Saturday, November 06, 2010

Friday, November 05, 2010

Rajoelina récompense Dada Randria


Impossible pour les habitants de la capitale de ne pas repérer cet aveugle qui joue des airs religieux sur l’escalier d’Antaninarenina. Des airs qui, de par notamment leur aspect mélancolique, suscitent la compassion de plus d’un. Et ce, jusqu’à la plus haute hiérarchie de l’administration publique dans le pays.

« Dans mon enfance lorsque mon père m’emmenait à Antaninarenina, j’étais toujours impressionné par cet aveugle qui jouait de l’accordéon et lisait la Bible en braille », confie d’ailleurs Andry Rajoelina en rendant visite à Dada Randria.

C’est en effet le nom de cet handicapé, aujourd’hui très âgé, que l’émission télévisée intitulée « Olom-pirenena mendrika » a choisi comme personnage de son reportage. Un citoyen méritant qui en dépit de son handicap, a gagné sa vie en jouant uniquement de son instrument de prédilection et avec la Foi.

Dada Randria a toujours rêvé d’avoir sa propre maison. Un vœu que, de toute évidence, lui n’est pas en mesure de réaliser. Mais que le petit Andry devenu aujourd’hui Chef de l’Etat a exaucé en lui construisant sans qu’il soit au courant de rien, d’une maison traditionnelle du côté d’Andavamamba.

En lui rendant visite, quelques jours après l’installation de Dada Randria dans sa nouvelle demeure, Andry Rajoelina et son épouse lui offrent en plus un panneau solaire pour l’éclairage. Cérise sur le gâteau, celui que la Télévision nationale a élevé au rang des « olom-pirenena mendrika » (citoyens méritants), n’était pas au bout de sa surprise quand le couple présidentiel lui offre un nouvel accordéon.

Comblé, Dada Randria n’a pas manqué de transmettre des doléances que bien de citoyens partagent comme l’éclairage ou encore une maison bien à soi. Des souhaits devant lesquels le Président de la HAT ne sera certainement pas sans doute pas aveugle. Il semble d’ailleurs avoir lâché les mots logements sociaux et panneau solaire lors de son entretien avec Dada Randria.

Dada Randria a été la vedette hier soir en émouvant les téléspectateurs. Les observateurs n’ont cependant pas manqué de trouver une nouvelle approche d’Andry Rajoelina qui veut donner l’image d’un dirigeant proche du peuple, peu soucieux des turbulences politiques. Une démarche qui n’est pas sans rappeler une autre qu’a prise Valéry Giscard d’Estaing à son élection à la Présidence française, en 1974. Le plus jeune à occuper cette fonction, il a inauguré un nouveau style de contact avec le peuple en allant dîner chez les Français dont le plus célèbre fut le dîner offert par le pompier Fuchet et son épouse.

Des fouilles spectaculaires à Ivato



Des passagers de l’aéroport international d’Ivato se plaignent des agissements des éléments de la Gendarmerie affectés dans cette zone sensible. Après avoir procédé à des fouilles physiques des passagers au bas de la passerelle de l’avion, les éléments du béret noir ont, de nouveau « inventé » une mesure afin de sécuriser l’aéroport.

En effet, depuis quelques jours, les Gendarmes ont fouillé les passagers ainsi que leurs bagages dans le parking des voitures, c’est – à - dire, avant mêmel’enregistrement des passagers et leurs bagages. C’était le cas des passagers du vol de la compagnie Air Mauritius, mardi après - midi dernier, à destination de l’île Maurice. Mais, aucune anomalie n’a été signalée.
Ces « fouilles très spéciales », qui notons - le, n’existent qu’à l’aéroport international d’Ivato, ont provoqué l’ire des passagers. Pourquoi a – t - on procédé à des fouilles des passagers alors qu’ils n’ont pas encore effectué leur enregistrement ? s’interrogent les observateurs. Et si on trouve des devises ou autres objets de valeurs dans les bagages des passagers, est - ce qu’ils sont en infraction vis – à - vis de l’Administration alors que l’acte n’est pas encore consommé ?
Image… ternie !
Pour l’instant, aucun passager ni compagnie aérienne n’a déposé de réclamation auprès des autorités compétentes, mais de tels agissements de la Gendarmerie vont certainement ternir l’image de notre pays aux yeux du monde entier. Des touristes pourraient boycotter la destination Madagascar.
Plus d’un s’interrogent s’il s’agit d’un ordre émanant du Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le Général Randrianazary, ou du Commandant de la Gendarmerie, le Général Bruno Razafindrakoto ou plutôt d’une initiative personnelle du patron des éléments de la Gendarmerie de l’aéroport d’Ivato. Selon une source proche de la Gendarmerie, la mission principale des bérets noirs est, tout d’abord, d’assurer la sécurité du périmètre de l’aéroport ainsi que celle des appareils et des passagers. Actuellement, une ambiance malsaine règne dans cet aéroport à cause d’un empiètement de tâches entre les Gendarmes, les Policiers et les Douaniers. La balle est dans le camp de l’Acm (Aviation civile malgache) pour qu’un climat d’apaisement règne dans cette zone très sensible. Que chacun assume ses responsabilités pour que les passagers et les appareils soient en sécurité. Une enquête mérite d’être menée à Ivato pour en savoir beaucoup plus sur les tenants et aboutissants de ce cafouillage qui risque de s’envenimer si …

Wednesday, November 03, 2010

Pas de développement rapide sans énergie bon marché

(MFI) L’accès à l’électricité est un problème majeur en Afrique. Le continent – qui représente 15 % de la population mondiale – est le moins électrifié du monde, avec seulement 3 % de la consommation électrique de la planète.

Pour poursuivre son développement, l’Afrique doit résoudre un problème majeur : l’accès à l’électricité. Le continent – qui représente 15 % de la population mondiale – est le moins électrifié du monde, avec seulement 3 % de la consommation électrique de la planète. Un chiffre à nuancer selon les régions : l’Afrique du Nord est électrifiée à plus de 90 % et l’Afrique du Sud, à elle seule, représente près de la moitié de l’électricité produite. C’est donc l’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, qui est la plus en retard, avec 48 pays - 10 % de la population mondiale - qui ont des installations électriques équivalentes à celle de la Pologne.

Problème numéro un : les coupures électriques intempestives. Le Sénégal en fait régulièrement les frais, et bien d’autres pays comme la Guinée, qui avait rebaptisé sa société nationale (la SNE à l’époque) « société de la nuit éternelle »... Des coupures gênantes pour les usagers. Et bien sûr significatives de l’état de délabrement des sociétés nationales d’électricité africaines.
« Mutualiser pour attirer l’investisseur »

Pour l’économiste Marc Raffinot, spécialiste de l’électricité en Afrique, les sociétés étatiques « manquent de gouvernance. Je parle de corruption non seulement dans les sociétés d’électricité, mais aussi dans les ministères de l’Énergie. C’est pour cela que personne n’a jamais voulu essayer d’améliorer la gestion de ces entreprises. » Et d’appeler à « un meilleur cadre institutionnel pour renforcer le secteur ».

Meilleur cadre institutionnel, meilleur cadre juridique et meilleure planification des politiques publiques afin de susciter l’intérêt des investisseurs potentiels... Certes, mais pas seulement. Les investisseurs en question attendent surtout, par définition, la rentabilité. Or les pays africains ont des marchés pour la plupart limités soit parce qu’ils sont petits en superficie soit que leur population est réduite.

