Sunday, October 17, 2010
Saturday, October 16, 2010
Sans blague
Ravalomanana tombe dans un puits.
Andry Rajoelina arrive et lui lance une bouteille de whisky en ricanant :
- Tenez buvez ça, ça vous remontera
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un petit garçon arrive en courant et il dit à sa mère :
- "Maman, j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Sa mère lui répond :
- "Va donc dire ça à ton père, il va comprendre ..."
Le jeune va voir son père et lui dit :
- "Papa, maman m'a dit de te dire que j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Son père lui demande :
- "Est-ce que les 10 fois c'était avec la même poule ?"
- "Non !"
- "Alors va le dire à ta mère, elle va comprendre ..."
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un père dit à son fils :
- Finalement, ta mère et moi on a été heureux pendant 25 ans.
- Et après ?
- Après, on s'est rencontré...
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Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana survolent Madagascar dans un jet privé piloté par Andry Rajoelina...
Zafy se tourne vers Didier et dit en faisant de l'esbroufe :
'Tu sais, je pourrais jeter ce sac contenant 1.000.000 ar par la fenêtre et rendre quelqu'un très heureux'.
Didier lui réplique :
'Eh bien, je pourrais jeter 10 sacs de1.000.000ar par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses'.
Pour ne pas être en reste, Ravalomanana dit :
'Je pourrais jeter 100 sacs de1.000.000ar par la fenêtre et faire 100 heureux'.
Andry Rajoelina soupire et dit à son copilote :
'Non mais t'entends cette bande d'arrogants à l'arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter trois connards par la fenêtre et rendre des millions de malgaches heureux!
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelle différence a-t-il entre un morpion et un politicien?
- Il n'y en a pas, car tous les deux adhérent aux "parties"!
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Le gouvernement a décidé d'adopter un principe japonais, soit l'exercice physique pendant les heures de boulot afin de garder les fonctionnaires en bonne forme. Premier essai : une cassette vidéo distribuée à tous les fonctionnaires. En voici un extrait :
- Et un, en haut… Et deux, en bas… Et trois, en haut… Et quatre, en bas… Parfait ! Maintenant on change de paupière…
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ?
- Le chômeur a déjà travaillé.
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Un président malgache vient en voyage officiel en France, et se fait inviter a diner chez son homologue français. En voyant la somptueuse villa de ce dernier, et toutes les toiles de maitre aux murs, il lui demande comment il peut bien s'assurer un tel train de vie avec sa paye somme toute modeste de serveur de la République.
Le français l'entraine près de la fenêtre :
Vous voyez l'autoroute la-bas ?
-oui
- Elle a couté vingt milliards, l'entreprise l'a facture 25 et m'a verse la différence.
Deux ans plus tard, le président français est en voyage officiel à Madagascar et rend visite a son homologue. Quand il arrive chez lui, il découvre un palais comme il n'en avait encore jamais vu. Stupéfait, il demande :
- Mais je ne comprend pas, il y a 2 ans vous trouviez que j'avais un train de vie princier, mais par rapport a vous...
Le président malgache l'entraine près de la fenêtre :
- Vous voyez l'autoroute la-bas ?
- non
- Ben voila.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Pourquoi les hommes ont étaient créés avant les femmes ?
Car il y a bien fallu un brouillon avant le chef d'oeuvre.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Pourquoi les fonctionnaires lisent-ils le journal avant de rentrer chez eux ?
Pour n'avoir plus rien a faire le soir en rentrant chez eux.
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Andry Rajoelina arrive et lui lance une bouteille de whisky en ricanant :
- Tenez buvez ça, ça vous remontera
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Un petit garçon arrive en courant et il dit à sa mère :
- "Maman, j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Sa mère lui répond :
- "Va donc dire ça à ton père, il va comprendre ..."
Le jeune va voir son père et lui dit :
- "Papa, maman m'a dit de te dire que j'ai vu le coq s'accoupler 10 fois ce matin !"
Son père lui demande :
- "Est-ce que les 10 fois c'était avec la même poule ?"
- "Non !"
- "Alors va le dire à ta mère, elle va comprendre ..."
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Un père dit à son fils :
- Finalement, ta mère et moi on a été heureux pendant 25 ans.
- Et après ?
- Après, on s'est rencontré...
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Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana survolent Madagascar dans un jet privé piloté par Andry Rajoelina...
Zafy se tourne vers Didier et dit en faisant de l'esbroufe :
'Tu sais, je pourrais jeter ce sac contenant 1.000.000 ar par la fenêtre et rendre quelqu'un très heureux'.
Didier lui réplique :
'Eh bien, je pourrais jeter 10 sacs de1.000.000ar par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses'.
Pour ne pas être en reste, Ravalomanana dit :
'Je pourrais jeter 100 sacs de1.000.000ar par la fenêtre et faire 100 heureux'.
Andry Rajoelina soupire et dit à son copilote :
'Non mais t'entends cette bande d'arrogants à l'arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter trois connards par la fenêtre et rendre des millions de malgaches heureux!
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Quelle différence a-t-il entre un morpion et un politicien?
- Il n'y en a pas, car tous les deux adhérent aux "parties"!
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Le gouvernement a décidé d'adopter un principe japonais, soit l'exercice physique pendant les heures de boulot afin de garder les fonctionnaires en bonne forme. Premier essai : une cassette vidéo distribuée à tous les fonctionnaires. En voici un extrait :
- Et un, en haut… Et deux, en bas… Et trois, en haut… Et quatre, en bas… Parfait ! Maintenant on change de paupière…
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Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ?
- Le chômeur a déjà travaillé.
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Un président malgache vient en voyage officiel en France, et se fait inviter a diner chez son homologue français. En voyant la somptueuse villa de ce dernier, et toutes les toiles de maitre aux murs, il lui demande comment il peut bien s'assurer un tel train de vie avec sa paye somme toute modeste de serveur de la République.
Le français l'entraine près de la fenêtre :
Vous voyez l'autoroute la-bas ?
-oui
- Elle a couté vingt milliards, l'entreprise l'a facture 25 et m'a verse la différence.
Deux ans plus tard, le président français est en voyage officiel à Madagascar et rend visite a son homologue. Quand il arrive chez lui, il découvre un palais comme il n'en avait encore jamais vu. Stupéfait, il demande :
- Mais je ne comprend pas, il y a 2 ans vous trouviez que j'avais un train de vie princier, mais par rapport a vous...
Le président malgache l'entraine près de la fenêtre :
- Vous voyez l'autoroute la-bas ?
- non
- Ben voila.
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Pourquoi les hommes ont étaient créés avant les femmes ?
Car il y a bien fallu un brouillon avant le chef d'oeuvre.
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Pourquoi les fonctionnaires lisent-ils le journal avant de rentrer chez eux ?
Pour n'avoir plus rien a faire le soir en rentrant chez eux.
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Friday, October 15, 2010
Bientot on aura besoin d'un BAC + 5 pour etre tireur de pousse pousse
Plusieurs quartiers de la ville de Tamatave ont été, hier, le théâtre de plusieurs scènes de pillages, de Bazary Be au Bazary Kely en passant par les trois autres emplacements de marchés que compte le Grand Port. Au milieu de la matinée, la capitale de la région Atsinanana est devenue ville morte. Tous les magasins ont baissé leurs rideaux, les établissements scolaires ainsi que les bureaux de l’administration ont également fermé leurs portes.
Manifs. A l’origine, des tireurs de cyclopousses et des propriétaires de bicyclettes, après une réunion mercredi dernier, ont décidé de tenir une grande manifestation et une marche à travers la ville. Ceci afin de contester l’application d’un arrêté communal exigeant de chaque tireur d’être en possession d’une capacité pour pouvoir exercer sa profession. A défaut, leurs outils de travail seront mis en fourrière durant une dizaine de jours ainsi que l’acquittement d’une amende d’une somme de 9 000 ariary. Depuis l’application de cette mesure, quelque 200 cyclopousses et vélos ont été saisis. Mais ce qui irrite le plus ces travailleurs de bras, c’est que les contrevenants doivent payer également 5 000 ariary à la police municipale lors des contrôles de cette fameuse capacité. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase !
Quartier populaire. Hier matin, il a été décidé que les manifestants ne se contenteront plus d’un sit-in. Une marche à travers la cité s’ébranle depuis un quartier populaire. Une simple contestation qui a dégénéré en actes de vandalisme. Pillages, mises à sac ont été enregistrés un peu partout. Premières victimes, les taxi- phones se trouvant sur leur passage. Au Bazary Be, cinq magasins ont subi une perte allant de 50 à 80%. D’autres commerçants ont vu leur étalage pillé. Au Bazary Kely, même topo, vendeurs de fournitures scolaires, vendeurs d’ustensiles de cuisine et même de bananes, ont fait les frais de ces actes de pillages. A Anjoma, un restaurateur Halal a subi le même sort.
Des blessés, des arrestations. A Tanambao V, le responsable de l’association des conducteurs de cyclopousses a été tabassé. Deux personnes ont été interpellées ainsi que six autres et parmi elles les supposés instigateurs de ces actes. Ce qui porte à huit le nombre des arrestations.
Ce jour, une rencontre entre une délégation de la municipalité et les manifestants aura lieu pour trouver une solution. En attendant, le chef de district a suspendu l’application de cet arrêté pris en 2008.
Au fait d'où viennent ces pousse pousse ?

Ce sont les pays de cette région du monde, en particulier la Chine, qui sont les premiers à l'utiliser. D'ailleurs, ce sont les mains-d'oeuvre chinoises qui ont débarqué pour la construction des lignes de chemin de fer, qui amenèrent cette technique à Madagascar. En d'autres termes, le pousse-pousse est arrivé sur l'île vers le début du XXe siècle, c'est-à-dire au temps de la colonisation. A l'heure actuelle, les pousse-pousse sont présents dans la plupart des villes malgaches. Ils remplissent aussi bien les rues de Majunga que celles d'Antsirabe, de Tamatave, de Fénérive-Est et de Tuléar. Toutefois, c'est Antsirabe qui est plus connue comme étant la ville des pousse- pousse en raison de ses quelques 4000 véhicules d'une qualité offrant un confort presque parfait. En dépit de sa présence dans la plupart des grandes villes, il convient de rappeler tout de même que les pousse-pousse sont absents des rues d'Antananarivo, ceci en raison des ruelles très abruptes de la capitale. Les pousse-pousse peuvent servir pour des utilisations très diverses dans la vie quotidienne des Malgaches. D'abord, ils sont utilisés pour le transport des passagers qui se déplacent en ville en effectuant leur va-et-vient quotidien.
Autrement dit, ils sont utilisés par les travailleurs pour se rendre à leur lieu de travail. Ils sont également le moyen de transport privilégié par les écoliers qui font parfois un abonnement mensuel. Les pousse-pousse sont également prêts à servir tous les autres clients qui souhaitent transporter des marchandises. Il faut surtout rappeler que les tireurs de pousse-pousse sont susceptibles de transporter des poids dépassant l'entendement, c'est-à-dire avoisinant le 1,5 tonne.
Pour leur part, les touristes étrangers se servent de ce moyen de transport pour se déplacer en ville, pour faire une petite ballade aussi bien dans la journée que la nuit et enfin, pour goûter au plaisir de cette voiture assez authentique. Par rapport aux autres moyens de transport urbains, les pousse-pousse sont considérés par les citadins comme étant très abordables. Ils affichent un frais de course largement à la portée de tous, c'est-à-dire trois à cinq fois moins cher que celui des taxis. Les pousse-pousse sont également plus pratiques tout en offrant un peu plus d'intimité par rapport au bus. A Madagascar, la plupart des pousse-pousse, quelle que soit la ville, ont des traits très caractéristiques. Ces traits sont constitués par des couleurs très vives telles que l'orange guilleret qui est toujours présent. A ce dernier vient s'ajouter le rouge très intense.
Et à ces deux principales couleurs viennent se joindre, soit le bleu, soit le vert, soit le blanc. En général, les pousse-pousse sont de fabrication locale. Ils sont faits de bois, de fer et d'une toile imperméable et sont portés avant tout par deux roues métalliques de diamètre inférieur ou égal à un mètre environ. Ces roues peuvent être des roues de vélo ou faites d'un cercle de métal recouvert légèrement de caoutchouc. Elles soutiennent une caisse plus ou moins spacieuse destinée à recevoir au maximum deux personnes. A cette caisse est fixée une capote pliable qui sert d'abri. Enfin, deux brancards sont placés en saillie par rapport à l'ensemble de la carrosserie. Par rapport à cette forme classique de pousse-pousse, ces deux dernières années notent aussi l'apparition d'une nouvelle forme à savoir les cyclo-pousses. Ces derniers commencent à inonder un grand nombre de villes malgaches. Par exemple, leur nombre dépasse actuellement la moitié du nombre total des pousse-pousse à Tamatave. Les cyclo-pousse sont légèrement différents des pousse-pousse classiques. Au lieu d'être tirés par des hommes à pied, ils sont tractés par des cyclistes. Ils sont largement préférés aux pousse-pousse classiques puisqu'ils sont plus spacieux et ne présentent pas de risque de basculement. Ils sont appréciés en raison de leur vitesse qui est de deux à trois fois plus vite. Enfin, ils ont révolutionné les pousse-pousse en améliorant leur confort et leur stabilité.
