Saturday, May 16, 2009
Thursday, May 14, 2009
Sur RFI Ravalomanana affirme qu'il rentrera «le plus tôt possible» dans son pays
14 mai 2009 sur RFI
Forcé de quitter son pays le 17 mars dernier sous la pression de la rue et de l'armée, le président malgache déchu Marc Ravalomanana s'était jusque là peu exprimé sur les circonstances de son départ et sur son avenir politique. De son lieu de résidence en Afrique du Sud, Marc Ravalomanana répond aux questions de RFI.
RFI : Monsieur le président, depuis le 17 mars vous avez perdu le pouvoir. Est-ce que vous renoncez ou est-ce que vous y croyez encore ?
Marc Ravalomanana : Tout d’abord je pense que la communauté internationale devrait faire son possible pour établir l’Etat de droit à Madagascar. Donc je peux vous dire que je n’ai pas perdu le pouvoir mais c’est un transfert de pouvoir au militaire le plus haut gradé. On m’a forcé à faire cette ordonnance, sinon je risquais ma vie et la vie de ma famille. J’ai évité le bain de sang à Madagascar et je suis toujours le président de la République malgache et il n’y a qu’un seul président élu démocratiquement à Madagascar, et c’est moi !
RFI: Et si vous n’aviez pas signé cette ordonnance, est-ce que vous auriez risqué votre vie ?
Marc Ravalomanana : Bien sûr ! Si je restais là-bas quinze minutes, je perdais ma vie, c’est clair. J’étais forcé de faire cette ordonnance.
RFI : Qui vous a forcé à signer ?
Marc Ravalomanana : Vous le savez, il y avait un groupe militaire qui était avec les putschistes.
RFI : Les gens qui vous menaçaient, ils le faisaient par téléphone ou alors directement à côté de vous ?
Marc Ravalomanana : Le 16 mars dans la nuit, je contournais déjà le palais.
RFI : C’est-à-dire que dans la nuit du 16 au 17 mars il y avait beaucoup de militaires putschistes autour du palais ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Ils faisaient déjà beaucoup de bruit dans la nuit du 16 mars, des explosions de grenades, des coups de feu, des tirs en l’air.
RFI : Et comment avez-vous réussi à fuir Madagascar après ?
Marc Ravalomanana : Ah ! Cela s’est fait avec l’aide de Dieu et ce n’était pas facile.
RFI : Et aussi avec l’aide des ambassades étrangères ?
Marc Ravalomanana : Oui, la communauté internationale a sollicité de l’aide pour moi. Par exemple, le leader Kadhafi a proposé d’envoyer un avion, ainsi que le chargé d’affaires de la France et aussi les Américains.
RFI : Et finalement, comment avez-vous fait pour aller de Madagascar en Afrique du Sud ?
Marc Ravalomanana : On m’a emmené jusqu’ici, en Afrique du Sud
RFI : Et ce sont les Sud-Africains qui vous ont emmené ?
Marc Ravalomanana : Non. Il y a un autre avion qui m’a cherché là-bas.
RFI : Marc Ravalomanana vous êtes soutenu par la SADC et par l’Afrique du Sud mais votre adversaire Andry Rajoelina est soutenu par l’armée malgache. Qu’est-ce que vous pouvez faire contre cela ?
Marc Ravalomanana : Ce n’est pas vrai. Il n’est pas soutenu par l’armée malgache. Voyez-vous, des colonels sont menacés et intimidés. Mais c’est un petit groupe de l’armée, des sous-officiers dans le CAPSAT (Corps d'administration des personnels et services de l'armée de terre), qui a pris le contrôle de ce camp.
RFI : Mais ces militaires aujourd’hui contrôlent la capitale et ils soutiennent votre adversaire Andry Rajoelina...
Marc Ravalomanana : Non ! Ce n’est pas vrai ! Il y a beaucoup de militaires loyaux qui restent toujours avec moi et qui sont fidèles, mais avec les menaces, le chantage des otages sur leurs familles. La vérité c’est qu’ils ne sont que 150 à 200 maximum qui travaillent avec les putschistes. La plupart des militaires restent juste dans la caserne.
RFI : Alors que souhaitez-vous maintenant ?
Marc Ravalomanana : Je souhaite l’appui de la communauté internationale pour que je puisse rentrer à Madagascar le plus tôt possible.
RFI : Justement quand allez vous rentrer ?
Marc Ravalomanana : Dans quelques semaines, peut-être.
RFI : C'est-à-dire que vous ne rentrez pas pour l’instant parce que vous risquez d’être arrêté ?
Marc Ravalomanana : Non ! Je n’ai pas peur de l’arrestation. Mais c’est la sécurité et l’attaque armée. Il n’est pas uniquement question de ma vie, mais aussi de celle des autres. Cela va peut-être créer des guerres civiles, des guerres tribales. Il faut éviter le bain de sang à Madagascar. C’est ça l’idée.
RFI : Donc vous pensez rentrer dans quelques semaines ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Il faut rétablir l’Etat de droit et aussi respecter la Constitution. Établir un gouvernement de consensus, pour aller démocratiquement vers une élection présidentielle anticipée, s’il est nécessaire.
RFI : Est-ce que vous allez rentrer après avoir conclu un accord avec Andry Rajoelina ou pas ?
Marc Ravalomanana : Vous savez, ce n’est pas uniquement moi. Actuellement il y a les groupes de contacts et la délégation de la SADC, la Troïka, qui sont sur place à Madagascar. Donc si les groupes de contact et aussi les partis politiques sont prêts, moi, je travaille avec tout le monde.
RFI : La commission de l’Union africaine souhaite que vous acceptiez de négocier un partage du pouvoir avec Andry Rajoelina. Est-ce que vous êtes prêt à négocier cela ?
Marc Ravalomanana : C’est mieux d’attendre d’abord le travail des groupes de contact. Parce que vous savez que la SADC et l’Union africaine sont des institutions. Il faut respecter la procédure.
RFI : Mais vous personnellement, Marc Ravalomanana, est ce que vous êtes prêt à discuter avec Andry Rajoelina ?
Marc Ravalomanana : Je suis toujours ouvert à une discussion avec tous les Malgaches, même avec les opposants. C’est ça la négociation. Il faut avoir la capacité d’écoute.
RFI : Le 12 mars dans un discours vous avez eu cette phrase : « S’il y a une erreur que j’ai commise, cela prouve que je suis humain ». Un mea-culpa de chef d’Etat c’est rare, donc bravo ! Mais à quelle erreur pensez-vous en particulier ?
Marc Ravalomanana : C’est clair, je suis comme tous les êtres humains. Je ne peux pas dire que je suis parfait. Personne n’est parfait, donc s’il y a des erreurs je prends la responsabilité.
RFI : Et justement quelle est la principale erreur que vous avez commise ?
Marc Ravalomanana : C’est ce que je ne comprends pas ! Parce que j’ai fait de mon mieux pour servir le pays pendant sept ans. Nous avons construit 10 000 kms de routes goudronnées. En ce qui concerne l’éducation, en 2003 les enfants malgaches n’étaient que 63% à être scolarisés, en 2008 c’était 92%.
RFI : Oui mais vous vous êtes acheté un avion Boeing 767...
Marc Ravalomanana : C’est un 737 ! Ce n’est pas à moi, cela appartient à l’Etat. Donc si le peuple malgache veut que leur président vole avec un petit avion ou avec un vol commercial, il n'y a pas de problème pour moi.
RFI : Et puis, on vous a reproché aussi d’avoir confondu votre rôle de président et votre rôle de chef d’entreprise.
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire que dans la présidence il y avait des conseillers européens, américains, japonais et ces conseillers suivaient de près ce que nous avons dépensé. Cela est aussi le cas dans la lutte contre la corruption avec la bonne gouvernance. Transparency international nous a félicités. Cela montre qu’il n’y a pas de détournement, il n’y a pas de conflit d’intérêt.
RFI : Mais tout de même, Monsieur le président, est-ce que vous n’avez pas commis une erreur le 7 février quand les forces de l’ordre ont tiré sur la foule et ont tué 28 manifestants ?
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire une chose : les manifestants montaient au palais. Supposons qu’il y a des manifestants à Paris, devant l’Elysée ou encore devant la Maison Blanche à Washington ! Il ya des limites. Là, c’est la responsabilité du leader des manifestants.
RFI : Mais vous avez bien commis une erreur tout de même ?
Marc Ravalomanana : L’erreur que j’ai constatée actuellement c’est les moyens que nous n’avons pas donnés aux forces de l’ordre. Le 26 janvier, si nous avions eu le moyen de riposter avec des gaz lacrymogènes... C’est ça l’erreur, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour la santé et l’éducation, mais pas dans l’armée. C’est ça l’erreur.
RFI : Monsieur le président, merci.
Forcé de quitter son pays le 17 mars dernier sous la pression de la rue et de l'armée, le président malgache déchu Marc Ravalomanana s'était jusque là peu exprimé sur les circonstances de son départ et sur son avenir politique. De son lieu de résidence en Afrique du Sud, Marc Ravalomanana répond aux questions de RFI.
RFI : Monsieur le président, depuis le 17 mars vous avez perdu le pouvoir. Est-ce que vous renoncez ou est-ce que vous y croyez encore ?
Marc Ravalomanana : Tout d’abord je pense que la communauté internationale devrait faire son possible pour établir l’Etat de droit à Madagascar. Donc je peux vous dire que je n’ai pas perdu le pouvoir mais c’est un transfert de pouvoir au militaire le plus haut gradé. On m’a forcé à faire cette ordonnance, sinon je risquais ma vie et la vie de ma famille. J’ai évité le bain de sang à Madagascar et je suis toujours le président de la République malgache et il n’y a qu’un seul président élu démocratiquement à Madagascar, et c’est moi !
RFI: Et si vous n’aviez pas signé cette ordonnance, est-ce que vous auriez risqué votre vie ?
Marc Ravalomanana : Bien sûr ! Si je restais là-bas quinze minutes, je perdais ma vie, c’est clair. J’étais forcé de faire cette ordonnance.
RFI : Qui vous a forcé à signer ?
Marc Ravalomanana : Vous le savez, il y avait un groupe militaire qui était avec les putschistes.
RFI : Les gens qui vous menaçaient, ils le faisaient par téléphone ou alors directement à côté de vous ?
Marc Ravalomanana : Le 16 mars dans la nuit, je contournais déjà le palais.
RFI : C’est-à-dire que dans la nuit du 16 au 17 mars il y avait beaucoup de militaires putschistes autour du palais ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Ils faisaient déjà beaucoup de bruit dans la nuit du 16 mars, des explosions de grenades, des coups de feu, des tirs en l’air.
RFI : Et comment avez-vous réussi à fuir Madagascar après ?
Marc Ravalomanana : Ah ! Cela s’est fait avec l’aide de Dieu et ce n’était pas facile.
RFI : Et aussi avec l’aide des ambassades étrangères ?
Marc Ravalomanana : Oui, la communauté internationale a sollicité de l’aide pour moi. Par exemple, le leader Kadhafi a proposé d’envoyer un avion, ainsi que le chargé d’affaires de la France et aussi les Américains.
RFI : Et finalement, comment avez-vous fait pour aller de Madagascar en Afrique du Sud ?
Marc Ravalomanana : On m’a emmené jusqu’ici, en Afrique du Sud
RFI : Et ce sont les Sud-Africains qui vous ont emmené ?
Marc Ravalomanana : Non. Il y a un autre avion qui m’a cherché là-bas.