Pour Christine Heuraux, chargée de l’accès à l’énergie à EDF (auteure d’un livre intitulé Electricité au cœur des défis africains), l’Afrique qui a de nombreuses ressources énergétiques aurait intérêt à les « mutualiser pour attirer l’investisseur ». Dans le cas de la fabrication d’un barrage, l’électricité produite ne pouvant être consommée sur place faute de marché, pourrait alors être exportée vers les pays voisins.

Mettre en commun régionalement la production et la distribution de l’électricité. Une solution que les huit pays de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) viennent justement de décider, avec la mise en place d’une politique commune d’investissements d’ici 2020.

Cette mutualisation des réseaux va de pair avec l’arrivée de grands groupes. Permettra-t-elle pour autant d’atteindre les populations rurales les plus reculées ? L’électrification des campagnes est en effet plus difficile et plus coûteuse, les populations étant à la fois dispersées et éloignées des centres économiques. D’où le taux d’électrification rural - inférieur à 5 % dans 17 pays d’Afrique subsaharienne.

Plusieurs pistes sont cependant envisagées, comme au Maroc où un plan d’électrification rurale fondé sur l’énergie solaire a doté les petits villages de panneaux photovoltaïques. Le Mozambique s’est aussi vu récemment allouer un prêt de 35 millions de dollars par la Corée du Sud, destiné à la construction de trois centrales solaires. Des infrastructures qui devraient lui permettre de renforcer ses capacités électriques, alors que seulement 2 % des zones rurales et 22 % des zones urbaines sont électrifiées.
Les entreprises attendent un retour sur investissement

L’énergie, qu’elle soit solaire ou hydraulique, offre ainsi des opportunités. Mais les entreprises attendent un retour sur investissement. Au Botswana, la société nationale d’électricité met en place un nouveau système pour atteindre les endroits les plus reculés. « Il s’agit de découper le pays en un certain nombre de zones qui seront attribuées à des franchisés, explique Christine Heuraux. Localement, sur des petits territoires bien délimités, ce sont ces franchisés qui apporteront l’électrification, sous forme de panneaux solaires ou encore de bouteilles de gaz, et en répondant au cas par cas aux besoins des populations locales ».

Les organisations non gouvernementales présentes ne peuvent pas faire l’économie de certains impératifs financiers. « On ne cherche pas la rentabilité, explique Anne-Cécile Mailfert, déléguée générale de l’ONG Blue Energy, qui s’occupe d’électrification dans les pays en développement, et particulièrement dans les petits villages très isolés. Par contre, il faut que la maintenance puisse être financée par les populations. Et pour cela, il est nécessaire de construire tout un projet de développement, afin de permettre de générer des revenus grâce à l’électricité et donc de payer la maintenance. Il faut notamment travailler avec d’autres organisations, former les acteurs locaux et nationaux... Tout cela a un coût très important, mais c’est indispensable pour la pérennité du projet ».

Qu’il s’agisse de projets décentralisés pour l’électrification rurale ou de projets régionaux à plus grande échelle, le problème est toujours le même. La Banque mondiale estime que pour répondre aux besoins électriques de l’Afrique, il faudrait investir 40 milliards de dollars chaque année pendant vingt ans. On n’en est actuellement qu’à 11 milliards : quatre fois moins.

MFI / Avec David Baché

Zen et cool












System"D"








Ravalomanana battu par Sarkozy



Nicolas Sarkozy a commandé un nouvel avion pour ses déplacements présidentiels. Chambre, centre médical ou salle de réunion : découvrez tous les équipements de ce véritable palais volant qui effectuera son premier vol en octobre 2010.
Pour ses déplacements présidentiels, Nicolas Sarkozy a commandé un nouvel Airbus A330-200. Depuis le 1er juin, l'avion est pris en charge à l'aéroport de Bordeaux - Mérignac par la société Sabena Technics pour opérer sa transformation.
Seize mois de travail seront nécessaires pour faire de cet Airbus un véritable bijou de technologie au service du président. Nicolas Sarkozy, soucieux de son image, a préféré un avion d'occasion, racheté à la compagnie Air Caraïbes, qui a onze ans de vol à son actif, à un neuf beaucoup plus cher.
Au total, 180 millions d'euros ont été déboursés pour l'achat de l'appareil et pour son aménagement, comme le révèle le magazine ''Capital''.
L'avion actuel, un Airbus A319, n'a un rayon d'action que de 6 800 km, soit à peine de quoi traverser l'océan Atlantique sans escale.
Le nouvel Airbus permettra, lui, de parcourir 12 500 km d'une traite.

Avant d'arborer la cocarde tricolore sur son fuselage, il a volé sous pavillon suisse, puis pour une compagnie caribéenne. Entièrement désossé, il a été réaménagé et décoré aux frais du ministère de la Défense, dans les locaux d'Airbus, à Toulouse, par la société Sabena Technics.

Cigares à bord

Dans sa version VIP, le Air Sarko One compte désormais une soixantaine de fauteuils de type classe affaires, contre 324 en version bétaillère. Sarko disposera d'une chambre et d'une salle de bains. Sarkozy voulait absolument une baignoire. Et il n'a pas été facile de lui faire admettre qu'en cas de turbulences, une trop grande quantité d'eau risquait de se répandre dans l'appareil. Mais comme Sarkozy ne voulait pas d'une banale douche, il a fallu installer une baignoire sabot. Autre pomme de discorde: la possibilité pour Sarkozy de fumer à bord. Et donc l'obligation de repenser entièrement le système de capteurs de fumée.

Les ministres n'auront pas le droit d'utiliser ce beau jouet. Sauf en cas d'urgence, et avec l'accord de l'Elysée. "Mais le président reste, bien entendu, prioritaire", précise un conseiller du Château. Or, comme Sarko a la bougeotte, il est très souvent "prioritaire".
Pourtant, le 13 octobre 2009, interrogé par la commission des Finances, Christian Frémont, directeur de cabinet du Président et comptable élyséen, précisait, sans rire, au sujet du renouvellement de la flotte gouvernementale: " 2 Airbus sont mis à la disposition des ministres qui en font la demande. Ce sera le cas du prochain avion." Promesse en l'air ...

Tuesday, November 02, 2010

Trafic de drogue sur La Réunion: Saisie de 15 000 comprimés d'Artane en provenance de Madagascar



Plus de 15 000 cachets d'artane en provenance de Madagascar ont été retrouvés à l'aéroport international de Gillot, à La Réunion.


15 000 cachets d'artane ont été saisis à La Réunion dans les bagages d'une adolescente de 15 ans qui a passé ses vacances sur la Grande Ile. Elle était accompagné de son cousin qui a été mis en garde à vue au commissariat de Saint-Denis. Dans la foulée, la mère et l'oncle de l'adolescent ont aussi été appréhendés, soupçonnés d'être complice du trafic. Le père de la victime, quant à lui, est resté à Madagascar mais est soupçonné d'être le cerveau de l'affaire.

La valeur des cachets découvertes est estimée à 55 000 Euros. L'interpellation de toutes les personnes sus-citée tient du fait que ce montant est estimé "trop conséquent pour qu'une simple vacancière puisse l'avoir" a estimé le douanier à l'aéroport de Gillot. L'enquête suit actuellement son cours.

