Thursday, May 13, 2010

Après le plan B, le plan C: écarter coute que coute les pro Ravalomanana

Ralitera Andrianandraina, Ravalomanana Marc, Andrianarimanana Radinarivelo Richard, Rakotovao Ambinintsoa dit Mbinina, Raoelina Jean Heriniaina, Jadifara Laurent, Andriamihoatra Rajaomilison Jules Christian, Fikisy Lydie, Ralamboarison Anatole Marie Serge dit Rio, René Berthin dit Waints, Andrianjafimasinony Bien Aimé, Ramasy Marcel, Fatima Jeannot, Randriamidona Jean-Claude, Kotokely Manahirana dit Kotokely, Razafindraoizy Odilon Parfait, Colonel Razanakoto Ambroise, Colonel Jerry et Caporal Bruno dit Varatra. Ils sont 19 à être inculpés d’assassinat et de tentative d’assassinat de plusieurs personnes le 07 février 2009, suivant le dossier de procédure (Ordonnance de transmission des pièces à la Chambre d’accusation n°6052-RP/09-11-CR/J3/09) transmis par le Doyen des Juges d’Instruction près le Tribunal de Première Instance d’Antananarivo au Procureur Général de la Cour d’Appel.

71 morts et 698 blessés. Il est stipulé dans l’exposé des faits du dossier que le 07 février 2009, 60 000 manifestants de la Place du 13 Mai ont décidé de monter au Palais d’Ambohitsorohitra. Le dossier parle, d’après les inventaires établis par la Croix-Rouge nationale Malagasy ainsi que les registres fournis par les établissements hospitaliers de la Capitale, de 71 morts et 698 blessés à l’issue de la tuerie d’Ambohitsorohitra. Les 19 personnes sus-citées sont inculpées « d’avoir à Antananarivo, le 07 février 2009, commis avec guet-apens le meurtre de plusieurs personnes ; et d’avoir à Ambohitsorohitra, le 07 février 2009, tenté de commettre un meurtre avec préméditation ou guet-apens, laquelle tentative manifestée par un commencement d’exécution n’a été suspendue ou n’a manqué son effet que par des circonstances indépendantes de son auteur, notamment la fuite des victimes
Précipitation inquiétante. Le dossier stipule que ces infractions prévues et réprimées par les articles 2, 295-296-298 et 302 du code pénal sont passibles de la peine de mort. Reste à savoir si cette peine de mort est toujours applicable à Madagascar. En tout cas, bon nombre d’observateurs s’inquiètent sur la précipitation avec laquelle on traite ce dossier 07 février. Tout a été déclenché par une conférence de presse tenue vendredi dernier à Faravohitra par le secrétaire général du ministère de la Justice. Une conférence de presse qui a été organisée à une période où Andry Rajoelina consulte en vue de son futur gouvernement. L’actuelle ministre de la Justice, pour pouvoir se maintenir à son poste, voudrait-elle faire d’un exploit le traitement de ce dossier 07 février en versant dans une précipitation qui risque de rendre difficile la recherche de la vérité? Il faut rappeler que l’ancien président Marc Ravalomanana a fait appel à une commission d’enquête internationale indépendante pour instruire sur la tuerie de 07 février. Quoi qu’il en soit, il faut dire que ceux qui ont envoyé les manifestants à Ambohitsorohitra sont également responsables et méritent d’être jugés.

La France et sa Chose

« C’est en gardant le silence au lieu de hurler que l’Homme devient un lâche » (Abraham LINCOLN)

mercredi 28 avril 2010

Nous portons le deuil dans notre âme et conscience depuis le 17 mars 2009, date du début de la tragédie qui s’est abattue sur le Pays et qui a provoqué sa rapide et inexorable décomposition : décomposition morale, politique, économique, sociale, culturelle. Les Institutions sont devenues des caricatures et la démocratie réduite à d’horribles oripeaux. Madagascar vit sa plus noire de son existence après celle de 1947 et prend l’allure d’un Pays occupé, comme l’était en son temps une certaine France par l’abominable régime nazi.

Nous sommes horrifiés et indignés du fait de cette même France qui vient de tomber les masques. En présentant d’une façon éhontée et grossière « sa feuille de route » qu’elle prétend substituer aux accords cosignés de Maputo et d’Addis-Abeba, accusés par elle d’inapplicables [1].

Nous comprenons alors pourquoi Andry Rajoelina n’a pas hésité à renier sa signature. Parce que l’État français, embusqué derrière lui, n’a pas trouvé ses comptes dans ces accords. Nous comprenons alors, d’une façon fulgurante, pourquoi la situation est bloquée et par QUI : parce que l’État français a dans ses papiers son propre schéma, plus conforme à ses intérêts et à son objectif ultime.

Le 27 mai 2009, depuis l’Afrique du Sud Marc Ravalomanana n’avait-il pas accusé les Français d’avoir été derrière le coup d’Etat ? C’est à peine si les médias en ont fait mention [2]. Nous savons maintenant que le Président, qui possède sans aucun doute ses propres sources de renseignements, n’a pas fait cette déclaration dans un moment de délire ou d’égarement.

