins pour le moment, les dénominations.
Statut de… « tambanivohitra »
Ainsi, n’ayant perdu – même d’un iota – de son statut de… « tambanivohitra » (sans jeu de mots aucun), Marc Ravalomanana, des résultats de profondes investigations que nous avons menées, a utilisé ce réseau Sacau pour financer les opérations de déstabilisation perpétrées notamment dans la Capitale. Y comprise celle attenant à la tentative de coup d’Etat, récemment démantelée. Son homme de main n’est autre qu’un ex – Député Tim (R.G.) qui, élu dans la Province de Fianarantsoa mais qui s’était évaporé dans la nature depuis mars 2009, finalement a été localisé dans un quartier de la Capitale. Là où se trouve le siège de l’une des deux associations agricoles membres de la Sacau. Siège que R. G. a pris comme lieu d’habitation et quartier général de la conception des opérations de déstabilisation en question. Et siège où celui – ci n’a cessé de tenir des réunions avec deux grands ténors de la mouvance Ravalomanana (F. R. A. et M. R.). En tout cas, le mécanisme de ces financements occultes s’est avéré simple mais efficace : Marc Ravalomanana a fait virer des sommes importantes en Dollars sur le compte bancaire en Afrique du Sud de la Sacau, soi - disant pour subventionner les activités de l’association agricole malgache citée plus haut. La Sacau a ainsi fait virer ces importantes sommes en devises sur le compte bancaire à Madagascar de l’association agricole en question.
Crimes de trahison…
Officiellement, ces sommes d’argent en Dollars devraient être utilisées pour soutenir les activités agricoles de l’association malgache dont il s’agit. Mais, en réalité, ce beau pactole a entièrement été injecté dans les opérations de déstabilisation du régime de Transition. Ce fut le frère cadet (H. R.) d’un ex – Député Tim (élu dans la Région Vakinankaratra et dont le nom est M. R.) qui a été chargé par l’ex – élu de Fianarantsoa de gérer ces « aides » financières provenant de l’Afrique du Sud. Et les bénéficiaires de ces importantes cagnottes n’ont été autres que les deux principaux ténors des trois mouvances (noms en sigle déjà cités ci – dessus) et les deux Généraux de Brigade ayant dirigé la tentative de putsch du côté de la Bani d’Ivato. Un réseau de financements qui est ainsi resté insoupçonnable mais dont les activités devront ainsi à mettre fin par notamment le… Samifin. Quoi qu’il en soit, il a toujours été dénoncé, depuis mars 2009, l’existence de financements extérieurs ayant soutenu et fait développer les actions terroristes perpétrées par les détracteurs du régime transitoire. Maintenant, un pan du voile vient ainsi d’être levé par les résultats de ces profondes investigations que nous avons menées. Il appartient ainsi à l’Etat de prendre les dispositions qui s’imposent pour mettre définitivement un cran d’arrêt à ces financements du terrorisme dans le pays. Et, par voie de conséquences, de mettre la main sur tous ces individus qui ont fait actionner tous ces crimes de trahison envers la Nation.

Monday, November 22, 2010

Un petit tour avec les enfants

Les commanditaires de la mutinerie sont désignés

Contrairement aux stridents décibels que les mutins d’Ivato ont fait résonner durant trois jours, comme quoi (selon Charles Andrianasoavina)« toutes les institutions de la Transition sont suspendues et le pays est désormais dirigé par un Comité militaire de salut public », ce fut d’autres décibels qui, cette fois – ci provenant des Forces militaires légales, ont retenti du côté d’Ivato samedi dernier. En effet, après avoir attendu en vain un quelconque dénouement à l’amiable de la mutinerie perpétrée par deux Généraux, douze Colonels et un Lieutenant – Colonel de l’Armée et de la Gendarmerie, la Garde présidentielle, dirigée par le Colonel Claude Razafimahatratra, et la Force d’intervention spéciale, sous la houlette du Lieutenant – Colonel Lillyson René de Roland, ont débarqué à la Bani Ivato, samedi dernier en début d’après – midi, dans l’objectif clair de mettre fin à ce « cinéma » joué par Charles Andrianasoavina et consorts. A Ivato où, d’ailleurs, d’autres éléments de l’Armée et de la Gendarmerie se sont déjà postés pour le même objectif. En tout cas, en un tour d’horloge tout simplement, les Généraux Jean Heriniaina Raoelina et Noël Rakotonandrasana, ainsi que les Colonels Coutiti, Andriamihoatra, Rabezandriny, Jadifara, Tsimiondra, Ramboasalama, Faustin Randriambahoaka, Vincent Toto, Ramaharavo, Randrenja Mahaleo, Ravoavahy, Raberanto et le Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina ont hissé le drapeau blanc pour, selon la formule consacrée, se mettre à la disposition des Forces légales.
En filigrane, le Chef de l’Etat – major général de l’Armée, le Général André Ndriarijaona, a déployé ses talents de négociateur pour amener ces mutins à rendre les armes. D’ailleurs, ces derniers avaient eu le choix entre la mort ou la réédition face à la ferme détermination de la Garde présidentielle et de la Force d’intervention spéciale, soutenues par des éléments militaires et autres gendarmes. Quoi qu’il en soit, le rêve de ces hommes en treillis, de mettre fin au régime de Transition et de s’ériger en Calife à la place du Calife, a viré au cauchemar. En effet, après avoir été appréhendés, ils ont été emmenés à Ankadilalana. Là où la clique à Noël Rakotonandrasana devra subir les enquêtes judiciaires d’usage, tandis que celle à Jean Heriniaina Raoelina a immédiatement été embarquée pour être directement jetée dans les cellules de la Maison de force de Tsiafahy. Etant entendu que cette bande de Raoelina fait déjà l’objet de lourdes condamnations judiciaires dans le cadre de la tuerie d’Ambohitsorohitra du 7 février 2009. En tout cas, selon le Colonel Richard Ravalomanana hier, tous ces mutins vont devoir se plier aux interrogatoires inhérents à cette tentative de coup d’Etat fomentée à la Bani Ivato.
Véritable… « feuille de route »
En attendant les résultats de ces enquêtes judiciaires, des confidences se sont déjà fait jour durant le week – end. En effet, il a été établi que ces hommes en treillis d’Ivato, devenus de vulgaires mercenaires, n’ont guère agi de leur propre chef. En ce sens qu’ils ont été commandités pour faire tomber Andry Rajoelina de son piédestal présidentiel. Et, de préférence, les pieds devant. Et les mêmes confidences ont aligné les noms desdits commanditaires, que nous livrons au grand public : Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana, Monja Roindefo et Raymond Ranjeva. En effet, chacun de ces individus ont agi, soit personnellement soit de concert, pour mettre au point cette macabre opération de coup d’Etat.
D’ailleurs, les trois premiers nommés ont chacun leurs sbires militaires présents dans les rangs de ces mutins, tandis que le quatrième s’est occupé de la mobilisation de l’intelligentsia nationale pour prêter main - forte à cette action militaire. Raymond Ranjeva qui, avec l’appui permanent du Cabinet Ratsisalovanina et de la soi - disant « crème de l’intelligence » Sahondra Rabenarivo, n’a cessé de tenir réunion sur réunion, notamment au Restaurant Gv Inn d’Andrefanambohijanahary, pour ce faire. Quoi qu’il en soit, cette bande de criminels a déjà bouclé une véritable… « feuille de route » dans le but clair de parvenir à ses lugubres fins. En tout cas, nous avons déjà révélé, dans nos précédentes éditions, les points forts des réunions que ces traîtres de la Nation ont tenues pour démonter le régime en place. Des révélations qui leur ont donné le tournis, étant donné qu’ils ont été convaincus que personne, plus particulièrement les journalistes, ne pourrait savoir de quoi ils ont tramé.
Quoi qu’il en soit, les résultats des enquêtes judiciaires vont corroborer la véracité de ces révélations. Ceci, en dépit de la décision de Didier Ratsiraka de reporter la date de son retour au pays. Un retour qui a été assujetti au succès du coup d’Etat dont il s’agit. Quant à Marc Ravalomanana, nous allons publier, dans notre prochaine édition, le mécanisme qu’il a utilisé pour faire parvenir au pays, par le truchement d’une Association d’agriculteurs, des sommes d’argent
sonnantes et trébuchantes pour financer cette opération de coup d’Etat. En ce qui concerne Monja Roindefo, la présence même de ses sbires militaires dans les rangs de ces mutins en dit long quant à sa macabre intention. Révélations à suivre.