L'Artane est considéré comme l'ecstasy des pauvres. Consommé avec de l'alcool et/ou du cannabis, il donne un sentiment de toute puissance, amenant l'individu au passage à l'acte. Mais à côté de cela, ce produit sera consommé par 15% des adolescents afin de remplacer ce que les médecins qualifient d'"émotion non élaborée" par des sensations. Certains spécialistes parlent de "lifting psychique".

Tout d’abord il est important de rappeler que l’Artane est une drogue antispasmodique qui est prescrite contre la maladie de Parkinson, ou contre les effets secondaires lors de la prise de certains neuroleptiques. "En pharmacie, le produit coûte 3 euros. Mais il sera revendu 6 euros par le dealer", selon le docteur Jean-François Daffreville, de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie. Ce produit a des effets secondaires: vision brouillée, bouche sèche, nausée, énervement. Mais il a un effet euphorisant, qui, associé à l’alcool et/ou au cannabis est également "désinhibant". Autrement dit, il facilite le passage à l’acte. Il n’entraîne pas de dépendance physique. Mais associé à l’alcool, le consommateur peut croire qu’il est dépendant au produit, et le consommera dès lors pour se sentir mieux. Outre le fait que ce produit sera consommé par des jeunes, pour se donner le courage d’aller voler ou de vandaliser, il est également consommé par des personnes en détresse. "Lors de l’adolescence, le jeune se cherche, et ressent le besoin de transgresser. Et la plupart d’entre eux finiront par trouver leurs marques. Mais 15% d’entre eux, tout milieux confondus, vont avoir une consommation régulière qui leur donnera l'impression de trouver un réconfort", souligne le docteur Daffreville. Ces jeunes Réunionnais qui vont consommer quotidiennement l’Artane sont en détresse psychologique. Bien souvent, ils sont victime de violences sexuelles ou autres… Les enfants de parents divorcés, se sentant responsables, on encore les enfants adoptés, ayant un sentiment d’abandon, vont rechercher "la défonce anti-pensée". Sachant qu’il y a désormais d’autres produits, plus efficaces et avec beaucoup moins d’effets secondaires contre la maladie de Parkinson, il paraît opportun de restreindre la vente de ce médicament. Dans un contexte où ce produit est largement détourné de sa première utilité, qu’attendent les instances médicales pour réagir ?

Randonnée à Ambohitrabiby












Ambohidrabiby

Ambohidrabiby fait partie des 12 collines sacrées de l'Imerina et était le chef-lieu des Mandiavato et la capitale du royaume de Ralambo 1575 1610 qui partit d'Alasora.

La naissance miraculeuse de Ralambo

Pour imposer son autorité, Ralambo disposa de la réputation que lui procura une naissance inespérée et quasi miraculeuse. Fille du roi d’Ambohidrabiby, sa mère, Ramaitsoanala, “Dame verte/noire en forêt”, était aussi bien l’héroïne d’un mythe. Dans celui-ci, Imaitsoanala est la célestielle fille d’une divinité marine, dame Oiseau ou Ivorombe.
Après de multiples épreuves dues aux deux épouses terrestres du Prince et contre la volonté mais avec l’aide de sa mère oiseau, elle défit ses rivales et devient la seule épouse d’Andriambahoaka, “Prince du peuple des embouchures”, qui l’aimait, et donna naissance à un garçon, également appelé Andriambahoaka. Elle sera donc à l’origine d’une nouvelle dynastie ressourcée en mer et dans sa célestialité, tandis que ses deux rivales avaient prouvé leur terrestre stérilité.
Auréolée d’une telle histoire, Ramaitsoanala, dès lors appelée Randapavola, ne pouvait donner naissance à un prince dans les conditions de la commune humanité. La procréation
fut d’ailleurs difficile. La naissance de Ralambo suivit six échecs (fausses couches et mort en bas âge) qui furent autant d’épreuves.
Pour sa septième grossesse le chiffre sept étant ici celui de la mort, il fallut un devin pour savoir où l’accouchement aurait lieu. Ce ne pouvait pas être sur la rive Sud de l’Ikopa où se situe Alasora, mais sur la rive Nord, là où se trouve idéalement la direction du pouvoir, sans pouvoir être non plus chez ses parents, à Ambohidrabiby, comme l’aurait voulu la coutume populaire.
Ce fut à Ambohibaoladina, non loin d’Ambohimalaza, qu’elle accouchera dans une maison en forme de bateau (kisambosambo) que ses suivants avaient édifiée et qui évoquait les bateaux
transocéaniques des origines. La délivrance eut lieu au premier jour du mois du bélier (Alahamady) et Randapavola devint Rasolobe, “Grande Princesse relique”, seule remplaçante
des anciennes reliques.
Un sanglier (lambo), dit la tradition populaire, vint traverser la maison et donna son nom au nouveau-né. Mais il semble bien qu’il s’agisse là d’une réinterprétation, et songeant, dans le contexte, à ses rapports avec le zébu, on ne peut que penser que le souvenir du Sud-Est asiatique était toujours vivace et que, dans ce cas, lambo signifie “bœuf”, comme dans la langue des origines.
Jean-Pierre Domenichini et Bakoly D. Ramiaramanana

Ralambo et l’Imerina ambaniandro

Mettant en évidence l’erreur de la pensée théorique dominante qui avait cru pouvoir poser que les sociétés de l’oralité n’avaient pas d’histoire ou, si elles en avaient une, que ce ne pouvait être qu’une histoire répétitive, illustrant de façon “cyclique” une servile soumission à une tradition que l’on croit figée, l’histoire des Hautes Terres centrales, au XVIe siècle, est marquée par l’émergence du Royaume Imerina. Après sa victoire sur les Manisolta d’Alasora, Andriamanelo, dit la tradition royale, déclara :
“Les Vazimba sont désormais partis, engagés sur le chemin de l’exil. L’usage des sagaies a permis de les vaincre et, immanquablement, deviendront miennes toutes ces terres soumises au jour, car seul peut dominer le soleil.”
C’est ce programme, moteur de la marche triomphale des andriana dès avant le temps d’Andrianerinerina, qu’il mit en œuvre et que Ralambo, soutenu par le peuple hova “également fidèle à la mémoire d’Andriamanelo”, se fit un devoir de poursuivre.


Portés par la force et le dynamisme de la tradition bien prise et comprise et, à l’évidence, bons connaisseurs de l’histoire des andriana depuis le point de dispersion de Maroantsetra, sur la côte Nord-Est de l’Ile, Andriamanelo et Ralambo furent avant tout des princes capables de se projeter vers le futur et d’innover, en malmenant au besoin les idées reçues.
Animés par une véritable volonté de puissance mais sans doute aussi conscients des avantages de l’union, en un temps où les Hautes Terres étaient déjà la cible des razzias nourrissant la traite des esclaves, ils surent mener la conquête des terres et de leurs habitants tant dans la guerre que dans la paix.
La violence n’est pas toujours, comme on le prétend, la principale accoucheuse de l’Histoire. La formation du territoire d’Imerina le prouve, qui fut surtout le résultat d’une politique d’alliances matrimoniales conçues par des Andriamanjaka sachant parfaitement, d’une part, se situer sur l’arbre généalogique commun pour profiter de l’idéal du fanjakana tsy afindra (tendant à conserver l’héritage du fanjakana dans la famille) et, d’autre part, jouer des diverses dispositions des règles ancestrales de succession.
Elle bénéficia aussi c’est le rôle du hasard en Histoire de ce que la durée cumulée des règnes d’Andriamanelo et Ralambo dépassa soixante ans, permettant le suivi de cette politique.