RFI : Marc Ravalomanana vous êtes soutenu par la SADC et par l’Afrique du Sud mais votre adversaire Andry Rajoelina est soutenu par l’armée malgache. Qu’est-ce que vous pouvez faire contre cela ?
Marc Ravalomanana : Ce n’est pas vrai. Il n’est pas soutenu par l’armée malgache. Voyez-vous, des colonels sont menacés et intimidés. Mais c’est un petit groupe de l’armée, des sous-officiers dans le CAPSAT (Corps d'administration des personnels et services de l'armée de terre), qui a pris le contrôle de ce camp.
RFI : Mais ces militaires aujourd’hui contrôlent la capitale et ils soutiennent votre adversaire Andry Rajoelina...
Marc Ravalomanana : Non ! Ce n’est pas vrai ! Il y a beaucoup de militaires loyaux qui restent toujours avec moi et qui sont fidèles, mais avec les menaces, le chantage des otages sur leurs familles. La vérité c’est qu’ils ne sont que 150 à 200 maximum qui travaillent avec les putschistes. La plupart des militaires restent juste dans la caserne.
RFI : Alors que souhaitez-vous maintenant ?
Marc Ravalomanana : Je souhaite l’appui de la communauté internationale pour que je puisse rentrer à Madagascar le plus tôt possible.
RFI : Justement quand allez vous rentrer ?
Marc Ravalomanana : Dans quelques semaines, peut-être.
RFI : C'est-à-dire que vous ne rentrez pas pour l’instant parce que vous risquez d’être arrêté ?
Marc Ravalomanana : Non ! Je n’ai pas peur de l’arrestation. Mais c’est la sécurité et l’attaque armée. Il n’est pas uniquement question de ma vie, mais aussi de celle des autres. Cela va peut-être créer des guerres civiles, des guerres tribales. Il faut éviter le bain de sang à Madagascar. C’est ça l’idée.
RFI : Donc vous pensez rentrer dans quelques semaines ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Il faut rétablir l’Etat de droit et aussi respecter la Constitution. Établir un gouvernement de consensus, pour aller démocratiquement vers une élection présidentielle anticipée, s’il est nécessaire.
RFI : Est-ce que vous allez rentrer après avoir conclu un accord avec Andry Rajoelina ou pas ?
Marc Ravalomanana : Vous savez, ce n’est pas uniquement moi. Actuellement il y a les groupes de contacts et la délégation de la SADC, la Troïka, qui sont sur place à Madagascar. Donc si les groupes de contact et aussi les partis politiques sont prêts, moi, je travaille avec tout le monde.
RFI : La commission de l’Union africaine souhaite que vous acceptiez de négocier un partage du pouvoir avec Andry Rajoelina. Est-ce que vous êtes prêt à négocier cela ?
Marc Ravalomanana : C’est mieux d’attendre d’abord le travail des groupes de contact. Parce que vous savez que la SADC et l’Union africaine sont des institutions. Il faut respecter la procédure.
RFI : Mais vous personnellement, Marc Ravalomanana, est ce que vous êtes prêt à discuter avec Andry Rajoelina ?
Marc Ravalomanana : Je suis toujours ouvert à une discussion avec tous les Malgaches, même avec les opposants. C’est ça la négociation. Il faut avoir la capacité d’écoute.
RFI : Le 12 mars dans un discours vous avez eu cette phrase : « S’il y a une erreur que j’ai commise, cela prouve que je suis humain ». Un mea-culpa de chef d’Etat c’est rare, donc bravo ! Mais à quelle erreur pensez-vous en particulier ?
Marc Ravalomanana : C’est clair, je suis comme tous les êtres humains. Je ne peux pas dire que je suis parfait. Personne n’est parfait, donc s’il y a des erreurs je prends la responsabilité.
RFI : Et justement quelle est la principale erreur que vous avez commise ?
Marc Ravalomanana : C’est ce que je ne comprends pas ! Parce que j’ai fait de mon mieux pour servir le pays pendant sept ans. Nous avons construit 10 000 kms de routes goudronnées. En ce qui concerne l’éducation, en 2003 les enfants malgaches n’étaient que 63% à être scolarisés, en 2008 c’était 92%.
RFI : Oui mais vous vous êtes acheté un avion Boeing 767...
Marc Ravalomanana : C’est un 737 ! Ce n’est pas à moi, cela appartient à l’Etat. Donc si le peuple malgache veut que leur président vole avec un petit avion ou avec un vol commercial, il n'y a pas de problème pour moi.
RFI : Et puis, on vous a reproché aussi d’avoir confondu votre rôle de président et votre rôle de chef d’entreprise.
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire que dans la présidence il y avait des conseillers européens, américains, japonais et ces conseillers suivaient de près ce que nous avons dépensé. Cela est aussi le cas dans la lutte contre la corruption avec la bonne gouvernance. Transparency international nous a félicités. Cela montre qu’il n’y a pas de détournement, il n’y a pas de conflit d’intérêt.
RFI : Mais tout de même, Monsieur le président, est-ce que vous n’avez pas commis une erreur le 7 février quand les forces de l’ordre ont tiré sur la foule et ont tué 28 manifestants ?
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire une chose : les manifestants montaient au palais. Supposons qu’il y a des manifestants à Paris, devant l’Elysée ou encore devant la Maison Blanche à Washington ! Il ya des limites. Là, c’est la responsabilité du leader des manifestants.
RFI : Mais vous avez bien commis une erreur tout de même ?
Marc Ravalomanana : L’erreur que j’ai constatée actuellement c’est les moyens que nous n’avons pas donnés aux forces de l’ordre. Le 26 janvier, si nous avions eu le moyen de riposter avec des gaz lacrymogènes... C’est ça l’erreur, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour la santé et l’éducation, mais pas dans l’armée. C’est ça l’erreur.
RFI : Monsieur le président, merci.
Wednesday, May 13, 2009
Les passagers du TGV
Tous les régimes successifs sans exception ont pillé les ressources de notre pays, dilapidé l’argent public et opprimé notre peuple d’une manière ou d’une autre. Aucun malgache n’a échappé à l’oppression quelle que soit sa forme, physique, économique, médiatique, politique ou judiciaire. Militaires ou civiles n’ont pas échappé à l’arrogance de ces politiciens.
Le Président Marc Ravalomanana, pour réconcilier son peuple doit faire preuve d’humilité, et doit prendre ses responsabilités en reconnaissant pleinement ses erreurs et le mal causé à ce peuple qui l’a conduit à la situation actuelle. Le Président Marc Ravalomanana doit admettre qu’un devoir de reconnaissance et de réconciliation s’impose - tout propos visant à nier catégoriquement ce qui lui est reproché ne ferait qu’alimenter le sentiment de révolte et nourrir la haine et la soif de vengeance de ceux qui étaient prêts à tout et sont allés jusqu’au bout pour lui ôter le pouvoir. Malgré la division apparente du peuple, on note deux points communs entre ce peuple désuni, d’une part la soif de liberté et de combattre un régime jugé autoritaire et d’autre part la blessure profonde qui a bien du mal à se refermer.
Andry Rajoelina a dit « le peuple donne le pouvoir et reprend le pouvoir ». Il a raison, il n’aura pas tort non plus de rendre le pouvoir au peuple, non pas par la voix des ondes mais par la voix des urnes, il n’aura pas tort non plus de considérer que dans un Etat de droit, l’auto-proclamation n’existe pas.
L’homme le plus puissant et le plus adulé du monde, le Président Barack Obama, fait sans cesse preuve d’humilité envers son peuple et envers le peuple du monde entier. L’humilité n’est pas une faiblesse mais une force - sinon la plus grande des sagesses. Or tandis que les hommes politiques à Madagascar n’aspirent qu’au pouvoir et à la vengeance, à la mise à mort physique, intellectuelle, médiatique et constitutionnelle, le peuple malgache n’aspire qu’à l’unité, à la liberté et à la cohésion nationale.
Aux militaires de la CAPSAT, comme tous les malgaches, vous vous êtes émus des évènements du 07 Février dernier ainsi que de la mort de centaines de nos compatriotes calcinés et emportés par les flammes durant la « révolution orange » de Andry Rajoelina, connu sous le nom TGV pour son caractère fonceur dit-on. Beaucoup de nos compatriotes ont payé de leur vie suite à la fermeture de VIVA télévision. Vous avez dénoncé et refusé de participer à l’humiliation, aux arrestations que vous jugiez injustifiées et injustes de certains de nos compatriotes et vous vous êtes refusés à obéir aux ordres par empathie et par compassion pour vos semblables – telles étaient les raisons principales et motivations de votre désobéissance. Votre message était clair et votre décision, sans appel. Le sentiment de fraternité qui nous unit tous, nous a amené à nous mettre à votre place et à vous comprendre.
Oui, le « non –dit » n’enlève en rien le sentiment commun, connu de tous les malgaches à faire partie d’une même grande famille. Nous partagions avec vous le même sentiment de douleur vu les images de nos compatriotes tombés sous les balles à Ambohitsirohitra et ceux morts brûlés vifs sur leur lieu de travail. Votre tristesse apparente s’est traduite par la désobéissance et la notre, par des larmes incessantes. Larmes qui ne cessent de tomber aujourd’hui encore.
Le peuple malgache est connu et admiré pour son unité et dit-on de lui qu’il est un peuple pacifique. À l’heure où des guerres se propagent dans le monde entier, et l’Afrique est le premier continent touché par la guerre. Notre cohésion est reconnue dans ce même continent où nous constituons un véritable exemple, une inspiration pour les autres nations qui ne se limitent pas au continent africain.
(...)
La fermeture d’une station de télévision dont seul Tananarive et ses environs pouvaient capter a pourtant conduit à la mort de plus d’une centaine de nos compatriotes et a fait l’objet de millions de dollars de pertes économiques. Malgré toutes les tentatives visant à masquer cette réalité, il est de notre devoir à tous, civils et militaires de ne jamais nous détourner ou de fermer les yeux sur cette réalité-là afin que personne n’ignore. Alors, plusieurs questions se posent, une station de télévision, quelles que soient son importance et l’influence de son propriétaire vaut-elle la perte de toutes ces vies humaines ? Fallait-il et faut-il que le sang de pauvres innocents coule - quand on sait que de tout temps nous nous reconnaissons en nos semblables, tant on sait que leur vie vaut la nôtre ?
La véritable injustice n’est-elle pas celle affligée au peuple malgache depuis des années par les régimes successifs ? Andry Rajoelina est-il la victime la plus à plaindre dans un pays où « ny ohanina androany tadiavina androany ? » où dans les villages, des pères de familles, leur bêche sur l’épaule, partent à l’aube pour essayer de trouver un travail afin de pouvoir permettre à sa famille de manger le seul repas de la journée – rentrer, dormir et repartir le lendemain pour recommencer ?
Avons-nous pris acte du fait que si VIVA télévision n’a pas été fermée, Andry Rajoelina ne serait jamais devenu le « révolutionnaire » qu’il a prétendu devenir et oser parler non pas au nom mais à la place du peuple ? A la Mairie de Tananarive, ce dernier a affirmé maintes fois, n’avoir aucune intention de faire de la politique. Or le sort du peuple malgache au moment où il prononçait ces paroles, jusqu’à aujourd’hui dépend et se construit autour d’une volonté politique. C’est la raison pour laquelle dans un Etat de droit, le peuple vote pour qu’il puisse être maître de son destin en élisant l’homme ou la femme politique dont il pense capable de le représenter et défendre ses intérêts. Ainsi, c’est donc par pur opportunisme que le sort des malgaches est devenu une priorité et c’est la soif de vengeance qui conduit à la révolution et de parler au nom d’un peuple souverain sans son consentement.