Andry Rajoelina avait bien prévu de fuir le 17 novembre dernier

Ce qui n’étaient que des rumeurs se confirment, par non moins que le centre de crise du Ministère des affaires étrangères français. En effet, « Ce soir là », le 17 novembre dernier, un plan d’évacuation a été programmé à l’endroit de plusieurs personnalités françaises résidant à Madagascar. Le PHAT Andry Rajoelina et sa famille, ainsi que d’autres têtes politiciennes malgaches des plus connus figuraient également sur la liste. Une équipe de militaires français ont également été dépêchés dans le pays pour assurer le protocole de sécurité et d’évacuation des personnalités concernées. De source concordante, des moyens d’évacuation étaient ancrés au large des côtes de Toamasina et d’autres moyens aériens étaient également préparés. Madagascar a donc failli compter un exilé politique de plus, mais on se demande si le danger est réellement écarté pour le PHAT.

Direction Prison et ensuite ?


Le général Raoelina Jean Heriniaina et le colonel Coutiti Assolant sont-ils morts dans leurs cellules après leur reddition de samedi ? Le bruit en a couru avec insistance depuis lundi, d’autant que dans les effets de Coutiti remis à sa famille, il y eut une chemise tâchée de sang. Hier le général Ranaivo Tovonjanahary, gardien-chef de la prison de haute sécurité de Tsiafahy a fait une mise au point sur le sujet. Selon lui, Raoelina et Coutiti ne sont pas morts, mais sont « malades en raison de leurs blessures ». Il a ajouté que Raoelina a pu se lever hier et est depuis gardé à l’infirmerie. L’homme a terminé par l’étonnante remarque suivante : « Comparé à ce qui leur est arrivé samedi, on peut dire que leur santé aujourd’hui incite à l’espoir ».

Le visage méconnaissable et couvert d’hématomes, fracture du crâne, de la jambe et des côtes, incapacité à parler, tel est l’état dans lequel se trouve le Gal Heriniaina Raoelina. Le Cl Coutiti Assolent, lui ne va pas mieux, avec son traumatisme crânien en plus d’un traumatisme thoracique. Les rumeurs selon lesquelles les deux officiers aient perdu la vie a été aussi vite démenti par les pénitenciers de Tsiafahy sur les médias nationaux. D’ailleurs la croix rouge a été dépêchée sur les lieux pour s’occuper de leur cas. La croix rouge, qui a affirmé que l’état de santé de deux individus s’améliore et qu’ils font actuellement l’objet d’une observation stricte à l’infirmerie du département carcéral.


Le Pr Albert Zafy quant à lui a affirmé que le Gal Heriniaina Raoelina se trouve toujours dans le coma, et que les autres officiers liés à l’affaire BANI sont tous couverts de sang. Mensonges, s’exclamait le Cl Richard Ravalomanana qui maintenait qu’aucune atteinte à l’intégralité physique de ces hommes n’a été perpétré. « Ils auraient bien pu trouver du sang de volaille par exemple, pour s’en mettre sur le corps et les habits et prétendre par la suite qu’ils sont gravement blessés » tels ont été ses propos.


Bref, selon toute vraisemblance, les mutinés d’Ivato ont été sévèrement tabassés lors (ou après) leur arrestation de samedi soir. Il s’agit là de méthodes employées invariablement par les services chargés des arrestations politiques sous l’actuel régime, et qui fait qu’on les comparent à la Gestapo. On a eu un aperçu de ces brutalités lors de l’arrestation de Manandafy Rakotonirina le soir du 29 avril 2009 à l’hôtel Carlton, ou pendant l’arrestation d’Ambroise Ravonison chez Radio Fréquence Plus le 17 mai dernier.

Selon les riverains qui ont assisté à ce dernier événement, « tous ceux sortis du bâtiment et emmenés par les forces de l’ordre avaient le visage en sang » (Ambroise Ravonison a été incarcéré, tandis que deux autres opposants, Joseph Randriamiharisoa et Harrison Razafindrakoto ont été relâchés après audition).

La gendarmerie notamment devrait réformer ses méthodes au cours des interrogatoires, assimilés souvent à de la torture. Amnesty International en a déjà dit un mot. S’il prône véritablement le changement, ce régime devrait décréter la fin des brutalités policières et inciter à l’humanisation des procédés lors des arrestations et interrogatoires.

En tout cas, l’Armée et la Gendarmerie nationale, qui préconisent le respect de la discipline et de la hiérarchie, devraient mener une petite enquête sur le point suivant : de quels grades sont les militaires qui ont frappé le général Raoelina Jean et le colonel Coutiti Assolant ?

Les familles du Gal Raoelina déplorent un non respect des droits fondamentaux et ont de ce fait, déposé une plainte au sein des instances internationales.

Sunday, November 21, 2010

WILLIAM AND CATHERINE FOR EVER


Les Anglais veulent en majorité que le prince William soit le prochain roi d'Angleterre et non son père Charles, selon trois sondages publiés dimanche à Londres.

Quelque 55 % de personnes aimeraient que William accède au trône à la mort de la reine Elisabeth II et non son père Charles, selon un sondage effectué sur 2 015 personnes et publié par News of The World [abonnement]. Selon ce sondage, 64 % des personnes interrogées pensent que le couple formé par le prince William et sa fiancée Kate Middleton est meilleur pour l'avenir à long terme de la monarchie britannique que celui formé par Charles et Camilla.

Un autre sondage réalisé sur 2 000 personnes pour le journal The People indique que 49 % des Anglais souhaitent que William et sa fiancée accèdent au trône, contre seulement 16 % pour Charles et Camilla.

Cette tendance est confirmée par un troisième sondage publié par le Sunday Times [abonnement], selon lequel 56 % des sondés pensent que William serait un meilleur roi que son père tandis que seulement 15 % des personnes interrogées pensent le contraire. Selon cette étude, menée auprès de 1 997 personnes, 44 % des Anglais jugent que le prince Charles devrait céder sa place à son fils. 37 % des sondés se prononcent pour l'accès de Charles au trône.

Samedi, un autre sondage publié par le Daily Mail indiquait que 48 % des Britanniques pensaient que Charles devait de se préparer à laisser le trône à son fils aîné. Vendredi, le prince Charles a fait allusion pour la première fois à une possible accession au trône d'Angleterre de son épouse Camilla, relançant le débat sur le statut de celle qu'il a épousée huit ans après la mort de la princesse Diana.

Son propos, recueilli lors d'une interview à la chaîne américaine NBC, intervient au moment où la famille royale est à nouveau sous les projecteurs, avec l'annonce des fiançailles du prince William avec Kate Middleton.
Un mariage profitable

Le mariage, prévu en 2011, du prince William et de son amie Kate Middleton pourrait rapporter 620 millions de livres (726 millions d'euros) à l'économie britannique grâce au regain de consommation suscité par l'événement, selon une estimation du cabinet de recherche économique Verdict, rendue publique mercredi 17 novembre.