D’ailleurs, un faisceau de faits convergents balise la traçabilité de l’implication de l’État français dans la persistance de la situation actuelle.

a) la présence auprès de Andry Rajoelina dès les premières heures du putsch d’un Conseiller français,

b) l’activisme forcené de son représentant sur place (présentation de lettre de créance, présence physique lors du sacre du « nouvel Homme fort de Madagascar », rencontres incessantes avec ce dernier et avec d’autres personnalités susceptibles de servir de jokers à la solde de la France),

c) l’accueil de ce dernier par Paris après le camouflet à lui infligé par l’Assemblée Générale de l’ONU (septembre 2009),

d) sa rencontre largement médiatisée avec des parlementaires UMP en France,

e) le grouillement pathétique des émissaires du Quai d’Orsay sur les lieux lors de Maputo 2,

f) la sortie, à point nommé, de cette « feuille de route », présentée par Alain Joyandet et aussitôt agréée par Andry Rajoelina lequel est prêt, semble-t-il, à la signer les yeux fermés,

g) l’embargo de la presse française sur la tenue quasi-quotidienne des manifestations des partisans de la Légalité et les Accords de Maputo / Addis-Abeba, ainsi que sur l’émergence du Mouvement des Ecclésiastiques (Hetsiky ny Mpitondra Fivavahana),

h) le silence étonnant de l’importante communauté française à Madagascar, témoin privilégié des évènements,

i) très subsidiairement, la très suspecte « Lettre ouverte » d’un Père Pedro [3] (récemment décoré de la Légion d’Honneur française) adressée à Louis Michel, Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire et actuellement co-président de l’assemblée paritaire ACP-UE.

Évidemment, cette liste n’est pas exhaustive, car ne sont évoqués ci-dessus que les faits les plus visibles. Mais qui constituent au total l’équivalence d’une reconnaissance officielle de fait de la France à l’endroit de l’Autorité de fait Malagasy.

Ce faisant, l’Etat français reste fidèle aux grandes manœuvres, très « géopolitiques » et à quelques variantes près, déployées dans maints Pays Africains (Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville, Mauritanie, Gabon, Niger, etc…).

Ce qu’il n’a pas apparemment prévu, c’est cette mobilisation quasi-immédiate contre le coup d’État, autour du thème de la Légitimité et de la Légalité, radicalisé depuis par celui de la Défense de la Souveraineté et de l’Indépendance. Malgré la guerre d’usure que lui imposent l’Autorité de fait, le Peuple Malagasy ne va pas prêter main forte à l’État français dans son acharnement à vouloir de nouveau planter, en plein XXIème siècle, son tricolore en haut du Palais de Manjakamiadana !

Car il nous semble très clair à présent : les autorités françaises veulent à tout prix que la Grande Île reste française et que le futur Président (qu’elles essaient de faire élire dans des élections forcées) soit un « ami de la France ». A l’instar de maints Chefs d’États Africains, contestés et haïs par leurs Peuples car élus dans des conditions nébuleuses.

Cela signifie, dans le cas de Madagascar, que tous les moyens leur sont bons, pour empêcher le retour au pouvoir d’un certain Marc Ravalomanana.

A posteriori, nous osons affirmer que si ce dernier n’avait pas pu quitter Iavoloha pour l’exil en mars 2009, il y aurait (au sens propre) laissé sa peau. Cela aurait en effet arrangé beaucoup de monde et un État en particulier. Et sa mort, comme celle du Colonel Ratsimandrava, aurait constitué une énigme de plus, à jamais élucidée. Ou alors, ses ennemis auraient prouvé « qu’il s’est suicidé » ?

En 2009, le PNUD a publié le classement de tous les Pays du Monde [4] selon leurs IDH 2007 respectifs… Madagascar y tient le 145ème rang sur 182 et appartient en 2007 aux Pays à IDH moyen. Sur les 25 Pays classés derniers (à IDH faible) 11 sont des ex-colonies françaises. Nous refusons de croire que c’est là le fait du hasard ou d’un quelconque malédiction.

Certes les dirigeants de ces Pays et leurs Peuples y ont certainement leur part de responsabilités. Mais à y regarder de près, les poids de l’esclavage et de la colonisation, relayés par les manœuvres incessantes de ce qu’on appelle la Françafrique font que l’Afrique reste un continent noir, noir de violences, de misères, de pillages, de corruptions, d’élections forcées et truquées, de coups d’État, de génocides… et se trouve reléguée au rang des pays immergents.

Pour s’en convaincre, il faut entendre le discours de M. Sarkozy, prononcé le 26 juillet 2007 à l’Université Cheick Anta Diop du Sénégal. Discours, édifiant s’il en est, et qui a soulevé l’indignation de nombreux intellectuels Africains [5]. Il y a manié en effet, avec sa manière à la fois directe et insidieuse la basse flatterie et les contre-vérités, démontré sa méconnaissance de l’Histoire de l’Afrique Noire et ses Peuples. Pour mieux culpabiliser sans vergogne ces derniers et mieux édulcorer les responsabilités de la France coloniale passée et présente. De la repentance, il n’a voulu rien entendre. Au contraire, c’est à peine s’il n’a pas exigé de la part de l’Afrique ingrate, le pardon à la France Éternelle, grand bâtisseur de ponts, de route, d’écoles, d’hôpitaux !

Qu’on ne se méprenne pas sur nos propos. Nous même de formation française. Nous respectons le Peuple Français et la France, celle des Droits de l’Homme, celle qui a connu la souffrance et l’humiliation pendant l’Occupation nazie, celle qui lutte pour le rayonnement de sa langue et de sa culture à travers le Monde.

Mais nous dénonçons et condamnons d’autant plus vigoureusement la politique menée par l’Autre France, sournoise et conquérante, qui veut imposer ses propres intérêts au détriment et au mépris de ceux des Autres.