(...)
Or la place du 13 Mai a constitué un véritable quai pour ce TGV. Incontestablement il à réussi à embarquer façon « taxi be » des milliers de passagers vers une destination incertaine, mais dont on suppose ressemble au paradis, si ce n’est le paradis. Alors il faut foncer coûte que coûte. L’armée, sans doute sous l’emprise des sentiments de révolte face aux pertes de vie de leurs compatriotes, a contribué bon gré mal gré au départ du TGV et de ces passagers affamés et assoiffés au sens propre et figuré.
Le 07 février 2008 pourtant, le TGV fonceur curieusement ralentit mais prend tout de même le temps et la précaution de débarquer les passagers dont il sait déterminés à arriver à destination. En train ou à pieds, ne jamais s’arrêter. La réalité est que la destination finale n’était pas si loin. Entre la Place du 13 Mai et Ambohitsirohitra, il n’y avait qu’un pas alors le TGV n’avait aucun besoin de foncer.
Le train à grande vitesse a aussi un grand pouvoir, celui d’apparaître et de disparaître selon les situations. Il disparut le 07 février pour réapparaître le 08 février et déplorer la mort de ses passagers. Il a disparu de son domicile pour réapparaître à celui de l’Ambassadeur de France quelques jours plus tard, affirmant avoir 50 millions pour 18 millions de malgaches.
Au final il embarque quelques milliers de passagers à son bord et a délibérément ou involontairement (selon) laissé à quai quelques millions d’autres.
(...)
Nous vous avons vu et nous vous observons - vos visages, vos images, vos faits et gestes circulent partout dans le monde entier et dans tous les supports médiatiques. Nous ne vous perdons pas de vue car vous nous ressemblez. Des hommes peuvent s’égarer mais un peuple ne peut pas se perdre. Puisque les armes sont braquées sur nous, qui sommes vos frères et sœurs de sang et vos semblables alors nos regards seront braqués sur vous. Nous chercherons votre regard jusqu’au bout.
Il apparaît aujourd’hui que le véritable TGV au caractère fonceur, c’est vous. Alors donnez nous un peu de votre énergie et fonçons ensemble et oeuvrons ensemble pour la paix. Lutter pour préserver la légalité c’est aussi lutter pour préserver l’identité et la liberté de nos générations futures dont vous êtes aussi les garants. C’est aussi lutter pour tous les malgaches sans exception qu’ils soient civils ou militaires. Ceux qui sont tombées sous les balles sont morts au non de notre liberté, votre liberté.
Le 26 juin 1960 a marqué l’indépendance et la liberté du peuple malgache. Indépendance dont beaucoup ont le sentiment d’avoir perdu le 21 mars 2009 par voie « extra constitutionnelle ». D’autres pensent avoir été emprisonné depuis l’avènement du Président Marc Ravalomanana. Les avis divergent et seules des élections transparentes permettront de confirmer ou d’infirmer ces sentiments.
Nous avons tous gravés dans nos mémoire l’image d’un homme, nommé RAZILY, aspirant à la liberté, pas uniquement à sa liberté mais à celle de ses compatriotes. Il s’est dirigé vers certains d’entre vous, militaires, drapeau à la main, avec comme seule protection, un cartable d’écolier porté comme bouclier. Les images qui circulent de lui le montrent, brandissant un drapeau qui est aussi le vôtre, symbole notre souveraineté et de notre indépendance. Au vue des images, le drapeau pourtant lui a été arraché et lui violenté. Aujourd’hui encore, nous ignorons le sort et le devenir de RAZILY. Nous estimons que sa place est auprès de sa famille.
Le 26 juin, lorsque vous défilerez pour commémorer l’indépendance et la liberté du peuple malgache dont vous-même en faites partie. Lorsque vous commémorerez la mémoire de vos anciens, morts au combat pour votre liberté, lorsque vous porterez ce même drapeau malgache en le brandissant de la même manière que RAZILY l’a porté,– je souhaite que vous vous souviendrez de ces quelques mots et que vous ayez une pensée pour lui. Il n’est pas différent de vous. Il est de votre sang et qui sait peut-être de votre rang.
A l’heure où il est devenu illégal d’être légaliste, et un délit d’exprimer ses idées dans les rue, la place de la démocratie, Ambohijatovo ou la place du 13 Mai, n’est pas un quai pour embarquer vers une destination inconnue mais un bien moyen pour rester chez nous. C’est un socle qui porte le nom et l’objet de notre engagement et un endroit pour nous permettre d’exprimer notre désir de rester comme la place du 13 Mai fut un quai pour TGV.
Sans identité, un être humain est un clandestin. Politiques et/ou militaires ne pourront contraindre tout un peuple à devenir clandestin dans leur propre pays. D’une manière ou d’une autre, ce peuple reviendra aux sources car il aspirera à retrouver ses repères, de la même manière que vous retrouvez les vôtres en retournant à vos casernes après avoir affronté vents et marrés du monde civile.
Je ne suis qu’une simple citoyenne qui demande humblement à tous mes compatriotes civils et militaires qu’ils soient d’Antsiranana, Tuléar, Majunga, Toamasina, Fianarantsoa ou d’Antananarivo de méditer sur le fait que notre pays est actuellement entrain de vivre les moments les plus sombres de son histoire. De même, nos vies et notre avenir sont compromis pour la simple raison que deux hommes, depuis toujours se vouent une haine farouche et s’amusent au jeu de la « chasse à la sorcière » . Or le seul grand perdant, c’est nous peuple malgache que nous soyons civil ou militaire.
(...)
Quelques milliers de passagers ont certes embarqué à bord de ce train, mais beaucoup d’entre nous n’ont jamais prétendu être armés physiquement ou psychologiquement pour partir vers des aventures incertaines. Beaucoup n’ont jamais entendu parler de ce train non plus. Ceux qui ont choisi de rester et de ne pas embarquer ne doivent en aucun cas être forcés, à monter dans les wagons comme l’ont été les juifs pendant la guerre mondiale. Tout un peuple a été contraint d’embarquer contre leur volonté et envoyé vers une destination inconnue après avoir été dépouillés de leur identité, de leurs biens et de leur dignité humaine (leurs valeurs ne comptaient pas), ce sous le regard malveillant d’une armée prête à tout. Or le voyage n’a été qu’un aller simple et seuls le pilote (Hitler) et les militaires le savaient sans retour.
Au nom de tous les patriotes morts tombés sous les balles, et brûlés vifs, et au nom de ceux qui se battent pour retrouver la liberté, qu’ils aient suivi le TGV ou non, nous sollicitons la sagesse de l’armée afin qu’elle ne soit pas tentée d’utiliser l’arme de la colonisation qui vise à diviser le peuple pour régner.
Au nom des millions de malgaches compatriotes dans toutes les provinces qui ignoraient et qui ignorent toujours l’existence de VIVA TV et du TGV, nous réclamons leur droit à rester seuls maîtres de leur destin. Nous demandons à l’armée de les aider à pouvoir s’exprimer par la voie des urnes dans les meilleurs délais – ce même s’ils choisissent à leur tour d’embarquer dans ce train dont les rails sont encore inexistants, et ce même si le voyage est un aller simple – l’essentiel c’est qu’ils choisissent.
(...)
Par la présente, j’appelle tous mes compatriotes, de tous les bords pour qu’ensemble et avec courage, nous osions faire preuve d’une prise de conscience générale.
L’unité est le garant de la liberté - La paix est un comportement.
Angelina Soamininala
Le Président Marc Ravalomanana, pour réconcilier son peuple doit faire preuve d’humilité, et doit prendre ses responsabilités en reconnaissant pleinement ses erreurs et le mal causé à ce peuple qui l’a conduit à la situation actuelle. Le Président Marc Ravalomanana doit admettre qu’un devoir de reconnaissance et de réconciliation s’impose - tout propos visant à nier catégoriquement ce qui lui est reproché ne ferait qu’alimenter le sentiment de révolte et nourrir la haine et la soif de vengeance de ceux qui étaient prêts à tout et sont allés jusqu’au bout pour lui ôter le pouvoir. Malgré la division apparente du peuple, on note deux points communs entre ce peuple désuni, d’une part la soif de liberté et de combattre un régime jugé autoritaire et d’autre part la blessure profonde qui a bien du mal à se refermer.
Andry Rajoelina a dit « le peuple donne le pouvoir et reprend le pouvoir ». Il a raison, il n’aura pas tort non plus de rendre le pouvoir au peuple, non pas par la voix des ondes mais par la voix des urnes, il n’aura pas tort non plus de considérer que dans un Etat de droit, l’auto-proclamation n’existe pas.
L’homme le plus puissant et le plus adulé du monde, le Président Barack Obama, fait sans cesse preuve d’humilité envers son peuple et envers le peuple du monde entier. L’humilité n’est pas une faiblesse mais une force - sinon la plus grande des sagesses. Or tandis que les hommes politiques à Madagascar n’aspirent qu’au pouvoir et à la vengeance, à la mise à mort physique, intellectuelle, médiatique et constitutionnelle, le peuple malgache n’aspire qu’à l’unité, à la liberté et à la cohésion nationale.
Aux militaires de la CAPSAT, comme tous les malgaches, vous vous êtes émus des évènements du 07 Février dernier ainsi que de la mort de centaines de nos compatriotes calcinés et emportés par les flammes durant la « révolution orange » de Andry Rajoelina, connu sous le nom TGV pour son caractère fonceur dit-on. Beaucoup de nos compatriotes ont payé de leur vie suite à la fermeture de VIVA télévision. Vous avez dénoncé et refusé de participer à l’humiliation, aux arrestations que vous jugiez injustifiées et injustes de certains de nos compatriotes et vous vous êtes refusés à obéir aux ordres par empathie et par compassion pour vos semblables – telles étaient les raisons principales et motivations de votre désobéissance. Votre message était clair et votre décision, sans appel. Le sentiment de fraternité qui nous unit tous, nous a amené à nous mettre à votre place et à vous comprendre.
Oui, le « non –dit » n’enlève en rien le sentiment commun, connu de tous les malgaches à faire partie d’une même grande famille. Nous partagions avec vous le même sentiment de douleur vu les images de nos compatriotes tombés sous les balles à Ambohitsirohitra et ceux morts brûlés vifs sur leur lieu de travail. Votre tristesse apparente s’est traduite par la désobéissance et la notre, par des larmes incessantes. Larmes qui ne cessent de tomber aujourd’hui encore.
Le peuple malgache est connu et admiré pour son unité et dit-on de lui qu’il est un peuple pacifique. À l’heure où des guerres se propagent dans le monde entier, et l’Afrique est le premier continent touché par la guerre. Notre cohésion est reconnue dans ce même continent où nous constituons un véritable exemple, une inspiration pour les autres nations qui ne se limitent pas au continent africain.
(...)
La fermeture d’une station de télévision dont seul Tananarive et ses environs pouvaient capter a pourtant conduit à la mort de plus d’une centaine de nos compatriotes et a fait l’objet de millions de dollars de pertes économiques. Malgré toutes les tentatives visant à masquer cette réalité, il est de notre devoir à tous, civils et militaires de ne jamais nous détourner ou de fermer les yeux sur cette réalité-là afin que personne n’ignore. Alors, plusieurs questions se posent, une station de télévision, quelles que soient son importance et l’influence de son propriétaire vaut-elle la perte de toutes ces vies humaines ? Fallait-il et faut-il que le sang de pauvres innocents coule - quand on sait que de tout temps nous nous reconnaissons en nos semblables, tant on sait que leur vie vaut la nôtre ?