Coucou Loulou !!!!







Il fait chaud à Tana

Nandrianina et Alicia s'éclatent
Il faut se protéger du soleil
Ailleurs aussi on étouffe

Saturday, November 20, 2010

accelération


Les mutins se sont rendus


C’était prévisible car on ne négocie pas trop longtemps avec les insubordonnés, les traîtres et les terroristes. Demandez aux Américains… Surtout que le général Noël Rakotonandrasana avait déclaré « qu’ils iront jusqu’au bout (abattre le régime de transition d’andry Rajoelina) et qu’ils ne négocieraient pas ». Ils, ce sont les officiers supérieurs décus, trop politisés et alléchés par le moyen de s’enrichir vite en se conduisant comme des mercenaires.

Le vendredi après-midi, après la descente à la Bani (Bas aéro-navale d’Ivato) du Chef de l’Etat-major des armées malgaches (Cemgam), le général de brigade André Ndriarijaona, tout le périmètre entourant la Bani et habité par des civlls, a été évacué. A ce moment, le Cemgam avait eu la volonté de poursuivre les négociations car il fallait éviter que les militaires malgaches de tirent entre eux.

Le samedi matin 20 novembre 2010, tous les officiers de l’Etat-major des armées se sont réunis au palais d’Ambohitsorohitra avec le président Andry Rajoelina, Chef suprême des forces armées. Celui-ci avait été menacé de mort par un des colonels mutins. C’est sûrement lors de cette réunion qu’a été décidé l’assaut de la Bani qui a donc eu lieu entre 17 et 17h30, heure locale.

Les choses ont commencé à se précipiter en plein milieu de l’après-midi, alors que de gros nuages noircissaient l’horizon. La FIS avec à sa tête le colonel Lylison ainsi que des éléments de la Garde Présidentielle, une cinquantaine d’hommes en tout, ont investi le camp de la BANI. Les éléments restant se sont postés à l’extérieur, l’œil dans le viseur, le doigt sur la gâchette. Mais ils n’eurent pas à user de leur puissance de feu, puisque les mutins ont finalement capitulé.

C’est sous bonne escorte qu’ils ont quitté la BANI pour rejoindre Ankadilanana, pour être entendus par les enquêteurs. Six des mutins, ayant déjà des antécédents judiciaires, ont aussitôt été acheminés à la maison de force de Tsiafahy. Ce sont entre autres, le Général Raoelina et les Colonels Coutiti, Rabezandry, Andriamihoatra, Jadifara et Tsimiondra. Ils sont respectivement impliqués dans les affaires du 07 février, l’opération Taliban en juillet 2009 (attaque de la station Viva), préparation d’un complot à Ambohijanaka, et finalement l’affaire des bombes artisanales.

Avant d’en arriver là, samedi dans la matinée, le CEMGAM, le Général André Ndrianarijaona et tous les chefs de corps, ont tenu une réunion, sans doute, un véritable conseil de guerre avec le Président de la HAT, Andry Rajoelina, au Palais d’Ambohitsirohitra. Ils ont quitté les lieux sans rien révéler de l’objet de cette réunion matinale. Quoi qu’il en soit, samedi en début d’après midi, l’opération a été lancée. Les premiers coups de feu ont été entendus après des négociations menées par le CEMGAM et son staff. Une demi-heure après, le Général Noël Rakotonandrasana et le Colonel Charles Andrianasoavina, sont les premiers à sortir du camp, sans armes, les mains levées. A un moment, pourtant, tout le monde craignait le pire. Les mutins se trouvaient dans une base militaire et pouvaient disposer d’armements et même de partisans. Mais finalement, ils ne sont qu’une vingtaine et apparemment, n’avaient pas d’armes lourdes. Avec la fin de cette mutinerie, la semaine s’est terminée dans le plus grand soulagement aussi bien de la HAT que de l’Etat Major Général des forces armées.

Didi R.

Qui sont-ils ?

Colonel Jadifara : Ancien chef de sécurité auprès de l’Assemblée Nationale, leader des zana-dambo durant les moments forts de 2002, il est condamné par la justice lorsqu’il est impliqué dans l’opération Taliban en juillet 2009

Colonel Randriamihoatra et Commandant Ratsiorimanana : impliqués dans l’opération Taliban

Colonel Rabezandry : il est impliqué dans l’affaire Ambohijanaka (tentative de coup d’Etat)

Colonel Coutiti : Homme fort de Ratsiraka, il a déjà été condamné à perpétuité à Tsiafahy lorsqu’il a bénéficié d’une faveur présidentielle pour être placé en résidence surveillée.

Général Raoelina : homme fort de Ravalomanana, il a été Directeur de la Sécurité Présidentielle (DSP) et commandant du SMAD. Il détient de multiples fonctions militaires durant le régime Ravalomanana. Après la tuerie de 07 février, il est condamné par la justice et recherché dans toute l’Ile. Il n’est réapparu qu’à l’occasion de cette tentative de coup d’Etat.

Général Noel Rakotonandrasana : homme fort de Andry Rajoelina, il a participé activement au renversement du régime Ravalomanana. Il est nommé ministre des Forces Armées. Soupçonné de commanditer un coup d’Etat contre la HAT, il a été limogé.

Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina : homme fort de Andry Rajoelina, il est plutôt connu pour son irascibilité. Il a été l’un des Chefs de la FIS avant qu’il ne soit écarté d’Ambohitsorohitra lorsqu’il est soupçonné de concocter un coup d’Etat. Ce qui est actuellement confirmé...
Colonel Ramaharavo : il est connu pour être un proche de l’ancien Premier ministre Monja Roindefo
Entre temps Fetison Andrianirina, le pasteur Edouard et Zafilahy ont été transférés dans une destination inconnue selon la déclaration de leur avocat

A présent, les 53% des malgaches ayant participé au référendum du 17 novembre 2010, peuvent attendre les résultats de leur choix souverain avec plus de sérénité.

Au fait qu'en est-il du résultat ? :taux de participation : 52,33% , OUI : 73,33%, NON : 26,30% cela veut dire que 0,37% ont voté nul ou blanc, et que 47,67% ne se sont pas déplacé..

Le président (Andry Rajoelina) sort en apparence renforcé, pour le court terme. Mais pour le long terme, tant qu’il n’arrivera pas à avoir un rôle de rassembleur car, en fait, et c’est cela le problème, il a radicalisé ses adversaires politiques, et tant qu’il se trouvera dans cette situation, ce renforcement ne sera pas définitif.

Friday, November 19, 2010

Il faut évacuer les allentours du BANI

Que voulaient les mutins ?

On ne sait qui a primé, mercredi, aux yeux de l’opinion : le référendum ou la tentative de coup d’Etat ? En tout cas, la mutinerie des quelques généraux et colonels, retranchés dans le camp de la BANI (base aéronavale d’Ivato) et celui de RFI (Régiment des forces d’intervention) qui refusent de se rendre ou de négocier, semble être minimisée par le public. D’ailleurs, le fait que le « redoutable » colonel Coutiti fasse partie des mutins, a déçu plus d’un, et par conséquent devait réduire à néant ce petit capital de sympathie à l’égard des putschistes… En effet, selon des rumeurs, au cas où le coup d’Etat aurait réussi, Coutiti sera nommé au ministère de l’Intérieur. En clair, il va régler ses comptes : des dizaines de personnes (principalement des personnalités TIM) seraient incarcérées et également des journalistes. Dieu merci, le coup d’Etat fut un échec.