La quête d’héritages

Déjà, Andriamanelo, en demandant en mariage Ramaitsoanala, fille du roi d’Ambohidrabiby, savait que ce prince de Kaloy avait été appelé au fanjakana par le peuple d’Ankotrokotroka le futur Ambohidrabiby qui, par la même occasion, lui offrit d’épouser Ramaitsoakanjo, héritière des droits sur la terre non seulement en ce lieu, mais à Ambohimanga et en Andringitra.
Alors, venu faire sa demande à Rabiby, il y mit la condition d’être d’abord reconnu pour fils en parenté classificatoire avant d’être agréé comme gendre appelé à avoir surtout des obligations à l’égard de ses beaux-parents.
Reçu en fils, Andriamanelo, épousant Ramaitsoanala, faisait un mariage préférentiel ouvrant des droits : dans le futur, lui et son fils devaient hériter du fanjakana de leur père et grand-père. Et ce fils devait, de plus, recevoir de sa mère, Ramaitsoanala, les droits sur les terres qu’elle tenait de sa propre mère, Ramaitsoakanjo.
Dans cette politique d’ouverture de droits, le poids de la volonté d’Andriamanelo fut grand dans les alliances matrimoniales contractées par son fils Ralambo. Notamment en ce qui concerna les mariages avec Rabehavina et avec Ratsitohina qui, bien que les souverains, étant “d’essence divine”, soient au dessus de l’inceste Ny Andriamanjaka Isy manam-pady, se serait soumis au rituel de levée d’interdit pour servir d’exemple à la société humaine.
Ralambo épousa d’abord Rabehavina, “Dame aux grandes boucles d’oreille”, fille d’Andriamamilazabe, grand prince ayant hérité de la branche andriana de Vodivato, et de la sœur de Rabiby, laquelle possédait des droits sur Kaloy.
Vraie Princesse du Ciel (Andriambavilanitra), comme en atteste la couleur blanche incluse en son autre nom de Rafotsimarohavina, elle devait hériter et des droits sur la terre dont sa mère était titulaire et des droits à la seigneurie de son père, comme en témoigne son troisième nom de Ratompokoamandrainy, qui impliquait qu’elle fût servie à l’égal de son père.
De fait, épousant cette Dame, Ralambo épousait la cousine germaine croisée de Ramaitsoanala, autrement dit sa mère classificatoire. Et de cette union allaient naître une fille, Ravaomasina, et un fils, Andriantompokoindrindra.
Plus tard, selon ce qu’avait décidé son père après le meurtre d’Andriamananitany, Ralambo prit pour épouse Ratsitohina, qui était à la fois sa cousine germaine croisée puisque fille de Rafotsindrindramanjaka, la sœur de son père, et sa nièce, puisque fille d’Andrianamboninolona, son cousin germain parallèle, c’est-à-dire son frère classificatoire. Et de cette union allait naître le futur roi Andrianjaka.

La constitution du territoire

En revanche, rien n’est dit d’un autre mariage, si ce n’est que, quand la tradition cite le nom des enfants, elle nous apprend qu’ils naquirent d’une autre mère (hafa reny).
Mais on peut se demander, au vu de faits ultérieurs, si elle n’était pas une descendante d’Andrianakotrina, dont on aurait espéré, aussi important qu’une ouverture de droits sur la terre ou sur l’exercice du pouvoir, un partage de richesses, semences et techniques éprouvées de longues date en matière de riziculture.
Quoi qu’il en soit, “exécuteur testamentaire” d’Andriamanelo, Ralambo devait en priorité se soucier d’assurer, aussi étendues que possible, les bases territoriales de la royauté.

Les collines boisées

Ralambo régna à Ambohidrabiby au nord-est de Tana, et de là, murit la stratégie pour l'agrandissement du royaume. Il fit jouer son fils Andrianjaka encore jeune à Ambohimanga, une belle colline boisée où il n'y avait pas encore de roi, mais était habitée par des Vazimba, premiers occupants de l'Ile, de même que la colline d'Analamanga (future Antananarivo). Il chassa le célèbre roi vazimba"manipulateur de foudre" Andrianafovaratra de la colline Merinkasinina ( Imerinkasinina Merikasinina Imerikasinina ), entre Ambatomanga et Ambohimangakely..
Il fut, dit-on, le premier à avoir goûté à la viande de zébu (hen'omby, appelé encore jamoka par les Vazimba). Il institua la fête du bain royal lors de l'Alahamady, premier mois de l'année dans l'astrologie malgache. Il organisa la vie et l'emplacement géographique des castes d'Andriana (hiérarchie des nobles):
- Andriantompokoindrindra, son fils aîné qui accepta le leadership de son cadet Andrianjaka;
- Andriandranando, son oncle époux de la soeur de son père
- Andrianamboninolona, son cousin fils du frère de son père assassiné
Ceux-là l'aidèrent à développer le royaume naissant du nord et du sud de l'Imerina. Restait à "conquérir" la colline d'Analamanga sur les Vazimba", tâche que son fils Andrianjaka mènera à bien par la suite.

Rabiby, beau-pére de Ralambo était astronome (Habib en arabe) et avait donné son nom à la colline où il résidait (la colline de Rabiby) et qui s'appelait auparavant Ankotrokotroka.

Andrianampoinimerina installa ici Rasendrasoa sa première femme et qui fut ensevelie par la suite dans le grand tombeau à côté de celui de Rabiby.

On peut admirer ici également en plus de nombreux autres vestiges, une grande marmite en fer que Jean Laborde a utilisé à Ilafy pour la fabrication de poudre mais qui fut transféré ici par la suite en 1857.

Comme son père à Alasora, Ralambo prit soin d’affirmer son pouvoir en faisant d’Ambohidrabiby sa seconde capitale. Il en organisa l’occupation en tenant compte de son histoire et de ses habitants, tout en se référant au modèle d’organisation de l’espace social.
Au centre, au point le plus élevé, se trouvait, entourée d’une palée (rova), la grande maison (lapa) où il résidait, dominant à l’Est la place des discours (kianja) ; à l’entour étaient les agents de l’appareil d’État, ses parents et des représentants de son peuple.
A l’Est, normalement inoccupé dans les habitants nouvellement créées, résidaient les Zanakarivo, “Enfants du peuple”, qui, dans la position des ancêtres due à leur ancienneté dans le lieu, étaient ses serviteurs-courtisans.
Au Nord, ses conseillers politiques étaient les Zanadoria, “Enfants de la septième génération”, descendants d’Andriandoria, lui-même de la septième génération d’une lignée issue d’un souverain et sur le point de perdre les droits afférents.
Le Sud de soumission était aux Ambodifahitra, et l’Ouest de sujétion à ses enfants, les ZanadRalambo.


Dans cette capitale, comme dans les autres, seuls pouvaient avoir leur dernière demeure les anciens souverains et ceux dont les descendants pouvaient le devenir. Édifiés à l’Ouest du kianja selon le modèle d’orientation ancienne, les tombeaux, tels qu’on les présente aujourd’hui, avec Rabiby au centre et le fasan’andriana encore en usage du Nord, mais Ralambo et ses épouses au Sud, sont dans une disposition significative d’une période charnière. Quand Ralambo y résidait comme roi, Ambohidrabiby était une colline sacrée, puisque, avec le tombeau de Rabiby, elle abritait déjà les restes d’un ancêtre des souverains (razan’Andriana). Devenue, pour l’histoire, symbole du rassemblent, elle reçut le titre de “Puissance vertu de l’Imerina” (Hasin’Imerina).