La véritable injustice n’est-elle pas celle affligée au peuple malgache depuis des années par les régimes successifs ? Andry Rajoelina est-il la victime la plus à plaindre dans un pays où « ny ohanina androany tadiavina androany ? » où dans les villages, des pères de familles, leur bêche sur l’épaule, partent à l’aube pour essayer de trouver un travail afin de pouvoir permettre à sa famille de manger le seul repas de la journée – rentrer, dormir et repartir le lendemain pour recommencer ?
Avons-nous pris acte du fait que si VIVA télévision n’a pas été fermée, Andry Rajoelina ne serait jamais devenu le « révolutionnaire » qu’il a prétendu devenir et oser parler non pas au nom mais à la place du peuple ? A la Mairie de Tananarive, ce dernier a affirmé maintes fois, n’avoir aucune intention de faire de la politique. Or le sort du peuple malgache au moment où il prononçait ces paroles, jusqu’à aujourd’hui dépend et se construit autour d’une volonté politique. C’est la raison pour laquelle dans un Etat de droit, le peuple vote pour qu’il puisse être maître de son destin en élisant l’homme ou la femme politique dont il pense capable de le représenter et défendre ses intérêts. Ainsi, c’est donc par pur opportunisme que le sort des malgaches est devenu une priorité et c’est la soif de vengeance qui conduit à la révolution et de parler au nom d’un peuple souverain sans son consentement.
(...)
Or la place du 13 Mai a constitué un véritable quai pour ce TGV. Incontestablement il à réussi à embarquer façon « taxi be » des milliers de passagers vers une destination incertaine, mais dont on suppose ressemble au paradis, si ce n’est le paradis. Alors il faut foncer coûte que coûte. L’armée, sans doute sous l’emprise des sentiments de révolte face aux pertes de vie de leurs compatriotes, a contribué bon gré mal gré au départ du TGV et de ces passagers affamés et assoiffés au sens propre et figuré.
Le 07 février 2008 pourtant, le TGV fonceur curieusement ralentit mais prend tout de même le temps et la précaution de débarquer les passagers dont il sait déterminés à arriver à destination. En train ou à pieds, ne jamais s’arrêter. La réalité est que la destination finale n’était pas si loin. Entre la Place du 13 Mai et Ambohitsirohitra, il n’y avait qu’un pas alors le TGV n’avait aucun besoin de foncer.
Le train à grande vitesse a aussi un grand pouvoir, celui d’apparaître et de disparaître selon les situations. Il disparut le 07 février pour réapparaître le 08 février et déplorer la mort de ses passagers. Il a disparu de son domicile pour réapparaître à celui de l’Ambassadeur de France quelques jours plus tard, affirmant avoir 50 millions pour 18 millions de malgaches.
Au final il embarque quelques milliers de passagers à son bord et a délibérément ou involontairement (selon) laissé à quai quelques millions d’autres.
(...)
Nous vous avons vu et nous vous observons - vos visages, vos images, vos faits et gestes circulent partout dans le monde entier et dans tous les supports médiatiques. Nous ne vous perdons pas de vue car vous nous ressemblez. Des hommes peuvent s’égarer mais un peuple ne peut pas se perdre. Puisque les armes sont braquées sur nous, qui sommes vos frères et sœurs de sang et vos semblables alors nos regards seront braqués sur vous. Nous chercherons votre regard jusqu’au bout.
Il apparaît aujourd’hui que le véritable TGV au caractère fonceur, c’est vous. Alors donnez nous un peu de votre énergie et fonçons ensemble et oeuvrons ensemble pour la paix. Lutter pour préserver la légalité c’est aussi lutter pour préserver l’identité et la liberté de nos générations futures dont vous êtes aussi les garants. C’est aussi lutter pour tous les malgaches sans exception qu’ils soient civils ou militaires. Ceux qui sont tombées sous les balles sont morts au non de notre liberté, votre liberté.
Le 26 juin 1960 a marqué l’indépendance et la liberté du peuple malgache. Indépendance dont beaucoup ont le sentiment d’avoir perdu le 21 mars 2009 par voie « extra constitutionnelle ». D’autres pensent avoir été emprisonné depuis l’avènement du Président Marc Ravalomanana. Les avis divergent et seules des élections transparentes permettront de confirmer ou d’infirmer ces sentiments.
Nous avons tous gravés dans nos mémoire l’image d’un homme, nommé RAZILY, aspirant à la liberté, pas uniquement à sa liberté mais à celle de ses compatriotes. Il s’est dirigé vers certains d’entre vous, militaires, drapeau à la main, avec comme seule protection, un cartable d’écolier porté comme bouclier. Les images qui circulent de lui le montrent, brandissant un drapeau qui est aussi le vôtre, symbole notre souveraineté et de notre indépendance. Au vue des images, le drapeau pourtant lui a été arraché et lui violenté. Aujourd’hui encore, nous ignorons le sort et le devenir de RAZILY. Nous estimons que sa place est auprès de sa famille.
Le 26 juin, lorsque vous défilerez pour commémorer l’indépendance et la liberté du peuple malgache dont vous-même en faites partie. Lorsque vous commémorerez la mémoire de vos anciens, morts au combat pour votre liberté, lorsque vous porterez ce même drapeau malgache en le brandissant de la même manière que RAZILY l’a porté,– je souhaite que vous vous souviendrez de ces quelques mots et que vous ayez une pensée pour lui. Il n’est pas différent de vous. Il est de votre sang et qui sait peut-être de votre rang.
A l’heure où il est devenu illégal d’être légaliste, et un délit d’exprimer ses idées dans les rue, la place de la démocratie, Ambohijatovo ou la place du 13 Mai, n’est pas un quai pour embarquer vers une destination inconnue mais un bien moyen pour rester chez nous. C’est un socle qui porte le nom et l’objet de notre engagement et un endroit pour nous permettre d’exprimer notre désir de rester comme la place du 13 Mai fut un quai pour TGV.
Sans identité, un être humain est un clandestin. Politiques et/ou militaires ne pourront contraindre tout un peuple à devenir clandestin dans leur propre pays. D’une manière ou d’une autre, ce peuple reviendra aux sources car il aspirera à retrouver ses repères, de la même manière que vous retrouvez les vôtres en retournant à vos casernes après avoir affronté vents et marrés du monde civile.
Je ne suis qu’une simple citoyenne qui demande humblement à tous mes compatriotes civils et militaires qu’ils soient d’Antsiranana, Tuléar, Majunga, Toamasina, Fianarantsoa ou d’Antananarivo de méditer sur le fait que notre pays est actuellement entrain de vivre les moments les plus sombres de son histoire. De même, nos vies et notre avenir sont compromis pour la simple raison que deux hommes, depuis toujours se vouent une haine farouche et s’amusent au jeu de la « chasse à la sorcière » . Or le seul grand perdant, c’est nous peuple malgache que nous soyons civil ou militaire.
(...)
Quelques milliers de passagers ont certes embarqué à bord de ce train, mais beaucoup d’entre nous n’ont jamais prétendu être armés physiquement ou psychologiquement pour partir vers des aventures incertaines. Beaucoup n’ont jamais entendu parler de ce train non plus. Ceux qui ont choisi de rester et de ne pas embarquer ne doivent en aucun cas être forcés, à monter dans les wagons comme l’ont été les juifs pendant la guerre mondiale. Tout un peuple a été contraint d’embarquer contre leur volonté et envoyé vers une destination inconnue après avoir été dépouillés de leur identité, de leurs biens et de leur dignité humaine (leurs valeurs ne comptaient pas), ce sous le regard malveillant d’une armée prête à tout. Or le voyage n’a été qu’un aller simple et seuls le pilote (Hitler) et les militaires le savaient sans retour.
Au nom de tous les patriotes morts tombés sous les balles, et brûlés vifs, et au nom de ceux qui se battent pour retrouver la liberté, qu’ils aient suivi le TGV ou non, nous sollicitons la sagesse de l’armée afin qu’elle ne soit pas tentée d’utiliser l’arme de la colonisation qui vise à diviser le peuple pour régner.
Au nom des millions de malgaches compatriotes dans toutes les provinces qui ignoraient et qui ignorent toujours l’existence de VIVA TV et du TGV, nous réclamons leur droit à rester seuls maîtres de leur destin. Nous demandons à l’armée de les aider à pouvoir s’exprimer par la voie des urnes dans les meilleurs délais – ce même s’ils choisissent à leur tour d’embarquer dans ce train dont les rails sont encore inexistants, et ce même si le voyage est un aller simple – l’essentiel c’est qu’ils choisissent.
(...)
Par la présente, j’appelle tous mes compatriotes, de tous les bords pour qu’ensemble et avec courage, nous osions faire preuve d’une prise de conscience générale.
L’unité est le garant de la liberté - La paix est un comportement.
Angelina Soamininala
Friday, May 08, 2009
Que reste-t-il des colonies françaises ?
LES PERIODES FASTES
L’empire colonial français est l'ensemble des territoire ultramarins colonisés par la France. Commencé au XVIe siècle, il a connu une évolution très contrasté selon les époques, aussi bien par son étendue que par sa population ou sa richesse. Les colonies ont connu différents statuts et modes d'exploitation, des colonies antillaises semi-autonomes et esclavagistes de la fin du XVIIIe siècle à l'Algérie française gouvernée de manière autoritaire du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle, puis progressivement assimilé à la métropole jusqu’au début des années 1960.
On distingue généralement deux périodes concernant les empires coloniaux français, le pivot étant la Révolution et l'époque napoléonienne au cours desquelles la France perdit les derniers restes de sa première aventure coloniale. Le Premier espace colonial, constitué à partir du XVIe siècle comprend des territoires nord-américain, quelques îles des Antilles, les Mascareignes et des comptoirs en Inde et en Afrique. Il connaît son apogée grâce aux exportations antillaises (Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe) de café et surtout de sucre entre 1763 et la fin des années 1780.
LE DECLIN
Il s'effondre brutalement dans la décennie suivante avant de disparaître presque entièrement sous le Premier Empire.
Le Second espace colonial, constitué à partir des années 1830, se compose principalement de régions d'Afrique, acquises à partir des anciens comptoirs, mais aussi d'Asie (Indochine) et d'Océanie (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides). Ce Second empire colonial était de la seconde moitié du XIXe siècle et au XXe siècle le deuxième plus vaste du monde, derrière l'Empire colonial britannique. À son apogée, de 1919 à 1939, il s'étendait sur 12 347 000 km² terrestres. Incluant la métropole française, les terres sous souveraineté française atteignaient de 1920 à 1939 12 898 000 km², soit environ 8,6% des terres émergées. Il était contrôlé par les Forces coloniales françaises.
Aujourd'hui, les restes de ce large empire colonial se retrouvent dans la France d'outre-mer, composée de quelques dizaines d'îles et archipels de l'océan Atlantique, des Caraïbes, de l'océan Indien, du Pacifique Sud et du continent Antarctique, ainsi qu'un territoire continental en Amérique du Sud, ce qui fait désormais 123 150 km², soit près de 1 % de sa superficie d'apogée de 1939. Quatre d'entre eux sont des départements-régions. Il vit en 2005 dans ces territoires environ 5 850 000 personnes qui jouissent d'une représentation politique au niveau national, ainsi que de divers degrés d'autonomie.