Un échec qui n’a pas du tout été apprécié par des chefs de l’opposition, d’ici et d’ailleurs. Il a été, en effet, prévu que les mutins, dès leur première déclaration, ont reçu l’ordre de « transmettre le pouvoir à Raymond Ranjeva » (sic). Ce qui n’a pas été fait, car des dissensions auraient eu lieu au sein des putschistes à Ivato. Un colonel aurait même dit qu’il est « contre d’offrir sur un plateau d’argent, encore une fois, le pouvoir à un Merina, d’autant plus que l’homme en question est un illustre inconnu en province… » (re-sic). Vrai ou faux, on ne le sait exactement. Toujours est-il que la préparation du putsch a été, dès le début, mal conçue...

A l’heure où nous mettons sous presse, l’aéroport d’Ivato est fermé. C’est là une « victoire » des mutins, puisque c’est l’un de leurs objectifs : paralyser, ainsi, le transport aérien aura des répercussions néfastes sur le tourisme et le commerce international. Hier, des agents d’Air Madagascar regrettent le manque d’initiative du gouvernement, en vue de maintenir les activités de l’aéroport.

Que pense la communauté internationale de cette tentative de coup d’Etat. Pour l’instant, ni l’Union européenne ni les Etats-Unis, encore moins l’Union africaine n’ont régi. Seule la France a fait hier une déclaration, à bien des égards, laconique : « La France condamne la tentative de coup de force militaire à Madagascar et appelle les autorités malgaches à résoudre la mutinerie en cours « dans le respect des droits de l’homme », a déclaré, jeudi 18 novembre, le ministère des Affaires étrangères français. « Nous condamnons toute tentative de coup de force militaire, qui ne ferait qu’accroître la crise malgache. La tentative d’hier (Ndlr : mercredi), qui a eu lieu alors que se déroulait le référendum, n’a pas suscité à notre connaissance de mouvement militaire », a relevé lors d’un point de presse la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages. « Les autorités malgaches déclarent contrôler la situation. Il leur appartient de résoudre au mieux cette mutinerie dans le respect des droits de l’homme », a-t-elle répondu alors qu’elle était interrogée sur le soutien de la France à un éventuel recours à la force pour mettre fin à la mutinerie ».

Une telle déclaration est loin de résoudre la crise malgache ou de calmer les esprits. D’après certains proches d’Andry Rajoelina, « le Quai d’Orsay aurait dû se taire, au lieu d’avancer « des âneries pareilles ». De quels droits de l’homme s’agit-il, alors que l’opposition projetait d’éliminer physiquement le président de la HAT. Celui-ci, apprend-on, aurait échappé à un attentat mercredi, car il a voté plus tôt que prévu : à 8 heures 20 du matin, au lieu de 10 heures ou 11 heures… Selon des indiscrétions, cinq individus lourdement armés - dont une femme - à bord d’une 305 Peugeot grise et d’une 4 L beige (un taxi ?), se sont postés devant le bureau de vote où devaient se rendre le couple Rajoelina. Mais en vain. »

Hier soir, en tout cas, le député français Raoult (enfin un vrai ami des Madagascar) a déclaré sur LCI qu’il va interpeller le nouveau ministre des Affaires étrangères et aussi celui de la Coopération sur la nouvelle donne qui vient d’avoir lieu dans notre île, à l’issue du référendum. Ce parlementaire comme Jacques Blache (président de Madagascar Développement Plus), qui ont fait fonction d’observateurs internationaux du referendum laissent ainsi entendre que Paris ne doit absolument pas abandonner Madagascar... Mais que fait l’ambassadeur de France à Antananarivo ?

De toute façon, les forces hostiles à Andry Rajoelina, dit-on, ne désarment pas : « Ils auront, tôt ou tard, la peau de TGV… ». A bon entendeur…

Face à la crise , l'état major essaie de négocier avant l'irréparable....


L'état-major de l'armée malgache a exhorté vendredi 19 novembre la population et les militaires au calme, assurant privilégier une solution négociée avec le groupe de militaires mutins qui a appelé mercredi au renversement du régime d'Andry Rajoelina. Dans la matinée, le gouvernement avait d'abord demandé aux civils vivant dans et autour de la caserne où sont basés les dissidents, à environ 15 km en périphérie d'Antananarivo, d'évacuer les lieux vers «un endroit plus sûr», laissant croire à l'imminence d'une intervention armée.
Tout d’abord il faut préciser qu’on ne sait pas exactement combien il y a d’officiers mutins qui sont encore retranchés dans le camp. On sait qu’ils sont au moins cinq. On ne sait pas exactement leur nombre aujourd’hui.

Ce sont les familles qui habitent sur la base, qui ont été chargées d’évacuer ce matin. Au contraire, devant le camp une petite foule s’était rassemblée. Elle a été dispersée depuis, par un très violent orage qui s’est déclenché à la mi-journée. Et puis avant cela, ce sont les gendarmes qui sont venus, pour repousser les badauds plus loin.

Il y a eu au moins une grenade lacrymogène qui a été apparemment tirée. Et c’est vrai qu’il y a eu du mouvement toute la matinée autour du camp. Les familles qui logent dans ce camp ont donc été évacuées. La présence militaire a été renforcée et les soldats filtraient les voitures ce matin, sur la route de l’aéroport. L’aéroport est juste à côté, à 300 mètres environ. Et même si certains vols ont été annulés, il n’y a pas eu de décision prise de suspendre le trafic aérien.

Sur la base aérienne, tout semblait calme vers midi, alors que plus tôt dans la journée, il y a eu beaucoup de va-et-vient. Le chef d’état-major est resté deux heures au camp avant de repartir. On ne sait pas si l’assaut est imminent, mais en attendant on négocie.
Le chef de l'état a annoncé:
"- Nous lançons un appel au peuple et aux éléments armées à rester calme

- Nous condamnant tout acte visant à semer les troubles au sein de l’armée, venant à compromettre l’unicité de celle-ci et pouvant mener à des affrontements de l’armée.

- Tout affrontement armé n’avantagera personne car cela engendrera d’énormes pertes sur les deux camps

- La négociation reste la meilleure solution à envisager

- Nous renouvelons de ce fait notre appel à nos frères d’armes à maintenir le dialogue et les négociations"

Un assaut est toujours possible si les négociations qui ont lieu, apparemment, n’aboutissent pas. C’est vrai que cette situation dure depuis trois jours maintenant. C’est quand même relativement long.

C’est vrai que l’armée malgache, en plus, est divisée. Parmi les mutins, on retrouve rassemblés des hommes qui s’étaient affrontés hier et qui sont les frères d’armes d’officiers qui eux, ne sont pas sortis du rang.

Alors, s’il y avait une issue dramatique à cette mutinerie, cela pourrait provoquer une nouvelle crise. D’ailleurs certaines unités de l’armée m’ont affirmé tout à l’heure, que s’il y avait assaut elles s’interposeraient.

L'attaque du camp militaire est imminente


La vingtaine d’officiers malgaches qui ont appelé à la mutinerie contre le régime en place le mercredi 17 novembre 2010, et déclarant suspendre les institutions de Madagascar, sont toujours retranchés dans leur caserne proche de l’aéroport d’Antananarivo. Le gouvernement a appelé ce vendredi matin la population a évacuer les environs de ce camp.
« Nous demandons aux familles qui habitent dans le camp militaire d'Ivato et aux habitants des environs de quitter momentanément les lieux et de rejoindre un endroit plus sûr ». Ce message du ministère de la Défense malgache tourne en boucle depuis ce vendredi 19 novembre au matin, sur les radios et télévisions de l'île.