Doté d’une capitale, Ralambo prit soin de constituer les bases territoriales de la dynastie en établissant ses enfants là où ils avaient des droits à la succession : Andriantompokoindrindra à Ambohimalaza, où lui-même avait auparavant résidé sur les terres de sa femme Rabehavina
Andrianjaka, d’abord à Ambalanirana et Ambohibato sur les terres relevant d’Alasora, puis à Ambohimanga et Andringitra, qui lui venaient de sa grand-mère. Quand à ses autres enfants, il installa sa fille,
Rambavy, à Masindray dans l’Atsimondrano, sur des terres dépendant d’Alasora, et ses fils au Sud et à l’Ouest d’Ambohidrabiby :
Andriampanarivomanga à Lazaina
Andriantompobe à Ambatofotsy
Andriamasoandro à Manandriana et
Andriampolofantsy à Antsomangy.
Cela dit, envisageant l’acquisition de nouveaux droits, sans doute veilla-t-il lui aussi aux mariages de ses enfants. On voit, par exemple, Andriantompobe épouser Ramangaseheno, une andriana de l’Imamo dont la famille, sous l’autorité de l’aîné Andriamaroary, se livrait au négoce de la soie.

A l'époque du roi Andriamasinavalona (1675-1710), qui rassembla l'Imerina 4 Toko, et Andriambahoakafovoanitany, roi de l'Imamo, ces deux illustres personnages scellèrent un accord d'alliance et de bon voisinage par l'envoi dans leurs fiefs respectifs des membres de leur famille pour y habiter et tisser des liens de solidarité.

Andriamasinavalona y envoya les ancêtres d'ANDRIAMAROARY (duquel est issu RAINIDRAOTO et ses descendants), dont 4 noms ont été retenus pour la postérité aux environs de 1680:
1- Andriantsehenoarivo
2- Ralambohitatsihafoy
3- Andriamanarivofenoavoampy
4- Andriamiaranjakamasoandro

Ralambohitatsihafoy engendra Andrianjakatodiana et ses 2 frères..
Andrianjakatodiana engendra Ralambozafy, et ce dernier engendra 5 enfants, qui sont:

1- ANDRIAMAROARY
2- Andrianakabe
3- Ramangaseheno (femme)
4- Andrianorampotsy
5- Ratarokafarasoa (femme)


Ainsi donc, Ralambo, poursuivant l’œuvre d’Andriamanelo en consacrant ses efforts à rassembler lettres et seigneuries (namory tany sy fanjakana), avait déjà pacifiquement agrandi son territoire, même si, par le jeu des successions, les terres contrôlées par un fanjakana, comprenant des parties enclavées dans des territoires soumis à d’autres princes, ne formaient pas un ensemble d’un seul tenant.
Mais il ne suffisait pas d’avoir des droits, encore fallait-il les faire reconnaître. Dans cette période où l’insécurité s’était accrue et où il fallait se défendre contre les incursions aussi bien sakalava à l’Ouest que sihanaka et bezanozano à l’Est, Ralambo, par le commerce avec la côte, se procura jusqu’à cinquante fusils et trois barils de poudre.
C’est avec l’aide de guerriers réputés qu’il organisa la défense : avec son oncle Andriandranando, qui avait déjà aidé son père et fut le premier à posséder un fusil en Imerina, et avec Andrianandrintany, qui l’aida contre Andrianafovaratra d’Imerinkasinina lequel prétendait commander magiquement au feu, mais fut chassé par l’incendie.
Ayant chassé les derniers Manendy des alentours de sa capitale, et joint aux terres d’Alasora, au Sud du fleuve, celles d’Ambohidrabiby au Nord, il mit au jour l’Imerina roa toko, l’Imerina aux deux provinces et aux deux capitales.

Qui était Rapeto ?
D'après les traditions merina, Rapeto est le fondateur du royaume de l'Imamo, situé dans la partie occidentale de l'Imerina, au centre de Madagascar. Rapeto qui résidait dans la région du lac Itasy aurait étendu son autorité sur l'ensemble du pays d'Émyrne. Il serait ainsi mort à Amoronkay, à la lizière de la forêt orientale et une localité des environs de Tananarive porte encore le nom d'Ambohidrapeto, la « ville de Rapeto ».

Étant donné l'époque réculée où il semble avoir vécu (vraisemblablement, vers le XIIe siècle), les récits concernant la vie de Rapeto se confondent avec la légende, faisant par exemple du personnage un géant à la force herculéenne, capable de traverser tout le pays Merina en quelques instants par de grandes enjambées.
Deux empreintes de Rapeto...selon les légendes évidemment....

Monday, November 01, 2010

Tsena Mora

Nisy pôlisy voatsindry sy voahitsakitsaka tao anaty olona mihitsy,araka ny fitantaran’ny mpilahatra tsena mora sasany nanatri-maso.
Lasa natao ho an’ny be sandry, na ho an’izay mahalala olona ve sisa no niafaran’ilay « tsena mora » natao ho an’ny sahirana sy ny zokiolona. Raikitra ny rombo tamin’ireo toeram-pivarotana sasantsasany teto Andrenivohitra ny asabotsy teo. Tsy fantatra intsony ny tena filaharana fa olona mitangorongorona no tazana tamin’ireo « tsena mora » nitrangan’olana sy korontana. Anisan’ireo nahitana toy izany ohatra ny teny Avaratetezana, ao anatin’ny boriborintany faha-6, toy izany koa ny teny amin’ny fokontany Manakambahiny, ao anatin’ny boriborintany faha-2. Ny tompon’andraikitra ve no tsy nahay nandamina sa ny olona mihitsy no efa te hikorontana ? Nisy pôlisy voatsindry sy voahitsakitsaka tao anaty olona mihitsy, araka ny fitantaran’ny olona sasany nanatri-maso.
Tapakila
Nisy pôlisy ihany niandry tamin’ireny tsena mora ireny fa mbola nikorontana ihany. Raha ny marina dia izay mahazo tapakila na « ticket » no mahazo mividy entana amin’izany. Teo amin’io fizarana tapakila io no toa nisy lesoka araka ny fanazavan’ireo olona sasany nanontaniana. Tao ny nilaza fa tarabe ny fizarana tapakila, na koa izay olona fantampantatry ny mpizara ihany no mahazo tapakila. Vokatr’izany dia raikitra ny fifanosehana sy ny tabataba ary ny fampiasana sandry. Re aza fa nisy tovolahy vitsivitsy tamin’ny toerana iray nisy tsena mora nahitana korontana no noraofin’ny kamiaon’ny mpitandro ny filaminana nentiny nanaraka azy any. Nomarihin’ny olona sasany fa vao mangiran-dratsy no efa nisy nilahatra izy ireo, ary tao no efa tonga tamin’ny 4 ora maraina kanefa ny harivaben’io asabotsy io dia mbola nahitana olona milahatra ihany tamin’ireny tsena mora ireny, ary mbola nitohy izany omaly alahady. Herinandro taorian’ny nisokafan’ity tsena mora nataon’ny Filohan’ny Fitondrana ankehitriny hoe hamonjena ny sahirana ity dia izao no zavatra mitranga ka asa na mba hisy lamina vaovao hipetraka ho fanatsarana izany.