Manifs. A l’origine, des tireurs de cyclopousses et des propriétaires de bicyclettes, après une réunion mercredi dernier, ont décidé de tenir une grande manifestation et une marche à travers la ville. Ceci afin de contester l’application d’un arrêté communal exigeant de chaque tireur d’être en possession d’une capacité pour pouvoir exercer sa profession. A défaut, leurs outils de travail seront mis en fourrière durant une dizaine de jours ainsi que l’acquittement d’une amende d’une somme de 9 000 ariary. Depuis l’application de cette mesure, quelque 200 cyclopousses et vélos ont été saisis. Mais ce qui irrite le plus ces travailleurs de bras, c’est que les contrevenants doivent payer également 5 000 ariary à la police municipale lors des contrôles de cette fameuse capacité. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase !
Quartier populaire. Hier matin, il a été décidé que les manifestants ne se contenteront plus d’un sit-in. Une marche à travers la cité s’ébranle depuis un quartier populaire. Une simple contestation qui a dégénéré en actes de vandalisme. Pillages, mises à sac ont été enregistrés un peu partout. Premières victimes, les taxi- phones se trouvant sur leur passage. Au Bazary Be, cinq magasins ont subi une perte allant de 50 à 80%. D’autres commerçants ont vu leur étalage pillé. Au Bazary Kely, même topo, vendeurs de fournitures scolaires, vendeurs d’ustensiles de cuisine et même de bananes, ont fait les frais de ces actes de pillages. A Anjoma, un restaurateur Halal a subi le même sort.
Des blessés, des arrestations. A Tanambao V, le responsable de l’association des conducteurs de cyclopousses a été tabassé. Deux personnes ont été interpellées ainsi que six autres et parmi elles les supposés instigateurs de ces actes. Ce qui porte à huit le nombre des arrestations.
Ce jour, une rencontre entre une délégation de la municipalité et les manifestants aura lieu pour trouver une solution. En attendant, le chef de district a suspendu l’application de cet arrêté pris en 2008.
Au fait d'où viennent ces pousse pousse ?

Ce sont les pays de cette région du monde, en particulier la Chine, qui sont les premiers à l'utiliser. D'ailleurs, ce sont les mains-d'oeuvre chinoises qui ont débarqué pour la construction des lignes de chemin de fer, qui amenèrent cette technique à Madagascar. En d'autres termes, le pousse-pousse est arrivé sur l'île vers le début du XXe siècle, c'est-à-dire au temps de la colonisation. A l'heure actuelle, les pousse-pousse sont présents dans la plupart des villes malgaches. Ils remplissent aussi bien les rues de Majunga que celles d'Antsirabe, de Tamatave, de Fénérive-Est et de Tuléar. Toutefois, c'est Antsirabe qui est plus connue comme étant la ville des pousse- pousse en raison de ses quelques 4000 véhicules d'une qualité offrant un confort presque parfait. En dépit de sa présence dans la plupart des grandes villes, il convient de rappeler tout de même que les pousse-pousse sont absents des rues d'Antananarivo, ceci en raison des ruelles très abruptes de la capitale. Les pousse-pousse peuvent servir pour des utilisations très diverses dans la vie quotidienne des Malgaches. D'abord, ils sont utilisés pour le transport des passagers qui se déplacent en ville en effectuant leur va-et-vient quotidien.
Autrement dit, ils sont utilisés par les travailleurs pour se rendre à leur lieu de travail. Ils sont également le moyen de transport privilégié par les écoliers qui font parfois un abonnement mensuel. Les pousse-pousse sont également prêts à servir tous les autres clients qui souhaitent transporter des marchandises. Il faut surtout rappeler que les tireurs de pousse-pousse sont susceptibles de transporter des poids dépassant l'entendement, c'est-à-dire avoisinant le 1,5 tonne.
Pour leur part, les touristes étrangers se servent de ce moyen de transport pour se déplacer en ville, pour faire une petite ballade aussi bien dans la journée que la nuit et enfin, pour goûter au plaisir de cette voiture assez authentique. Par rapport aux autres moyens de transport urbains, les pousse-pousse sont considérés par les citadins comme étant très abordables. Ils affichent un frais de course largement à la portée de tous, c'est-à-dire trois à cinq fois moins cher que celui des taxis. Les pousse-pousse sont également plus pratiques tout en offrant un peu plus d'intimité par rapport au bus. A Madagascar, la plupart des pousse-pousse, quelle que soit la ville, ont des traits très caractéristiques. Ces traits sont constitués par des couleurs très vives telles que l'orange guilleret qui est toujours présent. A ce dernier vient s'ajouter le rouge très intense.
Et à ces deux principales couleurs viennent se joindre, soit le bleu, soit le vert, soit le blanc. En général, les pousse-pousse sont de fabrication locale. Ils sont faits de bois, de fer et d'une toile imperméable et sont portés avant tout par deux roues métalliques de diamètre inférieur ou égal à un mètre environ. Ces roues peuvent être des roues de vélo ou faites d'un cercle de métal recouvert légèrement de caoutchouc. Elles soutiennent une caisse plus ou moins spacieuse destinée à recevoir au maximum deux personnes. A cette caisse est fixée une capote pliable qui sert d'abri. Enfin, deux brancards sont placés en saillie par rapport à l'ensemble de la carrosserie. Par rapport à cette forme classique de pousse-pousse, ces deux dernières années notent aussi l'apparition d'une nouvelle forme à savoir les cyclo-pousses. Ces derniers commencent à inonder un grand nombre de villes malgaches. Par exemple, leur nombre dépasse actuellement la moitié du nombre total des pousse-pousse à Tamatave. Les cyclo-pousse sont légèrement différents des pousse-pousse classiques. Au lieu d'être tirés par des hommes à pied, ils sont tractés par des cyclistes. Ils sont largement préférés aux pousse-pousse classiques puisqu'ils sont plus spacieux et ne présentent pas de risque de basculement. Ils sont appréciés en raison de leur vitesse qui est de deux à trois fois plus vite. Enfin, ils ont révolutionné les pousse-pousse en améliorant leur confort et leur stabilité.
Une fois tous les 823 ans !!!
Ce mois d'octobre 2010 comprend 5 vendredis, 5 samedis et 5 dimanches (5 Week-ends) Vous allez me dire et après !! eh bien sachez que ceci ne se produit que tous les 823 ans ! Presque six milliards de personnes vivent cet évement , par contre vous faites partie du peu qui " savent". Information de plus, chose ignorée en moins.
* En France, mise en service du premier tronçon de l'A65 reliant Langon à Pau
* 1er au 10 octobre : Viêt Nam : Célébration du Millénaire d'Hanoï
* 1er au 20 octobre : XVIème Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie.
* 2 octobre :
o Marche Bleu pour le retour des Nordiques à Québec
* 3 octobre :
o 20ème anniversaire de la réunification allemande.
* 5 octobre :
o 100 ans de la République portugaise.
* 10 octobre :
o 42 Day en hommage à l'écrivain Douglas Adams (101010 est 42 en binaire).
o Pays-Bas Pays-Bas : Dissolution des Antilles Néerlandaises.
o Sortie de Maverick Meerkat, la dernière version d'Ubuntu
o Date symbolique (10/10/10)
* 2 au 17 octobre : Mondial de l'Automobile à Paris
* 18 octobre :
o Ouverture de la 200e fête de l'Oktoberfest de Munich.
* 19 octobre :
o Présentation du Tour de France 2011.
* 31 octobre :
o Clôture de l'exposition universelle de Shanghaï.
o Lettonie Lettonie : Les élections dans Saeima
o Sortie de SAW VII
* En France, mise en service du premier tronçon de l'A65 reliant Langon à Pau
* 1er au 10 octobre : Viêt Nam : Célébration du Millénaire d'Hanoï
* 1er au 20 octobre : XVIème Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie.
* 2 octobre :
o Marche Bleu pour le retour des Nordiques à Québec
* 3 octobre :
o 20ème anniversaire de la réunification allemande.
* 5 octobre :
o 100 ans de la République portugaise.
* 10 octobre :
o 42 Day en hommage à l'écrivain Douglas Adams (101010 est 42 en binaire).
o Pays-Bas Pays-Bas : Dissolution des Antilles Néerlandaises.
o Sortie de Maverick Meerkat, la dernière version d'Ubuntu
o Date symbolique (10/10/10)
* 2 au 17 octobre : Mondial de l'Automobile à Paris
* 18 octobre :
o Ouverture de la 200e fête de l'Oktoberfest de Munich.
* 19 octobre :
o Présentation du Tour de France 2011.
* 31 octobre :
o Clôture de l'exposition universelle de Shanghaï.
o Lettonie Lettonie : Les élections dans Saeima
o Sortie de SAW VII
Thursday, October 14, 2010
Wednesday, October 13, 2010
Olona ambony !!!

Nitohana izay tsy izy ny fifamoivoizana teny Ambolonkandrina omaly maraina tokony ho tamin’ ny 8 ora sy sasany. Samy niezaka nifampiteny sy nifandamina ireo mpamily rehetra izay tratran’ io olan’ ny fitohanana io.Tao ny taksibe, ny fiaran’ olon - tsotra ary ny taksy. Ity farany no nidiran - doza fa lasibatry ny herisetra nataona rangahy iray izay voalaza fa olona ambony, mitana andraikitra goavana etsy amin’ ny Faritany etsy Ambohidahy. Araka ny voalaza, dia fiara madinika tsara tarehy nitondra ny laharana 2729 Tae no nentin’ ity olona ambony ity. Nivoaka ny fiarany izy ary nanao teny maharary sy miendrika fanambaniana tamin’ ireo mpamily taksy sy taksibe. Nampangainy ireto farany fa tena anisan’ ny fositra mahatonga ny fitohanan’ ny fifamoivoizana ary nolazainy mazava fa jiolahimboto. Mba voatohina ihany ny fon’ ilay saoferana taksy ka namaly azy mora foana. Tezitra ilay rangahy ka avy hatrany dia namely totohondry mafy ny tavan’ ilay mpamily taksy. Vaky noho izany ny vavan’ ity farany. Tataka mihitsy aza ny molony ambony. Nivoa - dra be ilay ratra ary saika fanina mihitsy ilay ranamana. Tokony ho nanao kabary tsy valiana an’ ity olona ambony ity nanoloana izay teny miendrika fanambaniana ireo mpitatitr’ olona ireo ilay mpamily. Tezitra mafy ireo olona teny Ambolonkandrina nahita ny fihetsika nataon’ ity rangahy izay voalaza fa olona ambony ity ka saika niharan’ ny fitsaram - bahoaka teo noho eo. Nisy mihitsy aza no efa nitady lasantsy mba handorana ny fiaran’ ilay lehilahy, saingy raha vao nahare izany izy dia rifatra nilefa, namelona fiara haingana. Ilay mpamily taksy lasibatra kosa dia nandeha faingana teny amin’ ny Hjra Ampefiloha. Avy hatrany dia nahazo ny fitsaboana sahaza ho azy izy ary nozairina mihitsy ny molony. « Tsy hanaiky mora foana aho fa hitondra ny raharaha eny anivon’ ny manam - pahefana mahefa isan’ ambaratongany », hoy ity mpamily taksy ity.
Clarisse Razafy
HAT mamo
Ny alin'ny zoma lasa teo, tokony ho tamin'ny folo ora sy sasany, no nitrangan'ity fihetsika mahamenatra izay nataon'ny mpikamban'ny HAT iray ao Tsiroanomandidy. Mamo izy dia niditra an-keriny niaraka tamin'ny mpiambina azy miisa efatra tao amin'ny biraon'ny ONG iray izay sady misy ny foiben'ny radio iray ao an-toerana ihany koa. Nidirany an-keriny tao amin'ilay toerana ary na ny mpiambina aza dia nitsoaka satria efa malaza ratsy ao an-tanàna ity rangahy noho ny fitazonany basy sy ny fampiasany izany tsy amin'antony. Mba ho fiarovany ny ainy dia nitsoaka tao an-trano ilay mpiambina izay nenjehiny rahateo. Rehefa tsy tafiditra tao izy dia nodakadakainy ny varavarana ary nilaza ny haka basy ny tenany. Ny tena tanjony dia ny hanao hazalambo pretra iray izay tompon'io ONG io rahateo saingy tsy tratrany tao io farany hany ka izay hitany no nanamparany ny fony. Isan'izany ny kamiao iray izay sendra nifanojo taminy teo amin’ny fahatongavany tao amin'ilay toerana. Nampihorohoroiny ny mpamily dia nalainy avy hatrany ny fanalahidy. Soa ihany fa tao anatin'ny hamamoana ny tenany ka tsy hainy intsony ny namelona io fiara izay saika nentiny io. Nendahiny niaraka tamin'ireo olona telo niaraka taminy hatramin'ireny takela-by mandràra ny fidirana ao amin'ilay trano ireny. Tsy nisy sahy nivoaka na ireo mpanentana tao amin'ilay radio na koa ireo mpiambina nanoloana ny zava-misy. Nampandrenesina ny pôlisy izay tonga teny an-toerana fa saingy efa tsy nahatratra azy ireo intsony. Mahana ny ratsy nataony angamba ka ny maraim-ben'ny sabotsy dia nisy olona nirahiny nanatitra ilay fanalahidin'ny kamiao ary koa hitondra ny hafatra fialan-tsiny...satria hono izy tao anatin'ny hamamoana loatra ka tsy tompon'ny tenany intsony. Ankehitriny dia mihorohoro avokoa na ny mpiasan'ilay ONG na koa ny mpiasan'ilay onjam-peo ary tsy misy sahy mandeha irery intsony rehefa mivoaka ao amin'ilay toeram-piasana. Efa fanta-daza loatra mantsy ity mpikamban'ny HAT noho izy tsy refesi-mandidy ao an-tanàna. Efa fanaony rahateo ny fampihorohoroana sy ny tsindrihazolena toy izao, raha araka ny fitarainan'ny olona izay tsy sahy anefa noho ny tahotra. Mila mijery akaiky ny tompon'andraikitra eto an-drenivohitra satria mitady hisy fiantraikany amin'ny filaminam-bahoaka ao Tsiroanomandidy ny fitondran-tenan'ity olona ity. Raha araka ny vaovao farany azo dia mbola tafiditra ao anaty lisitry ny CST indray ity HAT mamo ity...