Antananarivo, le 27 avril 2010

Adolphe E. RAKOTOMANGA
Président de l’Association Force de l’Education et de la Recherche (HFF/FER)
Maître de Conférence
Université d’Antananarivo

Notes

[1] Alors que ces Accords ont reçu la caution et le soutien des organisations internationales (ONU), continentales (Union Européenne, Union Africaine) et régionales (SADC)

[2] Cf. Midi Madagasikara du 27 mai 2009, page 3

[3] Cf. Les Nouvelles du 03 avril 2010, page 2, dans laquelle, se basant sur la version française sur la crise et son origine qu’il a lue sur le site web du MAE français et qui accable Marc Ravalomanana, Père Pedro écrit notamment que « Madagascar est en paix malgré quelques accrochages qui se sont produits ici et là »

[4] Cf. Rapport mondial sur le Développement Humain 2009, publié par le PNUD (octobre 2009)

[5] Cf. « L’Afrique répond à Sarkozy » Editions Philippe Rey, 2008. Œuvre collective de 23 intellectuels Africains dont le Malgache Raharimanana.

Wednesday, May 12, 2010

12 Mai 2010 Rajoelina annonce qu'il ne sera pas candidat

Le président malgache Andry Rajoelina a affirmé mercredi 12 mai au soir qu'il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle. "J'ai pris la décision de ne pas être candidat à l'élection présidentielle pour terminer la transition dans la neutralité", a déclaré le chef du régime en place, dans une allocution à la nation en langue malgache, diffusée à la télévision nationale. "Je me sacrifie pour ne pas sacrifier les Malgaches", a-t-il expliqué, assurant que son "seul but est de mettre en place la quatrième République".Face au blocage de la situation politique, M. Rajoelina, qui promettait depuis la semaine dernière une "feuille de route" pour sortir de la crise, a annoncé dans son allocution un calendrier pour la transition, qui doit s'achever par une élection présidentielle le 26 novembre. Un référendum constitutionnel est prévu le 12 août, et des élections législatives le 30 septembre. Un "dialogue national" sera organisé auparavant du 27 au 29 mai, a précisé M. Rajoelina.

"J'ai pris mes responsabilités, et je pense que la communauté internationale prendra les siennes pour nous aider", a-t-il souligné.
"Cette décision est prise pour terminer la crise politique qui a assez duré. (...) La seule solution est de faire des élections dans la transparence", a poursuivi M. Rajoelina. "J'ai beaucoup réfléchi, je sais que beaucoup souffrent et sont découragés, mais je serai toujours à vos côtés", a-t-il ajouté

LA FRANCE SALUE "UN RETOUR À L'ORDRE CONSTITUTIONNEL"

Les décisions de M. Rajoelina "placent Madagascar sur la voie du retour à l'ordre constitutionnel et donc du soutien de la communauté internationale", a affirmé la France par la voix du secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet. "L'annonce faite ce soir (...) témoigne de son sens des responsabilités", a dit le secrétaire d'Etat, jugeant qu'il "place ainsi l'intérêt de son pays au-dessus de toute autre considération". Quant à "l'annonce d'un calendrier électoral resserré", elle "répond à l'attente du peuple malgache", a-t-il ajouté.

Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ex-maire d'Antananarivo, M. Rajoelina, soutenu par l'armée. Après des accords signés en 2009 à Maputo et Addis-Abeba mais restés lettre morte, une nouvelle tentative de médiation internationale s'est soldée par un échec début mai à Pretoria.

Depuis décembre, Andry Rajoelina, dont le régime est sous le coup de sanctions de l'Union africaine, faisait part de sa volonté d'organiser des élections législatives le plus rapidement possible. La semaine dernière, M. Rajoelina avait échoué à obtenir un ralliement franc de l'armée, avec qui il voulait constituer un gouvernement militaro-civil. Officiellement annoncée, la mise en place d'une nouvelle équipe gouvernementale n'a toujours pas eu lieu et M. Rajoelina n'a pas évoqué le sujet ce mercredi.

Monday, May 10, 2010

Des tilapias frais comme entrées et plats

Tilapia frais à profusion
Tilapia à la mode niçoise
Tilapia façon malgache, cuisson à l'eau avec ail, oignon,sel, poivre , ciboulette et tomate
Cuit à point au charbon de bois le tilapia se déguste juste avec un peu de citron vert.

Mai 2010 , Nice, le cauchemar ...







Sunday, May 09, 2010

Les choses se gâtent pour "A &C Hotel"


Les choses commencent à se corser pour la propriétaire de « A & C Hôtel » Ivato. En effet, après avoir vécu une carrière professionnelle éblouissante durant le régime Ravalomanana, sa propriétaire semble être en train de vivre le calvaire. Ainsi, pour une sombre histoire de dettes impayées, celle - ci vient d’être traînée devant la Justice. Ceci, sans qu’elle ne puisse esquiver les enquêtes approfondies qui viennent d’être ordonnées pour déterminer la manière avec laquelle elle a pu amasser des magots de centaines de milliards pour faire construire ce grand hôtel à Ivato.