Madagascar en deux mots

Dans l'histoire de Madagascar, on distingue, dit-il, deux vagues de peuplement. La première est celle du peuplement des vazimba ou protomalgaches, et la seconde, celle du peuplement du nouveau Malgache. Ces deux vagues parlaient la même langue et avaient les mêmes cultures et civilisation. En décortiquant le terme vazimba, on obtient le préfixe « va » qui signifie peuple. Les vazimba ne sont donc autre que le peuple qui nous a précédés.
« Ils sont comme nous. Il s'agit de la première population de Madagascar ». Les études archéologiques, anthropologiques historiques et linguistiques démontrent que ce sont des Indonésiens et des Africains mélangés jusqu'à preuve du contraire. Car il n'existe pas de préhistoire pour Madagascar. L'homme est venu ici par bateau et par embarcation.
En outre, l'histoire de la Grande Ile est étayée par la lutte contre cette population vazimba. Andriamanelo, durant son règne, ne supportait plus de vivre au milieu des divers royaumes vazimba qui envahissaient les hautes terres. Il les chassait et les expulsait vers l'ouest. Mais comme ces royaumes ne disparaissaient pas pour autant, alors, Ralambo, le fils d'Andriamanelo, et Andrianjaka, son petit-fils, poursuivaient cette « mission ». Le règne de ces derniers vit enfin la destruction totale des royaumes vazimba.
Entre temps, des vazimba s'étaient confondus avec la population. Andriamanelo, lui-même, serait le fruit d'un mariage mixte car sa mère Rafohy ainsi que sa grand-mère Rangita étaient des vazimba.

Parmi les plus connus des vazimba de l'Imerina, on citera Ranoro, vazimba sainte (Ranoromasina). Elle était, selon la tradition orale, une femme normalement constituée, qui fut ensuite possédée par le vazimba et se jeta au fond d'une source. A partir du moment où on ne la vit plus, Rabodonandrianampoinimerina et le peuple, surtout celui d'Antehiroka, priaient près de la source dans laquelle elle avait plongé et y effectuaient plusieurs rites. De son côté, Andriambodilova, le mari de Ranoro, fut expulsé à Ambohimanarina par le Roi Andrianjaka. C'est l'origine des Antehiroka.
Il est surprenant de constater que les vazimba aient été durement maltraités alors que, par ailleurs, ils font actuellement l'objet de crainte et de respect, sinon considérés comme sacrés. Ne serait-ce pas en raison du "remord" ?

Les indonésiens
Tout permet de penser que ces explorateurs étaient des navigateurs austronésiens originaires de l’actuelle Indonésie. Plus précisément, les langues malgaches appartiennent au groupe dit « barito » des langues austronésiennes, également parlé dans la province de Kalimantan du sud-est de l'île de Bornéo, ce qui signe la probable origine des premiers colons, par exemple par les peuples dayaks de l’intérieur (comme les Ma’anyan)

Cette navigation des peuples malayo-polynésiens (ou nusantariens) dans l'océan Indien représente le pendant occidental d’un vaste mouvement de populations commencé depuis au moins le troisième millénaire avant notre ère dans l'océan Pacifique. Elle fut rendue possible grâce à une maîtrise précoce de l’art de la navigation, caractérisée notamment par l’utilisation des vaisseaux multicoques et des embarcations à balanciers. D’après les sources chinoises remontant aux premiers siècles de notre ère, les plus grands de ces vaisseaux pouvaient transporter un millier de passagers et des centaines de tonnes de marchandises. Ces premiers occupants asiatiques de Madagascar maîtrisaient la métallurgie, y compris celle du fer, la riziculture et le tissage de la soie. Outre le riz, ils transportaient avec eux nombre de plantes cultigènes d’Asie du Sud-Est comme notamment la banane, le cocotier, l'igname, le taro, la canne à sucre.

Il semble également que ces navigateurs indonésiens aient possédé des établissements sur les côtes africaines où commençaient à pénétrer des populations bantoues, venues de l’intérieur du continent. On a pu alors émettre l’hypothèse que l’introduction des plantes asiatiques a joué un rôle important dans l’explosion démographique à l’origine de cette expansion bantoue.

L’histoire de Madagascar durant le premier millénaire de notre ère nous est encore très mal connue. On peut seulement supposer que l’île joua un rôle important dans le commerce, notamment des épices, entre l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, directement ou via les côtes africaines. Le commerce des esclaves n’en fut pas non plus absent puisque d’une part, on trouve mention de la présence d’esclaves africains (zenj ou zandj) offerts par des Javanais à la cour de Chine au début du IXe siècle, et de l’autre, Madagascar même commença à connaître une africanisation de sa population. Cette présence africaine dans l’île ne semble cependant devenir massive qu’à partir du IXe siècle, sous l’impulsion du commerce musulman. Avec en effet l’arrivée de l'islam, les Arabes supplantent rapidement les Indonésiens des côtes africaines et étendent par la suite leur contrôle sur les îles Comores et certaines parties des côtes de Madagascar. Parallèlement, sous la concurrence conjointe des nouvelles puissances maritimes chinoises (Song) et sud-indiennes (Chola), les thalassocraties indonésiennes connaissent un déclin rapide, même si les Portugais trouvent encore des marins javanais à Madagascar lorsqu'ils y abordent au XVIe siècle. Tout ceci entraîna l’isolement relatif de Madagascar qui ne fut plus fréquenté, de l’extérieur, que par les commerçants musulmans.

Aujourd'hui, la population de Madagascar peut-être considérée comme le produit d'un métissage poussé entre premiers occupants Austronésiens et Africains, et dans une moindre mesure avec des navigateurs arabes. En terme génétique, le métissage est très fort, sauf parmi les populations Merina des Hautes Terres, où l'endogamie a préservé le phénotype indonésien. Mais la majorité des populations de Madagascar a une apparence physique assez africaine.

En terme linguistique, le métissage est moins marqué. Toutes les langues de l'île sont en effet austronésiennes, et le vocabulaire d'origine Bantou est très minoritaire (une trentaine de mots). Ce vocabulaire se retrouve particulièrement dans le domaine de l'élevage (avec des mots tels que omby, ondry et akoho), ce qui implique sans doute qu'une partie au moins des techniques d'élevages malgaches est d'origine africaine. Cette origine est logique, dans le mesure ou les navigateurs Austronésiens étaient plus des horticulteurs que des éleveurs, même s'ils élevaient quelques animaux, comme les chiens ou les poulets.

Les Royaumes de Madagascar

C’est au cours des premiers siècles du second millénaire que semble véritablement se mettre en place les actuelles ethnies autochtones de Madagascar, avec leurs différences respectives. Les Merina comptent sans doute parmi les plus anciennement constitués puisque leurs plus anciens souverains dont les noms nous sont parvenus (Andrianerinerina, Rapeto) auraient régné aux environs du XIIe siècle.