D.R
D.R
Tuesday, October 12, 2010
Pouvons nous espérer une reconnaissance internationale
La marche en avant initiée par la HAT imposera t elle une reconnaissance internationale ? C'est la question que se posent les observateurs politiques suite à l'installation du parlement de la transition commencée hier et continuant aujourd'hui au palais de Tsimbazaza. Pour les partisans du pouvoir en place, c'est le début d'un retour à l'ordre constitutionnel avec la mise en place des institutions décidées lors de la Conférence Nationale. Raharinaivo Randrianantoandro, du TIM, déclarait lui même que l'ordre constitutionnel était en cours à Madagascar. Pour les opposants, c 'est tout le contraire, ces derniers avancent comme argument qu'aucun des 346 membres du parlement n'est élu et ne peuvent donc sièger dans une assemblée. La communauté internationale devra prendre en compte qu'il y a une dynamique de sortie de crise qui a été initiée par des horizons divers mais elle devra aussi prendre en compte qu'elle ne repose sur aucune légitimité élective ! Un casse tête donc car il lui faut prendre la réelle valeur des forces en présence dans chaque camp, la volonté de sortir de la crise, et en même temps, elle ne peut faire l'impasse sur des principes qui lui sont chers comme la non reconnaissance d'un pouvoir né de la rue ou la non reconnaissance d'un parlement non élu.
Déclaration de Ranjeva Raymond
Mes chers compatriotes,
1- Voici plus de 18 mois que le pays est enlisé dans une crise politique, diplomatique , économique, sociale sans précédent, nous ne reviendrons plus sur les malheurs qui sévissent au sein de la Nation, de chaque foyer jusque dans la vie de chaque individu.
Nos propositions et notre projet de sauvetage de la Nation « VONJY AINA » n’ont pas été rejetés. Les événements actuels corroborent nos analyses.
2- Des blessures restent profondément ancrées dans les cœurs et dans la chair.
Des hommes et des femmes vivent injustement de grandes souffrances dans les fers.
Le droit n’est plus une garantie de sécurité.
3- Ne pas reconnaître que notre Nation est dans le chaos total relève de la cécité, de la surdité et d’un mépris d’autrui irresponsable.
4- Il est clair que les réponses apportées jusqu’à ce jour sont restées vaines car :
- bafouer les fondamentaux de la démocratie en refusant le dialogue,
- s’affubler d’une pseudo légalité,
- utiliser la violence des mots et des gestes et la force des armes pour faire taire ceux qui ont mal ,
- persister dans la pensée unique en excluant tous ceux qui pensent et envisagent l’avenir autrement,
Ne peuvent être qu’une politique de fuite en avant suicidaire pour les Malgaches.
5- Isoler diplomatiquement le pays, c’est le priver de tous les apports légitimes et légaux.
Pire. Faire croire aux Malgaches que l’enfermement serait la preuve de notre souveraineté est duperie.
Je le dis clairement :
C’est à toutes ces dérives : mascarades, réponses trompe-l’œil, humiliations, arrogance, avidité qu’il faut mettre fin. Cela écœure nos compatriotes de la chose et du monde politiques.
NON, nos compatriotes et notre pays ne méritent pas un sort pareil et dégradant.
NON, le destin de notre pays et d’une nouvelle République ne peuvent s’écrire dans l’unilatéralisme , l’exclusion, l’inconstance des orientations et des actes , la manipulation de la légitimité et de la souveraineté populaires, qui sont source d’instabilité et d’aventurisme.
La transition que je propose doit se concevoir et être menée dans une nouvelle démarche caractérisée par une neutralité positive et incarnée par des hommes et des femmes capables de rassembler et qui ne sauraient être suspectés de partialité et dont la compétence est incontestable au plan national et international.
C’est pourquoi, prenant à témoin la Nation toute entière,
J’invite Messieurs Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina à mettre un terme définitif à leurs différends. A Monsieur Andry Rajoelina en particulier je demande simplement de transmettre les responsabilités à une vraie transition neutre.
Pour la Patrie, c’est un geste de grandeur, d’honneur et un devoir d’homme digne.
N’étant pas candidat aux élections présidentielles je me tiens à la disposition de la vraie transition.
Je vous remercie.
Antananarivo le 12 octobre 2010
1- Voici plus de 18 mois que le pays est enlisé dans une crise politique, diplomatique , économique, sociale sans précédent, nous ne reviendrons plus sur les malheurs qui sévissent au sein de la Nation, de chaque foyer jusque dans la vie de chaque individu.
Nos propositions et notre projet de sauvetage de la Nation « VONJY AINA » n’ont pas été rejetés. Les événements actuels corroborent nos analyses.
2- Des blessures restent profondément ancrées dans les cœurs et dans la chair.
Des hommes et des femmes vivent injustement de grandes souffrances dans les fers.
Le droit n’est plus une garantie de sécurité.
3- Ne pas reconnaître que notre Nation est dans le chaos total relève de la cécité, de la surdité et d’un mépris d’autrui irresponsable.
4- Il est clair que les réponses apportées jusqu’à ce jour sont restées vaines car :
- bafouer les fondamentaux de la démocratie en refusant le dialogue,
- s’affubler d’une pseudo légalité,
- utiliser la violence des mots et des gestes et la force des armes pour faire taire ceux qui ont mal ,
- persister dans la pensée unique en excluant tous ceux qui pensent et envisagent l’avenir autrement,
Ne peuvent être qu’une politique de fuite en avant suicidaire pour les Malgaches.
5- Isoler diplomatiquement le pays, c’est le priver de tous les apports légitimes et légaux.
Pire. Faire croire aux Malgaches que l’enfermement serait la preuve de notre souveraineté est duperie.
Je le dis clairement :
C’est à toutes ces dérives : mascarades, réponses trompe-l’œil, humiliations, arrogance, avidité qu’il faut mettre fin. Cela écœure nos compatriotes de la chose et du monde politiques.
NON, nos compatriotes et notre pays ne méritent pas un sort pareil et dégradant.
NON, le destin de notre pays et d’une nouvelle République ne peuvent s’écrire dans l’unilatéralisme , l’exclusion, l’inconstance des orientations et des actes , la manipulation de la légitimité et de la souveraineté populaires, qui sont source d’instabilité et d’aventurisme.
La transition que je propose doit se concevoir et être menée dans une nouvelle démarche caractérisée par une neutralité positive et incarnée par des hommes et des femmes capables de rassembler et qui ne sauraient être suspectés de partialité et dont la compétence est incontestable au plan national et international.
C’est pourquoi, prenant à témoin la Nation toute entière,
J’invite Messieurs Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina à mettre un terme définitif à leurs différends. A Monsieur Andry Rajoelina en particulier je demande simplement de transmettre les responsabilités à une vraie transition neutre.
Pour la Patrie, c’est un geste de grandeur, d’honneur et un devoir d’homme digne.
N’étant pas candidat aux élections présidentielles je me tiens à la disposition de la vraie transition.
Je vous remercie.
Antananarivo le 12 octobre 2010
Monday, October 11, 2010
Une nouvelle espèce de petit carnivore découverte à Madagascar
Une nouvelle espèce de petit carnivore, connue sous le nom de Vontsira Durrell (Salanoia durrelli) a été identifiée par des chercheurs du Durrell Wildlife Conservation Trust, du Museum d’histoire naturelle de Londres, de Nature Heritage (Jersey) et de Conservation International. Le petit carnivore brun moucheté, de la taille d’un chat, vit dans les marais de la zone humide du lac Alaotra, dans le centre Est de Madagascar et pèse un peu plus d’un demi-kilo. Il appartient à une famille de carnivores connue seulement à Madagascar. Il est susceptible d’être l’un des carnivores les plus menacés dans le monde.Comme vient de le prouver un impressionnant recencement de la faune marine, on ne connaît pas encore très bien tous les habitants des grandes profondeurs. En revanche, l’homme a une idée assez précise des animaux avec qui il cohabite sur les parties émergées du globe. Un nouveau mammifère a pourtant été découvert près du lac Alaotra de Madagascar. Et il mange de la viande… ce qui n’est pas courant puisque le dernier carnivore découvert remonte à 1986.
Cet animal de la taille d’un petit chat a été idenfié en 2004. Une équipe de la Durell wildlife conservation trust, une organisation dont le but est de protéger les espèces menacées, a capturé un specimen de ce qui allait devenir plus tard l’espèce salanoia durrelli ou “vontsira de Durell”, en hommage à Gerald Durrell. Il appartient à la famille eupleridae, endémique de Madagascar.
Après sa découverte, des prélèvements ont été effectués sur l’animal et les échantillon recueillis ont été passés au crible pour être certain qu’il s’agissait bien d’une espèce inconnue à ce jour. Il s’agissait bien d’une découverte. Le faire-part de naissance de cette nouvelle espèce a été publié dans la revue Systematics and biodiversity.
Il y a si peu d’individus vivant autour de ce lac malgache que cette nouvelle espèce pourrait rapidement entrer dans la catégorie des espèces éteintes, comme l’explique Frank Hawkins, l’un des auteurs des recherches :
“Il s’agit sans doute de l’espèce de carnivore qui compte le plus petit nombre d’individus et qui est l’une des plus menacées. Les zones humides du lac Aloatra ont subi une pression considérable. Seuls de rapides efforts de conservation pour faire de cet animal un symbole [de la lutte pour les expèces menacées] permettrait d’éviter son extinction”.
Le carnivore a été vu nager dans un lac par des chercheurs de la Durrell Wildlife Conservation Trust lors d’un voyage d’étude des lémuriens du bambou (alaotrensis Hapalemur griseus) en 2004. Après un bref examen de l’animal, l’équipe soupçonna qu’elle était témoin d’une nouvelle espèce et a pris des photos. En examinant les spécimens de Vontsira à queue brune (Salanoia concolor) des collections du Museum d’histoire naturelle, les zoologistes ont confirmé que l’animal faisait partie d’une nouvelle espèce. Le Vontsira à queue brune est le plus proche parent de la nouvelle espèce, que les zoologistes ont nommé en l’honneur de l’écologiste et écrivain Gerald Durrell, qui est décédé il y a 15 ans.
Fidimalala Bruno Ralainasolo, le biologiste de la conservation travaillant pour Durrell Wildlife Conservation Trust qui a le premier capturé le nouveau carnivore, a déclaré : « Nous savions depuis un certain temps qu’un carnivore vivait dans les marais du lac Alaotra, mais nous avions toujours supposé que c’était un Vontsira à queue brune que l’on retrouve aussi dans les forêts tropicales de l’Est. Toutefois, les différences dans le crâne, les dents, et les pattes ont montré que cet animal est clairement d’une espèce différente, avec des adaptations à la vie en milieu aquatique. C’est une découverte très excitante et nous avons décidé d’honorer le fondateur de notre organisation, le célèbre écologiste Gerald Durrell, en nommant de son nom cette nouvelle espèce. Toutefois, l’avenir de l’espèce est très incertain car les marais du Lac Alaotra sont extrêmement menacés par l’expansion agricole, les incendies, les plantes et poissons envahissants. C’est un site très important pour la faune et les ressources que celle-ci offre aux gens, et Durrell Wildlife Conservation Trust travaille en étroite collaboration avec les communautés locales pour assurer sa utilisation durable et préserver le Vontsira Durrell et d’autres espèces importantes ».
Paula Jenkins, zoologiste du Muséum d’Histoire Naturelle a dit : « Nous savons très peu sur les Vontsiras qui ressemblent à des petites mangoustes, parce qu’ils sont mal connus et rarement vus ou étudiés dans la nature. Cette recherche est un exemple fantastique de l’importance et de la pertinence des collections du Musée pour la recherche scientifique contemporaine. Bien que les gens savent que des musées comme le Muséum d’Histoire Naturelle détiennent des collections de référence, peu de gens sont conscients d’à quel point ces collections aident à notre compréhension du monde d’aujourd’hui ».