Elle s’appelle Marie Odette Claudine Razaimamonjy. Elle, c’est la propriétaire de "A & C Hotel Ivato ".Ce nouvel établissement hôtelier qui fait scintiller d’étonnement les yeux des riverains, de par sa splendeur et sa consistance.
En tout cas, plus d’un curieux n’ont pas pu s’empêcher de se creuser les méninges pour se demander par quel « miracle » cette dame a - t - elle pu amasser les tonnes de liasses de billets lui ayant permis de faire construire ce joyau ? La réponse à cette question pourrait être donnée par les résultats des enquêtes approfondies qui viennent d’être ordonnées par l’Etat. Mais, en attendant, un dossier judiciaire vient d’être enrôlé devant le Tribunal de commerce d’Antananarivo pour citer Marie Odette Claudine Razaimamonjy dans une sombre histoire de dettes impayées.
En effet, cette propriétaire de « A & C Hôtel » Ivato a commandé, auprès d’une Société de décoration intérieure, différents matériels, fournitures et meubles pour son établissement. Ceci, pour un montant de 294 417 800 Ariary, montant établi dans les factures proforma de la Société de décoration intérieure. Ce qui veut tout simplement dire que, outre le fait que les commandes en question furent fermes, cette dame a déjà accepté la qualité et la quantité des matériels et autres qu’elle a commandés. En tout cas, elle a donné à la Société de décoration intérieure deux acomptes valant en totalité 180 millions Ariary. Et la propriétaire de la Société de décoration intérieure, après son voyage en Chine où elle a acheté tout ceci, a été prête pour la livraison à la date du 25 février dernier.
Des fonds auprès de la Primature
Malheureusement, la livraison en question n’a pas pu se faire à temps, dans la mesure où Marie Odette Claudine Razaimamonjy n’a pu offrir la garantie de paiement du reliquat du montant des factures qu’elle doit payer à la date, convenue entre les parties, de livraison. Ceci, étant donné que ledit paiement devra se faire à cette date de livraison. Comme motif, invoqué par cette propriétaire de « A & C Hôtel » Ivato, elle attend encore le déblocage de ses fonds auprès de la Primature. Néanmoins, le 22 mars dernier, cette dernière a sollicité le constat des matériels, fournitures et meubles en question au magasin de dépôt de la Société de décoration intérieure. Ce qui fut chose faite. Là où elle a ainsi invité son fournisseur à faire livrer tout ceci, avec une promesse de paiement sur le champ du reliquat dont il s’agit. Le jour indiqué et après avoir livré une partie des commandes, la propriétaire de la Société de décoration intérieure est rentrée bredouille, eu égard au fait qu’elle n’a reçu le moindre Ariary à titre de paiement de son dû. D’ailleurs, jusqu’à ce jour, cette dernière n’a pas été payée.
Réplique de mauvaise foi
Ce qui l’a amené à lancer une sommation interpellative et mise en demeure, à la date du 31 mars dernier, à Marie Odette Claudine Razaimamonjy de lui préciser son réelle intention quant à ces dettes impayées et de régulariser sa situation. En parallèle, la même propriétaire de la Société de décoration intérieure lui a également lancé, à cette même date que dessus, un commandement de payer, dans un délai de huit jours, la somme de 62 095 000 Ariary, montant des factures des prestations antérieures de la Société de décoration intérieure. En guise de réponse, Marie Odette Claudine Razaimamonjy a, elle aussi et à la date du 2 avril dernier (c’est - à - dire, deux jours après qu’elle ait reçu les deux actes d’Huissier émanant de la propriétaire de la Société de décoration intérieure), répliqué de mauvaise foi par une sommation interpellative et mise en demeure contre cette dernière. Là où elle a évoqué que son fournisseur ne lui a livré qu’une infime partie des matériels, fournitures et meubles commandés et qu’elle a jugés être « démodés et d’une qualité qui laisse à désirer ». Et qu’elle a également dénoncé que ces commandes sont à des « prix exorbitants ». Alors que, à la commande, elle a accepté et signé les factures proforma établissant la qualité desdites commandes. De surcroît, elle a rejeté les termes de ces commandes où elle a exigé à ce que les matériels, fournitures et meubles portent le logo de son établissement hôtelier. Ce qui a exposé son fournisseur devant de graves problèmes, dans la mesure où elle ne pourra plus mettre sur le marché lesdits matériels déjà frappés du logo de « A & C Hôtel » Ivato.
Décompte scandaleux de compensation
Plus grave encore, tout en ayant refusé de recevoir ses commandes, elle a exigé à ce qu’un décompte soit fait entre les deux parties et que, de ce fait, une compensation soit faite entre ce qu’elle doit à la propriétaire de la Société de décoration intérieure (les 62 095 000 Ariary) et le montant des acomptes qu’elle a déjà versés à cette dernière (180 millions Ariary). Bref, elle a exigé à ce que son fournisseur lui paie, dans un délai de 48 heures, la différence, c’est - à dire 117 905 000 Ariary. Une sombre stratégie et un décompte scandaleux qui visent à couper l’herbe sous les pieds de ce fournisseur. En tout cas, la propriétaire de la Société de décoration n’a pas voulu se laisser faire et a ainsi porté l’affaire devant le Tribunal de commerce.
La première audience afférente a été tenue le 6 mai dernier. Malheureusement pour Marie Odette Claudine Razaimamonjy, cette résistance opposée, assortie de mauvaise foi manifeste, a été portée à l’oreille des enquêteurs sur les sulfureux dossiers lui ayant permis d’amasser des centaines de milliards, durant le régime Ravalomanana, pour la construction de son hôtel sis à Ivato. De sulfureux dossiers qui pourraient dévoiler des faits scandaleux et pouvant faire éclabousser l’honneur de certains gros pontes tananariviens. Dont un ministre encore en exercice…


Un repas de réveillon mal organisé et le renom de l'étalissement sauvé par le célèbre Luc Ratsimbazafy

La prestation malheureuse d'un traiteur non expérimenté, lors de la fête de fin d'année a failli compromettre la réputation de l'établissement récemment ouvert. Le redressement se fait de manière magistrale.

La soirée de la Saint-Sylvestre aurait pu être une catastrophe à l'A & C Hôtel, laquelle a promis le plus grand réveillon de l'année. Dépassé par les événements, l'affluence des invités plus précisément, le traiteur aurait perdu le contrôle de son art.

Résultats : des entrées avariées, pas assez de nourritures à proposer. Ce qui a entrainé presque une bousculade devant les buffets installés sur les terrasses dans la nuit de la Saint-Sylvestre.