Les premiers Européens qui découvrent l’île en 1500 sont les Portugais, sous la conduite de Diego Dias. Mais c’est surtout à partir du XVIIe siècle que la présence européenne affecte de manière décisive le destin de l’île par l’introduction massive des armes à feu et le développement de la traite des esclaves. En 1665, Louis XIV tient à faire de Madagascar la base avancée de la Compagnie française des Indes orientales. Il en résulte une augmentation des troubles et la mise en place de royaumes guerriers, fortement liés aux Européens, en particulier des pirates qui s’établissent dans de nombreuses régions. C’est notamment le cas du royaume sakalava, s’étendant sur la majeure partie du littoral occidental de l’île, sous l’égide des rois maroseraña, « aux nombreux ports ». Il en fut également de même sur la côte est de la confédération des Betsimisaraka, fondée au début du XVIIIe siècle par Ratsimilaho dont le père était un pirate anglais.

Pendant ce temps, d’autres royaumes se développaient à l’intérieur des terres. Les plus importants d’entre eux étaient, dans la partie sud, les royaumes betsileo et dans la partie nord, ceux des Merina. Ces derniers sont définitivement unifiés au début du XIXe siècle par Andrianampoinimerina. Radama Ier (régnant de 1810-1828), le fils et successeur de celui-ci ouvre son pays à l’influence européenne exercée principalement par les missions, et, grâce au soutien des Britanniques étend son autorité sur la majeure partie de l’île. C’est ainsi qu’à partir de 1817, le royaume merina devient pour le monde extérieur, le royaume de Madagascar.

Le Royaume de Madagascar


En dépit d'un repli d’une vingtaine d’années sous le règne de Ranavalona Ire (1828-1861), l'impulsion donnée par Radama Ier le royaume de Madagascar poursuit sa transformation tout au long du XIXe siècle.

À la tradition orale qui subsiste jusqu'à nos jours s'ajoute l'écriture (Radama lui même apprend l'alphabet latin vers 1820 avec le sergent Robin).

Un embryon d’industrialisation se met en place à partir de 1835 sous la direction de Jean Laborde, produisant du savon, de la porcelaine, des outils en métaux, ainsi que des armes à feu (fusils, canons, etc.). En 1864 s’ouvre à Tananarive le premier hôpital moderne et une école de médecine. Deux ans plus tard apparaissent les premiers journaux. Une revue scientifique en anglais (Antananarivo Annual) est même publiée à partir de 1875. En 1894, à la veille de l’établissement du pouvoir colonial, les écoles du royaume, dirigées par les missions majoritairement protestantes, sont fréquentées par plus de 200.000 élèves.

À cette époque de partage du monde entre les impérialismes européens, l'Angleterre accepte les prétentions de la France à exercer son influence sur Madagascar et un traité d'alliance franco-malgache est signé le 17 décembre 1885 par la reine Ranavalona III.

Des désaccords sur l'application de ce traité, servent de prétextes à l’invasion française de 1895, qui ne rencontre d'abord que peu de résistance. L’autorité du Premier ministre Rainilaiarivony, au pouvoir depuis 1864, est en effet devenue très impopulaire auprès de la population.

L'intention des Français est d'abord d'établir un simple régime de protectorat, affectant surtout le contrôle de l’économie et les relations extérieures de l’île. Mais par la suite, l’éclatement de la résistance populaire des Menalamba et l’arrivée du général Gallieni chargé de « pacifier » le pays en 1896 conduisent à l'annexion et à l'exil de la reine à Alger.

La colonisation française et le mouvement nationaliste


La mission de "pacification" du général Gallieni (1896-1905) s'exerce avec brutalité. Au total, les conséquences de la répression se traduisent par la disparition d’environ 100 000 personnes, sur une population totale de moins de 3 millions d’habitants. Le calme revenu, Galliéni s'applique à réaliser sa "politique des races", mettant en place dans les provinces des administrateurs locaux, en lieu et place de l'administration Mérina. L'esclavage est supprimé. Les autochtones, soumis au régime de l'indigénat, perdent tout droit et toute représentation spécifique. Les écoles subissent une francisation forcée et perdent une bonne partie de leurs effectifs. Par la suite, à partir surtout de 1901, le pouvoir colonial entame la « mise en valeur » de la nouvelle colonie pour le profit des colons et de la métropole. Les voies de communication (routes, peu de voies ferrées, une ligne Tamatave - Tananarive et une Tananarive - Antsirabé, canaux navigables) et l’agriculture se développent, des ports modernes sont aménagés, etc.

Durant la Première Guerre mondiale, les autorités françaises mobilisent jusqu’à 40 000 combattants malgaches dont un cinquième tombe au combat. Parmi les survivants, certains étaient porteurs de la grippe espagnole qu'ils vont ensuite propager à Madagascar provoquant la disparition de plusieurs dizaines de milliers de personnes, en particulier sur les hautes terres dont une multitude de villages allaient être désertés. Entre temps apparut, en 1915, un premier mouvement de résistance, celui des VVS (Vy Vato Sakelika) qui subit aussitôt une violente répression. Ce mouvement nationaliste se développa ensuite vers la fin des années vingt sous l’impulsion de Ralaimongo et de Ravoahangy (Ligue malgache pour l'accession des indigènes de Madagascar à la citoyenneté française). Ses méthodes restèrent toutefois légalistes, malgré la constance de la répression. En mai 1942, Madagascar est envahi par les troupes britanniques, ce qui achève de miner le prestige de la France aux yeux des indigènes, même si le pouvoir est remis aux représentants de la France libre. Les hostilités entre Britanniques et Français vichystes ne cessent qu'en novembre 1942 : ce n'est que trois mois plus tard, en janvier 1943, que le pouvoir est ensuite remis au général Paul Legentilhomme, représentant de la France libre.

À partir de 1946, le combat pour la restauration de l’indépendance est mené par le MDRM (Mouvement démocratique de la rénovation malgache), dirigé notamment par Joseph Raseta, Joseph Ravoahangy et Jacques Rabemananjara. Ravoahangy et Raseta vont devenir les premiers députés malgaches de l’Assemblée constituante française. Pour le contrer, les Français encouragent le développement du PADESM (Parti des déshérités de Madagascar), un parti anti-indépendantiste regroupant uniquement les Mainti-enindreny et les Tanindrana ou Côtiers. L’éclatement de l'insurrection de 1947 est matée par une violente répression des autorités coloniales françaises entraînant la mort de 8 000 à 12 000 personnes environ et qui servira de prétexte à la dissolution du MDRM par les autorités françaises. Certaines estimations, allant de 80 000 à 100 000 morts, ont été récemment contestées, alors qu'elles sont issues d'une estimation militaire française de 89 000 morts, dont 75 000 tués par les insurgés datant de 1949 et reprise par le principale spécialiste de la question en 1974, Jacques Tronchon. Selon l'historien Jean Fremigacci le bilan s'établit ainsi :

* jusqu'à deux mille civils tués par les insurgés ;
* mille à deux mille civils tués par des soldats français ;
* cinq à six mille insurgés tués au combat ;
* vingt à trente mille insurgés morts de malnutrition ou de maladie.

Il reste que cette querelle de chiffres, en l'absence d'archives précises, ne peut être tranchée avec certitude, et que ces estimations détaillées, rapportées à près de soixante années de distance, posent la question de leur fiabilité.