LE CAS MAYOTTE
Mayotte tient son nom de son surnom historique en arabe « Jazirat al Mawet » ou « Île de la mort ». En effet, il est probable que de nombreux navires se soient fracassés sur la barrière de corail qui protège l'île.
En 1500, un sultanat est établi sur l'île de Mayotte. Plus tard, en 1503, l'île est découverte par des navigateurs portugais qui la noteront sur les cartes.
En 1832, l'île est conquise par Andriantsoly, ancien roi Sakalava du Boina à Madagascar. Suite à la prise de Nosy Be (Madagascar) en 1840, les Français prennent connaissance de la présence d'un roi Sakalava à Mayotte. Mayotte devient colonie française le 25 avril 1841, alors que la rivalité franco-britannique pour le contrôle des autres îles allait tourner à l'avantage de la France. En 1886, la Grande Comore, Mohéli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. Tandis que Mayotte, quant à elle, garde un statut de colonie. À partir de 1908, l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances. En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d'outre-mer. Suite au refus en 1958 tant de l'indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d'autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804); le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu'à sa mort le 16 mars 1970. La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert[4].
Le 25 août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination. Le 15 juin 1973, la France et les Comores signent des accords relatifs à l'accession à l'indépendance. En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l'indépendance. Le référendum concernait les Comores dans leur ensemble, mais Mayotte se singularise en votant en majorité pour le maintien des Comores au sein de la République française. Le gouvernement français de l'époque décide unilatéralement de séparer Mayotte du reste des Comores et de la conserver sous souveraineté française, tandis que le reste de l'archipel accède à l'indépendance. L'Union des Comores revendique Mayotte en refusant cette séparation qui remet en cause l'intégrité territoriale de l'archipel. L'Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère[5].
Un second référendum a lieu en 1976[6], qui confirme le choix de la population de Mayotte de rester au sein de la république française. L'Assemblée générale des Nations unies considère ce référendum comme nul et non avenu, et condamne la présence française à Mayotte[7]. L'ONU s'appuie sur la déclaration du 14 décembre 1960, « sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés », point numéro 6 sur la préservation de l'intégrité territoriale, malgré le point numéro 2 sur le droit à l'autodétermination. Dans sa résolution du 28 novembre 1994, l'Assemblée générale de l'ONU a rappelé et confirmé l'appartenance de Mayotte à l'État comorien[8]. Depuis 1995, cependant, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l’Assemblée générale de l'ONU.
L'Union européenne reconnaît ce territoire comme français, avec le statut de PTOM (pays et territoires d'outre-mer) mais pas comme Région ultrapériphérique. Cela explique que Mayotte, contrairement aux DOM, ne figure pas sur les billets en Euros.
Suite au référendum sur la départementalisation de Mayotte du 29 mars 2009, Mayotte devrait obtenir en 2011 un statut de département, devenant le 101e département français et le 5e DOM.
LISTE COMPLÈTE DES COLONIES FRANÇAISES
Voici une liste de tous les pays qui firent partie de l'empire colonial français durant les 500 dernières années, en totalité ou en partie. Si une partie seulement était sous souveraineté française, elle est indiquée entre parenthèses après le nom du pays. Quand il n'y a pas de parenthèse, cela veut dire que tout le pays faisait partie de l'empire. Les pays cités ici sont ceux qui étaient sous souveraineté française effective. Les zones revendiquées mais non contrôlées effectivement (comme Manhattan ou l'Australie occidentale) ne sont pas dans cette liste.
1er - Le territoire faisait partie du premier espace colonial français
2e - Le territoire faisait partie du second espace colonial français
Amérique du Nord
• Canada, plus précisément le Québec, l'Ontario, et les prairies canadiennes actuel, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse appelée à l'époque Acadie, et Terre-Neuve : 1er
• Saint-Pierre-et-Miquelon : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• États-Unis (tout le bassin du Mississippi et du Missouri, région des Grands lacs, dénommé à l'époque Louisiane) (2 tiers des États-Unis d'Amérique actuels) : 1er
• Floride : occupation par des Huguenots (1562-1565)
Caraïbes
• Anguilla (brièvement) : 1er
• Antigua (brièvement) : 1er
• Dominique : 1er
• Grenade : 1er
• Guadeloupe : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Martinique : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Montserrat (brièvement) : 1er
• Saint-Martin (seulement partie nord) : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Saint-Barthélemy : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Sainte-Lucie : 1er
• Saint-Vincent-et-les Grenadines : 1er
• Saint-Eustache (brièvement) : 1er
• Île Saint-Christophe : 1er
• Trinidad et Tobago (seulement Tobago) : 1er
• Sainte-Croix : 1er
• Saint Domingue (Aujourd'hui Haïti et République dominicaine)
Amérique du Sud
• Brésil (Rio de Janeiro brièvement, et São Luís brièvement) : 1er (1655-1660)
(voir France Antarctique et France équinoxiale)
• Guyane française : 1er, 2e, République française aujourd'hui (1604-1652, 1662-1670)
Afrique
Afrique du Nord
• Maroc (89 % du territoire) : 2e (1911-1956, Protectorat)
• Algérie française : 2e (1830- 1962) Départements
• Tunisie : 2e (1881-1956, Protectorat)
• Fezzan : 2e (1943-1951)
Afrique sub-saharienne
• Albreda en Gambie : 1er et 2e (1681-1857)
• Bénin (à l'époque Dahomey) : 2e(1895-1960)
• Burkina Faso (à l'époque Haute-Volta) : 2e
• Cameroun Pays sous tutelle de la France: 2e (1919-1960)
• République centrafricaine (à l'époque Oubangui-Chari) : 2e
• Tchad : 2e
• République du Congo (à l'époque Congo français puis Moyen-Congo) : 2e
• Gabon : 2e
• Guinée (à l'époque Guinée française) : 2e
• Côte d'Ivoire : 2e
• Mali (à l'époque Soudan français) : 2e
• Mauritanie : 2e
• Niger : 2e
• Sénégal : 1er (Saint-Louis-du-Sénégal, Gorée) et 2e (1626-1758, 1779-1809, 1817-1960)
• Togo : 2e
Mer Rouge
• Djibouti (dénommé à certaines époques Territoire d'Obock, Côte française des Somalis et territoire français des Afars et des Issas : 2e (1862-1977)
• péninsule Cheikh Saïd au sud du Yémen : 2e
Océan Indien
• Comores : 2e
• Madagascar : 1er (Fort-Dauphin, île Sainte Marie), 2e
• Ile Maurice : 1er (1715-1810)
• Mayotte : 2e, République française aujourd'hui (1841-)
• La Réunion : 1er, 2e, République française aujourd'hui (1642-1810, 1815-)
• Îles Éparses (Bassas da India, île Europa, île Juan de Nova, îles Glorieuses, île Tromelin) : 2e, République française aujourd'hui
• Seychelles : 1er (1756-1810)
• Tanzanie (Zanzibar, brièvement) : 2e
• île Amsterdam, île Saint-Paul, archipel Crozet, îles Kerguelen : 2e, République française aujourd'hui
Moyen-Orient
• Castellorizo (brièvement) : 2e
• Liban (à l'époque Grand Liban) : 2e (1920-1943)
• Syrie : 2e (1920-1946)
• Turquie (Sandjak d'Alexandrette, maintenant appelée province d'Hatay) : 2e (1918-1938)
Asie du Sud
• Inde
o moitié de l'Inde (Indes françaises) : 1er
o seulement Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé, et Chandernagor : 2e (1765-1793, 1802-1803, 1816-1954)
Asie de l'Est
• Cambodge : 2e (1863-1953)
• Laos : 2e (1893-1954)
• Viêt Nam (à l'époque Tonkin, Annam et Cochinchine) : 2e
• Chine
o Guangzhou Wan (廣州灣) territoire en location, actuellement ville de Zhanjiang (dans la province de Guangdong) : 2e
o Concessions françaises à Shanghai, Guangzhou, Tianjin et Hankou : 2e
o Zone d'influence française officiellement reconnue par la Chine sur les provinces de Yunnan, Guangxi, Hainan, and Guangdong : 2e
Océanie
• Clipperton : 2e, République française aujourd'hui
• Nouvelle-Calédonie : 2e, République française aujourd'hui (processus en cours en vue d'une possible indépendance par voie référendaire)
• Polynésie française : 2e, République française aujourd'hui
• Vanuatu (condominium franco-britannique sous le nom de Condominium des Nouvelles-Hébrides) : 2e (1906-1980)
• Wallis et Futuna : 2e, République française aujourd'hui
Océan antarctique
• Terre Adélie : 2e, République française aujourd'hui
Territoires où la présence française était limitée
Ce sont des pays ou des territoires où la France avait de nombreux intérêts économiques et politiques mais qu'elle n'a pas pu incorporer dans son empire colonial à cause d'une forte opposition britannique.
• Thaïlande
• Égypte
• Inde
• Soudan
• Éthiopie
• Palestine
• Irak (champs de pétrole de Mossoul et Kirkouk)
• Tanger
• Mexique
L’empire colonial français est l'ensemble des territoire ultramarins colonisés par la France. Commencé au XVIe siècle, il a connu une évolution très contrasté selon les époques, aussi bien par son étendue que par sa population ou sa richesse. Les colonies ont connu différents statuts et modes d'exploitation, des colonies antillaises semi-autonomes et esclavagistes de la fin du XVIIIe siècle à l'Algérie française gouvernée de manière autoritaire du milieu du XIXe siècle au début du XXe siècle, puis progressivement assimilé à la métropole jusqu’au début des années 1960.
On distingue généralement deux périodes concernant les empires coloniaux français, le pivot étant la Révolution et l'époque napoléonienne au cours desquelles la France perdit les derniers restes de sa première aventure coloniale. Le Premier espace colonial, constitué à partir du XVIe siècle comprend des territoires nord-américain, quelques îles des Antilles, les Mascareignes et des comptoirs en Inde et en Afrique. Il connaît son apogée grâce aux exportations antillaises (Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe) de café et surtout de sucre entre 1763 et la fin des années 1780.
LE DECLIN
Il s'effondre brutalement dans la décennie suivante avant de disparaître presque entièrement sous le Premier Empire.
Le Second espace colonial, constitué à partir des années 1830, se compose principalement de régions d'Afrique, acquises à partir des anciens comptoirs, mais aussi d'Asie (Indochine) et d'Océanie (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides). Ce Second empire colonial était de la seconde moitié du XIXe siècle et au XXe siècle le deuxième plus vaste du monde, derrière l'Empire colonial britannique. À son apogée, de 1919 à 1939, il s'étendait sur 12 347 000 km² terrestres. Incluant la métropole française, les terres sous souveraineté française atteignaient de 1920 à 1939 12 898 000 km², soit environ 8,6% des terres émergées. Il était contrôlé par les Forces coloniales françaises.
Aujourd'hui, les restes de ce large empire colonial se retrouvent dans la France d'outre-mer, composée de quelques dizaines d'îles et archipels de l'océan Atlantique, des Caraïbes, de l'océan Indien, du Pacifique Sud et du continent Antarctique, ainsi qu'un territoire continental en Amérique du Sud, ce qui fait désormais 123 150 km², soit près de 1 % de sa superficie d'apogée de 1939. Quatre d'entre eux sont des départements-régions. Il vit en 2005 dans ces territoires environ 5 850 000 personnes qui jouissent d'une représentation politique au niveau national, ainsi que de divers degrés d'autonomie.