Changement

La gérante, Odette Clémence Raherinirina, n'a pas attendu longtemps pour redresser la situation due à cette « aventure malencontreuse ». Celle-ci pu compromettre cette ouverture en grandes pompes des deux espaces, Le Joyau et La Merveille.

Un professionnel de renom dans le métier vient d'être engagé pour assurer la restauration de tous les événements de A & C Hôtel. Il s'agit du chef Luc Ratsimbazafy, propriétaire du Relais de la Haute Ville, et du nouveau Athana Royal Event sis à Ivato.

« Nous avons fait appel à un professionnel pour mieux satisfaire nos clients. Nous sommes encore à nos premières expériences et nous cherchons à nous professionnaliser davantage dans le métier », avoue la gérante de l'hôtel.

Le changement se fera tout de suite sentir, en mieux, vu l'expérience de Chef Luc Ratsimbazafy.

Luc Ratsimbazafy : un parcours original

Après avoir obtenu le bac, Luc Ratsimbazafy est parti dans la ville de Poligny en France pour décrocher son brevet de technicien supérieur en management. Il devient ensuite propriétaire de deux restaurants à Lyon, ville française de la gastronomie par excellence. En 2001, Chef Luc est revenu au pays pour construire son business.

« Je me suis spécialisé dans la gastronomie française et les spécialités lyonnaises. Mais une fois arrivé à Madagascar, j'ai commencé à explorer la richesse de la cuisine de terroir », explique-t-il.

Interrogé sur ses décorations, il a répondu que les expériences et le savoir-faire sont les meilleures distinctions qu'il ait jamais accumulées.

« A mon avis, c'est le résultat qui compte.

Le diplôme le plus ardu à décrocher serait la satisfaction des clients» a confié Luc Ratsimbazafy.

Avec une équipe de 150 personnes, le chef jongle entre le Relais de la Haute Ville, l'Athana Royal Event et l'A & C Hôtel.

Luc Ratsimbazafy projette de créer son école en hôtellerie et restauration, qui sera baptisée « Institut Luc Ratsimbazafy ».

Concentration magnifique

Chut!!!!écoutez simplement
C'est tout simplement magnifique!!!
Quelle concentration

Saturday, May 08, 2010

Impacts de la crise


Même en pleine crise, cette fillette de 8 ans ne baisse pas les bras et fait de son mieux pour aider ses parents en servant les clients.

Des chiffres.
L'absence d'un programme avec le Fonds monétaire international, une éventuelle sanction européenne, la baisse d'activités des entreprises, le manque à gagner pour les recettes de l'Etat sont autant de coûts qui restent à chiffrer.

Comment chiffrer les impacts économiques de la crise depuis le fameux lundi noir du 26 janvier 2009 ? C'est un exercice difficile mais qui, toutefois, pourrait constituer un argument de poids pour persuader les protagonistes politiques à trouver un terrain d'entente à tout prix.

Les dizaines de magasins et de grandes surfaces incendiés et pillés apparaissent sans doute comme la facture la plus salée en terme de perte directe.

Mais la baisse du chiffre d'affaires au niveau de toutes les entreprises constitue aussi un des impacts les plus ravageurs. Au mieux, les plus performantes ont réussi à maintenir le bilan de 2008 en 2009, la plupart ayant enregistré une baisse de l'ordre de 30 % en moyenne.

Les résultats les plus catastrophiques sont enregistrés par les opérateurs touristiques, pratiquement en cessation d'activité durant la dernière saison.

Les premiers chiffres disponibles à l'heure actuelle concernent certaines aides internationales. D'après le bilan du ministère des Finances et du budget, seulement 200 milliards ariary, sur les 1200 milliards ariary attendus, ont pu être débloqués.

La fameuse aide budgétaire qui regroupe quelques bailleurs de fonds, dans le cadre de l'accord de partenariat, est incluse dans cette enveloppe. Sa suspension a privé les caisses de l'Etat de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Aides internationales

Pour le 9è FED par exemple, l'Union européenne devait encore injecter 16,2 millions d'euros en 2009, et près de 90 millions d'euros étaient encore prévus dans l'enveloppe du 10è FED.

Le Fonds monétaire international (FMI) était également partie prenante dans cette aide budgétaire. L'arrêt du programme de Facilité pour la réduction de la pauvreté et de la croissance (FRPC), en 2009, a impliqué la perte d'une aide de 20 millions de dollars.

D'autres bailleurs, comme la coopération allemande, la Banque africaine de développement, ou l'Agence française de développement, devaient aussi apporter des contributions.

Ajoutée à l'arrêt des financements extérieurs, la baisse de la recette fiscale et douanière a amplifié le manque à gagner.

La réalisation du service des douanes a été seulement de 65 % par rapport aux prévisions. Ce qui représente un gap de 190 milliards ariary. Pour la douane, 85 % des prévisions de la loi de finances initiales ont pu être réalisées. Ce qui représente autant de manque à gagner que celui de la recette fiscale.

L'arrêt d'une grande partie des aides internationales avait obligé l'Etat à fonctionner en autofinancement pour les dépenses de fonctionnement, la continuité de certains projets mais aussi pour les investissements en infrastructures.

S'y ajoutent également les frais occasionnés par les déplacements à l'extérieur des délégations officielles à la recherche de solutions à la crise.

Parmi les projets frappés par l'arrêt des financements extérieurs figurent, par exemple, le Programme national foncier (PNF) et la mise en place des guichets fonciers, le Programme de Fonds pour le développement local (FDL), réduit à 9 millions d'ariary par commune contre les 40 000 dollars prévus (74 millions d'ariary).

Les impacts économiques d'un an et demi de crise politique ne pourront pas tous être énumérés. Ce ne sont que des exemples de points les plus saillants.