La nuit aura été calme. Hier, une intervention nocture contre les mutins avait été évoquée, mais ne s'est finalement pas concrétisée. Les discussions avec les mutins étaient censées reprendre ce jour. Mais le régime doit se décider à agir tôt ou tard, sa crédibilité étant en jeu, d’autant que les militaires, réunis autour du général Rakotonandrasana persistent et signent et font mine de croire que le temps joue pour eux et que chaque jour qui passe, ouvre la porte à plus de ralliements qui, pour le moment, ne semblent pas venir.

Jeudi soir, les rebelles affichaient leur volonté « d’éradiquer le problème actuel ». Mais ce sont eux qui brouillent un peu plus les cartes, le pays étant déjà divisé. Ce nouvel évènement se rajoute encore à la confusion.

Ce vendredi 19 novembre, la deuxième session du Parlement de transition doit s’ouvrir. De quoi pouvoir soupeser le poids de la déclaration des militaires qui disaient la veille, sans doute prématurément, avoir suspendu les institutions.

Que compte faire Camille Vital ?
Ses marges de manœuvre sont serrées; en effet, il ne veut pas laisser la situation pourrir en faveur des mutins, par conséquent il doit agir vite, avec le risque de mécontentement des policiers et gendarmes. Il peut aussi monter un siège et compter avec la soif et la faim pour déloger les mutins sans trop de dégâts collatéraux mais cette hypothèse risque d'entrainer le mécontentement des riverains qui veulent réintégrer leur foyer, un nouveau front que le premier ministre veut éviter à tout prix.Mais à Madagascar tout est possible.

Au dernière nouvelle, les familles des militaires logées au sein du camp, sont actuellement évacuées par des véhicules de l'armée, même si un calme relatif règne dans le secteur , des éléments de l'Emoreg commencent à prendre position pour l'assaut final.

Thursday, November 18, 2010

Bon courage Julie

Bravo Valérie !!!!

Du grand talent
Les grisettes
Frottons
Mimie et la blonde
Tika en pleine répétition
La douce Mimie
Karysse en plein action
Holy Denise plein de sérieux et de charmes

Zenfants, fleurs et musiques







Que préparent les putchistes ?

Le premier ministre Camille Vital annonce vouloir déloger par la force les mutins d'ici 48h si les négociations n'aboutissent pas. Or les gendarmes et les policiers sont très réticents à l'idée de tirer sur ses frères d'arme. Si la situation perdure,
avec l'arrivée de Didier Ratsiraka samedi prochain, c'est à dire le 20 novembre, la situation risque de basculer dans le chaos total . Compte tenu de la faible participation des électeurs pour le référendum (48% en moyenne), la majorité silencieuse peut à tout moment se faire parler d'eux.
Avec le temps, la situation peut jouer en faveur de ces mutins, qui attendent pour voir, qui osera tirer le premier.

Wednesday, November 17, 2010

Ce mercredi 17 Novembre, tentative d'une mise en place d'un directoire militaire à Ivato


Le général malgache Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées et actuellement sans affectation, a affirmé mercredi 17 novembre devant la presse avoir « suspendu » les institutions. Cette déclaration restait apparemment sans effet à Antananarivo, la capitale, où la situation était calme dans l'après-midi. Des heurts ont toutefois opposé brièvement des gendarmes et quelques centaines de manifestants
hostiles au gouvernement près de l'aéroport, à proximité du camp militaire où le général s'est exprimé.

« A partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c'est un Comité militaire qui va gérer les affaires du pays », a affirmé le général Noël Rakotonandrasana.

Accompagné d'une vingtaine de militaires, l'officier s'exprimait au cours d'une conférence de presse organisée dans un camp militaire proche de l'aéroport d'Antananarivo, en périphérie de la capitale.

Cette déclaration était restée sans effet mercredi après-midi dans la capitale malgache où aucun déploiement militaire ou incident n'a été constaté. Elle intervient le jour-même de la tenue d'un référendum constitutionnel organisé par l'homme fort du pays Andry Rajoelina, première étape d'un processus de sortie de crise que conteste une partie de l'opposition.

« Nous sommes en réunion » à ce sujet, a réagi le Premier ministre Camille Vital, interrogé au téléphone par l'AFP. Nous essayons de trouver une solution pour apaiser la situation, car on ne veut pas perturber le référendum», a expliqué M. Vital. Avant d'ajouter : «Ils sont dans le camp, (Coutiti Ancelin, Charles Andrianasoavina, Raoelina,et Noël Rakotonandrasana ) ils sont au nombre de 18. (...) Il ne faut jamais sous-estimer personne mais notre souci est la bonne tenue du référendum ».

Que s'est-il passé exactement ?

Le référendum constitutionnel, son déroulement et ses résultats furent éclipsés hier par le « coup d’Etat d’Ivato ». D’autant qu’hier, en début d’après-midi, des organes de presse étrangères ont présenté le putsch comme réussi et ont déjà annoncé le renversement du régime de transition. C’était aller trop vite en besogne, car les forces « loyalistes » se sont assurés le contrôle de la situation et ont confiné les putschistes dans la caserne de la Bani (Base aéronavale d’Ivato). La situation n’a pas évolué dans la nuit d’hier, d’autant que les négociations annoncées entre les conjurés et le colonel Ravalomanana Richard, chef de l’EmmoReg, n’ont pas eu lieu. On en attend donc de nouveaux rebondissements ce jour.

Que s’est-il donc passé hier ? Vers treize heures, une demi-douzaine d’officiers de l’Armée, réunis à la caserne de la Bani ont proclamé un « coup d’Etat verbal ». Selon eux, leur mouvement dit Conseil militaire pour la Réconciliation nationale a pris le pouvoir et a suspendu toutes les institutions de la transition. Il s’agit d’officiers généraux ou supérieurs à l’air décidé et dont les plus connus sont le général Raoelina Jean Heriniaina, ancien chef de la sécurité du chef d’Etat Marc Ravalomanana et qui est en cavale depuis… deux ans. Le général Noël Rakotonandrasana, ministre de la Défense démis de ses fonctions en juin dernier et qui a ensuite rejoint les Raiamandreny Mijoro dans l’organisation de la conférence nationale. Le colonel Assolant Coutiti, pro-Ratsiraka notoire, libéré par Andry Rajoelina en mars 2009 de la prison de Tsiafahy et censé être en… résidence surveillée à Antsiranana. Le colonel Raberanto Alfred, de la 10ème promotion de l’Académie militaire et que l’on range parmi les pro-Ravalomanana. Le lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina qui fut le co-directeur des Forces d’Intervention spéciales (FIS). Ils sont secondés par d’autres officiers, sous-officiers et même des hommes de troupes qui s’engagent aussi dans cette aventure avec détermination.

On notera surtout que les officiers qui dirigent la mutinerie (à défaut d’être un putsch) sont issus des diverses factions de l’Armée proches de l’opposition, notamment les trois mouvances mais aussi la mouvance de Monja Roindefo. Les uns et les autres ont tenu ces derniers mois des conférences de presse et on sait, en gros, quelles sont leurs revendications : règlement rapide de la crise selon une formule consensuelle, respect des droits de l’homme (lors des opérations de répression des manifs), liberté de réunion et de rassemblement… S’exprimant hier en début de soirée, Andry Rajoelina a évoqué ces putschistes qui lui auraient adressé la menace suivante : la démission ou la mort. On croirait ces officiers en tenue de combat crispés sur leurs pistolets mitrailleurs. Les journalistes qui ont pénétré dans leur antre ont surtout rapporté ceci : ils font honneur à la boisson et à la bonne chère et rient beaucoup, d’autant que certains sont plutôt éméchés…

La suite probable des événements : ces officiers, dotés d’un certain rayonnement vont attirer un certain nombre de leurs pairs et leur effectif gonflera au fil des jours. Ils ne vont pas réaliser un coup d’Etat classique avec contrôle de la radio et de la télévision nationales ou prise du palais présidentiel. Apparemment, leur tactique est celle-ci : gonfler leur nombre afin d’exercer une vive pression sur le pouvoir. Après tout, Marc Ravalomanana aussi s’est enfui sans qu’aucun coup de feu n’ait été tiré contre le palais d’Iavoloha. Le régime de transition ne peut se permettre un assaut contre la Bani pour écraser les putschistes, cela accroîtrait les clivages dans l’Armée et pourrait rendre celle-ci ingérable.