L’habitat de Vontsira Durrell a souffert d’un certain nombre de menaces au cours des dernières décennies, des poissons introduits à l’ensablement et à la pollution par les engrais et les pesticides. Bien que l’état de conservation de l’espèce nouvelle reste à être formellement évalué, elle est susceptible d’être menacée en raison de la petite taille de sa population, de sa distribution restreinte et de l’impact de la dégradation de l’habitat.
Il est remarquable que le lac Alaotra a défrayé la chronique il y a seulement quelques mois lorsque l’extinction de la grèbe d’Alaotra (Tachybaptus rufolavatus) a été annoncée. Maintenant, une nouvelle espèce a été décrite à partir de la zone même où la grèbe d’Alaotra avait été dernièrement vue.
Frank Hawkins de Conservation International, co-auteur de l’article décrivant l’espèce, a dit : « Cette espèce est probablement le carnivore ayant l’un des plus petits domaines au monde, et est susceptible d’être l’une des plus menacées. Les zones humides du Lac Alaotra sont sous une pression considérable, et seuls des travaux de conservation d’urgence pour faire de cette espèce un étendard de la conservation pourraient empêcher son extinction ».
Recueilli par Yann
Sunday, October 10, 2010
Saturday, October 09, 2010
De "lol" à "ndlr"
"lol" est un sigle d'origine anglaise qui remplace "Lots Of Laughs," littéralement "beaucoup de rires" ;ou aussi Laughing Out Loud ; car en anglais, le nom "laugh" peut être employé dans une telle expression, à l'inverse du français. Cela signifie donc approximativement "Rires abondants" ou "mort de rire" et est employé, comme vous le savez, dans le langage SMS, MSN ou chat pour alléger le ton de la conversation et pour préciser, s'il est nécessaire, que l'énoncé précédant portait à rire.
S'il m'est permis de donner mon avis, je dirais que l'emploi abusif de ce sigle tend à faire s'habituer à celui-ci, au point que de nos jours, si on ne précise pas un "lol" pour dire "je rigole," nos interlocuteurs on tendance à mal prendre ce que nous disons, car nos propos leur semblent plus froids, alors qu'il n'en est rien.
Et c'est sans compter sur l'extrême subtilité des gens qui vous glissent un reproche flanqué d'un "lol" pour mieux le faire passer !
Quant au "NDLR" des journaux, il s'agit là encore d'un sigle : cela veut dire "Note De La Rédaction." Il prévient donc qu'un parenthèse s'opère au milieu d'une information ou d'une citation, afin que le journaliste apporte une information supplémentaire qui aidera le lecteur à comprendre son propos.
Une note de la rédaction est, dans la presse écrite, une note qu'une personne insère au sein d'un texte dont elle n'est pas l'auteur. Cette portion est alors placée en incise, suivie ou précédée du sigle NDLR, le tout séparé du texte original par des parenthèses ou des crochets.
Ce complément peut être d'ordre factuel, ou tenir de l'opinion. Il peut provenir :
* de la rédaction en chef du journal qui publie un texte, mais souhaite émettre un point de vue différent, par exemple dans un article écrit par l'un de ses journalistes, un éditorial, le courrier d'un lecteur, un droit de réponse ;
* d'un journaliste qui signale ainsi qu'il reprend la parole au sein de propos qu'il rapporte dans son article : courte citation ou interview in extenso.
Bien que le sigle « NDLR » devrait normalement apparaître en capitales, on trouve parfois celui-ci typographié « NdlR » ou « Ndlr », voire totalement en minuscules (« ndlr »).
Il est également possible de mentionner NDR pour « Note du rédacteur ».
Dans la première formule de Libération, il y avait des « notes de la claviste » (NDLC), par lesquelles les opératrices de saisie avaient la possibilité de faire connaître leur avis sur des passages des articles qu'elles tapaient.
Vous comprendrez donc pourquoi il est rare de trouver un "lol" et un "ndlr" dans le même texte ! A ne pas confondre avec "mdr" (mort de rire).
S'il m'est permis de donner mon avis, je dirais que l'emploi abusif de ce sigle tend à faire s'habituer à celui-ci, au point que de nos jours, si on ne précise pas un "lol" pour dire "je rigole," nos interlocuteurs on tendance à mal prendre ce que nous disons, car nos propos leur semblent plus froids, alors qu'il n'en est rien.
Et c'est sans compter sur l'extrême subtilité des gens qui vous glissent un reproche flanqué d'un "lol" pour mieux le faire passer !
Quant au "NDLR" des journaux, il s'agit là encore d'un sigle : cela veut dire "Note De La Rédaction." Il prévient donc qu'un parenthèse s'opère au milieu d'une information ou d'une citation, afin que le journaliste apporte une information supplémentaire qui aidera le lecteur à comprendre son propos.
Une note de la rédaction est, dans la presse écrite, une note qu'une personne insère au sein d'un texte dont elle n'est pas l'auteur. Cette portion est alors placée en incise, suivie ou précédée du sigle NDLR, le tout séparé du texte original par des parenthèses ou des crochets.
Ce complément peut être d'ordre factuel, ou tenir de l'opinion. Il peut provenir :
* de la rédaction en chef du journal qui publie un texte, mais souhaite émettre un point de vue différent, par exemple dans un article écrit par l'un de ses journalistes, un éditorial, le courrier d'un lecteur, un droit de réponse ;
* d'un journaliste qui signale ainsi qu'il reprend la parole au sein de propos qu'il rapporte dans son article : courte citation ou interview in extenso.
Bien que le sigle « NDLR » devrait normalement apparaître en capitales, on trouve parfois celui-ci typographié « NdlR » ou « Ndlr », voire totalement en minuscules (« ndlr »).
Il est également possible de mentionner NDR pour « Note du rédacteur ».
Dans la première formule de Libération, il y avait des « notes de la claviste » (NDLC), par lesquelles les opératrices de saisie avaient la possibilité de faire connaître leur avis sur des passages des articles qu'elles tapaient.
Vous comprendrez donc pourquoi il est rare de trouver un "lol" et un "ndlr" dans le même texte ! A ne pas confondre avec "mdr" (mort de rire).
L'abréviation CQFD est utilisée pour :
* CQFD, la conclusion du raisonnement mathématique (Ce qu'il fallait démontrer).
* CQFD, journal de critique sociale (Ce qu'il faut dire, détruire, développer).
* Ceux qu'il faut découvrir, concours organisé par le magazine Les Inrockuptibles.
* C.Q.F.D...utronc, un album de Jacques Dutronc
* C.Q.F.D., une série télévisée québécoise diffusée de 1957 à 1958.
* CQFD (coût qualité fiabilité délais) est un label du ministère français du Logement et de la Ville.
* CQFD, journal de critique sociale (Ce qu'il faut dire, détruire, développer).
* Ceux qu'il faut découvrir, concours organisé par le magazine Les Inrockuptibles.
* C.Q.F.D...utronc, un album de Jacques Dutronc
* C.Q.F.D., une série télévisée québécoise diffusée de 1957 à 1958.
* CQFD (coût qualité fiabilité délais) est un label du ministère français du Logement et de la Ville.
Friday, October 08, 2010
Thursday, October 07, 2010
Wednesday, October 06, 2010
Des morts suspects ?
Le Lieutenant-Colonel Etovontsoa, issu de la 20ème promotion de l’ACMIL et élément du tristement célèbre camp militaire CAPSAT est décédé le 04 octobre dernier. Notons que cet officier comptait parmi les premiers à s’être levés aux côtés du Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina (auparavant Commandant) lors de la mutinerie de 2009. Les raisons de son décès n’ont pas été révélées jusqu’à présent. Un décès qui aurait pu être normal, si ce n’est que quatre autres proches du Lieutenant-Colonel Etovontsoa se trouvent en soins intensifs à l’Hôpital Militaire. Deux d’entre eux sont dans le coma. Un sort auquel le Cl Richard Ravalomanana a quant à lui pu échapper. Ce dernier est en fin de convalescence et reprendra très bientôt du service.
Coiffure: un métier en pleine crise
La coiffure, un métier décoiffé. C’est l’image que l’on se fait ce secteur d’activité qui comme tant d’autres, n’est pas épargné par le vent de la crise qui perdure dans le pays, ne laissant rien sur son passage, même pas un brin de… cheveux !
Rafaramalala Romualdine, propriétaire-gérante de la coiffure « Andraina » Ambositra, nous évoque la situation : « Si avant la période de crise, pendant les grandes vacances (juillet et août), je recevais continuellement pas moins de 10 clients par jour. Actuellement et toujours correspondant à la même période, je reçois à peine 2 ou 3 personnes. » Une conjoncture aberrante qui a fait dire à cette dame que le métier ne fait plus vivre son homme. Rafaramalala Romualdine de dénoncer par la même occasion le secteur informel qui mine le métier.
Heureusement qu’elle n’a pas que son salon de coiffure comme activité. Elle et son époux gèrent également un centre de formation professionnelle pour ne pas avoir à s’arracher les cheveux comme tant d’autres qui ne possèdent qu’une seule activité au point parfois, de se rendre chauve tout simplement pour n’avoir pas pu casser même un œuf…
Anastase
Rafaramalala Romualdine, propriétaire-gérante de la coiffure « Andraina » Ambositra, nous évoque la situation : « Si avant la période de crise, pendant les grandes vacances (juillet et août), je recevais continuellement pas moins de 10 clients par jour. Actuellement et toujours correspondant à la même période, je reçois à peine 2 ou 3 personnes. » Une conjoncture aberrante qui a fait dire à cette dame que le métier ne fait plus vivre son homme. Rafaramalala Romualdine de dénoncer par la même occasion le secteur informel qui mine le métier.
Heureusement qu’elle n’a pas que son salon de coiffure comme activité. Elle et son époux gèrent également un centre de formation professionnelle pour ne pas avoir à s’arracher les cheveux comme tant d’autres qui ne possèdent qu’une seule activité au point parfois, de se rendre chauve tout simplement pour n’avoir pas pu casser même un œuf…
Anastase
Des projets qui peuvent tomber à l'eau
La société canadienne AQUAMAR prévoyait d'exporter 300 millions de litre d'eau du fleuve de Mananara deux fois par semaine.
Deux entreprises étrangères se sont manifestées pour acheter de l'eau brute à Madagascar en vue d'une exportation vers d'autres pays. La première est une société canadienne AQUAMAR qui a déjà signé un protocole d'accord avec l'Etat, il y a à peu près trois ans, pour l'exploitation du fleuve de Mananara, et ce, avec des études techniques plus avancées tandis que la seconde qui est vient du Moyen Orient, était encore au stade de prospection. Mais compte tenu de la crise qui perdure dans le pays, ces projets sont en ce moment suspendus, a-t-on appris de source proche du dossier.
Première variante rejetée. Ces investisseurs étaient pourtant en train de se conformer aux procédures réglementaires existantes tout en réalisant de nombreuses études techniques sur les impacts socio-économique et environnemental, selon les explications d'un responsable au sein du ministère de l'Eau. Pour le cas de l'entreprise AQUAMAR, elle projette d'exporter 300 millions de litres d'eau du fleuve de Mananara par voyage en bateau à destination des pays du Golfe. « Plus précisément, son exploitation porterait sur une partie à 11km de l'embouchure du fleuve qui se déverse dans la mer, et cette quantité à exporter ne représente que 5% de son débit journalier », a expliqué un technicien malgache au sein du CNEAGR, le bureau d'études chargé de réaliser des études techniques de ce projet. La première variante portant sur la mise en place d'un pipeline tout au long de la piste reliant Maroantsetra et Mananara avec l'installation d'un terminal sur la plage a été rejetée en raison des impacts socio-environnementaux mesurés. Par contre, la seconde variante qui consiste à mettre en place le pipeline en dessous du lit de la rivière avec un système gravitaire, et ce, utilisant une technologie de pointe, a été accordée à l'investisseur. Notons que cette étude a été réalisée par le CNEAGR et son partenaire d'origine française.
Contestation politique. En outre, nombreuses sont les retombées économiques que l'on pourrait tirer de ce projet, dont entre autres, la mise en place d'une centrale hydro-électrique à Mananara et le financement d'autres projets d'adduction d'eau potable, a évoqué le technicien du CNEAGR. De son côté, cet investisseur canadien entrait en phase d'avant projet détaillé tout en voulant réaliser les études de faisabilité financière mais il a décidé de mettre en stand-by son projet vu le contexte politique dans le pays. « La fixation des redevances à payer sur l'exportation de l'eau brute n'a pas été pourtant encore négociée avec l'Etat », a précisé le responsble au sein du ministère de tutelle. Quant au second projet mené par l'investisseur du Moyen Orient, il n'a même pas pu démarrer pour suivre toutes ces étapes en raison d'une contestation politique », a-t-il conclu.
Navalona R.