Le plus gros des chiffres ne sera sans doute jamais connu, et d'autres aspects comme la perte d'emplois ou bien l'image du pays, ne sont pas chiffrables, mais tout aussi ravageurs.

La reprise sera difficile

La résolution totale de la crise politique sera le point de départ d'une reprise de l'économie. La tâche sera lourde et longue, aussi bien pour la future administration que pour le secteur privé et la population pour relancer l'économie.

Il faudra d'abord passer par la reconquête de la confiance internationale après cette crise d'une ampleur et d'une intensité sans précédents, avant de relancer la consommation, laquelle constitue le moteur pour un nouveau redécollage économique.

Mais la reconquête de la confiance internationale sera difficile. Il faudra tout recommencer à zéro. L'enveloppe de 677 millions d'euros acquise pour le 10éme FED, par exemple, risque d'être perdue ou au mieux, révisée considérablement à la baisse.

Pour l'aide budgétaire, une éventuelle déblocage, même en cas de résolution rapide de la crise, reste peu probable. Les conditions techniques requises pour ce dossier sont très importantes.

Le pays devra disposer d'un document de stratégie pour le développement, analogue au Madagascar action plan (Map) sous le régime Ravalomanana.

Il y a également d'autres aspects liés au développement humain, aux droits de l'homme et à la gestion des finances publics. Pour ce dernier point, le lancement d'un nouveau programme avec le Fonds monétaire international constitue une des conditions primordiales.

L'amélioration du pouvoir d'achat de la population reste le défi le plus difficile à relever. C'est un élément capital pour déclencher le mécanisme économique, reprendre la consommation et l'activité des entreprises, pour créer de la valeur ajoutée, etc.

Thursday, May 06, 2010

Milamina ny tanana ry Tompo Ô!!!

Tamin’ny alarobia hariva tokony ho tamin’ny 6 ora sy sasany, nisy sahotaka niseho teny amin’ny faritr’Ampitatafika. Nisy taxi-be nanala olona tamin’ilay fiakarana eo ampitan’ny tetezana iny. Avy ato aoriana, nisy fiara iray voabahana. Raikitra teo ny fifamaliana fa toa hoe namaly ilay « receveur ». Tsy naharitra ilay tao anaty fiara voabahana ka nivoaka ary dia nikasi-tanana io mpandray vola io. Ny loharanom-baovao avy eny an-toerana ihany no nahalalana fa tsy vitan’ny nidaroka ihany io olona avy ao aoriana io fa mbola namoaka basy ihany koa. Rehefa moa izany, dia nandeha ilay fiara mpitatitra. Narahin’ilay fiara avy aty aoriana ilay izy. Rehefa lasa lavidavitra anefa, indreny nisy fiara 4X4 roa nanakana ilay taxi-be. Raha vao nijanona ity farany ity dia nisy olona avy ao anatin’ireo fiara roa nidaroka fanindroany an’ilay mpandray vola. Nanomboka nitangorona ny olona tamin’izay. Naratra ilay « receveur » ary dia nolazain’ireo nahita fa nampidirin’ireo olona namely azy tao anatin’ny fiarany tao anaty « malle » ary nentiny nankany amina trano iray izay voalaza fa an’olona tompona fivarotana lehibe iray aty an-drenivohitra. Tsy nitazam-potsiny kosa anefa ny mponina fa lasa nanaraka teny akaiky teny ary nitangorona sady nitaky ny hamoahana ilay mpandray volan’ny taxi-be. Zavatra hafa anefa no niseho satria dia nanapoaka basy indroa ireo avy ao amin’ilay trano. Natahotra ny mponina ary dia samy lasa niparitaka avokoa. Toa zavatra tsy dia misy dikany akory izy ity nefa dia izao nandratrana olona sy nanapoahana basy izao.

Tuesday, May 04, 2010

Antananarivo

Un officier français
Le filanjana, un moyen de transport avant l'arrivée des voitures ou trains.
On peut traduire Rova par camp fortifié, ou place forte, qui était entouré autrefois par une palissade faite de pieux de bois pointus. C'était également le lieu de résidence d'un prince ou d'un roi. Situé au sommet d'une colline ou d'un rocher, sa situation privilégiée assurait un poste de défense et d'observation idéal et permettait de se retrancher en cas d'attaque. Jusqu'à la fin de la royauté, les tombeaux des souverains étaient bâtis dans l'enceinte du Rova. Tous les corps des souverains y ont été réunis (le corps de Ranavalona III a été exhumé d'Ambohimanga par Galliéni et rapatrié d'Alger en 1938). Le premier tombeau originalement décoré renferme les corps des reines Ranavalona Ière (1828-1861), Rasoherina (1963-1868), Ranavalona II (1868-1883) et Ranavalona III (1917). Le second tombeau renferme le corps d'Andrianampoinimerina. Les sept autres tombeaux alignés renferment les corps des souverains depuis Andrianjaka.

Il ne faut pas oublier que d'Analamanga à Antananarivo, la capitale a toujours intégré, à des échelles différentes selon les périodes, les populations des zones rurales et des provinces. L'espace symbolique de Manjakamiadana par exemple est géré comme un village, où non seulement tous les rangs de l'Imerina, mais tous les groupes malgaches se sont exprimés. Les rois qui ont construit le Rova on su intégrer les savoirs des provinces dans ce Palais, et ont regné sur tout Madagascar. Tant que le Rova ne sera pas considéré comme un espace national, il restera en ruines.