Le mieux pour tous les camps, est de composer : que l’on mette un coup d’arrêt à un processus de sortie de crise trop unilatéral, et qui provoque effervescence et violence dans les rues mais aussi dans les casernes. Ensuite que l’on se mette autour d’une table pour dessiner les contours d’une solution politique acceptable pour toutes les parties.

Sinon, la population, qui endure une crise particulièrement pénible, devra encore verser des larmes. Et pas seulement à cause des lacrymogènes…
Adelson RAZAFY

Tuesday, November 16, 2010

L’avenir du monde sera plus instable que jamais dans les vingt prochaines années

Montréal, Correspondance - Réchauffement climatique, bataille de l’eau, prolifération d’armes, hausse d’actions criminelles ou terroristes : l’avenir du monde sera plus instable que jamais dans les vingt prochaines années, prédit un haut gradé de l’armée canadienne.
Le quotidien québécois Le Devoir a récemment dévoilé le contenu d’un rapport interne de la défense canadienne sur "l’environnement de la sécurité future", destiné à préparer ses forces armées à y faire face.

Rédigé par des experts et signé du major général S.A. Beare, chef du développement des Forces, puis approuvé en 2009 par l’état-major de la Défense canadienne, il analyse les grandes "tendances géopolitiques, socio-économiques, environnementales, technologiques et militaires actuelles et émergentes" ayant une incidence sur l’environnement de sécurité.

Si les menaces sont connues, certaines notes ne manquent pas de piquant et donnent une idée de l’évolution possible de l’appareil militaire canadien dans les prochaines années.

RISQUES DE DÉSTABILISATION

Alors que le gouvernement conservateur canadien de Stephen Harper traîne des pieds dans la lutte aux changements climatiques, les militaires prennent visiblement le problème beaucoup plus au sérieux !

Le rapport affirme ainsi que les changements climatiques "auront des conséquences catastrophiques", comme la fonte des calottes polaires et des glaciers, la hausse du niveau des mers, une désertification accrue, une baisse du rendement des cultures…

Avec la pénurie d’eau ou de nourriture, ces problèmes risquent de déstabiliser des régions entières, avec des afflux de réfugiés et de personnes déplacées, des tensions, voire des "combats intensifs". Les points chauds de la planète, selon un graphique, se situeront de plus en plus dans les zones proches de l’Équateur.

Le réchauffement de la planète provoquera des phénomènes météos de plus en plus violents qui "exigeront de fréquentes interventions militaires allant de missions de secours aux victimes de catastrophes naturelles à des opérations de stabilisation à grande échelle".

Dans la sphère géopolitique, les militaires estiment que les contestations de l’hégémonie américaine risquent de se développer. Ils suggèrent que le Canada conserve des relations étroites avec les États-Unis, y compris militaires, tout en cultivant "des relations saines avec les pays qui partagent ses vues".

Au chapitre des "tendances militaires et de sécurité", le rapport prédit "une prolifération des armements parmi de nombreux acteurs étatiques ou non". Confrontés aux menaces grandissantes d’acteurs "non étatiques déviants" (organisations criminelles, groupes terroristes, fanatiques…), le Canada et ses alliés auront du mal à anticiper leurs actions et verront leurs forces traditionnelles mises "à rude épreuve".

Ne suffisant plus à la tâche, les militaires devront, de l’avis des experts, collaborer davantage dans le cadre d’équipes élargies de défense et de sécurité, mais aussi coopérer avec d’autres ministères, partenaires de coalition et ONG.

Anne Pélouas (Le Monde)

Pas de 4L mais 2 millions d'ariary pour chacun des jeunes qui veulent monter leur entreprise

Le couple Rajoelina s’est rendu à Antanifotsy hier. L’occasion pour lui de réitérer la sensibilisation de la population pour se prononcer par la voie des urnes et d’honorer le devoir électoral. Le régime transitoire actuel réserve divers projets spécialement pour les jeunes afin de laisser un héritage solide et un avenir meilleur à la génération future », a-t-il soutenu. Ainsi, le président de la HAT a offert une somme de 2 millions d’Ariary pour chacun des jeunes d’Antanifotsy afin de les encourager à entreprendre et de réaliser leur projet. Ce district sera également classé parmi les prioritaires pour la réalisation des projets relatifs au domaine de l’éducation. Suite à la demande du Maire, Antanifotsy sera doté d’un bloc opératoire. Dans la foulée, le numéro Un d’Ambohitsorohitra a souligné l’importance des aides allouées aux Maires pour la défense des intérêts de la population. En ce qui concerne le référendum constitutionnel qui aura lieu demain, Andry Rajoelina d’expliquer que les électeurs peuvent se présenter aux urnes avec leur carte d’identité nationale même s’ils n’ont pas encore reçu leur carte d’électeur. A noter que la journée de demain a été déclarée journée chômée et payée.
Davis R

Les punaises de lit commencent à envahir Paris


Paris a toujours un temps de retard sur New York. C’est le cas pour les gadgets à la mode, mais aussi pour les nuisibles. Depuis l’été dernier, la Grosse Pomme est envahie par les punaises de lit (là-bas on dit bedbugs) ; eh bien les voilà qui débarquent dans la capitale française, révèle ce matin France Info.

“Ces petites bestioles d’à peine 5 millimètres prolifèrent en ce moment dans la capitale. Elles se cachent dans les draps, matelas et sommiers. Et il est très difficile de s’en débarrasser…”, prévient la radio. Le côté positif est que ces bestioles ne font pas dans la discrimination, explique un désinsectiseur professionnel, qui se dit débordé en ce moment : “Dans de tout petits appartements insalubres, dit M. Marcel, mais aussi dans de superbes lofts des beaux quartiers. Les punaises touchent tout le monde.”

Le problème, c’est qu’à New York, les bedbugs ont fait un malheur jusqu’à Broadway. Des magasins ont été forcés de fermer pour ne pas propager la contamination, même le siège des Nations unies serait touché. Car une fois installé dans les matelas, sommiers et vêtements, les punaises de lit sont très difficiles à déloger et très résistantes aux insecticides. Ajoutez à cela que la bébête se déplace très vite et que sa femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs durant sa courte vie et vous pouvez déjà sentir votre nuque vous démanger.

A Paris, la communication de la Mairie se veut rassurante et affirme qu’il n’y a pas d’invasion. Mais les services techniques municipaux, eux, disent y passer presque tout leur temps, explique France Info.

Monday, November 15, 2010

Tina et Seb de passage à dago



Le TGV fait le plein de OUI

Alors que l’ancien Premier ministre, Monja Roindefo, aurait essayé de faire une opération de charme à l’endroit des habitants de la Capitale samedi dernier, le Président Rajoelina, de son côté, a sillonné la partie Sud du pays et partout où il va l’ambiance a été chaleureuse avec la promesse d’honorer le devoir de citoyen dans le Référendum prochain, même dans la Région Atsimo Andrefana, fief de l’ancien locataire de Mahazoarivo.