Deux entreprises étrangères se sont manifestées pour acheter de l'eau brute à Madagascar en vue d'une exportation vers d'autres pays. La première est une société canadienne AQUAMAR qui a déjà signé un protocole d'accord avec l'Etat, il y a à peu près trois ans, pour l'exploitation du fleuve de Mananara, et ce, avec des études techniques plus avancées tandis que la seconde qui est vient du Moyen Orient, était encore au stade de prospection. Mais compte tenu de la crise qui perdure dans le pays, ces projets sont en ce moment suspendus, a-t-on appris de source proche du dossier.
Première variante rejetée. Ces investisseurs étaient pourtant en train de se conformer aux procédures réglementaires existantes tout en réalisant de nombreuses études techniques sur les impacts socio-économique et environnemental, selon les explications d'un responsable au sein du ministère de l'Eau. Pour le cas de l'entreprise AQUAMAR, elle projette d'exporter 300 millions de litres d'eau du fleuve de Mananara par voyage en bateau à destination des pays du Golfe. « Plus précisément, son exploitation porterait sur une partie à 11km de l'embouchure du fleuve qui se déverse dans la mer, et cette quantité à exporter ne représente que 5% de son débit journalier », a expliqué un technicien malgache au sein du CNEAGR, le bureau d'études chargé de réaliser des études techniques de ce projet. La première variante portant sur la mise en place d'un pipeline tout au long de la piste reliant Maroantsetra et Mananara avec l'installation d'un terminal sur la plage a été rejetée en raison des impacts socio-environnementaux mesurés. Par contre, la seconde variante qui consiste à mettre en place le pipeline en dessous du lit de la rivière avec un système gravitaire, et ce, utilisant une technologie de pointe, a été accordée à l'investisseur. Notons que cette étude a été réalisée par le CNEAGR et son partenaire d'origine française.
Contestation politique. En outre, nombreuses sont les retombées économiques que l'on pourrait tirer de ce projet, dont entre autres, la mise en place d'une centrale hydro-électrique à Mananara et le financement d'autres projets d'adduction d'eau potable, a évoqué le technicien du CNEAGR. De son côté, cet investisseur canadien entrait en phase d'avant projet détaillé tout en voulant réaliser les études de faisabilité financière mais il a décidé de mettre en stand-by son projet vu le contexte politique dans le pays. « La fixation des redevances à payer sur l'exportation de l'eau brute n'a pas été pourtant encore négociée avec l'Etat », a précisé le responsble au sein du ministère de tutelle. Quant au second projet mené par l'investisseur du Moyen Orient, il n'a même pas pu démarrer pour suivre toutes ces étapes en raison d'une contestation politique », a-t-il conclu.
Navalona R.
Tuesday, October 05, 2010
Grève au port de Tamatave
Les Grévistes au port de Toamasina restent inflexibles. Après quelques jours d’arrêt de travail, ils envisagent de faire monter la pression. Des bruits circulent dans la capitale Betsimisaraka que les grévistes projettent, à partir d’aujourd’hui, d’ériger des barrages sur la nationale 2 reliant le Grand port de l’Est et Antananarivo.
Joint par téléphone, l’un des leaders du mouvement a confirmé cette information tout en signalant que l’objectif est de bloquer totalement cet axe routier très stratégique. Sans aucun doute, l’impact d’une telle décision sera fatal pour l’économie nationale. Le Grand port sera asphyxié sans compter l’éventuelle pénurie de carburant ou de produits de première nécessité en provenance de l’extérieur.
Actuellement, des centaines de camions sont bloqués à Toamasina faute de marchandises. Il est grand temps de prendre des mesures draconiennes afin de débloquer la situation. Le Gouvernement, la Mictsl, la Smmc, la Chambre de commerce de Toamasina et la Spat sont condamnés à s’entendre pour éviter le pire.
Joint par téléphone, l’un des leaders du mouvement a confirmé cette information tout en signalant que l’objectif est de bloquer totalement cet axe routier très stratégique. Sans aucun doute, l’impact d’une telle décision sera fatal pour l’économie nationale. Le Grand port sera asphyxié sans compter l’éventuelle pénurie de carburant ou de produits de première nécessité en provenance de l’extérieur.
Actuellement, des centaines de camions sont bloqués à Toamasina faute de marchandises. Il est grand temps de prendre des mesures draconiennes afin de débloquer la situation. Le Gouvernement, la Mictsl, la Smmc, la Chambre de commerce de Toamasina et la Spat sont condamnés à s’entendre pour éviter le pire.
Grève des enseignants chercheurs
Une fois déclenchée, la grève générale des enseignants - chercheurs à l’Université d’Ambohitsaina n’est pas près de faire machine arrière. En effet, un prolongement et renforcement de la grève générale ont été décidés à l’issue d’une nouvelle assemblée générale que le Seces a tenu hier et ce, après une semaine de grève d’avertissement.
Vêtus de leurs toges, les membres du Seces se donnent rendez - vous ce jour sur l’esplanade du campus. « Cette fois, en nous habillant de cette façon nous tiendrons une grève qui n’a pas encore existé dans l’histoire du Seces », déclare Raniriharinosy Raharimanana, membre du Seces. Selon lui, c’est une manière de réclamer la valeur que l’Université ainsi que ses enseignants méritent, et le refus de la politisation de l’établissement. Rappelons que l’objet des revendications porte essentiellement sur la réclamation du budget de fonctionnement, le paiement des heures complémentaires qui aurait dû se faire le mois dernier ainsi que des indemnités de recherche. A cela s’ajoute l’application d’un décret relatif à la retraite et aux avantages des enseignants.
« Résolution par étape »
« La résolution du problème ne pourra pas s’effectuer dès cette semaine mais ne devrait pas non plus traîner », fait savoir le Vice - président de l’Université, Jean Eric Rakotoarisoa. Et de poursuivre que « les dossiers contenant les éléments justificatifs des dépenses pour chacun des établissements de l’Université, prévus pour le budget de fonctionnement sont déjà en cours cette semaine et seront envoyés au ministère dès leur réception. Par ailleurs, une commission de contrôle en charge des heures complémentaires sera à l’œuvre cet après - midi pour les dernières vérifications avant l’envoi du montant au ministère ». Les différentes manifestations survenues au sein de l’Université n’ont pas manqué de causer quelques perturbations dans le déroulement des examens. Si certaines Facultés ont pu maintenir le calendrier des examens, comme c’est le cas de la Fac Degs, d’autres enregistrent un léger retard. A l’exemple de la Faculté des Sciences qui a dû repousser la date des examens. Par conséquent, un léger décalage de la date indiquée, comme fin de l’année universitaire, est à prévoir. Au lieu de la fin du mois d’octobre, elle ne pourra se terminer qu’au mois de novembre.
Recueillis par Sandra Rabearisoa
Vêtus de leurs toges, les membres du Seces se donnent rendez - vous ce jour sur l’esplanade du campus. « Cette fois, en nous habillant de cette façon nous tiendrons une grève qui n’a pas encore existé dans l’histoire du Seces », déclare Raniriharinosy Raharimanana, membre du Seces. Selon lui, c’est une manière de réclamer la valeur que l’Université ainsi que ses enseignants méritent, et le refus de la politisation de l’établissement. Rappelons que l’objet des revendications porte essentiellement sur la réclamation du budget de fonctionnement, le paiement des heures complémentaires qui aurait dû se faire le mois dernier ainsi que des indemnités de recherche. A cela s’ajoute l’application d’un décret relatif à la retraite et aux avantages des enseignants.
« Résolution par étape »
« La résolution du problème ne pourra pas s’effectuer dès cette semaine mais ne devrait pas non plus traîner », fait savoir le Vice - président de l’Université, Jean Eric Rakotoarisoa. Et de poursuivre que « les dossiers contenant les éléments justificatifs des dépenses pour chacun des établissements de l’Université, prévus pour le budget de fonctionnement sont déjà en cours cette semaine et seront envoyés au ministère dès leur réception. Par ailleurs, une commission de contrôle en charge des heures complémentaires sera à l’œuvre cet après - midi pour les dernières vérifications avant l’envoi du montant au ministère ». Les différentes manifestations survenues au sein de l’Université n’ont pas manqué de causer quelques perturbations dans le déroulement des examens. Si certaines Facultés ont pu maintenir le calendrier des examens, comme c’est le cas de la Fac Degs, d’autres enregistrent un léger retard. A l’exemple de la Faculté des Sciences qui a dû repousser la date des examens. Par conséquent, un léger décalage de la date indiquée, comme fin de l’année universitaire, est à prévoir. Au lieu de la fin du mois d’octobre, elle ne pourra se terminer qu’au mois de novembre.
Recueillis par Sandra Rabearisoa
Monday, October 04, 2010
Le tourisme médical : un bel avenir à Maurice
Depuis l’ouverture du centre hospitalier « Apollo Bramwell » à Maurice, ayant une qualification de 5 étoiles, qui est également le premier du genre dans la région de l’Océan Indien, au moins cent personnes par mois viennent déjà pour le tourisme médical. C’est ce qu’a expliqué le Dr Miodrag Todorovic, spécialiste en matière de chirurgie thoracique et générale lors d’une séance de présentation de cet hôpital équipé d’une technologie de pointe, prodiguant des soins de santé conçus au niveau international, vendredi dernier à l’hôtel Carlton.
Evacuation sanitaire garantie. Et lui de préciser qu’il y a quatre catégories de tourisme médical que « Apollo Bramwell » compte promouvoir à l’échelle internationale, d’autant plus que l’île Maurice est une destination touristique très prisée dans la région de l’Océan Indien. La première catégorie constitue des étrangers qui y viennent tout simplement pour le tourisme mais profitent de leur séjour pour faire un saut chez « Apollo Bramwell » afin de se reformer en chirurgie plastique ou d’effectuer une transplantation de cheveux, entre autres. La deuxième catégorie porte sur les touristes internationaux qui sont atteints d’une maladie et ne pouvant pas voyager sans une garantie de soins appropriés. La troisième catégorie de tourisme médical forme réellement des malades qui viennent juste pour se soigner en faisant une demande spécifique auprès de l’hôpital « Apollo Bramwell » à Maurice. Et enfin, le dernier et non les moindres, c’est la catégorie des vacanciers qui auront une évacuation sanitaire garantie en cas d’accident durant leur voyage dans l’île voisine. « Ils peuvent ensuite poursuivre facilement leur traitement dans leur pays d’origine », a rajouté le Dr Miodrag Todoravic.
Rappelons qu’une quarantaine de Malgaches par mois viennent déjà se soigner chez « Apollo Bramwell hospital » à Maurice, sans parler des évacuations sanitaires. Par ailleurs, un partenariat avec les établissements hospitaliers à Madagascar est aussi en vue à part la télémédecine qui commence actuellement à se développer.
De gros investissements.
En tout, les matériels médicaux qui seront installés à ABH valent autour de Rs 400 millions, sans compter une infrastructure informatique de Rs 200 millions.
Plusieurs scanneurs y sont installés,entre autre le «Dual Source CT Scan 128» et le«Philips 1.5 Tesla Whole Body MRI». Des machines innovantes qui fournissent des diagnostics pointus des patients.
«Apollo-Bramwell est l'hôpital le plus moderne de la région. Il offre des standards de soins et une diversité de technologies des plus élevés aux patients, sous un seul toit. Ces deux équipements ne sont que des exemples du haut niveau de support technologique que nous sommes en train d'apporter à Maurice», affirme le Dr Hansen, Chief Executive Officer d'Apollo Bramwell Hospital (ABH).
Le «Dual Source CT Scan 128» serait capable de capturer des images de haute résolution d'un cÅ"ur en battement, en quelques secondes. Donc, avec cet équipement, aucun besoin de donner au patient des médicaments pour ralentir les battements de son cÅ"ur. De même qu'il ne sera plus nécessaire d'administrer des sédatifs aux enfants, de peur qu'ils bougent pendant une scanographie.
«Grace à la vitesse de ce scanneur, ce sera dorénavant possible d'obtenir des 'scans' du thorax, du cÅ"ur ou des deux, dans des fractions de seconde. Par exemple, les examens du thorax demanderont qu'un temps de 'scanning' de 0,6 secondes. Dans ce sens, les patients ne seront plus obligés de retenir leur respiration durant une scanographie», poursuit le Chief Executive Officer d'ABH.
En ce qui concerne l'autre machine innovante, «Philips 1.5 Tesla Whole Body MRI», elle produit des diagnostics avancés pour tous patients et examens. Cet équipement fournit une qualité intransigeante dans les cas de programmes d'application tels que le visionnage large de l'abdomen ou des seins, la suppression de graisses uniformes pour toutes les anatomies ou encore pour l'obtention d'images décentrées de tous patients confondus.
Pour rappel, ABH sera un établissement fournissant une variété de soins spécialisés et disposant d'une capacité de 200 lits. Cet hôpital est né d'un partenariat entre la British American Investment Co. Ltd et le groupe indien, Apollo Hospitals Group.