La porte d'entrée du Rova est surmontée de l'emblème du « Voromahery » (l'aigle, qui est un oiseau puissant), symbole du pouvoir royal.
Cathédrale d'Andohalo en 1896
Place Jean Laborde(Jardin d'Andohalo) 1896
Ambavahady mitafo 1895
Ambihitsirohitra en 1898
Le palais de la Reine en 1898

De 50 000 habitants en 1895, la capitale atteint les 70 000 habitants en 1925. Encore des transformations : création de nouveaux quartiers dont celui d'Antaninarenina (quartier administratif), celui d'Analakely (quartier commercial) dont le marché sera aménagé en 1925 ainsi que les percements des tunnels Hubert Garbit(1) et d'Ambanidia.



Depuis, la ville poursuit son extension : 160 000 habitants en 1946, 200 000 habitants en 1954 et le recensement général de la population et de l'habitat effectué en 1993 annoncait que plus d'un million vivait dans le "Grand Antananarivo".En 2009 avec le boum démographique et l'exode rural, sans compter la crise socio-politique, le nombre de la population tananarivienne avoisine les 2.000.000 d'individus.


(1)Les automobilistes empruntant le tunnel Garbit ou Jean Ralaimongo en provenance d’Ambohidahy ont été désagréablement surpris par une « averse », juste au sortir de ce passage souterrain. Cette « pluie », ainsi que les ruissellements au quotidien s’écoulant sur les parois du tunnel sont, en fait, des eaux usées des égouts et caniveaux couverts installés au dessus de cet ouvrage d’art, construit il y a 86 ans. C’est, en tout cas, l’explication fournie par trois ouvriers de la commune urbaine d’Antananarivo, venus sur les lieux pour réparer les dégâts. « Une brèche s’est formée dans les caniveaux, à ce niveau du tunnel, d’où cette grande fuite d’eaux usées. Nous terminerons les travaux aujourd’hui même (hier), dès que les matériaux pour le dallage seront disponibles », rassurent-ils. Apparemment, ces propos ne semblent pas apaiser les esprits des piétons qui craignent que le tunnel, creusé en 1914 et inauguré dix ans plus tard, en 1924, ne s’effondre à tout moment sur leur passage.

Cousins cousines


















Monday, May 03, 2010

J'ai mal à l'estomac docteur....

Hélicobacter pylori
L’estomac est un organe solide. Pour preuve, il fait avec ce qu’on lui jette dés les premiers mois de vie : cailloux, poussières, microbes, parasites, aliments de plus ou moins bonne qualité. Ajoutons que les trois quarts des humains ne mâchent pas leur nourriture, d’ont un supplément de malaxage pour ce muscle heureusement vigoureux.
L’acide gastrique et les divers sucs qui pré-digèrent les aliments sont faits pour réduire en bouillie les aliments; ils attaquent au passage la paroi gastrique si celle-ci est mal protégée par son mucus. Enfin, la grande découverte de ces 12 dernières années: l’Hélicobacter pylori, microbe présent au fond de notre panse sans souffrir de son climat très acide et s’incruste dans la paroi.
Avec tout ça, l’estomac a parfois quelques défaillances qu’il vous signale de multiples manières : digestion lente, ballonnements, éructations, gargouillis, brûlures ou aigreurs, reflux acides... Difficile d’en déduire ce qui ne va pas. Quand faut-il s’inquiéter ?
Tous les symptômes et malaises qui durent ou se répètent sont suspects de maladie sérieuse. La simple irritation initiale s’aggrave avec les agressions répétées.

Quelles sont ces agressions ?
D’abord les médicaments : on en prend si souvent sans mesurer leurs effets dits secondaires ! Le premier accusé, c’est l’aspirine. Pleine de qualités mais... elle irrite l’estomac et le tube digestif. Si la douleur est suffisamment vive pour rappeler les imprudents à l’ordre, il vaut mieux carrément s’abstenir quand on ne la supporte pas. Car, outre la douleur, l’irritation peut saigner, d’autant plus abondamment que l’aspirine est un anti-coagulant.
Deuxième accusé, les anti-inflammatoires. Très utilisés pour combattre les rhumatismes (comme l’aspirine), ils ont les mêmes effets secondaires sur l’estomac : ils y creusent des trous. A tel point qu’on prescrit maintenant des protecteurs de l’estomac quand le traitement dure plus de quelques jours.
Ensuite, l’Hélicobacter pylori est un agresseur majeur. Depuis qu’on sait qu’il ronge nos estomacs, on le traite par des antibiotiques spécifiques. Toutefois, si les ulcères d’estomac sont très souvent dus à l’Hélicobacter pylori, il n’est pas exact que tous les porteurs de ’l’hélicoptère’, soient pour autant des ulcéreux, tant s’en faut. Ce qui est sûr, comme pour n’importe quelle infection, c’est que les populations les plus mal nourries, les plus éprouvées par la détresse et les personnes à bas niveau d’hygiène sont plus souvent infectées, elles ont aussi plus de risques de faire un ulcère d’estomac.
Même relégués au second plan, les fléaux de l’homme moderne sont concernés : Stress, anxiété, alcool, tabac, alimentation rapide et agressive (café). Cumulés, ceux-la font mieux que de simples trous, ils vous en font plutôt un cancer. Et le cancer de l’estomac ça ne rigole pas. Taux de survivants très médiocre (25%) à 5 ans de recul!

Les signaux d’alerte
Les brûlures d’estomac qui vous dérangent depuis des semaines quelle que soit l’alimentation doivent retenir votre attention. La classique brûlure d’estomac qui s’apaise par la prise d’une collation ou d’un anti-acide ne signe pas obligatoirement un ulcère, mais elle mérite que votre médecin s’en occupe. On peut avoir très mal pour une irritation débutante. Le traitement stoppe alors la maladie ulcéreuse.
L’estomac barbouillé en permanence ne veut pas dire grand chose à lui seul. Y a-t-il d’autres signes ? Une constipation, des nausées, un amaigrissement, une perte d’appétit, des régurgitations ? Comment va la santé en général ? Si ce n’est pas la grande forme, prenez votre courage à deux mains et voyez votre médecin.
Plus sournoise,la douleur dans le dos.
Dans le dos ? Oui. Les ulcères de la paroi postérieure de l’estomac (ou de l’oesophage) font mal dans le dos. Mais la douleur reste plutôt classique, 2 à 3 heures après un repas, calmée par une collation ou un anti-acide.