Pendant près de 2 heures à Fianarantsoa, plus exactement au stade d’Ampasambazaha samedi dernier, le Président de la HAT, Andry Rajoelina apersuadé les habitantant de la hauteMatsiatra, venus en liesse au stade, de se rendre aux urnes le 17 novembre prochain pour ne pas laisser les autres choisir à leur place, car « ce projet de Constitution sera la base d’une République stable et pérenne ». Quant aux différents projets de développement, Haute Matsiatra bénéficie du même programme que le reste du pays, à savoir une nouvelle Cité d’habitation au système de vente - location pendant 5 ans et demi, un terrain synthétique avec piste en tartan, un hôpital aux normes internationales, et surtout un Centre de cancérologie dont les traitements seront gratuits. Sans attendre, les travaux commenceront dans un mois.
« Je vous offre ces infrastructures par amour parce que je vous aime et je ne vous ai pas oublié. Effectivement, Fianarantsoa constitue la partie oubliée des Régimes qui se sont succédé, toutes les infrastructures qui datent de la Première République en ont témoigné. Mais le régime transitoire est prêt à tendre la main aux jeunes Betsileo, ambitieux et fiers de l’être et Fianarantsoa ne sera plus délaissé », a annoncé le Président Andry Rajoelina. Et de continuer qu’ « un budget spécial sera alloué à la réhabilitation de la ville de Fianarantsoa pour l’année prochaine afin qu’elle ne soit pas à la traîne ». Et parallèlement, « les Tsena mora allègeront également le quotidien de la population locale à partir de la semaine prochaine », a – t – il continué.
Fianarantsoa reconnaissant
En sa qualité de Pds de la Commune urbaine de Fianarantsoa, Pety Rakotoniaina n’a pas manqué de demander au régime transitoire de prendre en charge le 12eme mois de salaires du personnel de la municipalité, d’une valeur de 60 millions Ar, les indemnités pour les veuves - veufs des fonctionnaires, ainsi que le paiement mensuel des indemnités des enseignants Fram au lieu de tous les deux mois. En outre, le Pds a insisté sur la promulgation d’un Décret permettant l’exploitation des bois pour que les artisans locaux puissent retravailler et reprendre leurs activités. Il n’a par la suite pas oublié de signaler que « Fianarantsoa vous sera reconnaissante car, sans vous Monsieur le Président, Pety Rakotoniaina et les détenus politiques seraient encore en prison à l’heure actuelle ». Pour sa part, le Général Dolin Rasolosoa a profité de cette occasion pour expliquer à l’assistance la raison d’être des deux Chambres du Parlement, dont il est le Président de la Chambre haute. Il a été également reconnaissant envers le Président Andry Rajoelina quant à la répartition des sièges au sein de ces Institutions.
Le Chef de la Région Haute Matsiatra, Benjamin Raharison, a, quant à lui, promis l’essentiel : « Un fort taux de participation à la prochaine élection est assuré pour la Région Haute Matsiatra ». Après le meeting de Fianarantsoa, le Couple présidentiel et son équipe ont regagné Toliara, Capitale de la Région Atsimo Andrefana où la population les a attendus avec une ambiance très chaleureuse. Lors du passage du convoi présidentiel dans toute la ville de Toliara, la population a brandi des feuilles de plante pour souhaiter la bienvenue au Président Andry Rajoelina et son épouse. Un geste d’hospitalité félicité par celui - ci.
6 projets pour Atsimo Andrefana
Comme dans les autres villes, le Président Rajoelina n’est pas venu à Toliara les mains vides. La Région Atsimo Andrefana sera dotée de 6 grands projets et infrastructures, entre autres la construction d’une piscine olympique dans la Ville du Soleil. C’est une grande première à Madagascar. « C’est vraiment important car je suis convaincu que le sport individuel peut également conduire Madagascar au développement. Ce projet est spécialement dédié aux jeunes de Toliara qui constituent le levier du développement du pays », a souligné l’homme fort de la Transition. La construction d’un Stade olympique, comprenant un terrain synthétique et une piste d’athlétisme en tartan, répondant aux normes internationales, ainsi que d’un nouveau Centre hospitalier aux normes internationales pouvant rivaliser avec les Centres hospitaliers des autres pays développés, figurent également au programme de l’équipe de la Transition pour la ville de Toliara. « L’actuel régime de Transition a toujours fixé comme objectifs de sauver des vies, d’apporter des précieuses aides à toute la population malagasy et de veiller à l’intérêt de tout un chacun. C’est pourquoi, la Transition priorise la santé publique », a précisé le Président de la Hat.
La ville bénéficie également de la mise en place du « Tsena mora mitsinjo ny Malagasy » à Toliara où les produits de première nécéssité à bas prix seront également mis en vente aider et alléger la charge quotidienne de chaque ménage, la construction de nouveaux logements payés par le système de vente - location pendant une durée de 5 ans et demi, l’adduction d’eau potable dans toute la partie Sud de Madagascar, première victime de la famine.
Ainsi, 10 camions chargés de 600 tonnes de vivres et de médicaments vont être envoyés, à partir d’hier, dans certains villages touchés par la famine. D’ailleurs, pour le dimanche 14 novembre 2010, le Couple présidentiel s’est déplacé à Ampanihy pour tendre la main à ceux qui souffrent du « kere ». Concernant la sensibilisation pour le Référendum du 17 novembre prochain, c’est – à - dire dans 3 jours, le Président de la Hat a réitéré que « ce Référendum constitutionnel est une phase décisive pour l’avènement de la 4e République et la tenue de cette élection permet également à tout citoyen de préparer un avenir meilleur et plein d’espoir pour Madagascar. Il appartient ainsi à toute la population malgache de prendre en main l’avenir de la génération future ». Et lui de noter que « ce n’est nullement une coïncidence si les jeunes ont décidé de se lever, au moment même où le pays célèbre le Cinquantenaire de l’Indépendance et le Centenaire du premier Président de la République de Madagascar, pour mettre en place un vrai changement dans le pays. C’est un bon signe pour nous quant au guide vers les prochains 50 ans de développement et de changement majeur ».
Recueillis par Corinne Razafiarisony

Sunday, November 14, 2010

La bière Skol de la Nouvelle brasserie de Madagascar sur le marché en 2011


La bière Skol de la Nouvelle brasserie de Madagascar sera présentée dans une semaine. Mais les produits n'arriveront sur le marché qu'en 2011.

Les amateurs de bière l'attendaient depuis plus d'un an. La marque Skol de la Nouvelle brasserie de Madagascar (NBM) sera presentée dans une semaine. L'usine d'Ambatolampy sera également inaugurée à cette occasion. Les invitations aux différentes festivités sont déjà entre les mains de leurs déstinataires. Une information qui confirme ce qui a déjà été annoncée dans nos colonnes, il y a quelques semaines. La NBM a reçu son autorisation d'exploitation après un long bras de fer avec l'État. Ses actionnaires, côtés en bourse, l'ont déjà annoncé au milieu financier international. Mais les produits n'arriveront réèllement sur le marché qu'au début de l'année 2011.

Concurrence

« Techniquement, nous n'avons pas pu disposer du temps nécessaire pour terminer le procédé de fabrication de la bière depuis la notification officielle de notre autorisation d'exploitation. Ce qui retarde le lancement commercial des produits », explique-t-on du côté de la NBM.

Skol est une marque internationale d'origine danoise et présente dans six autres pays d'Afrique, avec 500 millions de consommateurs dans le monde. La NBM sortira deux versions de Skol. La première, baptisée Skol 1, aura un taux d'alcool de 1 % et se distinguera par son étiquette jaune. La deuxième aura un taux d'alcool plus fort avec une étiquette de couleur or. Si rien n'a changé depuis leur première présentation, en juillet 2009, les produits seront vendus dans des bouteilles de 50 cl. Skol est à base de malt, de maïs et d'eau de montagne.