LE CAS MAYOTTE
Mayotte tient son nom de son surnom historique en arabe « Jazirat al Mawet » ou « Île de la mort ». En effet, il est probable que de nombreux navires se soient fracassés sur la barrière de corail qui protège l'île.
En 1500, un sultanat est établi sur l'île de Mayotte. Plus tard, en 1503, l'île est découverte par des navigateurs portugais qui la noteront sur les cartes.
En 1832, l'île est conquise par Andriantsoly, ancien roi Sakalava du Boina à Madagascar. Suite à la prise de Nosy Be (Madagascar) en 1840, les Français prennent connaissance de la présence d'un roi Sakalava à Mayotte. Mayotte devient colonie française le 25 avril 1841, alors que la rivalité franco-britannique pour le contrôle des autres îles allait tourner à l'avantage de la France. En 1886, la Grande Comore, Mohéli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. Tandis que Mayotte, quant à elle, garde un statut de colonie. À partir de 1908, l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances. En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d'outre-mer. Suite au refus en 1958 tant de l'indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d'autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804); le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu'à sa mort le 16 mars 1970. La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert[4].
Le 25 août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination. Le 15 juin 1973, la France et les Comores signent des accords relatifs à l'accession à l'indépendance. En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l'indépendance. Le référendum concernait les Comores dans leur ensemble, mais Mayotte se singularise en votant en majorité pour le maintien des Comores au sein de la République française. Le gouvernement français de l'époque décide unilatéralement de séparer Mayotte du reste des Comores et de la conserver sous souveraineté française, tandis que le reste de l'archipel accède à l'indépendance. L'Union des Comores revendique Mayotte en refusant cette séparation qui remet en cause l'intégrité territoriale de l'archipel. L'Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère[5].
Un second référendum a lieu en 1976[6], qui confirme le choix de la population de Mayotte de rester au sein de la république française. L'Assemblée générale des Nations unies considère ce référendum comme nul et non avenu, et condamne la présence française à Mayotte[7]. L'ONU s'appuie sur la déclaration du 14 décembre 1960, « sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés », point numéro 6 sur la préservation de l'intégrité territoriale, malgré le point numéro 2 sur le droit à l'autodétermination. Dans sa résolution du 28 novembre 1994, l'Assemblée générale de l'ONU a rappelé et confirmé l'appartenance de Mayotte à l'État comorien[8]. Depuis 1995, cependant, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l’Assemblée générale de l'ONU.
L'Union européenne reconnaît ce territoire comme français, avec le statut de PTOM (pays et territoires d'outre-mer) mais pas comme Région ultrapériphérique. Cela explique que Mayotte, contrairement aux DOM, ne figure pas sur les billets en Euros.
Suite au référendum sur la départementalisation de Mayotte du 29 mars 2009, Mayotte devrait obtenir en 2011 un statut de département, devenant le 101e département français et le 5e DOM.
LISTE COMPLÈTE DES COLONIES FRANÇAISES
Voici une liste de tous les pays qui firent partie de l'empire colonial français durant les 500 dernières années, en totalité ou en partie. Si une partie seulement était sous souveraineté française, elle est indiquée entre parenthèses après le nom du pays. Quand il n'y a pas de parenthèse, cela veut dire que tout le pays faisait partie de l'empire. Les pays cités ici sont ceux qui étaient sous souveraineté française effective. Les zones revendiquées mais non contrôlées effectivement (comme Manhattan ou l'Australie occidentale) ne sont pas dans cette liste.
1er - Le territoire faisait partie du premier espace colonial français
2e - Le territoire faisait partie du second espace colonial français
Amérique du Nord
• Canada, plus précisément le Québec, l'Ontario, et les prairies canadiennes actuel, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse appelée à l'époque Acadie, et Terre-Neuve : 1er
• Saint-Pierre-et-Miquelon : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• États-Unis (tout le bassin du Mississippi et du Missouri, région des Grands lacs, dénommé à l'époque Louisiane) (2 tiers des États-Unis d'Amérique actuels) : 1er
• Floride : occupation par des Huguenots (1562-1565)
Caraïbes
• Anguilla (brièvement) : 1er
• Antigua (brièvement) : 1er
• Dominique : 1er
• Grenade : 1er
• Guadeloupe : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Martinique : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Montserrat (brièvement) : 1er
• Saint-Martin (seulement partie nord) : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Saint-Barthélemy : 1er, 2e, République française aujourd'hui
• Sainte-Lucie : 1er
• Saint-Vincent-et-les Grenadines : 1er
• Saint-Eustache (brièvement) : 1er
• Île Saint-Christophe : 1er
• Trinidad et Tobago (seulement Tobago) : 1er
• Sainte-Croix : 1er
• Saint Domingue (Aujourd'hui Haïti et République dominicaine)
Amérique du Sud
• Brésil (Rio de Janeiro brièvement, et São Luís brièvement) : 1er (1655-1660)
(voir France Antarctique et France équinoxiale)
• Guyane française : 1er, 2e, République française aujourd'hui (1604-1652, 1662-1670)
Afrique
Afrique du Nord
• Maroc (89 % du territoire) : 2e (1911-1956, Protectorat)
• Algérie française : 2e (1830- 1962) Départements
• Tunisie : 2e (1881-1956, Protectorat)
• Fezzan : 2e (1943-1951)
Afrique sub-saharienne
• Albreda en Gambie : 1er et 2e (1681-1857)
• Bénin (à l'époque Dahomey) : 2e(1895-1960)
• Burkina Faso (à l'époque Haute-Volta) : 2e
• Cameroun Pays sous tutelle de la France: 2e (1919-1960)
• République centrafricaine (à l'époque Oubangui-Chari) : 2e
• Tchad : 2e
• République du Congo (à l'époque Congo français puis Moyen-Congo) : 2e
• Gabon : 2e
• Guinée (à l'époque Guinée française) : 2e
• Côte d'Ivoire : 2e
• Mali (à l'époque Soudan français) : 2e
• Mauritanie : 2e
• Niger : 2e
• Sénégal : 1er (Saint-Louis-du-Sénégal, Gorée) et 2e (1626-1758, 1779-1809, 1817-1960)
• Togo : 2e
Mer Rouge
• Djibouti (dénommé à certaines époques Territoire d'Obock, Côte française des Somalis et territoire français des Afars et des Issas : 2e (1862-1977)
• péninsule Cheikh Saïd au sud du Yémen : 2e
Océan Indien
• Comores : 2e
• Madagascar : 1er (Fort-Dauphin, île Sainte Marie), 2e
• Ile Maurice : 1er (1715-1810)
• Mayotte : 2e, République française aujourd'hui (1841-)
• La Réunion : 1er, 2e, République française aujourd'hui (1642-1810, 1815-)
• Îles Éparses (Bassas da India, île Europa, île Juan de Nova, îles Glorieuses, île Tromelin) : 2e, République française aujourd'hui
• Seychelles : 1er (1756-1810)
• Tanzanie (Zanzibar, brièvement) : 2e
• île Amsterdam, île Saint-Paul, archipel Crozet, îles Kerguelen : 2e, République française aujourd'hui
Moyen-Orient
• Castellorizo (brièvement) : 2e
• Liban (à l'époque Grand Liban) : 2e (1920-1943)
• Syrie : 2e (1920-1946)
• Turquie (Sandjak d'Alexandrette, maintenant appelée province d'Hatay) : 2e (1918-1938)
Asie du Sud
• Inde
o moitié de l'Inde (Indes françaises) : 1er
o seulement Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé, et Chandernagor : 2e (1765-1793, 1802-1803, 1816-1954)
Asie de l'Est
• Cambodge : 2e (1863-1953)
• Laos : 2e (1893-1954)
• Viêt Nam (à l'époque Tonkin, Annam et Cochinchine) : 2e
• Chine
o Guangzhou Wan (廣州灣) territoire en location, actuellement ville de Zhanjiang (dans la province de Guangdong) : 2e
o Concessions françaises à Shanghai, Guangzhou, Tianjin et Hankou : 2e
o Zone d'influence française officiellement reconnue par la Chine sur les provinces de Yunnan, Guangxi, Hainan, and Guangdong : 2e
Océanie
• Clipperton : 2e, République française aujourd'hui
• Nouvelle-Calédonie : 2e, République française aujourd'hui (processus en cours en vue d'une possible indépendance par voie référendaire)
• Polynésie française : 2e, République française aujourd'hui
• Vanuatu (condominium franco-britannique sous le nom de Condominium des Nouvelles-Hébrides) : 2e (1906-1980)
• Wallis et Futuna : 2e, République française aujourd'hui
Océan antarctique
• Terre Adélie : 2e, République française aujourd'hui
Territoires où la présence française était limitée
Ce sont des pays ou des territoires où la France avait de nombreux intérêts économiques et politiques mais qu'elle n'a pas pu incorporer dans son empire colonial à cause d'une forte opposition britannique.
• Thaïlande
• Égypte
• Inde
• Soudan
• Éthiopie
• Palestine
• Irak (champs de pétrole de Mossoul et Kirkouk)
• Tanger
• Mexique
Thursday, May 07, 2009
La France, la Lybie, les USA, et le Tchad



L'état du Tchad dans ses frontières actuelles est une création de la colonisation européenne. Ses frontières résultent de négociations entre Français, Anglais et Allemands dans les années 1880. Mais l'espace tchadien possède une histoire riche et relativement bien connue. Il est sans doute un des berceaux de l'humanité (découverte récente de « Toumaï »). Il a été le siège de trois grands royaumes sahéliens : le Kanem-Bornou, le Baguirmi et le Ouaddaï.
Considéré comme protectorat français à partir de 1900, le Tchad fut érigé en colonie en 1920 dans le cadre de l'AEF (Afrique équatoriale française). Sous l'impulsion du gouverneur Félix Eboué, il fut la première colonie française à se rallier à la France libre en 1940.
Devenu république autonome en 1958, le Tchad accéda à l'indépendance le 11 août 1960 sous la présidence de François Tombalbaye. Celui-ci dut bientôt faire face à la révolte des populations du Nord, en majorité musulmanes, ce qui l'amena à solliciter l'aide des troupes françaises en 1968.
Après l'assassinat de Tombalbaye en 1975, le pouvoir échut au général Félix Malloum, qui dut céder la place au nordiste Goukouni Oueddei à la suite de la première bataille de Ndjamena en 1979. En 1980, la seconde bataille de Ndjamena permit à Goukouni Oueddei d'évincer son rival, Hissène Habré, avec l'aide décisive des troupes libyennes.
Après l'échec d'un projet de fusion entre le Tchad et la Libye en 1981, les troupes libyennes se retirèrent dans le cadre d'un accord conclu avec le gouvernement français.
En 1982, Goukouni Oueddei fut renversé à son tour par Hissène Habré, qui dut faire appel l'année suivante aux troupes françaises pour contenir une nouvelle invasion libyenne. En 1987, une contre-offensive des forces tchadiennes contraignit finalement les troupes libyennes à évacuer le pays, à l'exception de la bande d'Aozou qui ne fut restituée au Tchad qu'en 1994.
En 1990, Hissène Habré fut chassé du pouvoir par Idriss Déby Itno, qui est en place depuis lors. Paradoxalement, ce dernier semble bénéficier aujourd'hui du soutien de la France et de la Libye, face aux divers mouvements de rébellion qui seraient plus ou moins encouragés par le Soudan voisin, en liaison avec le conflit du Darfour.
En février 2008, la rébellion tente de renverser le gouvernement d'Idriss Déby en pénétrant dans Ndjaména après une traversée du pays depuis le Soudan voisin.