La bonne démarche


Consultez d’abord votre pharmacien, I1 vous conseillera probablement un anti acide pour faire un test : si la douleur disparaît (en position debout) dans les 5 minutes avec le produit, l’acidité gastrique est en cause.
L’anti-acide vous soulage mais ne fait pas disparaître la maladie. Il faut donc éliminer tout ce qui favorise l’ulcère et revoir l’hygiène à fond. Au moins le temps d’une épreuve de 7 à 15 jours ! Plus de café, plus de tabac ni d’alcool, plus de moutarde, ni de cornichons, de vinaigre, de piments, ni poivre, plus de médicaments agressant l’estomac, plus de nuits sans dormir... Mangez tôt le soir pour digérer avant de vous coucher. Faites de petits repas avec une ou deux collations dans la journée.
Si malgré ces bonnes attitudes vous souffrez toujours, consultez sans tarder votre médecin. Il reprendra l’histoire de votre mal à. zéro. L’examen clinique lui donnera des indications précieuses. Ne soyez pas surpris s’il parle de faire quelques examens supplémentaires.
Le plus probable sera l’endoscopie qui consiste à regarder l’intérieur de votre estomac avec une caméra cachée dans un long tuyau souple : on ne peut pas mieux faire le diagnostic d’ulcère.
Le médecin vérifiera peut-être votre vésicule biliaire et votre foie par une échographie, parce que le reflux des sels biliaires (qui digèrent les aliments) dans l’estomac est une grande cause d’irritation. La recherche d’un saignement chronique par l’ulcère est aussi de ’’bonne guerre’’. Même s’il ne vous le dit pas, il craindra systématiquement un cancer de l’estomac (5% de l’ensemble des cancers), surtout chez un homme, autour de la cinquantaine, fumeur et buveur.

Qu’est-ce qu’un ulcère
L’ulcère est un trou saignant. La surface du tissu est érodée et creusée plus ou moins profondément, les veines et les artères saignent suivant la gravité. Les ulcères se voient un peu partout : peau, bouche, oesophage, estomac, intestin, cornée....
Ils sont très douloureux, sauf quand les nerfs sont anesthésiés, comme dans le diabète ou les paralysies.
Reconnaissons aussi que chacun a son seuil douloureux. Il faut plus de temps au stoïque pour consulter le médecin qu’au douillet.
C’est le douillet qui a raison; vite diagnostiquée sa maladie est traitée au mieux. Le stoïque finit par mettre sa vie en danger en tardant à reconnaître qu’il y a un problème.

Le traitement de l’ulcère d’estomac
l marche très bien. Merci le progrès ! Il instaure l’hygiène (cité plus haut) pendant 2 à 3 mois (voire définitivement), à, laquelle on ajoute un double traitement. D’une part deux antibiotiques contre l’hélicobacter (2 semaines), d’autre part un médicament qui supprime l’acidité gastrique (4 à 6 semaines).
La discipline est indispensable, moyennant quoi on se débarrasse de l’ulcère quasi définitivement (on ne peut jamais rien promettre à 100%).

Sarkozy veille aux grains




Bien que l’ancien président Marc Ravalomanana ne le qualifie pas de « tête-à-tête » entre lui et le président de la HAT, Andry Rajoelina, le face-à-face entre les deux principaux protagonistes de la crise a eu bel et bien lieu à Pretoria, plus précisément, au « Presidential Guest House » du président sud-africain, Jacob Zuma. Seuls Joaquim Chissano et le président Jacob Zuma ont été autorisés à assister à la rencontre, le premier en tant que médiateur et le second en tant que facilitateur. Mais, quelle a été la stupéfaction lorsque, contrairement aux autres membres des mouvances politiques et aux délégués des pays représentés à Pretoria durant les négociations, le conseiller du président Nicolas Sarkozy pour l’Afrique, André Parant, et Mme Béatrice Lederle du Quay d’Orsay, ont pu avoir accès aux couloirs conduisant directement dans la salle où s’est tenue la rencontre à deux. Finalement interdits d’entrer dans la salle, André Parant et Béatrice Lederle se sont contentés de recueillir dans les couloirs les informations qui sortaient de la réunion. Des membres des trois mouvances ont qualifié de scandaleuse la présence de ces représentants de la France au Presidential Guest House du président Zuma, jeudi dernier. Ils ont même parlé d’« espionnage de la France ».

Cependant dans une interview qu'il a accordée au journal « La Croix », le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères français, Bernard Valero, souligne: « la France souhaite que des consultations plus complètes et détaillées que le médiateur s'est engagé à conduire dans les prochains jours permettent d'aboutir à un accord. Elle reste naturellement disposée à y apporter son concours. » Par ailleurs, Bernard Valero précise que la France et l'Afrique du Sud ont proposé, en étroite collaboration avec le médiateur Joaquim Chissano, à Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina « un nouveau schéma de sortie de crise qui, tout en s'inspirant des accords de Maputo et d'Addis-Abeba, se voulait plus opérationnel en tenant compte de l'urgence de rétablir un ordre constitutionnel par la voie d'élections libres, transparentes et crédibles. » Le porte-parole du Quay d'Orsay souligne que ce schéma a recueillis l'accord de 2 principaux protagonistes.