Après leur défaite en Indochine en 1954 cependant, les Français sont obligés d’envisager la possibilité de l’accession de leurs autres colonies à l’indépendance. C’est ainsi que la loi-cadre, prévoyant le transfert du pouvoir exécutif aux autorités locales est mise en place en 1956. Ceci permet en juillet 1958 l’accès à la tête du gouvernement de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM, devenu député en 1956. Le 14 octobre de la même année, la République malgache est instituée par le pouvoir colonial, suivie le 26 juin 1960 de la proclamation de l’indépendance.

La République malgache


Sous la présidence de Philibert Tsiranana (1959-1972), les Français continuent à exercer une domination sur l’administration et l’armée de la nouvelle république, ainsi que sur les activités économiques et la vie culturelle. En 1972 cependant, la révolte des étudiants, massivement appuyée par les lycéens et le monde ouvrier de la province de Tananarive aboutit à la chute du régime. Le général Ramanantsoa, chef de l’état-major se voit confier par la rue les rênes du pouvoir. Mais celui-ci ne réussit pas à affermir son autorité et, confronté à l’aggravation des troubles et au risque d’éclatement du pays, préfère se retirer au début de 1975 en abandonnant le pouvoir aux mains du colonel Ratsimandrava, qui est assassiné au bout d’une semaine. Au terme enfin d’une instabilité de plusieurs mois, une conjuration militaire place à la tête de l’État le capitaine de corvette Didier Ratsiraka, qui avait en charge le ministère des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Ramanantsoa.

Dès son accès au pouvoir, Ratsiraka proclame sa volonté d’instaurer un régime « révolutionnaire », proche du « bloc socialiste », sous l’égide d’une Deuxième République. De nombreux secteurs de l’économie sont ainsi nationalisés et un parti unique, l’AREMA (Avant-garde de la révolution Malgache) domine toute la vie politique. Découragés, les investisseurs se retirent, entraînant une dégradation rapide de l’activité économique et une aggravation de la paupérisation. Des troubles, chaque fois durement réprimés éclatent alors un peu partout, achevant de démoraliser la population. Au bout d’une quinzaine d’années de ce régime, Madagascar se retrouve parmi les pays les plus pauvres de la planète.

La résistance au régime ne devient véritablement efficace qu’au début des années 90, sous l’impulsion du mouvement Hery Velona (Forces Vives) qui réussit en février 1993 à faire tomber Ratsiraka. Le nouveau président, Albert Zafy, procède aussitôt à une libéralisation forcenée de toutes les institutions dans le cadre d’une Troisième République. Mais la situation, au lieu de s’améliorer se dégrade davantage encore. Les investisseurs boudent Madagascar, d'autant que le pouvoir même est paralysé par les intrigues entre les clans rivaux dominant le Parlement, sur fond de corruption généralisée. Tout ceci aboutit à la destitution de Zafy par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) le 5 septembre 1996, la gestion du pouvoir étant confiée en interim au Premier ministre Norbert Ratsirahonana.

La nouvelle élection présidentielle qui se termine le 31 janvier 1997 consacre le retour de Didier Ratsiraka au pouvoir pour cinq ans. En 1998, celui-ci organise un référendum renforçant le pouvoir présidentiel tout en procédant à la mise en place des « provinces autonomes » qui demeurent en fait sous son contrôle direct.

Le résultat de l'élection de décembre 2001 est contesté entre Didier Ratsikara et Marc Ravalomanana, maire de Tananarive. Marc Ravalomanana devient président à l'issue d'une crise politique qui dure tout le premier semestre 2002. Didier Ratsiraka quitte Madagascar en Juillet 2002 pour la France et l'élection de Marc Ravalomanana est reconnue par la France et les États-Unis.

Après avoir lancé la reconstruction de routes et d'une partie des infrastructures du pays, Marc Ravalomanana est réélu lors de l'élection du 3 décembre 2006 en gagnant au premier tour avec la majorité absolue devant 13 autres prétendants, et est investi de nouveau président de la République de Madagascar pour un nouveau mandat de 5 ans. Il appelle de nouveau les Malgaches aux urnes pour le 4 avril 2007 pour un référendum qui a pour objet principal la suppression des six « provinces autonomes » et l'instauration des « régions » au nombre de 22.

À partir de janvier 2009, une crise politique entre le maire de la capitale Andry Rajoelina et le président Marc Ravalomanana fait une centaine de victimes.
Le peuplement

Monjo Roindefo est-il encore le premier ministre?

Hier devant des journalistes, Monja Roindefo a réitéré la déclaration qu’il a faite dernièrement à Toamasina, selon laquelle il reste Premier ministre de la Transition. C’était à la grande villa, sise à Antsakaviro, où celui – ci a nettement indiqué, en réponse à une question claire de l’un des journalistes, que, les Accords de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis Abeba n’étant pas appliqués, il reconquiert d’office son trône de Chef du Gouvernement.

D’ailleurs, pour bien impressionner, il n’a pas manqué hier de faire ériger le drapeau national derrière lui dans le dessein de bien ancrer dans l’esprit des uns et des autres qu’il est effectivement l’un des hauts dirigeants de l’actuel régime de Transition.
Sans qu’il soit besoin de recourir au service d’un quelconque juriste, force est d’admettre que Monja Roindefo vient là de consommer une infraction pénale non des moindres : usurpation de titre ! Et pas n’importe le quel ! Ainsi, dans la foulée, il ne lui reste plus qu’à reconquérir le Palais de Mahazoarivo pour que l’on ne lui reproche plus de perpétrer une autre infraction pénale : usurpation de fonction ! En tout cas, Monja Roindefo a pu agir de la sorte consécutivement au laxisme et à l’inertie de l’Etat. En effet, un texte règlementaire clair édicte que les ex – Premiers ministres et ex – ministres pourront bénéficier des avantages, à eux octroyés, durant 6 mois après leur éviction de leur poste.
En ce qui concerne Monja Roindefo, cela a fait plus de 12 mois qu’il a officiellement passé le pouvoir de Premier ministre entre les mains de Eugène Mangalaza. Alors que, jusqu’à ce jour, il continue à disposer de gardes du corps, de véhicules de fonction et même de cette villa sise à Antsakaviro qui est l’une des résidences officielles du Chef de Gouvernement. Devant tout ceci, l’Etat ferme les yeux et, pis encore, semble être consentant. L’Etat qui n’ose lever le petit doigt pour mettre un cran d’arrêt à ce crime. Aussi, que personne ne s’étonne – t – elle de voir Monja Roindefo se gargariser encore d’être le Chef du Gouvernement. Quoi qu’il en soit, avec cette complicité effective du régime de Transition, Monja Roindefo va incessamment siéger au Palais d’Etat de Mahazoarivo. D’ailleurs, il l’a déjà laissé entendre tant hier qu’à Toamasina…

D'ou vient l'expression "Revenons à nos moutons"?


C’est la comédie "La Farce du Maître Pathelin" (XVe siècle), dont l’auteur reste inconnu, qui est à l’origine de cette expression. Le héros, Pathelin trompe le marchand Guillaume pour lui acheter à bas prix un drap. Au moment de payer, Pathelin feint d’être mourant et de délirer. Guillaume se demande alors si lui-même ne délire pas et si la transaction a réellement eu lieu. Guillaume va ensuite être trompé à nouveau par le berger Thibault, qui lui vole tous ses moutons. Il décide de porter ces deux affaires devant le juge mais finit par confondre les draps et les moutons, tant et si bien que le juge, agacé, lui demande fermement de "revenir à ses moutons". Depuis, l’expression a subsisté et a conservé son sens originel.