En mai 2009 les combats qui opposent les rebelles tchadiens aux forces
gouvernementales, dans l'est du Tchad, auraient fait 146 morts pour la seule journée du jeudi 7 mai. Ce bilan, provisoire, a été établi par l'armée tchadienne.
Cent vingt-cinq morts ont été enregistrés parmi les rebelles et vingt et un morts parmi les militaires, a affirmé l'état-major de l'armée tchadienne dans un communiqué lu à la radio nationale.
L'armée revendique 152 prisonniers de guerre, incluant un commandant en chef et un chef d'escadron des troupes de la rébellion. Du côté des forces gouvernementales, ont été comptés 30 blessés. Plus tôt, jeudi, la rébellion et le gouvernement tchadiens avaient fait part de combats "violents" près d'Am-Deressa, au sud d'Abéché, mais aucune des parties n'avait alors fourni de bilan.
Les américains ne sont jamais loin.
Les Etats-Unis ont condamné jeudi l'incursion des rebelles tchadiens dans l'est du Tchad en provenance du Soudan, qui a conduit à des affrontements avec les forces gouvernementales dans une région où se trouvent de nombreux réfugiés.
"Les Etats-Unis condamnent les attaques menées actuellement par les rebelles tchadiens qui ont franchi la frontière depuis le Soudan", a déclaré dans un communiqué un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood.
"Nous soutenons la sécurité, la stabilité et l'intégrité territoriale du Tchad", a-t-il ajouté.
"Nous appelons les rebelles à mettre fin à toutes leurs opérations offensives, à renoncer à la violence et à entamer des négociations avec le gouvernement du Tchad pour réintégrer la société tchadienne", ajoute le communiqué.
"Nous appelons également le gouvernement soudanais à désarmer et démobiliser tous les rebelles tchadiens présents sur son territoire (...) et à faire en sorte qu'ils retournent rapidement au Tchad", poursuit-il.
Le Soudan et le Tchad, qui s'accusent mutuellement de soutenir la rébellion de leur voisin, ont signé dimanche à Doha, au Qatar, un accord en vue d'une réconciliation, que le communiqué du département d'Etat les appelle à respecter.
Il a rappelé également que l'envoyé spécial des Etats-Unis pour le Soudan, Scott Gration, était à Khartoum et prêt à travailler avec "les parties pour mettre fin à cette 'guerre par procuration'" et aider les deux pays à normaliser leurs relations.
Entrée le 4 mai dans l'est du Tchad en provenance du Soudan voisin, l'Union des forces de la résistance (UFR), alliance des principales factions rebelles du Tchad, affirmait progresser avec pour "objectif final" N'Djamena, la capitale.
Le gouvernement a assuré avoir pris toutes les dispositions pour les contrer, et faire en sorte qu'"aucune ville de l'est" du Tchad ne tombe sous leur contrôle.
L'est du Tchad abrite des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens, auxquels de nombreuses organisations apportent une assistance humanitaire.
L'issue de la bataille, encore incertaine, devrait déterminer si l'aventure rebelle est stoppée net ou se poursuit. "Ça passe ou ça casse", affirme une source proche de la rébellion. Selon un communiqué de l'ANT, l'UFR aurait perdu 125 hommes plus 152 prisonniers.
La France, soutien traditionnel du président tchadien Idriss Déby, a condamné l'attaque rebelle. Les Etats-Unis ont appelé le Soudan à "désarmer et démobiliser tous les rebelles tchadiens présents sur son territoire"
Tuesday, May 05, 2009
UN BRITANNIQUE REMPORTE LE "MEILLEUR JOB DU MONDE"
Crises et crises

Depuis le 20 avril, Ivoamba, une petite commune située à une quinzaine de kilomètres de Fianarantsoa, est sous l’emprise d’une étrange maladie qui échappe totalement aux responsables sanitaires. Selon les informations recueillies, 25 fillettes âgées entre 11 et 13 ans en sont actuellement atteintes et présentent les mêmes symptômes dont ci-après les généralités.
Toutes commencent à émettre des cris de douleur incompréhensibles suivis de délires durant lesquels des prénoms féminins sont prononcés. Puis, la phrase ci-après (traduction libre) est formulée : «Tu te trouves sur de la crotte de chèvre». Pour finir, leur corps se raidit pendant plusieurs minutes et la crise reprend de plus belle après.
Selon les affirmations du premier responsable du CSB-II d’Ivoamba, le Dr Ruphin, un tel phénomène ne s’est jamais produit auparavant, tant à Ivoamba qu’ailleurs. Les responsables sanitaires du district de Fianarantsoa, eux, se sont rendus sur place le 23 avril dernier mais ne pouvaient que constater les souffrances des victimes.
Pour l’heure, la maladie est assimilée ni plus ni moins, qu’à une possession démoniaque. Des «mpiandry» ont été par ailleurs sollicités à intervenir, sans que les séances d’exorcisme et de prières aient changé quoi que ce soit. Les informations reçues hier attestent que les 25 adolescentes seraient toujours en crise et, par conséquent, ne peuvent réintégrer la vie en société. En simultanée avec les travaux des «mpiandry», des médecins chercheurs essaient à leur niveau de s’atteler à des recherches sur cette étrange maladie…
Perle Ratsimbazafy - A
Vista, Windows7 et la crise...

Ce n'est pas un lancement comme un autre. Microsoft prépare la commercialisation de Windows 7, son nouveau système d'exploitation pour PC, qui va remplacer l'actuelle version, Vista. Une première ébauche avait été diffusée aux développeurs début 2009. Mardi 5 mai, une seconde mouture pourra être téléchargée librement sur le site Web de Microsoft, une façon pour le groupe américain de tester la satisfaction du public. La date de mise en vente de la version finale n'est pas encore arrêtée, mais les professionnels tablent sur fin 2009.
Pour le premier éditeur mondial de logiciels, fondé en 1975 par Bill Gates et Paul Allen, l'enjeu est considérable. Le système d'exploitation ("operating system", OS), ce logiciel qui permet de faire tourner des applications (traitement de texte, etc.) sur un ordinateur, c'est son produit phare. Celui qui, avec la gamme MS-DOS dans les années 1980, puis Windows à partir du milieu des années 1990, a assuré sa fulgurante ascension et un quasi-monopole planétaire.
Microsoft s'est diversifié ces quinze dernières années, avec le lancement de la suite bureautique Office, des logiciels professionnels (SQL Server), des jeux vidéo (Xbox 360) et des services en ligne (portail MSN). Mais les ventes de Windows représentent encore un quart du chiffre d'affaires et surtout la moitié des profits du groupe.
Avec Windows 7, il s'agit de faire oublier l'échec relatif de Vista, lancé début 2007. Cet OS était censé pallier les failles de sécurité de Windows XP. Mais à sa sortie, Vista s'est révélé très gourmand en ressources informatiques (démarrage des PC trop long, batteries se déchargeant trop vite...).
Côté grand public, Microsoft a limité les dégâts. "Nos clients redoutent les problèmes de compatibilité de leur OS avec d'autres applications ou machines, Windows les rassure", selon Daniel Trachino, directeur de la division grand public chez Acer France.
Microsoft a quand même pâti, courant 2008, du succès des mini-PC, ces ordinateurs à bas prix servant surtout à se connecter sur Internet. Vista étant trop lourd et trop coûteux pour ces machines, elles ont d'abord été vendues avec l'OS "libre" et quasi gratuit Linux.
Pour éviter d'être exclu de ce marché, Microsoft a dû ressortir une version de Windows XP adaptée. Aujourd'hui, il a rattrapé son retard. "Les mini-PC tournant sur Linux pèsent moins de 15 % des ventes", selon Annette Jump, du cabinet Gartner.
LE DANGER GOOGLE
Dans les entreprises, en revanche, l'adoption de Vista a été beaucoup plus lente. "Non seulement l'OS avait mauvaise presse, mais en plus, la situation économique s'est détériorée peu après son lancement et beaucoup de décisions d'adoption ont été repoussées", explique Mme Jump. "Beaucoup de PC d'entreprises tournent encore sous Windows XP", selon Mathieu Poujol, du cabinet PAC.
Pour l'instant, les premiers retours sur Windows 7 sont bons. C'est la fin de la course à la puissance au profit de l'économie et de l'ergonomie. "Il occupera 10 % de ressources de moins que Vista", promet Arnaud Lambert, responsable marketing chez Microsoft.
La principale menace pour Windows 7, c'est la baisse des ventes de PC liée à la crise. Au premier trimestre 2009, elles ont reculé de 7,1 % en volume, selon le cabinet IDC. Microsoft a prévu une version de Windows 7 pour mini-PC, les seules machines dont les ventes devraient croître cette année. Mais ce sera aux dépens de ses marges.
Autre danger pour Microsoft, Android, l'OS de Google, initialement conçu pour les téléphones. L'éditeur est déjà confronté à la concurrence de Linux et de Mac OS (d'Apple), mais ces deux types d'OS se cantonnent au marché des entreprises pour le premier et aux ordinateurs haut de gamme pour le second. Gratuit, Android pourrait séduire les constructeurs d'ordinateurs, pour équiper les mini-PC. En juin, le chinois Skytone commercialisera un mini-PC tournant sur Android. "Nous testons Android", confirme aussi Olivier Gillet, directeur marketing chez Hewlett-Packard, premier constructeur d'ordinateurs au monde.
Cécile Ducourtieux
Monday, May 04, 2009
Inch Allah , que demande le peuple !!!

Les investisseurs saoudiens n’attendent que les autorisations. Ils apportent deux milliards de dollars et proposent des minoteries, huilerie et sucrerie pour pouvoir baisser les prix de ces produits de première nécessité (PPN) jusqu’à 40%. En plus ils veulent construire une raffinerie pour réduire de 30 à 40% les prix des produits pétroliers. En attendant, ils vont s’atteler aux importations d’huile alimentaire, de farine et de sucre. Ils ont déjà été reçus par le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina auprès duquel ils ont présenté leurs projets en deux phases.
Au lieu des Emirats arabes, ce sont finalement des Saoudiens qui débarquent ce samedi 2 mai. Conduite par Nasser Abdullah Al Mushaghey, président de l’Union des investisseurs saoudiens, la délégation est composée de cinq (5) membres parmi lesquels, le vice président de l’Union des investisseurs, Naji Kamil, et un Directeur général de société, Haymal Souleiman. Cette délégation saoudienne est aussi intéressée dans les télécommunications, le tourisme et l’hôtellerie. Les transactions de PPN sont également dans leur corde.
L’arrivée de cette délégation saoudienne laisse perplexe certains observateurs. Contrairement aux précédentes opérations de recherche de financements tel du temps de la Haute Autorité de l’Etat (HAE), elle a surpris plus d’uns. On s’attendait à des Arabes des Emirats arabes. La surprise est encore plus grande avec ce portefeuille de deux milliards de dollars. En plus la promptitude et les promesses de vie moins chère surtout au moment où le monde est encore sous le coup de la crise. Mais que demande le peuple ?
Beaucoup d’esprits demeurent encore dans le doute et craignent un autre « Prince » et un autre « financement parallèle » d’autant qu’aucune explication n’a été donnée qui puisse éclairer davantage sur cette délégation. Quoi qu’il en soit, le peuple ne demande qu’à voir et profiter de cette aubaine saoudienne car il peut espérer des emplois et jouir d’une vie moins chère.