Cette deuxième campagne de lancement sera probablement la bonne pour les bières Skol. Au milieu de l'année 2009, une première campagne a dû être arrêtée en cours de route pour des raisons procédurières. L'État avait reproché à la NBM de ne pas avoir suivi la démarche nécessaire pour ce type d'investissement. Des longs échanges de persuasion a suivi. Le problème est donc finalement résolu un peu moins de deux ans après.

L'arrivée de Skol installe la concurrence sur le marché local de la bière. Elle sera la deuxième marque locale après la THB de la Société tananarivienne de réfrigération. Ce sont surtout les consommateurs qui se réjouissent de cette situation car ils auront désormais le choix entre deux produits. Par ailleurs, le début de la commercialisation de Skol signife la reprise de travail pour une centaine de personnes. Elles étaient obligées d'être mises en chômage technique au début de cette année après plusieurs mois d'attente pour la commercialisation de Skol.
Mahefa Rakotomalala

La charité égoïste : pourquoi l'aide internationale enfonce l'Afrique au lieu de la sauver

Le business de la charité en Afrique a toujours eu ses détracteurs. Voyez par exemple l'admirable Dark Star Safari de Paul Theroux. L'écrivain voyageur ne cesse de brocarder ceux qu'il appelle « les agents de vertu » - parce qu'ils sont arrogants, qu'ils vivent comme des satrapes, et qu'au mieux ils ne servent pas à grand-chose…


Dambisa Moyo pousse le bouchon carrément plus loin : non seulement l'aide internationale n'a guère montré son utilité en Afrique, mais c'est probablement la véritable responsable de la stagnation, voire de la régression du continent.
La thèse en fait n'est pas nouvelle : on l’a déjà trouvée vigoureusement exprimée sous la plume de spécialistes du développement comme Paul Collier (The Bottom Billion Why the Poorest Countries are Failing and What Can Be Done About It), William Easterly (The White Man's Burden: Why the West's Efforts to Aid the Rest Have Done So Much Ill and So Little Good) Peter Bauer (Dissent on Development), ou encore l’historien anglais Niall Ferguson. On pourrait même remonter jusqu'à Dickens, qui dans Bleak House a fait le portrait hilarant et tragique à la fois d'une Mrs Jellyby, qui sacrifie sa vie et son foyer pour la promotion d'un projet africain totalement fumeux qui finira en débâcle.


La différence réside cette fois-ci dans la légitimité irrécusable de l’auteur. D'abord il s'agit d'une jeune et ravissante zambienne, avec un CV magistral (Oxford, Harvard, la Banque Mondiale, Goldman Sachs). Ensuite, la thèse est puissamment étayée. Dambisa Moyo démontre point par point l'implacable corrélation qui unit l’aide internationale à la corruption, aux conflits politiques ou ethniques, à l'inflation, et surtout à l’annihilation de toute forme d'esprit d'entreprise. Non seulement une (grande) partie de l’aide a été détournée, mais en plus cet argent a enclenché un cercle vicieux . Il a permis aux gouvernements corrompus de se maintenir au pouvoir, tout en empêchant l'émergence d'un État de droit, ce qui a découragé les investissements privés, donc bridé la croissance économique, donc augmenté la pauvreté. Et de fait, considérez ces quelques chiffres : l’aide internationale pour l’Afrique - 300 milliards de dollars depuis 1970, ou encore une contribution de plus de 1000$ par habitant de la planète depuis 1940 - représente en moyenne 13% du PNB des pays africains. Pourtant, probablement au moins 50 % des montants versés ont été exfiltrés vers des comptes bancaires hors d'Afrique ; et la pauvreté en Afrique a doublé plus que doublé en 20 ans, alors qu’elle a diminué ou disparu dans tous les pays du tiers-monde (notamment en Asie) qui se sont dépris de l'aide internationale. C’est le cas de la Corée du Sud et du Ghana. Même chose en ce qui concerne l'espérance de vie, le taux d'alphabétisation, ou les autres indicateurs socio-économiques : à chaque fois l'Afrique, qui est de loin le principal récipiendaire d'aide internationale, montre une régression alors que le progrès est presque partout ailleurs la règle.


Ah ! disent les bons esprits ; mais c'est par ce que les institutions démocratiques ne sont pas encore au point en Afrique. Erreur : il y a certes un lien entre croissance économique et démocratie, mais la causalité fonctionne dans l'autre sens : c'est en fait la croissance qui promeut la démocratie et non l'inverse. Alors que propose donc Mlle Moyo ? À vrai dire rien de fulgurant : un mixte de recettes éprouvées : soumettre toute aide à des « conditionnalités » clairement précisées, encourager l'investissement privé, notamment par le biais de la micro finance, développer les marchés financiers locaux, lutter contre la corruption par tous les moyens, etc. Curieusement, elle oppose aussi la naïveté intéressée des fonctionnaires qui distribuent l'aide internationale à l’attitude pragmatique et « business » des chinois. Ceux-ci ont déjà investi plus de 100 milliards de dollars en Afrique, sans beaucoup se préoccuper de considérations morales, sociales, ou écologiques ; mais ils font tourner des usines qui génèrent des salaires et des exportations. Et surtout, Mlle Moyo recommande que la communauté internationale envoie un message clair aux Africains : les flux d'argent se tariront un jour ou l'autre - préparez-vous dès maintenant !
Et c'est un message qui est plutôt bien reçu en Afrique. Beaucoup de journalistes africains l'ont repris – par exemple l’ougandais Charles Onyango-Obbo dans The East African (« Oui, l'Aide va mourir, et moi-même je ne me sens pas trop bien ! »). On pourrait appeler cela l’approche Plan Marshall, ou, pour rester dans l'actualité, plan de relance : un peu d’aide pour doper l'économie, mais surtout pas trop, par crainte d'accoutumance.
Dans le récit de sa traversée de l'Afrique, Paul Theroux évoque une mésaventure dans le désert soudanais. Il se fait agresser verbalement par un paysan en mal d'irrigation : « Vas dire à Bush qu'il nous offre une pompe ! ». Et Theroux de se faire cette réflexion : « Non, ce n'est pas une bonne idée. Il faudrait leur fournir aussi de l'essence, des pièces détachées, des techniciens. Et puis fatalement le truc finirait par lâcher un jour. Il vaut mieux qu'ils creusent eux-mêmes un nouveau puits ». A moins que les Chinois ne s'en chargent.


Dead Aid, de Dambisa Moyo, Allen Lane, récemment traduit en français sous le titre L'aide Fatale chez JC Lattès

Une loi de 1803 annule le mariage de leur fils

C'est vraisemblablement du jamais vu selon un avocat.

Un jeune homme de 25 ans demeurant à Meylan (Isère) devait se marier aujourd'hui avec son amie hongkongaise.

Mais ses parents se sont opposés à cette union. Pour cela, ils ont fait appliquer l’article 173 du code civil datant de 1803, rapporte Le Dauphiné.

Le texte précise que le père, la mère, et, à défaut les aïeux, peuvent former opposition au mariage de leurs enfants et descendants, même majeurs. C'est un huissier qui a notifié la nouvelle au couple.

Les relations entre le jeune homme et ses parents se sont dégradées depuis qu'il fréquente sa petite amie actuelle.

Il va falloir que le couple fasse lever l'opposition devant le tribunal de grande instance. En attendant, le mariage qui devait avoir lieu aujourd'hui a dû être annulé alors que 50 convives étaient attendus.