Evacuation sanitaire garantie. Et lui de préciser qu’il y a quatre catégories de tourisme médical que « Apollo Bramwell » compte promouvoir à l’échelle internationale, d’autant plus que l’île Maurice est une destination touristique très prisée dans la région de l’Océan Indien. La première catégorie constitue des étrangers qui y viennent tout simplement pour le tourisme mais profitent de leur séjour pour faire un saut chez « Apollo Bramwell » afin de se reformer en chirurgie plastique ou d’effectuer une transplantation de cheveux, entre autres. La deuxième catégorie porte sur les touristes internationaux qui sont atteints d’une maladie et ne pouvant pas voyager sans une garantie de soins appropriés. La troisième catégorie de tourisme médical forme réellement des malades qui viennent juste pour se soigner en faisant une demande spécifique auprès de l’hôpital « Apollo Bramwell » à Maurice. Et enfin, le dernier et non les moindres, c’est la catégorie des vacanciers qui auront une évacuation sanitaire garantie en cas d’accident durant leur voyage dans l’île voisine. « Ils peuvent ensuite poursuivre facilement leur traitement dans leur pays d’origine », a rajouté le Dr Miodrag Todoravic.
Rappelons qu’une quarantaine de Malgaches par mois viennent déjà se soigner chez « Apollo Bramwell hospital » à Maurice, sans parler des évacuations sanitaires. Par ailleurs, un partenariat avec les établissements hospitaliers à Madagascar est aussi en vue à part la télémédecine qui commence actuellement à se développer.
De gros investissements.
En tout, les matériels médicaux qui seront installés à ABH valent autour de Rs 400 millions, sans compter une infrastructure informatique de Rs 200 millions.
Plusieurs scanneurs y sont installés,entre autre le «Dual Source CT Scan 128» et le«Philips 1.5 Tesla Whole Body MRI». Des machines innovantes qui fournissent des diagnostics pointus des patients.
«Apollo-Bramwell est l'hôpital le plus moderne de la région. Il offre des standards de soins et une diversité de technologies des plus élevés aux patients, sous un seul toit. Ces deux équipements ne sont que des exemples du haut niveau de support technologique que nous sommes en train d'apporter à Maurice», affirme le Dr Hansen, Chief Executive Officer d'Apollo Bramwell Hospital (ABH).
Le «Dual Source CT Scan 128» serait capable de capturer des images de haute résolution d'un cÅ"ur en battement, en quelques secondes. Donc, avec cet équipement, aucun besoin de donner au patient des médicaments pour ralentir les battements de son cÅ"ur. De même qu'il ne sera plus nécessaire d'administrer des sédatifs aux enfants, de peur qu'ils bougent pendant une scanographie.
«Grace à la vitesse de ce scanneur, ce sera dorénavant possible d'obtenir des 'scans' du thorax, du cÅ"ur ou des deux, dans des fractions de seconde. Par exemple, les examens du thorax demanderont qu'un temps de 'scanning' de 0,6 secondes. Dans ce sens, les patients ne seront plus obligés de retenir leur respiration durant une scanographie», poursuit le Chief Executive Officer d'ABH.
En ce qui concerne l'autre machine innovante, «Philips 1.5 Tesla Whole Body MRI», elle produit des diagnostics avancés pour tous patients et examens. Cet équipement fournit une qualité intransigeante dans les cas de programmes d'application tels que le visionnage large de l'abdomen ou des seins, la suppression de graisses uniformes pour toutes les anatomies ou encore pour l'obtention d'images décentrées de tous patients confondus.
Pour rappel, ABH sera un établissement fournissant une variété de soins spécialisés et disposant d'une capacité de 200 lits. Cet hôpital est né d'un partenariat entre la British American Investment Co. Ltd et le groupe indien, Apollo Hospitals Group.
Saturday, October 02, 2010
Sarkozy veut tourner la page 1947
La déclaration du Président Français Nicolas Sarkozy, lors de sa rencontre avec les étudiants
Sénégalais à l'Université Cheikh Anta Diop, n'a pas fini de soulever sur le continent, des
commentaires choqués, indignés ou déçus, exprimés par la majorité des Africains.
Récemment encore, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) l'historienne Mme A.
Konaré, épouse du Président de la Commission de l'Union Africaine Alpha O. Konaré,
dénonçait le contenu de ce discours, à connotation paternaliste, dépréciant l'Afrique, sa
culture, et minimisant les séquelles du colonialisme. Elle appelait à la mise en place d'une
Commission chargée de la « Sauvegarde de l'Histoire de l'Afrique » ; Mme Konaré exhortait
les historiens, Africains, Français, et autres à s'investir dans ce projet.
Pour ce qui concerne Madagascar, qui est depuis 1963, co-fondateur et membre à part entière de l'Organisation de
l'Unité Africaine (OUA) devenue Union Africaine, ce projet revêt un intérêt certain, pour de multiples raisons.
A ce propos rappelons que l'année 2007 a été pour les Malgaches, l'occasion de commémorer le 60ème
anniversaire du 29 Mars 1947, date à laquelle éclatait une révolte anti-colonialiste, qui s'inscrit comme un évènement
majeur dans l'histoire de la longue lutte du Peuple Malgache pour sa libération nationale et sociale.
Rappelons les faits :
Dans la nuit du 29 au 30 Mars 1947, un groupe de Malgaches insurgés, attaque le camp militaire de Moramanga,
noeud de la voie ferrée reliant la Cote Est de l'Ile à la capitale Tananarive ; au même moment dans le Nord du pays,
un autre groupe tente un coup de force contre un dépôt d'armes à Diego-Suarez (aujourd'hui Antsiranana), tandis
que d'autres insurgés s'attaquent à des bâtiments administratifs à Sahasinaka, Manakara, Vohipeno (dans le
Sud-Est de l'Ile). Durant les 18 mois qui suivent, la révolte gagne une bonne partie de la Cote-Est, les insurgés et la
population en dépit de moyens dérisoires, s'attaquent, ou ripostent aux forces armées françaises chargées de la «
pacification », dont une bonne partie est originaire du Sénégal, des Comores, de France Métropolitaine.
Soulignons que dès la mise en oeuvre de la Loi d'annexion du 6 Août 1896, qui fit de l'Etat souverains qu'était
Madagascar, une colonie Française, et durant les décennies qui suivirent , en 1912, 1916, 1929, 1936,... la
résistance du peuple malgache se manifeste sous diverses formes, d'une part , face aux exactions de
l'administration coloniale et des colons, aux travaux forcés, au vol de leurs terres, à la discrimination raciale, et,
d'autre part , il exprime avec de plus en plus de force ses aspirations à l'Indépendance.
En 1946, au lendemain de la deuxième guerre mondiale qui voit la victoire des Alliés sur le nazisme,à Madagascar, à
l'instar des autres pays de l'Empire colonial français, le mouvement d'émancipation prend de l'ampleur. La
revendication de l'Indépendance, est incarnée à ce moment, par le Mouvement Démocratique de la Rénovation
Malgache (MDRM). Créé à Paris en 1946, le MDRM suscite un véritable engouement populaire à travers l'Ile. En
quelques mois les effectifs des adhérents atteignent les 300 000. Les élections des représentants de Madagascar à
l'Assemblée Constituante Française, donnent à deux reprises (juin et novembre 1946) la victoire aux candidats du
MDRM : Raseta, Ravoahangy et Rabemananjara.
Inquiets devant cette situation, les tenants du colonialisme, administration et colons, usent de tous les moyens pour
contrer le MDRM. Au début de 1946, le Ministre de la France d'Outremer Marius Moutet, télégraphie au
Haut-Commissaire à Madagascar, « qu'il faut abattre le MDRM par tous les moyens »
Les actes de violence, les arrestations arbitraires, les provocations, se multiplient, contre les dirigeants et militants du MDRM
A Paris, le Gouvernement Français, rejette d'un revers de la main, la proposition de Loi des députés Malgaches,
portant « abrogation de la Loi d'Annexion du 6 Août 1896 » et stipulant que « Madagascar, est un Etat libre ayant
son Gouvernement, son Parlement , son armée et ses Finances, au sein de l'Union Française. » (nous soulignons).
La colère des malgaches est à son comble, et des jeunes de plus en plus nombreux prêtent une oreille attentive aux
appels des Sociétés secrètes, telles que le Jina et le Panama, à prendre les armes. L'exaspération populaire
débouche sur cette révolte du 29 Mars 1947, qui fut à l'origine de ce que l'on a appelé « L'Affaire de Madagascar »
Des zones d'ombre planent encore sur ce drame. Mais, à partir des faits, rapportés, par la presse, des
parlementaires, des témoins, des chercheurs et historiens, on peut parler d'une « véritable guerre » menée contre le
Peuple Malgache. N'est-ce pas ce qu'annonçait le Haut-commissaire Français Marcel Da Coppet, le 18 avril 1947,
dans un discours à Betafo (bourgade située à quelques 200 kilomètres de la capitale) ? « Si le Peuple malgache veut
la guerre, il aura la guerre » déclarait-il ; une guerre qui a nécessité l'envoi de quelques 30 000 soldats, de l'union
Française, de la Métropole et de l'Outremer.
Aussitôt qu'eut éclaté la révolte, les militants et dirigeants du MDRM à travers l'île, sont pourchassés, arrêtés,
détenus dans différentes prisons. L'Avocat Général Maurice Rolland, écrit au Haut-Commissaire pour « l'alerter » sur
l'importance du problème pénitentiaire à Madagascar « 20 000 détenus, dont 5 000 à la suite de l'insurrection » (
lettre du 16 avril 1948).
Les mois d'avril et mai 1947 sont marqués par des évènements, dont il faut retenir quelques dates :
2 avril 1947 : l'état de siège est instauré dans dix districts (il ne sera levé qu'en 1956, pour le District de
Moramanga, en dernier) ;
12 avril 1947 : arrestation des Députés malgaches ; ils sont odieusement torturés pour leur faire avouer leur
participation à la révolte ;
10 mai 1947 : dissolution du MDRM et des sociétés secrètes Jina et Panama ; les libertés publiques sont
suspendues (réunions, associations, presse)
Au cours des mois qui suivent, les témoignages des avocats français envoyés par le Secours Populaire Français,
des familles des détenus, des rescapés qui ont fui leur village, des membres de commissions parlementaires,
dénoncent la férocité de la répression :
arrestations arbitraires, et détentions accompagnées de tortures ;
villages incendiés, bombardés, pillés ;
civils mitraillés en masse, comme ce fut le cas à Manakara et Mananjary ;
« bombes humaines » larguées d'avions en vol sur les villages (région de Mananjary) ;
etc.
En 1948, à l'issue du procès des dirigeants et des parlementaires du MDRM qui a duré trois mois (juillet-octobre
1948), la sentence prononcée par une cour criminelle, condamne 6 accusés à mort, 4 aux travaux forcés à perpétuité
et 7 autres à des peines allant de 5 à 20 ans de prison ou de travaux forcés. Les condamnés à la peine capitale
seront par la suite graciés, puis astreints à résidence, et libérés sous conditions.
Mais les sentiments patriotiques des Malgaches, n'ont pu être étouffés ni dans le sang, ni par la terreur. Quelques
années plus tard, les retombées de la répression colonialiste, attisent l'indignation de l'opinion, et conduisent à
l'émergence de nouvelles énergies incarnées par le Comité de Solidarité de Madagascar, créé en Mai 1950. Le
Comité engage de multiples actions pour mobiliser l'opinion nationale et internationale autour des objectifs suivants :
dénonciation de la poursuite de la répression ;
arrêt des exécutions des condamnés à mort (qui se poursuivront jusqu'en 1954) ;
solidarité avec les emprisonnés politiques et leurs familles ;promulgation par le Gouvernement Français d'une loi d'amnistie générale ;
Ce combat pour la Justice, mené dans des conditions difficile, parfois même périlleuses, devait porter ses fruits,
lorsqu'en 1957, une loi promulguée par le Gouvernement Français, amnistiait tous les condamnés à la suite des «
évènements » de 1947. Trois ans plus tard, la Grande Ile recouvrait son Indépendance
Le Comité de Solidarité de Madagascar reste jusqu'à ce jour, fidèle à l'engagement qui a présidé à sa fondation, en
témoignant afin que cette période tragique de l'histoire de Madagascar, ne soit pas jetée aux oubliettes.
Révisionnisme ?
Plus d'un demi-siècle s'est écoulé. Les plaies se sont refermées, mais la douleur est toujours présente, lancinante...
il faut toutefois retenir que :
les attaques des insurgés auraient causé la mort de 550 français et européens, dont 350 militaires, ainsi que celle
de quelques 5 000 malgaches accusés de collaboration avec l'administration coloniale ;
les estimations officielles de l'Etat-Major français selon la déclaration du Général Garbay devant des
parlementaires Français, à la fin de l'année 1948 font état de 89 000 victimes de la répression. Ces chiffres ont été «
officiellement » revus à la baisse en 1950 : on parle alors de 11 342 victimes
Le nombre de Malgaches victimes de la répression, a été et reste un sujet de polémiques initiées par certains
historiens qui fustigent les « exagérations » accusant au passage, les communistes français de manipulations. Un
nombre toutefois plus important d'historiens estiment que le nombre de morts, avoisinerait les 40 000 sur une
population de 4 millions à l'époque !