Sunday, May 03, 2009
Pour le grand bien du pays Ravalomanana restera en Afrique du Sud

APA-Johannesburg (Afrique du Sud) L’un de premiers défis diplomatiques que devra relever le tout nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, est de savoir s’il faut répondre favorablement à la demande officielle d’asile du président déchu de Madagascar, Marc Ravalomanana, qui a également sollicité Pretoria pour assurer sa sécurité et des privilèges liés à son statut d’ex-président.
Si Jacob Zuma accepte, Ravalomanana serait alors le second dirigeant étranger à s’exiler en Afrique du Sud et à se faire entretenir par le contribuable, après l’ancien chef de l’Etat haïtien, Jean-Bertrand Aristide, qui vit dans le pays depuis mai 2004.
Le directeur général des affaires étrangères, Ayanda Ntsaluba, avait déclaré mercredi au Cap qu’il y avait un important travail politique à faire par la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), l’Union Africaine et les Nations Unies avant que la situation à Madagascar puisse être considérée comme sûre pour un éventuel retour de Ravalomanana.
“En conséquence, le gouvernement étudie attentivement sa demande et va bientôt donner une réponse à Ravalomanana. Nous pensons qu’il ne serait pas sûr pour lui de retourner aussi rapidement”, avait-il expliqué.
Selon Ntsaluba, si Ravalomanana décidait de retourner, ceci mettrait plusieurs civils en danger, après l’information parue cette semaine à Madagascar faisant état de la formation par Ravalomananan d’un gouvernement parallèle pour faire face à celui mis en place par Andry Rajoelina que la communauté internationale refuse de reconnaître.
Pour Ntsaluba, la troïka ministérielle de la SADC chargée des questions de politique, de défense et de sécurité, est prête à se rendre à Madagascar pour faciliter des négociations entre le parti de Ravalomanana, le TIM, et le gouvernement “illégitime”de Rajoelina.
Dans le cadre des préparatifs pour la prestation de serment du nouveau président, prévue la semaine prochaine, Ntsaluba a révélé que 41 pays avaient confirmé leur volonté de se faire représenter à la cérémonie.
Saturday, May 02, 2009
CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LA GRIPPE MEXICAINE

Dossier spécial sur l'épidémie de Grippe A(H1N1) dite "Grippe porcine" (Maj : 2 mai 2009) : Waliboo fait le point sur l'épidémie de grippe A/H1N1 : Toutes les réponses à vos questions (protection, symptomes, vaccins, contamination, carte de l'épidémie etc...)
Comment s'appelle cette nouvelle grippe ?
Selon l'OMS, le nom officiel de cette nouvelle grippe est Grippe A(H1N1).
Origine de la nouvelle grippe A(H1N1) ?
Le virus grippal H1N1 type A circulant actuellement est un virus réassorti, composés de gènes d'origine de grippe porcine, de grippe aviaire , et de grippe humaine. Auparavant on n'avait jamais encore observé une telle recombinaison ni chez l'homme ni chez le porc. On ne connait pas encore ni l'endroit, ni le moment ou ce reassortiment c'est produit.
Source OMS, INFOSAN (PDF)
Qu'est ce que la grippe porcine ?
La grippe porcine (et non A/H1N1) à l'origine à actuellement d'infections humaine est une maladie respiratoire du porc, provoqués par un ou plusieurs virus de la grippe porcine. Cette grippe est très contagieuse et se transmet entre animaux par l'air ou par un contact direct ou indirect.
Les porcs peuvent être contaminés par le virus de la grippe aviaire ou un virus de grippe humain. On a déjà observé des cas de transmissions de l'homme à l'animal dans le cas de la grippe porcine de même que des cas de transmissions interhumaine.
Pourquoi d'autres dénominations de cette grippe ont été employées ?
Grippe porcine : "Car c'est une infection humaine par un virus qui infecte habituellement les porcs"
Nouvelle grippe : "L'épidémie actuelle n'est pas une grippe porcine, mais une infection à partir d'un virus qui s'est développé chez le porc et qui se transmet maintenant d'homme à homme"
Grippe mexicaine ou grippe nord-americaine : "Les premiers cas ont été diagnostiqués au Mexique puis aux Etats-Unis, c'est pourquoi ont a d'abord appelé cette épidémie grippe mexicaine, puis nord-américaine"
Quels sont les symptômes de la nouvelle grippe A/ H1N1 dite "porcine" ?
Les symptômes de la grippe porcine sont les mêmes que ceux de la grippe saisonnière chez l'homme :
Courbatures, douleurs musculaires, fatigue, fièvres et toux.
Attention, la période d'incubation du virus de la grippe est d'environ 5 jours.
Existe t-il un vaccin contre la grippe A/H1N1 porcine ?
Il n'existe pas encore aucun vaccin contre la grippe porcine, Novartis a été chargé par l'OMS de développer un vaccin spécifique contre la grippe nord-américaine.
Avec le passage du niveau d’alerte à 5 (pandémie imminente), les groupes pharmaceutiques doivent maintenant augmenter leur production d’antiviraux tel que le Tamiflu.
Quel est le mode de transmission de la grippe A H1N1 ?
La contamination s’effectue par les voies respiratoires mais aussi par contact direct ou indirect.
Comment se protéger de la grippe A H1N1 "porcine" ?
Avec la propagation du virus hors du continent américain, il est difficile d’éviter les zones infectées puisque même l’Europe est maintenant touchée.
L’OMS recommande de renforcer les mesures d’hygiène classique (lavage et désinfection des mains…), le port d’un masque ne protège pas à 100% de la grippe mexicaine, mais il réduit considérablement les risques de contamination.
La consommation de viande de porc est-elle dangereuse ?
Le virus grippal peut-être présent dans le porc, surtout si l'animal était malade lorsqu'il a été abattu.
L'OMS recommande de mettre en place "une intensification de la surveillance chez les porcs" pour détecter des maladies respiratoires.
La consommation de porc ne serait pas dangereuse puisque le virus est détruit par la cuisson à partir d’une température de 70°C / 160 °F.
Source OMS : Déclaration conjointe FAO/OMS/OIE sur la grippe A(H1N1) et la sécurité de la viande de porc
Friday, May 01, 2009
A cause de la grippe, les porcs sont dans la ligne de mire des pays musulmans

L'abattage de quelque 250 000 porcs, décidé par les autorités égyptiennes en réaction à l'épidémie de grippe mexicaine, est une mesure bien plus politique qu'utile: elle reflète les tensions communautaires qui montent en Egypte. Décryptage de notre correspondant.
La décision prise mercredi 29 avril par le président Hosni Moubarak de faire abattre tous les porcs en Egypte n'a pas grand chose à voir avec la lutte contre la grippe porcine (depuis rebaptisée "grippe mexicaine"), même si elle en est une conséquence directe.
Les autorités égyptiennes ne s'en cachent d'ailleurs pas: "Nous profitons de cette occasion pour régler la question de l'élevage sauvage", a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé. Les porcs sont pour la plupart élevés dans des conditions d'insalubrité extrême par la minorité chrétienne (environ 8% de la population) et notamment par les éboueurs du Caire, les fameux zabbalines dont Soeur Emmanuelle avait partagé la vie.
Leur abattage est "une mesure d'hygiène générale, pour transférer ce genre d'élevage dans de vraies fermes, pas dans des décharges", a précisé Saber Abdelaziz Galal, directeur du département des maladies infectieuses au ministère de l'Agriculture.
Ce que les autorités ne disent pas, c'est que cette mesure extrême et totalement inutile pour endiguer l'épidémie (elle est d'ailleurs critiquée par l'OMS et la FAO) est aussi -et sans doute surtout- politique. Depuis le début de la semaine, la pression n'avait cessé de monter en Egypte, où la majorité musulmane est très hostile à l'élevage des porcs, un animal considéré comme "impur" par l'Islam.
La décision du président Moubarak a donc permis de désamorcer les critiques qui se multipliaient dans la presse, sur les plateaux télévisés et jusque dans les travées du Parlement contre "l'inaction" du gouvernement, plus prompt, selon ses détracteurs, à faire abattre les poulets pour lutter contre la grippe aviaire.
Mais les attaques visaient aussi les zabbalines chrétiens, stigmatisés par certains commentateurs comme des "porteurs potentiels" de la maladie. Des accusations potentiellement explosives en cas d'irruption de l'épidémie, alors que l'Egypte a enregistré l'an dernier une "forte augmentation des violences interreligieuses, aussi bien en fréquence qu'en répartition géographique", rappelle le défenseur des droits de l'homme Hossam Bahgat.
Ces tensions intercommunautaires et le risque de nouveaux "pogroms" ne sont sûrement pas étrangers à la décision des autorités de renoncer -temporairement?- à leur projet de déplacer les élevages dans une région au sud du Caire, où le mouvement islamiste des Frères musulmans est très influent...
L'Egypte n'est pas pour autant tirée d'affaire: non seulement le risque d'épidémie n'est pas écarté, mais des heurts violents ont déjà éclaté entre éleveurs et agents des services vétérinaires venant tuer leurs bêtes.
Crise mondiale et grippe porcine H1N1 ( bilan daté du 2 mai 2009)


La Grande-Bretagne et l'Allemagne sont les deux premiers pays européens à avoir annoncé, vendredi 1er mai, que des personnes ont été contaminées par le virus de la grippe porcine (H1N1) sur leurs territoires sans s'être rendues au Mexique. En Allemagne, c'est une infirmière qui a contractée la grippe porcine mais semble être guérie, ce qui porte à cinq le nombre de cas avérés outre-Rhin dont quatre pour la seule Bavière.
LE BILAN MEXICAIN S'ALOURDIT
Une semaine après le déclenchement de l'alerte à la grippe porcine, le Mexique est toujours en première ligne dans la lutte contre l'épidémie. Vendredi, le ministre de la santé mexicain, José Angel Cordova, a annoncé un nouveau bilan : 386 cas confirmés dont 17 mortels pour son seul pays.
Quant aux malades qui ont survécu, ils "se portent bien", a indiqué M. Cordova. Selon lui, les quatre prochains jours "seront déterminants pour fixer la tendance" de l'épidémie. D'ici là, les Mexicains ont été invités, dans un appel solennel lancé par le président Felipe Calderon, à "rester à la maison" et renoncer à la traditionnelle virée à la plage. Le grand rassemblement pour la Fête du travail est suspendu, vendredi, avec l'accord des principales organisations syndicales. Pour la première fois depuis très longtemps, le Zocalo, l'immense place centrale de Mexico, ne verra pas défiler des milliers de personnes.
DOUZE PAYS CONCERNÉS
Le nombre total des pays où le virus a été décelé est de douze, les Etats-Unis étant, après le Mexique, le pays le plus touché. Le virus pourrait avoir atteint le cœur de la capitale amércaine : la Maison Blanche a annoncé la probable contamination d'un membre de la délégation qui a accompagné Barack Obama au Mexique et a participé à un dîner avec le président américain à Mexico le 16 avril. La secrétaire à la santé, Kathleen Sebelius, a annoncé que les Etats-Unis allaient acheter 13 millions de traitements antiviraux pour reconstituer leur stocks stratégiques et distribuer 400 000 de ces médicaments au Mexique.
Vendredi, Hong Kong a annoncé le premier cas confirmé sur son territoire : un Mexicain arrivé dans le pays la veille via Shangai, tandis que le Danemark annonçait également un premier cas de personne contaminée sans plus de précision.
* La France compte désormais deux cas avérés de grippe porcine, désormais appelée grippe A (H1N1), a annoncé, vendredi 1er mai sur TF1, la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Un autre cas pourrait s'avérer positif dans les prochains jours, selon la ministre.
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