Cette comptabilité macabre mérite une plus ample réflexion et des recherches plus poussées, lorsque l'on sait que
des villages entiers ont disparu, incendiés par la troupe ou bombardés à l'aveuglette. Comment penser que les
victimes aient été recensées à l'unité près dans ces conditions ?
D'autant que les historiens relèvent que « de nombreuses archives se sont ouvertes surtout depuis une décennie
cependant celles concernant le secret défense et les archives personnelles des individus encore vivants restent
confidentielles « (Lucille Rabearimanana , Historienne - interview du journal L'Hebdo de Madagascar- 0111-31
Mars/06 Avril 2007)
Quoi qu'il en soit la volonté de minimiser l'ampleur de la répression existe de la part de certains milieux en France
(politiques, historiens, gens des médias...) et le silence des dirigeants et décideurs étatiques, sur cette « affaire de
Madagascar » interpelle. En 46 ans, trois chefs d'Etat français ont visité officiellement la Grande Ile. Ce n'est qu'en
Juillet 2005, que, le Président Chirac, qui participait au Sommet de la Commission de l'Océan Indien (COI) abordait
clairement ce sujet brûlant en déclarant notamment :
« Il faut aussi évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable
des répressions engendrées par les dérives du système colonial [...] Rien, ni personne ne peut effacer le souvenir de
toutes celles et de tous ceux qui perdirent injustement la vie, et je m'associe avec respect à l'hommage qu'ils
méritent »
Si certains commentateurs, ont regretté la « timidité » de ces propos du Président Chirac, bon nombre de Malgaches
(dont notre Comité) ont pris acte, avec satisfaction, de cette prise de position qui tranche, sur celle de sesprédécesseurs.
Ils ont aussi retenu son appel au devoir de mémoire qui incombe aux malgaches et aux français, car, disait-il, « ...
nous ressentons aussi ce désir profond que nous avons, nous Malgaches et Français de vivre en paix avec le passé.
Poursuivons un travail de mémoire qui retrace les faits et puisse apaiser les coeurs. »
On comprend ainsi que l'opinion malgache et internationale, aient relevé la réponse sidérante du Président Marc
Ravalomanana, qui, au lieu d'applaudir son hôte, a rappelé « qu'il n'était pas encore né en 1947 » et que seul l'avenir
l'intéressait !
Sans haine ni désir de revanche
1947 : soixante ans après, une question taraude tous ceux et celles qui constatent le silence sciemment entretenu
autour de cette tragédie. Les évènements survenus en France, apportent toutefois un éclairage utile sur l'existence
de manoeuvres d'envergure, pour tenter d'occulter des pans entiers de l'histoire coloniale de la France.
En 2005 éclate la polémique autour du fameux article de loi vantant le « rôle positif « de la colonisation française.
En 2006, le Ministre de l'intérieur, aujourd'hui Président de la République ne fustigeait-il pas, dans un discours « ...
Ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires pour exiger une compensation que personne ne leur doit... »
(Agen- juin 2006)
Cette même année, des penseurs, et des historiens militent, dans différentes publications, pour « dénoncer » , le «
mythe de la repentance coloniale (qui) est une arme permettant de désarmer moralement l'Europe face à la
contre-colonisation de peuplement qu'elle subit actuellement... » (Pour en finir avec la colonisation- Bernard Lugan -
l'Echo Austral - février 2007)
Dans le même temps, comment ne pas se sentir encouragé, en écoutant les échos de la contestation de milliers de
Français qui s'insurgent contre l'instauration du contrôle ADN pour juguler les regroupements familiaux, dans le
cadre de « l'immigration choisie ». Revient alors en mémoire, l'engagement courageux de nombreux Français de
tous bords, de gauche (communistes, socialistes,) comme de droite, syndicalistes, religieux hommes et femmes de
lettres et de science, etc... qui, en 1947 et les années suivantes, se sont levés pour dénoncer les crimes commis
contre le Peuple Malgache, coupable d'avoir voulu l'indépendance de son pays.
L'énoncé de la férocité de la répression, serait incomplet, si l'on ne rappelait le massacre du wagon de Moramanga
qui coûtât la vie à 166 malgaches, qui n 'étaient même pas des « combattants » mais de simples citoyens. Le Comité
de Solidarité de Madagascar, en mai dernier, a spécialement marqué le 60e anniversaire de cet évènement dénoncé
unanimement par les historiens, comme un des pire crimes de la colonisation au siècle dernier. Voici le résumé de
cette tragédie :
« Le Chef de District d'Ambatondrazaka Le Chevanton fait procéder à des arrestations massives de militants MDRM.
Le 5 Mai, 166 otages sont transférés à la Gare et enfermés dans trois wagons plombés affectés d'ordinaire au
transport des bestiaux. Le convoi s'ébranle et arrive au début de l'après-midi en gare de Moramanga. Vers minuit,
sous prétexte que des insurgés s'apprêtent à délivrer les otages, les militaires de garde reçoivent l'ordre de faire feu
sur le train. Il reste 71 survivants de cette tuerie, qui sont mis en prison, soumis à la question et laissés sans
nourriture. Le Jeudi 8 Mai, ils sont conduits au peloton d'exécution devant des fosses creusées au préalable, ils sonttous abattus. L'ordre d'exécution est signé du Général Casseville. L'un des otages Rakotoniaina, laissé pour mort
s'échappera et racontera le massacre » (source : Jacques Tronchon, l'insurrection Malgache de 1947 - Kartala pp.
72-73, 292, 295 -Françoise Raison Jourde, Le soulèvement de 1947, Clio en Afrique n°4, printemps 1998 ; Yves
Benot, Massacres coloniaux, La découverte, 1994, p. 122)
C'est une des raisons pour laquelle le Comité de Solidarité de Madagascar, s'est attelé tout particulièrement à la
recherche des noms de ces 166 victimes, afin que les générations présente et à venir, se souviennent.
Ce travail complexe, après 60 années jalonnées de bouleversements, à Madagascar en France comme dans le
monde, revêt une importance à ne pas sous-estimer, et représente une pierre dans la construction de l'édifice
consacré à l'histoire de l'Afrique et de la colonisation.
Pour rompre avec le passé, il importe que les Malgaches et les Français, jettent un regard lucide sur ces
évènements, et s'engagent ensemble à la recherche des voies et moyens, afin que Justice soit enfin rendue au
Peuple Malgache. Et cela, sans haine ni désir de revanche.
Gisèle Rabesahala, Présidente du Comité de Solidarité de Madagascar
Sénégalais à l'Université Cheikh Anta Diop, n'a pas fini de soulever sur le continent, des
commentaires choqués, indignés ou déçus, exprimés par la majorité des Africains.
Récemment encore, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) l'historienne Mme A.
Konaré, épouse du Président de la Commission de l'Union Africaine Alpha O. Konaré,
dénonçait le contenu de ce discours, à connotation paternaliste, dépréciant l'Afrique, sa
culture, et minimisant les séquelles du colonialisme. Elle appelait à la mise en place d'une
Commission chargée de la « Sauvegarde de l'Histoire de l'Afrique » ; Mme Konaré exhortait
les historiens, Africains, Français, et autres à s'investir dans ce projet.
Pour ce qui concerne Madagascar, qui est depuis 1963, co-fondateur et membre à part entière de l'Organisation de
l'Unité Africaine (OUA) devenue Union Africaine, ce projet revêt un intérêt certain, pour de multiples raisons.
A ce propos rappelons que l'année 2007 a été pour les Malgaches, l'occasion de commémorer le 60ème
anniversaire du 29 Mars 1947, date à laquelle éclatait une révolte anti-colonialiste, qui s'inscrit comme un évènement
majeur dans l'histoire de la longue lutte du Peuple Malgache pour sa libération nationale et sociale.
Rappelons les faits :
Dans la nuit du 29 au 30 Mars 1947, un groupe de Malgaches insurgés, attaque le camp militaire de Moramanga,
noeud de la voie ferrée reliant la Cote Est de l'Ile à la capitale Tananarive ; au même moment dans le Nord du pays,
un autre groupe tente un coup de force contre un dépôt d'armes à Diego-Suarez (aujourd'hui Antsiranana), tandis
que d'autres insurgés s'attaquent à des bâtiments administratifs à Sahasinaka, Manakara, Vohipeno (dans le
Sud-Est de l'Ile). Durant les 18 mois qui suivent, la révolte gagne une bonne partie de la Cote-Est, les insurgés et la
population en dépit de moyens dérisoires, s'attaquent, ou ripostent aux forces armées françaises chargées de la «
pacification », dont une bonne partie est originaire du Sénégal, des Comores, de France Métropolitaine.
Soulignons que dès la mise en oeuvre de la Loi d'annexion du 6 Août 1896, qui fit de l'Etat souverains qu'était
Madagascar, une colonie Française, et durant les décennies qui suivirent , en 1912, 1916, 1929, 1936,... la
résistance du peuple malgache se manifeste sous diverses formes, d'une part , face aux exactions de
l'administration coloniale et des colons, aux travaux forcés, au vol de leurs terres, à la discrimination raciale, et,
d'autre part , il exprime avec de plus en plus de force ses aspirations à l'Indépendance.
En 1946, au lendemain de la deuxième guerre mondiale qui voit la victoire des Alliés sur le nazisme,à Madagascar, à
l'instar des autres pays de l'Empire colonial français, le mouvement d'émancipation prend de l'ampleur. La
revendication de l'Indépendance, est incarnée à ce moment, par le Mouvement Démocratique de la Rénovation
Malgache (MDRM). Créé à Paris en 1946, le MDRM suscite un véritable engouement populaire à travers l'Ile. En
quelques mois les effectifs des adhérents atteignent les 300 000. Les élections des représentants de Madagascar à
l'Assemblée Constituante Française, donnent à deux reprises (juin et novembre 1946) la victoire aux candidats du
MDRM : Raseta, Ravoahangy et Rabemananjara.
Inquiets devant cette situation, les tenants du colonialisme, administration et colons, usent de tous les moyens pour
contrer le MDRM. Au début de 1946, le Ministre de la France d'Outremer Marius Moutet, télégraphie au
Haut-Commissaire à Madagascar, « qu'il faut abattre le MDRM par tous les moyens »
Les actes de violence, les arrestations arbitraires, les provocations, se multiplient, contre les dirigeants et militants du MDRM
A Paris, le Gouvernement Français, rejette d'un revers de la main, la proposition de Loi des députés Malgaches,
portant « abrogation de la Loi d'Annexion du 6 Août 1896 » et stipulant que « Madagascar, est un Etat libre ayant
son Gouvernement, son Parlement , son armée et ses Finances, au sein de l'Union Française. » (nous soulignons).
La colère des malgaches est à son comble, et des jeunes de plus en plus nombreux prêtent une oreille attentive aux
appels des Sociétés secrètes, telles que le Jina et le Panama, à prendre les armes. L'exaspération populaire
débouche sur cette révolte du 29 Mars 1947, qui fut à l'origine de ce que l'on a appelé « L'Affaire de Madagascar »
Des zones d'ombre planent encore sur ce drame. Mais, à partir des faits, rapportés, par la presse, des
parlementaires, des témoins, des chercheurs et historiens, on peut parler d'une « véritable guerre » menée contre le
Peuple Malgache. N'est-ce pas ce qu'annonçait le Haut-commissaire Français Marcel Da Coppet, le 18 avril 1947,
dans un discours à Betafo (bourgade située à quelques 200 kilomètres de la capitale) ? « Si le Peuple malgache veut
la guerre, il aura la guerre » déclarait-il ; une guerre qui a nécessité l'envoi de quelques 30 000 soldats, de l'union
Française, de la Métropole et de l'Outremer.
Aussitôt qu'eut éclaté la révolte, les militants et dirigeants du MDRM à travers l'île, sont pourchassés, arrêtés,
détenus dans différentes prisons. L'Avocat Général Maurice Rolland, écrit au Haut-Commissaire pour « l'alerter » sur
l'importance du problème pénitentiaire à Madagascar « 20 000 détenus, dont 5 000 à la suite de l'insurrection » (
lettre du 16 avril 1948).
Les mois d'avril et mai 1947 sont marqués par des évènements, dont il faut retenir quelques dates :
2 avril 1947 : l'état de siège est instauré dans dix districts (il ne sera levé qu'en 1956, pour le District de
Moramanga, en dernier) ;
12 avril 1947 : arrestation des Députés malgaches ; ils sont odieusement torturés pour leur faire avouer leur
participation à la révolte ;
10 mai 1947 : dissolution du MDRM et des sociétés secrètes Jina et Panama ; les libertés publiques sont
suspendues (réunions, associations, presse)
Au cours des mois qui suivent, les témoignages des avocats français envoyés par le Secours Populaire Français,
des familles des détenus, des rescapés qui ont fui leur village, des membres de commissions parlementaires,
dénoncent la férocité de la répression :
arrestations arbitraires, et détentions accompagnées de tortures ;
villages incendiés, bombardés, pillés ;
civils mitraillés en masse, comme ce fut le cas à Manakara et Mananjary ;
« bombes humaines » larguées d'avions en vol sur les villages (région de Mananjary) ;
etc.
En 1948, à l'issue du procès des dirigeants et des parlementaires du MDRM qui a duré trois mois (juillet-octobre
1948), la sentence prononcée par une cour criminelle, condamne 6 accusés à mort, 4 aux travaux forcés à perpétuité
et 7 autres à des peines allant de 5 à 20 ans de prison ou de travaux forcés. Les condamnés à la peine capitale
seront par la suite graciés, puis astreints à résidence, et libérés sous conditions.
Mais les sentiments patriotiques des Malgaches, n'ont pu être étouffés ni dans le sang, ni par la terreur. Quelques
années plus tard, les retombées de la répression colonialiste, attisent l'indignation de l'opinion, et conduisent à
l'émergence de nouvelles énergies incarnées par le Comité de Solidarité de Madagascar, créé en Mai 1950. Le
Comité engage de multiples actions pour mobiliser l'opinion nationale et internationale autour des objectifs suivants :
dénonciation de la poursuite de la répression ;
arrêt des exécutions des condamnés à mort (qui se poursuivront jusqu'en 1954) ;
solidarité avec les emprisonnés politiques et leurs familles ;promulgation par le Gouvernement Français d'une loi d'amnistie générale ;
Ce combat pour la Justice, mené dans des conditions difficile, parfois même périlleuses, devait porter ses fruits,
lorsqu'en 1957, une loi promulguée par le Gouvernement Français, amnistiait tous les condamnés à la suite des «
évènements » de 1947. Trois ans plus tard, la Grande Ile recouvrait son Indépendance
Le Comité de Solidarité de Madagascar reste jusqu'à ce jour, fidèle à l'engagement qui a présidé à sa fondation, en
témoignant afin que cette période tragique de l'histoire de Madagascar, ne soit pas jetée aux oubliettes.
Révisionnisme ?
Plus d'un demi-siècle s'est écoulé. Les plaies se sont refermées, mais la douleur est toujours présente, lancinante...
il faut toutefois retenir que :
les attaques des insurgés auraient causé la mort de 550 français et européens, dont 350 militaires, ainsi que celle
de quelques 5 000 malgaches accusés de collaboration avec l'administration coloniale ;
les estimations officielles de l'Etat-Major français selon la déclaration du Général Garbay devant des
parlementaires Français, à la fin de l'année 1948 font état de 89 000 victimes de la répression. Ces chiffres ont été «
officiellement » revus à la baisse en 1950 : on parle alors de 11 342 victimes
Le nombre de Malgaches victimes de la répression, a été et reste un sujet de polémiques initiées par certains
historiens qui fustigent les « exagérations » accusant au passage, les communistes français de manipulations. Un
nombre toutefois plus important d'historiens estiment que le nombre de morts, avoisinerait les 40 000 sur une
population de 4 millions à l'époque !
Cette comptabilité macabre mérite une plus ample réflexion et des recherches plus poussées, lorsque l'on sait que
des villages entiers ont disparu, incendiés par la troupe ou bombardés à l'aveuglette. Comment penser que les
victimes aient été recensées à l'unité près dans ces conditions ?
D'autant que les historiens relèvent que « de nombreuses archives se sont ouvertes surtout depuis une décennie
cependant celles concernant le secret défense et les archives personnelles des individus encore vivants restent
confidentielles « (Lucille Rabearimanana , Historienne - interview du journal L'Hebdo de Madagascar- 0111-31
Mars/06 Avril 2007)
Quoi qu'il en soit la volonté de minimiser l'ampleur de la répression existe de la part de certains milieux en France
(politiques, historiens, gens des médias...) et le silence des dirigeants et décideurs étatiques, sur cette « affaire de
Madagascar » interpelle. En 46 ans, trois chefs d'Etat français ont visité officiellement la Grande Ile. Ce n'est qu'en
Juillet 2005, que, le Président Chirac, qui participait au Sommet de la Commission de l'Océan Indien (COI) abordait
clairement ce sujet brûlant en déclarant notamment :
« Il faut aussi évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable
des répressions engendrées par les dérives du système colonial [...] Rien, ni personne ne peut effacer le souvenir de
toutes celles et de tous ceux qui perdirent injustement la vie, et je m'associe avec respect à l'hommage qu'ils
méritent »
Si certains commentateurs, ont regretté la « timidité » de ces propos du Président Chirac, bon nombre de Malgaches
(dont notre Comité) ont pris acte, avec satisfaction, de cette prise de position qui tranche, sur celle de sesprédécesseurs.
Ils ont aussi retenu son appel au devoir de mémoire qui incombe aux malgaches et aux français, car, disait-il, « ...
nous ressentons aussi ce désir profond que nous avons, nous Malgaches et Français de vivre en paix avec le passé.
Poursuivons un travail de mémoire qui retrace les faits et puisse apaiser les coeurs. »
On comprend ainsi que l'opinion malgache et internationale, aient relevé la réponse sidérante du Président Marc
Ravalomanana, qui, au lieu d'applaudir son hôte, a rappelé « qu'il n'était pas encore né en 1947 » et que seul l'avenir
l'intéressait !
Sans haine ni désir de revanche
1947 : soixante ans après, une question taraude tous ceux et celles qui constatent le silence sciemment entretenu
autour de cette tragédie. Les évènements survenus en France, apportent toutefois un éclairage utile sur l'existence
de manoeuvres d'envergure, pour tenter d'occulter des pans entiers de l'histoire coloniale de la France.
En 2005 éclate la polémique autour du fameux article de loi vantant le « rôle positif « de la colonisation française.
En 2006, le Ministre de l'intérieur, aujourd'hui Président de la République ne fustigeait-il pas, dans un discours « ...
Ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires pour exiger une compensation que personne ne leur doit... »
(Agen- juin 2006)
Cette même année, des penseurs, et des historiens militent, dans différentes publications, pour « dénoncer » , le «
mythe de la repentance coloniale (qui) est une arme permettant de désarmer moralement l'Europe face à la
contre-colonisation de peuplement qu'elle subit actuellement... » (Pour en finir avec la colonisation- Bernard Lugan -
l'Echo Austral - février 2007)
Dans le même temps, comment ne pas se sentir encouragé, en écoutant les échos de la contestation de milliers de
Français qui s'insurgent contre l'instauration du contrôle ADN pour juguler les regroupements familiaux, dans le
cadre de « l'immigration choisie ». Revient alors en mémoire, l'engagement courageux de nombreux Français de
tous bords, de gauche (communistes, socialistes,) comme de droite, syndicalistes, religieux hommes et femmes de
lettres et de science, etc... qui, en 1947 et les années suivantes, se sont levés pour dénoncer les crimes commis
contre le Peuple Malgache, coupable d'avoir voulu l'indépendance de son pays.
L'énoncé de la férocité de la répression, serait incomplet, si l'on ne rappelait le massacre du wagon de Moramanga
qui coûtât la vie à 166 malgaches, qui n 'étaient même pas des « combattants » mais de simples citoyens. Le Comité
de Solidarité de Madagascar, en mai dernier, a spécialement marqué le 60e anniversaire de cet évènement dénoncé
unanimement par les historiens, comme un des pire crimes de la colonisation au siècle dernier. Voici le résumé de
cette tragédie :
« Le Chef de District d'Ambatondrazaka Le Chevanton fait procéder à des arrestations massives de militants MDRM.
Le 5 Mai, 166 otages sont transférés à la Gare et enfermés dans trois wagons plombés affectés d'ordinaire au
transport des bestiaux. Le convoi s'ébranle et arrive au début de l'après-midi en gare de Moramanga. Vers minuit,
sous prétexte que des insurgés s'apprêtent à délivrer les otages, les militaires de garde reçoivent l'ordre de faire feu
sur le train. Il reste 71 survivants de cette tuerie, qui sont mis en prison, soumis à la question et laissés sans
nourriture. Le Jeudi 8 Mai, ils sont conduits au peloton d'exécution devant des fosses creusées au préalable, ils sonttous abattus. L'ordre d'exécution est signé du Général Casseville. L'un des otages Rakotoniaina, laissé pour mort
s'échappera et racontera le massacre » (source : Jacques Tronchon, l'insurrection Malgache de 1947 - Kartala pp.
72-73, 292, 295 -Françoise Raison Jourde, Le soulèvement de 1947, Clio en Afrique n°4, printemps 1998 ; Yves
Benot, Massacres coloniaux, La découverte, 1994, p. 122)
C'est une des raisons pour laquelle le Comité de Solidarité de Madagascar, s'est attelé tout particulièrement à la
recherche des noms de ces 166 victimes, afin que les générations présente et à venir, se souviennent.
Ce travail complexe, après 60 années jalonnées de bouleversements, à Madagascar en France comme dans le
monde, revêt une importance à ne pas sous-estimer, et représente une pierre dans la construction de l'édifice
consacré à l'histoire de l'Afrique et de la colonisation.
Pour rompre avec le passé, il importe que les Malgaches et les Français, jettent un regard lucide sur ces
évènements, et s'engagent ensemble à la recherche des voies et moyens, afin que Justice soit enfin rendue au
Peuple Malgache. Et cela, sans haine ni désir de revanche.
Gisèle Rabesahala, Présidente du Comité de Solidarité de Madagascar
Ratsiraka pourrait revenir à Madagascar dans quelques jours

Alors que la majorité des acteurs politiques dans le pays et membres de la Société civile a été reçue par les émissaires de la Sadc à l’hôtel Colbert, sous d’autres cieux l’ancien Président Didier Ratsiraka, deux fois destitué par son propre Peuple, prépare son retour au pays et il semble qu’il ait voulu faire le remake de son entrée en vedette en 1996 après avoir quitté le pouvoir suite à l’événement de 1991. Pourtant, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis son départ en 2002.
Etant intervenu sur une chaîne privée de la Capitale, le Président Didier Ratsiraka a annoncé son retour au pays prévu dans les prochains jours, et à 74 ans, il semble qu'il ait rêvé de revivre la même histoire. Après avoir observé quelques mois de silence durant lesquels plus d’un observateur politique malgache se sont demandé ce qu’il préparait, il a finalement décidé de rentrer. Il a pourtant oublié que Andry Rajoelina n’est pas son successeur direct, si nostalgie il y a actuellement c’est peut - être envers le précédent régime, c’est – à - dire celui du Président démissionnaire Marc Ravalomanana. Alors qu’en 1991, la comparaison s’est faite entre lui et l’ancien Président Albert Zafy.
Rappelons qu’en juin - juillet 1991, la série de manifestations a exigé une révision de la Constitution et le départ de Didier Ratsiraka. Le mouvement des Forces vives (Hery Velona), ayant regroupé toute l'opposition, a décidé la création d'un Gouvernement parallèle. Albert Zafy Premier ministre, la grève a paralysé le pays durant plusieurs mois. Au mois d’août de la même année, malgré un remaniement ministériel, les manifestations se poursuivent. Le 10 août, les Forces de l'ordre ont tiré sur la foule en marche vers le Palais d’Iavoloha, faisant 12 morts selon les autorités, plus d'une centaine selon l'opposition.
31 octobre, une Haute autorité de l'Etat pour la Transition vers la 3e République, présidée par Albert Zafy, est instituée. Didier Ratsiraka demeure chef de l'Etat en tant que symbole de l'unité nationale, mais Albert Zafy conduit l'essentiel des affaires du pays. Août 1992, une nouvelle Constitution pour l'avènement de la 3e République a été adoptée par voie de référendum.
Rappel de la dérive tribale
Février 1993, Albert Zafy est élu président de la République. Et trois ans après, la crise politique entre le Président Zafy et le Parlement a fragilisé le pouvoir du vieux professeur. Et le 5 septembre 1996, de plus en plus critiqué pour sa personnalisation du pouvoir, Albert Zafy est destitué par la Haute cour constitutionnelle. Ayant profité de la situation, l’ancien Président Ratsiraka a fait un retour triomphal et le 29 décembre de la même année, il a remporté de justesse l'élection présidentielle anticipée, avec 50,7% des suffrages contre 49,3% pour Albert Zafy. Mais l’événement 1991 comporte plusieurs différences par rapport à celui de 2009.
Quoi qu’il en soit, il a annoncé qu’il a 2 ou 3 solutions sur la crise malgache mais il a voulu le déclarer de vive voix avec ses concitoyens et ceci afin d’éviter « le danger imminent de la dérive tribale dans le pays ». Ainsi, il n’a jamais changé dans sa stratégie de rappeler ce soi - disant danger ethnique et imminent du pays qui jusqu’ici ne se réalise jamais et son caractère de pédant reste en lui, c’est lui qui détient le sésame efficace de la crise malgache.
Il a également indiqué que « la tenue du référendum du 17 novembre prochain se trouve trop précipitée par rapport au contexte actuel, une mesure qui risque d’envenimer la situation et qui devrait être annulée ». Par ailleurs, l’ancien Président Ratsiraka a toujours une réponse évasive quant à son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle.
Recueillis par Corinne R.
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